L'art, la culture et la gauche
Victoire ! Quelques mois avant une échéance électorale absolument cruciale, les partis de la gauche française semblent enfin se réveiller sur la question essentielle de la culture.
Nous nous en félicitons, bien sûr, et nous aurions mauvaise grâce à ne pas le faire, nous qui, depuis des lustres, ne cessons de tirer cette sonnette d'alarme. (1) Mais, il faut l'avouer, nous ne sommes pas certains qu'il s'agisse d'une prise de conscience suffisamment profonde de ce qui est aujourd'hui en jeu. Car, lorsque nous prétendons que cette question est essentielle, nous ne voulons pas - seulement - rappeler qu'il s'agit là d'un enjeu politique important pour la gauche française face aux effets délétères de l'ultralibéralisme… La situation est plus grave et elle dépasse de très loin les joutes conjoncturelles récurrentes en période d'élection.
Il est important de le rappeler : il ne s'agit pas uniquement de moyens, de rééquilibrage, de la considération accordée ou non par les pouvoirs publics aux artistes et aux équipes reconnues. Il ne s'agit pas de prétendre améliorer leur statut sans avoir, au préalable, expliqué pourquoi, si nous voulons bifurquer avant le mur, tout l'avenir de notre société dépend, non seulement des artistes, mais du statut que nous sommes collectivement capables d'accorder à l'immatériel, au non-rentable, aux valeurs de l'esprit, à ce que nous appelons culture au sens le plus large et le plus profond de ce mot, et donc à l'art et à tous les outils qui servent à fabriquer ce que Peter Brook nomme la relation. Faute de quoi, quelle que soit la bonne volonté affichée, notre société sera inéluctablement vouée, comme le rappelle Bernard Stiegler (2), à produire des artistes hors-sol, incapables d'entretenir un vrai dialogue avec la collectivité dont ils sont issus et à laquelle ils sont supposés s'adresser.
Ce que nous affirmons, c'est qu'il s'agit, au même titre que l'écologie et solidairement avec elle, d'un enjeu central pour l'avenir de notre civilisation. Bien sûr, dans une société post-industrielle qui ne connaît d'autre valeur que la rentabilité, l'idéal d'une culture et d'un art qui agissent en permanence sur et dans la collectivité pour en mettre en question les repères et tenter de la transformer, semble inatteignable. Mais cet idéal ne doit jamais être perdu de vue si nous voulons être capables de résister au clivage terrifiant qui se dessine entre deux formes dénaturées de l'art : d'un côté un populisme marchand qui, comme l'enjoignait une récente directive présidentielle, doit «répondre à une demande» sans offrir d'élever le niveau de conscience général - mais bien son propre niveau de rentabilité -, et de l'autre un «élitisme» abscons et suiviste de modes qui répond au besoin de distinction qu'évoqua Pierre Bourdieu. Pour échapper au piège de ce choix qui n'en est pas un, il faut retrouver le sens de l'art et de ses productions «délibérément écartées», écrivit Hannah Arendt, «des procès de consommation et d'utilisation», et de la mission d'artistes qui ont selon elle en commun avec les politiques d'avoir «besoin d'un espace publiquement organisé pour leur "œuvre", et de dépendre d'autrui pour son exécution.» (3)
Il ne faut donc pas se contenter, pour défendre une vision vraiment politique de l'art, de permettre à chaque citoyen d'accéder à une culture d'élite, mais donner aux pratiques artistiques leur véritable statut, celui d'outil au cœur de la société. Il faut pousser plus loin la réflexion.
On retrouve ici l'une des différences fondamentales entre la démarche de démocratisation culturelle mise en œuvre par André Malraux - dont l'objectif était de donner au plus grand nombre l'accès aux œuvres majeures de l'esprit - et les magnifiques initiatives d'Éducation populaire initiées après-guerre en France au niveau de l'État - et aujourd'hui en fin de vie -, fondées sur l'idée que l'art et la culture sont, avant tout, des outils d'initiation à la vie dans la société humaine.
Si la catastrophe politique que nous traversons devait nous être en ce domaine de quelque utilité, ce serait de nous obliger à un retour aux fondamentaux. Ces fondamentaux doivent être repris et réaffirmés avant toute décision politique, notamment d'ordre financier. À quoi bon, en effet, financer plus un mauvais système, sans l'avoir d'abord entièrement repensé ? Certains de ces fondamentaux furent portés par des socialistes, dont l'éphémère et courageuse ministre Catherine Trautmann, initiatrice de la Charte des missions de service public de la culture qui s'efforça de rappeler à leurs devoirs les utilisateurs de fonds publics, fut un exemple remarquable. Et personne ne pourra honnêtement prétendre qu'elle fut soutenue dans ce combat par ses pairs, ni par le «Gotha» culturel ! L'un de ces fondamentaux, c'est l'idée qu'il n'y a pas de distinction qui tienne entre ce que l'on appelle «socio-culturel» et ce que l'on qualifie d'«art». L'art est un acte plus ou moins efficace au sein de la collectivité, il donne ses fruits ou il ne les donne pas, mais, comme l'écrivit Denis Guénoun (4), il n'y a pas d'un côté un art «véritable», fait pour consacrer la distinction des élites et, de l'autre, un art qui serait de «deuxième vitesse». L'exigence, dans tous les cas, doit être aussi élevée.
Chacun se souvient que ce pays a été, il n'y a pas si longtemps, gouverné par une coalition de partis de gauche. La culture fut-elle alors prise en compte par l'État avec la profondeur requise, celle dont nous voulons parler ici ? Non. En dehors des exemples évoqués plus haut, elle ne le fut pas suffisamment, en particulier en termes de résistance à un ordre mondial de plus en plus contrôlé par les tenants de la finance et du commerce international qui, partout, tendent à imposer la tyrannie du chiffre. Et ceci, d'abord, pour une raison simple. Lorsque l'on met l'accent sur ce qui peut être utilisé par le pouvoir pour accroître son rayonnement en termes de valeur ajoutée, au niveau national pour une Ville, une Région, un Département, ou, au niveau mondial, pour un État, ce n'est plus vraiment de culture que l'on parle, au sens où nous voulons l'entendre. Lorsqu'on favorise ce qui est porteur de pouvoir, que ce soit ce qui est déjà visible et reconnu ou ce qui est susceptible de le devenir, on ne favorise pas la culture au sens d'une circulation permanente des idées et des symboles, on se contente d'utiliser ce qui, dans les productions culturelles, peut être utile au politique dans ses échéances et ses besoins de visibilité propres. Et c'est une chose tout à fait différente. Défendre la culture, c'est défendre la nécessité d'une action invisible, (ou à peine visible) qui agit à la fois dans la durée et dans l'instant, de ce qui n'a aucune vocation à faire la «une» des quotidiens, de ce qui échappe, comme le fait remarquer Emmanuel Wallon (5), aux enjeux macro-économiques, de ce qui ne produit aucun phénomène de vedettariat, de ce qui constitue, pourrait-on dire, la nappe phréatique sans laquelle aucune production culturelle visible et reconnue ne serait jamais possible, ne serait-ce que parce que les codes pour la décrypter finiraient pas disparaître de notre langage commun.
Depuis une quarantaine d'années, les questions de l'écologie ont traversé dans ce pays un parcours politique très semblable à celui qui s'amorce aujourd'hui pour ce que nous appelons culture. Des alertes de courageux imprécateurs, dont René Dumont ne fut pas le moindre - qu'aux débuts de leur combat, personne ou presque n'entendait - à la création d'une opinion, d'un vocabulaire commun, puis d'une force politique, la prise de conscience s'est progressivement nourrie d'un certain nombre de catastrophes dont nous sommes loin d'avoir vu le terme.
Or, ce qu'il faut faire entendre à nos responsables politiques, ceux, en tout cas, qui sont aptes à l'entendre, c'est que le même phénomène est sur le point de se produire aujourd'hui avec la "culture", ou ce que nous aimons nommer le symbolique, c'est-à-dire l'ensemble des outils de la construction de l'humain.
Il ne s'agira pas seulement, cette fois, de préserver la planète en tant que milieu naturel, mais bien de savoir si cette planète pourra être peuplée d'humains au sens que nous sommes encore en mesure de donner à ce mot. Il s'agit simplement de savoir si nous allons conserver à l'avenir la possibilité de construire des êtres humains pensant, capables, par conséquent, d'élaborer des modalités de vie commune.
Comme l'a dit et écrit si précisément la philosophe Marie-José Mondzain (6), lorsque nous parlons de culture, il ne s'agit pas seulement de la question du soutien public de l'un des éléments primordiaux de notre vie en société, il ne s'agit pas uniquement de l'un des aspects, fût-il essentiel, de notre vie politique. Il s'agit de la condition-même de toute possibilité de vie politique. Pas de vie politique digne de ce nom sans confrontation et circulation d'idées, et par conséquent sans possibilité de construire ces idées dans un échange permanent, pas de vie politique digne de ce nom sans mémoire historique, sans réflexion sur notre destin commun, pas de vie politique digne de ce nom sans le précieux exercice de polémiques intellectuelles fondées sur un savoir et une pensée qui se construit dans un aller-retour incessant entre l'individu et le groupe. Pas de vie politique digne de ce nom sans intelligence collective, sans débats et donc sans culture.
Et c'est évidemment pour cela que les tenants de l'ultralibéralisme, en s'efforçant de détruire, à l'échelle mondiale, toute possibilité de culture, en en brisant un à un les outils, de l'Éducation à la Recherche en passant par le soutien aux pratiques artistiques, ont bel et bien pour objectif de rendre impossible toute vie politique digne de ce nom pour, à terme, réduire à néant toute capacité de construction d'êtres pensant, rêvant, imaginant, édifiant l'avenir en n'oubliant pas le passé, faisant des choix et tentant de les éclairer, apprenant de l'autre, remettant en question leurs savoirs, pratiquant l'échange et le doute dans l'inappréciable agora que ne doit jamais cesser d'être une société humaine.
Nicolas Roméas, directeur de la revue culturelle Cassandre/Horschamp
www.horschamp.org
1 - Appel "Impossible absence" en ligne sur www.horschamp.org
2 - Bernard Stiegler est philosophe, il dirige l'institut de recherche et d'innovation (IRI) au sein du Centre Georges Pompidou. Il est l'initiateur du groupe de réflexion philosophique Ars Industrialis (« Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit »), dont il est le président.
3 - Hannah Arendt "La crise de la culture" Between Past and Future, première édition en 1961.
4 - Denis Guénoun est auteur de nombreux ouvrages sur le théâtre, professeur des Universités, agrégé de philosophie et docteur en philosophie.
5 - Auteur, professeur de sociologie politique à l'Université Paris Ouest - Nanterre.
6 - Marie-José Mondzain est auteur, philosophe, directrice de recherche au CNRS.


Tous les commentaires
Bien entendu, j’adhère en grande partie à l’essentiel de ce que vous exprimez (ou que je crois comprendre) dans votre billet, concernant l’art et la culture.
Peut-être voudrais-je nuancer, en donnant une autre version de ce que vous présentez à propos de l’historique du clivage entre art et affaires culturelles en France.
Vous écrivez :
« On retrouve ici l'une des différences majeures entre la démocratisation culturelle mise en œuvre par André Malraux - dont l'objectif était de donner au plus grand nombre l'accès aux œuvres majeures de l'esprit - et les magnifiques initiatives d'Éducation populaire initiées après-guerre en France au niveau de l'État - et aujourd'hui en fin de vie -, fondées sur l'idée que l'art et la culture sont, avant tout, des outils d'initiation à la vie dans la société humaine. »
J’ai de cette situation une autre analyse, partagée avec Franck Lepage. Je ne prétends pas connaître les intentions personnelles d’André Malraux, mais son ministère a tout de même écarté de fait l’art officiel, au profit de l’élite, de l’art populaire défendu alors de longue date par Jeanne Laurent, initiatrice, entre autres, des centres dramatiques nationaux décentralisés, avec le Quartel et le théâtre national populaire.
Il faudrait prendre en considération, je crois, cette lente mais profonde et comme inéluctable force des mentalités, construites et entretenues quotidiennement par le mépris et par l’arrogance des puissants contre tout ce qui est issu des populations... Ainsi, le ministère de la Culture (qui, depuis 1997, raccroche la Communication) est devenu progressivement le ministère des artistes, puis celui des spécialistes de l’art ; dès le début, le ministère de la Culture a relégué à l’amateurisme l’Éducation populaire ; très vite, les Maisons de la Culture ont été présentées comme les cathédrales du savoir, alors que les MJC, Maisons des Jeunes et de la Culture, se chargeaient de l’accès à l’art par les “non-publics”, les premières dépendaient du ministère de la culture, les secondes de la Jeunesse et des Sports.
Cette séparation se perçoit encore (cruellement, à mon sens) dans nos lycées, où même les classes à option théâtre ont pour seule vocation l’éducation des spectateurs, ses élèves ne pouvant prétendre aux concours d'entrée aux Conservatoires d'art dramatique nationaux (CNSAD, TNS, ENSATT...).
Ce que j’illustre par le théâtre est vérifié par d’autres secteurs des arts et des lettres... Mais la liste serait trop fastidieuse...
Jean-Jacques M’µ
Penser au péril culturel, l'englober avec les nourritures matérielles que vous rappelez afin d'éviter l'hystérisation générale impliquerait d'abord une prise de conscience de base : le réflexe de voter dès le premier tour à gauche à la présidentielle plutôt que de s'abstenir ou de voter blanc. Or, regardons autour de nous, l'individu chloroformé qui estime qu'avoir survécu au sarkozysme c'est déjà pas mal (!) préfère garder le même style de gouvernance pour 5 ans en ne se prononçant pas du tout, votez sans moi je n'y suis pour personne, arrivera ce qui arrivera
!
Si je vous ai bien comprise, Luciole, vous appelleriez à voter blanc dès le premier tour. Je crois savoir qu'il ne faudrait pas trop mépriser ceux qui décideront de voter au premier tour Jean-Luc Mélenchon ou Éva Joly, car ils ne seront pas dans l'acte réflexe, mais, tout au contraire, dans une réelle réflexion, et plutôt bien assurés d'une solide conscience de base, surtout en matière culturelle.
Quoi qu'il en soit, je ne sais pas exactement ce qui réjouit Nicolas Romeas dans les attitudes des partis de gauche qu'il évoque au début de son article. Je connais les penseurs qu'il mentionne, ce sont des chercheurs en philosophie politique qui méritent d'être entendus, oui, mais comment ?... et par qui ?...
Quant au grand débat national sur l'art et la culture, il ne suffit pas de le souhaiter, car le mal est fait : la fracture culturelle et artistique existe bel et bien, et le dialogue est particulièrement difficile à établir entre ceux qui font des arts un patrimoine à valoriser (au sens pécuniaire comme à d'autres sens) et ceux, inombrables et éparpillés, qui voudraient voir reconnus à l'échelle nationale leurs tentatives qui restent isolées sous le label non-professionnel-donc-non-artistique. En tout cas, ce réflexe-là existe au niveau du public, parce que dans les pratiques artistiques, là, on voit de plus en plus de professionnels recevoir des subventions pour que des amateurs accompagnent (participent, assistent) leurs expériences. Peut-être serait-ce à travers leurs exemples que pourrait s'amorcer un des axes d'approche des questions liées aux arts et aux cultures.
Pour en revenir au premier paragraphe du billet, je suis de ceux qui répugnent à utiliser le singulier pour le mot "culture", car ce mot sert trop souvent d'alibi protectionniste, parfois populiste, comme un véritable bouclier pour interdire l'accès des autres au nom de pseudo-libertés singulières plus ou moins "communautaristes" c'est-à-dire (laïcs ou non) rivées sur des traditions d'ailleurs réifiées, idéalisées, systématisées qui m'inquiètent beaucoup.
Jean-Jacques M’µ
Je crois savoir qu'il ne faudrait pas trop mépriser ceux qui décideront de voter au premier tour Jean-Luc Mélenchon
@ JJMU
Vous savez très bien et je vous signle même que je vôterai Jean-Luc Mélenchon car c'est le seul à avoir, en compagnie de ses économistes Jacques Généreux et Nicolas Bénès, a avoir labourer le sillon du "Manifeste des économistes atterrés" (voir mes 3 dernires billets).
J'ai la douleur de vous informer que je suis (presque entièrement) d'accord avec vous deux !
Manifeste des « économistes atterrés » par JEAN-MARIE CHARRON
Cette réflexion n'a de sens que si elle ouvre un vaste et puissant débat public, naturellement !
Cette réflexion n'a de sens que si elle ouvre un vaste et puissant débat public, naturellement !
@ Nicolas Roméas
C'est, heureusement, redevenu le cas au sein de Médiapart autour, entre autre, de Yves Besançon membre du club et co-rédacteur...
Sur les grands principes, c'est parfait, mais voilà.
Comme vous savez, Trautmann n'a pas fait long feu devant une équipe ministérielle qui n'a pas cessé de la mépriser.
L'organisation théâtrale est moyen- âgeuse.
Des fiefs, des seigneurs.
Le seul hic c'est que les seigneurs ne sont pas des combattants, ou des guerriers, ils se retrouvent héritiers, non par le sang mais par arrivisme, petits discours bien formatés pour plaire aux autorités nationales.
Si on donne les tréteaux de France à Renucci, c'est qu'Huster a fait top chié et s'est foutu de la gueule de l'Etat, et que là l'Etat ne pouvait plus faire de faux pas.
Ces directeurs n'ont plus rien à voir avec le monde de l'Art. ils ont des uniformes de sous préfets et sont chargés de faire régner l'ordre d'en haut en diffusant une sorte de culture aseptisée consommée passivement par une poignée de citoyens, les autres étant endormis par de belles séries TV. Le problème de notre homme politique c'est qu'il ne sent pas des besoins qui ne peuvent pas s'exprimer.
Un cheval qui n'a jamais goûté de foin, ne peut pas réclamer ce qu'il ne connait pas.
Le problèmes des hommes politiques, c'est qu'ils veulent séduire leur électorat dont ils croient déceler les goûts etc.
Je vous suis dans la métaphore du cheval ; nous avons en effet des déterminismes qui, à grande échelle, privent des populations entières d'autres formes de penser.
Quant à la nature clientéliste de la politique, c'est une perversion du système, soit, mais nous en sommes là, et il faut faire avec cette situation ancrée de très longue date dans l'histoire des nations, et désormais devenue un incontournable du phénomène offre/demande.
Voilà, vous avez énoncé le constat, que personne ne peut en effet récuser. Je me permets de le prolonger en osant proposer une problématisation : faudra-t-il, au prochain gouvernement né des urnes, absorber en un seul ministère, des affaires artistiques et culturelles, ce qui se trouve éparpillé aujourd'hui entre plusieurs ministères ?...
Jean-Jacques M’µ
C'est une question fondamentale qui, à mon avis, se pose également pour les questions d'environnement. J'inclinerais à penser que si ces deux thèmes cruciaux sont suffisamment pris au sérieux, ils devraient se décliner dans toutes les représentations publiques, à tous les niveaux.
Pardon, mais j'ai besoin de savoir à quoi vous faites référence en disant qu'il s'agirait d'une question fondamentale :
– du clientélisme en politique ?
– du rapport (bien inégalitaire) entre les arts et les pratiques (ou les affaires) culturelles ?...
– du vote aux prochaines élections ?...
– de la position des partis de gauche face aux arts ?...
– ... ?
Jean-Jacques M’µ
La Tribune d’Arnaud Montebourg, LA CULTURE EN OTAGE, sur Libération du 17 août [2011] interpelle largement sur la question des arts et de la culture. Je cite auparavant ses propositions, sachant bien que non seulement les festivals, comme Avignon, mais les structures également, et les institutions de formation, qu’elles soient nationales ou locales, se trouvent à devoir se situer face aux légitimes questions qui se découvrent dans ces lignes :
« Je propose donc une taxation culturelle sur les industries de la culture, par des centimes prélevés sur les bénéfices publicitaires des télévisions privées, les profits gigantesques des fournisseurs d’accès à internet et les produits industriels diffuseurs de culture comme ceux d’Apple. Ces prélèvements opérés par Bercy devront être explicitement réaffectés à la création artistique et à sa diffusion sur les territoires. Ce financement inédit, moderne et juste témoigne d’une vision responsable et généreuse, face à une économie qui doit participer à la création dont elle fait ses profits.
”Je propose la création de coopératives d’artistes, associant la population à la création, et les élus à la diffusion, développées sur tout le territoire, à partir des initiatives existant sur le terrain, comme nouvelle étape de la décentralisation culturelle, car un pays qui se rebâtit est un pays qui mise sur ses créateurs, et les encourage en tous domaines.
”Je propose l’instauration d’un prix unique de la culture, à l’image du prix unique du livre en 1981, déployé, dans tous les établissements publics, afin de renouer avec les intuitions fondatrices des pionniers de la décentralisation culturelle : Si la culture est un « service public », comme l’eau, le gaz ou l’électricité, il est nécessaire que son coût reste modeste, donc accessible, comme cela se passe lorsqu’on va à la piscine ou à la patinoire municipale. En clair, pour la culture, dans tous cas une entrée inférieure à dix euros.
”La relance et la généralisation du « projet des Arts à l’École », de la maternelle à l’université. Pour réussir l’intégration de l’art et de la culture dans l’éducation nationale, nous mettrons en place de véritables binômes artistes/enseignants, qui travailleront ensemble à l’année, dans chaque établissement.
”Enfin, la construction d’un véritable parcours professionnel pour les artistes de toutes disciplines. Nous devons en effet avoir le courage de régler la crise (continue) de l’intermittence. Des dizaines de milliers d’intermittents sont sortis du système (une sorte de licenciement de masse invisible), et il s’agit de redéfinir le statut de l'artiste dans notre société qui a besoin de création, en préservant l’esprit de l’intermittence : ils doivent pouvoir alterner des phases d’activité de production, de gestation, de réflexion et de recherche.
”Il est donc urgent d’ouvrir le débat, avec l’ensemble des protagonistes, en posant un certain nombre de questions cruciales : comment continuer à développer l’incroyable énergie que l’intermittence a su développer pendant de nombreuses années, avant la crise de 2003 ? Comment préserver et retrouver cette liberté, unique au monde, qui a su placer les artisans de la culture au cœur des enjeux de notre société ? Dans le contexte actuel, cet esprit de liberté au service d’une mission publique et citoyenne doit maintenant trouver d’autres règles et d’autres formes. À nous de les construire ensemble. »
Fondamentale pour une humanité qui refuse d'être divisée en morceaux.
Encore une nième réflexion sur l'action culturelle du politique, je partage en grande partie cette analyse, seule la phrase d'introduction m'a gratté les c.... :
"les partis de la gauche française semblent enfin se réveiller sur la question essentielle de la culture." ??? Heureusement que cette affirmation données sans arguments, est relativisée par la suite.
Avant de commencer mon argumentation, je pose une question : quelle culture ? N'est on pas noyé dans un océan de réflexions sur la culture en politique au regard du peu d'actions menées ?
Quels sont les actes politiques culturels qui ont eu effectivement des impacts dans le réel ? Sans parler des militants indépendants, des bénévoles, des organisateurs, des artistes, quels sont les actes des détenant du pouvoir qui ont produits des effets dans le réel, le quotidien du peuple, le langage, les relations sociales, les mentalités ?
On a eu 68, 81, la fête de la musique, les MJC, les évènements sportifs, l'avortement, les préservatifs, etc ... et aujourd'hui, à cause d'un abandon total de l'idée culturelle de la part de la gauche, on a le Sarkozysme qui d'une certaine façon a développé la culture de la droite décomplexée, une forme de relation sociale tendue, et conflictuelle. Beaucoup d'écrivains, d'artistes, surfant sur cette vague, ont récemment trouvé une tribune médiatique, leur discours s'est banalisé, d'autres trouvent leur tribune en réagissant contre, mais ne font qu'entretenir ce système, et aujourd'hui, sur le plan politique qui propose vraiment des alternatives ?
Qui à gauche a récemment ouvert une idée ou un réel débat culturel sortant du cercle des initiés ? Est-ce Eva Joly avec sa proposition de supprimer le défilé militaire du 14 Juillet, ou un intellectuel de plus qui conceptualise dans un langage incompréhensible pour beaucoup et qui ne touchera qu'un petit cercle très fermé d'élites bien pensantes ?
Par cette bombe dans la bouse française, Eva Joly est la première à avoir aborder le culturel dans cette campagne, au sens ou personnellement je l'attends de la part des politiques. A voir comment le PS a réagi, je ne comprends vraiment pas qu'on puisse dire aujourd'hui "les partis de la gauche française semblent enfin se réveiller sur la question essentielle de la culture."
La gauche de gouvernement qui représentait avant un acteur culturel essentiel surfant sur la vague 68 est aujourd'hui totalement dénuée de paroles, dénuée d'un idéal porteur. Elle ne fait que conceptualiser dans le pragmatisme économique qui restera toujours froid et sans saveur pour un peuple qui veut avant tout aimer, échanger, vivre ...
La culture de gauche s'imposera par des actes, dont le symbolisme bousculera les clichés de la droite classique, elle n'y arrivera jamais avec des concept fumeux et abstraits qui font mal à la tête. Pour cela il lui faudra le courage de ses opinions.
Qu'est ce qui coince aujourd'hui ? Face aux thèmes que la droite exploite, repli identitaire, sécuritaire, culte du bling bling, la valeur travail sous-entendu soumission au capitalisme, la gauche n'assume pas de contre culture, elle ne fait que réagir en étant indignée, mais elle ne propose pas d'action allant par exemple vers ce qu'on attend d'elle soit une idée du multi-culturalisme, une réflexion sur l'universalisme, l'évolution des mentalités qui devront s'adapter à la décroissance qui s'impose, la soif d'apprendre, de connaître l'autre et de relever les défis culturel liés au mondialisme.
Seul les écolos, dont je me méfie pour leur orientations très libérales, agissent dans ce sens.
Concernant la culture, on constate les paradoxes entre une politique très interventionniste face à une politique hyper libérale, (voir l'émission sur Arte, "de la culture en Amérique" http://www.vodgratuite.com/revoir-emission-de-la-culture-en-amerique) l'une n'a jamais prouvé qu'elle était meilleure que l'autre.
Pourquoi toujours penser la culture en terme de statut, de structure, d'élan, de finance ou je ne sais quoi. La politique a une influence fondamentale sur la culture, son action culturelle doit certes être pensée, réfléchie, organisée mais ça ne suffit pas elle ne s'inscrira vraiment que dans l'action et le courage politique comme l'a plus récemment démontré Eva Joly et bien d'autres par le passé.
Vous ne développez pas suffisament ce qui vous gratte. Faites un effort allez plus loin !!
@Nicolas,
ce qui me gratte se développe surtout dans l'intimité
Ce que nous affirmons, c'est qu'il s'agit, au même titre que l'écologie et solidairement avec elle, d'un enjeu central pour l'avenir de notre civilisation.
@ Nicolas Roméas
L'alliance du lapin et de la carpe, de l'art de la culture et de la dite goche bien pensante, cul serré et main sur le coeur, a donné les langeries dont vous trouverez ci-dessus une tentative pour en rendre compte :
http://blogs.mediapart.fr/blog/kakadoundiaye/290909/l-illusion-esthetique
http://blogs.mediapart.fr/blog/kakadoundiaye/290909/l-illusi...
@ kakadoundiaye
Ce billete est vraiment très intéressant mais je n'ai pas trouvé de lien direct avec le "Manifeste des économistres atterrés"...
ce papier, ancien, écrit en 90 je crois ou dans ces années là, était d 'abord à l'époque iconoclaste: alors que la langerie faisait dans la dentelle et recevait chaque jour des hommages appuyés il y avait une voix qui s 'élévait non pour dire j"e n'aime pas les Morellet et autres faiseurs que toutes les municipalités invitaient a grands frais à leurs cocktails" mais tentait d 'expliquer pourquoi les meilleurs esprits étaient soudain frapper d 'aveuglement et se soumettaient aux diktats d'une bande d 'escornifleurs. L'autre texte " l'expo" dans mon billet rend compte de ce choc. De façon plus humoristique car il s 'agisse d 'une réalité..
Salut Nicolas,
Excellent papier.
J'ai aussi un assez bon souvenir du "sous-ministre" Dufour.
Le monde de l'éducation populaire est dans une situation bien plus problématique que le monde artistique. Le languisme n'y est pas pour rien.
Et c'est évidemment pour cela que les tenants de l'ultralibéralisme, en s'efforçant de détruire, à l'échelle mondiale, toute possibilité de culture, en en brisant un à un les outils, de l'Éducation à la Recherche en passant par le soutien aux pratiques artistiques, ont bel et bien pour objectif de rendre impossible toute vie politique digne de ce nom pour, à terme, réduire à néant toute capacité de construction d'êtres pensant, rêvant, imaginant, édifiant l'avenir en n'oubliant pas le passé, faisant des choix et tentant de les éclairer, apprenant de l'autre, remettant en question leurs savoirs, pratiquant l'échange et le doute dans l'inappréciable agora que ne doit jamais cesser d'être une société humaine.
Ben , c'est bien ça, je n'ai pas de temps : d'autres devoirs m'appellent : de gens que j'aime bien qui rentrent de vacances...dans ces gens cités, je crois que des années 70, j'ai une grande coïncidence que j'aurais eue (indirectement) avec Bernard Stiegler. J'y reviendrai ou l'on m'en parlera. Pour l'heure VeV , je n'ai pas vu un SEL sincère, apparaître dans vos lancements d'articles à la suite de
propos de MC Porteu, vraiment étonnants et vrais et entraînants. Matériel hors d'usage, Prêt à poursuivre dans secteurs MC Porteu, Annie, JJMu Cereb, Et beaucoup d'autres y compris d'artistes, hors les circuits j'vends tout.
Bonne journée; Je relirai pour relier. Mieux ? : je lis et je relie, je relis et je lie,
en espérant que le correcteur d'othographe ne sera pas à regretter. Ciao Bernardo
Bonsoir Monsieur le Directeur
Bonsoir Nicolas (ici),
Merci Nicolas (un prénom que j'ai deux fois du mal à écrire). Très vite, je viens de remplir 2 pages à partir de votre article, suivi après votre signature du solide peloton de vos 5 compagnons dont le dernier mot de description est CNRS...(Votre Revue, Cassandre, participait à la Fête de l'Huma 2009...) Et puis, incroyable découverte du n° 2, Bernard Stiegler, que je pensais même retrouver, après son passage en octobre 2009 à la Maison de la Poésie, non pas en premier lieu pour sa conférence, mais après lecture de son CV où je pressentais - et pressens toujours - une grande coïncidence. En effet, Bernard
(très joli prénom), indique les 5 ans de prison qu'il a effectués entre 78 et 83 à Toulouse et surtout à Muret. Or, du même âge, un artiste, rencontré fin 1974, voulut imposer le dessin que je lui demandais pour la couverture d'un bouquin intitulé La mi-temps. Je ctrois que l'histoire peut être contée car elle met divers personnages en lice au travers ces 4 dernières décennies...
(Si vous le souhaitez demain, Nicolas. Mais laissez-moi ne pas "lâcher" Bernard Stiegler pour deux mots sur ce jeune dessinateur, féru de philosophie, où les détenus s'adonnaient à des cours de leur iscipline favorite ! Sûr que Bernard et J.P., ne devaient pas en souffrir.
Demain, c'est déjà ce jour 25... Bernard
Bonjour Nicolas et autres visiteurs,
Merci d'avoir laissé la place libre permettant ainsi d'enchaîner avec la suite concernant des prisonniers à Muret dans les années 78/83...
Nous pouvons tous connaître dans nos vies ("fragiles"*) des hasards, j'aime dire des "confluences" même si confluer et "famille" sont réservés à l'eau(...). mais bien qu'ayant été gâté dans ce domaine (et parfois le contraire, quand c'est vacheries mais bon, faut positiver le plus possible*), j'ai à ce moment même une pression maxi, avec des "choix" (pas malheueux concernant l'aspect personnel, celui qui ne regarde que chacun ou chacune). Tout ceci pour dire que je ne pourrai me remettre à l'ordi que ce soir vers 18 heures. Et puis, dans cette confluence, est aussi, hors personnel, un lieu de débats où je pourrai aller ou non. Alors, peut-être à ce soir. Voir *
Dans le cadre de choses diverses perso que chacun(e) de nous ne peut dire qu'à peu de personnes, j'écrirai avec confiance 2 lignes au Directeur. Merci !
Bernardeau...
Suite et fin provisoire ? de ce qui précède et qui essaie de répondre à l'article de Nicolas en général et bien sûr, en particulier à la coïncidence que je pense possible, à savoir qu'en 1974, un jeune étudiant des Beaux Arts avait voulu illustrer un bouquin de 205 pages et produire des dessins inspirés par la lecture qu'il en avait faite en une nuit (?!!). Ce garçon perdu de vue a(vait) pour initiales IP.B (je n'affiche pas son nom, mais évidemment, je le produirai si Bernard Stiegler, par le canal de Nicolas , voulait ou/et pouvait donner d'autres détails...(Pour ma part, également,- j'ai découvert ceci fin 2009, avant et après le passage de Bernard Stiegler à la Maison de la Poésie, et après lecture de sa biographie, qu'il tient à ouvrir par les 5 ans de Muret(s), que tout est possible au plan humain...
jusqu'au passage, pour quelques-uns dans l'élite et que dans ce secteur (de l'élite), se trouvent des écrivains, chroniqueurs,...qui démontrent combien la Culture est nécessaire et qu'elle est à tous les autres niveaux dans le peuple : quand un être communique, il facilite la/les relations...Bien sûr cette comm. doit être Vérité (démontrée ou "trable" comme dtsent des Wallons)...Le livre, à compte d'auteur, n'était pas une"oeuvre", seulement une révolte. : Adressé à 1000 personnes, il obtint en 3 mois les scores suivants : 720 souscriptions, 80 retours, 200 silences. Et aussi 1 boîte à chaussures de courrier (pointure 43). Avec les lettres, je fis 40 pages passées dans un second bouquin (je précise de suite que de ces 2 livres, je n'ai rien à vendre en l'état.). Le livre intitulé La Mi-Temps signé B. Lepeuple plut donc à 90% des exprimés...L'auteur reçut aussi des compliments pour les dessins de JPB dont je pense qu'il était, lui, de la trempe de Bernard Stiegler...Rapide fin (?) de l'histoire ...
En septembre 1973, indigné(!) - à l'époque ce fut révolté à l'encontre de deux êtres : un patron héritier d'une Maison d'éditions philatéliques et dans une autre société par un chef-ingénieur déclencheur du bouquin fin 74 - je démissionnai et voulus utiliser les 3 mois de préavis (est-ce le terme ?) pour décrire une imbécile gabegie, évidemment méchante crescendo...En 50 jours, 200pages d'où je tirerai les 123 premières de La Mi-Temps dans le 2èsemestre 74, après être passé par les pattes de celui que le dessinateur JPB croqua en coyote............. Voici comment je rencontrai JP. B
Un artiste (de renom aujourd'hui) ne pouvait pas me faire la couverture et m'adressa à JP.B (voir plus haut).Je lui passais le manuscrit, sans le rencontrer et nous convînmes d'un Rz-vous vers Vélizy dans un quick de l' époque. Et alors là j'allais voir ce que j'allais voir. Pas friqué, je voulais juste une couverture.....Et il me présenta celle qui fut, celle que le manuscrit lui avait inspiré tout en disant pourquoi il avait fait 2 ans de philo et il n'avait pas vu dans ses cours de textes(?) aussi "efficaces"...Mais ce n'était pas tout. Il avait ajouté 3 dessins : El Dingo en coytte pour le déclencheur,- 2 gus de dos avec sur 1 maillot Bêtise et sur l'autre sa soeur Vacherie,- enfin 1 coeur compressé par une main...Enfin, il ne voulait pas que je le paye - on verrait avec les résultats - !!! Inoubliable, inoublié. J'ai plusieurs fois cherché. En 2009, le CV de Bernard Stiegler m'a conduit sur Internet à chercher Prison, Muret, Cours de Philosophie. Alors, avec bien d'autres arguments que je n'ai plus le temps ce jour de développer, je crois, Monsieur le Directeur de Cassandre:/ Horschamp que, peut-être, nous nous sommes compris et que je souhaite à votre équipe et à vous bonne compréhension du peuple des inconnus.
Un citoyen d'en bas et des sous-sols, résistant de "vocation" ? qui imite un général : je vous ai compris (?). Ce jour, je suis à nouveau dans 1 choix pour 3 jours qui viennent mais je crois en fonction aussi de la finitude que je vais retenir - ce que je n'ai pas toujours su faire celui qui m'est le plus accessible et qui est pour Môâh....Mais l'autre que ne fuis pas j'y pense et aurai toute nouvelle...Evidemment, si j'avais pu utiliser des formules toutes faîtes de Jaurès, c'eût été mieux. Hors antenne 1 mot. Bernard Lepage
PS : message pom pom pom pom : j'ai perdu du Sel
Je répète (ici l'onde anti- oligâchis) : j'ai perdu du sel ! BL
Bonjour,
Avant de partir ce 27/8 à une première école buissonnière depuis des lustres, je voudrais, à l'antenne, plagiant Nicolas, écrire :
"J'ai la dou(l)ceur de vous informer que je suis (presque entièrement) d'accord avec vous trois (peut-être davantage ici mais n'ai pas tout lu)...Les trois nominés : JJMU, Vivre est un Village et Nicolas..
- JJMU et 1 feuillet imprimé du 1er août a casa pour le Théâtre de la Luna - Paul Eluard...Sur l'affiche, au-dessus de BIEN AU-DESSUS DU SILENCE, j'ai écrit en "épousant" ces LETTRES : Sous la Voûte de Jaurès = Humanisme et (à placer 6ème République et sigle fédérateur d'un rassemblement déjà commencé..................). A JJMU qui ne peut-être qu'à Buoux que je lui souhaite excellent pour lui et TOUS les présents...
-VeV, un résistant permanent et totalement dévoué à l'humanité idéale en passant par le réel.(Encore 1 plagiat) Quelle fougue manifestée pour déjà s'engager sur le nom d'un Président. Merci pour l'exposition des Economistes dont le cercle s'agrandit et celui des citoyens aussi...Avec lui pour un souci qu'il n'a pas à porter. A bientôt ! BL
- Nicolas que je plagie encore(...) pour la suite de ses réponses ci-dessus exemples: du 8 août 24 heures 15 (jeu : cherchez l'erreur) ou du 9 août 1H17.
Où que vous soyez ce jour, au sud (Buoux par exemple) à l'ouest (pas forcément à La Rochelle), au nord, à l'esr...au boulot pour la 6ème ou en farniente, bonne(s) journées et à bientôt j'espère.
Bernard.
-VeV, un résistant permanent et totalement dévoué à l'humanité idéale en passant par le réel.(Encore 1 plagiat) Quelle fougue manifestée pour déjà s'engager sur le nom d'un Président. Merci pour l'exposition des Economistes dont le cercle s'agrandit et celui des citoyens aussi...Avec lui pour un souci qu'il n'a pas à porter. A bientôt ! BL
@ Lepeuple 74
Bonjour Bernard,
Je t'écris avec la tête sous le sable en espérant me faire pardonner de ne pas les avoir avant notre "mythique" café, prolongement de kla non mons célèbre porte ouverte Médiapart du 14 Mars.
Je ne mérite pas tes éloges mais j'en suis très honoré car ils viennent d'un écrivain, poète et militant de tous les instants.
Salud et à notre prochain café !!!


Merci Lepage pour ce petit coup de remonrée au tracker, d'un excellent billet.
Lisez- le, en sirotant votre café. ça ne mange pas de pain, et ça éclaire la route.
Bon, sérieusement, va-t-on se mettre à parler de politique en arts et en culture ?...
Je ne suis pas sûr, Nicolas Roméas, que vous preniez très au sérieux nos questions. Peut-être les interventions de ce fil peuvent-ils justifier votre désintérêt, en l'abandonnant à n'importe quelle intervention, si incompréhensible qu'elle pût être.
Tout de même, un réel débat s'impose.
Arnaud Montebourg, notamment, et d'autres essaient de s'en emparer, à gauche. Mais avec les limites qu'on sait, renvoyer dos à dos l'élite et le populisme, le démagogique et le pompeux, l'utilitaire et l'utilité...
J'ai attiré votre attention sur les débuts du ministère des affaires culturelles au détriment de l'éducation populaire. Le débat vous semble surfait ?...
Allons donc !...
Michel Simonot et d'autres, non moins considérables, s'y penchent bien, eux !
Comment peut-on, à la fois en appeler à un grand débat NATIONAL sur un sujet pareil et se révéler à ce point-là, distant aux limites de la conformité des actes avec les propos, aux limites de la correction avec ceux qui ont pris le mal de vous lire et d'engager le dialogue avec vous ?
Jean-Jacques M’µ
Plutôt que des gesticulations prétentieuses déguisées en art savant. Je crois que le mond des arts a besoin d'art savant déshabillé de la domination.
Modèle Blaise cendrars. Celui qui sait tout et ne le montre jamais.
Tout à fait d'accord avec ça !
Les commentaires ici sont libres JJMU, comme je suis libre de ne pas du tout penser que monsieur Simonot soit "considérable". Je ne vois pas en quoi il le serait…
Vous n'êtes pas du tout obligé d'être d'accord avec ce que j'écris, mais - dans une période où nous aurions besoin d'être forts ensemble - se mettre à deux pour taper sur mon texte de façon très superficielle comme Simonot l'a fait avec Diane Scott n'est vraiment pas digne de considération à mon avis.
Je n'ai jamais pensé qu'il avait beaucoup de talent, mais là, c'est carrément idiot !
Si ils avaient quelque chose d'important à dire, alors ils auraient pu, plutôt, écrire un grand texte sur le sujet qui nous aurait tous fait avancer, mais, dans une période où il faudrait s'unir, ils préfèrent que l'on s'entre-déchire.
Pas très malin à mon avis, pas très "considérable".