Liberté d'Expression ?
Charlie Hebdo a décidé de virer Siné, humoriste, car il aurait discrédité la religion juive, en raillant la possible conversion du fils Sarkozy à l'occasion de son prochain mariage avec la fille-héritière Darty.
Philippe Val, directeur de la Rédaction, aurait demandé à l' humoriste de s'excuser pour ses propos, qui, d'après lui, pourraient avoir pour conséquence que le public associe religion juive et réussite sociale... Siné aurait refusé de s' exécuter.
On ne rêve pas, cela se passe ici, en France, en ce moment, entre amis de longue date qui désormais ne le sont plus.
Et la religion, une fois de plus, sépare.
Souvenons nous de ceux de Charlie Hebdo, il y a peu, portés sur le devant de la scène médiatique, à travers un procès qui leur était intenté pour atteinte à la religion musulmane, suite à la publication par le journal de caricatures de Mahomet. Procès dont l'issue constitua un succès, sur tous les plans, pour le journal.
Je ne doute pas qu' un tribunal des Prudhommes, s'il était sollicité, qualifierait ce licenciement d'abusif, en cohérence avec la décision favorable à Charlie Hebdo, au nom de la liberté d' expression, et en cohérence avec les valeurs défendues, non sans une certaine arrogance, parfois, par ce même Charlie Hebdo. Journal qui se discrédite aujourd'hui, par ce mauvais procès fait à l' humoriste Siné.



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On a changé d'époque. En première place, les divisions de nos identités. Ce serait ça qu'il faudrait défendre d'abord, aujourd'hui. Avant tout le reste. Quel reste ? ce qu'on défendait avant ? c'était quoi, déjà ?
Et ça vous étonne, le comportement de Philippe Val? Voilà des années que ce monsieur assène ses vérités à lui à l'abri derrière ses éditos ou les micros de France Inter, là où personne ne peut les réfuter, ni lui mettre le nez dans ses mensonges. Ce soir, à chaque fois que j'appuie sur "recommander", ça compte double! Content pour ceux que je recommande.
si vous me permettez ce raccourci, je dirais que Charlie-Hebdo vient de se faire Hara-Kiri sur cette affaire là..."Bête et méchant". Surtout je ne comprend pas l'argumentation de dire que ces propos ne "tiendraient pas devant un tribunal" . Quelqu'un a t'il à ce jour attaqué Charlie-Hebdo en justice ? Est une mesure de "précaution" face à d'amicales pressions ?
C'est une décision très étonnante de la part d'un journal qui s'est toujours refusé de céder à toute censure et toute auto-censure. Je rejoins l'analyse de Serval , sans doute Val a-t-il anticipé à la suite de pressions en coulisses.
L'opération Paris Match fait déjà jurisprudence.(même si les conditions de l'actionnariat sont différentes).
J'ai arrêté de lire Charlie Hebdo au milieu des années 80, en prenant le risque de rater certains dessins marrants, mais globalement c'était déjà devenu un journal sans intérêt. Siné est souvent drôle mais parfois prise de tête quand même. En tout cas s'agissant de Val tout le monde sait ce qu'il est, il n'y a aucune excuse à continuer d'acheter ce journal. Et au plaisir de lire Siné ailleurs très bientôt.
Bonjour, Comme charlie hebdo n'a rien publié entre 1981 et 1992... comment avez vous fait pour arrêter de lire charlie hebdo au milieu des années 80 ?
Erreur sur la qualification juridique : Siné ne pouvait être licencié puisqu'il n'était pas un salarié ... Vérifiez vos informations avant de publier .Pour le reste Philippe VAL , directeur de publication, est responsable de droit de ce qui parait dans Charlie-Hebdo , il ne m'apparait pas anormal qu'il ait le choix de ce qui va être publié dans le journal qu'il dirige. Quant aux allusions à la très riche héritière "juive" pour laquelle on se convertit , à moins d'être ce que Lenine appelait un "idiot utile ", on comprend très bien ce que cela veut dire : l'antisémitisme de gauche existe lui aussi , il y a même une tradition anarchiste du genre .
N'étant pas journaliste, mes informations sont celles que nous avons tous, aujourd'hui, sur cette affaire : Siné est viré, et l' allusion au Conseil des Prudhommes est une image, que j'ai choisie pour illustrer mon propos : l'absurdité des arguments avancés pour justifier sa mise à l'écart. Le billet de Siné a été publié, P. Val aurait pu l'en empêcher, en tant que patron, je vous l'accorde, mais le fait est qu' il a été publié. Les familles Sarkozy et Darty ont indiqué qu'elles ne poursuivraient pas le journal. Alors, où est le problème ? J'en vois deux : le respect de la liberté d'expression, et l'équité de traitement. D'autant plus que l'antisémitisme, de gauche, de droite, ni même anar, n' est, de toute évidence, pas la tasse de thé de Siné, ses collègues du journal l'attestent ( dont le respecté M. Polac, ce qui est tout de même une référence). A force de voir le mal partout, on l'insinue, et on devient un idiot inutile, ne croyez vous pas ? Moi, je le crois. En tout cas, je préfère être une idiote utile qu'une idiote inutile, sans hésitation. Bien à vous.
Je ne suis pas non plus journaliste et je rejoins Pénéloppe dans la catégorie des "idiotes utiles". Mais en quoi "riche héritière juive" est de l'antisémitisme? C'est dingue ça! Je trouve grave la censure et l'auto-censure pratiquée de nos jours. ["Interrogé par nouvelobs.com, Philippe Val a déclaré que le caricaturiste n'avait pas été renvoyé par Charlie-Hebdo mais qu'il a été "mis devant une alternative, il pouvait s'excuser mais ne l'a pas fait. C'est son choix qui l'a exclut et il l'a fait librement". Philippe Val a insisté sur le fait que Siné avait transgressé la charte de l'hebdomadaire". "Ce qu'il a fait c'est contraire aux valeurs de Charlie-Hebdo. La charte proscrit les propos racistes et antisémites". "C'est juste inacceptable".] Le Nouvelobs Incroyable!
Pareil pour moi, je suis un idiot utile alors, et je me suis fait exactement la même réflexion que vous, Abassourdine : Où se trouve l'antisémitisme là-dedans ? Remplacez judaisme par islam ou catholicisme, et juive par musulmane ou catholique, et le texte ne fait jamais scandale. Mais voila, j'en suis venu à me poser des questions, en me disant qu'à ne pas voir d'antisémitisme caractérisé là-dedans, je devais avoir un problème... A force de voir le Mal partout, on l'insinue, comme le dit Peneloppe...
Vous n'êtes pas journaliste mais vous publiez , cela ne vous autorise pas à ne pas vérifier l'exactitude de vos informations .Il s'agit de respecter le lecteur quel qu'il soit . Quant à l'antisémitisme , je ne savais pas qu'il existait à Charlie - Hebdo une autorité déontologique, en la personne de Michel Polac , chargée de délivrer des certificats de bonnes mœurs à M. Siné. Les "idiots utiles " étaient , comme vous ne l'ignorez pas,ceux qui ont couvert de leur silence complice les crimes commis au nom de la dictature du prolétariat :êtes toujours certaine de revendiquer d'en faire partie? Salut et fraternité
J'ignorais pour ma part tout à fait le sens de l'expression "idiots utiles"; je me sens moins bête tout à coup. Mais si, quelle idiote ! Puisque je ne vois pas d'antisémitisme dans le texte de Siné, juste de l'humour ... idiot ? Pas drôle en tout cas, et qui n'est pas ma tasse de thé. Mais je n'irais certes pas demander qu'on mette à la porteSiné plus que tous les autres humoristes douteux de quelque media que ce soit.
Mais, monsieur Levy, qu'est-ce qui est antisémite dans le texte de Siné ? Moi tout ce que je vois, c'est qu'il dit que Jean Sarkozy est prêt à tout par pure ambition. Point. Il aurait dit que JS allait arrêter de manger des légumes du supermarché parce que sa fiancé est pro-bio, il n'y aurait pas de débat en ce moment. Alors sans doute que cela va vous choquer, mais je suis un idiot, utile, inutile, là n'est pas la question, mais franchement, je ne vois pas où ce qu'il dit est choquant. Pourriez-vous m'expliquer, s'il vous plait ?
@Jean-Paul LEVY. Je souhaiterais te ramener à plus d'indulgence. Il y a probablement quelques inexactitudes, mais en aucun cas un manque de respect dans ce texte. Cette question de l'antisémitisme est certes préoccupante, puisque latente depuis des siècles et corollaire de ces maux qui rongent le monde comme le racisme, le combat incessant de l'obscurantisme contre la laïcité ou les chasses aux sorcières en tout genre. N'ouvrons pas un procès de plus, à mon sens, le coeur du débat n'est pas là. La question aujourd'hui est de savoir si nous vivons encore dans un monde ou la liberté d'expression à droit de cité. Je te rappelle qu'un des fondements de la démocratie est de laisser chacun s'exprimer, fûsses contre la démocratie (et nous l'avons vécu douloureusement en 2002), et de combattre les idées. Pas les hommes. Faisons un constat si tu le veut bien. Siné dans sa provocation fait un parrallèle douteux, je n'en disconviens pas. Val qui est le responsable de la publication (et à ce titre devrait avoir un oeil dessus d'autant que Charlie ne sort pas trois éditions par jour...) laisse passer le texte qui heurte certaines sensibilités, lesquelles légitimement s'en émeuvent. Contrairement à l'affaire des caricatures de Mahomet qui est quelque part du même tonneau, il décide cette fois de virer l'auteur. Questions : Est ce une attaque ad hominem ? Est ce une mesure de précaution ?, Y a t'il eu des menaces ? les idées quelles qu'elles soient doivent elles faire l'objet désormais d'un "ausweiss" au nom de la liberté d'expression ? Et surtout, sommes nous en train de sombrer au nom du politiquement correct dans le carcan infâme de la tyrannie ? Voila, à mon sens, ce qui transparait de ce texte. J'ai dit.
Cher J. Paul Levy, J' ignorais ce néologisme, j' ai donc appris quelque chose, mais bon : si le renvoi de Siné est un crime de lèse-bouffon, au nom d' une dictature du politiquement correct, du moins, on ne peut me reprocher un silence complice. Sans aller bien loin dans les références au passé, N. Sarkozy ne s' était-il pas déplacé au tribunal pour soutenir Charlie Hebdo, dans l'affaire des caricatures de Mahomet ? L'affaire Siné devient alors un crime de lèse-majesté, et les arguments d' antisémitisme contre lui sont bien utiles, et moins idiots qu' il y parait, car "quand on veut tuer son chien, ne dit-on pas qu'il a la rage". Le hic, c' est que le maître apparait lui-même bien davantage contaminé.
Va faire dodo lévy ! T'es hors sujet là __________________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Ah oui ? c'est quoi cette tradition anarchiste ?
Réponse à jpd : voyez l'attitude des anarchistes et de certains socialistes lors des débuts de l'affaire Dreyfus et les ambigüités du mouvement pacifiste dans l'immédiat avant-guerre.
. Je ne sais pas si cette réponse satisfera jpd, concernant l'antisémitisme dans une certaine tradition anarchiste, mais, en ce qui concerne l'anti-dreyfusisme, ce n'est pas l'apanage de socialistes ou d'anarchistes : l'antisémitisme est endémique en France, - et partout en France, pas seulement à Paris -bien avant l'affaire Dreyfus. Quand celle-ci démarre avec l'arrestation du capitaine,le 15 octobre 1894, ce n'est qu'un fait divers, oublié de l'opinion publique pendant des années. En 1895, 1896, 1897, la défense de Dreyfus est le fait d'une très restreinte minorités "d'intellectuels". (C'est en cette circonstance que ce mot, dans cette acception, apparaît). L'opinion se réveille, le 13 janvier 1898, avec le J'accuse de Zola. Mais une grande partie de la classe politique, y compris les républicains, restent persuadés de la culpabilité de Dreyfus. Même pendant et après le procès en révision de Rennes (été 1899). La prise de conscience de l'innocence de Dreyfus sera lente et progressive, même chez les Républicains. Ce sera d'ailleurs à leur honneur de la faire, tandis que chez les cléricaux, l'antisémitisme de principe conduira à un véritable déni de réalité, même bien longtemps après la réhabilitation. . C'est en tous cas, ce que j'ai cru comprendre. Je veux bien qu'un meilleur connaisseur que moi de "l'affaire" me contredise. . jean-paul yves le goff http://www.lelivrelibre.net
Cher Jean-Paul Lévy, Désolé de devoir vous contredire. Mais le respect de la vérité historique l'impose. La réalité en effet est que ce sont les libertaires qui, autour de Bernard Lazare, de Félix Fénéon et d'autres, bien peu nombreux, furent les tous premiers défenseurs du capitaine Dreyfus quand les élites intellectuelles et politiques du moment étaient indifférentes à son sort. Pas tous les anarchistes sans doute, mais les anarchistes en premier – autrement dit, la gauche radicale de l'époque. Ils se sont d'autant plus engagés avec lucidité qu'ils avaient pu voir, dans la répression contre leurs idéaux, de quelles manipulations judiciaires, de quelle manipulation politique de la justice, un Etat conservateur, fût-il républicain, pouvait être capable : ce fut le fameux "procès des Trente", quelques mois avant l'arrestation de Dreyfus, supposé réprimer les intellectuels de l'anarchie et dont Fénéon, notamment, sortit vainqueur, acquitté et ensuite reconverti, pour notre bonheur, dans le journalisme culturel à la "Revue Blanche". La leçon de cette histoire, s'il y en a une, c'est que les sensibilités minoritaires à des injustices ignorées de la vulgate dominante du moment sont souvent les plus lucides et les plus porteuses d'avenir. Or, dans le cas qui nous occupe, il me semble, sans développer plus avant, que la réaction de Philippe Val, directeur de publication de "Charlie Hebdo", donc juridiquement responsable de ce qui s'y publie, relève d'un certain conformisme bien plus que d'une audacieuse vigilance. Elle est disproportionné et démesurée, surtout si on la rapporte à la longue tradition provocatrice, au risque assumé du mauvais goût et de l'envie de choquer le bourgeois, de "Charlie" comme de son ancêtre Hara-Kiri. Siné en a écrit, et dessiné, des biens pires. Et d'ailleurs il ne s'est pas privé, et ce n'est évidemment ni mon goût ni mon style, de multiplier récemment les sorties violentes contre l'islam et les musulmans en général. Enfin, il est établi que Siné avait préparé un texte d'excuses, rectifiant le sens douteux qu'on pouvait donner à sa sortie contre le fils du président de la République, mais qu'il l'a retiré en apprenant qu'il voisinerait avec un autre texte le condamnant au nom de toute la rédaction de "Charlie" alors qu'en fait, elle n'était pas unanime. Attention à ce qu'une sorte de retour à l'ordre général en vienne à museler la caricature, l'excès d'humour, le trait forcé, la provocation gratuite – fussent-elles grossières et désagréables. Le droit de la presse, vous n'êtes pas sans le savoir, protège tout particulièrement la caricature – et c'est un honneur de notre jurisprudence que le jugement rendu en faveur de "Charlie-Hebdo" à propos des caricatures des Mahomet qui avaient choqué bien des musulmans, a confirmé. Le combat contre l'antisémitisme en particulier et le racisme en général est une affaire grave et sérieuse qui mérite vraiment mieux. Je crains qu'en cette matière, nous ayons des menaces plus sérieuses à mettre en évidence qu'une énième provocation de Siné dont c'est le registre, le métier et le talent depuis une éternité. Et, pardon d'y insister, mais Michel Polac a raison quand il s'inquiète du risque de voir la fin, par normalisation et banalisation éditoriales, d'une presse libertaire authentique, y compris par ses excès de caricature et ses débordements d'ironie. Bien à vous, et merci d'animer le débat sur Mediapart !
Benjamin Fondane, qui avait des relations "compliquées" avec Jean Paulhan, regrettait amèrement que ce dernier, dans l'essai qu'il a consacré à Fénéon, ne se fût attaché qu'au critique, sans rien dire de l'anarchiste et de ses engagements. Il avait ô combien raison. Merci pour ce rappel historique, Edwy. Et merci Péneloppe d'avoir initié avec à-propos ce débat.
kairos Mais il me semble que Jules Guesde, un des fondateur du mouvement ouvrier, et de tendance "marxiste", était plutôt anti dreyfusard... N'est-ce pas la stature d'Emile Zola, indubitablement socialisant, qui empêche de voit la "part d'ombre" d'un antisémitisme qui partageait aussi la Gauche à l'époque?
Cher Kairos, En effet, une partie du mouvement ouvrier de l'époque resta indifférente au sort de Dreyfus, plus par anticapitalisme et antimilitarisme (en bref : le sort d'un militaire bourgeois n'est la cause du prolétariat). Mais ce fut son aile la plus traditionnelle (qui d'ailleurs finit dans le patriotisme et l'union sacrée en 1914), et non pas son aile libertaire, pour l'essentiel du moins (car il y eut des exceptions, évidemment, le poison de l'antisémitisme moderne, sur fond d'antijudaïsme chrétien, faisant ses ravages au-delà des étiquettes politiques). D'ailleurs, l'aventure des "Cahiers de la Quinzaine" de Charles Péguy a ce point de départ : un cri contre l'indifférence d'une partie, minoritaire, du mouvement socialiste d'alors. Mais n'oubliez pas, justement, qu'à l'époque, Péguy est lui-même proche des libertaires tout comme l'éditeur phare de la campagne pour Dreyfus, P.V. Stock. Et n'oubliez pas, surtout, que Jaurès, lui, après un temps d'observation, se lancera dans la bataille avec fougue, force et clarté. En revanche, on ne trouve aucune voix forte, dans la droite politique ou intellectuelle de l'époque, du côté de Dreyfus. C'est un fait historique, par-delà les nuances et les exceptions individuelles : au sens large, la droite fut anti-dreyfusarde, la gauche fut dreyfusarde. Bien à vous, et merci d'être toujours au rendez-vous du débat et de l'échange.
kairos Pour prolonger, si vous le permettez, ne pensez-vous pas qu'il y avait (et peut-être encore et toujours) un antisémitisme populaire, qui traverse le mouvement ouvrier (et un certain anarcho syndicalisme), alors que l'affaire Dreyfus met plutôt en évidence celui des élites? Mais vous avez raison,, c'est quand même de la "gauche" (et de ses intellectuels, puisque je crois que l'emploi du mot comme substantif date de ce moment) qu'est venu principalement la défense... Cordialement
Il existerait (encore aujourd'hui ?), dans certains petits cercles, un antisémitisme d'extrême gauche, qui avait repris quelques couleurs depuis les années 70 en se mêlant à l'anti sionisme. Certains individus de ces mouvances rouges-vertes-brunes se sont d'ailleurs fait exclure de leurs partis ou groupuscules respectifs de ce fait. Il m'a toujours semblé que c'était très minoritaire, et je n'avais jamais encore vu associer cela à la mouvance arnarchiste en particulier. Peut-être existe-t-il des études (sérieuses) sur le sujet ?
kairos Les pères fondateurs du courant anarchistes, Proudhon et Bakounine, n'étaient pas en reste de propos antisémites... Bien entendu, cela ne fait pas de l'anarchie un mouvement de cette nature, mais montre simplement que le "mal" n'épargne personne... Et que les cercles d'extrême-gauches que vous évoquez nourrissent sans doute une certaine tradition...
J'ajouterai, sans trop me fourvoyer je crois, que l'anti-dreyfusisme de gauche ressemble beaucoup plus à de l'indifférence qu'à de l'antisémitisme. Le courant socialiste mené par Jules Guesde, majoritaire alors, ne prête aucune attention à ce qui relève -selon eux- d'une histoire de militaire et de bourgeois. Il en est de même pour les syndicalistes, encore imprégnés d'idéologie anarchiste. L'histoire n'a pas donné raison à Guesde, puisque l'affaire Dreyfus est resté un point décisif de la politique française, et a tracé des chemins de dépendances pour tout ce qui a suivi. C'est donc Jaurès, et non Guesde qui a réussi le miracle de la synthèse socialiste. Cependant, un antisémitisme de gauche existe bel et bien je pense, et que l'un de ces fondements est une association hallucinée du judaïsme aux puissances d'argent. Pour ma part, conscient ou pas de la part de Siné, son propos trahie bel et bien cette pensée, trainant quelque part enfouie dans son cerveau. Je ne suis pas d'accord avec le raisonnement contr-hypothétique qui fait dire à beaucoup d'entre vous «mais s'il avait avait dit qu'il embrassait la religion musulmane parce qu'il épousait la fille d'un émir, on n'en ferait pas tant». Non parce qu'il ne l'a pas fait. Et quand il dit qu'il a «envie de botter le cul des femmes voilées», je trouve qu'au fond, il exprime à sa façon la pensée française dominante qui veut bien d'un islam, mais qui ne se voit pas. La loi sur le voile à l'école dit la même chose que lui au fond. Après, il ne m'appartient pas de juger du bien fondé de la décision de Val, je trouve ça dommage, et il faut bien dire, un peu faux-cul de la part d'une rédaction qui avait publié ce texte de se dresser contre Siné. Que Val ne l'est pas lu est une chose, mais que personne de l'équipe n'en ai eu connaissance, pardon, mais je n'y crois pas une seule seconde. Je ne connais ni l'un ni l'autre, mais je crois qu'il y a derrière cette histoire une bataille d'égos qu'on a tendance à minimiser. Une dernière chose, peut-être faut-il rappeler que ce n'est pas nouveau que Val choisisse les sujets desquels on a le droit de rire dans Charlie. Il me semble bien qu'au moment où Font avait été inquiété dans une affaire de mœurs, le dessinateur Lefred-Thouron avait tenté un trait d'humour que Val avait recalé. Le dessinateur avait alors quitté l'équipe de Charlie.
Ah, et j'en oubliais presque le jeu de mots qui m'a incité à poster ce commentaire. Il existe en effet un lieu de rendez-vous d'une extrême gauche avec une extrême droite, lequel nous fait comprendre que le plus dangereux n'est pas l'idiot utile, ni l'idiot inutile, mais bien l'Idiot International.
Aïe c'est retour à Jospin, "la gauche a toujours été dreyfusarde..." Y'a des historiens qui se donnent du mal pour écrire des trucs pointus. Faites un peu attention quand même.
“Une dernière chose, peut-être faut-il rappeler que ce n'est pas nouveau que Val choisisse les sujets desquels on a le droit de rire dans Charlie. ” Nicolas, cette histoire de dessin "pouêt-pouêt" de Lefred-Thouron refusé par Val est vraie, mais en même temps, c'était il y a plus de dix ans. Alors s'il ne refuse un dessin que tous les dix ans, on ne peut pas dire non plus qu'il soit si tyrannique?
C'est tout-à-fait clair, aucune "famille" politique n'a totalement échappé à l'antisémitisme. Vouloir en faire une spécificité anarchiste ou d'extrême gauche démontre davantage une volonté de combattre politiquement des courants révolutionnaires jugés "faire le jeu de..." (ce qui est un droit, bien entendu !) que de combattre le racisme. Attention à ne pas être obnubilés par la seule "idée" exprimée sans la relier aux actes. J'ai connu des gens qui étaient avant guerre "action française" et antisémites par la même occasion, aider et cacher des enfants juifs pendant l'occupation. D'autres furent des antifascistes et des antiracistes déclarés devenir des collabos pendant cette même occupation et se transformer en véritables antisémites. je trouve Philippe Val particulièrement gonflé : il déteste (et le dit sur les antennes) les langues dites "régionales" au prétexte que le Français est "la plus belle langue du monde". Regardez la tronche des Corses dans les dessins de l'hebdo depuis des années, cela vaut presque les affiches antisémites représentant des Juifs... ou des Arabes. Il y a de la haine à peine voilée dans ce traitement par les images ; le sexisme lui-même est, pour le moins, à peine voilée et j'en passe. Tout cela fait que je n'achète plus depuis longtemps ce canard, mais loin de moi l'idée qu'il faut le combatte en tant que tel, voire, pourquoi pas, en demander l'interdiction ! C'est le contenu qu'il faut combattre et non le droit d'expression qui est sacré. je comprend qu'un Musulman soit horrifié à la vue d'une caricature de Mahomet, une femme à un dessin de "Charlie" (et là je ne trace aucune équivalence entre les deux exemples), mais que serait une société dans laquelle rien de visible de nous horrifierait ? Un enfer totalitaire.
Rappelons quand même que le grand théoricien de l'antisémitisme en France, ce fut Drumont avec 'La France juive', dès 1886 (très grand succès d'édition : 150 rééditions aux premiers temps de la mécanisation de l'impression !). Cet écrivain journaliste nationaliste inspira les thèses de l'Action française de Maurras, et prépara le terrain de l'anti-dreyfusisme. Mais son plus grand ennemi sur le plan de l'antisémitisme ne fut autre, sans aucun doute, qu'un écrivain catholique (mystique), que l'on peut juger 'réactionnaire' (inclassable, à vrai dire), Léon Bloy, avec son 'Salut par les Juifs' (1892) dirigé contre Drumont. Au tournant des deux siècles (XIX et XXe), la droite nationaliste, antisémite, tout simplement xénophobe, façonna la connotation péjorative de 'métèque' à l'usage exclusif des artistes qu'accueillait Paris, grande capitale culturelle. Picabia en tira par provocation son 'rastaquouère', dans son 'Jésus-Christ rastaquouère' qu'aimait tant Serge Gainsbourg.
Bonjour, "il est établi que Siné avait préparé un texte d'excuses, rectifiant le sens douteux qu'on pouvait donner à sa sortie contre le fils du président de la République, mais qu'il l'a retiré en apprenant qu'il voisinerait avec un autre texte le condamnant au nom de toute la rédaction de "Charlie" alors qu'en fait, elle n'était pas unanime." Je trouve cette information extremement importante, et pourtant où la lit on en dehors de ces "colonnes"?! Pour moi elle clarifie completement les choses. Après avoir pris le temps d'y réfléchir, je n'ai pas vu d'attaque antisémite dans le papier de siné. Mais peut etre pouvait il etre mal interprété, en effet. Mais à la lumière de cette information, il me semble que Siné l'avait admis (malgré l'exces qui le caractérise parfois) et allait clarifier les choses, d'où par conséquent plus aucun doute sur le papier. Cela change tout à la perception de cet évenement. Mais ce qui me semble très grave c'est que cette histoire n'est pas présentée comme cela dans la plupart des articles, intervention radiophoniques etc...Libé par exemple ne présentait pas les choses comme ca hier (ils preferaient au passage faire un cahier d'été sur une comparaison carla-cecilia avec photos des robes, sacs, un vrai boulot de journalisme quoi...mais c'est un autre sujet). On profite du fait que Siné a parfois (souvent) des propos très provocateurs (mais sur beaucoup de sujet et toutes les religions notamment) pour lui faire ce procès en antisémitisme en tronquant les informations. C'est répugnant, révoltant et très inquietant! merci de l'info en tout cas!
ptin ! tu nous gaves avec tes conneries ! redodo levy !!!! ____ Voir de l'antisémitisme partout, et surtout là où il n'est pas, même si l'on souhaiterait ardemment qu'il y soit (mauvaise foi dans le but de nuire à autrui, complot et calomnies, névrose obsessionnelle, paranoïa), c'est le banaliser ; banaliser l'antisémitisme, c'est le discréditer ; le discréditer c'est commettre une erreur irréparable et impardonnable. Les imbéciles (les gens de bonne foi qui se trompent n'en restent pas moins des idiots) et les salauds n'ont plus qu'à bien se tenir ! ___________________________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com ______________
bonjour, Surtout ne pas faire allusion au "journaliste du Nouvel Observateur Claude Askolovitch" point de départ de l'histoire, risque de censure, d'énervement, de rappel à la déontologie. http://rue89.com/2008/07/17/sine-vire-charlie-hebdo-en-deuil-philippe-val-dans-la-tourmente . conseil: parler de burqa, des caricatures, de virginité, tout le reste est antisémitisme. La peur: il n'y a que cela de vrai ;o) (la preuve!! je voulais mettre "sourire jaune" aprés le smiley.. et je me suis dit, mince: jaune... cela va etre considéré comme allusion antisémite... voila où nous sommes rendus...)
http://www.mediapart.fr/club/blog/abassourdine/170708/charlie-hebdo-se-fait-hara-kiri
kairos Mais alors, pourquoi Philippe Val n'émet aucune réserve lorsque Siné exprime son désir de botter le cul des femmes voilées (sic)? Je suppose que dans ce cas il accepte la verve outrancière, pour ne pas dire injurieuse, qu'emploie de renommée son chroniqueur. On n'attend pas de Siné autre chose qu'une parole sans retenue, il me semble... Reste que l'antisémitisme, comme l'a dit Sartre, je crois, n'est pas une opinion mais un délit, et un journal ne peut faire fi de poursuites judiciaires infâmantes... Il est possible aussi que d'une certaine manière Philippe Val souhaite rompre avec l'esprit Choron d'origine ("bête et méchant") que Siné perpétue... Ce qui se gagnera en respectabilité, se perdra-t-il en insolence et humour?
en lecteurs surtout...
@ Jean-Paul LEVY:
Peut-on accuser un juif d'antisémitisme?
Israel Shahak Jewish History, Jewish Religion (Âmes sensibles s'abstenir...)
Je ne suis ni pro ni antisémite mais je ne connais pas le mot autorisé pour "je m'en fous complètement mais si l'un devait sauver l'autre de quoi que ce soit il y a plus de chances pour que ce soit moi qui bouge que (certains d'entre) eux!"
Et ça m'est déjà arrivé de faire des digicodes à leur place le jour de Yom Kippour (malgré le fait qu'il me considèrent comme une prostituée).... Alors l'intolérance faut la voir là où elle est, partout, et des deux bords, ne vous en déplaise.
J'ai aussi connu en France des israéliens (juifs) pas trop fiers de leur gouvernement, limite ils s'excusaient à leur place. Par contre j'adore le fait de ne pas me faire mater par les Loubavitch de mon quartier, ça change des goys libidineux... :o)
Charlie Hebdo est largement homophobe depuis longtemps, c'est pour cette raison que j'ai arrêté de le lire. Ils se font maintenant hara-kiri en virant Siné... C'est affligeant. Et sur la liberté d'expression, il est temps d'aller (re)faire un tour dans la pensée de Chomsky : http://www.mediapart.fr/club/blog/sandek/150708/chomsky-compagnie-un-dvd-pour-en-finir-avec-la-fabrique-de-l-impuissance
Alors là c'est le bouquet ! Je suis sidérée de ce que je lis ce matin au sujet de cette affaire (je résume l'article de Rue89 : http://www.rue89.com/2008/07/17/sine-vire-charlie-hebdo-en-deuil-philippe-val-dans-la-tourmente) : La semaine précédente, Philippe Val avait signé un édito tournant en dérision les enquêtes de Denis Robert, qu'il dépeignait comme le paranoïaque auteur d'une enquête erronée, reprenant ainsi à son compte les arguments de Clearstream. Il se trouve que l'avocat de Clearstream est également celui de Charlie... Dans cet édito, Val attaquait également la journaliste de Télérama Weronika Zarachowicz, qu'il accusait d'avoir signé un article rendant hommage au travail de Denis Robert, sans préciser qu'elle avait cosigné avec lui un entretien avec Noam Chomsky*, que Val fustigeait aussi, en passant. La journaliste n'ayant pas apprécié, elle a envoyé un droit de réponse que Val a refusé de publier. "Ce grand défenseur de la liberté d'expression ne supporte pas qu'on questionne le fait que l'avocat de Charlie soit aussi celui de Clearstream, et ça le conduit à des associations nauséabondes." Et c'est pourtant Me Malka, avocat de Charlie qui s'est chargé de répondre à Weronika Zarachowicz, et on constate que pour lui, en défendant Charlie, il défend aussi un peu Clearstream : "Au-delà de ma personne, vous rendez-vous compte que Clearstream, loin d'être une abstraction fantasmagorique, constitue une société dans laquelle 1500 personnes travaillent et qui, toutes, ont également été blessées d'être assimilées à des commanditaires de tueurs russes, rôle que vous attribuez aux tribunaux français." Et Rue 89 de conclure : "L'éditorial de Val a suscité une fronde en interne, avec menace de démission de plusieurs journalistes, finalement non suivie d'effet. Siné était en pointe de la contestation" Je vous laisse méditer sur les racines de la fausse affaire de l'antisémitisme de Siné... En Afrique Centrale, quand on veut se débarasser efficacement de quelqu'un, on l'accuse de sorcellerie... * En passant, je signale que Val ne supporte pas Chomsky qu'il accuse lui aussi d'être antisémite. Ce même Noam Chomsky qui soutient que la véritable liberté d'expression concerne avant tout celle qui est accordée aux gens qui ne pensent pas comme vous...
Mon dieu mon dieu, dois je dire! Moi qui n'y crois pas.... Que de confusion dans ce débat... première question pourquoi écrire "Charlie Hebdo a décidé de virer Siné, humoriste, car il aurait discrédité la religion juive." ? Alors que la raison de cette exclusion est l'antisémitisme qui couve en dessous de la phrase de Siné. J'aime beaucoup Michel Polac et c'est bien qu'il défende son copain d'autant qu'il travaille avec la femme de Siné, paraît-il Depuis quand le fait d'être journaliste donnerait un poids plus grand à la vérité des propos. Bref tant de choses à dire sur ce débat je n'en ai malheureusement pas le temps Mais tout de même ne confondons pas: Juif c'est un terme un peu difficile, cela peut définir, un peuple, une religion, une culture, un humour, mais pas tout à la fois. Il y a des Israéliens qui ne sont pas juifs, si si. Être de religion juive ne voudrait pas dire que l'on a l'humour assuré. Être de religion juive, et israélien n'empêche pas de subir des discriminations raciales en Israël si ont est d'origine éthiopienne et si on a la peau un peu sombre. Et je ne parle pas du sionisme qui est encore autre chose... Mon dieu, mon dieu avant de s'énerver, il faudrait comprendre que le Judaïsme n'est qu'une religion, mais que cela ne peut pas inclure les juifs dedans.... D'ailleurs je ne sais pas si vous savez, mais juif c'est un ensemble qui n'existe pas, comme il n'existe pas une race noire.... ni aucune race, ni aucun moyen de ranger les individus d'une manière simple dans une communauté. Pol
Pol, Il n'existe en effet qu'une seule race d'homme sur terre. Cependant, je pense que vous vous trompez, le judaïsme n'est pas qu'une religion, il est une culture, une histoire. Cet humour dont vous parlez est directement lié à cette histoire et à cette culture. Bien des juifs sont athées, ou non-pratiquants et s'affirment juifs quand même. Pour tout le reste je suis relativement d'accord avec vous, notamment avec le fait qu'il ne faille pas s'énerver :)
Cher Nicolas, ne vous êtes-vous pas trop "hâtés"? signé par la ligue des athées du monde dont vous avez écorché le nom.... attention au procès! Je plaisante, bien sûr.
Oups, en effet, je plaide coupable de cette bourde, corrigée depuis par je ne sais pas qui mais je le remercie. Je vais aller soigner ma dysorthographie matinale à coup de caféine.
Je l'avais vue aussi avec un sourire, cette coquille sympathique. Mais la correction n'est pas plus au point ! Athée ayant une terminaison curieusement féminine. (PS :la caféine pour la hâte ?! - signée : une dysclavique irrémédiable, qui bénit la fonction "éditer")
Cher Nicolas, je crois que vous devez être un oulipien caché.... On y est presque! encore un petit E. Bon café!
Oulipien à peine caché ! à moins que ce ne soit une excuse facile…
J'ai du mal écrire, je pense évidemment que le judaïsme ce n'est pas qu'une religion Pol
Cher Pol, si j'ai choisi, dans la première phrase de mon billet, cette façon de présenter les choses, c'est justement parce que Siné n'a pas été accusé directement d'antisémitime, par P. Val : il l' a fait de façon détournée, en disant, par exemple, que les propos de Siné "ne tiendraient pas devant un tribunal", mais sans préciser lequel. Pour le reste, il serait en effet trop long de débattre des questions fort complexes que vous abordez, dans des commentaires. J'ai choisi le terme de religion juive, afin de le mettre en perspective avec les atteintes à la religion musulmane dont C.H. s'est rendu "coupable". C' est un point de vue, le documentariste que vous êtes ne peut que le comprendre. Bonne journée.
Peneloppe Je comprends très bien, mais il faudrait mettre des guillemets, des italiques, citer les sources etc... Je viens de me fâcher avec une copine à propos de Dieudonné et Le Pen, et c'est assez douloureux pour moi. Comme le L de Pol vient de Lévy, je signale que cela se corse en ce moment. Pendant les "événements" de nov 2005, un petit comique, a pris un burin et a détruit mon nom, sur la sonnette en bas de mon immeuble. J'habite le dix-neuvième, pas rue petit je vous rassure. Le trou est resté béant jusqu'en janvier, il aurait été idiot de le comblé. Quand je vais dans certaine soirée, on me dit aujourd'hui: "Alors là, Israël n'est pas défendable hein?" de but en blanc... alors en bon talmudique je pose une question "Pourquoi vous me parlez d'Israël? En quoi Israël me concerne?". L'interlocuteur qui me connaît pas, mais qui connaît mon nom, se trouble. Il lui paraît évident pour lui que si je m'appelle Lévy, je suis pro-israélien. Ce qui n'est pas le cas. Et toute discussion devient impossible parce qu'à chaque fois, l'interlocuteur me rejette dans "ma" communauté imaginaire. Il n'y a pas de communauté juive, cela n'existe que dans la tête des antisémites, et des orthodoxes de tout bord. Mais évidemment la tendance, la pente d'aujourd'hui c'est de renvoyer les sans-papiers chez eux, et tous les autres, blacks, beurs ritals, arméniens, polaks, etc.... dans la communauté que le discours discriminatoire forme pour eux... Il faut écrire avec précision, marcher sur des oeufs et ne pas faire de fautes de frappe comme moi parce que direct la réponse fuse. Pol
Votre témoignage est complètement nécessaire, POL. J'ai tendance à me répéter, mais comment pouvons nous si facilement en arrriver à rabattre l'autre sur une étiquette... c'est antinomique de la pensée.
Cher Pol, je vous comprends aussi, du moins autant que je le peux : certaines personnes sont agressives et perverses, d'autres violentes. La plupart sont ignorantes. Je suis de tout coeur avec vous, ce soir...
Accuser les anarchistes d'antisémitisme à propos de l'affaire Dreyfus est un mythe urbain (diffusé ou amplifié par les staliniens) qui a la même valeur que les mythes antisémites. Le fait de le reproduire, en accusant les autres d'être un "idiot utile" (terme stalinien) - utile à quoi en l'occurrence ? - relève de la confusion intellectuelle.
Le problème de l'antisémitisme est en fait très simple. Dans une société donnée, et c'était particulièrement vrai à l'époque de l'affaire Dreyfus, on est toujours victime des mythes de son temps, et certains les reproduisent avec conviction. On ne s'en libère qu'avec la réflexion, et ce n'est pas facile, et en circonstanciant les problèmes qui se posent (c'est d'ailleurs la tâche des procès). Ce point est important, car la stratégie de gauche est souvent d'idéaliser les victimes.
Par contre, le fait d'être victime de ces stéréotypes montre seulement de quels milieux on fait partie, ou dans lequel on a grandi. Et les intellectuels qui les reproduisent de façon arrogante sont renforcés par le succès facile qu'ils ont à reproduire des lieux communs.
Sine et Vergès : il suffit d'avoir vu le film sur Vergès présenté à cannes pour voir in concreto les liens entre Siné et Vergès dans le contexte de la cause "anticolonialiste" et "antisioniste" pour comprendre ; comment les amitiés de Vergès vont du FLN à des néo-mazis ( sa défense de Barbie n'est pas accidentelle ) ; à l'extrême gauche on trouve un anticapitalisme antisémite ( dont Guesde mais aussi la filère qui conduit à la collaboration ) qui se manifeste sous sa variante anticolonialiste ( Dieudonné : les juifs ont organisé l'esclavage ) aussi bien que dans la cause palestinienne : Genoux, vergès, Siné etc...
Cela fait pitié de voir un humoriste de talent s’engluer dans l‘à peu près. Pourquoi la liberté d’expression ne pourrait-elle pas aussi impliquer la possibilité de se taire ou de prendre un temps de recul pour éclaircir son discours ? Y aurait-il en cela déshonneur ? Mr Siné, le moment est détestable, ce ne sont pas ces bidouilles qui vont déclencher le rire salvateur… Que cette riche héritière promise à Jean Sarkozy soit, ô miracle, Juive ! cela semble donc pouvoir tout expliquer et comble de révélation, semble en rajouter à l’arrogance dudit J. Sarkozy. Que J. Sarkozy soit opportuniste, arriviste, etc… qui ne l’ avait pas compris ? Par contre la religion de sa future femme ne me concerne pas plus que celle de ma voisine…. Pire, je l’avoue, je sens dans cet amalgame juif/argent, ( n’est-ce pas de cela dont il s’agit ? ) un soupçon d’antisémitisme bébête, voire un machin-truc de « bof » de fin de banquet trop arrosé ou l‘on se lâche enfin…. Mais bon, Mr Siné vous n’ êtes pas un philosophe, juste un homme qui trime et n’a peut-être pas pris le temps de se remettre en question, puisque vos dessins deviennent souvent interchangeables et leur vérité rituellement misogyne, débraillée et bétonnée. Pourquoi ne pas faire un état des lieux Mr Siné et vous permettre du repos ? Et puis s’insurger contre l’aliénation imposée par les Religions implique peut-être plus d’ agilité spirituelle et peut-être moins de gros calibre ? Pour avis, ce qui me concerne sérieusement c’est la collusion de plus en plus brutale et colossale de l’argent et du pouvoir opérée systématiquement par notre Président au nez et à la barbe de tous les français et parallèlement de leur propre paupérisation. Et pire, que ce constat ne s’applique nullement qu‘à une religion ni qu‘en un pays… Alors, parfois qu’il serait bon de pouvoir rire ou même applaudir à quelques œuvres percutantes et d’inspiration moins prévisible ? Mais, la lutte pour la liberté d’expression impose, je suppose, de demander votre maintien sans condition à Charlie Hebdo… même si vous pourriez, Grand Seigneur, décider de lâcher la barre et encourager de jeunes humoristes à reprendre le flambeau de l’insolence des traits qui font mouche et dérangent les positions établies !
Ce qui me frappe dans cette affaire, c'est que le seul journal autre que le Canard à nous proposer encore une critique soutenue du pouvoir soit mis aujourd'hui en danger par une guerre intestine. On dirait qu'aujourd'hui tout est en train de pourrir par autodestruction. Il est de plus en plus difficile de réunir ce qui est épars, et de bâtir ensemble. On dirait qu' à nouveau ce qu'on pourrait appeler le Mal revient en force. Etymologiquement, le diable est celui qui divise. Le Mal, ce pourrait être aussi le fait de voir systématiquement le mauvais en l'autre et le bon en soi, d'être toujours soi la victime et l'autre le bourreau. Car qui n'a pas sa part d'ombre? Et qui n'a pas sa part de lumière? Depuis un an, je pense très souvent à "Malaise dans la culture" de Freud. Dans la préface est écrit ceci : " Sombre tableau, Malaise a la couleur de son temps : la haine, l'agression, l'auto-anéantissement en donnent le ton psychanalytique. Sinistre présage, Freud dépose son manuscrit chez l'imprimeur en novembre 1929, tout juste une semaine après le "mardi noir" de Wall Street". Si les valeurs civilisatrices, dont les valeurs de gauche, sont aujourd'hui aussi mal défendues, peut-être est-ce simplement dû à cet éternel retour qui veut que toute civilisation finit par s'essoufler pour laisser le champ libre au déferlement de nos pulsions trop longtemps contenues. Le retour de la barbarie.
Je partage tout à fait votre analyse sur la division, Sylvie Derreumaux. Beau rappel que celui du diable qui nous aguiche avec son chemin facile. Le point de vue freudien rejoint le point de vue sociologique contemporain : la division que voit la sociologie contemporaine, c'est celle de l'individu. La société de consommation, elle, a réussi à s'adapter à cet individu contemporain qui se croit le centre du monde, en le "ciblant" précisément, en flattant ses goûts "personnalisés". Mais en face, ceux qui veulent s'opposer restent pour le moment prisonniers de leur divisions, de leurs différences qu'ils érigent en absolu. L'autre individu, un ennemi rapproché, qu'on a toujours sous la main, même dans les lieux où il s'agirait de s'organiser pour construire une riposte efficace ? "Le Mal, ce pourrait être aussi le fait de voir systématiquement le mauvais en l'autre et le bon en soi, d'être toujours soi la victime et l'autre le bourreau. Car qui n'a pas sa part d'ombre? Et qui n'a pas sa part de lumière?" Je trouve que votre phrase est à méditer par ceux d'entre nous qui aspirent à changer les choses.
édité : PS : Il y a un troisième journal qui permet de se faire par soi-même une opinion critique, en nous donnant des faits (enquêtes de journalistes) et des témoignages (ses lecteurs) sur ce qui se passe aujourd'hui. PPS : Intéressant complément sur Freud et "le mal", Anne Guérin-Castel.l Et, oui, l'homme est un loup pour l'homme. Est-ce que ce n'est pas quand nous l'admettrons, et accepteront de remiser à leur place de rêves les contes de fées auxquels nous nous accrochions, que nous aurons une prise sur cette situation?
Pas de "Mal" dans les écrits de Freud. Mais des pulsions d'agression, qui ne sont pas à priori condamnables : "… c'est que l'homme n'est pas un être doux, en besoin d'amour, qui serait tout au plus en mesure de se défendre quand il est attaqué, mais qu'au contraire il compte aussi à juste titre parmi ses aptitudes pulsionnelles une très forte part de penchant à l'agression. En conséquence de quoi, le prochain n'est pas seulement pour lui une aide et un objet sexuel possibles, mais aussi une tentation, celle de satisfaire sur lui son agression […]. Homo homini lupus ; qui donc, après toute l'expérience de la vie et de l'histoire*, a le courage de contester cette maxime ? Cette cruelle agression attend en règle générale une provocation ou se met au service d'une autre visée dont le but pourrait être atteint aussi par des moyens plus doux."
* Et celle, plus limitée, mais non moins éclairante, de la lecture des commentaires sur Mediapart, surtout depuis deux semaines…
“Et celle, plus limitée, mais non moins éclairante, de la lecture des commentaires sur Mediapart, surtout depuis deux semaines…” Anne Guérin-Castell, merci pour cette remarque très éclairante. Je commençais effectivement à me reprocher une certaine facilité envers l'agressivité, "depuis deux semaines" environ. J'étais en train de me dire mon gars, c'est le phénomène classique de l'addiction, il va falloir prendre quelques jours de vacances, et d'autres fois je me disais attention, tu n'est pas "chez toi" tu es dans un espace public même si tu te l'es un peu trop approprié. Merci donc de me rappeler une troisième cause, qui serait mon agressivité naturelle.
C'est sûr que si on ne peut pas s'en débarrasser, si on ne peut pas éviter complètement de céder aux provocations, autant tenter de canaliser notre agressivité contre "nos ennemis", et autant que possible la mettre en veilleuse envers "nos médiamis"... :-)
"Naturelle", Axel, à cause de notre naissance prématurée et de la totale dépendance qui en résulte. Cette pulsion d'agression est une des deux forces vitales nécessaires, bien qu'elle puisse être parfois dangereuse pour les autres, ou pour nous-mêmes quand nous la retournons contre nous. Dans ma remarque, je ne visais personne en particulier, bien sûr. J'avais juste senti que quelque chose était en train de "monter". Oui, canalisons notre agressivité, cherchons à atteindre notre but par des moyens plus doux, pour que l'espace offert aux abonnés de Mediapart se distingue, par la qualité et la courtoisie des échanges, de l'ordinaire de la blogosphère. Merci à Peneloppe d'avoir initié cet échange, ainsi qu'à Sylvie Derreumaux qui a la première évoqué Le Malaise dans la culture, un livre que chacun devrait avoir comme "épée de chevet".
Très intéressant, et merci aussi pour la référence. Oui, je pense que c'était clair pour tout le monde que vous ne visiez personne en particulier.
L'autre force vitale nécessaire étant je suppose l'instinct de survie, c'est-à-dire manger et procréer?
Oui, on pourrait dire les pulsions pour satisfaire les besoins élémentaires, la pulsion sexuelle (libido) en fait bien évidemment partie, même s'il n'est pas question de procréation dans les premiers mois de la vie. Freud n'a cessé de remanier sa théorie des pulsions, et le concept lui-même, central dans son œuvre. Il a écrit par exemple en 1915 : "La théorie des pulsions est la question la plus importante mais aussi la moins achevée de la doctrine psychanalytique." En 1917, dans le premier article de sa Métapsychologie, il revient sur ce terme de pulsion. Et, en 1919, il met en place le couple pulsions de vie/pulsions de mort qu'il conservera jusqu'à la fin (le concept de pulsion de mort a été très discuté ensuite). Dans Le Malaise dans la culture, il oppose la pulsion d'agression et d'auto-anéantissement à l'Eros.
Je ne suis qu'une simple lectrice de Freud, et pour vous répondre, j'ai utilisé l'article "pulsions" du Dictionnaire de la psychanalyse , sous la direction de Roland Chemama, édité chez Larousse, que je vous recommande, comme on me l'a recommandé lors de sa parution, de préférence aux autres, notamment à celui de Pontalis.
Bonjour, . désolé de sortir du sujet initial (à cause de vous...;o) , mais je pense que l'agressivité, il vaut mieux faire avec, que vouloir la supprimer. Même si elle déforme un message, elle est porteuse d'informations, et son absence est un "luxe de nantis" Cela dit sans agressivité!......... juste une constatation (exemple stupide, les lotissements de riches, protégés, hors monde) . A mon avis, il vaut mieux lui laisser de l'espace (dans les limites du légal) et charge à chacun(e) (aux plus doué(e)s, ayant ce talent) de désamorcer, relativiser, reconnaitre le fond si ce n'est la forme, faire de la médiation!
Hors sujet aussi : sur comment mener les discussions citoyennes. Facile pour les uns, ceux qui n'auront pas à s'occuper de modérer les émotions, du boulot pour les autres, chargé(e)s de venir réparer ensuite ! Encore plus hors sujet, ça me rappelle fâcheusement la division du travail hommes-femmes que prônent certaines religions . . Aux filles de faire les efforts pour que les garçons n'en aient pas à faire, en matière de tentation sexuelle. Pour moi être citoyen c'est être adulte responsable des effets qu'on produit sur la société. Et quant au travail de médiation, il devrait être en grande partie partagé, (comme la vaisselle, la lessive et autres nettoyages). Moi aussi je meurs d'envie de me laisser aller à m'énerver tout le temps. Voilà, c'était mon (vrai) coup de gueule de la journée. Zut, ça tombe sur un médiami !!
'bjour deux remarques: . - l'agressivité n'est pas permanente, donc un posteur (euse) peut être agressif sur un sujet donné, et très posé sur un autre, donc il n'y a pas d'un coté de calmes citoyens éduqués intelligents (tmaf*) ( symboliquement féminin, on sait que la femme est un être de paix et de conciliation ;o) et de l'autre des énervés incultes pulsionnels ( symboliquement masculin chargé à bloc de testostérone- double ;o) . -l'art de la réthorique (?) est un capital socio culturel qui n'est pas universel.. 2 possibilités: / on vire/exclu(?) celles et ceux qui n'ont pas les outils, et nous restons entre gens bien élevés et éduqués, calme, luxe et sérénité / on tente la négociation, c'est plus fatiguant, long, peu gratifiant, la citoyenneté avance. . * Tout Mettre Au Féminin (maladie attrapée avec les anglo saxons!) . (ps: la médiation c'est comme la vaisselle, parfois il suffit de laisser faire les autres, après leur(s?) avoir montré ;o)
Il n'est pas question de supprimer l'agressivité des autres, ce qui d'ailleurs serait une agression, mais de mieux comprendre, accepter, analyser la nôtre, ce qui est le meilleur moyen de ne pas se laisser déborder. Voir le commentaire de Patrice, juste au-dessous.
Bien sûr, l'agressivité, c'est de l'énergie... de vie, jusqu'à un certain point de "non-retour". Et comme elle comporte ce risque, elle porte forcément à la réflexion, au 'retour' sur soi et les autres, si possible avant d'avoir atteint des formes, des situations de 'non-retour' . Et le 'Malaise dans la culture' est un ouvrage exemplaire à cet égard d'une vraie pensée éthique, sans concession, sur la condition humaine, Anne a bien raison d'y insister. Sinon, nous serons condamnés (et ne le sommes-nous pas, déjà, grandement en regard de l'Histoire) à méditer sans fin ce retournement du proverbe "l'homme est un loup pour l'homme" exécuté par le poète Guy Cabanel : "Le loup est un homme pour le loup".
Dites, vous tous, là, (et même si vous n'êtes pas si nombreux que ça), vous comptez longtemps encore traiter ce sujet qui n'en est pas un ? un sujet bateau, un sujet "valise" par excellence ! Mr Plenel a traité le sujet. On pourrait peut-être passer à autre chose. Val est une petite crotte de défenseur de la liberté de pensée, une petite crotte appartenant à une gauche sans courage et sans honneur. Sinet à 80 balais, il est grand temps de passer la main. Y'a des jeunes qui attendent.... Full stop. _______________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
@Serge ULESKI «Val est une petite crotte» C'est çui qui dit qui est !
Voir de l'antisémitisme partout, et surtout là où il n'est pas, même si l'on souhaiterait ardemment qu'il y soit (mauvaise foi dans le but de nuire à autrui, complot et calomnies, névrose obsessionnelle, paranoïa), c'est le banaliser ; banaliser l'antisémitisme, c'est le discréditer ; le discréditer c'est commettre une erreur irréparable et impardonnable. Les imbéciles (les gens de bonne foi qui se trompent n'en restent pas moins des idiots) et les salauds n'ont plus qu'à bien se tenir ! ___________________________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
quelle profusion de production intellectuelle M. Uleski, le même commentaire mot pour mot dans 4 billets, et même en double ici, pfiou, ça va, pas trop fatigué ?
Mon inquiétude sur la médiatisation : J'ai eu de grandes difficultés pour obtenir via internet le dernier livre de Ségolène Royal coécrit avec Alain Touraine : " Si la gauche veut des idées". sorti le 8 juillet, précommandé le 24 juin et reçu ce 23 juillet. Bizarrement, c'est la première fois que j'ai ce problème, avec beaucoup d'autres internautes de ce que j'ai lu sur plusieurs forums. Plus bizarre encore : ce livre est un magnifique révélateur pour celui qui essaye de comprendre : la société d'aujourd'hui. Pourquoi ce livre formidable, avis de tous ceux qui l'ont lu, est-il si peu médiatisé et si difficile à se procurer ; surtout vu au regard (croyez-moi sans aucune jalousie), vu au regard dis-je du "fameux" album de Mme Sarkozy ? Je rappelle ce très bel ouvrage : "Si la gauche veut des idées" à connaître et faire connaître car lui aussi sous influence du pouvoir en place pour le faire passer innaperçu. Merci Médiapart de faire connaître votre analyse impartiale sur ce livre et d'investiguer sur la donnée médiatique.
J'espère comme Plenel que cette presse libertaire demeurera et que la caricature persistera... Hélas, on assiste à une frilosité de la part des médias à s'ouvrir à certaines publications. "Le Frictateur", ouvrage auquel j'ai participé n'a malheureusement jamais eu d'écho dans la presse nationale ou autre média quelqu'elle soit et ce n'est pas force d'avoir réclamé une petite place mais voilà... Alors, on peut traiter ce livre d'outrancier mais pourquoi ne pas en parler ??? Je suis ravi de voir que Siné Hebdo existe. Pour moi Charlie a en effet perdu cette substance qui faisait de lui une phare de la presse libertaire.
Je ne lis pas Charlie Hebdo, on peut trouver plus interressants, de droite comme de gauche ou autres qui volent plus haut. L'eswsentiel ce sont les idées ! Malgré tout, om peut penser que Siné a voulu plutôt railler l'attitude de l'un des membres du clan Sarkozy capablede n'importe quoi pour s'approprier une manne quelconque. Mr. Val a réagi comme un employé modèle de Mr. Sarkozy