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Gaz de schiste: 3 permis abrogés, il en reste 61!

Le gouvernement français vient d'annoncer avoir saisi « le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) en vue de l'abrogation des trois permis suivants : Nant (détenu par la société Schuepbach), Villeneuve-de-Berg (Schuepbach) et Montélimar (groupe Total) », effaçant ainsi la signature de Jean-Louis Borloo par laquelle ces permis avaient été attribués en mars 2010 dans l'opacité la plus totale.

 

C'est d'abord une victoire pour tous ceux qui se sont évertués à dévoiler l'ensemble des risques environnementaux, sanitaires et économiques que comporte l'extraction des gaz et huiles de schiste. En moins de 9 mois, des milliers de réunions publiques, tracts, panneaux d'information, communiqués, groupes Facebook etc. ont été les supports d'un véritable mouvement d'éducation populaire et citoyen,se réappropriant un sujet jusqu'ici confisqué. L'abrogation des trois permis résulte de ce rapport de force construit dans la société.

 

C'est ensuite un désaveu cinglant pour tous ceux qui ont affirmé que l'exploitation des gaz et huiles de schiste ne posaient pas de problèmes spécifiques. Ou bien qu'il était possible d'exploiter « à la française » sans engendrer les mêmes conséquences qu'aux Etats-Unis. Rappelons-nous qu'au printemps dernier, ministres et gouvernement ont été tentés par ce discours imprudent soufflé par les industriels pour « ne pas fermer définitivement la porte au gaz de schiste ».La porte vient de leur claquer sur les doigts.

 

C'est aussi un véritable camouflet infligé à l'administration du ministère de l'énergie. Lui demandant d'abroger des permis qu'elle a étudiés, validés et soutenus, le gouvernement démontre par l'absurde que quelques hauts-fonctionnaires du corps des mines ne doivent plus avoir la main sur la politique énergétique française. Et qu'à l'inverse, nous sommes collectivement en capacité de déterminer quelles doivent en être les grandes orientations.

 

C'est enfin l'occasion d'interpeller le gouvernement et sa ministre de l'Environnement :

  • 61 autres « permis exclusifs de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux » restent valides ; comme le montrent les dossiers de demande, nombre d'entre eux font appel à la fracturation hydraulique ; ainsi en est-il des permis du bassin parisien visant l'exploration et l'exploitation d'huiles de schiste ; le communiqué du gouvernement précise que les détenteurs de ces 61 permis « n'ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé » et ont pris « l'engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique » ; qu'attend-donc le gouvernement pour abroger des permis dont les détenteurs se contredisent entre leur dossier de demande et le rapport qu'ils viennent de transmettre à l'administration suite au vote de la loi du 13 juillet 2011 ?
  • si la fracturation hydraulique est dangereuse et interdite en France, pourquoi ne le serait-elle pas en Europe ? Quelle est la cohérence politique d'un président de la République dont le gouvernement abroge trois permis en France et promet à la Pologne de ne pas « lui créer de difficultés sur les gaz de schiste » ? A quand un projet de directive européenne soutenue par le gouvernement français pour interdire la fracturation hydraulique en Europe ?
  • le permis attribué à Total ayant été abrogé, pourquoi cette compagnie, dont le siège est situé en France, pourrait-elle poursuivre ses explorations et extractions de gaz de schiste dans d'autres coins de la planète, en Pologne, en Argentine et aux Etats-Unis ou encore en Chine ? Si la fracturation hydraulique est nocive ici, ne l'est-elle pas ailleurs ?

 

Première victoire, l'abrogation de ces trois permis en appelle d'autres.

Oeuvrant pour faire de l'énergie un bien commun de l'humanité, un mouvement pour une véritable transition énergétique s'est constitué en France.

Il n'est pas prêt de s'arrêter.

Laisser le gaz et le pétrole dans le sol, voilà une idée à creuser. Ici et ailleurs.

 

Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, et engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org).

© DR

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En ma qualité de brignolais, je suis heureux d'apprendre que Mme Royal, après avoir été à l'avant garde pour confier des délinquants à des militaires, elle l'est de nouveau au sujet des gaz de schiste !

 

 

Communiqué de Martine AUBRY

Je me félicite de la décision du gouvernement d'abroger les trois permis exclusifs de recherche de Nant, Villeneuve-de-Berg et de Montélimar. Je m'étais rendue le 12 septembre dernier dans l'Hérault, sur le site classé par l'UNESCO du "cirque de Navacelles", pour apporter mon soutien aux élus et aux associations opposés à l'exploitation des gaz de schiste sur le territoire national et pour demander l'abrogation de tous les permis accordés. Ce recul du gouvernement est une première victoire pour tous ceux qui se sont mobilisés.

Mais elle ne règle pas tout. De nombreuses questions restent posées sur la motivation de ces abrogations, dès lors que les réponses des industriels titulaires de ces permis au sujet de la technique qu'ils comptaient utiliser pour exploiter les gaz de schiste étaient différentes. En espérant que la décision partielle du gouvernement ne doive rien à la prochaine visite de Nicolas Sarkozy dans les territoires concernés par ces permis, je réitère ma demande que tous les permis d'exploitation accordés soient définitivement abrogés et que la France privilégie une politique énergétique basée sur la sobriété et les énergies renouvelables, plutôt que l'exploitation néfaste pour l'environnement d'une nouvelle énergie fossile. Le 6 octobre, à l'Assemblée Nationale, les députés socialistes défendront précisément une proposition de loi qui prévoit l'abrogation de tous les permis exclusifs de recherche accordés par le gouvernement.

C'est certes une position juste à propos des gaz de schistes. Mais Martine Aubry ne met nullement en cause la croissance inéluctable selon EdF de la consommation d'énergie. Normal lorsque l'on a été la directrice adjointe de Péchiney et que l'on s'y est occupé du nucléaire (Voir par exemple l'article « Une spécialiste du social à la tête du nucléaire de Pechiney », Le Parisien, 12 janvier 1989. ).

De ce point de vue je recommande aux lecteurs qui ont apprécié ce billet de Maxime de le compléter par son autre excellent commentaire critique de l'émission de M6 sur la fin du pétrole. C'est en http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/070911/m6-propose-de-vivre-sans-petrole-chiche On y comprend que seule une politique de forte réduction de notre consommation d'énergie sera en mesure de limiter les incitations à exploiter à tort et à travers les gaz de schistes ici, les sables bitumineux là, et à forer toujours plus loin, toujours plus profond, de manière toujours plus risquée et en mettant toujours plus en danger les conditions de vie des femmes et des hommes sur notre planète.

On ne peut malheureusement pas considérer cette démarche comme une victoire. Il reste ensuite 61 autorisations dont certaines très bien parrainées tel que : Extrait de votre article du 7 septembre dernier ;

Les sociétés Toreador et Hess Oil se sont associées pour forer dans le Bassin parisien sur une surface d’environ 3.400 km2. Le vice-président du conseil d’administration de Toréador n’est autre que Julien Balkany, demi-frère de Patrick Balkany, élu de Levallois-Perret et ami proche de Nicolas Sarkozy, Julien Balkany n’est pas vraiment un ingénieur des mines. Il codirige un fond d’investissement, Nanes Balkany Partners qui a acquis en 2008, 5% du capital de Toreador. En 2009, la direction et le conseil d’administration ont été changés et le siège de la société transféré à Paris. Trois ans de présence à Paris ont transformé la société « en acteur implanté localement », comme l’indique le dossier de presse élaboré par Toreador et Hess oil. Toreador a revendu ses actifs pétroliers de Turquie, de Hongrie et de Roumanie et a recentré son activité sur la France.

De mon point de vue, il faut savoir reconnaitre une victoire. Ce retrait n'était pas voulu il y a 6 mois. Il l'est devenu en raison de cette incroyable mobilisation. Cela fait trois permis de moins. Preuve également qu'une mobilisation citoyenne paie ! Ne soyons pas toujours défaitistes.

Tout en affirmant clairement que nous ne sommes pas dupes. Et que certains permis ont été protégés pour convenances personnelles ou politiques. Ce n'est pas acceptable et la mobilisation va se poursuivre.

Maxime Combes

Moi je trouve quand même remarquable que l'opinion et les politiques aient réagi aussi vite...Souvenons-nous que pour beaucoup de scandales tant sanitaires qu'écologiques on a mis fin au mal très longemps après qu'il ait été perpétré. Ici on prend les choses avant qu'elles ne commencent (du moins en France.) Signe que la révolution mentale incontournable pour permettre à l'Humanité et à la Terre d'avoir un futur de long terme est peut-être tout de même en marche?

Au delà des forages, des fracturations hydrauliques ont effectivement déjà eu lieu en France, sans que personne ne soit au courant.

Cf. un précédent post sur ce blogoù j'écrivais que "des fracturations hydrauliques ont déjà eu lieu sur la commune de Franquevielle (Haute-Garonne), en mars et en avril 2007, ainsi qu'a minima sur deux puits en Seine-et-Marne".

C'est d'ailleurs un des arguments majeurs pour exiger l'abrogation des permis que détient Torréador par exemple.

 

ils ont foré en Ariége à Lavelanet, et personne n'en parle,Sarko fait de l'esbrouffe,ils restent que il ya déjà des forages existants en France et dont personne ne parle ,même pas vous,peut être ne le savez vous pas,cela doit être divulgué et vite,on se fout de nous,61 permis ,mais les exploitations exitantes en France vous en faites quoi!!!

Sarko va battre campagne en Cevennes,la Lozere a voté socialiste au sénat,etc,oui bien sur que c'est bien mediatiquement pour nous qui nous tous ,mais ils forent et flinguent tout le vivant autour ici et ailleurs,la proposition de loi deEELV PS c'est interdiction des gazs de schistes en France ,point,le reste ne nous garantit rien helas,bon courage a vous tous.

 

 

 

 

 

Ce midi sur canal + Nicolas Domenach signalait que les trois annulations des forages correspondaient à trois voyages du grand leader dans ces régions !!!

Il restera donc 61 autres voyages à effectuer.......

et Sarko a envoyé sa police a l'aéroport ou des opposants l'attendait,ils avaient dormi surplace,des arrestations,voila une manière intelligente de communiquer et de comprendre les citoyens français a 95%contre les GDS en France,et de ce qu'augure sa fin de régne,une déconfiture.............

Sarko nous promene en terre Cevenole pour faire diversion , aprés demain le nouveau projet de loi proposée par PS et EELV passer en lecture a l'Assemblée Nationale,la loi de Juillet ne géne en aucun cas les compagnies,et elles sont nullement inquiétes sur les permis,.............

 

CA Y EST, enfin!!!

Le comité "non au gaz de schistes 74" s'est constitué, bien après ceux de l'Ardèche ou de Lyon, et une campagne de sensibilisation et d'adhésion, entre fin novembre et début décembre, est programmée dans plusieurs communes du département.

La Haute-Savoie est rurale et, en hiver, les déplacements pour des réunions à l'échelle du département, déplacent peu de monde.Ce choix de réunions locales est à mon sens le meilleur.

Personnellement, je vais envoyer l'info à différentes connaissances du département.

http://www.ledauphine.com/ardeche/2011/06/25/segolene-royal-en-campagne-contre-le-gaz-de-schiste

Ségolène Royal s'est déplacée le 24 juin à Saint-Sernin pour soutenir l'action du collectif Non aux Gaz de Schistes 07.

M Aubry soutient aussi l'abrogation des permis.

Qu'attend François Hollande pour se prononcer ?

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