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L’agence de photos Grazia Neri en liquidation !

Rawalpindi, février 2008. Réunion de magistrats dans les locaux de l’Association du Barreau avant le départ d’un rallye.Rawalpindi, février 2008. Réunion de magistrats dans les locaux de l’Association du Barreau avant le départ d’un rallye.© Massimo Berruti / Agence VU / Représenté en Italie par Grazia Neri

 

Panneau_Presse_carte_0.jpgSelon The british journal of photography du jour « Grazia Neri Agency », l'une des agences photo les plus prestigieuses d'Italie, serait en liquidation. Depuis dix ans, la crise fauche les agences traditionnelles du photojournalisme.

 

«Après 42 ans d'excellence et d'intégrité dans le monde de la photographie italienne et internationale et du photojournalisme, Grazia Neri Agence est désormais contraint de se mettre en liquidation» » écrit le directeur exécutif Michele Neri, dans une lettre citée par le British Journal of Photography

Réduction sévère des effectifs, économies de frais - l'agence n'avait pas de stand cette année à Visa pour l'image - rien ne compense la grave crise économique qui touche la presse illustrée.

«Dans cette situation, avec une douleur immense pour notre histoire, pour les employés, l'équipe de vente, les photographes italiens et internationaux, d'agents et amis, pour toutes les expériences splendides de l'homme des années, en regrettant la perte d'un rôle culturel important, Grazia Neri Agence a décidé de mettre fin à ses activités » déclare dans la lattre lue par le British Journal of Photography.

Après dix ans de crise, qui ont vu les agences photos fermées ou être vendues, puis enterrer. Il reste quelques stars survivantes mais Gamma et Grzia, fondée à la même époque dans le même mouvement, sont à l'agonie ... Mauvaise rentrée, cette année.

 

Pourtant, à "Visa pour l'image", c'est Massimo Berruti, un photographe italien diffusé par l'agence Grazia Neri qui à obtenu le prix du jeune reporter de la Ville de Perpignan.

MP

17/09/09

Sources

Tous les commentaires

Encore une mauvaise nouvelle pour un secteur qui souffre déjà beaucoup et pas une agence photo n'est épargnée.

De plus, beaucoup de métiers sont affectés par exemples les documentalistes-iconographes, les laboratoires photos, etcetera. C'est tout le secteur de la photographie qui est en crise !

Je vis avec une photographe plasticienne et beaucoup de ses relations souffrent de cette mutation qui touche tous les acteurs du secteur partout dans le monde.

 

Oui, c'est hélas le constat que l'on peut faire. Je le nuancerai en tempérant votre "partout dans le monde". Je ne crois pas que ce soit le cas. De jeunes photographes émergent des pays en développement. Mais, c'est parfaitement vrai pour les européens.

Nous vivons rupture technologique doublée d'une révolution culturelle... Les circuits de distribution souffrent parceque les producteurs souffrent. L'ordre économique est boulversé, et tout les couts et les coups sont permis.

Bonjour Michel,

Je me permettais d'employer "partout dans le monde" en connaissance de cause. Simplement parce que mon amie voyage beaucoup pour ses travaux photographiques et les commandes qu'on lui fait.

Ses amis, relations, artistes, auteurs, photographes ou professionnels du secteur de la photographie français ou étrangers rapportent tous la même chose. Ils constatent tous que pour survivre, vivre de la photo, il leur faut faire du corporate, de la publicité parce que les commandes presse-éditions sont devenues presque inéxistantes et ne font pas vivre... Pour certains d'entre eux ils enseignent la photo au sein d'écoles.

Le secteur de la photographie est en crise depuis l'émergence du numérique et le développement d'Internet. Mais au moins il s'adapte, se transforme pas comme d'autres secteurs. Je pense bien entendu à la musique et au cinéma. Toutes mutations entrainent des destructions mais ouvrent de nouveaux horizons, initiatives et perspectives. J'en veux pour preuve :

- de nouvelles agences ou collectifs voient le jour ;

- la presse commence à redonner ses lettres de noblesse au photojournalistes. Les exemples de Life.com ou encore MediaVU en sont l'illustration ;

- la photographie est l'un des segements les plus porteurs du marché de l'art ;

- etcetera.

La situation est donc loin d'être évidente pour les photojournalistes et photographes plasticiens Américains et Européens. Mais je partage votre point, on voit de plus en plus émerger de nouveaux jeunes photographes. C'est la preuve que la photographie est bien vivante et c'est tant mieux.

 

Mais oui le photojournalisme et la photographie sont bien vivant. Ne croyez pas que tous les maux que vous décrivez n'existaient pas du temps de l'argentique !

 

Même dans ses années soixante dix, soit disant une bonne époque, nous étions nombreux a devoir faire de menus travaux "alimentaires"... Quand a la crise des agences, elle n'est pas nouvelles. Que dire de la révolution que furent l'implantation d'agences comme Reuters, Keystone avant guerre ? Que dire la révolution que fit faire au marché l'agence Sygma quand elle se créa sur un différent au sein de l'équipe fondatrice de Gamma ?

 

Le monde du photojournalisme, et du documentaire qu'il soit web ou pas, tourne aussi vite que l'actualité mondiale. Mais il est clair que des hommes et des structures souffrent et dispaaissent.

Bonjour Michel,

Vos commentaires sur votre expérience et vécu des années 70 sont très intéressants. Pourriez-vous envisager d'écrire un article ou un billet sur les agences photos à cette période ?

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