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Samedi-sciences (27): un oiseau séducteur et illusionniste

Un jardinier à nuque rose et son berceauUn jardinier à nuque rose et son berceau © Science/J.J. Harrison

De tous les artifices utilisés par les mâles des diverses espèces animales pour séduire les femelles, celui auquel recourt le jardinier à nuque rose n’est pas le moins original. Ce corvidé d’Australie ne se livre pas à une banale parade nuptiale en affichant des couleurs criardes et en se rengorgeant, il ne se pavane pas en déployant une roue de plumes ocellées, il n’exhibe pas une Rolex et ne propose pas à sa partenaire un tour en Harley-Davidson. Non, le jardinier à nuque rose ne s’abaisse à aucun de ces vulgaires expédients, mais recourt à un procédé d’une sophistication digne d’un architecte de la Renaissance : il édifie une construction dans laquelle un effet de «perspective forcée» crée une illusion d’optique qui le rend plus attirant aux yeux de la femelle!

Le jardinier à nuque rose - Ptilonorhynchus nuchalis ou Chlamydera nuchalis - fait partie de la famille des oiseaux à berceau (Ptilonorhynchidés), qui compte une vingtaine d’espèces vivant en Australie et en Nouvelle-Guinée. Pour attirer les femelles, ces oiseaux construisent une tonnelle, ou «berceau», qu’ils décorent avec des cailloux, des coquilles, des plumes, des baies, des fleurs, etc… Ces berceaux nuptiaux peuvent avoir l’aspect de véritables œuvres d’art. Ainsi, le jardinier satiné (Ptilonorhynchus violaceus) peint le sien d’une belle couleur bleue, à l’aide d’une teinture qu’il fabrique lui-même en mélangeant du jus de baie et de la salive.

Le berceau du jardinier à nuque rose a une allure plus spartiate. Il est constitué d’une allée rectiligne, longue d’une soixantaine de centimètres, délimitée par deux parois verticales faites de brindilles et de branchages, et ouverte à chaque extrêmité. Un tunnel à ciel ouvert, en somme. L’allée se prolonge à un bout par une sorte de cour, comme une terrasse. Allée et cour sont «pavées» de cailloux, coquillages, fragments d’os et autres matériaux similaires, le tout dans des tons gris-blanc assez ternes.

Mais l’important n’est pas la couleur, c’est la disposition particulière des 5000 à 12000 objets qui pavent la cour. Cette disposition ne doit rien au hasard, comme l’a découvert l’équipe du zoologue australien John Endler, de l’université Deakin: les oiseaux disposent systématiquement les plus gros cailloux et coquillages au fond de la cour et les plus petits sur le devant, à l’entrée du tunnel. Entre les deux, les jardiniers à nuque rose créent un «gradient» de taille, de sorte que la taille des objets augmente progressivement à mesure qu’on se déplace vers le fond de la cour.

Endler et ses collègues ont vérifié la présence de cette structure en gradient dans les berceaux construits par les mâles de deux populations de jardiniers à nuque rose vivant dans l’Etat du Queensland, au nord-est de l’Australie. Mais à quoi sert cette disposition particulière des cailloux et autres objets qui recouvrent la cour du berceau?

Cette cour joue en fait le rôle d’une scène sur laquelle le mâle exécute sa parade nuptiale. Tandis qu’il se produit, la femelle l’observe après s’être engagée dans le tunnel, par l’autre bout. Ce qui veut dire qu’elle contemple le mâle en train de parader à partir d’un point de vue fixe, avec un champ visuel restreint. Ce dispositif crée un effet de «perspective forcée» qui fait que les cailloux les plus grands, qui sont aussi les plus éloignés, semblent avoir la même taille que les objets plus petits qui sont devant.

Cet effet est apparenté à l’illusion d’optique d’Ebbinghaus (voir schéma ci-dessous) : le disque orange à gauche paraît plus petit que son homologue à droite, mais ils ont en fait la même taille. Le gradient construit par le jardinier à nuque rose suscite une distorsion perceptive similaire, dont l’effet est de faire paraître la cour plus petite qu’elle ne l’est vraiment.

Sur cette scène rétrécie, le mâle jardinier à nuque rose paraît plus grand, plus beau, il crève l’écran, devient irrésistible… et la femelle succombe à son charme. Tel est du moins l’effet recherché par notre oiseau en créant cette illusion d’optique.

Illusion d'EbbinghausIllusion d'Ebbinghaus © DR

Comment peut-on être sûr que l’œil de la femelle du jardinier à nuque rose est, comme l’œil humain, sensible à l’illusion d’Ebbinghaus ? Plusieurs expériences sur les pigeons ont démontré qu’ils perçoivent la plupart des illusions optiques comme les humains. Et le système visuel des oiseaux, d’une manière générale, n’a rien à envier au nôtre.

On peut donc admettre que la femelle jardinier est sensible à l’effet de perspective forcée. Elle y est même très sensible, d’après les résultats que publient Endler et ses collègues dans leur dernière étude, tout juste parue dans la revue Science : ils démontrent que les oiseaux qui ont le plus de succès auprès des femelles sont aussi ceux qui réussissent le mieux à créer un effet de perspective forcée.

En d’autres termes, la séduction chez le jardinier à nuque rose ne repose pas sur une simple démonstration de force, ni sur un pur affichage esthétique comme la roue du paon. Elle nécessite la maîtrise d’une technique d’architecte assez élaborée, si l’on considère que chez les humains, les lois de la perspective n’ont été formulées précisément qu’au XVème siècle!

Certes, le savoir-faire de nos oiseaux n’est pas théorique, mais purement pratique. Néanmoins, ce savoir-faire semble assez au point et ne doit rien à la chance. Endler et ses collègues ont démontré, dans une étude publiée en 2010, que les jardiniers à nuque rose cherchent réellement à obtenir un gradient lorsqu’ils disposent les cailloux et coquillages sur leur cour (Current Biology, vol. 20, n°18, pp. 1679-1684).

Afin de contrôler que cette disposition ordonnée n’était pas le fruit du hasard, les chercheurs ont déplacé les objets dans une quinzaine de berceaux construits par des jardiniers à nuque rose. Endler et ses collègues ont inversé les gradients, mettant les petits cailloux au fond et les gros devant. Or, les quinze oiseaux à qui ils ont joué ce vilain tour ne se sont pas laissé décontenancer: en trois jours, chaque opiseau avait reconstitué la disposition initiale dans laquelle la taille des objets augmente à mesure qu’on s’éloigne du tunnel.

Les chercheurs ont voulu vérifier si les oiseaux avaient vraiment cherché à reconstituer un gradient ou s’ils avaient mécaniquement replacé les objets à leur place initiale. En suivant les déplacements d’objets aisément reconnaissables, ils ont pu démontrer que les oiseaux ne cherchaient pas à remettre chaque caillou à sa place originale, mais bien à reformer le schéma général. Bref, il est prouvé que les jardineirs à nuque rose savent établir un gradient, et ne se contentent pas d’apprendre par cœur une disposition particulière d’objets.

Endler et ses collègues ont observé le processus en détail. Force est de reconnaître que le jardinier à nuque rose ne ménage pas sa peine pour construire son théâtre d’illusions. Une fois qu’il a édifié la plate-forme sur laquelle repose l’ensemble, et érigé les murs du tunnel, il passe de longs moments dans ce dernier, observant sa cour du point de vue qui sera ensuite celui de la femelle ; puis il s’en va déplacer quelques cailloux, retourne dans le tunnel pour observer le résultat, et ainsi de suite à longueur de journée. L’ensemble du processus de construction du berceau prend environ trois semaines.

Reste à comprendre comment ces étonnants oiseaux ont appris à se servir des lois de la perspective. John Endler soulève la question, sans parvenir à une réponse définitive. L’hypothèse la plus simple, estime le zoologue, est que «les oiseaux construisent le gradient par essai et erreur». Dans cette hypothèse, les oiseaux placeraient les cailloux plus ou moins au petit bonheur, puis réajusteraient la disposition jusqu’à ce que le résultat paraisse avoir un «bon aspect».

Mais cette hypothèse simple pose plus de question qu’elle n’en résout. En fonction de quels critères l’oiseau décide-t-il que sa terrasse a le bon aspect? L’oiseau applique-t-il  mécaniquement un schéma sélectionné au cours de l’évolution et enquelque sorte inscrit dans ses gènes?

Cette hypothèse apparaît inévitablement, en liaison avec la notion de sélection sexuelle introduite par Charles Darwin. Le premier mécanisme de la théorie darwinienne de l’évolution est la sélection naturelle, autrement dit la lutte pour la survie. Mais Darwin a imaginé un deuxième mécanisme, selon lequel les organismes au sein d’une même espèce luttent non pour survivre, mais pour se reproduire : la sélection sexuelle. Dans le cas général, la sélection sexuelle selon Darwin consiste en une compétition entre les mâles pour conquérir les femelles.

Paon faisant la rouePaon faisant la roue © BS Thurner Hof

L’exemple typique d’un trait issu de la sélection sexuelle est la queue du paon: elle n’a aucune utilité du point de vue de la survie et constituerait plutôt un handicap si l’objectif de l’animal est de se déplacer commodément (un peu comme la Harley-Davidson pour les humains). On voit donc mal comment cette queue aurait été produite par la sélection naturelle.

En revanche, la queue du paon, par son aspect ornemental, attire les femelles. La parade nuptiale du paon aura d’autant plus d’effet qu’il peut faire la roue en exhibant de somptueuses plumes ornées de multiples ocelles. Et la réussite de la parade nuptiale entraîne le succès reproductif. Plus les plumes caudales du mâle sont longues et décorées, mieux sa descendance est assurée. La queue du paon est donc, selon Darwin, le résultat de la sélection sexuelle.

Endler suggère que l’utilisation des illusions d’optique par le jardinier à nuque rose est elle aussi liée à la sélection sexuelle. Il faut toutefois souligner que la transmission d’un comportement comme la construction d’un berceau est nettement plus complexe que celui de la transmission d’un caractère comme la longueur des plumes.

Même si l’on admet que le comportement en question est déterminé génétiquement, il ne peut l’être que partiellement. En effet, une certaine souplesse est nécessaire pour que les oiseaux puissent réaliser leurs constructions, du fait des nombreux aléas qui peuvent se présenter : les matériaux disponibles varient selon les lieux où vivent les jardiniers, et peuvent aussi ne pas être les mêmes d’une année sur l’autre, etc.

De plus, les talents d’architecte des varient selon les individus – certains étant plus doués que d’autres – et semblent aussi nécessiter une certaine expérience. Diverses observations donnent à penser que les oiseaux à berceau, dans leur ensemble, et pas seulement les jardiniers à nuque rose, n’ont pas un savoir-faire inné. Au contraire, il semble qu’ils apprennent progressivement à construire leur berceau et que cet apprentissage ait un aspect social et «culturel».

Dans un article intitulé «Est-ce que les oiseaux à berceau ont des cultures ?» (Animal cognition, vol.11, pp. 1-12), l’éthologue britannique  Joah Madden cite plusieurs indices qui suggèrent que les talents d’architectes et d’artistes de ces oiseaux ont une dimension culturelle.

Soulignons pour commencer qu’une tâche complexe comme la construction d’un berceau ne se limite pas à l’exécution d’un programme et suppose que l’oiseau ait un plan, une sorte de projet en tête, ce qui implique aussi que l’expérience peut jouer un rôle. D’autre part, l’utilisation d’outils chez les animaux, en particulier chez les grands singes, est considérée par de nombreux chercheurs comme un indice de culture.

Or, les oiseaux à berceau utilisent des outils. Le jardinier satiné fabrique une sorte de pinceau pour enduire son édifice de peinture bleue, la couleur qui semble le plus attirer la femelle (et qui rappelle le plumage de l’oiseau). Pendant leur parade, les jardiniers saisissent souvent un élément de décoration de leur cour, le brandissent ou le lancent. Là aussi, on peut parler d’outil.

Ce n’est pas tout : d’après Madden, les jeunes jardiniers satinés doivent s’entraîner pendant quatre à sept ans avant de construire des berceaux ayant un «style adulte». Avant de maîtriser la technique, ils commencent par construire des berceaux rudimentaires, que les femelles ignorent. Contrairement aux édifices construits par des mâles matures, ces ébauches de berceaux ne sont pas l’œuvre d’un seul individu,  mais d’un groupe. Et il arrive qu’un membre du groupe fasse une esquisse de parade tandis qu’un autre jeune le regarde en jouant le rôle d’une femelle.

Ces comportements ont été d’abord interprétés comme erronés ou homosexuels, mais il se peut aussi, d’après Madden, qu’il s’agisse d’un apprentissage social permettant aux jeunes oiseaux d’acquérir progressivement le savoir-faire nécessaire pour construire un berceau réellement achevé.

Chez les jardiniers à nuque rose, il semble aussi qu’il y ait un apprentissage : on voit parfois des berceaux de qualité médiocre, sans propriétaire attitré, utilisés par plusieurs jeunes pour esquisser des parades. Il arrive aussi que des jeunes observent un mâle plus âgé en train de construire son berceau ou d’y parader. Parfois, ces jeunes construisent, juste à côté du berceau de leur «professeur», une ébauche qui est ensuite détruite. Puis les apprentis vont construire un vrai berceau à plusieurs centaines de mètres de distance.

Autre signe d’une dimension culturelle : lorsque deux espèces d’oiseaux à berceau coexistent dans la même zone géographique, il arrive que l’une emprunte à l’autre certaines caractéristiques de construction. Par exemple, dans certaines aires au nord du Queensland, les jardiniers à nuque rose coexistent avec des jardiniers maculés. Or, dans ces zones, les jardiniers à nuque rose mettent de l’herbe dans les murs de leur tunnel, copiant les jardiniers maculés, alors qu’en général ils n’utilisent que des baguettes pour construire leurs murs.

Toutes ces observations sont fragmentaires, et la démonstration du caractère culturel des constructions des oiseaux à berceau est encore incomplète. Mais d’une manière générale, la recherche en éthologie accorde une part croissante aux cultures animales, et il semble logique de penser que des oiseaux aussi intelligents que les jardiniers soient… cultivés (voir aussi samedi-sciences du 26 novembre).

L’illusion d’optique créée par le jardinier à nuque rose pourrait donc être considérée comme un artifice supplémentaire, un élément de plus qui rend le berceau, et donc son propriétaire, séduisant, et que le mâle a appris à utiliser.

Reste un mystère : la femelle est-elle vraiment dupe de l’illusion ? Si l’on a affaire à un savoir-faire appris, on peut imaginer que la femelle sait pertinemment que le mâle use d’un truquage. Peut-être que son attention n’est pas attirée par l’illusion elle-même, mais par le talent de l’artiste, par son don d’illusionniste. Un peu comme, lorsque nous assistons au spectacle d’un prestigiditateur, nous nous laissons prendre même si nous  savons pertinemment qu’il y a «un truc». Mais accepter de se laisser prendre aux tours de l’autre, n’est-ce pas l’essence même de la séduction?

Tous les commentaires

21/01/2012, 12:01 | Par ande

mdrrrSourire

21/01/2012, 12:20 | Par Michel Deléan

Cet oiseau là me rappelle quelqu'un...

21/01/2012, 17:28 | Par Bernard Trillot en réponse au commentaire de Michel Deléan le 21/01/2012 à 12:20

A la réflexion moi aussi... mais ne nous laissons plus séduire...Clin d'œil

21/01/2012, 12:53 | Par Annie Madarasz-Bauchet

Absolument surprenant ces oiseaux jardinier. Je suis sûre que si on racontait ces  petites histoires "d'amour"  des oiseaux  à notre jeunesse qui est très souvent collée sur les écrans (télé, portable, ordi), et bien on pourrait suciter des vocations. Cette étude est passionnante. Merci de nous faire partager ces merveilles de la nature.

21/01/2012, 13:13 | Par Francis J

Jardiniers à nuque rose, nos frères !

21/01/2012, 14:03 | Par dona flor

Après Le théorème du jardin, excellente lecture signalée par monsieur Baquiast, la mise en scène du jardinier. Je n'arrête pas de m'émerveiller.

21/01/2012, 14:20 | Par sinwave

Une information joyeuse qui égaie une journée! 

21/01/2012, 14:21 | Par Patrig K

génial , l'animal à plume , merci encore une fois , que du désir à voler en plumes

21/01/2012, 14:42 | Par JPLinux

excellent article. Merci

"la queue du paon: elle n’a aucune utilité du point de vue de la survie et constituerait plutôt un handicap si l’objectif de l’animal est de se déplacer commodément (un peu comme la Harley-Davidson pour les humains)"

exactement. pour ma part, je préfère les japonaises.

:-)

 

21/01/2012, 14:46 | Par juan23

Excellent, comme d'habitude.
Merci .

21/01/2012, 15:03 | Par jeande33

magnifique !!!il faut les protéger des fous

21/01/2012, 15:17 | Par Crampon

Quelle est la taille exacte de cet oiseau ? Vue la longueur de sa tonnelle (60 cm), il ne doit pas être gros, or pour subir un apprentissage durant 4 à 7 ans, il faut qu'il ait une longévité très supérieure à la normale pour cette taille (au moins 10 ans, contre 3 à 5 ans, à part peut-être les perruches). Ce serait alors la longevité, avec une éducation par l'exemple, qui permettrait l'émergence d'une culture, et ce serait la culture qui engendrerait la spéciation. 

Une forte longévité implique généralement une forte survie à la reproduction et donc un faible nombre d'oeufs : est-ce le cas ?

Il serait intéressant d'élever des jeunes à l'écart de tout pour voir comment ils se déboruillent pour se reproduire. 

Enfin, vient la question de savoir si ce sont les mâles qui "piègent" ainsi les femelles, ou si ce sont les femelles qui "obligent" les mâles à développer de pareils stratagèmes pour "tester" leurs compétences "intellectuelles", alors que chez la plupart des autres oiseaux les femelles testeraient les mâles plutôt sur leurs compétences physiques (force ou aspect) ?

23/01/2012, 00:34 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Crampon le 21/01/2012 à 15:17

"Il serait intéressant d'élever des jeunes à l'écart de tout pour voir comment ils se débrouillent pour se reproduire. "

 

La recherche scientifique justifie-t-elle que l'on impose une telle maltraitance à des êtres vivants ? Visiblement ces oiseaux sont sociables et ont donc besoin de relations avec leurs semblables, ne croyez-vous pas ?

25/01/2012, 14:52 | Par Crampon en réponse au commentaire de WataYaga le 23/01/2012 à 00:34

Naissent-ils sociables ? et l'expérience ne porterait pas sur leur isolement individuel mais sur leur isolement des générations rpécédentes.

25/01/2012, 23:17 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Crampon le 25/01/2012 à 14:52

C'est ce qu'on est en train de faire aux humains avec quels résultats ! Foutons la paix aux animaux !

21/01/2012, 15:35 | Par Virginie Lou-Nony

Magnifique. Et très troublant. Je ne mangeais plus que de la volaille en me persuadant que les poules sont très cons, mais je sens que je vais me retrouver végétarienne malgré moi. 

La question terminale : "Reste un mystère : la femelle est-elle vraiment dupe de l’illusion ? Si l’on a affaire à un savoir-faire appris, on peut imaginer que la femelle sait pertinemment que le mâle use d’un truquage" ne me paraît pas très difficile. Quand on voit le nombre de pétasses et de petites têtes qui succombent à l'attrait d'une Rolex, on comprend que le pouvoir de l'illusion dépasse de très loin celui du bon sens, sans parler de la "raison" dont il ne reste plus grand chose. S'il en est ainsi de l'Homme Maître et Possesseur de la nature, alors un zozio, pensez!


21/01/2012, 23:35 | Par Liliane Baie en réponse au commentaire de Virginie Lou-Nony le 21/01/2012 à 15:35

@Lou Landberg

Je pense qu'un certain nombre de... "petites têtes" qui succombent aux Rolex sont bien loin d'ignorer les trucages de celui qu'elles ont élu, même si elles font semblant d'être dupes. Comme la femelle du jardinier à nuque rose, j'imagine...

 

 

22/01/2012, 16:09 | Par walou en réponse au commentaire de Liliane Baie le 21/01/2012 à 23:35

Pas forcément... Autant la jardinière, qui partage la même culture que son jardinier, sera sans doute attirée par le "talent de l'artiste", autant la pigeonne et son pigeon foncent sans hésiter sur tout ce qui brille, et gobent, bout d'alu comme bout d'argent... faites le test...

21/01/2012, 16:17 | Par Mandrake

Un peu de douceur dans ce monde de brutes.ça fait du bien.

21/01/2012, 17:14 | Par Marteljea

Bonjour,

En lisant l'article j'n'y-ai d'abord pas cru.

J'ai pensé à un canular, puis j'ai cherché le non de la bestiole apparemment il existe bien.

Donc il serait intéressant d'envoyer notre président faire un stage auprès de ces bestioles à plumes. Peut être que cela lui permettrait d'acquérir une certaine conscience et surtout plus d'intelligence; intelligence qui à coups sur lui manque. 

Quel général ( c'on orais sertainemen traité de tous les noms d'oiseau ) aurai demander le retrait immédiat de ces troupes des que la poussière de l'ennemi rentre dans la basse-cour est casse quelques Oeufs. Je suis certain qu'un vrai président de la république, qui aurai, un général qui ferait, une telle proposition, relèverait immédiatement  de ces fonctions un tel général. Un président normal aurait immédiatement demander une enquête pour pouvoir renforcer la protections des lignes au lieu de crier haut et fort sa défaite.

Si Napoléon était encore de ce monde il n'aurait pas manqué de traiter notre petit naboléon de tout les nom d'oiseau. Bien que maintenant nous devons faire attention car apparemment il y aurait des oiseaux qui nous montreraient, que l'animal même s'y il ne le montre pas est plus intelligent qu'un président. Je peu porter un tel jugement car apparemment l'oiseau là apprends de ces pairs avant de lancer sa création finale. Mais il faut bien venir en aide à ce brave président c'est pas sa fote, nous sommes tous  obligé de constater que l'Union Méridionale de la Prostitution, (voir Woerth) compte parmi ces rends, un nombres incalculable d'oiseaux, qui devraient partir en stage auprès de cette bestiole.

merci encore pour votre article.

Cordialité

Jean-Pierre.

21/01/2012, 17:09 | Par ornito

"En revanche, la queue du paon, par son aspect ornemental, attire les femelles". Peut-être plus terre-à-terre qu'esthétique : un paon malade ou chétif aura des plumes déglinguées (avant d'être esthétique, la décoration des plumes est ordonnée), ce qui signale une mauvaise descendance.

21/01/2012, 17:19 | Par Marteljea en réponse au commentaire de ornito le 21/01/2012 à 17:09

un paon malade ou chétif 

Vous avez bien dit chétif   vous n'avez pas dit petit chétif. Et pa0n!

21/01/2012, 17:30 | Par rocapel

Super article, mais je me serais bien gardé de faire une comparaison avec la posssession d'une harley Davidson chez certains mâles humains. Tout simplement parce que la possession de ces choses sont principalement faites pour se séduire entre mâles (homosociabilité), et non pour séduire les femelles, qui généralement n'ont cure de ces grosses motos.

21/01/2012, 20:12 | Par Michel de Pracontal en réponse au commentaire de rocapel le 21/01/2012 à 17:30

Ça se discute :)

21/01/2012, 20:43 | Par Patrig K en réponse au commentaire de rocapel le 21/01/2012 à 17:30

C'est d'ailleurs pour cette raison que vous énoncez,  que les salons "Autos" ou " motos", en fait l'outils mécanique remplaçant du cheval pour le chevalier servant et prince libérateur de la princesse au bois dormant,(boutade)

donc, ces autosmotos chevaux fiscaux , sont vendus par des mannequins féminins !

 ce dont vous parlez, serait plutot justement la concurrence macho, pour conquérir la plus belles des princesses , à mon idée

une séduction mécanique, qui évolue également, néanmoins, a t on vu un jour, la plus belle donzelle choisir le charbonnier servant et sa brouette à galets ?

 

21/01/2012, 23:36 | Par Liliane Baie en réponse au commentaire de rocapel le 21/01/2012 à 17:30

@ rocapel

Il me semble qu'il faut avoir le charme d'Yves Montand pour penser séduire Paulette à bicyclette... Ceux qui ont "un gros cube" comme ceux qui ont "une grosse cylindrée" me semblent reproduire la compétition entre mâles avec, je le crains, un certain succès. D'autres préfèreront séduire les dames avec un "gros" bouquet, ou les inviteront dans de "grands" restaurants. Mais il me semble qu'on retrouve une constante : montrer à la femelle qu'on assure un max, c'est-à-dire, mieux que les autres.

Que cette compétition puisse, dans l'espèce humaine, dépasser son but de sélection naturelle jusqu'à arriver à des extrêmes d'où la séduction vis à vis de l'autre sexe semble complètement exclue, la guerre par exemple ( cependant, on décrit le "prestige de l'uniforme"...) prouve que c'est bien chez les hommes que des mécanismes qui avaient permis le développement et le perfectionnement de la vie peuvent être pervertis au point de mettre en danger grandement celle-ci.

 

Et merci beaucoup à Michel de Pracontal pour ces très intéressantes, et humaines, chroniques sur nos amis à poils et à plumes.

 

 

 

 

22/01/2012, 07:14 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de Liliane Baie le 21/01/2012 à 23:36

La préservation de la vie ! Et non seulement sa préservation mais aussi et surtout la participation de l'être humain à son plein épanouissement devraient être la référence absolue qui permettrait de jeter les bases d'une morale laïque et rationnelle.

21/01/2012, 18:56 | Par rimasan

Cela laisse perplexe sur les notions de l'inné et de l'acquis....

21/01/2012, 18:57 | Par Laurent Coq

Un régal, ce papier.

 

22/01/2012, 11:50 | Par speculum speculorum en réponse au commentaire de Laurent Coq le 21/01/2012 à 18:57

En matière de parade nuptiale, venant d'un monsieur Coq, il ne peut s'agir que d'un compliment de connaisseur.

21/01/2012, 19:02 | Par Phylloscopus

Ça fait le plus grand bien de lire quelques nouvelles naturalistes. Surtout en janvier, quand on ne sort plus guère; mais déjà le mois prochain les merles vont repartir et les premiers milans arriver, le lynx tourner sous les arbres enneigés… et les oiseaux recommenceront tout leur cinéma, que nous regarderons avec fascination, comme depuis toujours…

Alors le petit cinéma de nos guignols ?

21/01/2012, 19:22 | Par Agnès GOUINGUENET

@MICHEL DE PRACONTAL.

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Adorable de courtoisie.

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Certains en prendront peut-être de la "graine"  ...

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Sourire

21/01/2012, 20:49 | Par Taky Varsö

Quel régal, en effet, vos billets conjuguant sérieux et humour. A chaque fois vous apportez une pierre (comme les oiseaux à nuque rose...) dans le jardin de la science éthologique. Chacune d'entre elles, reposant dans des termes nouveaux la question de l'inné et de l'acquis, de l'hérédité et de la culture, les articulant finement. L'évolution au fond ne tiendrait-elle pas dans cette articulation? Et la frontière entre animalité et humanité ne se dessinerait-elle pas à partir des destins singuliers de celle-ci?

22/01/2012, 02:23 | Par aires.isabelle@wanadoo.fr en réponse au commentaire de Taky Varsö le 21/01/2012 à 20:49

moins poétique et moins futée, l'humanité qui nucléarise son destinIncertainIncertain

25/01/2012, 11:36 | Par michel vancassel en réponse au commentaire de Taky Varsö le 21/01/2012 à 20:49

Votre question sur l'articulation entre "inné" et "acquis", de "l'hérédité" et de la "culture" parait essentielle. Les guillemets pour signaler simplement qu'on sait mal définir tous ces termes et/ou qu'ils sont toujours "articulés".

L'évolution (ou peut-être plus précisément ici l'adaptation, avec sélection naturelle ou sexuelle) ne tiendrait-elle pas dans cette articulation ? Cette question, encore rarement abordée, est posée depuis assez longtemps (voir Lewontin, "la triple hélice", par exemple).

Quant à la frontière entre animalité et humanité, c'est une autre "histoire" comme dirait, je pense, Michel Morange ("la vie, l'évolution, l'histoire"). Non pour dire qu'elle échappe à l'évolution biologique mais pour reposer des questions comme celle de l'anthropomorphisme (lié à notre anthropocentrisme obligé ?), de la culture, ... Toutes ces questions que beaucoup trop d'éthologistes modernes ont pris l'habitude de traiter trop légèrement et sans nuance. 

21/01/2012, 21:06 | Par Mihura

Merveilleux cet oiseau (et sa famille). Je suis ravie d'avoir pu lire ça, cela ouvre un peu plus mon regard sur ce superbe monde. Merci !

22/01/2012, 11:54 | Par speculum speculorum

Merci pour ce merveilleux article, qui aurait plu à un écrivain comme Roger Caillois.

La perspective construite par le jardinier à nuque rose est, si j'ai bien compris, l'inverse de la perspective de Borromini au Palazzo Spada à Rome, laquelle "creuse" et amplifie un espace de dimension restreinte, et fait que les objets semblent plus éloignés qu'ils ne le sont réellement. Le jardinier à nuque rose est, si j'ose dire, " repoussé vers l'avant " par la construction perspective de manière à voler dans les plumes de sa chérie.

Il serait intéressant de connaître le style des parades nuptiales de certaines espèces d'oiseaux italiens: celles des espèces de la Vénétie seraient-elles plus proches de l'architecture de Palladio, alors que les espèces romaines seraient plus enclines aux distorsions baroques ? L'architecture humaine pourrait-elle avoir une influence sur le comportement animal, comme le pensait Oscar Wilde?

En tout cas, on me signale un drôle d'oiseau doué pour la perspective et observé au XVème siècle en Toscane: le Paolo Uccello.

Assurément, l'ornithologie attend encore son Panofsky.

 

 

23/01/2012, 00:14 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de speculum speculorum le 22/01/2012 à 11:54

ah oui quelle charmante et intéressante idée

ainsi les oiseaux constructeurs  à paris feraient des constructions ressemblant à la tour eiffel, à pékin en forme de pagode, etc  ? j'adore cette idée

ou mieux encore, ce sont les formes étonnantes des constructions des oiseaux qui ont inspiré nos architectes, un oiseau faisait des tunnels en forme de tour bizarre, un mec appelé eiffel passait par là et hop! la tour eiffel !

d'autres oiseaux construisaient des tunnels avec des toits rebiqués et hop ! les chinois les imitent

demandez à nefertari comment ont été construites les pyramides, elle vous expliquera que des oiseaux égyptiens mettaient en tas cônique de brindilles, l'idée a plu aux pharons et hop! les pyramides

tout est dans le grand rien, et réciproquement 

admirables oiseaux et merci et chapeau à vous monsieur l'ornithologue poète 

21/01/2012, 23:12 | Par coriolan

Une pure merveille...

22/01/2012, 02:14 | Par netmamou

Passionnant en effet.

Il est bien sûr ici question de la stratégie de séduction du mâle. Si l'on considère qu'il manifeste une forme d'intelligence( quelle qu'elle soit ), je me demande quelle " valeur ajoutée" apporte la femelle dans la transmission de cette aptitude.

Dire qu'elle est sensible au stratagème, tout en sachant que c'en est un est une chose, mais peut-être y a t-il autre chose qui lui paraît important pour assurer la qualité de sa descendance?

 Autrement dit: comment savoir la part qu'elle transmet ?

22/01/2012, 07:19 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de netmamou le 22/01/2012 à 02:14

Ca ne vous suffit donc pas, Netmamou, tout le mal qu'on se donne pour vous plaire ? :))

22/01/2012, 11:37 | Par netmamou en réponse au commentaire de AA Bradley le 22/01/2012 à 07:19

Heu... Oui, Adrien !

Mais on aimerait aussi que nos qualités propres apportent un " plus" à notre descendance ... Egalité oblige ! Rigolant

22/01/2012, 05:04 | Par LEILA BENHIMA

Une illusion optique...Ne vous y trompez pas messieurs, il faut toujours assurer par la suite.

Innocent

22/01/2012, 07:22 | Par Nordick

Merci pour étude bien rafraîchissante dans le milieu ambiant actuel et néammoins trés intéressante .

22/01/2012, 08:41 | Par Jean-Pierre NOUAL

Merci de m'avoir fait connaitre ce jardinier malin .

Cette lecture va me permettre de passer une bonne journée .

JP N

22/01/2012, 10:41 | Par marsili frédéric

Génial!

j'ai ri aux éclats!

auriez-vous plus de photos de ces savants dispositifs??

encore merci pour l'article

 

 

22/01/2012, 11:07 | Par zane

Merci Michel de Pracontal pour cet article passionnant et raffraîchissant !

Nous avons encore bien des choses à découvrir de toute la richesse et de la complexité du monde animal, et peut-être qu'un jour l'être humain en aura-t-il fini avec son sentiment de supériorité...

La séduction repose toujours sur le fait de se montrer sous son meilleur jour, quitte à tricher un peu, les séducteurs(trices) et les séduit(e)s le savent bien. Peut-être que l'effort fourni pour attirer l'autre séduit tout autant (voire plus) que l'artifice en lui-même.

En tout cas, ce nid en perspective (et celui qui l'a confectionné) est bien plus digne qu'une Rolex (et que celui qui la porte)...

 

22/01/2012, 12:23 | Par bogaz

Superbe billet, merci.

Et la conclusion est tout à fait juste. "accepter de se laisser prendre aux tours de l'autre, n'est ce pas l'essence même de la séduction?".

On se laisse prendre et on pense: bravo l'artiste! Même les "pétasses" qui admirent les Rolex et autres "vroom vroom" ne sont pas totalement dupes.  si le mec est vraiment nul ça ne marche pas à tous les coups.

Tandis que notre petit jardinier, lui est un "champion de l'amour" comme le dit si bien Dany Boon.

22/01/2012, 15:59 | Par Monkeyman

Cet article très intéressant est présenté aussi commenté dans Sciences et Avenir.fr du 06/12/2010.

Le voici (J’ai supprimé l’image des deux cercles égaux …)

Voir le monde à sa manière

La façon dont nous voyons le monde environnant dépend de la taille de l’aire cérébrale dédiée à la vision.

Nous sommes tous familiers avec l'idée que nos pensées et nos émotions varient d'une personne à l'autre, mais la plupart des gens pensent que la façon dont ils perçoivent le monde avec leurs yeux est généralement très similaire quel que soit les individus.

Pourtant la taille du cortex visuel primaire, la zone à l'arrière du cerveau responsable du traitement de l’information visuelle, peut varier selon un rapport de un à trois chez les humains.

Des chercheurs du Centre Wellcome Trust pour la neuro-imagerie à l'UCL (University College London) ont montré pour la première fois que la taille de cette région affecte la façon dont nous percevons notre environnement.

Leur étude est publiée en ligne aujourd'hui dans la revue Nature Neuroscience.

Pour leurs travaux, les chercheurs ont utilisé des séries d’illusions d’optique qu’ils ont montrées à des sujets tests comme l’illusion d’Ebbinghaus représentée sur l’image ci-dessus. (Je l'ai supprimée, c'est l'équivalent de celle du texte ...)

La plupart des gens vont voir le premier cercle plus petit que le second

Ils ont établi que ces images étaient vues différemment selon les cobayes.

Par exemple, certaines personnes ont vu une grande (bien illusoire) différence de taille entre les deux cercles, mais d'autres ont à peine vu une différence de taille apparente.

Grâce à l’IRM fonctionnelle, les chercheurs ont également pu mesurer la surface du cortex visuel primaire chez chaque participant.

Ils ont trouvé une grande variabilité dans la taille de cette zone.

Étonnamment, il y avait un lien étroit entre la taille et la façon dont laquelle les sujets ont perçu l'illusion de taille.

Plus le cortex était petit et plus l’illusion visuelle était perçue fortement.

« Notre étude est la première, à montrer que la taille du cerveau d’une personne va permettre de prédire comme elle va percevoir l’environnement » détaille le Dr Schwarzkopf, auteur principal de l’étude.

J.I. Sciences et Avenir.fr 06/12/2010

Le plus désopilant dans cette histoire n’est-il pas que les lectrices/teurs qui découvrent le pouvoir réel de l’illusion dans ce cas précis ne se rendent pas compte qu’elles/ils sont victimes de ce phénomène presque à tout instant en toute inconscience ? ! Et plus !

Voir par exemple celles et ceux qui d’un côté trouvent amusant cette description de mœurs … et propagent des croyances religieuses ! ! !

Mais serait-il raisonnable de demander quoi que ce soit à des homo sapiens qui en 2005 ont prouvé qu'ils se comportaient comme "ces petites bêtes à plumes" en enterrant à l'unanimité le bilan de l'étude comparative de notre génome et de celui du chimpanzé, en refusant d'admettre la différence voisine de 1 % ! ! !

Comme ces petites bêtes à plumes, entre paraître des "hommes créés à l'image de Dieu" et des sortes de "bonobos boostés", le dit choix a été immédiat !

Et puis, toutes les publicités efficaces n'ajoutent-elles pas au produit promu un profil féminin attirant ? !

Le ressort de l'épanouissement de la  Société de consommation n'est-il pas l'exploitation "toujours plus" habile des manques, frustrations, stress passagers, ressentis par le "cerveau des émotions" (entre autres, chargé de la quête du plaisir) ? !

Inutile de développer inutilement puisque les homo sapiens sont des êtres fractals qui ont fait leur temps et laisseront très prochainement la place à d'autres moutures.

Quelques exemples récents ! DSK, Poutine, Clinton, JFK !

Voir aussi l'étude statistique consignée dans "Les Arbres de l'évolution" de Nottale, Chaline, Grou sur Internet ! Et l'hypothèse 2080 !

Pierre Payen (Dunkerque) et le pseudo Monkeyman !

22/01/2012, 16:09 | Par La Louve ἄλφα

oui j'avais vu un docu à ce sujet. C'est extraordinaire. Il serait intéressant de savoir si le mâle construit différemment en fonction du "type" de femelle recherchée ? Car la femelle apparemment va faire un choix sélectif pour des raisons que nous imaginons être l'assurance d'une meilleure descendance. Mais il y a certainement un choix de la part du mâle pour attirer la femelle qui lui semble la plus  "méritante" ou la plus attirante ? Sinon, cela pourrait vouloir signifier que la femelle n'est là que pour assurer une descendance mâle forte et n'a rien à donner dans ce processus. Vexant non ? Clin d'œil

 

25/01/2012, 15:10 | Par Crampon en réponse au commentaire de La Louve ἄλφα le 22/01/2012 à 16:09

Si l'investissement du mâle dans la reproduction se limite à parvenir à sauter sur une femelle, peu importe laquelle, ce qui est souvent le cas, c'est bien la femelle qui sera détentrice du pouvoir sélectif. Le mâle propose, la femelle dispose, sauf chez les espèces à harems.

L'Homo sapiens navigue entre différentes stratégies dans le temps et dans l'espace, mais avec l'invention de la pilule, par les mâles et pour leur propre plaisir, le pouvoir de sélection des femelles s'est considérablement accru (ce qui réactive les idéologies religieuses intégristes chez certains mâles contre-sélectionnables par ces dames qui n'ont pas envie de croitre et multiplier à tord et à travers).

22/01/2012, 20:52 | Par fadilbelma

Ouahh!Tout simplement fabuleux d'ingéniosité. Comme quoi, il n'y a pas de limite à l'imagination quand il s'agit de séduire que l'on soit animal ou homme!

Papier qui se lit et se relit avec malice et plaisir ...

18/02/2012, 18:29 | Par viviane Palumbo

votre article enfonce le clou : l'homme est un animal, le plus bête de la nature, une erreur de l'évolution !! les oiseaux sont tous descendants des dinausores qui étaient là bien avant nous, cette terre ne nous appartiens pas !!

19/02/2012, 23:28 | Par jamesinparis

Quand Sarkozy se met en scène, il met aussi les plus petits cailloux devant...

20/02/2012, 12:25 | Par GitcheManito

Article passionnant, pratiquement mieux qu'un documentaire animalier, et j'adore ça pourtant ;)

10/03/2012, 06:23 | Par valinchristine@orange.fr

article très chouette, facile à lire , j'envie presque ces femelles d'avoir des mâles intelligents et bosseurs! sans rolex et sans talonnettes.....il devrait en prendre de la graine afin de nous mettre à l'abri !!!!!

 

14/07/2012, 12:48 | Par Tomasz H.

Merci à l'architecte de cet article de haute volée !!

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