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Samedi-sciences (23): Il faut nationaliser Fukushima
Neuf mois après la catastrophe de Fukushima, le premier ministre Noda vient d'annoncer que la centrale se trouvait en «arrêt à froid», état dans lequel «la sécurité peut être assurée» (déclaration citée dans l'édition en ligne du quotidien japonais Nikkei). Selon Noda, la phase de l'accident proprement dite est terminée, et le processus de démantèlement de l'installation va pouvoir débuter. Mais de nombreux observateurs et experts jugent l'annonce de Yoshihiko Noda prématurée et estiment qu'elle vise plus à apaiser l'opinion publique qu'à rendre compte de la réalité (voir par exemple le New York Times).
Deux députés japonais, Tomoyuki Taira et Yukio Hatoyama (premier ministre de 2009 à 2010), affirment pour leur part que le seul moyen de connaître la situation réelle à Fukushima Daiichi est de nationaliser la centrale accidentée. Cette installation appartient à la société Tepco, dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'a pas une tradition de transparence dans l'information (voir notre article ici).
Taira et Hatoyama publient leur point de vue dans la revue scientifique britannique Nature du 15 décembre. Tous deux ont fait partie d'un groupe de travail parlementaire formé le 24 mars afin de concevoir un plan d'action face à la catastrophe prenant en compte le pire scénario possible. Le groupe doit publier prochainement un rapport dont les conclusuions seront, «indépendantes de celles du gouvernement japonais, de l'autorité de sûreté nucléaire (Nisa) et de Tepco », affirment les deux parlementaires.
«Notre enquête a déjà démontré que des éléments de preuve cruciaux sont encore incomplets, écrivent Taira et Hatoyama. Nous ne savons pas si le pire scénario s'est effectivement produit. Pour tirer les choses au clair, nous pensons qu'il faut ouvrir l'accès de la centrale à des scientifiques indépendants, et que la centrale doit être nationalisée.»
Les deux parlementaires japonais estiment que trois questions principales restent non résolues et doivent faire l'objet d'investigations :
- La «re-criticité»: y a-t-il eu redémarrage de la réaction nucléaire au sein du cœur d'un ou plusieurs réacteurs, et avec quel intensité? Ce scénario a été évoqué à plusieurs reprises, sans confirmation définitive (voir notre article ici). L'un des indices significatifs d'un phénomène de criticité est la présence de chlore 38 radioactif. Le 26 mars, la Nisa a indiqué que Tepco avait trouvé du chlore 38 dans un échantillon d'eau, après l'injection d'eau de mer dans le réacteur n°1. Mais Tepco a démenti cette information le 20 avril, sans fournir les données sur lesquelles l'analysée était censée s'appuyer.
«Par l'intermédiaire de la Nisa, nous avons obtenu et réanalysé les données de Tepco, qui avaient été recueillies ave un détecteur au germanium, écrivent Taira et Hatoyama. Nous avons conclu qu'il y avait bien du chlore 38. »
Un autre indice est la présence de xenon 135, détecté le 1er novembre par Tepco dans le réacteur n°2. Mais la concentration étant faible, la Nisa a conclu que ce xénon 135 n'avairt pas nécessairement été produit par un phénomène de criticité. La question n'est donc pas résolue à ce stade.
- Les explosions: dans les premières 48 heures après le débuit de la catastrophe, des explosions ont affecté les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Daiichi; ces explosions ont été imputées à l'hydrogène produit par la réaction chimique entre la gaione du combustible portée à haute température et la vapeur d'eau présente dans le cœur des réacteurs. Mais plusieurs indices suggèrent un scénario plus grave, à savoir une ou plusieurs explosions nucléaires.
«Deux observations suggèrent que [cette hypothèse] est plausible, jugent les deux députés japonais. D'abord, des métaux plus lourds que l'uranium ont été détectés à des dizaines de kilomètres de la centrale. Ensuite, le cadre en acier au sommet du réacteur n°3 est plié, apparemment du fait qu'il a fondu.»
Selon les données du Mext (le ministère japonais de l'éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie), du plutonium- 238 a été trouvé jusqu'à 45 kilomètres de Fukushima Daiichi, à une concentration inhabituelle qui exclut l'hypothèse d'une retombée d'essais nucléaires antérieurs. Ce plutonium doit donc avoir été projeté depuis la centrale, et ils ne peuvent pas avoir été transportés dans le panache radioactif. Leur présence suggère que des débris de barres de combustible ont été projetés autour du site, ce qui représente un grave danger. «La question de savoir si une explosion d'hydrogène aurait pu avoirla puissance de projeter ces débris de métaux lourds n'est pas tranchée », écrivent nos deux députés.
De plus, une explosion d'hydrogène n'aurait pas pu, en principe, produire assez de chaleur pour faire fondre le cadre en acier du réacteur n°3. Qui plus est, la fumée produite par l'explosion survenue sur ce réacteur était noire, et non blanche comme Tepco l'avait d'abord affirmé. Autant d'indices qui appuient l'hypothèse d'une explosion nucléaire plutôt que d'une simple explosion d'hydrogène. Autrement dit d'une réaction en chaîne, certes à plus petite échelle que dans une bombe atomique, mais néanmoins beaucoup plus grave qu'une explosion d'hydrogène.
- Fusion du combustible: s'il est certain que le cœur des réacteurs 1, 2 et 3 a au moins partiellement fondu, on ignore à quel degré la dalle de béton à la base des réacteurs a pu être détruite par le combustible fondu. Après avoir nié cette possibilité, Tepco a admis il y a deux semaines que le combustible fondu pouvait avoir détruit jusqu'aux trois quart de la dalle de béton du réacteur n°1, et avoir aussi endommagé le béton de deux autres réacteurs. De sorte qu'il peut exister des fuites de liquides radioactifs au niveau de la base des trois réacteurs concernés, sans que l'on connaissent aujourd'hui l'importance de ces fuites.
Tomoyuki Taira et Yukio Hatoyama estiment que les plans pour remédier à la catastrophe doivent prendre en compte l'hypothèse du pire scénario. Et cela, même si l'on peut espérer qu'il ne se soit pas réalisé. Les parlementaires japonais estiment que deux mesures doivent être prises immédiatement. La première est de nationaliser la centrale de Fukushima Daiichi de manière à garantir la transparence de l'information. «Même les faits les plus troublants doivbent être divulgués au public, écrivent-ils. La nationalisation est inévitable, de plus, parce que le gouvernement est obligé d'enquêter et de fournir des dédommager les victimes du désastre. »
Pour illustrer les difficultés actuels d'accès à l'information, Taira et Hatoyama citent un exemple assez édifiant, concernant un manuel que leur groupe de travail parlementaire a demandé à Tepco en août dernier : «Tepco a commencé par refuser de nous le fournir, écrivent-ils. Quand ils nous ont envoyé un exemplaire de ce manuel, au bout d'un mois, de nombreux passages (notamment des procédures clés en cas d'urgence ou de montée de la température) avaient étés passés au noir. Tepco a dit que ces passages relevaient de la propriété intellectuelle et pouvait poser des problèmes de sécurité. C'est seulement au bout de six mois que Tepco nous a fourni ce manuel complet. Or, nous avions besoin de ce manuel pour savoir pourquoi les agents de Tepco avaient mis en route et arrêté à plusieurs reprises un système de refroidissement d'urgence juste après le tremblement de terre.» Les parlementaires cherchaient en effet à comprendre dans quelles circonstances un certain nombre de systèmes d'urgence de la centrale sont tombés en panne.
La seconde mesure prônée par les deux députés est de créer un conseil scientifique spécial pour permettre à des spécialistes de diverses disciplines de travailler ensemble sur les données liées à l'accident. « Cela pourrait aider à combattre le dangereux optimisme de certains des ingénieurs qui travaillent dans l'industrie nucléaire», indiquent Taira et Hatoyama.
Les commentaires et propositions des députés japonais contiennent une critique sévère, encore qu'implicite, de la manière dont Tepco, ses ingénieurs, et le gouvernement ont traité la crise. Ils invitent aussi à se garder de tout optimisme concernant ce qui apparaît, avec Tchernobyl, comme le plus grave accident nucléaire civil de l'histoire.


Les 3 commentaires les plus recommandés
Au lieu de demander que soit nationalisé Fukushima, demandons, - La communauté internationale, qui sait si bien y faire sur d'autres théâtres d'opérations, militaires et ou financiers - à ce que Fukushima soit inter-nationalisé ... Et qu'ainsi puisse se rendre sur ce lieu et aux alentours un collectif de scientifiques qui soit dignes de ce nom et réputés pour leur éthique et probité.
En quoi les raisons, la réalité, et les conséquences de cette catastrophe qui touche la planéte et tous les peuples qui sont à sa surface, ainsi qu'hélas, bien probablement, nombre de membres de leur progéniture à venir, pourraient rester dans le très frileux giron d'une firme irresponsable qui a démontré, avec sans doute une forme de complicité tacite de l'état Nippon, et son incompétence et sa veulerie crasse et assassine.
@ Michel de Pracontal
Votre article est sympa, pour ce qu'il relate d'abord (j'y reviens), et aussi parce qu'il figure sur la page d'accueil de Médiapart, ce qui nous permet de le voir d'entrée et d'y aller illico si l'on en a envie ...
Reste que la critique de la gestion des événements de Fukushima Daichi ici racontée est "soft", ainsi appuyée sur la simple demande de ces 2 parlementaires japonais.
Quid de la pénétration du corium dans les radiers de béton ? C'est beaucoup plus grave que ce que ces 2 parlementaires abordent, et vous ensuite en relayant leur démarche, néanmoins intéressante, car elle vaut mieux que ne rien dire et ne rien faire.
La "re-criticité" ne se borne pas à la journée du 23/03/11. Elle a été aussi soupçonnée à d'autres dates plus récentes, et en fonction d'autres constatations (isotopes particuliers issus des premières phases d'une fission, de peu de durée de vie - nés dès la fission et appelés à ne "vivre" que peu d'heures après leur "naissance"- trouvés loin de Fucku-1, indiquant une re-criticité avérée)... Les mesures prises il y a quelques semaines (localisées aux abords d'un tuyau proche du réacteur 3, je crois me rappeler), d' 1,5 sievert/heure, infirment totalement les propos lénifiants tenus par le1er ministre Noda, que vous citez en introduction, mais sans trop y apporter de contradiction argumentée.
Je les rappelle, car ils sont "top" quand même : "... la centrale se trouve en arrêt à froid, état dans lequel la sureté peut être assurée..."
Je ne suis certes pas spécialiste, mais je me documente beaucoup depuis le 11/03/11, tant sur ce que représente cette technique du nucléaire, et comment elle fonctionne, que sur les événements de Fukushima proprement dits (blogs Fukushima.over.blog/ ExSKF /etc...., toujours actifs à ce jour), dont l'impact toujours actuel mériterait bien plus d'informations, notamment en France.
Le corium se "balade" toujours dans les tréfonds des réacteurs, a dépassé les enceintes de confinement ("transpercé" serait plus juste), a traversé les 8 mètres de béton des radiers, et nul ne sait, puisqu'on ne peut aller voir, où en est ce corium.
Les études géologiques du site à disposition sont parfois contradictoires : la présence ou non de nappes phréatiques sous la centrale, la porosité plus ou moins avérée des roches du sous-sol est sujette à discussion contradictoire entre les différents intervenants, "scientifiques" ou non.
J'ignore si la "nationalisation" du site de Fukushima (je ne pense pas qu'il soit envisagé celle de l'entreprise Tepco en totalité, celle-ci ayant de nombreux autres sites à gérer) pourrait apporter quelque progrès (bien tardifs par rapport à l'accident de Fukushima, toutefois...) : peut-être...
Reste que si ces 2 parlementaires ne peuvent proposer que cette solution (dont la chance de réussite n'est nullement chiffrée, ni par eux, ni par vous) c'est vraiment constater alors qu'on peut tous crever : les lobbies sont indéboulonnables, et quand bien même nous devrions tous mourir à cause de leurs "joujoux", nous n'avons que le droit de fermer notre gueule et d'accepter ce qu'ils nous disent inéluctable et "indépendant de leur volonté"...
Le nucléaire est partout une entreprise nationaliste dont seule la phase potentiellement lucrative est concédée au privé (dans les pays les plus libéraux). Le vrai promoteur responsable reste l'état puisqu'aucune assurance privée ne couvre le risque d'accident de criticité.
On n'a jamais vu une catastrophe "privatisée". Seule l'information l'est : l'état japonais couvre Tepco comme Tepco couvre l'état japonais (les deux faces d'une même pièce).
Seules des ONG seraient en mesure d'établir l'ampleur de la catastrophe car elles n'appartiennent pas aux blocs politico-militaro-industriels gouvernementaux qui ont promu le nucléaire dans tous les pays.
L'AIEA s'est complètement discréditée à Tchernobyl en s'employant à étouffer les fuites d'informations au lieu de s'occuper d'étouffer les fuites radioactives et de soigner les populations.
Il faut constituer un pôle international de physiciens, biologistes et médecins indépendants pour appréhender l'état réel de la centrale et l'ampleur de la contamination afin d'essayer de faire pour le mieux.
Ce sera toujours moins pire que la japoniaiserie criminelle actuelle !
Tous les commentaires
Après la nationalisation des pertes, la nationalisation des sites irradiés. On n'arrête pas le progrès.
L'un ne va pas sans l'autre.
Il n'est pas exclu que sous la couche "on nationalise pour plus de transparence" se cache la couche "on nationalise les pertes" pour sauver Tepco.
Merci pour toutes ces précisions.
Elles confirment que, comme à Tchernobyl, "les autorités responsables" du Japon ont délibérément choisi d'en dire le moins possible sur la réalité des faits depuis presque un an.
Tout se passe dans le monde comme si, ce qui concernait le nucléaire civil, devait être placé dans le dossier "secret défense" avec le nucléaire militaire !
Une façon d'avouer à quel point ces autorités tâtonnent, sont dépassées, bidouillent.
La réalité est que l'humanité ne sait pas encore contrôler l'atome à 100%.
PS Et je ne vois pas en quoi le fait de nationaliser la centrale sera le gage de connaitre la vérité.
On voit mal pourquoi une nationalisation serait nécessaire pour un contrôle indépendant de Tepco.
Si l'Etat nippon n'est pas capable d'imposer ce contrôle à Tepco c'est qu'il est complice.
@ bourbaky
Actuellement, Tepco est soutenue financièrement et politiquement par l'Etat japonais sans avoir aucun compte à rendre. Un Etat doit quand même rendre des comptes à ses citoyens et aux autres Etats. Donc je pense qu'il serait plus sain que Tepco passe réellement sous le contrôle de l'Etat plutôt que de l'utiliser comme paravent. Cela ne règlerait pas tous les problèmes, mais Tepco serait quand même astreint à une gestion et une information plus transparentes.
Le nucléaire est partout une entreprise nationaliste dont seule la phase potentiellement lucrative est concédée au privé (dans les pays les plus libéraux). Le vrai promoteur responsable reste l'état puisqu'aucune assurance privée ne couvre le risque d'accident de criticité.
On n'a jamais vu une catastrophe "privatisée". Seule l'information l'est : l'état japonais couvre Tepco comme Tepco couvre l'état japonais (les deux faces d'une même pièce).
Seules des ONG seraient en mesure d'établir l'ampleur de la catastrophe car elles n'appartiennent pas aux blocs politico-militaro-industriels gouvernementaux qui ont promu le nucléaire dans tous les pays.
L'AIEA s'est complètement discréditée à Tchernobyl en s'employant à étouffer les fuites d'informations au lieu de s'occuper d'étouffer les fuites radioactives et de soigner les populations.
Il faut constituer un pôle international de physiciens, biologistes et médecins indépendants pour appréhender l'état réel de la centrale et l'ampleur de la contamination afin d'essayer de faire pour le mieux.
Ce sera toujours moins pire que la japoniaiserie criminelle actuelle !
Au lieu de demander que soit nationalisé Fukushima, demandons, - La communauté internationale, qui sait si bien y faire sur d'autres théâtres d'opérations, militaires et ou financiers - à ce que Fukushima soit inter-nationalisé ... Et qu'ainsi puisse se rendre sur ce lieu et aux alentours un collectif de scientifiques qui soit dignes de ce nom et réputés pour leur éthique et probité.
En quoi les raisons, la réalité, et les conséquences de cette catastrophe qui touche la planéte et tous les peuples qui sont à sa surface, ainsi qu'hélas, bien probablement, nombre de membres de leur progéniture à venir, pourraient rester dans le très frileux giron d'une firme irresponsable qui a démontré, avec sans doute une forme de complicité tacite de l'état Nippon, et son incompétence et sa veulerie crasse et assassine.
@ Michel de Pracontal
Votre article est sympa, pour ce qu'il relate d'abord (j'y reviens), et aussi parce qu'il figure sur la page d'accueil de Médiapart, ce qui nous permet de le voir d'entrée et d'y aller illico si l'on en a envie ...
Reste que la critique de la gestion des événements de Fukushima Daichi ici racontée est "soft", ainsi appuyée sur la simple demande de ces 2 parlementaires japonais.
Quid de la pénétration du corium dans les radiers de béton ? C'est beaucoup plus grave que ce que ces 2 parlementaires abordent, et vous ensuite en relayant leur démarche, néanmoins intéressante, car elle vaut mieux que ne rien dire et ne rien faire.
La "re-criticité" ne se borne pas à la journée du 23/03/11. Elle a été aussi soupçonnée à d'autres dates plus récentes, et en fonction d'autres constatations (isotopes particuliers issus des premières phases d'une fission, de peu de durée de vie - nés dès la fission et appelés à ne "vivre" que peu d'heures après leur "naissance"- trouvés loin de Fucku-1, indiquant une re-criticité avérée)... Les mesures prises il y a quelques semaines (localisées aux abords d'un tuyau proche du réacteur 3, je crois me rappeler), d' 1,5 sievert/heure, infirment totalement les propos lénifiants tenus par le1er ministre Noda, que vous citez en introduction, mais sans trop y apporter de contradiction argumentée.
Je les rappelle, car ils sont "top" quand même : "... la centrale se trouve en arrêt à froid, état dans lequel la sureté peut être assurée..."
Je ne suis certes pas spécialiste, mais je me documente beaucoup depuis le 11/03/11, tant sur ce que représente cette technique du nucléaire, et comment elle fonctionne, que sur les événements de Fukushima proprement dits (blogs Fukushima.over.blog/ ExSKF /etc...., toujours actifs à ce jour), dont l'impact toujours actuel mériterait bien plus d'informations, notamment en France.
Le corium se "balade" toujours dans les tréfonds des réacteurs, a dépassé les enceintes de confinement ("transpercé" serait plus juste), a traversé les 8 mètres de béton des radiers, et nul ne sait, puisqu'on ne peut aller voir, où en est ce corium.
Les études géologiques du site à disposition sont parfois contradictoires : la présence ou non de nappes phréatiques sous la centrale, la porosité plus ou moins avérée des roches du sous-sol est sujette à discussion contradictoire entre les différents intervenants, "scientifiques" ou non.
J'ignore si la "nationalisation" du site de Fukushima (je ne pense pas qu'il soit envisagé celle de l'entreprise Tepco en totalité, celle-ci ayant de nombreux autres sites à gérer) pourrait apporter quelque progrès (bien tardifs par rapport à l'accident de Fukushima, toutefois...) : peut-être...
Reste que si ces 2 parlementaires ne peuvent proposer que cette solution (dont la chance de réussite n'est nullement chiffrée, ni par eux, ni par vous) c'est vraiment constater alors qu'on peut tous crever : les lobbies sont indéboulonnables, et quand bien même nous devrions tous mourir à cause de leurs "joujoux", nous n'avons que le droit de fermer notre gueule et d'accepter ce qu'ils nous disent inéluctable et "indépendant de leur volonté"...
Mondialisation de cette catastrophe .
Merci monsieur de Pracontal pour cet article très interessant.
Pour des lecteurs qui souhaiteraient avoir d'autres informations régulièrement mises à jour, je donne ces adresses :
http://www.scoop.it/t/fukushima-informations
http://fukushima.over-blog.fr
Comme vous pouvez le constater, on n'est pas très transparents chez nous non plus!
Excusez-moi, Herve06, je viens de voir que vous avez déjà donné l'adresse du blog de Fukushima ci-dessus.
Vos commentaires sont par ailleurs très interessants eux aussi.
Merci de nous tenir informés de ce qui était censé devenir un enjeu de la prochaine campagne... et semble avoir disparu des écrans radars depuis l'accord PS-EELV. C'était bien la peine que Eva Joly, Denis Baupin et autres se tapent 36000km en avion pour y aller 'voir' (en fait plutôt être vus).
Merci Michel pour ce point exact de la situation au Japon, effectivement c'est une excellente idée de nationaliser TEPCO.
De toute façon c'est le peuple japonais qui paye, physiquement moralement et financièrement, autant que ce soit régularisé par la loi...
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L'info au jour le jour c'est ici, toujours un travail d'Etienne Servant
https://www.facebook.com/pages/Fukushima-Informations-La-page/249945508367415
Comme on nous ment :
Contamination d'information
L'intégrité de la nature est un jet continu, elle n'a pas de nation, les ondes sont sans frontières, la mer est territoriale, ça n'a jamais empéché les Tsunamis. Une Allumette filmée en HD c'est le nucléaire en MP4. ça prule comme disent les pom pom golden et mirabelles de Prusse.