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Hébergement d'urgence: soutenons les sans abri. Exigeons le respect de la loi.
En ce moment, à Paris, à Lyon, à Toulouse, les déboutés du 115 (numéro d'urgence pour les sans-abri) atteignent des chiffres records malgré les annonces en grande pompe des plans froid des préfectures. Chaque soir, ce sont plusieurs centaines de personnes à qui on refuse un hébergement d'urgence faute de place.
La dernière circulaire ministérielle du 21 octobre 2011 concernant le plan froid incite d’ailleurs clairement les préfets à ne pas respecter la loi. (*).
Au chapitre « la mise à l’abri et l’hébergement », elle précise en effet : « L'impératif du « zéro demande non pourvue par manque de place» s'impose dans toutes les périodes de grand froid. » Toute la subtilité réside dans « périodes de grand froid ».
Alors que pour la plupart des gens normalement constitués, il y a l’hiver et le froid, pour le gouvernement, il y a … 3 froids…
Le temps froid : entre – 5°C et – 10°C
Le grand froid : entre – 10°C et – 18°C (celui de la circulaire et de la mise à l’abri)
Le froid extrême : inférieur à –18°C
Au dessus de – 5°C, il ne fait pas froid, si, si, c’est comme ça.
En dessous de – 18°C, on appelle ça le froid extrême. De toutes façons, dans la rue, il y a de fortes chances qu’on soit déjà mort. Pour cette tranche, il y a l’annexe 4 de la circulaire. Elle s’appelle : « Décès de personnes sans domicile dans l'espace public » avec une petite fiche à remplir au cas où...
Si on relit donc la circulaire en ayant à l’esprit le subtil saucissonnage du froid en tranches, on comprend maintenant qu’au dessus de –10°C, les préfets ne sont pas tenus d’héberger toutes les personnes qui en font la demande.
A – 10° C, on vous héberge, à – 9° C, vous pouvez creuver dehors.
La loi, elle, précise pourtant que « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence » (article 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles)
Comme vous le voyez, il n’y a pas de conditions entre la mise à l’abri et les températures extérieures.
Vivre à la rue, c’est aussi mourir à la rue. (**)
L’Etat n’a pas le droit de laisser des personnes dehors. C’est la loi. N’attendons pas que la rue fasse de nouvelles victimes pour nous indigner.
Exigeons le respect de la loi et la mise à l’abri de ceux qui en font la demande toute l’année, tout l’hiver et non pas quelques jours seulement, en période de « grand froid ».
Pour que l’hécatombe des sans-abri cesse, nous devons manifester. Ils ont besoin de nous.
Jeudi 10 novembre 2011, à Paris : 14 h, devant le Sénat
A Lyon : 18 h, place Carnot
A Toulouse: 12h30, place du Capitole
Cette manifestation est soutenue par le Collectif des Associations Unies qui regroupe 33 associations dont la Croix-Rouge, Emmaüs, les Enfants de Don Quichotte, la FNARS (***), la Fondation Abbé Pierre, France Terre d’Asile, la Ligue des Droits de l’Homme, Médecins du Monde…
(*) http://www.circulaires.gouv.fr/pdf/2011/10/cir_33974.pdf
(***) http://www.fnars.org/index.php/mobilisations/433-mobilisations/3377-urgence10novembre

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Est-ce que tous les lecteurs de Mediapart sont au travail ou en panne d'ordinateur ?
J'espère seulement 1) qu'il est encore trop tôt pour que ces propos aient été lus par beaucoup de gens,
2) que nous sommes tous en train de rameuter les copains et de préparer le trajet pour nous rendre aux différents rassemblements annoncés.
Mais;.. y aura-t-il vraiment du monde dans la rue pour exiger le droit le plus élémentaire pour les SDF ?
Indignée, oh ! combien je le suis. Je ne sais comment, d'aure part, m'y prendre pour agir devant la menace que fait peser l'Europe sur la fourniture de nourriture à ceux qui vont mourir de faim cet hiver, ici, dans nos pays riches. Je parle de la supppresion de 75% des moyens fournis jusqu'à maintenant par l'ensemble des pays européens aux Banques alimentaires et autres associations qui se chargent ensuite de tout le travail de transport, tri, distribution (je n'en finirais pas d'énumérer....).
Dernière réunion lundi 14 pour essayer de mendier encore auprès des Etats qui refusent d'aider les plus pauvres, qui refusent simplement de respecter le devoir de solidarité qui devrait animer tous les humains.
Hier, pour la premieère fois, j'ai entendu sur France Info un responsable de l'une de ces Associations dire que ce qu'elles font (nourrir, loger, soigner, etc.), ce n'est pas leur devoir mais celui des Etats. Enfin ! les caritatifs reconnaissent qu'ils n'ont pas à se subsituer aux gouvernements et s'en remettent aux vrais responsables.
J'aime bien lire les articles et les commentaires sur Mediapart, j'aime beaucoup l'esprit de ce journal et les convictions de mes co-abonnés. Mais il me semble que, cette fois-ci, avec l'hiver qui est là, avec cette famine qui va esquinter et tuer de nombreuses personnes parmi les 18 millions qui seront touchées, nous n'avons plus le temps de discuter, de consulter des textes,, de nous faire un peu plaisir (reconnaissons-le !). Si nous sommes vraiment sincères nous devons nous réunir our agir et obtenir que chacun ait le gîte et le couvert, comme on disait autrefois tout de suite.C'est possible, en sommes-nous sûrs ?
Je pense à une pétition géante (j'ai contacté deux fois Avaaz, ils m'ont répondu qu'ils ont une foule de demandes et n'ont pas choisi d'alerter pour cette cause-ci). Il y a une quantité de sites Internet pour signer des pétitions et puis il y a tous les gens qui n'ont pas Internet mais sont eux aussi indignés et prêts à agir. Alors pour eux il faut les listes sur le papier, comme on fait encore quelquefois !
Je pense à un rassemblement devant le bâtiment où se tiendra la dernière réunion LUNDI . Mais un rassemblement où l'on s'installe et d'où l'on ne part que traîné par la force publique ou quand on a la certitude d'avoir obtenu ce qu'on exige.
Je sais, j'ai l'air de donner des leçons, je ne sais pas comment on lance des pétitions, je ne sais pas comment on alerte les gens sur les réseaux sociaux. Je ne suis pas sûre d'avoir tout le courage nécesssaire pour aller au bout de mes souhaits.
MAIS ce que je sais c'est que nous nous conduirons comme de vrais salauds si nous laissons un hiver de plus les gens mourir de froid et si nous ajoutons le malheur de ceux qui ne résisteront pas à la faim.
J'arrête là et j'espère. Mais je n'arrêterai jamais d'espérer.
Je fais une liste de gens à qui écrire aussi...
@ Philippe Alain que je ne connais pas : merci beaucoup pour votre info. Je ne vais quand même pas oublier que vous avez alerté le premier !!!
bien sur qu'on a lu, qu'on a copié le lien, mis sur facebook, twitter, fait circuler...
Merci pour la qualité de ce blog que je découvre depuis hier.
à 100% sur la même longueur d'onde... on ne va pas se plaindre s'il fait froid.C'est encore assez normal sous nos latitudes, l'hiver. le drame c'est que des gens vivent à la rue toute l'année, et en meurent été comme hiver, jour comme nuit...
Lu. Recommandé. Transmis. Novembre, il est plus que temps ! Dans 2 semaines, ils vont réaliser que comme chaque anné", l'hiver arrive et que rien n'est prêt. Et encore moins que rien, cette année !
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il est temps de bouger, merci de prévenir.