Grèce: la réalité de la crise
Vivre fin 2011 en Grèce est l’occasion de se rendre compte de la réalité d’une crise dont les conséquences se font de plus en plus ressentir. Nul besoin de rappeler tous les détails de la crise politique et démocratique que traverse la Grèce. Pourtant, derrière toutes les unes, les reportages sur la Grèce, on oublie bien souvent que les plans de rigueur successivement appliqués depuis 2010 ont des implications économiques, sociales, et sanitaires très importantes.
Si jusque-là, c’était encore « vivable », la situation devient de plus en plus critique, à tel point qu’une minorité grandissante ne pourra pas passer les fêtes dans des conditions acceptables. Un reportage de la BBC à Sparte montrait combien en si peu de temps la situation s’est dégradée : les restaurants et magasins normalement remplis à cette période sont cette année vides.
Le 1er novembre, plus d’un an après le premier plan d’austérité d’une longue série, le président français Nicolas Sarkozy déclarait à propos de la Grèce : « La solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s'exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires » sous-entendant en quelque sorte que les efforts déjà consentis n’avaient pas été suffisants.
Pourtant, force est de constater que les grecs ont fait des efforts, et cela à un prix gigantesque, compte tenu de la situation actuelle. Que l’on se rende bien compte, et les grecs le reconnaissent eux-mêmes : la Grèce actuelle n’est plus la même qu’il y a quelques années.
Les plans d’austérité ont drastiquement réduit les salaires, dans des proportions parfois inhumaines. Pour les plus hauts salaires, les réductions ont parfois atteint plus de 70% ! On me raconte le cas d’un ingénieur qui gagnait 3200€ en 2009 et qui en gagne aujourd’hui 1100. De même pour les retraités, qui ont vu leur pension grandement diminuer. Un ancien ingénieur de chez Apple aujourd’hui à la retraite, touchait 2500€ par mois pour 32 années de cotisations, une des retraites les plus élevées ici. Aujourd’hui il n’en touche plus que 1500. Les tranches les plus basses, elles non plus, n’ont pas été épargnées, certains ne touchant aujourd’hui plus que 350€ par mois, dans un pays où le coût de la vie avoisine, voire dépasse celui de la France.
En parallèle, le gouvernement a multiplié les nouvelles taxes. Et cela avec une vigueur assez particulière. La taxe sur le patrimoine imposée par le biais de la facture d’électricité, assez élevée, entraîne une coupure d’électricité si non payée. Ce sont pourtant plusieurs centaines d’euros que la population doit payer à un moment où elle ne s’y attendait pas. Dans le même temps, les taxes qui existaient déjà ont été augmentées.
Et alors même que les salaires sont déjà à leur plus bas niveau, de plus en plus de grecs ne sont même plus payés. C’est le cas des gardiens de l’acropole, qui ne sont plus payés depuis deux mois, et qui bloquent l’accès au Parthénon durant les week-ends.
La classe moyenne, grande gagnante de la période de prospérité qui a précédé la crise est finalement aujourd’hui celle qui est le plus touchée. Il est assez touchant de voir dans la rue, des hommes en costume, réclamant de l’argent non pour se nourrir sur le moment, mais pour acheter de la viande pour le réveillon.
L’inflation depuis 2010 avoisine les 5% pour une réduction du salaire réel par tête de 10% entre 2009 et 2011 (selon Natixis), induisant une réduction de la consommation privée importante, celle-ci même qui était la principale source de revenu d’un pays assez peu industrialisé. Pour l’année 2010, selon le gouvernement, la production industrielle a chuté de 8%. On voit mal comment l’activité pourrait reprendre, alors même que les plans successifs ont endommagé les leviers de l’économie.
Face à un chômage de plus en plus important (16% pour la population active, 40% chez les moins de 25 ans), conséquence d’un marché du travail qui se resserre, l’économie sous-terraine se développe. Il était opportun pour certains grecs, de gagner plus en n’étant pas déclarés pour un travail dans la restauration par exemple. Mais le chômage a aujourd’hui atteint une telle ampleur, que la population est prête à tout pour obtenir le moindre euro. Un ami me fait part de son inquiétude quant aux salaires versés dans la restauration, où a commencée, et va se développer une compétition ardue pour obtenir un travail. Il me raconte son expérience : non déclaré, il travaillait pour 30€ par jour (pour 8 heures de travail, soit 3,75€ l’heure) dans un bar, et il s’est fait renvoyer du jour au lendemain, puisqu’un ancien fonctionnaire qui avait perdu son travail était prêt à travailler pour 20€ par jour. On voit bien tous les risques que cela comporte.
Plus grave encore que la situation économique, la Grèce fait aujourd’hui face à une crise sociale et sanitaire inédite.
A cause d’une coupe budgétaire de près de 40% pour le secteur hospitalier, la qualité des soins a radicalement diminué. Certains laboratoires pharmaceutiques refusent aujourd’hui de livrer des médicaments aux hôpitaux et pharmacies, de peur qu’ils ne puissent pas payer. Au delà même de la qualité des soins, les hôpitaux sont contraints aujourd’hui de décliner les admissions, pour les cas les « moins graves ». De 25 à 30% des personnes qui se présentent aujourd’hui à l’hôpital sont refusées. Cela prend malheureusement aujourd’hui des proportions inimaginables. Plusieurs hôpitaux grecs sont contraints de refuser les femmes enceintes, incapables de payer les 900€ en moyenne qui leur sont demandés.
L’ONG médecins du monde s’est implantée en Grèce, et alertait dans son rapport de décembre 2011 sur la situation sanitaire grecque. Pierre Salignon, directeur général de Médecins du Monde estime que « pour les plus précaires, il n’est plus question d’austérité, mais de survie ! ».
En parallèle, on observe une augmentation de 20% de l’usage d’héroïne alors même qu’un tiers des programmes d’accompagnement ont été supprimés à cause d’une réduction du budget qui leur était alloué. La prostitution, elle, a radicalement augmenté, certains médias rapportant même le développement de la prostitution de femmes mariées, ou d’étudiantes. Conséquence presque directe : le nombre de personnes atteintes du virus du SIDA a augmenté de 54% depuis 2010. Le Centre Grec de Documentation et Surveillance des drogues rapporte, lui, que de plus en plus de grecs s’injectent volontairement le virus, dans l’objectif de toucher les 700€ mensuels (plus que le SMIC !) donnés aux séropositifs.
La situation économique et sociale dans son ensemble a pour principale conséquence une dégradation incroyable des conditions de vie. Les journaux rapportent assez souvent des évènements inouïs. Dans plusieurs écoles, à Thèbes ou Héraklion par exemple, des enfants se sont évanouis, avouant par la suite qu’ils n’avaient pas mangé depuis plusieurs jours parfois, faute d’avoir de l’argent pour pouvoir se nourrir. Les écoles ont parfois fermé les cantines, tandis que certains bus scolaires ont été supprimés.
Le gouvernement a récemment publié les derniers chiffres du taux de suicide. La Grèce était il y a 3 ans le pays d’Europe où le taux de suicide était le plus bas. Avec une augmentation de 40% des suicides depuis 2010, c’est le pays où l’augmentation a été la plus forte en 2011. La majorité des suicides ont été commis par des hommes d’une cinquantaine d’années. Le quotidien ekathimerini explique : « Dans une société patriarcale où on attend du père qu’il provienne aux besoins de sa famille, le sentiment d'échec personnel et d'aliénation est profond ».
On peut reprocher beaucoup de choses à la population grecque : avoir vécu au dessus de leurs moyens, profitant de conditions de crédit largement favorables par exemple, instaurant de fait un certain sentiment d’invincibilité, aujourd’hui profondément déstabilisé par la dégradation de la situation économique. Ils ne méritent pas pour autant une telle régression, spécialement puisque l’Etat grec n’a pas réalisé au préalable l’effort nécessaire dans l’optique d’inscrire la croissance dans une dynamique solide et pérenne. Surtout, les perspectives envisagées par cette population ne sont généralement pas très optimistes. Personne ou presque ne croit à une amélioration par l’intérieur. La seule échappatoire consiste donc à partir, et rejoindre la communauté vivant à l’étranger déjà importante. Ce sont 10,7% de grecs qui sont à l’étranger selon un rapport de la banque mondiale. Le problème est d’autant plus grave que les personnes qui migrent sont en général diplômées. En 2000 c’était 12% des personnes diplômées qui avaient migré, ce qui n’ira probablement pas en s’améliorant. C’est finalement une chance en moins pour le pays de reprendre l’activité, ces migrants étant potentiellement ceux qui pourraient être à l’origine d’un changement de grande ampleur.
Le rapport du LANCET conclue de la manière suivante : « Il faudrait accorder plus d’attention à la santé et à l’accès aux soins pour s’assurer que la crise grecque ne détruise la source fondamentale de la richesse du pays : son peuple ». La Grèce a encore cette chance d’avoir un peuple dont la culture très riche et généreuse les conduit à aider les personnes dans le besoin. Le risque, dans l’avenir se trouve très exactement sur ce point. La solidarité familiale encore en marche en Grèce, risque peu à peu de s’effriter et conduire à une aggravation significative de la crise qui a déjà beaucoup changé.
Mehdi ZAAF

Les 5 commentaires les plus recommandés
Je trouverais normal que ce billet soit en une. Il parle de notre avenir. Non ?
Ce que ce billet décrit est insensé .
On parle de dictature , mais là ce n'est plus de la dictature , c'est une destruction systématique , organisée .
A lire ce qui est effectivement risque bien d'être notre avenir , il n'existe qu'une seule réponse à part la réponse de l'insurrection civile : bloquer complètement le pays et ses institutions par une grève majeure ...
Moi aussi je réclame la Une ... pour ce billet .
Que les Eurocrates puissent pour voir les conséquences de leurs décisions ineptes .
Et tout ça, bien sûr, ici, on ne nous parle pas... Même si ça nous pend au nez à tous ! Je relaie: "EN UNE !" "EN UNE !" "EN UNE !"
Réduction de 30% des achats de Noel dans le commerce de détail
Les mesures d'austérité grotesques imposées par la Troika et les soi -disant experts Bruxellois sont en train de démontrer non seulement leur nocivité mais en plus elles sont totalement contre productives par rapport aux objectifs théoriques .
Si le commerce de détail s'effondre de 30% , les recettes fiscales s'effondrent d'autant et vont encore plus augmenter le trou noir . Les augmentations de TVA ont sans doute été l'une des mesures les plus excessives de tout le programme .. Les soi disant experts n'ont jamais entendu du coefficient d''élasticité de la demande au prix ?? C'est pourtant du niveau de première année d'économie ... !!!!
Ah excusez moi , j'oubliais , ils n'ont jamais fait d'économie , ils ne connaissent que la finance !!!! .
"Les premières estimations montrent une réduction de 40% des ventes dans le secteur de vêtements et de chaussures, 30% dans l'électroménager, 20% pour les magasins de cosmétiques, livres ou cadeaux et 15% dans le secteur d'alimentation et de boissons", selon un communiqué de l'Esee.
Seul le secteur de jouets pour enfants a pu échapper à "la dépression de Noël", selon ce texte.
Le communiqué souligne que "les rabais de prix dans plusieurs magasins pendant Noël ont au moins limité les pertes pour le commerce en détail", qui pendant les mois précédents ont été "beaucoup plus importantes" que la réduction de 30%.
Les chiffres calamiteux qui continuent de dégringoler ce matin pour la France : chômage, précarité, restos du coeur... nous rapprochent tout doucement de la situation grecque.
Tous les commentaires
Je trouverais normal que ce billet soit en une. Il parle de notre avenir. Non ?
Oui!
Les chiffres calamiteux qui continuent de dégringoler ce matin pour la France : chômage, précarité, restos du coeur... nous rapprochent tout doucement de la situation grecque.
Merci Mehdi Zaaf de ramener au devant la réalité grecque : les débats ont bien besoin d'intégrer ces donnnées, sinon, on risque de "parler en l'air".
Je réclame la une pour ce billet, moi aussi.
Ce que ce billet décrit est insensé .
On parle de dictature , mais là ce n'est plus de la dictature , c'est une destruction systématique , organisée .
A lire ce qui est effectivement risque bien d'être notre avenir , il n'existe qu'une seule réponse à part la réponse de l'insurrection civile : bloquer complètement le pays et ses institutions par une grève majeure ...
Moi aussi je réclame la Une ... pour ce billet .
Que les Eurocrates puissent pour voir les conséquences de leurs décisions ineptes .
Oui, il faut faire savoir ce que vivent les grecs. Il est nécessaire de briser cette omerta, et peut-être que cela permettrait à certains de comprendre que l'austérité, qui engendre forcement la récession, n'est pas la solution.
Omerta, oui. J'avais publié en août dans Mediapart un billet reprenant un article de Slate sur la hausse des suicides en Grèce. Certains avaient trouvé que je dramatisais, que je faisais du scoop. Misère. ___ http://blogs.mediapart.fr/blog/art-monica/220911/assassinats-de-loligarchie-financiere-les-grecs-se-suicident-davantage
Non, bien vu chère Art...
http://www.express.be/joker/fr/world/la-ranon-de-la-recession-en-grece-le-taux-de-suicide-des-grecs-est-desormais-le-plus-fort-deurope/158623.htm
en UNE, en UNE
Plutôt deux fois qu'UNE!
Sommes-nous fous de penser que la Grèce est une sorte de laboratoire, où de "graves" décisions pour "sauver le pays" sont prises : si la population accepte, et les peuples alentour, alors ce que les Goldman Sachs y ont organisé - faillite et reprise - pourrait être appliqué dans tous les pays de la zone euro tentés par plus de social et moins de capitalisme en politique ?
Je le pense depuis longtemps : d'abord la Grèce, puis les pays du sud de l'Europe, l'Irlande puis la France.
Il était important d'attaquer les pays les uns après les autres pour ne pas faire naître de réaction collective, mais au contraire une suite de lâchages de ceux qui sont en ligne de mire, par ceux qui s'accrochent à leur ridicule AAA, les banques se servant à chaque augmentation des taux, tout en refusant les financements nécessaires à la reprise, jusqu'à ce que plus rien ne soit à tirer d'une Europe à l'agonie. Celle-ci acceptera alors un directoire d'origine outre-Atlantique, et fait de banquiers, et vendra tous ses biens aux financiers et économies émergentes.
C'est de la science-fiction ? On parie ?
On peut faire l'hypothèse que l'une des raisons de commencer par un seul pays, c'est aussi qu'ils craignent les mouvements révolutionnaires, quand même... et donc une insurrection qui se propagerait, et qui stopperait la prise de dividendes, voire entrainerait la faillite des banques.
Et puis, si cela ne marche pas, les financiers peuvent changer leur fusil d'épaule, et se poser en sauveur, ce qui ne serait possible si l'attaque avait porté d'emblée sur une grande partie, ou toute, l'Europe.
Enfin, ne négligeons pas l'aspect "diviser pour régner" qui est une constante de notre monde contemporain.
"Celle-ci acceptera alors un directoire d'origine outre-Atlantique, et fait de banquiers, et vendra tous ses biens aux financiers et économies émergentes."
En théorie, oui.
Nous avons pourtant, je crois, un rôle essentiel d'information, de sensibilisation, indispensable pour ouvrir une perspective de changement politique, par les urnes, ou par la rue.
C'est à nous de ne pas perdre la face, et de continuer à commenter, publier, et parler autour de nous de la situation, et des perspectives actuelles potentiellement catastrophiques.
Mon expérience en Grèce m'a fait découvrir les réelles conséquences des "plans de redressement", auxquels nous sommes promis. Nous avons la chance d'avoir un outil (internet) qui nous permet de nous informer sur la situation, utilisons-le, et faisons tomber le sacro-saint "on peut plus rien faire, on n'a pas le choix".
Et tout ça, bien sûr, ici, on ne nous parle pas... Même si ça nous pend au nez à tous ! Je relaie: "EN UNE !" "EN UNE !" "EN UNE !"
Allez, pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, et qui ont 12 minutes à consacrer au témoignage édifiant d'un grec, Dimitri Makrygiannis : "Que se passe-t-il vraiment en Grèce ?" sur Dailymotion.
Ah oui, j'ai vu, écouté, merci de le ramener ici.
C'est justement ce témoignage qui m'a donné l'idée de cet article. J'ai essayé ici d'etoffer un peu cette réalité à l'aide de données chiffrées, pour contrer tout de suite les critiques de "dramatisation".
Un très grand merci pour votre soutien.
Je peux vous donner quelques chiffres également : La nouvelle taxe foncière est de 3 Euros du m² pour les logements anciens (4ou 5 pour les logements récents ) Elle est à payer en 2 mensualités et est incorporée à la facture bimensuelle d'électricité . Son non-paiement entraîne la coupure du courant .En Grèce il n'est pas rare d'être propriétaire de son logement même en ayant des revenus très modestes .
La TVA est à 23 /% et 11 pour les produits de base . (19 et 8 avant ) .
Les revenus étaient imposables avant à partir de 12 000 € annuel ,ils le sont maintenant à partir de 5000 ,et passerons prochainement à partir de4000, merci Mr Papademos.
La vignette auto existe toujours en Grèce, mais contrairement à ce qui ce faisait en France, plus votre voiture est vielle plus vous payez !le double pour une voiture de plus de 10 ans. Elle est à payer avant le 31 déc. ,si non c'est le double encore. Ce qui fait Que le mois de décembre est terrible pour les gens aux revenus modestes qui n'ont qu'une vielle voiture et qui se retrouvent avec une nouvelle taxe innatendue ( foncière )
Une prof de Français que je connais et qui touchait 1250 € est maintenant à 900 , et en touchera peut être 800 en 2012 ,( La prochaine baisse est encore a l'etude ), alors que ses impôts ont augmentés !
L'essence ordinnaire à 1,05 € en janvier 2010 est maintenant à 1,70€ , étant passée de la moins chère d'Europe à la plus chère d' Europe.
Et si encore ces efforts avaient pour but de relancer l'économie, mais non, c'est pour enrichir les banquiers, et cela va mener le pays à la faillite...
...oui, clic sur "recommandé"....
..zut, on peut recommander qu'une fois....
ps : "partagé" également...
Egalement. Partagé et recommandé.
Article essentiel. Allons-nous accepter cette sortie barbare d'un système mortifère ou allons-nous, ensemble, construire une sortie civilisée de cette société terrifiante du tout travail/consommation ?
Sommes-nous encore des êtres humains ?
Je suis effaré par des réflexions comme « Fukushima est le prix à payer notre confort énergétique, comme les accidents de la route sont le prix à payer pour notre liberté de rouler ! », « les grecs doivent payer pour leur erreurs, et c’est le prix à payer pour sauver le reste de l’Europe ».
Sommes-nous des Joseph Staline en puissance ? « La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes [de centaines de milliers de grecs] est une statistique. »
Aujourd'hui, dans l’inconscient des gens, dans la face cachée, la mort des autres n’est qu’une donnée économique. Cela me glace le sang et m’effraie.
Médiapart ne peut pas faire ce calcul au détriment de la Vie Humaine.
Réduction de 30% des achats de Noel dans le commerce de détail
Les mesures d'austérité grotesques imposées par la Troika et les soi -disant experts Bruxellois sont en train de démontrer non seulement leur nocivité mais en plus elles sont totalement contre productives par rapport aux objectifs théoriques .
Si le commerce de détail s'effondre de 30% , les recettes fiscales s'effondrent d'autant et vont encore plus augmenter le trou noir . Les augmentations de TVA ont sans doute été l'une des mesures les plus excessives de tout le programme .. Les soi disant experts n'ont jamais entendu du coefficient d''élasticité de la demande au prix ?? C'est pourtant du niveau de première année d'économie ... !!!!
Ah excusez moi , j'oubliais , ils n'ont jamais fait d'économie , ils ne connaissent que la finance !!!! .
"Les premières estimations montrent une réduction de 40% des ventes dans le secteur de vêtements et de chaussures, 30% dans l'électroménager, 20% pour les magasins de cosmétiques, livres ou cadeaux et 15% dans le secteur d'alimentation et de boissons", selon un communiqué de l'Esee.
Seul le secteur de jouets pour enfants a pu échapper à "la dépression de Noël", selon ce texte.
Le communiqué souligne que "les rabais de prix dans plusieurs magasins pendant Noël ont au moins limité les pertes pour le commerce en détail", qui pendant les mois précédents ont été "beaucoup plus importantes" que la réduction de 30%.
Au train ou vont les suicides, ils vont pouvoir supprimer le problème : "Le Peuple". Quand la grèce sera vidée de son propre sang, les chinois n'auront même plus besoin d'acheter le pays , il suffira qu'ils viennent le repeupler.
Non seulement exiger la UNE de ce texte mais aussi ce qui se passe en Tunisie voir article de ce jour dans le club "Dianne" je crois ! là aussi c'est urgent les salafistes veulent de nouveau enfermer les femmes derrière un voile !! avec un responsable politique que Médiapart à reçu ...
Dianne (club billet sur la grèce)
Femmes de Tunisie...
Le 27 décembre 2011.
La Faculté des lettres de l’université de La Manouba, près de Tunis (8 000 étudiants), est actuellement visée par des actions violentes de salafistes qui veulent imposer aux étudiantes le port du niqab dans les cours, et qui ont même agressé le doyen, l’historien Habib Khazdagli.
Ils occupent l’étage de son bureau où il ne peut plus mettre les pieds. Le Conseil scientifique de l’université a décidé la fermeture de l’établissement.
Moncef Marzouki, avant son accession à la présidence de la République tunisienne, avait qualifié les salafistes de "hordes sauvages" dans une communication téléphonique avec le doyen Khazdaghli. Mais, après sa prise de fonctions - changement de ton -, il a déclaré, dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 18 décembre 2011 au sujet de ces événements : "Cette histoire de niqab relève de la liberté individuelle de chacune. Qu’on en finisse et qu’on parle de sujets importants. Celui-ci est tout à fait marginal".
Les universitaires et chercheurs tunisiens comptent sur la solidarité de leurs collègues étrangers, et en premier lieu français, pour contribuer à arrêter cette lame salafiste qui veut régenter le pays. Cette solidarité peut se manifester par la signature du message ci-dessus à adresser à :
francoise.valensi@noos.fr ou marc.fellous@inserm.fr
Merci aux "recommandeurs" : ce billet se trouve maintenant dans les plus recommandés en bas de une, c'est déjà ça !
Oui, et l'article vient de passer en tête des articles les + recommandés.
Merci à tous du soutien !!!
Recommandé aussi !
Opération de génocide social.
Qui avons nous au FMI une espèce de démon masochiste qui aime faire crever le peuple!!!!
Voila une idiote tortionnaire des peuples qui doit emprunter a l'europe pour pour pouvoir redonner cet argent a la Maitresse de l'europe Merkel et au gouvernement de Vichy dirigé pas Sarko le caniche allemand!!!!!
Cela ressemble aux année 40 !!!!!!!!!!!!!!!!!
Et pourtant des solutions existes, mais il faut faire vite très vite!!!
De plus Japon et Chine configure leur valeurs monétaires!
Cordialement et bonne année
PS Les mayas avaient raison 2012/2013 ouahhhhhhhhhhhhhh
et notre zinzin national qui vient leur donner des leçons. Mais pour qui se prend-il ce pauvre type ????
Mehdi
Il est impératif de relier votre billet avec celui de Netmamou
Un diner de malfrats :http://blogs.mediapart.fr/blog/netmamou/030112/un-diner-de-malfrats-pour-mettre-les-europeens-genoux
et les derniers miens dont celui sur la mafia criminelle .
J'espère que le bouquin de Gayraud sera traduit en Grec .
Il faut impérativement écouter Myret Zaki .. sur le dessous du hold up historique , même si c'est un peu long .