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Nouvelles élections en Grèce le 17 Juin

EDIT le 16/05 à 13h10: Les élections se tiendront le 17 juin, le premier ministre temporaire est Panos Pikramenos.

Le thriller politique visant à former un gouvernement s'est achevé aujourd'hui. La Grèce, c'est officiel, va voter de nouveau le mois prochain.

Au sortir de la dernière réunion au palais présidentiel visant à composer une majorité, les différents leaders ont avoué leur echec. Aucune des différentes voies évoquées ces derniers jours n’a su trouver un appui suffisant.

La première, c’était la proposition d’un gouvernement dit « œcuménique » défendu par Fotis Kouvelis, le leader de la gauche démocratique (DimAr). Ce scénario n’a pu voir le jour compte tenu du refus de SyRizA, la coalition de la gauche radicale, de soutenir un gouvernement qui compterait Nea Demokratia, PASOK et la gauche démocratique. Notre slogan c'était "ils ont décidé sans nous, nous avançons sans eux" comment pourrions-nous coopérer avec eux?a déclaré hier Alexis Tsipras lors d’une interview sur internet.

Malgré la bonne volonté de F.Kouvelis qui dit avoir tout fait pour éviter la tenue de nouvelles élections, cette première solution n'a donc pu aboutir.

C'est d'ailleurs bien de cela dont il s'agissait durant ce long thriller plein de rebondissements, durant lesquels on a pu constater le niveau désesperant de la politique grecque. Pour empêcher la tenue de nouvelles élections, qui pourraient potentiellement permettre à SyRizA de devenir premier parti de Grèce (comme le montrent l'ensemble des sondages réalisés depuis les élections du 6 mai) l'ensemble des membres la classe politique ont sacrifié leurs idées et leur dignité.

C'était le cas, hier soir, de Panos Kammenos, leader des grecs indépendants, qui avait juré que même mort il ne négocierait pas avec les deux grands partis qu'il avait très violemment critiqué pendant toute la campagne. Une lettre qui a fuité hier soir attestait qu'il était prêt à soutenir un gouvernement d'unité nationale en échange du ministère de la défense et de deux postes de vice-président de gouvernement, entre autres. Cela contraste assez largement avec ses grandes déclarations précédentes, et pourrait lui coûter très cher aux prochaines élections.

C'était le cas également d'Antonis Samaras, dont Kammenos a rapporté qu'il accepterait de coopérer en échange du poste de premier ministre. Lui aussi avait juré qu'il ne coopérerait jamais avec le PASOK durant la campagne.

Pour résumer, différents gouvernements d'unité nationale ont été évoqués.

Le premier où devait participer Nea Demokratia, PASOK et la gauche démocratique qu'a constamment refusé Kouvelis, estimant qu'il serait illégitime si ne participait pas le deuxième parti du pays, SyRizA.

Le deuxième, sur proposition de Panos Kammenos (GI), qui proposait son soutien si jamais les autres formations acceptaient ses "7 points" (à retrouver dans l'Edit du 13/05 à 19h30 de mon fil d'actualité).

La troisième, évoquée hier soir qui serait un gouvernement de technocrates (ils parlaient de personnalités) qui était proposé hier par le président de la République aux leaders des partis politiques. Ceux-là étaient sollicités par Karolos Papoulias d'apporter leur soutien à une personne qu'ils auraient tous accepté. La probabilité de réalisation d'un tel scénario paraissait hier assez forte, mais une fois de plus, les deux grands partis, Nea Demokratia et PASOK qui se disaient prêts à l'accepter se sont retrouvés face au refus de la Gauche Démocratique et des Grecs Indépendants pour les raisons évoquées au dessus.

Tous les scénarios ont donc été creusés au maximum par le président, mais ce qui était évident au soir du 6 mai le redevient aujourd'hui: de nouvelles élections doivent se tenir. Une réunion aura lieu demain à 13h pour constituer un gouvernement provisoire qui devra expédier les affaires courantes et s'occuper de l'organisation des nouvelles élections.

C'est la première fois depuis 1936 que la Grèce ne parvient pas à former un gouvernement. A l'époque, Ioannis Metaxas ministre de la guerre du gouvernement de transition, avait pris le pouvoir et instauré une dictature.

L'ensemble de la classe politique a montré pendant ces jours toute son irresponsabilité, et on peut d'ores et déjà prévoir un recul, fort pour la gauche démocratique, modéré pour les grecs indépendants, qui vont très certainement palir de leurs "retournements de vestes" successifs.

La coalition de gauche radicale SyRizA a par contre le vent en poupe, et a toutes les chances de tirer tiré profit de ces tractations. Alexis Tsipras s'est en effet montré pragmatique et responsable au contraire de tous les autres leaders. Il s'est tenu au discours qu'il avait pendant la campagne, et est resté en dehors de tout le "jeu politique" de ces derniers jours.

Pour autant, rien n'est gagné, et de nombreux défis attendent Alexis Tsipras, sur qui la pression augmente chaque jour, d'une part parce qu'à l'intérieur de son parti comme en Europe se pose de plus en plus la question d'une sortie de la zone euro pour la Grèce (ce que certain appellent le "Greexit"). D'autre part parce que l'électorat conquis lors des élections du 6 mai reste très volatile, il devra donc faire tout le nécessaire pour fidéliser cet électorat et l'élargir dans sa grande coalition de gauche radicale, qui devrait, pour obtenir les 50 sièges, se transformer en parti dans les jours qui viennent.

Il se trouve donc face à de nombreux défis qui sont très loin d'être gagnés d'avance, défis sur lesquels je reviendrai dans un futur article.

Mehdi ZAAF

Suivez moi sur Twitter! @MZaaf

Vous pouvez voir le détail des tractations sur mon fil d'actualité que j'ai tenu depuis le 8 mai ICI mais également sur le site de mon ami Okeanos ICI.

Tous les commentaires

15/05/2012, 16:34 | Par jpc13

Espérons que cette fois-ci les élections auront bien lieu et que les Grecs ne seront pas à nouveau obligés par l'Union européenne, les Etats favorables à l'austérité avec l'Allemagne en tête, et plus globalement la Troïka, avec le concours des partis politiques institutionnels décrédibilisés, de se plier au chantage qui leur est fait depuis deux ans.

En novembre dernier, après avoir empêché l'organisation d'un référendum sur le deuxième plan d'austérité, ce sont tout simplement les élections qui avaient été reportées sous la menace d'une sortie de l'euro. En est issu le gouvernement Papademos dont nous connaissons les actions depuis.

Laissons le peuple grec s'exprimer librement et respectons sa volonté !

15/05/2012, 16:38 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de jpc13 le 15/05/2012 à 16:34

Effectivement, espérons que ces élections se tiennent...

Pour autant rien n'est gagné, et rien ne dit qu'on aura un gouvernement au sortir de ces futures élections.

15/05/2012, 17:15 | Par samines

Bonjour Mehdi ZAAF

Bon, mon regard sur la situation grecque, vous commencez un peu à le connaitre, donc mon commentaire risque de ne pas vraiment vous étonner. Sourire

.

Pour autant, rien n'est gagné, et de nombreux défis attendent Alexis Tsipras, sur qui la pression augmente chaque jour, d'une part parce qu'à l'intérieur de son parti comme en Europe se pose de plus en plus la question d'une sortie de la zone euro pour la Grèce (ce que certain appellent le "Greexit").

De mon point de vue, ce n'est pas tant la sortie de la Grèce de la zone euro qu'il s'agit mais de la médiatisation de cette éventualité. Le président de l'eurogroupe s'est d'ailleurs ( une fois de plus) exprimé dans ce sens. Et il voit FH jeudi. La tapage médiatique autour le la sortie de la Grèce relève de l'effet d'annonce. En cela la pression est mise sur Tsipras.

D'autre part parce que l'électorat conquis lors des élections du 6 mai reste très volatile, il devra donc faire tout le nécessaire pour fidéliser cet électorat et l'élargir dans sa grande coalition de gauche radicale, qui devrait, pour obtenir les 50 sièges, se transformer en parti dans les jours qui viennent.

Tactiquement, je dirais qu'il a deux axes de communication :

1) Un axe européen, en allant chercher une caution ailleurs en Europe (à commencer par la France et son FdG) qui accroitra sa "stature d'homme d'Etat" (et lui permet de planter quelques graines pour "demain")

2) Un axe intérieur qui doit lui permettre de démontrer qu'il sait "comment faire", sans (trop) froisser certains autres partis. Laisser entendre qu'il aura peut-être des sièges de ministre à proposer, donc.

Dommage, je ne peux pas voter pour lui...Rigolant

15/05/2012, 17:57 | Par Okeanos en réponse au commentaire de samines le 15/05/2012 à 17:15

Je partage l'analyse de Mehdi.

Je ne crois pas trop à la solution 1) le score du front de gauche français étant resté (trop) faible pour qu'il puisse avoir un impact rapide (sauf victoire légeisltaive en france et/ou retour vers la "vraie" gauche de Hollande). J'ai même plutôt tendance à penser que le front de gauche français pourrait plus profiter d'une éventuelle victoire de Tsipras que l'inverse. 

Pour le 2), je pense que la stratégie doit être de poursuivre les propositions au sein de l'euro et de l'europe, tout en étant clair sur le fait que comme toute politique de ce type, il y a un risque. En jouant finement sur les résultats de l'austérité en Grèce et ailleurs, en citant la défaite de Merkel comme la remise en cause de l'austérité aussi en Allemagne, il y a beaucoup d'arguments positifs.

Je lisais le tweet d'un ami qui a rencontré une femme de 38 ans dans un café :

Elle : - "je n'aime pas le Syriza, j'ai voté pour un autre tout petit parti de gauche".

Lui : -"Et pour qui allez vous voter en juin ?"

Elle : "Syriza, et des 2 mains"

Nous verrons, mais j'ai tendance à penser que c'est en très très très bonne voie pour Tsipras.

Moi non plus, je me pourrai pas voter, et pourtant, ca me démange :)

 

15/05/2012, 20:01 | Par samines en réponse au commentaire de Okeanos le 15/05/2012 à 17:57

Je vous suis très bien dans vos doutes quant au poids "chiffrable" du FdG.

Je suis un (grand) peu dans le brouillard quant à comment va se positionner FH. Mais je crois qu'il cherche à ne pas être lisible.

Je m'interroge sur l'existence de discussions officieuses entre le FdG et la partie "hollandaise" du PS. FH est quand même beaucoup moins FMIste que DSK ne l'aurait été.

Mais bon, pure spéculations. Il faut attendre un peu maintenant pour essayer de décrypter.

.

Nous verrons, mais j'ai tendance à penser que c'est en très très très bonne voie pour Tsipras.

Tout pareil

15/05/2012, 20:43 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de samines le 15/05/2012 à 20:01

Certes cela s'annonce bien pour Tsipras, mais il faut bien faire attention, rien n'est encore joué, et le contexte grec, comme européen peut changer d'un jour à l'autre. Restons très vigilants, il faut regarder tout cela avec recul et continuer notre travail d'information de manière la plus "subjectivement rationnelle" (j'ai pas dit objective haha) possible. 

Le plan de Tsipras n'est pas imparable, et comme je le précise, j'ai de nombreuses informations comme quoi même à l'intérieur du pays la question de sortir de l'euro se pose.

Ce qui est très très important pour Tsipras, comme pour sa formation, c'est de garder en tête que l'éventualité existe, et que malheureusement cela ne relève pas que de son action, mais également des discussions européennes qui se déroulent sans lui.

15/05/2012, 17:32 | Par juan23

@Mehdi Zaaf
Vous faites decidemment un excellent travail.
Bravo et merci de nous tenir ainsi au courant. 

15/05/2012, 20:43 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de juan23 le 15/05/2012 à 17:32

Un très grand merci à vous!

15/05/2012, 17:44 | Par sourisgrise

Quel suspense. Je ne sais pas si c'est bon signe, mais j'espère que les grecs ne vont pas se tromper à la fin.

Merci beaucoup Mehdi. J'apprends beaucoup de choses en vous lisant.

Salut Samines.

15/05/2012, 19:57 | Par samines en réponse au commentaire de sourisgrise le 15/05/2012 à 17:44

Coucou sourisgrise Sourire

15/05/2012, 20:44 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de sourisgrise le 15/05/2012 à 17:44

Merci à vous sourisgrise!!!

15/05/2012, 21:08 | Par favsa

@ Mehdi Zaaf

Merci pour tout ce que vous nous apprenez. Peut-on penser que, lors des prochaines élections, une fraction plus importante des électeurs suivra Syriza ? Ne risque-t-on pas, au contraire, un vote de peur et Syriza qui baisse, ou une abstention massive ? Je n'ai aucun doute sur ce que pensent la plupart des Grecs. Mais j'en ai un sur ce qu'ils sont prêts à affirmer haut et fort alors que Bruxelles les menace à ce point.

15/05/2012, 21:35 | Par jpc13

Bonsoir,

Je pense qu'il est difficile de se prononcer dès maintenant sur l'issue du scrutin dont la date n'est même pas fixée à cette heure (a priori 10 ou 17 juin).

Je partage la prudence de Mehdi Zaaf et de Favsa

La tendance jusqu'à l'annonce de nouvelles élections était favorable à Syriza laissant penser qu'il pourrait même arriver en tête. Cependant, l'annonce de nouvelles élections peut changer la donne notamment en entraînant de nouvelles alliances entre partis, en particulier à droite.

Les premiers mouvements avaient déjà commencé les derniers jours :

- annonce que la coalition Syriza changerait de statut afin de former un véritable parti ;

- tentatives de faire revenir au bercail de ND les libéraux, les populistes et une partie de l'extrême-droite.

D'après les premières discussions que j'ai pu avoir, de nombreuses personnes, non militantes, sont remontées contre le fait que "les politiques" ne sont pas parvenus à trouver une solution de gouvernement.

Lors de ces nouvelles élections le clivage concernera non seulement l'austérité mais aussi la nécessité de parvenir à un gouvernement stable.

Quant au chantage qui sera exercé par l'Union européenne, nous verrons dans quelle mesure il influencera les Grecs : en dépit de toutes les mises en garde, ils n'en ont pas vraiment tenu compte le 6 mai. Et pour une simple raison : une grande majorité est convaincue de l'effet dévastateur de ces mesures et en subit les conséquences au quotidien.

17/05/2012, 13:50 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de jpc13 le 15/05/2012 à 21:35

Totalement d'accord avec JPC13,

Je me permets d'ajouter un petit élément.

Certes, de nombreuses personnes pensent voter pour SyRizA, mais PENSENT seulement. C'est-à-dire que cela reste une probabilité, et il faut bien perçevoir que tout le monde reste très vigilant vis-à-vis de Tsipras, qui, même s'il est bon par rapport aux autres, il reste une des parties d'un système décrié par tous. Et pour beaucoup, participer, c'est cautionner, malgré tout ce qu'il peut dire.

J'ai pu constater toute la vigilance hier, quand tout le monde a appris qu'il avait mis en valeur Arsenis. Tout le monde s'est veritablement insurgé, et de nombreuses personnes qui m'assuraient qu'ils voteraient pour SyRizA m'ont exposé leurs doutes. Arsenis a en effet été ministre (PASOK) de l'éducation nationale, et a fait une loi qui a provoqué l'occupation des universités à la fin des années 1990.

Il est clair que Tsipras ne l'a pas fait pour "l'homme" mais pour d'une part provoquer Venizelos, d'autre part pour séduire le parti "Pacte social" dirigé par la femme d'Arsenis.

Pour beaucoup, le soutien d'un tel homme justifié seulement par une stratégie politique renforce l'idée évoquée au dessus.

Je vous le répete une fois de plus, il faut rester très vigilant. Dans une telle situation tout peut changer d'un jour à l'autre, et particulièrement en Grèce rien n'est jamais joué.

16/05/2012, 00:04 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

Grèce: 700M€ retirés des banques hier

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/05/15/97002-20120515FILWWW00920-grece-700m-retires-des-banques-hier.php

Les retraits d'argent dans les banques grecques ont atteint 700 millions d'euros hier, a indiqué le président de la République Carolos Papoulias aux chefs des partis politiques grecs qu'il a reçus, selon les actes publiés aujourd'hui sur le site de la présidence.

"Lors d'un entretien téléphonique avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, ce dernier m'a informé que la situation des banques était très difficile" et "que le système bancaire était actuellement très faible".

"Les retraits ont atteint la somme de 700 millions d'euros jusqu'à 16 heures lundi (13 heures GMT)", a déclaré Carolos Papoulias, estimant par ailleurs que "la situation" serait "pire au cours des deux prochains jours".

"M. Provopoulos a dit qu'il n'y avait pas de panique mais qu'il y avait une grande inquiétude qui pourrait se transformer en panique", a ajouté Carolos Papoulias.

L'inquiétude est provoquée par l'incertitude politique qui a suivi le scrutin législatif du 6 mai, au cours duquel aucun parti n'a reçu de majorité, plongeant le pays dans une paralysie politique.

Le chef de l'Etat a présidé hier et aujourd'hui des réunions des chefs de partis, tentant en vain de former un gouvernement de coalition. Finalement, le pays doit avoir recours à de nouvelles élections en juin.

En février, l'ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, avait chiffré à quelque 16 milliards d'euros les sommes déposées à l'étranger depuis 2009, début de la crise de la dette, dont "32% dans des banques au Royaume-Uni et 10% dans des banques en Suisse"

16/05/2012, 12:07 | Par jpc13

Bonjour,

Un article très intéressant dans le Libé d'hier, en libre accès :

http://www.liberation.fr/monde/2012/05/14/syriza-ou-le-moment-de-changer-l-europe_818663

En voici le premier paragraphe :

"Le succès remporté par Syriza lors des législatives grecques du 6 mai est un événement pour toute l’Europe. Arrivée en deuxième position, cette formation de la gauche radicale est désormais la principale force d’opposition aux politiques de la «troïka» (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) relayées par les partis du centre, gauche et droite réunies. Dans un pays en décomposition accélérée, où s’étend l’ombre délirante des néonazis, elle incarne la seule lueur d’espoir. Face à la dégénérescence de l’Europe néolibérale, c’est par Athènes que passe aujourd’hui l’alternative."

16/05/2012, 12:10 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Le piège des Eurobonds .. 

Et l'autorisation de traduction et de reproduction vous est totalement acquise 

16/05/2012, 13:14 | Par Mehdi ZAAF

EDIT: les élections se tiendront le 17 juin!

16/05/2012, 13:33 | Par Mehdi ZAAF

Le nouveau premier ministre, qui sera chargé d'organiser les élections est Panagiotis (Panos) Pikramenos. Il est le chef du conseil d'Etat.

Petite anecdote, pikramenos signifie "amer" en grec, est-ce un signe?

L'autre proposition, venant de SyRizA était Arsenis, membre du PASOK, ce qu'a refusé Evangelos Venizelos.

Venizelos et Samaras, eux, proposaient le maintien de Loukas Papadémos, qui avait déclaré la semaine dernière qu'il refusait de garder le poste de premier ministre.

16/05/2012, 13:35 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Mehdi ZAAF le 16/05/2012 à 13:33

@Mehdi , une question 

La vente de Depa est reportée ? 

16/05/2012, 14:03 | Par samines en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 16/05/2012 à 13:35

Bonjour Mehdi

L'autre proposition, venant de SyRizA était Arsenis, membre du PASOK, ce qu'a refusé Evangelos Venizelos.

De ton point de vue, cette proposition avait-elle une réelle chance d'être entendue de Venizelos ?

16/05/2012, 14:24 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de samines le 16/05/2012 à 14:03

En fait, c'est un ex-membre du PASOK j'ai oublié de le préciser. Il est le mari de Louka Katselis, une des deux chefs du parti Kinoniki Symfonia (pacte social). Il a démissionné du PASOK il y a quelques mois alors qu'il en était un des important cadres.

On comprend mieux pourquoi Venizelos l'a refusé...

16/05/2012, 14:47 | Par samines en réponse au commentaire de Mehdi ZAAF le 16/05/2012 à 14:24

Ok

Donc il n'y avait aucune chance qu'il soit accepté.

Tsipras a donc "joué l'ouverture" sans prendre le moindre risque.

16/05/2012, 14:25 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 16/05/2012 à 13:35

Marie Caroline, je suis desolé je n'ai pas d'infos là dessus. Jusque récemment, la privatisation était toujours d'actualité. Si j'arrive à obtenir des infos, je te répondrai au plus vite. Desolé.

16/05/2012, 14:28 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Mehdi ZAAF le 16/05/2012 à 14:25

@mehdi 

Ce serait dommage d'assister à un bradage ou un dépeçage pour un délai de trois semaines 

16/05/2012, 14:35 | Par jpc13 en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 16/05/2012 à 14:28

Ce que l'on peut dire à ce stade est que normalement le nouveau gouvernement ne disposera pas de la lattitude de prendre des décisions qui engagent l'avenir du pays et ne pourra pas prendre de mesures de type législatif. A priori, la privatisation de Depa entre dans ce cadre. Maintenant, reste à voir quelle interprétation sera retenue.

16/05/2012, 14:40 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de jpc13 le 16/05/2012 à 14:35

L'ensemble de la classe politique a en effet insisté sur le fait que ce gouvernement aura pour seul rôle d'organiser les élections. Normalement, aucune grosse décision ne pourra être prise. Cela apparait pourtant très peu probable, compte tenu qu'en un mois, de nombreuses choses peuvent se passer.

Si la Grèce arrive à des échéances, doit reçevoir des paquets, ou doit voter des plans d'austérité, cela risque de poser problème... La démocratie fait mauvais ménage avec les exigences des marchés, c'est bien connu ;)

16/05/2012, 14:45 | Par Mehdi ZAAF en réponse au commentaire de Mehdi ZAAF le 16/05/2012 à 14:40

Pour te répondre Marie Caroline, Tsipras vient de faire une allocution, il a demandé le gel du processus de vente des propriétés étatiques. Espérons que la vigilance du 2e parti de Grèce suffise à empêcher le depeçage du pays...

16/05/2012, 14:56 | Par jpc13 en réponse au commentaire de Mehdi ZAAF le 16/05/2012 à 14:45

Tout ce qui se passe depuis 2009 n'est pas démocratique. Il faudra en effet que ceux qui s'inquiètent réellement de l'avenir de ce pays soient très vigilants.

A partir de là, en application des plans d'austérité, la Grèce devrait adopter un nouveau train de mesures de 11 milliards € d'ici fin juin. Mais il apparaît quand même très difficile que ce gouvernement, qui n'a pas de majorité et n'est pas composé de politiques puisse prendre ces décisions.

La Grèce a reçu la semaine dernière une tranche de 4,2 Mds € (au lieu de 5,2) et ne doit pas en recevoir une autre avant fin juin je crois.

Donc je ne pense pas que le gouvernement pourra prendre des mesures trop ouvertement car il s'exposera à de violentes réactions internes. Pour ce qui est de décisions plus discrètes, il n'est pas impossible en effet qu'il en prenne... Reste à voir si Depa entre dans cette catégorie. Honnêtement, cela me paraît difficile.

16/05/2012, 15:29 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Mehdi ZAAF le 16/05/2012 à 14:45

Sage décision de Tsipras .. 

D'autant plus que visiblement DEPA intéresse beaucoup de monde , y compris en dehors de l'Union Européenne !!! . En plus des Russes on trouve la Turquie !!!!

La partie turque a exprimé son intérêt "pour un terrain d'un million de m2 à Afantou à Rhodes (sud-est), un autre de 500.000 m2 à Kassiopi à Corfou (ouest)", pour le groupe gazier grec Depa et son distributeur DESFA, et pour une participation de 23,3% dans les ports du Pirée (près d'Athènes) et de Salonique (nord), a déclaré à l'AFP un porte-parole du Fonds d'exploitation du patrimoine public.

La Turquie s'empare des îles grecques

16/05/2012, 14:46 | Par Okeanos en réponse au commentaire de jpc13 le 16/05/2012 à 14:35

La constitution est claire sur ce point : aucune autorité politique ni de décision, juste l'accompagnement vers les nouvelles élctions. Le nouveau premier ministre n'a donc qu'un rôle de représentation (vis a vis de l'Europe et du FMI, par exemple) mais ne peut prendre aucune décision. Si la constitution est suivie, tout est en mode "pause" et aucun vote ne peut (normalement) avoir lieu au parlement. 

Donc (normalement) aucun risque pour depa et les ventes et lois en cours.

16/05/2012, 15:10 | Par Okeanos en réponse au commentaire de Okeanos le 16/05/2012 à 14:46

Exemple de la légalisation des construction dans les zones non constructibles : tous ceux qui avaient commencé à monter des dossiers doivent attendre le prochain gouvernement. 

 

16/05/2012, 14:35 | Par Okeanos en réponse au commentaire de Mehdi ZAAF le 16/05/2012 à 13:33

Arsenis est le mari de Luka Katseli, économiste et ancienne PASOK qui avait montré (voir ici chez okeanews) qu'un défaut était possible sans sortir de l'euro. Je laisse à chacun tirer les conclusions du choix de Venizelos ;)

16/05/2012, 13:59 | Par Danyves

For Greece – and Europe – the true calamity is to delay exiting the euro

Europe's rulers must finally bow to market reality. Only the Grexit can end this nightmare

16/05/2012, 14:06 | Par samines en réponse au commentaire de Danyves le 16/05/2012 à 13:59

Ah, la "market reality"...

Dieu est un marché, la City est son temple.

16/05/2012, 14:57 | Par Okeanos

La pression de l'Europe a déjà commencé, Barroso : "Les grecs doivent penser aux conséquences." 

En gros, les grecs, faudrait "bien" voter car sinon... La stratégie du choc continue, et ca va être de plus en plus rude jusqu'au résultat des élections (grecques et françaises d'ailleurs, car encore une fois, le 2eme tour français aura lieu en même temps que les legislatives grecques). 

16/05/2012, 16:11 | Par Okeanos

Dora Bakoyanni (ex ND, fille de Mistotakis, a créé son propre parti) et karatzaferis (LAOS - extreme droite) semblent rejoindre Nouvelle Démocratie. 

Pas sur que cette stratégie soit payante pour ND, les 2 nouveaux entrants n'étaient plus forcement très bien vu (voir le lien sur Bakoyanni). 

Le jeu des chaises musicales et du rassemblement de toutes les forces possibles pour ND a commencé. 

16/05/2012, 16:12 | Par Danyves

16/05/2012, 16:15 | Par alexos

Pourquoi n'évoque t on jamais la sortie de l'Allemagne de l'Euro ?

Ceci serait bien plus logique que celle de la Grèce au niveau européen.

 

16/05/2012, 16:30 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de alexos le 16/05/2012 à 16:15

@alexos

Elle aurait un peu de mal à exporter en zone euro non ??? vu que c'est à peu près 65% de son marché depuis la création de la zone . 

16/05/2012, 16:43 | Par jpc13 en réponse au commentaire de alexos le 16/05/2012 à 16:15

Aussi étonnante que cette question puisse paraître en France, elle est discutée en Grèce, notamment chez les tenants de la dénonciation de la dette odieuse.

Pour preuve, Tsipras évoquait la question dans un entretien à Mediapart en décembre dernier :

http://www.mediapart.fr/journal/international/261211/alexis-tsipras-syriza-peut-etre-que-lallemagne-sera-le-premier-pays-qui

16/05/2012, 16:16 | Par Danyves

David Cameron raises possibility of euro breakupDavid Cameron at prime minister's questions

PM's words during PMQs follow Mervyn King's warning that UK recovery is hampered by eurozone 'tearing itself apart'

16/05/2012, 16:19 | Par Danyves

Greece Sets Date for New Vote Amid Euro Exit Fears

By LIZ ALDERMAN and RACHEL DONADIO 21 minutes ago

Amid warnings of the possibility of bank runs, state television said June 17 would be the date for a new round of elections.

16/05/2012, 16:54 | Par Danyves

Berlin will have to blink 

The Germans are talking tough. But when it comes to the crunch, they will have little choice but to deliver a Marshall Plan–style package to keep Greece in the euro, writes Matthew Lynn

16/05/2012, 18:55 | Par samines

Du journal Les Echos (qui est quand même un peu le porte parole de la Merkelisation de l'Europe) : "L'UE pourrait lâcher du lest sur le rythme du plan d'austérité".

.

En d'autres termes, ce n'est pas le montant de la dette qu'il est envisagé de discuter mais les modalités de remboursement. Ce n'est bien sûr pas la position de Tsipras, mais ce n'est pas non plus celle du FMI...

Ca ressemble par contre à l'entrouverture d'un espace de discussion, parce que la ligne générale des déclarations est quand même un peu flottante.

A mon avis, ils guettent toute déclaration de Tsipras "en retour".

 

17/05/2012, 11:03 | Par marie laure veilhan en réponse au commentaire de samines le 16/05/2012 à 18:55

bonjour Samines,

Tsipras s'est 'offert" une pleine heure d'interview, sur la principale chaîne publique, juste après le journal du soir, avec Stélios Kouloglou, journaliste très connu (ils sont sûrement copains)... sans UNE interruption de pub (!!! du jamais vu ici).

Il était très, très convaincant en leader possible pour une Grèce anti-mémorandum. Il ratisse large, donc est moins à gauche que ce que d'aucuns (dont moi) voudraient, mais bon, il a l'air bien parti. Si le rassemblement à Paris est très médiatisé, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne pub auprès des électeurs hellènes (parce que plus à gauche que beaucoup qui voteront ou y pensent, ici, pour le Syriza).

Il faut voir ce qui va se passer avec les banques. On dirait que les grands veulent semer la panique, pour forcer la main aux électeurs grecs, décidément trop indisciplinés :)

 

17/05/2012, 11:17 | Par samines en réponse au commentaire de marie laure veilhan le 17/05/2012 à 11:03

Bonjour Marie Laure VEILHAN

On dirait que les grands veulent semer la panique, pour forcer la main aux électeurs grecs, décidément trop indisciplinés :)

Sans aucun doute.

Le paradoxe étant que s'ils mettent trop de pression, la réaction de rejet s'amplifiera et que s'ils n'en mettent pas assez ils ont le sentiment de "laisser-faire".

Le plus terrible, c'est que repenser la dette grecque est possible...mais au détriment du bénéfice (pas de la viabilité, du bénéfice) des banques. mais l'économie américaine chancelle.

16/05/2012, 21:11 | Par zane

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16/05/2012, 19:33 | Par jpc13

Pour faire suite à la discussion de cet après-midi concernant les privatisations, le conseil d’administration du Fonds de développement de la propriété privée de l’Etat grec (TAIPED) a décidé de suspendre les prises de décision de nature à engager l’avenir du pays jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement issu des élections.

17/05/2012, 10:45 | Par jpc13

Pour ceux qui sont sur Paris :

Lundi 21 mai à 18h30 aura lieu un meeting de solidarité avec le peuple grec pour une alternative aux politiques d'austérité en Europe, place Edouard Herriot devant l'Assemblée Nationale.

Ce meeting fera suite à une conférence de presse commune d'Alexis Tsipras, de Pierre Laurent, de Jean-Luc Mélenchon et des responsables du Front de gauche, à 15h00 à l'Assemblé nationale.

Ils interviendront également au meeting de 18h30.

http://www.humanite.fr/fil-rouge/le-front-de-gauche-accueillera-lundi-21-mai-alexis-tsipras-syriza-en-france-pierre-laurent

18/05/2012, 08:28 | Par samines en réponse au commentaire de jpc13 le 17/05/2012 à 10:45

Tsipras rencontre aujourd'hui un député européen allemand social-démocrate. Déclaration préalable de ce député : " Mon impression est que tout n'a pas encore été tenté ".

Grandes manoeuvres européennes en cours. Les américains ont besoin de faire s'écrouler la zone euro pour récupérer les CDS (assurance de non paiement des dettes contractées) et alimenter leur économie. De plus en plus d'européens commencent à comprendre qu'ils ont tout à perdre à sortir la Grèce de la zone euro, ne serait-ce que parce que l'Espagne suivrait, puis d'autres. Irrémédiablement.

17/05/2012, 14:17 | Par Mehdi ZAAF

Même Paul Krugman le dit... http://krugman.blogs.nytimes.com/2012/05/17/not-a-greek-problem/?src=tp

"Not a greek problem"

We need a conversion experience here, not in Athens, but in Berlin and Frankfurt. Otherwise, the game is almost over.

17/05/2012, 19:39 | Par jpc13

Bonsoir,

Publication aujourd'hui d'un nouveau sondage donnant pour la première fois depuis le 6 mai la Nouvelle démocratie (droite) en tête à 26,1%, Syriza en deuxième position avec 23,7% et le Pasok (PS) en troisième place à 15%. Les néonazis de l'Aube dorée connaissent une baisse à 4,8% mais se maintiennent au Parlement.

A noter que ce sondage ne tient pas compte de la recomposition qui est train de se réaliser à droite avec la fusion probable entre ND, les libéraux et éventuellement le parti d'extrême droite Laos qui n'a pas réussi à entrer au Parlement.

18/05/2012, 16:04 | Par gonetoufar

Lettre de Vicky Skouby dénonçant la censure sur ARTE , à propos de la GRECE :

http://initiativegrecqueaparis.wordpress.com/2012/05/18/lettre-de-vicky-skoumbi-denoncant-la-censure-sur-arte/

18/05/2012, 18:19 | Par Fantie B.

En cette fin d'après midi France culture consacre son "Magazine de rédaction" à la Grèce : (18h 15 - 20 h)

"Athènes, reconstruire sur les ruines"

 

Lien vers le direct : http://www.franceculture.fr/player

 

 Magazine enregistré au lendemain des élections à Athènes

21/05/2012, 14:43 | Par Sjmj

Merci à Mehdi Zaaf et à tous ceux qui continuent à nous tenir bien mieux informés sur la Grèce que les grands médias aux ordres. J'ose espérer que Médiapart himself va s'intéresser de près à la venue à Paris de Tsipras et à sa rencontre avec Mélenchon et Laurent. Sur sa conférence de presse à 15h, serait-elle rediffusée quelque part?

22/05/2012, 00:47 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Pas neutre pour la Grèce : 

Chypre Vingt mille soldats israéliens seraient déployés à Chypre
par Gerard Fredj

C'est ce qu'affirment les médias turcs, estimant que l'état hébreu cherche à protéger ses projets futurs dans la région en matière d'énergie

L'agence Anatoli news – réputée plutôt sérieuse -, rapporte que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et son homologue chypriote Demetris Christofias se sont rencontrés pour discuter et mettre sur pieds ces projets communs.

Netanyahou aurait proposé qu'Israël prenne à sa charge les dépenses liées aux infrastructures d'extraction de gaz dans la zone maritime chypriote. 
En échange, il aurait été demandé au Premier ministre chypriote que 10 000 israéliens – et leurs familles – puissent venir travailler dans ces installations, ce qui porterait à 30 000 le nombre d'israéliens dans la zone.

Leur présence poserait alors un problème de sécurité que Netanyahou a proposé de résoudre en déployant 20 000 soldats israéliens qui protègeraient les personnels mais également les installations, et seraient basés à Limassol – le plus important port de commerce de la méditerranée, et la seconde ville de la partie grecque de l'ile de Chype.

De son côté, Demetris Christofias aurait demandé au dirigeant israélien de convaincre les hommes d'affaires israéliens de cesser d'investir dans la partie turque de l'Ile.

Israël et la république de Chypre ont découvert de larges gisements dans la zone exclusive maritime de l'île et envisagent très sérieusement de coopérer pour extraire ce gaz et l'exporter ers les marchés européens et asiatique.


22/05/2012, 23:08 | Par Danyves en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 22/05/2012 à 00:47

Un long article 

http://www.bloomberg.com/news/2012-05-21/israel-s-undersea-gas-bonanza-may-spur-mideastern-strife.html

 par

(Meghan L. O’Sullivan, a professor at Harvard University’s Kennedy School of Government and former deputy national security adviser in the George W. Bush administration, is a Bloomberg View columnist. The opinions expressed are her own.)

22/05/2012, 23:22 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Danyves le 22/05/2012 à 23:08

La grèce est à un tournant de l'histoire de l'Europe ... et les peuples Européens ont une mémoire  ... 

C'est peut être la Grèce et Tsipras qui vont donner cette inflexion nécessaire ..

Ou l'Europe sait s'affranchir des contraintes qu'on veut lui imposer, celles des comptables , celles de la rentabilité immédiate , celle du profit pour une caste de privilégiés sans éthique et sans âme  .. 

Ou elle sait remettre la politique  et le politique au coeur du débat : elle sait se souvenir , elle sait conserver ses valeurs qui ne se chiffrent pas en centimes d'euros pour des actionnaires anonymes ..

Ou Elle sait ouvrir ses frontières et ses idées à l'humain  ... cet humain qui a fait que la Grèce est notre berceau européen .. et qui nous permettra de nous retrouver NOUS , les Européens ... car nous partageons cette histoire  et elle est la notre ... 

22/05/2012, 16:48 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

Les partis traditionnels se prennent une claque en Italie

 

Les élections municipales partielles qui ont eu lieu en Italie ont couronné le mouvement protestataire fondé par le comique Beppe Grillo.

Le premier enseignement est l'abstention record, 49 %, dans un pays où on vote traditionnellement beaucoup. Un électeur sur deux ne s'est pas senti représenté par les candidats en lice.

la Ligue du Nord encaisse une cuisante défaite. Elle a perdu les 7 ballottages où elle était présente en Piémont et Vénétie, autrefois bastions du mouvement fédéraliste. La Ligue a payé un lourd tribut au scandale financier qui éclabousse son leader Umberto Bossi et sa famille. Le scrutin met un terme définitif à l'ère Bossi. La Ligue passe aux mains du rénovateur Roberto Maroni, qui devra la reconstruire. Le second grand perdant est le Parti de la Liberté (PDL) : sur les 26 grandes mairies en jeu, le parti de Silvio Berlusconi en détenait 19. Il n'a été reconfirmé que dans six d'entre elles. Il avait totalisé 28 % des suffrages aux précédentes élections administratives de 2010. Il n'en a obtenu que 13 % dimanche et lundi. Un résultat qui pose la question de la survie du PDL face au déclin de Silvio Berlusconi. Alors que le soutien au gouvernement de Mario Monti divise son état-major, nombre d'observateurs évoquent le risque d'une implosion du PDL.

Le Parti démocrate (PD, à gauche) fait quant à lui un bon résultat. La gauche, qui détenait 6 grandes mairies, en emporte 17. Toutefois, elle a surtout bénéficié de l'abstention des électeurs de droite et elle n'a pas augmenté le nombre de ses scrutins. En outre, au cours des primaires, les candidats du PD ont souvent été battus par des outsiders provenant de petites formations alliées. Le PD navigue à vue mais n'a pas la maîtrise des événements

Les partis traditionnels se prennent une claque en Italie

 

Les élections municipales partielles qui ont eu lieu en Italie ont couronné le mouvement protestataire fondé par le comique Beppe Grillo.

Le premier enseignement est l'abstention record, 49 %, dans un pays où on vote traditionnellement beaucoup. Un électeur sur deux ne s'est pas senti représenté par les candidats en lice.

la Ligue du Nord encaisse une cuisante défaite. Elle a perdu les 7 ballottages où elle était présente en Piémont et Vénétie, autrefois bastions du mouvement fédéraliste. La Ligue a payé un lourd tribut au scandale financier qui éclabousse son leader Umberto Bossi et sa famille. Le scrutin met un terme définitif à l'ère Bossi. La Ligue passe aux mains du rénovateur Roberto Maroni, qui devra la reconstruire. Le second grand perdant est le Parti de la Liberté (PDL) : sur les 26 grandes mairies en jeu, le parti de Silvio Berlusconi en détenait 19. Il n'a été reconfirmé que dans six d'entre elles. Il avait totalisé 28 % des suffrages aux précédentes élections administratives de 2010. Il n'en a obtenu que 13 % dimanche et lundi. Un résultat qui pose la question de la survie du PDL face au déclin de Silvio Berlusconi. Alors que le soutien au gouvernement de Mario Monti divise son état-major, nombre d'observateurs évoquent le risque d'une implosion du PDL.

Le Parti démocrate (PD, à gauche) fait quant à lui un bon résultat. La gauche, qui détenait 6 grandes mairies, en emporte 17. Toutefois, elle a surtout bénéficié de l'abstention des électeurs de droite et elle n'a pas augmenté le nombre de ses scrutins. En outre, au cours des primaires, les candidats du PD ont souvent été battus par des outsiders provenant de petites formations alliées. Le PD navigue à vue mais n'a pas la maîtrise des événements.

 

22/05/2012, 17:00 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE

http://www.liberation.fr/economie/2012/05/22/credit-agricole-les-actionnaires-au-regime-grec_820506

Le groupe bancaire est très exposé à la crise héllène. Privés de dividendes, ses actionnaires ont manifesté colère et inquiétude au cours d'une assemblée générale tendue, ce mardi.

22/05/2012, 17:06 | Par Belange

Vidéos:

Alexis Stipras : "La Grèce est un pays souverain" "Mme Merkel n'est pas la propriétaire de l'Europe" (2 Mn)

Alexis Stipras : "François Hollande ne pourra renier facilement ses promesses, sinon il deviendra Hollandreou." Alexis Tsipras et les promesses de François Hollande (2Mn)


"Le leader de Syriza est l'invité des députés PCF et Front de gauche à l'Assemblée nationale, le 21 mai 2012.": Alexis Tsipras conférence de presse avec le Front de gauche (10Mn)


Arlette Chabot interwiew Alexis Tsipras.21-05-2012

Pour Alexis Tsipras, le leader du parti grec de gauche Syriza, François Hollande doit tenir "ses engagements""sinon il deviendra un Hollandréou Français" . (11Mn)


22/05/2012, 23:01 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Liste des privatisations en cours : 

"Depa , les aéroports grecs , les ports , les 35% de Hellenic Petroleum , les sociétés de fournitures d'eau et d'assainissement des villes d'Athènes et de Thessalonique, ainsi que la privatisation des systèmes de défense . 

De nombreux investisseurs qui n'ont rien d'Européens pourraient être "intéressés" .. "

Réponse d'okeanos

DEH a été annoncé à la vente autour de 600 millions d'euros. La dernière unité de production a couté plus d'un milliard d'€ et la totalité de DEH est estimée à 15 milliards. 

Le "plan" est bien construit : couler la Grèce et tout prendre pour une bouchée de pain. Ce n'est pas comme si on ne le disait pas depuis des mois :/

23/05/2012, 11:16 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Pour Mehdi et Okeanos .. 

Effectivement DEH Quantum Energy  est particulièrement stratégique : 

http://jssnews.com/2012/03/05/une-turquie-colonisatrice-compte-annexer-illegalement-chypre/

Pendant ce temps, Israël poursuit son redéploiement stratégique régional en resserrant ses liens avec ses voisins chypriote et grec, tout en s’efforçant de ne pas envenimer ses relations avec l’ex-allié turc. En partenariat avec Chypre et la Grèce, un accord pour la construction d’un câble sous-marin à haute tension de 2.000 MGW, long de 287 km, raccordant Israël à Chypre, a été signé dimanche à Jérusalem entre la compagnie nationale israélienne d’électricité et DEH Quantum Energy, une coentreprise gréco-chypriote.

Ce projet, baptisé Euro-Asia Interconnect, devrait permettre aux deux pays de se fournir mutuellement en électricité en cas d’urgence, et éventuellement d’exporter vers la Grèce et l’Union européenne de l’électricité produite à partir de leurs ressources gazières.

La signature fait suite à la visite historique à Chypre de Benjamin Netanyahu le 16 février dernier, une première pour un Premier ministre israélien.

 

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