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Mélenchon, un soir de février
Tranche de vie…Il en fallait de la volonté pour affronter le vent et le froid intense au soir de ce mardi 7 février. Pourtant, quelque chose me poussait, comme les 10 000 personnes qui se sont déplacées à Villeurbanne, au meeting du Front de Gauche avec Danielle Obono, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon. Passé l’épreuve du froid, pas si terrible il faut bien le dire, pour qui a la chance de posséder un toit chauffé, une assiette de soupe de légumes bio et le confort assuré d’un salaire me permettant de ne souffrir de pas grand-chose.
Je me dirigeais vers ce meeting le souvenir chargé d’un certain a priori, datant d’une autre époque. Comment ne pas penser à ces dimanches, ou à ces 1er mai des années 70, quand les parents nous menaient en famille aux meetings du PCF. Comment oublier ces ambiances ? Ces réunions désuètes et souvent poussiéreuses où l’argument politique n’était fait que de références nostalgiques du passé et affirmées de façon péremptoires. Ce genre d’ambiance qu’aujourd’hui je retrouve encore trop souvent dans certains rassemblements de la CGT. Arguments et postures d’initiés compréhensibles que par d’autres initiés avec un langage et une syntaxe codés. Malheur à l’ignorant qui n’a pas eu le courage de lire Marx ou Lénine. Honte à toi petit fils de résistants si tu ne suis pas les pas fléchés de tes ancêtres. Comment le pourrais-je ?
Ma génération qui n’a souffert de rien, ne s’est battu pour pas grand-chose. 20 ans dans les années 80, nous étions totalement inconscients. Cette génération n’a eu qu’à profiter des acquis gagnés par les ainés qui n’ont, malheureusement pas su nous éduquer politiquement. Autant d’incrédulités, autant de méfiances ne m’ont pourtant pas dissuadé ce soir là. J’y suis allé, mes vers de Victor Hugo en poche et ses pensées humanistes en mémoire. J’y suis allé, après avoir nettoyé le disque dur de ma matière grise encore pleine d’images et de slogans d’un autre temps. J’y suis allé, comme un ignorant se croyant paumé après m’être perdu, peu de temps au sein du PS et m’apercevoir que ce parti n’est rien d’autre qu’une machine à pouvoir. Un parti sans sincérité, où le nouveau militant n’est même pas accueilli avec le sourire.
Ce 7 février, dans le métro de Lyon, dans le tramway bondé en route vers le « double mixte » de Villeurbanne, il y avait des jeunes, des centaines de jeunes. Les vrais ! Ceux qui ont moins de 25 ans. Des étudiants, des salariés. Des jeunes tout neuf dans leur tête. Bruyants, souriants, chantants des trucs que je ne connais pas ou des trucs que je connais trop bien, mais qui résonnent différemment. Des jeunes qui m’appellent monsieur. Ça calme ! Ils demandent autour d’eux si les gens savent pourquoi ils vont à ce meeting. Eux, ces jeunes, ils ne savent qu’une seule chose… « Avec Mélenchon nous sommes sûr de comprendre ce qu’il raconte. Il parle de nous. Nous donne des arguments. Il nous respecte et ne se laisse pas faire par les beaux parleurs de la télévision… » M’explique un étudiant la barbichette naissante. Il ajoute ; « je suis aux jeunes socialistes, mais je voterai pour Mélenchon ». Ses amis rigolent et le charrient gentiment. A côté de lui, les questions fusent. Une jeune fille m’interpelle sans me laisser l’occasion d’en placer une ; « vous faites quoi dans la vie ? » Journaliste, waouh, génial pour qui ? La Vie ouvrière, c’est quoi ça ? C’est proche de l’extrême gauche ? J’me trompe ! s’cusez m’sieu… La CGT ? Waouh, ça j’connais, mais pourquoi vous avez choisi ce journal ? Moi j’veux travailler dans l’humanitaire, je suis à la fac en science politique… Mélenchon c’est le seul qui ne nous entourloupe pas. J’voterai pour lui ! Vous aussi m’sieu ? ».
Comme la majorité des voyageurs de ce tramway bondé, tout le monde se rend au meeting et a déjà choisi son bulletin de premier tour. Les générations se croisent autant que les styles, plus vraiment visibles sous les couches successives de vêtements. Le « double mixte » de Villeurbanne est à deux pas d’un campus universitaire. Cette salle coupée en deux étages, oblige les orateurs à une drôle de gymnastique. Le meeting officiel sera en haut, alors ceux du bas auront droit aux écrans géants. Jean Luc Mélenchon, Pierre Laurent et Danielle Obono, ont tout de même tenus à faire une halte dans la salle du bas.
Il faut bien caser tout le monde. 10 000 personnes dans un espace prévu pour la moitié. 4000 en haut et 6000 en bas et autant de connexions internet sur le site de campagne.
L’ambiance est incroyable, nous sommes quelques uns, la cinquantaine naissante au milieu de centaines de jeunes qui sont venus là par curiosité, mais aussi parce qu’ils ont le sentiment de ne pas être jugé. Chacun a le droit à une première fois. Ils ne demandent qu’à apprendre et le candidat du Front de Gauche l’a bien comprit et déroule ses arguments et ses informations dans un esprit d’éducation populaire. Il explique le véritable contenu des accords de compétitivités allemands dans ce pays où la pauvreté augmente et où le salaire minimum n’existe pas. Voici ce qui nous est promis si nous ne résistons pas.
Baisse des salaires, augmentation du temps de travail et surtout le projet de réforme du contrat de travail, dans lequel la « négociation » supplanterait le droit. Une remise en cause du principe de droit et de justice sociale pour tous, également proposée par François Hollande… « Expliquez autours de vous ! » encourage « Méluche ». « Il faut sortir la classe ouvrière des griffes du FN » poursuivra plus loin le candidat. C’est dingue, il parle de lutte des classes… et ça passe… ça ne sonne pas vieux, ça résonne chez les jeunes. Je n’en reviens pas. Il se paye même le luxe de lire Victor Hugo :
« Ils proclamaient avec furie le droit ; ils voulaient, fût-ce par le tremblement et l’épouvante, forcer le genre humain au paradis. Ils semblaient des barbares, ils étaient des sauveurs. Ils réclamaient la lumière avec le masque de la vie.
En regard de ces hommes, farouches, nous en convenons, et effrayants, mais farouches et effrayants pour le bien, il y a d’autres hommes, souriants, brodés, dorés, enrubannés, constellés, en bas de soie, en plumes blanches, en gants jaunes, en souliers vernis, qui, accoudées à une table de velours au coin d’une cheminée de marbre, insistent doucement pour le maintien et la conservation du passé, du Moyen-âge, du droit divin, du fanatisme, de l’ignorance, de l’esclavage, de la peine de mort, de la guerre, glorifiant à demi-voix et avec politesse le sabre, le bûcher et l’échafaud. Quand à nous, si nous étions forcés à l’option entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares… » Cet extrait des misérables résonne dans la salle comme un miroir sonore à l’actualité d’aujourd’hui alors qu’il fut écrit il y a 150 ans. L’éducation populaire est en direct, en plein meeting politique. C’est gonflé et heureux.
Les jeunes réagissent à chaque propos de ce candidat qui affirme que ce sont les idées qu’il porte qu’il faut mettre en avant. Pas de gourou, pas de personnalisation du débat. Des idées, pas un chef. Ça fait mouche ! A ma droite une jeune fille d’à peine vingt ans relève le propos en se tournant vers sa copine « tu vois ? C’est le seul qui ne roule pas pour lui-même. Et puis c’est vachement clair tout ce qu’il raconte, c’est pas que du slogan… » Sa copine un peu timide à un large sourire ; « en tout cas j’ai tout compris ! ».
Tous ces jeunes arrivés ici comme à la fête foraine finiront le meeting en levant le poing et en chantant l’internationale et la marseillaise. Pour beaucoup, ils ne connaissent pas les paroles. Ils font lalala et répètent en lisant sur les lèvres des plus vieux. Ils ont le temps pour apprendre. Une chose est sûre, il se passe quelque chose dans ce pays… Rendez vous le 18 mars place de la Bastille à Paris.
A voir le discours de Jean Luc Mélenchon sur: http://www.placeaupeuple2012.fr/discours-de-jean-luc-melenchon-a-villeurbanne/


Les 4 commentaires les plus recommandés
La passion Mélenchon
« Chabot et Ferrari sont deux perruches médiatiques ! »
Le temps est loin déjà, en 2010, où, par cette phrase, Mélenchon entrait en lumière sur la scène des medias. Là où se concocte la politique spectacle. Désormais on allait l’inviter plus souvent. Même si c’était pour le traiter avec mépris ou curiosité pensant tenir un bon client, un clown, une sorte d’animal qui ne sait pas se tenir et que l’on va chatouiller pour le faire rugir.
Le titre de son livre « Qu’ils s’en aillent tous » confortait ses adversaires : Quel rustre ! Quel type excessif !
Ainsi à Philippe Besson qui l'interroge sur la violence de son langage, il répond : "Ecoutez, j'ai choisi de faire comme ça et si ça ne vous plait pas, vous pouvez aller vous faire voir ! Je ne me mettrai pas à genoux. Votre système (médiatique) est détesté par une majorité de français ! »
Arlette Chabot, devient une « vache sacrée » décorée de la guirlande suivante : « Je ne l’admire pas. Elle est nulle. Ses émissions sont bordéliques. Elle fait le singe. »
Ferrari a droit aux mêmes douceurs : "Quand je dis de quelqu'un que c'est une perruche, on crie à l'insulte. Mais quand un journaliste me traite de poisseux (...) ou dit que je n'ai ni idée, ni programme, on trouve ça élégant. Il y a une différence de classe entre nous (les médias), comme entre moi et la dame (Laurence Ferrari) qui m'insulte et qui gagne 1.000.000 euros par an pour lire un prompteur. Si Ferrari me déteste c'est que elle sait que je lui prendrai 760.000 euros sur son million si j'arrive au pouvoir."
Ouf ! Wouaf !
Il y a dans cette entrée en scène de Mélenchon une audace terriblement dangereuse.
La France est une vieille dame. Elle se réfugie à droite. Le mouvement l’inquiète.
Elle vient déjà de se taper un excité avec ses « Casse-toi pov’ con ! » . Elle aspire à un peu de dignité. Entendre, tout à coup, ce révolté qui parle (presque) un couteau entre les dents, voilà qui ne va guère le servir. Et sûrement pas inquiéter les maîtres de ce temps.
Ils doivent se dire : « Parfait ! Laissons-le grogner. Il divertit ! Sa présence dans la campagne laisse croire à cette démocratie multipartite qui est morte, enterrée depuis longtemps ! Si on le laisse faire, pas besoin de le diriger, c’est un nerveux, il fera vite comprendre que ceux de gauche doivent voter pour un socialisme plus policé ».
Un socialisme qui surmonte l’affaire DSK pour présenter cette merveilleuse machine des primaires. Si bien huilée, si bien mise en scène par les medias mainstreams. Que toute la clique qui se présente soit néolibérale, soumise à l’Otan et à Israël, engagée dans les guerres de l’empire, qui s’en soucie ? Ce mot « socialiste » qui ne veut plus dire « socialiste », on le répète sans cesse pour attirer des électeurs qui seraient prêts à noyer Sarkozy pour ne plus le voir. On est comme aux US : Deux partis. L’un ou l’autre qui sont les mêmes. Tel est ton choix.
On en est donc là et l’aventure continue.
Mélenchon a obtenu l’aval des communistes. On le compare à Marchais. C’est folklorique. Il est candidat à la présidence de la république. Petit candidat. Quantité de Français, habitués de TF1 ignorent même son nom.
Mais Mélenchon par la force de sa conviction, par son immense talent d’orateur, par la passion de son verbe, par la nouveauté de sa campagne qui, tout à coup va redonner une voix à la véritable gauche, celle du peuple, va créer une dynamique inattendue.
Le web va jouer son rôle. Son rôle de fouille-merde qui ne se satisfait d’aucune vérité révélée.
Je suis très amusée quand on me dit : « Oui, mais sur le web il y a beaucoup à trier ! On y lit souvent n’importe quoi ! » Parce que quand on lit le Nouvel Obs, le Monde, l’Express, quand on écoute TF1 et F2, il n’y a pas à trier ? On n’y lit pas n’importe quoi ? Mdr !
Donc, sur le web, des extraits de presse circulent. On se délecte de son franc-parler imagé. "Nous, on nous a mis derrière le rideau parce que, nous, on est les pauvres, on vient pour le café, parce que les têtes d'oeuf du coin ont décidé que nous on était les petits". On passe et repasse des vidéos. On découvre ainsi que Mélenchon a vraiment été traité comme un plouc par Chabot. (Auprès de laquelle plus tard il s’excusera.) Et que son « Allez au diable » était une douceur à côté de ce qu’elle lui avait fait subir le traitant avec tout le mépris de sa caste.
Cette caste, celle des journalistes des grands medias, mais aussi celle des politiques, ses pairs, Mélenchon va les affronter avec un talent qui va les exploser.
Le temps n’est plus où Lelouch, alors que Mélenchon essayait d’expliquer la réalité de l’Otan, l’avait traité comme un paillasson, lui coupant la parole cent fois, le menaçant même d’un duel !
Peu à peu, Mélenchon déploie sa stature, comprend les règles du jeu et ne se soumet à rien ni à personne. Avant on le traitait de haut. A présent, il survole des visages muets. La chique coupée.
Il faut dire que journalistes et hommes politiques vivent entre eux depuis longtemps .Ils se connaissent. Ils savent par cœur ce que va dire l’autre. Ils ont tous des éléments de langage mais ne savent pas prendre de court un homme qui à son tour leur parle de haut. Ou de loin. De ces anciens temps de la Commune ou du Conseil National de la Résistance où le caractère unique et éminemment social de notre pays s’est formé. Toute parole détruite, laminée par le libéralisme
Mélenchon en cette fin 2011 et début 2012 tient un langage qui sèche toute tentative de bla-bla. Les noms de ses meetings, Nantes, Metz, Besançon, Villeurbanne avec dix mille participants, sonnent comme des victoires d’empire. Aucun écho dans les medias bien sûr. Que des foules se déplacent pour l’écouter, chut ! Black out ! Quand on pense que ce dimanche, BFMTV retransmettait en direct un meeting de Marine Le Pen devant cinq cents personnes ! Les mêmes qui vont s’indigner parce que Marine Le Pen n’a pas ses voix ne vont pas s’indigner parce que Mélenchon n’a pas ses images !
Avec Mélenchon, pour une fois, les Français écoutent de la politique.
L’ambiance de ses meetings n’a rien à voir avec celui du Bourget où Hollande se la joue à l’Américaine dans un vacarme de flons-flons et de cris. Le public de Mélenchon est silencieux et attentif. Nourri d’une phrase qui le soigne et le fait espérer. Les Français veulent être Français. Ni Américains, ni Allemands, ni Grecs, dépouillés de tout ! Et c’est cet enjeu, que tout le monde connaît, bien voter ou sombrer dans la dictature, qui crée les visages fascinés de ses meetings.
Pas fascinés par lui-même. Mélenchon n’est ni une icône, ni une rock-star. Aucune groupie ne va lui lancer son string. Lui-même prend soin de s’effacer, de dire à chacun de ses meetings : « Je vous remercie de ne pas crier mon nom. Vous êtes ici pour une cause. La cause du peuple. Je n’ai que l’honneur d’être votre représentant. »
Mais il a l’art des phrases qui vont frissonner, portées par une voix rocailleuse qui n’en finit pas de monter en puissance. Ses discours, il les vit. Il les fait naître. Il a sous les yeux un fil conducteur qu’il consulte rarement. Il n’a rien d’un Hollande qui reste attaché à sa feuille et ne la quitte pas plus des yeux que Laurence Ferrari la sienne. Il se laisse emporter par l’actualité, les thèmes récurrents, il vit une indignation qui est celle de tous. « Je suis le bruit et la fureur ». Non. Je suis la justice et la résistance ! Au nom de la Justice résistons tous ! Et les Français l’écoutent.
Il faut dire qu’ils reviennent de loin, ces Français. Quelle année ! Tant de raisons de se désespérer. Les affaires contre la clique Sarkozy qui n’aboutissent pas, les révolutions douteuses, vite reprises en main par l’Otan, l’abominable camp de concentration grec, les indignés bastonnés par une police qui les traite en terroristes et face à cela, l’impossibilité de dire ce que l’on ressent, la peur terrible, dont personne ne parle, de ne plus arriver à se dépêtrer de cette dictature soft qui se tisse autour de nous ; Obama, cette illusion signée Brezinski, qui autorise l’arrestation de tout citoyen américain soupçonné d’aider le terrorisme sans qu’aucun moyen légal de défense ne soit autorisé, il avait parlé de fermer Guantanamo, ce sont les US tout entiers qui deviennent Guantanamo- city ; le coup d’Etat de Goldman Sachs , ceux-là même qui ont trafiqué les comptes grecs, et qui, au lieu de se retrouver en prison, se retrouvent à la tête de trois pays européens ; ces boîtes de nuit espagnoles où l’on a convaincu des jeunes de se faire greffer sous la peau des puces rfid, parce que comme ça ils n’ont plus à sortit leur portefeuille pour payer ; cette impression d’encre de pieuvre qui se dépose partout autour de nous. TINA ! There Is No Alternative !
Et soudain jaillit la voix de Mélenchon qui porte l’espoir de l’HUMAIN. Un homme qui dit au peuple dont nous sommes tous : « Prenez le pouvoir ! » Car les autres n’en sont pas dignes.
« Nos plaies ouvertes saignent parce que les gens voient des tas de connards, à qui ils ne confieraient même pas un stand de hot-dogs, diriger leurs vies. » Tim Willocks.
Trouvé sur le web. Ah ! Tiens, il n’y a pas que Mélenchon qui a un langage de bruit et de fureur !
Il a ses adversaires. On s’en doute. Les libéraux, bien évidemment, qui le prenaient à la rigolade et qui commencent à s’inquiéter. Sur le web, c’est Mélenchon qui est en tête des intentions de vote. Partout. Qu’est-ce qu’il va nous faire ? Les FN, mis à mal avec leur Marine qui risque de rester en rade. Les Hollandistes, bien sûr, qui, candidats du système, obligés de ménager la chèvre , le chou, le chat et le rat, sont obligés de le copier pour ne pas le perdre à la trace.
Certains disent pourtant qu’il est, lui aussi, un candidat du système.
Là, je l’avoue, je ne comprends pas très bien cette stratégie.
Le système, quand Mélenchon aura fini sa campagne, il n’en restera plus que des confettis ! On n’a pas dû lui donner les bonnes instructions. Ou alors il se la joue free lance !
Un autre argument : « C’est la voiture-balai de François Hollande » ! Sauf , comme il le fait sans cesse remarquer, qu’il lui sera très difficile d’appeler à voter pour un capitaine de pédalo qui est contre la retraite à 60 ans, qui laisse ses troupes s’abstenir dans les votes européens les plus importants, qui fricote avec Victor Orban, qui se fait sponsoriser par le Qatar, qui mange de la salade à 140 euros avec BHL et qui a des t-shirts « H for Hope. » !!!!
On imagine un mari qui, voyant sa femme riche s’apprêter à le quitter, inventerait de lui procurer un amant pour qu’il l’abandonne ensuite et qu’elle revienne contrite vers lui…
Dans ces cas-là il ne faut pas choisir un amant qui lui met le rouge au joue, le feu au ventre, qui lui fait retrouver sa jeunesse et courir les meetings politiques ! Non, messieurs Hollande et Bildbrothers ! Chaque jour qui passe votre nana vous échappe définitivement. Vous ne la reverrez plus jamais. Et si elle ne se fait pas la malle aux présidentielles, elle la fera aux législatives ou plus tard. Mais maintenant le goût de s’évader elle l’a dans le sang. Le rouge est de retour !
On dit de lui que c’est un comédien.
Mais alors un grand. De la race des Gabin et des Ventura.
Que c’est un tribun. Oui, un grand, de la race des Jaurès et des Louise Michel qui écrivait à l’époque de la Commune :
« Dans la nuit d'épouvante qui depuis décembre couvrait le troisième empire, la France semblait morte, mais aux époques où les nations dorment comme en sépulcres, la vie en silence grandit et ramifie ; les évènements s'appellent, se répondent pareils à des échos ; de la même manière qu'une corde en vibrant en fait vibrer une autre. Des réveils grandioses succèdent à ces morts apparentes alors et éclatent les transformations résultées des lentes évolutions. »
Il est le nouveau Jean Valjean. Celui qui veut sauver Cosette des griffes du couple Thénardier et de l’immonde Javert !
Voilà pourquoi, sans doute, il cite volontiers Hugo :
« Le plus haut symbole du peuple, c’est le pavé. On lui marche dessus jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête. »
Combien de temps faudra-t-il à la Passion Melenchon pour arriver au pouvoir et changer la France, l’Europe et le Monde ?
Car ce sera ça ou le sang.
Elle n’est que l’écho d’une révolte universelle qui court de New-York à Fukushima en passant par Le Caire, Barcelone et toutes les villes de tous les pays, toutes rumeurs étouffées qui bientôt crèveront les oreilles.
Il ne s’agit plus de s’indigner. Il s’agit de gouverner, de vous chasser et de vous juger, messieurs les voleurs. Vous ne vous en tirerez pas comme ça !
Il s’agit de fonder cette république de l’Humain qui a inspiré les plus grandes pensées et qui ne veut plus les trouver, seulement, sur les rayons poussiéreux des bibliothèques.
Citoyens de France et du Monde, prenez le pouvoir !
http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-passion-melenchon-109783
Merci de nous faire partager par les mots cette belle soirée que j'ai suivie sur Internet depuis Orléans. Une telle campagne redonne du sens à la politique !
Hier je suis allée avec mon mari écouter Mélenchon au parc des expos à Montpellier. Nous y sommes allés avec un bus affrété depuis un petit village. A l'arrivée, la fête! 9000 personnes ! des jeunes en pagaille! Un de mes fils, 18 ans, y était allé de son côté. Il nous a appelé vers deux heures du matin comme on rentrait. C'était son premier meeting politique. Son enthousiasme m'a (je dois l'avouer) autant réchauffé le coeur que le meeting de Mélenchon. Il se passe vraiment quelque chose.
Merci pour ce "reportage-partage".
Tous les commentaires
Merci de nous faire partager par les mots cette belle soirée que j'ai suivie sur Internet depuis Orléans. Une telle campagne redonne du sens à la politique !
Etant un "Mélenchonien" de la première heure, je vous sais gré de nous faire revivre ce grand moment d'espoir et de fraternité militante qui nous permet de mieux supporter la connerie ambiante...
Merci pour ce "reportage-partage".
Un bien beau papier, comme on dit "d'ambiance". Ayant assisté à celui de Nantes début janvier, j'ai eu le même ressenti, constaté la même qualité d'écoute et cette volonté d'apprendre de s'armer, du meilleur que nous donne JLM et aussi les autres.
Confraternellement d'un journaliste en retraite.
Quelques tweets à propos de ces meetings d'éducation :
Dans les meetings du Front de Gauche, on ne crie pas des noms propres mais des idées propres ! Qu'on se le dise, ici on joue collectif !
***
Montpellier. La politique s'occupe du futur, elle est le souci de tous, elle porte les espoirs de tous, elle est l'affaire de tous. Debout !
***
Le Bourget. La politique est affaire de supercerveaux et de coeurs bien accrochés. Il y a le capitaine, il y a les passagers. Amen !
***
Sarkozy. La politique est l'affaire d'un clan. Les humains sont du bétail insipide. Même un con fera la farce, un débraillé de la morale !
@alabergerie, remonté à bloc par ce qu'il entend, voit, et entrevoit. Et attention : il n'y a pas que Mélenchon qui sait causer ; avez-vous déjà entendu Chassaigne mettre en valeur une idée ?
La passion Mélenchon
« Chabot et Ferrari sont deux perruches médiatiques ! »
Le temps est loin déjà, en 2010, où, par cette phrase, Mélenchon entrait en lumière sur la scène des medias. Là où se concocte la politique spectacle. Désormais on allait l’inviter plus souvent. Même si c’était pour le traiter avec mépris ou curiosité pensant tenir un bon client, un clown, une sorte d’animal qui ne sait pas se tenir et que l’on va chatouiller pour le faire rugir.
Le titre de son livre « Qu’ils s’en aillent tous » confortait ses adversaires : Quel rustre ! Quel type excessif !
Ainsi à Philippe Besson qui l'interroge sur la violence de son langage, il répond : "Ecoutez, j'ai choisi de faire comme ça et si ça ne vous plait pas, vous pouvez aller vous faire voir ! Je ne me mettrai pas à genoux. Votre système (médiatique) est détesté par une majorité de français ! »
Arlette Chabot, devient une « vache sacrée » décorée de la guirlande suivante : « Je ne l’admire pas. Elle est nulle. Ses émissions sont bordéliques. Elle fait le singe. »
Ferrari a droit aux mêmes douceurs : "Quand je dis de quelqu'un que c'est une perruche, on crie à l'insulte. Mais quand un journaliste me traite de poisseux (...) ou dit que je n'ai ni idée, ni programme, on trouve ça élégant. Il y a une différence de classe entre nous (les médias), comme entre moi et la dame (Laurence Ferrari) qui m'insulte et qui gagne 1.000.000 euros par an pour lire un prompteur. Si Ferrari me déteste c'est que elle sait que je lui prendrai 760.000 euros sur son million si j'arrive au pouvoir."
Ouf ! Wouaf !
Il y a dans cette entrée en scène de Mélenchon une audace terriblement dangereuse.
La France est une vieille dame. Elle se réfugie à droite. Le mouvement l’inquiète.
Elle vient déjà de se taper un excité avec ses « Casse-toi pov’ con ! » . Elle aspire à un peu de dignité. Entendre, tout à coup, ce révolté qui parle (presque) un couteau entre les dents, voilà qui ne va guère le servir. Et sûrement pas inquiéter les maîtres de ce temps.
Ils doivent se dire : « Parfait ! Laissons-le grogner. Il divertit ! Sa présence dans la campagne laisse croire à cette démocratie multipartite qui est morte, enterrée depuis longtemps ! Si on le laisse faire, pas besoin de le diriger, c’est un nerveux, il fera vite comprendre que ceux de gauche doivent voter pour un socialisme plus policé ».
Un socialisme qui surmonte l’affaire DSK pour présenter cette merveilleuse machine des primaires. Si bien huilée, si bien mise en scène par les medias mainstreams. Que toute la clique qui se présente soit néolibérale, soumise à l’Otan et à Israël, engagée dans les guerres de l’empire, qui s’en soucie ? Ce mot « socialiste » qui ne veut plus dire « socialiste », on le répète sans cesse pour attirer des électeurs qui seraient prêts à noyer Sarkozy pour ne plus le voir. On est comme aux US : Deux partis. L’un ou l’autre qui sont les mêmes. Tel est ton choix.
On en est donc là et l’aventure continue.
Mélenchon a obtenu l’aval des communistes. On le compare à Marchais. C’est folklorique. Il est candidat à la présidence de la république. Petit candidat. Quantité de Français, habitués de TF1 ignorent même son nom.
Mais Mélenchon par la force de sa conviction, par son immense talent d’orateur, par la passion de son verbe, par la nouveauté de sa campagne qui, tout à coup va redonner une voix à la véritable gauche, celle du peuple, va créer une dynamique inattendue.
Le web va jouer son rôle. Son rôle de fouille-merde qui ne se satisfait d’aucune vérité révélée.
Je suis très amusée quand on me dit : « Oui, mais sur le web il y a beaucoup à trier ! On y lit souvent n’importe quoi ! » Parce que quand on lit le Nouvel Obs, le Monde, l’Express, quand on écoute TF1 et F2, il n’y a pas à trier ? On n’y lit pas n’importe quoi ? Mdr !
Donc, sur le web, des extraits de presse circulent. On se délecte de son franc-parler imagé. "Nous, on nous a mis derrière le rideau parce que, nous, on est les pauvres, on vient pour le café, parce que les têtes d'oeuf du coin ont décidé que nous on était les petits". On passe et repasse des vidéos. On découvre ainsi que Mélenchon a vraiment été traité comme un plouc par Chabot. (Auprès de laquelle plus tard il s’excusera.) Et que son « Allez au diable » était une douceur à côté de ce qu’elle lui avait fait subir le traitant avec tout le mépris de sa caste.
Cette caste, celle des journalistes des grands medias, mais aussi celle des politiques, ses pairs, Mélenchon va les affronter avec un talent qui va les exploser.
Le temps n’est plus où Lelouch, alors que Mélenchon essayait d’expliquer la réalité de l’Otan, l’avait traité comme un paillasson, lui coupant la parole cent fois, le menaçant même d’un duel !
Peu à peu, Mélenchon déploie sa stature, comprend les règles du jeu et ne se soumet à rien ni à personne. Avant on le traitait de haut. A présent, il survole des visages muets. La chique coupée.
Il faut dire que journalistes et hommes politiques vivent entre eux depuis longtemps .Ils se connaissent. Ils savent par cœur ce que va dire l’autre. Ils ont tous des éléments de langage mais ne savent pas prendre de court un homme qui à son tour leur parle de haut. Ou de loin. De ces anciens temps de la Commune ou du Conseil National de la Résistance où le caractère unique et éminemment social de notre pays s’est formé. Toute parole détruite, laminée par le libéralisme
Mélenchon en cette fin 2011 et début 2012 tient un langage qui sèche toute tentative de bla-bla. Les noms de ses meetings, Nantes, Metz, Besançon, Villeurbanne avec dix mille participants, sonnent comme des victoires d’empire. Aucun écho dans les medias bien sûr. Que des foules se déplacent pour l’écouter, chut ! Black out ! Quand on pense que ce dimanche, BFMTV retransmettait en direct un meeting de Marine Le Pen devant cinq cents personnes ! Les mêmes qui vont s’indigner parce que Marine Le Pen n’a pas ses voix ne vont pas s’indigner parce que Mélenchon n’a pas ses images !
Avec Mélenchon, pour une fois, les Français écoutent de la politique.
L’ambiance de ses meetings n’a rien à voir avec celui du Bourget où Hollande se la joue à l’Américaine dans un vacarme de flons-flons et de cris. Le public de Mélenchon est silencieux et attentif. Nourri d’une phrase qui le soigne et le fait espérer. Les Français veulent être Français. Ni Américains, ni Allemands, ni Grecs, dépouillés de tout ! Et c’est cet enjeu, que tout le monde connaît, bien voter ou sombrer dans la dictature, qui crée les visages fascinés de ses meetings.
Pas fascinés par lui-même. Mélenchon n’est ni une icône, ni une rock-star. Aucune groupie ne va lui lancer son string. Lui-même prend soin de s’effacer, de dire à chacun de ses meetings : « Je vous remercie de ne pas crier mon nom. Vous êtes ici pour une cause. La cause du peuple. Je n’ai que l’honneur d’être votre représentant. »
Mais il a l’art des phrases qui vont frissonner, portées par une voix rocailleuse qui n’en finit pas de monter en puissance. Ses discours, il les vit. Il les fait naître. Il a sous les yeux un fil conducteur qu’il consulte rarement. Il n’a rien d’un Hollande qui reste attaché à sa feuille et ne la quitte pas plus des yeux que Laurence Ferrari la sienne. Il se laisse emporter par l’actualité, les thèmes récurrents, il vit une indignation qui est celle de tous. « Je suis le bruit et la fureur ». Non. Je suis la justice et la résistance ! Au nom de la Justice résistons tous ! Et les Français l’écoutent.
Il faut dire qu’ils reviennent de loin, ces Français. Quelle année ! Tant de raisons de se désespérer. Les affaires contre la clique Sarkozy qui n’aboutissent pas, les révolutions douteuses, vite reprises en main par l’Otan, l’abominable camp de concentration grec, les indignés bastonnés par une police qui les traite en terroristes et face à cela, l’impossibilité de dire ce que l’on ressent, la peur terrible, dont personne ne parle, de ne plus arriver à se dépêtrer de cette dictature soft qui se tisse autour de nous ; Obama, cette illusion signée Brezinski, qui autorise l’arrestation de tout citoyen américain soupçonné d’aider le terrorisme sans qu’aucun moyen légal de défense ne soit autorisé, il avait parlé de fermer Guantanamo, ce sont les US tout entiers qui deviennent Guantanamo- city ; le coup d’Etat de Goldman Sachs , ceux-là même qui ont trafiqué les comptes grecs, et qui, au lieu de se retrouver en prison, se retrouvent à la tête de trois pays européens ; ces boîtes de nuit espagnoles où l’on a convaincu des jeunes de se faire greffer sous la peau des puces rfid, parce que comme ça ils n’ont plus à sortit leur portefeuille pour payer ; cette impression d’encre de pieuvre qui se dépose partout autour de nous. TINA ! There Is No Alternative !
Et soudain jaillit la voix de Mélenchon qui porte l’espoir de l’HUMAIN. Un homme qui dit au peuple dont nous sommes tous : « Prenez le pouvoir ! » Car les autres n’en sont pas dignes.
« Nos plaies ouvertes saignent parce que les gens voient des tas de connards, à qui ils ne confieraient même pas un stand de hot-dogs, diriger leurs vies. » Tim Willocks.
Trouvé sur le web. Ah ! Tiens, il n’y a pas que Mélenchon qui a un langage de bruit et de fureur !
Il a ses adversaires. On s’en doute. Les libéraux, bien évidemment, qui le prenaient à la rigolade et qui commencent à s’inquiéter. Sur le web, c’est Mélenchon qui est en tête des intentions de vote. Partout. Qu’est-ce qu’il va nous faire ? Les FN, mis à mal avec leur Marine qui risque de rester en rade. Les Hollandistes, bien sûr, qui, candidats du système, obligés de ménager la chèvre , le chou, le chat et le rat, sont obligés de le copier pour ne pas le perdre à la trace.
Certains disent pourtant qu’il est, lui aussi, un candidat du système.
Là, je l’avoue, je ne comprends pas très bien cette stratégie.
Le système, quand Mélenchon aura fini sa campagne, il n’en restera plus que des confettis ! On n’a pas dû lui donner les bonnes instructions. Ou alors il se la joue free lance !
Un autre argument : « C’est la voiture-balai de François Hollande » ! Sauf , comme il le fait sans cesse remarquer, qu’il lui sera très difficile d’appeler à voter pour un capitaine de pédalo qui est contre la retraite à 60 ans, qui laisse ses troupes s’abstenir dans les votes européens les plus importants, qui fricote avec Victor Orban, qui se fait sponsoriser par le Qatar, qui mange de la salade à 140 euros avec BHL et qui a des t-shirts « H for Hope. » !!!!
On imagine un mari qui, voyant sa femme riche s’apprêter à le quitter, inventerait de lui procurer un amant pour qu’il l’abandonne ensuite et qu’elle revienne contrite vers lui…
Dans ces cas-là il ne faut pas choisir un amant qui lui met le rouge au joue, le feu au ventre, qui lui fait retrouver sa jeunesse et courir les meetings politiques ! Non, messieurs Hollande et Bildbrothers ! Chaque jour qui passe votre nana vous échappe définitivement. Vous ne la reverrez plus jamais. Et si elle ne se fait pas la malle aux présidentielles, elle la fera aux législatives ou plus tard. Mais maintenant le goût de s’évader elle l’a dans le sang. Le rouge est de retour !
On dit de lui que c’est un comédien.
Mais alors un grand. De la race des Gabin et des Ventura.
Que c’est un tribun. Oui, un grand, de la race des Jaurès et des Louise Michel qui écrivait à l’époque de la Commune :
« Dans la nuit d'épouvante qui depuis décembre couvrait le troisième empire, la France semblait morte, mais aux époques où les nations dorment comme en sépulcres, la vie en silence grandit et ramifie ; les évènements s'appellent, se répondent pareils à des échos ; de la même manière qu'une corde en vibrant en fait vibrer une autre. Des réveils grandioses succèdent à ces morts apparentes alors et éclatent les transformations résultées des lentes évolutions. »
Il est le nouveau Jean Valjean. Celui qui veut sauver Cosette des griffes du couple Thénardier et de l’immonde Javert !
Voilà pourquoi, sans doute, il cite volontiers Hugo :
« Le plus haut symbole du peuple, c’est le pavé. On lui marche dessus jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête. »
Combien de temps faudra-t-il à la Passion Melenchon pour arriver au pouvoir et changer la France, l’Europe et le Monde ?
Car ce sera ça ou le sang.
Elle n’est que l’écho d’une révolte universelle qui court de New-York à Fukushima en passant par Le Caire, Barcelone et toutes les villes de tous les pays, toutes rumeurs étouffées qui bientôt crèveront les oreilles.
Il ne s’agit plus de s’indigner. Il s’agit de gouverner, de vous chasser et de vous juger, messieurs les voleurs. Vous ne vous en tirerez pas comme ça !
Il s’agit de fonder cette république de l’Humain qui a inspiré les plus grandes pensées et qui ne veut plus les trouver, seulement, sur les rayons poussiéreux des bibliothèques.
Citoyens de France et du Monde, prenez le pouvoir !
http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-passion-melenchon-109783
Magnifique Texte,quelle Flamboyance,quelle Lucidite,quelle Culture,quel Talent!!! Encore Merci pour ce Billet Splendide et ce Plaisir de Lecture!!
Une seule chose à dire: bravo,j aurais pas dit mieux,et j y étais aussi.Merci
Une seule chose à dire: bravo,j aurais pas dit mieux,et j y étais aussi.Merci
Même ferveur enthousiaste hier 08 02 à Montpellier avec près de 10 000 personnes. ESPOIR
Merci pour ce témoignage.
Mything
Et qui va vous redonner conscience et confiance ? Personne...
Personne n'est assez fou ou fol pour reprendre le fil de l'histoire.
La précarité a sapé les fondements de votre réceptivité, de votre sensibilité, de votre humanité...
Vous ne pouvez plus compter sur personne... pire encore ! Vous ne pouvez même plus compter sur vous-mêmes.
http://www.lejournaldepersonne.com/2012/02/mything/
Hier je suis allée avec mon mari écouter Mélenchon au parc des expos à Montpellier. Nous y sommes allés avec un bus affrété depuis un petit village. A l'arrivée, la fête! 9000 personnes ! des jeunes en pagaille! Un de mes fils, 18 ans, y était allé de son côté. Il nous a appelé vers deux heures du matin comme on rentrait. C'était son premier meeting politique. Son enthousiasme m'a (je dois l'avouer) autant réchauffé le coeur que le meeting de Mélenchon. Il se passe vraiment quelque chose.
MELENCHON socialiste (NON) social (OUI)
Content de voir ce billet à l'affiche du club !
Après des décennies de mépris et d'abêtissement, quelqu'un a le courage de faire le pari de l'intelligence. Oui, il se passe quelque chose et quoi qu'il advienne par la suite, ce qui a été donné par Jean-Luc Mélenchon, personne ne pourra nous le reprendre.
Voilà un bel article.
Merci Olivier Super le billet !!!!
OUI.
Si j'ai bien compris, selon Hugo, EELV aurait choisi les civilisés de la barbarie...
Merci Olivier pour ce billet témoignage
C'est dingue. EN lisant le titre, j'ai vu vu front... pas National.. mais front de ... GAUCHE. Mais en regardant les commentaires, jje sens un entousiasme partagés. on verra ce que l'on donne.
Mélanchon ?
Ca c'est du candidat !
(Pauvre NPA qui a encore raté une occasion de ne pas se présenter)
Montée en puissance spectaculaire, il en a sous la semelle c'est évident. Il faudra tenir le coup physiquement.
Merci beaucoup pour toutes ces contributions et compliments que vous avez témoigné. Oui, il se passe quelque chose. Les discussions, que j'ai observé ces derniers jours montrent clairement que beaucoup de citoyens qui n'étaient jusqu'alors pas vraiment des soutiens affirmés au Front de Gauche, se retrouvent dans cette nouvelle forme de pédagogie pratiquée, lors des prestations télévisées et meetings de Jean-Luc Mélenchon. La plupart des "grands éditorialistes" et analystes, les supers clients de la presse audiovisuelle, révélés dans le film "les nouveaux chiens de garde", ont beau essayer de décridibiliser le candidat du Front de Gauche, il ne parviennent qu'à le propulser dans de meilleurs intentions de vote. Nous pourrions avoir des surprises lors de ce premier tour... il reste du temps cependant et les pratiques de l'exécutif actuel nous montrent chaque jour, qu'ils sont capables de tout pour garder le pouvoir.