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Brève missive à l’attention du chef de l’Etat sur son voyage en Algérie

Monsieur le Président, par la présente mon intention est « d’écrire chose utile à celui qui l’entend » en m’inspirant, fort modestement, du célèbre auteur de cette citation : le très avisé Machiavel. Aux dires de certains, votre prédécesseur socialiste à l’Elysée, François Mitterrand, aurait été sensible à ses enseignements. J’ignore si le Florentin, à qui l’on prête tant et plus, a effectivement guidé les pas de celui qui fut votre mentor, mais cela semble lui avoir réussi ; sa longue et méandreuse carrière politique en témoigne.

Deux mois après le bref communiqué dans lequel vous écriviez : « la République reconnait avec lucidité la sanglante répression » du 17 octobre 1961 au cours de laquelle des dizaines d’Algériens furent massacrés par des policiers dirigés par le préfet Maurice Papon –ce que ce texte ne dit ni ne nomme, hélas–, votre visite d’Etat en Algérie peut être un événement. Il vous appartient de faire en sorte qu’il en soit ainsi. Chez vos adversaires, ce voyage alimente certainement quelques craintes, hypocrites et feintes, puisqu’il sera pour eux l’occasion de vous critiquer sans ménagement. Pour celles et ceux qui, de part et d’autre de la Méditerranée, estiment que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, commis par la France depuis 1830, doivent être enfin reconnus, votre déplacement suscite au contraire des attentes nombreuses.

Pour ne pas provoquer l’ire des premiers et la déception des seconds, vous avez beaucoup consulté, et je ne doute pas que de sages conseillers, officiels et officieux, vous ont recommandé la prudence. Selon eux, elle seule permettrait de ménager les uns et de satisfaire en partie les autres. En cette matière, j’ai la faiblesse de croire qu’ils se trompent, et vous trompent. Quoique vous direz sur les « événements » et « la présence française » en Algérie, comme certains l’écrivent encore en usant d’une rhétorique forgée à l’époque de la République coloniale, l’extrême-droite et l’UMP, que l’on peine à distinguer sur ce sujet et quelques autres, protesteront de façon véhémente et convenue. Nul besoin d’être grand clerc pour deviner la teneur de leurs communiqués. Tous vous accuseront de « céder aux sirènes de la repentance, de ternir l’image de la France, de porter atteinte à l’honneur des milliers de soldats qui ont combattu avec courage la terreur du FLN, et de diviser nos compatriotes en ouvrant de nouveau les plaies du passé ». Quant aux vociférations pavloviennes de messieurs Fillon et Copé, et de leurs lieutenants respectifs, elles seront d’autant plus bruyantes qu’ils sont engagés dans la bataille fratricide que vous savez. Quelle aubaine, pour eux, de pouvoir la faire oublier un instant en donnant l’image d’une organisation enfin rassemblée pour défendre « l’unité et le drapeau de notre beau pays ! » Seul votre silence pourrait les satisfaire, ce à quoi vous ne sauriez vous résoudre sauf à trahir les espoirs de celles et ceux qui attendent une déclaration précise et forte.

Sur cette question en particulier, « j’ai opinion qu’il soit meilleur d’être hardi que prudent », comme l’écrit aussi le précieux Machiavel, car vous n’avez rien à gagner en cédant si peu que ce soit à vos adversaires. Jamais ils ne vous en seront reconnaissants et toujours ils vous combattront avec acharnement cependant que les femmes et les hommes, qui espèrent de ce voyage officiel, verront dans ce geste un compromis inutile et une opportunité gâchée en raison de craintes sans fondement. En persévérant dans cette voie, que l’on doit vous présenter comme la seule raisonnable, vous risquez de perdre sur de nombreux tableaux. A droite, pareille position ne fera pas taire ses représentants revanchards et obtus. A gauche, elle décevra ceux qui estiment que la reconnaissance explicite des crimes coloniaux est un acte de justice et de vérité que la République doit aux nombreuses victimes, et à leurs descendants français et algériens. Je sais que dans les heures qui ont suivi la publication du communiqué consacré au 17 octobre 1961, vos amis et quelques autres ont salué votre courage exemplaire. Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent.

En ces matières, le pays que vous présidez se signale par la pusillanimité réitérée de ceux qui l’ont dirigé. Pour en prendre la juste mesure, il faut s’affranchir du francocentrisme partagé par beaucoup de fiers républicains, à droite comme à gauche, qui entretiennent sans fin le mythe de l’exception française. A preuve le discours du premier ministre australien qui, en 1992, a reconnu les « dépossessions », les « discriminations » et les « crimes » commis à l’encontre des Aborigènes lors de la colonisation de ce territoire. A preuve, aussi, à l’occasion du centenaire du massacre des Hereros, perpétré en 1904 par les troupes du général Lothar von Trotha, la déclaration du ministre allemand de la Coopération économique et du Développement. A preuve, enfin, l’inauguration à Washington, en septembre 2004, du Musée national des Indiens d’Amérique au cours de laquelle, son directeur, d’origine cheyenne, a rappelé que « la rencontre » avec « l’homme blanc » avait été une tragédie pour les peuples autochtones. Par sa bouche, les autorités admettaient ce que de nombreux historiens avaient établi depuis longtemps.

Monsieur le président, j’ai ouï dire que vos distingués conseillers ont dépensé des heures précieuses pour trouver un cadeau à offrir à votre homologue algérien en signe de réconciliation et d’amitié, et qu’ils se sont heurté à de nombreuses difficultés juridiques et pratiques. Très humblement, comme il se doit, je me permets de formuler cette proposition susceptible de tirer les premiers de leur embarras et de vous faire entrer dans l’histoire comme l’homme du courageux discours de Tlemcen. En des termes simples et clairs, dites que vous reconnaissez les crimes coloniaux commis par la France ; il n’est pas de présent plus précieux, ni de plus attendu.

 

O. Le Cour Grandmaison, dernier ouvrage paru : De l’indigénat. Anatomie d’un « monstre » juridique. Le droit colonial en Algérie et dans l’empire français, La Découverte/Zones, 2010. 

Tous les commentaires

18/12/2012, 13:33 | Par Jean-Paul Bourgès

Tout à fait d'accord. Mais surtout arrivons-en, cinquante ans après l'indépendance de l'Algérie, à la signature d'un réel "traité d'amitié Franco - Algérienne".

Cet acte fondateur d'un avenir, perdrait beaucoup de son sens s'il était signé lorsque tous les acteurs du déchirement Franco - Algérien auront disparu. Il n'en reste pas beaucoup, il ne reste donc pas beaucoup de temps pour franchir cette étape.

Mon père est mort il y a déjà vingt deux ans, j'aurais aimé le voir se réjouir d'une afirmation de l'amitié entre la France et l'Algérie (Où il était né), comme j'avais été heureux de voir, vingt ans après la fin de la deuxième guerre mondiale, ma mère recevoir à sa table un ancien officier de la Luftwaffe, devenu professeur-chercheur en biologie collaborant avec l'Institut Pasteur où travaillait ma soeur !

 

18/12/2012, 10:12 | Par Serge ULESKI

@JP Bourgès

 

Si vous ne faites pas de différence entre la RFA démocratique d'alors, Etat de droit, et une Algérie dirigée par des assassins et des voleurs (FLN et Armée...)...

Alors... c'est le Peuple algérien que l'on trahit une seconde fois.

***

Qu'est-ce qui vous aveugle ?

La bêtise ou bien la culpabilité ?

Il n'y a pas deux manières de soutenir ceux qui luttent tous les jours pour un Etat de droit en Algérie.

18/12/2012, 11:37 | Par Jean-Paul Bourgès en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 10:12

J'aimerais tellement que le refus obstiné à tourner la page après cinquante ans soit l'expression d'un souhait d'un régime aussi apaisé et démocratique en Algérie, qu'il l'était en RFA au milieu des années 60 ! En fait, je pense que ça doit, surtout à l'esprit toujours vengeur que Monsieur Gérard LONGUET a bien exprimé récemment par son bras d'honneur. Mais je suis sûrement très bête, car je ne me sens coupable de rien.

18/12/2012, 16:37 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Jean-Paul Bourgès le 18/12/2012 à 11:37

Gardez donc votre compassion et vos bons sentiments  pour la moitié de l'Algérie qui est au chômage et les couples et leurs enfants qui ont pour seul logement :  des caves, comme les rats, pour ne rien dire d'une guerre civile savamment provoquée et entretenue au bilan de 300 000 morts et une corruption quasi constitutionnelle : article premier : " Sors ton fric si tu veux vivre comme un être humain.  Sinon... crève !"

18/12/2012, 18:38 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 16:37

@Serge Uleski

Les algériens n'ont pas besoin, que leur parole soit portée,  par un pro soralien marxiste- lepeniste,  et pro dieudonniste-fn, comme vous..

Occupez -vous des 600 milliards sortis de la France,  des entreprises bradées et privatisées par l'Etat complice d'un réseau capitaliste et financier, une oligarchie,   et des millions de chômeurs..qui sont mis à genoux, et un pays où une organisation a confisqué la souveraineté des citoyens, après avoir ratissé toutes les richesses !

18/12/2012, 11:54 | Par Christian RAFFALLI en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 10:12

Croyez-vous que F. Hollande ne sache pas ce qu'est ce pouvoir algérien ? Vous voulez quoi au juste, Monsieur Uleski ? Qu'il arrive à Alger et explique aux Algériens que ses dirigeants sont "des voleurs et des assassins" ? Un peu de sérieux ! "La bêtise ou la culpabilité" dîtes-vous ? Mais ce que vous dites, vous, c'est tout simplement l'irresponsabilité. Bien au-delà de leurs dirigeants sur lesquels ils n'ont plus depuis longtemps aucune illusion, ce sont tous les Algériens qui l'écouteront avec attention car en l'occurrence la France c'est François Hollande qui porte sa voix, que cela vous plaise ou non.

18/12/2012, 11:58 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Christian RAFFALLI le 18/12/2012 à 11:54

Rien ni personne ne l'obligent à aller en Algérie.

18/12/2012, 12:12 | Par Jean-Paul Bourgès en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 11:58

Cet échange montre bien la difficulté à sortir du cercle des anathèmes. Cette façon de voir les choses m'est étrangère et je ne me suis pas exprimé sur le registre de la compassion, mais sur celui du réalisme tentant de dépasser les passions héritées du passé.

18/12/2012, 12:20 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Jean-Paul Bourgès le 18/12/2012 à 12:12

Les passions du passé ?

On vous parle de l'Algérie d'aujourd'hui !

18/12/2012, 13:39 | Par Jean-Paul Bourgès en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 12:20

Vous avez vraiment l'air d'ignorer qu'il y a eu un passé et que ce qu'un certain nombre de gens disent, c'est qu'il ne serait que temps de solder ce lourd passif.

La question de la situation actuelle de l'Algérie est autre chose et ce que vous exprimez à ce sujet ne m'indiffère nullement.

Mais il se trouve que pour aborder la situation actuelle, il est indispensable, de la part des Français, d'avoir définitivement tourné la page d'avant ... et ça n'est, héla, pas gagné.

18/12/2012, 10:13 | Par Ahmed KETFI

Il y a plusieurs manières d avoir du génie Monsieur Olivier Le Cour Grandmaison fait partie du cercle de Stéphane HESSEL

18/12/2012, 10:49 | Par GILLES WALUSINSKI

Monsieur le Président, prenez le temps de lire ce billet avant de traverser la Méditerranée !

18/12/2012, 10:55 | Par thierry de Pontcharra

un conseil très simple, n'hésitez pas à boire du thé à la menthe très chaud et à ne pas refuser "les cornes de gazelle", ça remet les idées en place et ça vous donne parfois une très belle ouverture sur ce qu'on peut appeller un juste dialogue

18/12/2012, 11:34 | Par Serge ULESKI

"Monsieur le président, j’ai ouï dire que vos distingués conseillers ont dépensé des heures précieuses pour trouver un cadeau à offrir à votre homologue algérien en signe de réconciliation et d’amitié..."

C'est ça, une beau cadeau ! Un de plus !

Alors que la moitié de l'Algérie est au chômage et que les couples et leurs enfants ont pour seul logement :  des caves, comme les rats.

18/12/2012, 12:19 | Par Serge ULESKI

Sinon, est-ce que quelqu'un peut nous dire pourquoi Hollande doit se rendre en Algérie ?

18/12/2012, 14:50 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Laurent Milleville le 18/12/2012 à 13:13

Certes ! Certes !

***

Comment on fait pour serrer la main des dirigeants assassins et voleurs de ce pays ?

Il y a mille manières de développer des relations avec un pays sans pour autant passer par ses dirigeants, surtout lorsqu'ils sont infréquentables.

Il y a deux semaines c'était ce porc de Netanyahou.

Ca commence à faire beaucoup pour une Présidence qui n'a même pas un an.

18/12/2012, 14:54 | Par Laurent Milleville en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 14:50

Suis d'accord avec vous sur les "infréquentables, assassins, voleurs, porcs"... Rien n'est à sauver de ce côté et je plussoie.

Et si avec un reste "d'humanité", il profitait de ce voyage pour un voyage de paix et de reconciliation, pour avancer sur un sujet très présent au coeur de notre société ? Vous imaginez, Hollande prenant de la hauteur, de l'envergure et prônant un message de reconciliation (déjà chez nous !...) ? Mais je rêve, ce serait trop normal... Ca fait juste 50 ans qu'on attend un peu d'humanité à propos de ces "événements"...  Mer... quand est-ce qu'on sort de ce cycle infernal  ?? Etre "humain" est certainement trop normal...

18/12/2012, 15:31 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Laurent Milleville le 18/12/2012 à 14:54

 images?q=tbn:ANd9GcSHXl01ntgP9TEO0Wd4yyE

Ces Etats-là n'ont pas besoin d'alliés mais de complices.

La France qui n'appartient pas à Hollande et la fonction présidentielle pas davantage, n'en sortira pas grandie.

***

Sinon...

Pour prolonger et rebondir... cliquez les nouveaux ploucs (parce que là, avec ce billet, on est vraiment en plein d'dans)

 

18/12/2012, 17:35 | Par Françoise Majorel en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 14:50

Sans vouloir vous offenser, vous connaissez un chef d'état  honnête ? Tous les peuples sont, hélas, représentés par des bandits plus ou moins sanguinaires. Ils agissent au nom de leur peuple, sans que celui ci ne soit informé de la réalité des faits et sans qu'il ait son mot à dire . Ceci dit, quand un état  veut adresser un message à un autre état, je ne vois pas comment faire autrement, que permettre une rencontre entre ses représentants, aussi malodorants soient ils.

18/12/2012, 17:37 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Françoise Majorel le 18/12/2012 à 17:35

Poignée de main et bise ?

18/12/2012, 17:54 | Par Jacques Vouillot en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 12:19

Hollande doit y aller pour affirmer la simple réalité: la France a usé de la force injuste pour s'imposer et se maintenir sur une terre qui n'a jamais été la sienne. La situation actuelle de l'Algérie et des algériens n'est pas brillante (sauf pour les nababs qui s'offrent des hôtels particuliers avenue Foch) mais c'est leur affaire, pas la nôtre.

18/12/2012, 18:45 | Par GIULLIETTALASUBVERSIVE en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 12:19

A Serge Uleski

L'Algérie a de l'argent, c'est un pays émergeant, en construction. L'Algérie va signer d'autres contrats commerciaux avec la France en gardant sa souveraineté par la nationalisation des entreprises, et va aider à relancer l'économie française.  et contribuer  à payer la retraite de votre mère...

Allez vous occupez des dieudonnistes , des soraliens, et du Fn dont des adhérants aimaient massacrer en Algérie..

Les algériens n'ont pas besoin de porte-parole du diable..

Pour la Syrie, vous défendez El Assad,  parce qu'il est proche des iraniens. Alors qu'il  massacre  les civils,  comme en 1982 ou ce pouvoir  a tué 40 000 syriens. Et  pour l'Algérie, alors que personne ne sait vraiment ce qu'il s'est passé, vous l'ouvrez..

 



18/12/2012, 19:44 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de GIULLIETTALASUBVERSIVE le 18/12/2012 à 18:45

 

Seuls les esclaves soutiennent leur maître.

 

***

Ma parole vaut celle de tous les autres et la vôtre sans aucun doute.

Allez donc prendre des cours de tolérance et de liberté d'expression, cancre que vous êtes !

18/12/2012, 15:45 | Par Spartel

Bien, Hollande à Alger pour rencontrer les dirigeants et le peuple algérien. C'est là une bonne nouvelle, celle dont il faut se féliciter tout simplement parce que l'Algérie a représenté quelque chose de lourd et en même temps de beau et de dur pour une grande partie des Français, avant que certains d'entre eux deviennent les Français d'Algérie tandis que les autres resteront des indigènes de second ordre et du second collège ; car c'est de cela dont il s'est agi : d'abord d'une inégalité flagrante entre les membres de ce département-pays, une inégalité de droit, une inégalité des conditions ( qui aura échappé même à Tocqueville, mais entre responsabilité et conviction ?) et une inégalité des chances qui vont faire qu'à un moment un peuple se révolte inévitablement, demande des comptes, veut qu'on le respecte pour ce qu'il est. Ce fut là l'erreur de nombre de dirigeants, ne pas comprendre que la situation d'inégalité de traitements était intenable moralement, éthiquement et politiquement. Il resta l'option militaire dans un contexte international que tout le monde connait, et le pire dans la droite ligne d'un retour d'une armée d'Indochine meurtrie. Cela fait beaucoup, cela fait de la dynamite à tous les coins de rue, de bled et de Tell. L'indépendance advint avec ses joies, ses peines et ses ressentiments.

Alors Hollande à Alger ? Pourquoi ? Tout le monde le sait, les liens entre la France et l'Algérie sont tout simplement historiques, intimes, passionnés et passionnels. Il reste  les Hommes. Que faire ? Quite à faire hurler un nombre inconsidéré de lecteurs de Médiapart, je suis pour  la mémoire de l'oubli. On ne peut se reconstruire qu'à la condition qu'une dose d'oubli soit donner aux patients et qu'ils cessent sans cesse de revenir sur le passé, sur un passé qui ne passe pas mais dont les ramifications sont à trouver d'abord dans la reconstruction d'une part de l'Etat algérien et d'autre part dans  l'histoire de la guerre d'Algérie, telle que se la raconteent les uns et les autres. 

Un nombre grandissant de Français sont d'origine algérienne. C'est là une question essentielle. La République accorde à ses citoyens indépendamment de leurs origines les mêmes chances et une égalité de droit ;   c'est là un fondement  pour l'avenir, dire à tous les Français d'origine algérienne, laïcs, chrétiens, musulmans et juifs qu'ils sont partie intégrante d'une même communauté française d'esprit et de valeur,  et qu'il s'agit dans le cadre des lois de la République et des droits des citoyens d'oeuvrer tous ensemble à la cohésion nationale et d'un avenir commun à contruire et à partager pour le bien et le lien de tous.

Quant à l'Algérie, elle restera ce qu'elle fut et est, un pays chéri, non point abondonné, mais dont on voudrait que les solutions aux problèmes de développement économique et politique soient établies d'abord par tous les Algériens avec sérieux, satisfaction et bien-être, solutions qui passent aussi et là aussi par un apaisement  des tensions et des passions vers plus de concorde, plus de raison et plus d'amour entre tous les Hommes et pour la recherche d'une vision politique régionale plus souple et plus consensuelle seul gage d'un horizon plus limpide et plus respectueux de justice et de libertés. Il ne peut y avoir d'équilibre et de politique de compromis sans un véritable désir de paix intérieure, de moi à moi, et de paix extérieure de soi aux autres. Et si nous entrions enfin dans un monde constructif fondé sur la reconnaissance mutuelle, sans autre souci que la recherche de relations normales, normalisées, et parfois juste passionnées comme un amour qui ne finit pas.

M.Hollande peut montrer la voie et être la voix. L'Algérie doit se normaliser et savoir que sa participation au monde est voulue et désirée, et qu'elle doit être fondée sur une volonté et une alliance constructives et soucieuses du monde et des Hommes.

18/12/2012, 16:38 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Spartel le 18/12/2012 à 15:45

Le problème avec ce voyage de Hollande en Algérie... ce n'est pas l'Algérie d'hier avant ou sans la France mais l'Algérie d'aujourd"hui avec des d'assassins et des voleurs à sa tête car ces Etats-là n'ont pas besoin d'alliés mais de complices, et la France qui n'appartient pas à Hollande et la fonction présidentielle pas davantage, n'en sortira pas grandie.

Il n'y a pas deux manières de soutenir ceux qui luttent tous les jours pour un Etat de droit en Algérie dont la moitié des habitants est  au chômage ;  les couples et leurs enfants ont pour seul logement :  des caves, comme les rats ; pour ne rien dire d'une guerre civile savamment provoquée et entretenue au bilan de 300 000 morts et une corruption quasi constitutionnelle : Article premier : " Sors ton fric si tu ne veux pas vivre comme un chien.  Sinon... retourne dans ta niche et crève !"

 

***

Rien n'oblige Hollande à cette visite d'Etat.

Et je constate sur Médiapart, dans le Club, un silence assourdissant à ce sujet. Personne n'ose s'y opposer ! Reste alors les béni-oui-oui et les bons sentiments.

Le Club aurait pu faire en sorte que toutes les opinions soient représentées.

Et à ce sujet... cliquez http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/130512/benjamin-stora-lalgerie-la-france-et-nous

 

 

18/12/2012, 16:59 | Par Abdelkader Dehbi

@ -- Monsieur Olivier Le Cour Grandmaison :

Je ne sais pas si vous avez une minute pour lire mon bilet de blog sur MD ou ailleurs, se rapportant au sujet (voir liens ci-dessous).

Quoi qu'il en soit, le vrai problème, de mon point de vue, c'est la persistance dans l'esprit de la classe politique française - gauche et droite confondues -d'une espèce d'hystérésis "coloniale" tenace, en particulier vis-à-vis des pays du Grand Maghreb pour empêcher le moindre projet d'intégration socioéconomique ou politique et surtout pour empêcher l'émergence d'Etats de Droit. Comme si l'existence d'un ensemble maghrébin démocratique et moderne, pouvait constituer une quelconque menace sur la rive Sud de la Méditerranée. Le glacis socio politique et économique entretenu  en sous-main par les puissances occidentale - France et Espagne en tête - entre l'Algérie et le Maroc depuis 1975, avec la maudite affaire du Sahara Occidental est un exemple tragique de cette détestable politique de déstabilisation.

Il est certain que si les puissances occidentales - en particulier la France - avaient honnêtement et loyalement accompagné nos pays, ou même seulement fait montre de nutralité en ne fermant pas les yeux lâchement sur les atteintes aux Droits de l'Homme ici et là, les choses auraient pris une autre tournure. Bien entendu, on ne refait pas l'Histoire, mais on peut très bien avoir le courage d'en ouvrir de nouveaux chapitres.

 

http://www.alterinfo.net/Factum-politique-a-l-usage-du-president-Francois-Hollande-en-visite-d-Etat-a-Alger_a84808.html

 

http://hoggar.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3428:factum-politique-a-lusage-du-president-francois-hollande-en-visite-detat-a-alger&catid=19:dehbi-abdelkader&Itemid=36

 

http://www.legrandsoir.info/factum-politique-a-l-usage-du-president-francois-hollande-en-visite-d-etat-a-alger.html

18/12/2012, 17:47 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Abdelkader Dehbi le 18/12/2012 à 16:59

Et ces Etats-là ont besoin de complices et non d'alliés.

 

***

Rien à  ce sujet sur Médiapart dont le talon d'Achille est la politique étrangère. Aucune audace, aucun courage, pire... aucune compétence que l'on tente de cacher derrière des bons sentiments : dans les faits, on valide 60 ans d'un politique étrangère française qui infantilise les anciennes colonies, confortent les assassins et le voleurs, poussent au désespoir ou à la mendicité (des visas ! donnez-nous des visas !) des Peuples entiers.

Et ce sous prétexte qu'il y a chez Médiapart un bon nombre de filles et de fils de colons ou de fonctionnaires qui ont servi l'Etat colonial.

Ah ! Culpabilité quand tu nous tiens ! La condescendance en plus, conscience apaisée à moindre frais.

18/12/2012, 18:10 | Par Abdelkader Dehbi en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 17:47

Si vous le permettez, ce ne sont pas les Etats, mais les régimes politiques en place, qui ont besoin et de la complicité et de la protection, d'une République française que Pierre Péan a eu l'heureuse formule de qualifier de "République des malettes".- M. Sarkozy en sait quelque chose, lui qui a bénéficié début 2007, des largesses - une bagatelle de7 millions de Dollars dit-on ici à Alger - de son "ami" Bouteflika, par le truchement de Mme Christine Lagarde alors p.d.g. du grand Cabinet fidiciaire "Baker and Mc Kenzie" de New-York.-- Apparemment, l'aigrefin ci-devant président français, a des habitudes bien rôdées dans le domaine des "abus de faiblesse"...

18/12/2012, 21:03 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Abdelkader Dehbi le 18/12/2012 à 16:59

"la classe politique française - gauche et droite confondues -d'une espèce d'hystérésis "coloniale" tenace, en particulier vis-à-vis des pays du Grand Maghreb pour empêcher le moindre projet d'intégration socioéconomique ou politique "

Je crois que l'on n'est jamais assez de deux pour abuser d'un Peuple.

Quand est-ce que vous allez enfin être capable d'assumer cet Etat assassin et corrompu qui n'a besoin de l'aide de personne pour mépriser, voler et tuer le Peuple algérien ? 

Sans ce courage, jamais vous ne verrez la fin de votre calvaire.

Allez ! Encore un effort, vous y êtes presque ! Même si...

18/12/2012, 18:05 | Par Belka

 SERGE ULESKI, Ceux sont tous les dirigeants occidentaux qui sont responsables. Qui a soutenu ces dictateurs? Que ce soit en Afrique, au Maghreb et au Proche Orient, on trouve toujours les mêmes européens ou américains. Pour l'Afrique, la France est bien placée dans le soutien aux assassins. Donc, Hollande va rendre visite à son ancienne ou "nouvelle colonie", comme il va aller en Côte d'Ivoire et en RDC, avant d'aller baiser la main du Roi du Maroc. tout ça pour du fric, les peuples, on verra plus tard.

«Si l'homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout.»
(Albert Camus)

18/12/2012, 18:23 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de Belka le 18/12/2012 à 18:05

"Ceux sont tous les dirigeants occidentaux qui sont responsables. Qui a soutenu ces dictateurs?"

Bon alors tout va bien.

Hollande embrasse Bouteflika et lui promet que jamais plus il cherchera à le corrompre, lui et toute sa clique, et tous les pays africains aussi dont les chefs d'Etat seront soulagés : « Ah chouette alors ! On va pouvoir enfin être honnêtes et nous soucier du bien-être de nos Peuples ! »

***

Monsieur Belka, vous avez tout compris.

Sans vous, j'étais perdu.

 

18/12/2012, 19:33 | Par Amsahe en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 18:23

 la paix des braves dans l'histoire commune de l'algerie et de la france.voila un bout

Affaire Si Salah, la mal nommé, car on pourrait très bien l’appeler « l’affaire De Gaulle », est née effectivement dans l’esprit du général quand il manifesta l’intention en 1958, réaffirmée en 1959, de rencontrer un chef de maquis.

Car De Gaulle a rejeté la paix. Les chefs de la willaya IV ont été tués, mais nos soldats continueront à remporter de belles victoires pour le compte du roi de Prusse. En l’occurrence le GPRA. On a honte de le dire. On a honte d’affirmer que toutes ces belles opérations ont été montées pour le bénéfice du gouvernement algérien en exil. Celui-ci voulait être débarrassé de ces gêneurs dangereux que représentaient les hommes du maquis de l’intérieur. Ceux-ci avaient fait savoir, en effet, et à maintes reprises, qu’ils trancheraient la gorge de chacun des membres de ce gouvernement fantôme, dès leur retour en Algérie.

Effectivement, De Gaulle a fini par le brandir, ce drapeau blanc. Mais il exigea auparavant des victoires spectaculaires. Celles du plan Challe qui lui ont permis d’offrir au GPRA une Algérie débarrassée de ses maquisards des montagnes et des crêtes qui faisaient peur aux gouvernementaux de l’extérieur.

Jean-Claude PEREZ

 

18/12/2012, 20:27 | Par Abdelkader Dehbi en réponse au commentaire de Amsahe le 18/12/2012 à 19:33

""On a honte d’affirmer que toutes ces belles opérations ont été montées pour le bénéfice du gouvernement algérien en exil""

Les algériens ne connaissent que trop bien la criminelle connotation sanguinaire de ce que vous osez encore appeler :- en 2012 - de "belles opérations" au lieu de parler plus prosaïquement de "ratissages" en rase campagne et "ratonades" dans les villes, quasi quotidiennenment infligées aux "indigènes", tout au long de la guerre de libération en particulier. Pour ce qui est de l'ère des enfumades, je préfère que vous vous adressiez à votre concitoyen, cet homme d'honneur qu'est qu'est l'historien auteur de ce blog, M. Olivier Le Cour Grandmaison, qui aurait beaucoup de choses à vous enseigner sur la triste histoire coloniale de votre pays, qu'apparemment vous ignorez.

18/12/2012, 23:49 | Par Amsahe en réponse au commentaire de Abdelkader Dehbi le 18/12/2012 à 20:27

je suis algerien.

je ne souscris pas mot a mot aux fragments d'un article en introduction d'un livre sur l' histoire encore prise entre les tenailles de deux mémoires mythiques,mystérieuses et ,même dangereuses  tant le secret d’État veille aux grains 

Mon copier coller qui somme toute n'as pas eu le questionnement que ,je croyais pouvoir susciter ,du moins chez vous,pour l’instant.

 se voulait factuel,pourquoi les faits sont -ils importants?

ps/les enfumades ,ratonnades et ratissages sont aussi des fait au meme titre que les faits de LA PAIX DES BRAVES avorter.

19/12/2012, 00:34 | Par Segesta3756 en réponse au commentaire de Amsahe le 18/12/2012 à 23:49

Bonjour Amsahe. Votre citation a été clairement reportée sur le fil, et en vous connaissant un peu on ne pouvait se douter qu'il s'agissait d'une citation montrant comment l'histoire des relations entre la France et l'Algérie est complexe y compris pendant la guerre de décolonisation, et que vous n'adhérez pas à la position assumée par l'auteur de ce livre qui a été quand même un des hauts dirigeants de l'OAS.     

18/12/2012, 23:45 | Par Amsahe en réponse au commentaire de Abdelkader Dehbi le 18/12/2012 à 20:27

d

 

18/12/2012, 19:53 | Par Amsahe

Dilem du 15 Decembre 2012

18/12/2012, 19:58 | Par Amsahe

dilem1335_4332

le 14 dédcmbre20006

18/12/2012, 20:01 | Par Amsahe

le 12 décembre 20012

DIlem du 12 Decembre 2012

18/12/2012, 20:11 | Par Serge ULESKI

CQFD

18/12/2012, 20:31 | Par Amsahe en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 18/12/2012 à 20:11

j'ai ouie a vous entendre sur ,qu'est ce qu'évoque chez vous mon premier commentaire et, aussi les caricatures qui le suivent.

18/12/2012, 22:09 | Par Akli Gasmi

J'ai passé toute la guerre dans un camp de regroupement. J'ai vu des hommes torturés revenir dans leur foyer ,  décharnés, laminés par la bouteille dans l'anus, le chalumeau sur  le corps,  pour mourir au bout d'une semaine. La peau sur les os. J'ai vécu les pires souffrances qu'impliquait une telle situation. J'ai vu un soir une mère revenir du camp en question, le visage tuméfié, la poitrine lezardée à la cigarette. Le reste, par pudeur ,elle le cachait. J'ai vu le corps de mon grand-père déchiqueté par une bombe dans la cour, devant la porte de notre maison. J'ai pleuré derrière l'hélicoptère qui l'emmenait... et je ne l'ai jamais revu....Et je n'ai pas de haine.  Parce que la haine est destructrice. M. SERGE ULESKI.

 Puis l'école est arrivée. Je suis allé à l'école à 14 ans. A l'âge où d'autres la quittaient. J'ai alors appris à lire. Puis l'indépendance est arrivée.  Auparavant j'étais berger, et  j' accompagnais mes parents dans les champs. Je marchais pieds nus sur les chemins caillouteux. Au marché hebdomadaire je voyais les enfants de mon âge habillés de neuf . Ils portaient  des cartables et allaient à l'école. Dans mon village il n'y avait pas d'école. Nous étions des indigènes. En 2010 j'ai retrouvé un de ces garçons. Il est poète. Et en 2012, ensemble nous avons dit des poèmes pour la lberté, l'amitié et la fraternité.

Quand  la guerre  a éclaté tous les hommes de mon village ont fait cette guerre. D'autres avaient fait  celle de 1939-1945. Plus de la moitié y ont laissé leur vie, leur femme et leurs enfants devenus orphelins. Mais l'Algérie pour laquelle ils étaient morts  est indépendante. Je ne suis plus berger ( et aujourd'hui je me sens fier de l'avoir été) mais professeur de français. J'ai appris la langue de Voltaire, la poésie de Ronsard,  et la philosphie des Lumières. J'ai enseigné l'histoire de la Révolution de 1789 et la determination, et le courage de  Jeanne d'Arc, brûlée sur la place du marché à Rouen. Mes professeurs étaient des Français pour la plupart. Ils nous ont fait aimer la PAIX, LA JUSTICE ET LE RESPECT. J'ai lu "Les Misérables et j'ai enseigné Albert Camus..A travers ces lectures j'ai appris  ce qui s'est passé dans les camps de concentrations nazis. J'ai lu" Le journal d'Anne Frank" . Ils nous ont même appris à pardonner, ces professeurs laïcs: " A regarder ensemble vers" un avenir commun, débarrassé   de la haine, du mépris et de l'injustice.

Quant à l'Algérie d'aujourd'hui je vous invite à la visiter Mr. Serge Uleski. Je ne vous dirai rien que vous ne puissiez découvrir par vous-même. Nous en parlerons après,si vous le voulez bien.

 

 

18/12/2012, 23:29 | Par pierre sélim Lebrun

Merci Si Akli Gasmi pour ce témoignage poignant mais en même pour cette bonté qui  émane de vos mots ;d'amour, d'amitié , de reconnaissance.....malgrés ces horreurs inhumaines, insupportables que vous et votre familles ou vos proches avaient subies tant d'années.

bien à vous-Pierre Sélim LEBRUN

19/12/2012, 18:22 | Par GILLES WALUSINSKI en réponse au commentaire de pierre sélim Lebrun le 18/12/2012 à 23:29

Je plussoie et recommande ++++++++++++ !!!!!!!!

19/12/2012, 09:28 | Par Serge ULESKI

"Parce que la haine est destructrice. M. SERGE ULESKI."

Bien sûr. Toujours !

***

En quoi votre témoignage invalide ceci : "Le problème avec ce voyage de Hollande en Algérie... ce n'est pas l'Algérie d'hier avant ou sans la France mais l'Algérie d'aujourd"hui avec des d'assassins et des voleurs à sa tête car ces Etats-là n'ont pas besoin d'alliés mais de complices, et la France qui n'appartient pas à Hollande et la fonction présidentielle pas davantage, n'en sortira pas grandie.

Il n'y a pas deux manières de soutenir ceux qui luttent tous les jours pour un Etat de droit en Algérie dont la moitié des habitants est  au chômage ;  les couples et leurs enfants ont pour seul logement :  des caves, comme les rats ; pour ne rien dire d'une guerre civile savamment provoquée et entretenue au bilan de 300 000 morts et une corruption quasi constitutionnelle : Article premier : " Sors ton fric si tu ne veux pas vivre comme un chien.  Sinon... retourne dans ta niche et crève !"

En quoi les crimes des "bourreaux"  des Algériens d'hier excusent les crimes des bourreaux des Algériens d'aujourd'hui ?

Ou bien alors, seriez-vous un adepte du : "Right or wrong... my country's executioner !" ?

 

19/12/2012, 23:41 | Par GILBERT ARGELES

Pour avoir passé 5 ans en Algérie indépendante, comme coopérant, je pense que la situation politique, économique et sociale dans ce pays est bien plus complexe que les quelques phrases péremptoires éructées par des commentateurs qui veulent surtout faire croire qu'ils savent tout sur tout.

Oui, l'Algérie a de gros progrès à faire dans bien des domaines. En particulier en remettant l'armée dans les casernes et non pas au pouvoir en sous main...Mais pas seulement cela: il y aurait trop à dire alors que dans le même temps des progrès considérables ont été obtenus.

Quant à effacer le passé (comme si c'était possible) je vous renvoie à mon témoignage:

http://www.lematindz.net/news/9111-larmee-francaise-a-utilise-du-gaz-pendant-la-guerre-en-kabylie.html

20/12/2012, 12:05 | Par Serge ULESKI en réponse au commentaire de GILBERT ARGELES le 19/12/2012 à 23:41

"L’Armée française a utilisé du gaz pendant la guerre en Kabylie"

Ah ça c'est sûr ! Après cinq années de co-opération... 

 Et puis, ça fera avancer l'Algérie, la démocratie, la liberté : le Peuple algérien va adorer. 

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