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Au secours, Staline revient ! Les détracteurs de Michel Onfray sont-ils devenus fous ?
Un « collectif de psychanalystes et d'enseignants » a demandé fin juillet la suppression de la diffusion sur France Culture des cours donnés par Michel Onfray à l'Université Populaire de Caen. Quoique que l'on pense de Freud et du livre qu'Onfray lui a consacré, les bons vieux effluves staliniens semblent de retour au cœur de l'été...
Je ne suis pas un défenseur du livre de Michel Onfray, Le crépuscule d'une idole : l'affabulation freudienne (Paris, Grasset, 2010), mais simplement de sa liberté de recherche et d'expression. Engagé avec Michel Onfray dans le réseau des universités populaires alternatives, je ne suis d'ailleurs pas intervenu dans les controverses qui ont suivi la publication de cet ouvrage. Principalement, parce que je ne me considère pas avoir suffisamment de compétences en la matière. Ensuite, parce que j'ai l'habitude de développer un rapport plus pragmatique aux grands auteurs qui m'intéressent - les démembrer pour en tirer des formes d'intelligibilité renouvelées, avec eux, à côté d'eux et/ou contre eux, à distance de l'adhésion à tonalité religieuse comme de l'invalidation totalisante -, assez éloigné de la logique de polarisation dans laquelle nous entraînait la polémique médiatique.
Dans ce cadre, Freud m'apparaît comme l'auteur d'une des grandes œuvres du XXème siècle, dont philosophes comme sociologues peuvent tirer parti dans leurs registres propres, en tentant de trouver la bonne distance.
Á distance d'un grand penseur : Freud
J'ai puisé mes propres ressources de distanciation chez Ludwig Wittgenstein, en philosophie, et chez Robert Castel, en sociologie.
La perplexité raisonnée de Wittgenstein
Dans ses « Conversations sur Freud » (1942-1946; reprises dans Leçons et conversations, Paris, Gallimard, collection « Folio Essais », 1992, pp.87-105), Ludwig Wittgenstein, intéressé par les écrits de Freud, met toutefois en garde contre ses tentations à la généralisation hâtive et abusive. Par exemple à propose des rêves : « Il voulait trouver une explication unitaire qui montrerait ce que c'est que rêver. Il voulait trouver l'essence du rêve. Et il aurait écarté toute idée qui aurait tendu à suggérer qu'il pourrait avoir raison partiellement, sans avoir raison absolument. » (pp.98-99)
Wittgenstein pointait aussi le paradoxe d'un point de vue en rupture avec un certain sens commun mais appelant par là même une certaine adhésion : « Avec son analyse, Freud fournit des explications que nombre de gens sont enclins à accepter. Il souligne qu'ils n'y sont pas enclins. Mais si l'explication est telle que les gens ne sont pas enclins à l'accepter, il est hautement probable que c'est aussi un genre d'explication qu'ils sont enclins à accepter » (pp.90-91). Ainsi « quand les gens acceptent ou adoptent de telles vues, il y a certaines choses qui leur paraissent beaucoup plus claires et d'un accès beaucoup plus aisé » (p.91). C'est pourquoi Wittgenstein parlait d'« un mythologie d'un grand pouvoir » (p.105).
Point d'invalidation totalisante ici, mais un intérêt intellectuel mâtiné de perplexité raisonnée.
Le questionnement sociologique de Castel
Dans Le psychanalysme. L'ordre psychanalytique et le pouvoir (1ère éd. : 1973 ; Paris, Flammarion, collection « Champs », 1981), Robert Castel vise, en tant que sociologue critique, les usages sociaux de la psychanalyse dans nos sociétés actuelles. Il prolonge ainsi l'analyse des mécanismes du « pouvoir mythologique » pointé par Wittgenstein. Ce sont les dispositifs de savoirs-pouvoirs travaillant la construction socio-historique de l'institution psychanalytique, fonctionnant à « la violence symbolique » (chapitre V), qu'il s'efforce alors de décrypter en empruntant tant à Michel Foucault qu'à Pierre Bourdieu. Les usages contemporains de la psychanalyse s'inscriraient, dans cette perspective, dans des logiques plus larges de « généralisation des processus de psychologisation » (p.208) transformant les rapports sociaux. De telles analyses conduisent à éclairer sociologiquement « l'inconscient social de la psychanalyse » (chapitre III).
Ici tenter de penser certains impensés des usages socio-historiquement situés de la psychanalyse (ce qui est appelé « le psychanalysme ») ne constitue pas une mise en cause généralisée des écrits de Freud, mais peut davantage être interprété comme une contribution à une localisation critique des savoirs psychanalytiques (auxquels Freud a fourni des jalons importants).
Ce détour était peut-être nécessaire tant la polémique autour du livre de Michel Onfray a été violente. Une des rares critiques intéressantes, nuancées et argumentées, sans recours à la diabolisation, ni à l'insulte, de cet ouvrage a été publiée dans un journal au tirage confidentiel, Le Monde libertaire, l'hebdomadaire de la Fédération Anarchiste : « Á propos du Crépuscule d'une idole : Quand l'enfant tue son père » par Jacques Lesage de La Haye (analyste reichien, formateur au Cercle d'Études Wilhem Reich), n°1602, du 1er au 14 juillet 2010, pp.15-17.
Mon retrait vis-à-vis de ces controverses, outre un défaut de compétences, pointait donc la possibilité d'un autre type de positionnement, moins bruyant médiatiquement. Mais cette posture ne peut se contenter, de manière relativiste, de voir s'échanger, de part et d'autre, les coups, quand le pluralisme est mis en cause.
« Pluralité des voix » ou KGB de la pensée ?
« Non à Michel Onfray sur France Culture » (ou plus bureaucratiquement : ou « Lettre ouverte aux responsables de France Culture au sujet de l'émission de Michel Onfray programmée de fin juillet à fin août 2010 à 19h » ; pétition déjà signalée sur Mediapart par Arpège, le 29 juillet 2010) proclament donc nos censeurs sur internet depuis le 18 juillet 2010 ! Á en croire les initiateurs de cette pétition, on n'aurait d'ailleurs pas vraiment affaire à une censure, puisqu'il s'agirait simplement de mettre fin à « une imposture érigée en savoir », visant quelqu'un qui « ne peut même pas être considéré comme une des voix de la philosophie » (les multiples psychanalystes et autres psychologues qui ont signé ce texte ont sans doute une compétence élargie en matière de philosophie...ah les plaisirs de l'Omniscience !). Bref une de ces opérations de « salubrité publique » auxquelles nous avaient habitué les procureurs staliniens contre « les hyènes dactylographes » qui jadis menaçaient « la patrie du socialisme ». Une banale tartufferie, donc, aux ficelles aussi grosses que nombre de polices de la pensée à travers l'histoire, puisque « la censure » est appelée joliment « respect de la pluralité des voix ». Á la grande époque de l'URSS, les responsables de la censure et autres agents du KGB avaient l'habitude de transformer les réalités en leurs contraires en changeant simplement les mots. Attention à ce que les gentils psys pluralistes ne se transforment pas en flics de la culture...
Et en quoi « la pluralité des voix » serait-elle menacée par l'expression publique d'Onfray ? Car on ne voit guère la psychanalyse interdite d'expression dans les médias publics (dont France Culture) et privés comme sur le marché éditorial en France. Il y a même quelques indices empiriques d'une forte présence médiatique et éditoriale de la psychanalyse, et je n'ai pas entendu Onfray réclamer à grands coups de pétitions son interdiction...
Que l'on soit fervent défenseur du freudisme, admirateur distancié ou critique radical, on pourrait peut-être se retrouver sur la perspective d'un plus grand pluralisme d'expression, plutôt que sur celle d'un moindre pluralisme, et récuser cet appel dérisoire à la censure, non ? Rosa Luxemburg, à l'inspiration à la fois marxiste et libertaire, rappelait de sa prison allemande, aux premiers temps de la Révolution bolchevique, en prenant à partie Lénine et Trotsky, que « La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement » (La Révolution russe, brochure écrite à l'automne 1918, reprise dans Réforme sociale ou Révolution ? et autres textes politiques, Paris, éditions Spartacus, 1997, p.177). C'est cette tradition que les universités populaires alternatives tentent de faire vivre aujourd'hui, à leur modeste échelle, en s'efforçant d'inclure différentes voix de la psychanalyse et de sa critique.

Tous les commentaires
Salutaire mise au point et rappel nécessaire d'une exigence : la pluralité des discours reste le meilleur garant de la liberté de penser.
Et merci d'avoir rappelé ce cri de Rosa Luxembourg du fond de sa prison "la liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement".
Au coeur de la polémique votre avis aurait calmé quelques médiapartiens excités.
+ 1
En me rappelant toujours l'oeuvre de Rosa Luxemburg et, dans le domaine de la controverse actuelle, l'éminent bouquin de Castel: L'ordre psychanalytique et le pouvoir.
Je n'ai pourtant "aucune tendresse" particulière pour le zigzagant Michel Onfray.
Bravo et merci pour cette courageuse "défense et illustration" de la liberté de penser et de s'exprimer en dehors des clous et loin du bruit de "toutes les bottes"
Renouerait-on aujourd'hui avec une (détestable) habitude franchouillarde de demander l'exclusion des personnalités qui dérangent sur les radios publiques au gré de la morale dominante, des lobbies ou des susceptibilités contrariées ?
Si le livre de Michel Onfray est si peu "valable" aux yeux des spécialistes, en quoi son discours sur les "ondes" peut-il ébranler les fondements de la psychanalyse ?
Aurait-on peur que les auditeurs (stupides, forcément) soient "manipulés" et donc incapables de réflexion autonome ? On connaît hélas ce type de discours des "élites", méprisant les fameuse "masses" qu'elles prétendent défendre contre les dangereux "penseurs, humoristes, journalistes ..." en supprimant tout simplement l'espace pluraliste du débat : voilà une bien vilaine méthode pour faire réfléchir et avancer la pensée critique !
merci Philippe
fbb
Bonjour Françoise,
Je vous remercie pour votre réaction qui me permet, en gros, de faire un raccord avec un point de vue que je ne voie nul part exprimé et qui pourtatn me semble essentiel...
Pour exprimer ma pensée je vais avoir recours à une certaine hardiesse qui, sauf erreur ou omission, et je souhaite qu'il y ait erreur et omission, n'a jamis été évoqué...
Elisabeth Rudinesco et michel Onfray, c'est éxactement comme Windows et Linux...
Windows est un système propriétaire comme la psychanalyse de Freud l'est aujourd'hui en France et cettte propriété est détenue par Elisabth Roudinesco tandis que Linux est un système libre décrit page 94 du livre "Les sagesses antiques" de Michel Onfray...
En lieu et place de Freud, il suffit de lire : "Antiphon d'Athènes" et de comprendre que Freud se réfère à la philosophie platonique, tandis que "Antiphon d'Athènes" à la philosophie épicurienne...
Le secret polichinelle que Freud a bien suivi une psychnalayse freudienne et qu'il a même gagné sa vie de la psychanalyse freudienne est enfin levé dans : http://onfray.over-blog.com/ext/http://michel.onfray.pagesperso-orange.fr/RoudinescoOnfrayHaineRillaer.pdf
Pourquoi Michel as-t'il si longtemps nié cette évidence ?
Sans pour voir utiliser le moindre technique, je pense qu'il s'agit du pauvre devenu riche ne souhaitant pas saluer ses anciens camarades d'infortune...
Pourqui alors après avoir écrit les "Sagesses antiques", livre dans lequel il faut laisser le freudisme, écrit-il un livre sur le freudisme ?
Ma réponse est fantastiquement hardie, mais je n'en ai pas d'autre.
Michel Onfray a voulu avoir les ressources financières pour développer son Université psychanalytique basée sur les enseignement d'Antiphon d'Athènes" et, en ce moment prépare soigneusement les tâches à réaliser et le chemin critique pour son école sorte le plus rapidement possible de terre...
Soyons réalistes, soyons utopiques, je ne vois pas d'autres choix possibles...
"trouver la bonne distance."
Voilà, pas mieux. Et les méthodes des valeureux défenseurs de la morale psychanalytique sont de bien piètres moyens pour avoir le dernier mot. Puisque leur loghorrée n'a pas atteint son but, qu'on le pende... C'est juste... minable.
http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/050510/quon-le-pende-quon-le-brule-quon-lui-coupe-les-vivres
Excellent résumé de la situation créée par cette indigne polémique...
Je n'ai pas encore lu le livre(je l'ai acheté) , j'aime bien Onfray, je suis contre toute forme de censure, j'essaie tous les soirs d'écouter cette diffusion ,mais je le trouve tellement caricatural de lui-même, voire grotesque , que je quitte F.Culture, ma censure est perso !
Point barre ...
Cordialement.
et oui, Onfray se censure lui-même... l'émission est, c'est malheureux à dire, grotesque, Onfray enfle comme la grenouille de la fable. Attendons un peu et tout se dégonflera. C'est dommage, il a apporté un peu de polémique populaire dans le monde lisse et fermé des intellectuels français. Sa névrose a pris le dessus. Donc je n'écoute plus, ça me met vraiment trop mal à l'aise.
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Au secours ! Vous voici également revenu, Philippe Corcuff !
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Avec vos faux problèmes et vos fausses indignations, comme toujours !
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Bien sûr, quelques jours de vacances ne vous changeront pas.
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Le problème n'est pas "qu'un collectif de psychanalystes et d'enseignants"
demande l'interdiction des émissions de Michel Onfray sur France Inter.
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Brandissant, le spectre du retour du stalinisme, vous vous octroyez à bon compte le statut de défenseur de la liberté d'expression, alors que vous passez votre temps à dénigrer Noam Chomsky qui, lui, fait une critique juste de la machine à abrutir que sont nos médias de connivence.
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Et vous allez vous placer en juge dans le faux débat Roudinesco-Onfray. Au-dessus de la mêlée, bien sûr, puisque vous connaissez sur le bout des doigts la pensée de Wittgentstein et celle de Castel sur Freud.
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La réalité est que vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'est la psychanalyse. Sinon, vous ne seriez pas dans l'état où vous êtes.
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Vous vous indignez que certains veuillent interdire d'antenne Michel Onfray. Mais vous ne vous indignez pas de l'image que vos collègues, philosophes salariés, donnent de Michel Onfray partout où ils ont le loisir de s'exprimer.
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Vous ne connaissez rien de la psychanlyse, malgré vos lectures; mais vous connaissez la philosophie. La question que je me permets de vous poser est la suivante : Michel Onfray est-il ou n'est-il pas philosophe ?
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Je sais qu'il a quelques diplômes. Ce n'est pas ce que je vous demande. Je vous demande si Michel Onfray est ou n'est pas philosophe ?
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jpylg
.Le problème n'est pas "qu'un collectif de psychanalystes et d'enseignants"
demande l'interdiction des émissions de Michel Onfray sur France Inter.
N'en déplaise à jean_paul_yves_le_goff, l'existence de cette pétition est bien un problème.
Personnellement j'ai du plaisir à écouter Michel Onfray et lui pardonne ses propos peu aimables sur l'extrème gauche.
Désolée mais cette polémique est grave et Michel Onfray m'a profondément déçue. Déjà il me decevait , lorsque venu apporter un soutien à José Bové -alors représentant des "sans voix" aux élections présidentielles de 2007- il s'éclipsait aussitôt par la petite porte en nous produisant dans le même temps un entretien avec Sarkozy ... Une puce à l'oreille qui a piqué plus fort encore avec cette maltraitance de la psychanalyse et je peux dire que cet homme m'est apparu brutalement comme un ignorant ... Ah!... pas des centaines de livres qu'il a pu ingurgiter mais de cette connaissance pragmatique et profonde de ce que la psychanalyse éclaire au fond des êtres, notamment souffrants. Non, je ne l'aime plus, Onfray; il m'est apparu vain et prétentieux, en quête de notoriété, comme si, après avoir débouté Dieu lui même, plus aucun génie n'avait grâce à ses yeux car personne ne pouvait atteindre ses sublimes certitudes d'être au dessus de tout-s...Ne croyez pas que la psychanlyse ne doive pas être défendue, bec et ongles je vous en conjure car elle sera toujours attaquée, et la preuve: de toutes parts.
Cette liberté inaliénable d'interroger au fond (de ce que l'on ignore de soi) les mécanismes inconscients qui font que l'on est cette complexité même baignée de problématiques insues... est la liberté ultime pour laquelle je me bats tous les jours pour, avec mes patients, quelque soit le lieu de cet exercice. Cette flamme de la découverte de notre continent intime je veux qu'elle reste vive!!... Aujourd'hui la psychanalyse est combattue par de fallacieuses approches mécanistes et comportamentalistes réductrices de la complexité de l'être parlant. Je peste contre tant d'imbécillités et de paresses... je suis "tombée par terre" quand j'ai surpris ce discours presque paranoïde de M. Onfray, que l'estocade vienne de ce côté.
.. on aurait pu s'en passer...
Onfray aurait du aller flirter avec un divan pour un peu de MODESTIE...Je ne crois pas que la demande de ce collectif soit incongrue, elle semble à la hauteur de la féroce attaque.
" Déjà il me decevait , lorsque venu apporter un soutien à José Bové -alors représentant des "sans voix" aux élections présidentielles de 2007- il s'éclipsait aussitôt par la petite porte en nous produisant dans le même temps un entretien avec Sarkozy" Violette.M_C
Propos malhonnête laissant sous-entendre que Michel Onfray soutint Sarkozy après Bové, alors que ce fameux entretien eut clairement pour effet, sinon pour but, de démontrer la bêtise crasse du candidat à la Présidentielle. Vous êtes vraiment gonflée, Violette.M_C.
Et, qui plus est, totalement hors sujet : faire taire au nom de la liberté d'expression.
Je regrette mais vous êtes dans l'interprétation, je dis seulement qu'il s'est senti appelé vers d'autres cieux qui, médiatiquement, étaient à son avantage. Je ne cache pas ma pensée je dis qu'Onfray flirte dangereusement avec le spectaculaire, tout ce qui fait le Buzz, quelqu'un disait ici qu'il pouvait remplacer BHL... une autre façon de dire ça
C'est exactement mon sentiment.
Entre le Michel Onfray que j'ai connu en 2001 (date de son Antimanuel de philosophie, dernière oeuvre qui me semble intéressante) et celui d'aujourd'hui, que d'embardées politico-médiatiques avec qqs penchants mégalos.
Cela ne retire rien à ce qu'il a entrepris pour la création des UP et notamment celle de Caen.
Bravo Violette! Je pense aussi que la pratique du divan rend modeste...
Et je dis que vous vous mentez à vous même. Michel Onfray n'attaque pas la psychanalyse. Il la remet en place, il nous la présente sous une tout autre perspective, libre des chaines du freudisme indécrottable, libérée de l'anti matérialisme freudien qui évacue le corps et a même mené Sigmund a de graves erreurs médicales (mort d'un de ses amis, 50cm de gaze oubliés dans le nez d'une patiente,...). La psychanalyse sans le corps telle que l'a voulue Freud, voilà ce qui est défendu par la pétition ?
Et quoi de plus salutaire que de découvrir un bonhomme ne faisant pas son devoir de mémoire, toujours dans le déni, prononçant des conférences attaquant la masturbation, tout en nous écrivant qu'une sexualité sans masturbation n'est pas à envisager ? Bref Onfray dépose Freud et ses contradictions. Mais c'est peut-être trop pour les poètes et les crédules.
tout à fait d'accord, ils n'ont rien compris à Onfray.
Tout à fait d'accord.
^^
Je ne prendrai pas parti, ni pour Onfray ni pour Freud (cette proposition est déja un peu étrange...) mais pour la liberté d'expression et de controverse sur NOS ondes publiques !
JPYLG : tu nous lâches un peu ?
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Défendre la liberté d'expression, avec Philippe Corcuff comme porte-drapeau, j'avoue qu'elle est bonne !
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jpylg
Je n'ai pas besoin de porte drapeau ! Je ne demande que la liberté d'expression et de controverse : oui à Onfray et à ses contradicteurs sur FC !
il y a des limites. La haine n'est pas la culture.
Beaucoup d'indignation ne nuit pas. Je recommande.
On ne s'était pas encore aperçu que le dénommé jpylg est, lui, suffisamment philosophe et féru de psychanalyse pour pouvoir décréter qui l'est ou ne l'est pas.
Il est vrai que se dire à la fois philosophe et chrétien au troisième millénaire n'est pas une marque de génie.
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Je ne tenais pas particulièrement à parler de moi, mais puisque l'anonyme bjm m'y force un peu, je vais donner quelque info me concernant, avant d'en revenir à ma question.
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D'une part, je prétends avoir une idée de la psychanalyse freudienne, pour avoir été sauvé du pire après un très, très long parcours psychothérapeutique. Je suis tout-à-fait disposé à admettre que le résultat n'est pas brillant. Mais où serais-je sans cela ?
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D'autre part, je suis titulaire d'une maîtrise de philosophie, pour avoir soutenu, avec mention bien, un mémoire consacré à Saint-Augustin et la théocratie.
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Je suis également tout à fait prêt à entendre qu'un diplôme ne fait pas nécessairement un philosophe. Ni une maîtrise, ni une licence, ni un doctorat ni une agrégation. J'ajouterai ni un bulletin de salaire.
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J'en reviens donc à ma question, en la précisant :
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J'ai demandé à Philippe Corcuff qui prétend connaître la psychanalyse grâce à Wittgenstein et Castel et qui connaît certainement la philosophie, je lui ai demandé non pas si Michel Onfray connaît la philosophie - il la connaît certainement à hauteur du diplôme qu'il a obtenu: un doctorat - j'ai demandé à Philippe Corcuff s'il considérait que Michel Onfray était philosophe.
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J'attends la réponse.
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jpylg
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PS: je sais par ailleurs que, selon Philippe Corcuff, Noam Chomsky ne défend pas la liberté d'expression. (En tous cas, pas aussi bien que lui-même, Corcuff).
Franchement, JPYLG, vous pouvez pas "nous lâcher" un peu ?
Prendre un peu de distance, voire des vacances, faire l'amour plus souvent, lire, regarder Arte, je ne sais pas mais il doit bien y avoir des trucs que vous savez faire en dehors de parler de vous et de cracher votre bile ?
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Je te l'ai déjà dit mille fois, mon pauvre bon gros: la polémique, c'est pas ton truc.
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L'humour, c'est pas ton truc.
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La finesse, c'est pas ton truc.
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Tu y es pour rien. C'est la nature. Ca veut pas dire que t'as pas de qualités.
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jpylg
Velveth parler de liberte d'expression et avoir un tel vocabulaire, voilà qui est aussi décevant que le reste. de grâce, élevez votre écoute.
Manifestement ce trois prénoms et quatre tirets n'aime pas les salariés. Qui est-il donc ??
Onfray fait une attaque en règle contre la psychanalyse. De médiocre façon, reprenant ici et là des billevesées habituelles à l'extrême-droite, mais peu vous importe Philippe Corcuff.
Le scandale serait une pétition s'étonnant de la très grande place accordée à Onfray sur France Culture, cet été, (comme tous les étés précédants depuis plusieurs années). Cette année, ce sont ces polémiques contre Freud qui font l'ensemble du propos du petit maître. J' ai entendu une de ces émissions. Onfray ne recule devant aucune sottise, aucune médiocrité. On apprend par Philippe Corcuff que le risque de police de la pensée avec cette pétition (que je ne signerai pas, qui n'a aucune audience) est immense, que Staline y retrouve ses héritiers.
Staline était un ennemi de la psychanalyse, qui l'ignore?
La psychanalyse a subi quelques assauts de la part des autorités étatiques depuis plusieurs années. Les thérapies cognitivo-comportementalistes sont à l'offensive, rééducation se proposant comme norme étatique de la "psychothérapie. Onfray arrive après.
Souffrez que certains en soient exaspérés.
Vous faites référence à ce que dit Wittgenstein de l'analyse des rêves proposée par Freud. Wittgenstein proposa-t-il une autre analyse?
La méthode de Freud est de prendre au sérieux le récit de rêve, de faire associer l'analysant à partir des éléments de rêve, de proposer que le rêve est à déchiffrer come un rébus, de refuser toute "clé des songes" valable pour tous. Sans les associations libres de l'analysant, il n'y a aucune interprétation possible du rêve. Ce qui est moins totalisant que ceux qui décrètent qu'il n' y a rien à analyser dans un rêve et ceux qui l'analyse avec une boite à symboles rudimentaire.
Quant au livre de Robert Castel sur la psychanalyse, il est intéressant, mais l'auteur le considère comme très daté. Années 70. C'est ancien.
Il serait souhaitable de vous intéresser aux évolutions dans le monde de la psychiatrie, de la psychologie. La psychanalyse est expulsée de l'Université, les conceptions scientistes et normatives sont à l'offensive.
Onfray n'a rien à en dire. Peu lui importe. On ne saurait lui faire frief de son ignorance puisqu'elle est revendiquée.
"On ne saurait lui faire frief de son ignorance" (pascal b)
La vanité ne vous étouffe pas. Vous vivrez longtemps.
Vous êtes un digne disciple de la méthode Onfray. Sortir une phrase de son contexte et ricaner.
Quelle est l'analyse sur le monde de la "santé mentale" aujourd'hui et des dernières décennies produite par Onfray?
Ne seraient donc autorisés à faire l'analyse critique d'un système que ceux qui en auraient pondu un autre ?
Vous vous enlisez à trop vouloir défendre l'indéfendable, la censure intellectuelle.
Je ne défends pas la pétition dont il est question;
Je m'étonne qu'on y lise une police de la pensée là, et qu'on l'ignore là où elle s'affirme avec fermeté.
Onfray produit un travail dont je ne saurais parler (sa défense de Charlotte Corday est critiquée par des historiens, mais cela ne saurait émouvoir le penseur médiatique), j'ai lu ses tribunes manichéennes et sans humour de Siné hebdo. Le Camus contre Sartre, etc.
Il décide de reprendre le Livre noir de la psychanalyse et de dénoncer une "affabulation". Là, je sais de quoi il s'agit.
Il est dans l'air du temps. Qui produit un maitre à penser "libertaire" et si conformiste.
Pascal,
Souffre donc que nous soyons, sur ce point, en désaccord.
Je me suis tenu coi depuis l'ouverture de la polémique suivant la sortie du bouquin de Onfray, philosophe très boursouflé et, je l'ai dit, très zigzaguant.
Mais cette pétition est effectivement assimilable à "une police de la pensée".
Salut Velveth,
Cette pétition me révulse quant à sa conclusion en forme répressive. Je le précise plus clairement. Sur l'argumentation qui en précède la conclusion, elle est juste.
Maintenant, si Onfray qui est une vedette médiatique qui plait à tous les éditorialistes de newsmagazine, qui est un gros vendeur de livres, risque quelque chose de comparable à la déportation des dissidents et esprits libres sous Staline, je dois reconnaitre que j'ai une compréhension du stalinisme très différente.
Et cette petite pétition, malvenue donc, aurait un rôle historique qui m'échapperait.
Nous nous sommes mal compris.
Nous avons les mêmes détestations mais les avons formulé différemment...
Bien à toi.
depuis quand les phrases n'ont-elles de sens que dans le contexte. aucune citation ou argument d'Onfray repris et vous taillez à la serpe le portrait d'un dangereux extrémiste de droite. L'intimidation n'est pas l'arme d'Onfray, mais bien la votre.
1. Onfray rigole des interprétations proposées par Freud aux Rêves, lapsus et actes manqués. Il ne parle pas des limites de la psychnalyse, il ne parle pas des contradictions très importantes entre les écoles de psychanalystes, il ne parle de la place de la psychanalyse dans une société où le bavardage médiatisé est devenu vendeur, il dit que Freud a construit un système et il en rit. C'est grossier et sot.
2. Je ne dis pas qu'Onfray est un extrémiste de droite. Je ne dis pas qu'il est un libertaire comme le dit de lui-même (un article sur le site de l'Organisation communiste libertaire m'a paru convaincant à ce propos). Je trouve que lors de son échange avec Sarkozy lors de la campagne présidentielle, entretien paru dans Philosophie magazine, il fut bon.
3.Onfray est pour moi un divers gauche. A la pensée politique peu intéressante.
4. Mais il a cité dans son livre Debray-Rizen dans son livre sur Freud. Il a repris les attaques de celui qui était Professeur de médecine dans les années 70 contre Freud. Debray-Ritzen défendait l'idée d'une hiérarchie intellectuelle superposable à la hiérarchie sociale et l'idée que cette hiérarchie intellectuelle était essentiellement innée. Très cconséquent il fut un membre éminent de la Nouvelle droite des années 70, ce groupe qui fut la pépinière des intellectuels d'extrême-droite. Onfray le cite, confirme qu'il a eu raison de le citer. C'est un hommage à l'extrême-droite intellectuelle fait en connaissance de cause.
Cela ne fait pas d'Onfray un extrémiste de droite.
Ni un anticonformiste audacieux. Ni un penseur rigoureux. Bien au contraire.
Onfray est assez inconséquent. On verra la suite.
Cher Pascal B,
Je comprends tout à fait qu'on puisse être "exaspéré" par ce qu'écrit Michel Onfray, Elisabeth Roudinesco, moi-même ou d'autres. "L'exaspération" apparaît légitime et doit, dans le cadre de certaines limites d'un espace démocratique (racisme, etc.), pouvoir s'exprimer publiquement. Moi-même, je suis souvent "exaspéré" par les commentaires qui parsèment les blogs de Mediapart (bien au-delà du mien)... Mais je n'admets pas que cette "exaspération" puisse légitimer un appel à la censure (hors des limites pointées précédemment). Je me bats pour un élargissement du pluralisme dans les espaces publics, pas pour un rétrécissement.Or, tant dans les médias que sur le marché éditorial, l'expression des psychanalystes ne m'apparaît pas menacée. Et je ne vois d'ailleurs pas bien en quoi la censure de Michel Onfray serait une condition de la préservation de cette expression ?
Quant au plan universitaire, les analyses de Michel Onfray sont encore moins présentes que celles de la psychanalyse (c'est d'ailleurs un des arguments des détracteurs de Michel Onfray, mais alors on ne peut pas lui amputer aussi le recul de la psychanalyse à l'université...il y a un moment où la diabolisation se détruit elle-même dans le ridicule).
Enfin, je faisais simplement état dans mon texte d'une posture différente tant des "défenseurs" du "freudisme" que de Michel Onfray sur la psychanalyse. Et j'indiquais rapidement les ressources de distanciation (des questionnements philosophiques de Wittgenstein et des analyses sociologiques de Robert Castel), sans invalidation généralisée, qui étaient les miennes. Pour indiquer que, dans les polémiques antérieures à cet appel à la censure de Michel Onfray, je ne me situais dans aucun des "camps" constitués médiatiquement. Bref je voulais qu'il soit clair que mon point de vue contre la pétition des censeurs ne constituait pas une prise de position pour ou contre le livre de Michel Onfray.
Toutefois, si de simples outils d'interrogation critique, sans visée de mise en cause totalisante, suscitent déjà chez vous un telle "exaspération", ça augure mal de la possibilité du débat entre des positions différentes, car cela tend à nous inscrire uniquement dans le registre du combat. C'est dommage! Mais comme ce n'est pas dans vos habitudes, je dirais que l'"exaspération" vous a emporté un peu trop loin cette fois, ce qui arrive à la plupart (dont moi).
Cher Philippe Corcuff,
Je suis exaspéré par la charge d'Onfray contre la psychanalyse. Et je dois ajouter par votre référence ici au stalinisme.
Je n'ai jamais dit qu'Onfray était responsable de l'évolution de l'Université. Je parlais du contexte général, dans les domaines de la psychiatrie, de la psychologie, de l'Université, mais je me serais mal exprimé. Ce contexte général est celui d'une attaque étatique contre la psychanalyse, ce qui semble se calmer depuis peu.
Dénoncer une esquisse de tentative de censurer Onfray, celui qui a fait la une des hebdos, celui qui va ricaner sur France culture tout l'été piochant telle citation de Freud. Ce serait le grand risque intellectuel de l'heure?
Onfray vend très bien. Livres et cassettes.
Je ne signe pas cette pétition. Qui ne saurait gêner le rouleau compresseur de Monsieur Onfray.
Tant mieux pour lui! Et vous, vous vendez quoi, exactement?
>Onfray vend très bien. Livres et cassettes.
Tout comme pascal b., j'ai écouté Onfray sur France Culture à deux reprises le mois dernier Suis-je mal tombée ?
J'ai été effarée par les facilités de pensée, les raccourcis de show man plus que de - quoi, d'ailleurs ? - et les inexactitudes patentes. Suite à l'intéressante question d'un specateur qui brulait de savoir si la belle soeur de Freud s'était retrouvée enceinte , je n'ai que moyennement été rassurée sur la capacité critique d'un public conquis par avance.
Ma première réaction fut d'appuyer sur la touche off quand j'en ai eu assez. Et de ne plus y revenir. Ce que, sans doute, feront bien des auditeurs habituels de France culture.
Mais la pétition: s'il fallait pétitionner chaque fois qu'on entend des inepties à la radio, on y passerait sa vie. Et il me semble que les réponses, circonstanciées, argumentées, écrites, qui ont été faites à Onfray suffisent.
Toutefois, avant de crier au "stalinisme", j'aimerais avoir une réponse sur un point. Y at'il, sur France culture, un espace aussi conséquent dévolu à ceux qui ont autre chose à dire sur la psychanalyse ? ( je ne parle pas de nombreuses émissions antérieures)
Merci Dominique,
Tiens, je vais signer de mon nom, ce que j'aurais dû faire dans ma première intervention sur ce fil.
Pascal Boissel
P.Corcuff!!
Je viens de m'apercevoir que vous êtes de Nîmes, heureuse de l'apprendre, j'ai vécu à Nîmes jusqu'à l'âge de 20 ans!!J'ai de la famille dans le Midi, et bien sûr à Nîmes!!Vous vous apercevrez que j'ai laissé des commentaires plus bas à partir de 19 heures!!J'ai exprimé des expériences, et mon ressenti, et la connaissance, pour les avoir fréquentés, des psy(cha..)!!Donc, je vais pouvoir m'endormir tranquille!!C'est vrai, toutes ces interventions m'ont un peu bousculée!!Donc, contre la pétition, et M.Onfray est compréhensible pour démarrer dans l'apprentissage de la psycho....analyse, et tout ce que cela comporte!!Mais à mon âge on n'a plus envie de se prendre "la tête"!!Bien que ça entretienne les neurones, éviter la maladie d'Alzheimer(??)!!BONNE NUIT!!
pascal bmerci pour votre lecture et désolée que Velveth soit aussi peu enclin à aller voir et se laisser conduire sur les chemins imprévus de la psychanalyse, pour un plus de libertés: de cela je suis sure.
Beaucoup se suffisent de se savoir dans la conscience des choses, tant mieux pour eux, je ne les blâme pas moi, mais alors qu'ils ne viennent pas salir les chemins épineux de l'introspection du lapsus et de l'angoisse.
J'ai pris soin de ne salir personne.
Les seules critiques que j'ai émises visent Onfray et, simultanément, les initiateurs de cette indigne pétition.
En aucun cas la psychanalyse.
Merci de cette mise au point.
Merci Pascal b.
Bjm ? Pfff...
Vous êtes tous une bande de trolls...
L'auteur du billet a parfaitement raison, il est quand même assez hallucinant d'entendre des - quoi? - "lobbyistes" appeler à la censure pure et simple - et sur le service public en plus ! - des (bonnes) initiatives d'un type qui les dérange.
Quand on veut faire taire quelqu'un, on ne lui colle pas un bâillon sur la bouche, on lui oppose des arguments.
Vous avez des arguments à lui opposer, vous? Moi j'en vois pas; ça pue le pathos et la passion quasi mystique à plein nez...
Ou sinon on l'ignore, on reste dans son petit confort d'étriqué d'esprit, bien au chaud dans ses certitudes les plus profondes et basta.
N'oubliez pas qu'à une certaine échelle tout ce qui est terrestre n'a pas la moindre importance, faudrait songer à grimper quelques marches...
Un peu léger, replikart, vraiment faites un effort… Ceux qui protestent contre la pauvre supercherie dOnfray ne sont pas dans la passion mystique ni dans le confort d'esprit, non, on ne peut pas dire ça. Ce que vous dîtes là n'a pas beaucoup de sens. Et vous qui parlez de "confort d'esprit étriqué", vous ne développez pas votre argumentation de façon très large…
Ne pas avoir d'avis et dénoncer... il y a quelquechose qui cloche !
Et tonner contre les "bandes de trolls" en trollant à tire-larigot est très tendance chez cet abonné...
La bouche n'est que l'autre extrémité du tuyau et les philosophes sont constitués exactement comme tout le monde...
Si Onfray, dans son livre, démystifie complètement Freud en le ramenant à ce qu'il fut, c'est à dire un homme - donc faillible et fragile - tant mieux. Je ne vois même pas ce qu'il y a à redire à ça, sauf si certains psychanalystes se sentent blessés parce que leur maître à pratiquer prend un coup dans leur idolâtrie.
Dans ce cas qu'ils s'expriment, mais ne viennent pas emmerder ceux qui se contrefoutent de Freud et de la psychanalyse.
La question n'est pas là replikart, les violentes attaques contre Freud datent de très longtemps, de son vivant… Si elles sont aussi virulentes c'est que ce que la psychanalyse a apporté au monde occidental est très important, très puissant, et que cela va à l'encontre d'une vision "standardisée" de l'être humain qui est en marche depuis longtemps. Sinon, si ce n'était pas pour détruire une approche eficace de l'être humain qui gêne les thuriféraires de l'homme "robotisé" à quoi serait-il utile (puisque, comme vous le dites, nous sommes tous des hommes et tous pleins de défauts) de s'enliser dans des critiques personnelles sur une personne ?
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Cher Philippe,
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Merci d'avoir répondu à Pascal. Sur le thème de l'exaspération, je crois que vous en rajoutez.
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Chacun sait que le matraquage est l'outil du formatage, pas de quoi fouetter un chat.
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Quant à votre combat pour la liberté d'expression, j'ai le plaisr de vous faire remarquer qu'il y en a pas mal ici (bien formatés) qui vous croient.
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jpylg
Ca c'est de l'info : "un collectif de psychanalyste et d'enseignants a demandé fin juillet....".....Au secours Staline revient !
Au secours Pinochet revient !
Au secours le régime des colonels revient !
Au secours les Ceaucescu reviennent
Au secours Hitler revient !
Au secours Louis XVI , Louis XIV , Louis XI reviennent !
Etc, etc : " Ce n'est pas parce que l'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule "
Et moi , je réclame le retour des trente glorieuses , le programme du CNR , le retour à l'écu , la refabrication des solex et des 2CV , la blouse à l'école , la messe en latin , la recolonisation , la fin de l'U.E , et le fromage non pasteurisé etc, etc...
Au secours De Gaulle revient !
Ce qui revient surtout, c'est le retour de l'incompétence décomplexée.
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Au secours ! Le Grand Timonier interrompt ses vacances !
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Au secours, Géraldine invente un logiciel espion !
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jpylg
Pour le plaisir malsain d'une bordée d'insulte ...aprés le bande Trolls de Replikart : Immondes nains de jardins !
Non, je ne vous hais point.
Oui mon vernis sur Freud ou Onfray est proche de la patine
Mais , bordel ! Vous faites chiez à vous étriper par post interposés ,chacun de dénoncer l'intolérance de l'autre ,se parer de son objectivité omnisciente .
A mediapart , on ne s'invective pas , on assumme fierement sa subjectivité et on respecte poliment la différence (tant qu 'il ne vient pas nous ch ... dans les bottes)
PS : pour évaluer mon commentaires, sachez que je suis autant outré par vos écrits que NS ou Xavier Bertand (mon idole) devant les insjustices sociales . Tout ira mieux des que Sarkozy sera élu président
Sérieusement, jusqu'à un certain moment je pensais que le trollisme était plutôt l'apanage des fanboys d'Apple et de Microsoft, des possesseurs de Xbox 360 et de PS3, des utilisateurs de Chrome et ceux de Firefox, mais en fait pas du tout.
Ça s'étend jusqu'à Freud...
Peut-être ses gens ont-ils des choses qui les rapprochent? Le savent-ils seulement ou sont-ils définitivement rompus à se crêper le chignon sur des considérations dont tout le monde se tamponne?
J'appelle ça une énième approche de l'inutile...
Salutaire, j'ai lu le livre d'Onfray, mal écrit, mais j'ai beaucoup aimé, car il me donne envie de lire d'autres que lui, et j'ai enfin acheté "'les 5 psychanalyses" du grand chef...
Depuis toujours, les psys me font penser à mes maîtres du petit séminaire, ses "directeurs de conscience", puisque moi ce n'est pas au PCF que je suis passé. Mais oui , pour moi, c'est le même obscurantisme de gens qui rêvent peu ou prou d'inquisition : et si les"idées" de Freud étaient si évidentes, serait-il besoin de les défendre si violemment ? Le mépris condescendant de la science suffirait ...Relire Karl Popper à ce sujet...historiquement, Freud est important, mais au même titre que Franz Joseph Gall, l'inventeur de la phrénologie....
La psychanalyse a toujours été attaquée. Pourquoi? Parcequ'elle est profondément subversive et que la société ne peut s'y complaire. Réfléchissez, avoir découvert que la question de la sexualité et ses différents stades déterminent structurellement tout notre être...Qui veut consentir à ce point à cette aliénation originelle découverte par Freud précisément? Personne. La psychanalyse est une vraie révolution permanente, elle aura toujours des détracteurs.
J'ai lu votre billet (disons le mieux possible!) et si je l'ai lu c'est pour venir défendre Onfray dont je partage pas mal d'idées (pas toutes) que je puise dans des entretiens audio-visuels divers (ARTE surtout), mais là s'arrête ma compétence en philosophie hormis la lecture de Camus de Beauvoir et Sartre je suis totalement incapable d'"apprécier" !!!le langage (disons spécial et assez hermétique) des dits philosophes mais peut-être serai -je "pardonnée" compte tenu de ma formation purement scientifique !
Enfin je profite de cette occasion pour dire qu'une approche plus ouverte des questions philosophiques serait la bien venue.
P. Corcuff s’indigne d’une pétition réclamant d’interdire à M. Onfray de parler de Freud sur France-Culture : on peut partager cette indignation si on désapprouve complètement le livre de Onfray et lui-même comme philosophe, et même si on est également indigné par la faveur faite au livre et à son auteur par les médias, Médiapart compris. Il me semble seulement inapproprié de parler ici de stalinisme; le problème est celui de la liberté des médias, et si on les veut libres on peut critiquer, analyser et dénoncer leurs choix mais non les leur interdire.
Donc on n'interdit pas non plus Onfray.
C'est pas plus compliqué.
Certes.
Mais Onfray serait en grand risque de mourir dans une geôle "de papier" gardée par des psys garde-chiourmes...: ???? : on peut ne pas en rajouter non plus dans le soutien à la diatribe anti-freudienne d'Onfray. Ce que n'évite pas Philippe Corcuff, ici.
Les pays du socialisme réel n'ont pas laissé de place à la psychanalyse. C'est une réalité historique qui devrait faire éviter certaines comparaisons douteuses.
Onfray peut parler tant qu'il veut avec les porte-voies médiatiques qui l'ont flatté, ça ne m'empêchera pas d'avoir eu envie de lui filler une "bonne trempe" pour l'insipide vanité dont il a fait état. il m'est apparu comme un marmot jaloux en mal de reconnaissance.
Dites-nous que vous usurpez vos titres, ou alors c'est à n'y plus rien comprendre !
Quant à cette "bonne trempe", dommage que je ne puisse rencontrer Onfray pour lui demander si ça l'a seulement effleuré.
Pfft.
Pourquoi parce que vous pensez que les psy en dehors de leur travail sont des êtres transparents, non-violents, des ascètes? Vous serez surpris de découvrir que comme vous, ils ont des sentiments, des colères, des arrières-pensées, des passions, des défaites... ce sont des humains ! Fantasmons en cure soit, mais en dehors "laissez les vivre", la neutralité bienveillante c'est pas tout le temps....
c'est un métier que diable!
Onfray touche à deux choses,
l'orgueil, celui du prestige et donc du pouvoir, et chez les intellos c'est quelque chose,
et
surtout, le fric, celui de la cure psychanalytique dont la rémunération est une partie indispensable (la seule?) .
Le reste n'est que camouflage.
Pour comprendre, lire Onfray, même si le bouquin en question est parfois mal écrit, et on peut le comprendre, une fois le sujet éventé, l'affaire devait le "gonfler", un peu comme après avoir ouvert une fosse à purin.
Espérons que cette tentative d'éviction de France Culture est le signe de chiffres d'affaire en chute libre pour ces messieurs-dames.
A lire ces commentaires, il y en a un certain nombre qui n'ont jamais lu ou compris ce qu'est la psychanalyse. Il est sûr qu'à vouloir en parler du point de vue de la sociologie, on n'en apprend rien d'intéressant. Il est vrai qu'aujourd'hui, on s'intéresse plus aux anecdotes et à la vie privée, qu'à la pensée. Il y aurait sans doute là trop de subversion. Grâce à la sociologie, on peut endormir le monde, elle s'étale sur tout ce qui peut recevoir du texte ou de la parole. La théorie de la psychanalyse développée par Freud, puis par Lacan, qui n'a rien à voir avec la philosophie, est beaucoup trop subversive pour être admise, voir divulguée. Quand un philosophe règle ses comptes personnels à la radio, et apparemment , ils semblent importants au regard de la haine qui transparait à chaque phrase, il y a là rien d'anormal, on est dans la continuité médiatique. Il parle de ce qu'il ne connait pas et on assiste à plutôt à un discours de propagande, pas d'enseignement. Rien de grave non plus. Il est un bon présentateur, il fait peut-être de l'audience, le poids des mots, le choc des ... . Pour terminer avec un peu de compassion, cet homme est sans nul doute à plaindre avec ce fardeau qu'il essaie de faire partager à la France entière. Il devrait s'allonger .....
La vigueur des interventions laisse à penser que ,oui, décidément il doit y avoir de gros enjeux de pouvoir et de finances derrière cet ukaze de censure adressé à une radio publique....
Mais n'étant ni philosophe, ni psy quelquechose, ce que j'en dis, hein...!!!
S'agissant de Freud, la pensée d'Onfray claironnée à tous vents, les arguments qu'il a développés au fil des interviews sont à peu près du niveau des discussions du café du commerce avec un rien de puérilité du genre "moi j'ai lu tout Freud, tout tout tout.."....sous entendu "je connais tout et j'ai tout compris sur la psychanalyse et c'est rien que de la triche"....J'ai dit café du commerce ? Non finalement c'est CE2
Onfray ne touche pas à l'orgueil car une analyse bien menée se fait avec une grande humilité, personne ne sait tout, pas même les psychanalystes - surtout pas eux - et c'est à partir de la conscience de cette ignorance qu'ils travaillent (même après avoir "tout" lu) . Quant à toucher au fric, ce qui est sûr c'est que la com° vantarde et provocatrice d'Onfray visait sûrement plus à développer ses ventes qu'à développer la liberté de penser.......
En dehors des psychanalystes qui défendent leur gagne pain, les pourfendeurs du livre de Michel Onfray se recrutent parmi ceux qui ont trouvé un réconfort après la pratique d'une analyse. Le nombre de pratiques irrationnelles qui soulagent l'humanité est fort conséquent. On peut citer l'astrologie, l'homéopathie, l'acupuncture,les religions et bien sûr la psychanalyse. Le fait que nombre d'individus se satisfassent de ces disciplines ne change rien quand a leur caractère magique et ascientifique.
pensée magique, il dit mon frère!!!
c'est sacré ça m'fi!!!
si en plus li touche au grisbi, ça va plus là dis donc!!!
je caricature (a-t-on le droit siouplait?),
à peine....
le pire c'est quand même le mélange d'une pensée confuse et de l'intérêt,
les gourous s'auto-intoxiquent avec leurs couillonnades.
Savez vous ce qu'est l'homéopathie Monsieur ou Madame , et par qui elle fut inventée ?
Son créateur fut le Docteur Samuel HAHNEMANN né en 1755, à 11 ans il s'intéresse aux grands philosophes grecs (source de notre esprit cartésien) Hyppocrate dont le serment est toujours prêté, Pythagore dont le théorème est toujours enseigné, Socrate et Platon dont les théories philosophiques sont toujours objet de débat en classe de philo. HAHNEMANN étudie et devient médecin, et c'est en découvrant les propriétés du quinquina du Pérou qui guérit la fièvre des marais et et provoque les mêmes troubles que cette fièvre lorsqu'il est pris à haute dose par un sujet sain qu'il formule la Loi des similitudes " les semblables sont guéris par les semblables". C'est le début de l'homéopathie qui est une science et un art très complexes nécessitant des années d'étude . je ne dirai rien des autres jugements que vous portez , ce serait trop long et je ne suis pas assez férue dans les domaines cités.....attention cependant aux avis à l'emporte pièce......renseignez vous vous pourriez être surpris. C'est d'ailleurs pour ça que Onfray me met en colère car il est en capacité de savoir que la liberté apportée par la psychanalyse (Freud dans le bâteau l'amenant aux USA, "nous leur apportons le diable" comprendre, nous leur apportons le risque de la liberté) est unique et extraordinaire. Mais peut-être en -a-t-il peur ? je dis bien peut-être car je ne suis sûre de rien......
oh lala, "staline revient". Ca equivant à un point goldwin. Un point goldwinevitch ? :)
Perso, je ne connais un peu pres rien au problème. J'ai un peu lut freud pour le bac, qui est un agréable souvenir de lecture, mais que qq en dise du mal ne me pause aucun problème.
Que des gens pense que Onfray (que je connais tres tres mal, donc je suis completement en dehors du pb) ne merite pas de passer sur France Culture, pourquoi pas ? FC est une radio public de référence du savoir et je pense qu'on a le droit de dire que machin ou truc n'est pas suffisement crédible pour ne pas passer sur FC sans passer pour Staline.Qu'ils ai tord ou raison, ca n'est pas le pb.
Mettons (je prend un exemple outrancié, bien sur, pour être parlant) que FC fasse un grand cycle sur l'apport à la pensée moderne de Raël, je suis prete a signer un petition contre cela. Parce que FC est une radio de référence et n'a pas a soutenir des truc délirants. J'en devient un agent de moscou ?
Je ne dit pas que Onfray est délirant. Je ne connais un peu pres rien de sa pensé. Mais que des gens pensent que ce n'est pas la mission de FC de dédier un part de son antene à Onfray, pourquoi pas. Ils ont le droit de le penser, de le dire et de s'investire dans les institiution publique comme FC. Autant que vous avez le droit de penser que ce sont de fiéfé coillons. Mais crier au KGB, donc remplacer l'argument par l'insulte, ne vous met pas, quoi que vous en pensez, du coté des grand démocrates et vrai défendeur du débat.
J'aime assez Michel Onfray pour écouter les enregistrements diffusés sur France Culture, même si parfois je trouve qu'il lui arrive de pousser le bouchon un peu trop loin. Par contre, je n'aime pas, mais alors pas du tout Alain Finkielkraut. Mais il faut reconnaître la qualité de ses invités, même si le personnage reste insupportable (du moins pour moi). Il existe bien d'autres émissions sur le service public que j'apprécie ou pas. Dans ce dernier cas, c'est tout simple : je tourne le bouton ou appuie sur ma télécommande. S'il fallait supprimer (interdire ?) toutes les émissions que nous ne supportons pas, dans quel monde serions-nous condamnés à vivre ?
Je n'ai pas lu l'ouvrage en question mais j'ai suivi la polémique, ici ou sur France Culture. Il me semble qu'il serait temps que tout le monde se mette autour de la table avec des endocrinologues, des neurologues, des psychiatres, des psychanalystes, voire des philosophes et des sociologues. De formation, je suis historien et juriste. L'Histoire et la Géographie ont été mariées dans l'Université française ce qui a, selon moi, défavorisé la Géographie. Lorsque j'étais étudiant, l'année 1977/78, j'avais un collègue qui était géographe mais bien plus âgé que moi et avancé dans ses études. A cette époque la France était très en pointe concernant l’étude de la dérive des continents. Les moyens, entre autres de l'Ifremer avaient permis de découvrir les zones où les continents se séparaient. Des géographes et des anthropologues français avaient, des dizaines d'années auparavant émis cette hypothèse parce que des fossiles d'animaux préhistoriques avaient été retrouvés dans des lieux improbables. Avec les découvertes des années 70, suite aux travaux franco-américains, la dérive des continents était prouvée. Toutefois des chercheurs la niaient encore. Mon collègue m'expliqua tout cela en détails à l'époque. Qui oserait contredire la dérive des continents aujourd'hui, domaine par excellence de l'interdisciplinarité entre géographes, géophysiciens, géologues et bien d'autres sciences qui disposent de nombreux éclairages grâce à la confirmation de ces découverte mais qui apportent de nombreuses preuves en retour. Lors d'un tremblement de terre, de nombreuses explications nous sont données, de nombreux scientifiques connaissent et suivent toutes ces choses avec précisions. Ils savent où se produiront les prochains séismes et leur intensité. Il ne leur manque plus, ce qui est le plus difficile pour eux, de passer de la prévision en années à la prévision en jours, passer d’une échelle géologique à une échelle humaine. Michel Onfray, en écrivant son ouvrage s'est apparemment placé sur le même terrain que ceux qu'il essaye de contredire. Ils auraient dû, à mon sens, le faire en s'entourant de l'avis de nombreuses autres sciences qui ont performé ses dernières années, lesquelles, sans aucun doute sont encore balbutiantes, mais de moins au regard de la psychanalyse freudienne.
Cette haine pour la psychanalyse, qui transparait à travers ces commentaires, pose question. La psychanalyse doit concerner en gros 100 personnes pour un million dans le monde, la connaissance de qui était Lacan ne doit pas dépasser Paris intra-muros, et à part un cercle restreint de psychanalystes, en France surtout et en Amérique latine, personne ne l'a réellement lu et étudié. Si la théorie psychanalytique s'était introduite dans le champ social et politique, cela se saurait. On peut même dire qu'il y a une volonté délibérée d'ignorer ce qu'elle a pu apporter à la pensée et naturellement à la clinique. Donc, pourquoi tant de haine pour quelque chose qui occupe si peut de place ? Qu'est-ce que la théorie psychanalytique, comprise ou mal interprétée a pu faire pour générer autant de déchainement ? On peut dire qu'elle dérange. Elle dérange quand elle parle de pathologie là où certains y voit intelligence ou supériorité, elle dérange quand elle dit que le je pense donc je suis, contrairement à la pensée philosophique, est un leurre. Elle dérange quand elle parle du leurre de la maîtrise, cette volonté de maîtrise qui fait s'exciter la terre entière. Elle dérange parce qu'elle ne produit rien qui puisse être capitalisé ou récupéré. C'est comme si la psychanalyse fonctionnait à l'envers de l'ordre ( pathologique ) établi. Personne n'aime être dérangé, voilà sans doute pourquoi il y aura probablement consensus autour de la mort de la psychanalyse, surtout pour les petits maîtres.
De la haine?
oh là là
Mais vous êtes hors-sujet
L'affaire est que Onfray a mis Freud à poil,
et que le petit monde psychanalytique en est glacé d'effroi.
Et le vrai problème, ce sont les réactions affolées du troupeau qui en croque.
revelard"Elle dérange quand elle parle du leurre de la maîtrise, cette volonté de maîtrise qui fait s'exciter la terre entière" C'est exactement ça, vous y êtes! ... Et pas moins chez Onfray. -Ceci étant, Non la psychanalyse ne mourra pas pour tous, elle devient malheureusement un "produit' de riches. Là où l'on s'est battu pour que les humbles y aient accès dans les CMP par exemple, aujourd'hui il n'est plus question de "perdre du temps" à écouter les gens, il faut être rentables!! ( médicaments, tests...) C'est pourquoi je suis en colère contre l'irresponsable méconnaissance de la réalité du terrain de la part d'Onfray, ce monsieur s'est tellement embougeoisé qu'il a perdu le fil de vie de ceux qui souffrent.
J'ai profité de cet article pour exprimer un mécontentement dont je n'avais fait part à personne. C'est fait.
reste à savoir si nous sommes dans la pluralité des discours sur la psychanalyse ou dans la pluralité des affabulations : je ne suis pas sûr que le plus affabulateur des deux soit Freud mais Onfray
Je reviens et mon message a été censurée, merci Anastasie.
En clair, le combat qui oppose l'Enfoiré Mondain et ses adversaires, ne me concerne pas, donc pas avis.
En revanche, comme le sujet porte sur sa "liberté d'expression", là je me marre (affaire Val-Siné-Marc Edouard Nabe et tous les dessous révoltants que tout le monde ignore) ! La liberté d'expression ok mais alors pour tout le Monde !
Je le considère comme un Maître du "double discours", du retournement de veste, imposteur (comme son pote BHL), ignorant et opportuniste.
Encore Un soit disant de gauche, mon oeil !
Je ne parlerai pas de sa haine du religieux et de son ignorance.
exp : quand il parle du boudhisme, il ignore totalement que c'est une religion non théiste, il n'y a pas d'Être Suprême dans le bouddhisme, qui repose sur l'émancipation de l'être humain par la conscience des natures de l'existence.
Il se dit libertaire et libéral, anarchiste et partisan de l’économie de marché, propalestinien et sioniste.
Soi-disant anticolonialiste, mais aurait préféré que le Peuple Algérien n'ait pas droit à l'autodermination.
Je vomis son égo surdimensionné et son mépris à l'égard des autres sur les plateaux TV.
Pour exemple : lors de l'émission "ce soir ou jamais" il dit à à Houria Bouteldja, l'indigène de la République, « Arrêtez, sinon je vais finir par embrasser Éric Besson sur la bouche ! » parce qu'elle le remettait à sa place.
Ce sexiste de la gauche radical n'a pas hésité a craché tout son fiel sur la militante NPA Ilham Moussaïd, dans une tribe du Monde, lui (l'anti-collectif) qui n'a jamais distribuer de tracts ni coller des affiches !
Depuis sa publication de son ouvrage sur Freud, il fait dans son pantalon !
Pourtant, cet islamophobe notoire a bien tenté de faire du barouf sur l'Islam, pour se sauver et se se défaire de l'accusation qui tue : "antisémite", mais apparemment les dignes héritiers de Herzl ont su être particulièrement convaincants.
Donc pour moi, qu'il la ferme !
Aie Aie Aie!!!
Peut-être une (re?)lecture du traité d'Athéologie pour essayer de soigner tout ça?
Parce que,
Pas d'éléments vraiment délirants dans le discours,
vous paraissez responsable de vos actes,
un peu pervers peut-être?
Mais voyez donc du coté de nos amis psychanalystes...
Ignorante, je n'arrive pas à décoder votre langage ;-) !
Mais si, puisque vous le dites.
Donc pervers, ça se confirme.
Fin
spirit of sumud
même colère, mais c'est pas parce qu'on a envie de lui clouer le bec qu'on va le faire en vrai...Mais au moins on le dit!
Onfray a le mérite de nous montrer qu'il existe de pires intellectuels que lui.
vous n'y êtes pas
, revenez!
Puisqu'on parle de "médiatisation", France Inter et France Culture (bref, Radio France, ou Radio UMP, au choix) sont devenus la machine à propagande du pouvoir...De quel côté est le bourrage de crâne, d'après vous ?
Ceux qui veulent défendre "la liberté d'expression" devraient peut être se trouver d'autres "victimes" (parce que là, vraiment, je me marre) que Michel Onfray, qui a eu une tribune (et le mot est faible) après la parution de son bouquin (et ça continue, la preuve) ...
De même que Madame l'actionnaire de Publicis j'ai nommé Madame Elisabeth Badinter, autoproclamée féministe, qui a eu droit à des journées entières d'antenne, là aussi pour la promo de son bouquin...
Ces deux-là vont vraiment dans le sens du vent (et du poil sarkozyste).
Mais le problème, c'est qu'on entend qu'eux... Et qu'ils n'ont vraiment pas besoin d'avocats brandissant le spectre du stalinisme...
la liberté de penser se doit quand elle dérive dangereusement rencontrer quelques obstacles .c'est le prix à payer de faire de la séduction plutôt que de la pensée .
onfray n'a que ce qu'il mérite .c''est une remise à plat saine et ces détracteurs comme vous les appelez ne sont que les garants d'un savoir . je suis pour ma part rassurée une levée de bouclier va calmer ce cher monsieur .il va peut être faire enfin dela littérature .
certes onfray affabule, mais pense-t-il ?
Et pour que l'on sache de quoi on parle, voici le texte en question
Lettre ouverte aux responsables de France Culture
au sujet de l'émission de Michel Onfray
programmée de fin juillet à fin août 2010 à 19h
Le texte qui suit a été établi par un collectif de psychanalystes et d'enseignants
___________________________________________________
A Monsieur Bruno Patino Directeur de France Culture
et
A Monsieur Jean-Luc Hees Président de Radio France
France-Culture possède aujourd'hui un rayonnement important ; c'est en trouvant le ton juste lorsqu'il s'agit des affaires du monde qu'elle peut maintenir son statut de radio d'exception. Nous sommes donc stupéfaits que France-Culture fasse de nouveau une très large place aux conférences que donne M. Onfray à l’université populaire de Caen en les diffusant cet été. Selon France Culture les conférences sont présentées ainsi : "Cette année, dans la perspective d'établir une contre-histoire de la philosophie, Michel Onfray s'attaque aux fondements de la légende freudienne."
Depuis des années en effet, universitaires et chercheurs, venus des horizons les plus divers, ont démontré que les publications de M. Onfray ne reposaient le plus souvent que sur l'approximation grossière, l'affabulation, l'erreur ou la rumeur, notamment lorsqu'il s'agit des trois grands monothéismes, de Marx, de Montaigne, de Charlotte Corday, de Marat, d'Eichmann et de Kant, de Freud enfin.
Les outrances et les aberrations que contiennent ses ouvrages, dont le dernier en particulier (Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne), ont suscité une protestation qui ne cesse de s'étendre ; car le débat qui s'est installé autour de celui-ci dépasse largement la question de Freud et de la psychanalyse : il s'agit une fois encore d'une imposture érigée en savoir. Cela fait maintenant sept ans que sont ainsi diffusées les conférences de Michel Onfray. On se demande au nom de quoi celui-ci bénéficie d'une telle pérennité. Onfray ne peut même pas être considéré comme une des voix de la philosophie.
Nous ne pouvons accepter que France Culture, radio publique, continue ainsi à légitimer une telle entreprise de dénigrement et de désinformation qui risque fort à l'heure qu'il est d'avoir des effets nocifs sur des personnes peu averties et qui, de par leur souffrance psychique sont en voie de s'adresser à des praticiens de la psychanalyse et de la psychothérapie qui s'en inspire. Nous sommes là face à une tentative de destruction envers une profession, et de tout un ensemble de professionnels (psychiatres psychologues et autres de formation psychanalytique).
Michel Onfray est le seul intellectuel français à bénéficier ainsi d'une situation qui fait de lui l'égal d'institutions aussi prestigieuses que le Collège de France, ou l'Ecole des Hautes Etudes. Or très nombreux sont les philosophes, historiens, chercheurs en sciences humaines dont les travaux font autorité en France et à l'étranger et qui pourraient trouver sur France-Culture une égale diffusion, dans le respect de la pluralité des voix.
Pour toutes ces raisons, nous demandons que dans les conditions réglementaires en vigueur, il soit mis fin à un contrat qui lie ainsi la radio publique à Michel Onfray. L'antenne sera ainsi de nouveau disponible à une diversité des véritables voix philosophiques.
Dommage, je n'écoute pratiquement plus la radio, mais je ne signerai pas cette pétition!!Vous avez la réponse plus bas!!M.Onfray ne va pas enlever "le pain" des psychos et psychias...et toutes les professions para...Je les ai côtoyés et certains me font bien rire!!Je ne peux pas tout vous dire toutes les bêtises qu'ils peuvent dire dans cette profession!!Il faudrait que j'écrive un livre!!Certains feraient battre des montagnes(psychanalyses de couple..psychanalyse d'enfants...parents)..Je vous dis je pourrais écrire une montagne!!!
pourquoi vous n'avez aucun métier qui vous fasse vivre vous ?
Footballeur ou député ça paye pas mieux quand même? et en plus ils sont peinards, personne pour leur cracher autant dessus.... Quoique...
Il faut consulter la bio de Philllliippe Corcuff sur wiki: modèle de brièveté et modestie. Voir aussi le site du plan B pour les quelques frasques publiques. Après Freud , Bourdieu,Wittgenstein revisités par l'intello de service, qui..?
C'est vrai F Culture est laissé à l'abandon, ou plutôt abandonné à quelques petits opportunistes . Censure de s'attaquer à la nouvelle Nomenclatura?
"Nous ne pouvons accepter que France Culture, radio publique, continue ainsi à
légitimer une telle entreprise de dénigrement et de désinformation qui
risque fort à l'heure qu'il est d'avoir des effets nocifs sur des
personnes peu averties et qui, de par leur souffrance psychique sont en
voie de s'adresser à des praticiens de la psychanalyse et de la
psychothérapie qui s'en inspire. Nous sommes là face à une tentative de
destruction envers une profession, et de tout un ensemble de
professionnels (psychiatres psychologues et autres de formation
psychanalytique)."
Wouarf !!!
Effets nocifs ils disent !!!
Même pas gênés
Merci pour le texte
Une précision : pourquoi l'analogie critique avec "le stalinisme"? Je suis en train de lire une série de romans et de témoignages de "communistes hérétiques" sur la période stalinienne (Manès Sperber, Victor Serge, Jean Valtin et Elisabeth Poretsky), et il y a quelques traits communs avec les méthodes staliniennes, même si c'est en quelque sorte un "stalinisme de papier", qui ne porte guère à conséquences (et en tout cas très loin des conséquences terribles du stalinisme historique). Ainsi, comme je le note dans mon billet : "Á la grande époque de l'URSS, les responsables de la censure et autres agents du KGB avaient l'habitude de transformer les réalités en leurs contraires en changeant simplement les mots." Dans le cas de cette pétition, l'appel à la censure est ainsi nommé « respect de la pluralité des voix »!
Bien sûr, pour ceux qui ne l'avaient pas remarqué, le titre avait une fonction provocatrice et l'analogie avec le stalinisme avait une fonction polémique, afin de souligner certains dérapages.
Comme peu l'ont remarqué, mon billet ne constitue pas une prise de position "pour" ou "contre" le livre de Michel Onfray sur Freud, ni une mise en cause généralisée de la psychanalyse, ni une prise de position globale sur la personne et l'oeuvre de Michel Onfray. J'ai de la sympathie pour le créateur de l'Université Populaire de Caen, que j'ai cotoyé pratiquement dans le réseau des universités populaires alternatives, certaines des pistes philosophiques qu'il a (re-)lancé m'intéressent, mais cela n'exlcue pas nombre de divergences philosophiques (par exemple, je suis plutôt mélancolique qu'hédoniste, agnostique qu'athée, ou je pense que Maurice Merleau-Ponty a, dans les années 1945-1960, esquissé des chemins en philosophie politique plus actuels que Camus, Sartre et Aron à la même époque : voir "Actualité politique de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961)" : I - "Politique et raison critique" et II - "Politique et histoire") et politiques (par exemple, j'ai fait le pari du NPA et je continue à le faire, ou j'ai exprimé ma solidarité avec Ilham Moussaïd : voir "Le NPA, le foulard et l'émancipation : avec Ilham Moussaïd"). Mais je suis effaré par la tournure que prend la double diabolisation de sa personne et de sa pensée comme par le mépris de classe qui suinte dans certaines critiques émanant d'une bourgeoisie culturelle parisienne.
Vous avez lu sa tribune sur le Monde concernant Ilham ?
" la petite écervelée en quête de… gloire " médiatique" Quel Salaud !
Les indigènes connaissent le personnage et ses faits d'arme sur l'arabo-musulman, donc quand vous y irez tracté : évitez de parler de lui.
Conseil d'une sympathisante.
Et je maintiens, Onfray l'Enfoiré !
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" Bien sûr, pour ceux qui ne l'avaient pas remarqué, le titre avait une fonction provocatrice et l'analogie avec le stalinisme avait une fonction polémique, afin de souligner certains dérapages. "
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Ah, bon !
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Vous savez aussi polémiquer ! Que de talents, cher Philippe !
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jpylg
@jpylg
Dites moi, vous qui êtes philosophe que vous inspire ces titres que je trouve vachement prétentieux :
L’art de jouir, l'Archipel des comètes, La sculpture de soi, A côté du désir d'éternité, La sagesse tragique, La puissance d’exister, Politique du rebelle, Traité de résistance et d’insoumission, , Fragments d’Egypte, "une érotique solaire" (!) Le désir d’être un volcan, Les vertus de la foudre, et La lueur des orages désirés .
Franchement c'est quoi ce mec ?
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les anonymes qui interpellent = aucun intérêt
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jpylg
Pas de problème. Je demande qu'on retire ma question.
Je tâcherai à l'avenir, de ne jamais vous importuner.
@ tous
Buvons cette pensée profonde d'un immense philosophe : "Môssieur ne cause pas aux Dupont et Durand".
Sait-il seulement qu'ils en sont fort aise ?
Le Goff c'est anonyme jusqu'à preuve du contraire. On doit parler avec tous et jamais refuser le dialogue qui est l'essence de la démocratie. Pour les philosophes, les formatés par l'université (machine à produire du papier honorifique) : "ce que l'on sait faire on le fait; ce que l'on ne sait pas faire, on l'enseigne."
Anonyme Le Goff ?
Pas tous, tel l'historien Jacques Le Goff.
Mais pour jpylg vous avez raison. Illustre inconnu.
Donc, que jean-paul yves le goff soit un pseudo ou pas, c'est blanc bonnet bonnet blanc.
Sa caisse à jouets est pleine de hochets : pseudo, formatage, petits points, etc. Il s'en amuse continuellement, ce philosophe anonyme en mal de reconnaissance, avide de confrontation avec des universitaires, qu'il dit, mais les shootant systématiquement en touche par sadomasochisme impulsif.
Je dis bien sadomaso, car il a l'art de faire suer (euphémisme) son monde pour ensuite se plaindre de l'effet boomerang.
Philosophe non, certes pas. Il n'en a pas l'esprit ni la dynamique intellectuelle. C'est pourquoi il shoote en touche tout le temps. C'est de victimisation dont il s'agit. Comme dit Nietzsche, c'est un "halluciné de l'arrière-monde." pour les platoniciens chrétiens. Tous les noms sont des pseudos, tous les pseudos sont des noms...
Chacun son style, les shoots de JPYL j'avais remarqué mais ça ne me gêne pas plus que ça, je trouve, au contaire, que ça propulse des échanges. Et vous quel est votre perversion? commenter sur ce que seraient les autres"? éclairez-nous, "nobody is perfect"
Perversion? À partir de quoi, de quel critère, peut-on dire qu'il y a perversion?
Si vous voulez savoir "qui est ce mec", vous pouvez toujours le lire. Après vous saurez au moins de quoi vous parlez.
Bonsoir Philippe Corcuff,
Il ne s'agit pas de diaboliser… mais de lire ce qu'écrit Michel Onfray pour savoir à quelle pensée on a affaire… Ceci, par exemple, extrait de sa «Chronique Mensuelle» n° 10 de mars 2006, titrée «Ceci n'est pas une caricature»:
[…] Qu’un musulman croie la viande de porc immangeable, l’alcool imbuvable, la chevelure d’une femme obscène par définition, blasphématoire la représentation du visage d’un prophète qui fut un homme, libre à lui. Mais pourquoi devrai-je le croire moi aussi sous peine de mort ? L’affaire des soi disant caricatures (comme celle dite du voile) met à jour un symptôme de plus qu’elle : désormais l’islam place des coins dans le vieux marbre d’une Europe qui ne croit plus en elle, en ses valeurs, en ses vertus, et ce avant destruction définitive. […]
La pensée d'un hédoniste libéral-libertaire islamophobe, flanc-garde ultra-gauche de l'armée intellectuelle busho-sarkozyste en guerre de civilisation pour les «valeurs occidentales».
Bien à toi.
Oh ! Ca craint du boudin, en effet !
Peut-être (je dis bien, peut-être) cette charge très nette contre l'envahisseur musulman est-elle à re-contextualiser plus globalement dans son rejet total des religions et de tout dogme quel qu'il soit ... mais diable, si c'était le cas, comment n'a-t-il pas pensé alors qu'il allait friser sur ce coup-là le discours le plus lepeniste qui soit ??? et créer ainsi la confusion ?
Je me fais l'avocat du diable, mais pas très convaincue quand même ... et du coup, je me prends à penser que c'est peut-être justement cette position-là, franchement islamophobe, qui lui vaut une certaine reconnaissance et ouverture médiatique, intellectuelle, dans le contexte actuel d'islamophobie décontractée ...
Intéressant, donc.
Pierre Granet, svp, qu'entendez vous exactement par : flanc-garde ultra-gauche de l'armée intellectuelle busho-sarkozyste ?
Et tout en vous posant la question, me vient une interprétation : serait-il par ce biais une sorte de caution intellectuelle de gauche pour les bellicistes civilisationnels ?
Tss ..tss..
Encore un crépuscule sur une idole ! Merde, Onfray, tu déconnes !
Arpège, ne tombe pas dans le piège. Enoncer que la critique anticléricale est une phobie n'est qu'un abus de langage de gens de mauvaise foi. Onfray ne militera certainement jamais pour l'interdiction de snober le porc et autre foutaise. Attention aux amalgames faciles.
Freud =
1) une vie de cela; Onfray en parle (en déformant, en inventant, en extrapolant)
2) Une théorie (avec ses errements, soit), mais, avant tout fondé sur
3) une pratique (cure psychanalytique) ou indirecte.
Depuis quand Onfray est-il expert dans les points 2) et 3)?
Quand , en vertu de la loi du rasoir d'Occam, expliquera-t-il les rêves (sachant que Freud n' a jamais dit que tout dans le songe ,était symbole sexuel - et que sexualité n'était pas génitalité); les lapsus, les actes manqués,etc....
Après Onfray, le vide conceptuel.
J'ai connu (depuis un demi-siècle) pas mal de philosophes pour qui leur "travail" (ou plutôt leur jeu) , consistait à détruire (par le langage, sans aucun étayage sérieux). A bas Marx! A bas Freud!! D'où parlent-ils? Mystére.
Et puis on les oublie.
Ils auront fait mumuse.
Et Marx, et Freud imprègnent la pensée de tous (Y compris des anti-marxistes et / ou anti-freudiens.
Lisez "L'interprétation des rêves! Lisez "Psycholopathogie de la vie quotidienne" . Onfray, au moins ,vous fera rire.
Les chiens aboient ....
Merci 2iemDB ! Ce texte est absolument formidable pour des tas de raisons.
D'abord la stature d'Hercule qui anime les auteurs : Augias-Radio-Publique n'a qu'à bien se tenir. Une sommation de ces sommités, on y regarde à deux fois avant de dire "bast" !
Et puis le champ sémantique utilisé qui dénonce "outrances et aberrations".... en se gargarisant d'outrances et d'aberrations. C'est bien simple, on a l'impression que M.O. est l'Antéchrist en personne !
Mais qu'est-ce qu'on se marre... Rêvons un peu : on imagine les vaillants signataires utiliser leur verve et leur pugnacité (depuis le temps qu'ils veulent lui faire la peau !) pour exiger, au hasard, une information de qualité non-partisane sur la Radio-de-service-public... Rêvons qu'ayant atteint l'âge adulte à défaut de l'âge de raison, ils se recyclent dans la vraie vie au lieu de pinailler pour des histoires de préséance et d'ego blessé...
La noix d'honneur et le mur du çon étant des breloques canardesques déposées, je leur décerne la Noix de Platine, agrémentée de palmes, bien utiles dans leur marigot...
Au secours revoilà Onfray !!!
Et Roudinesco, elle est où ?
Visiblement, il y en a pas mal qui n'apprécient vraiment pas Onfray, mais de là à lui faire perdre son boulot, c'est plus de l'inimitié mais de la haine !!!
Et ça se soigne parait-il, la haine !!!
Il a un peu dézingué une icône ?
Et alors, tu parles d'une affaire...
Bon comme la polémique a repris aussi sec entre Onfristes et Roudisconistes sur le fil de Philippe Corcuff, je n'hésite pas à vous rebalancer le lien vers un billet nettement moins brillant que j'avais commis à une époque où la bataille fasait rage...
http://www.mediapart.fr/club/blog/le-concombre-masque/220510/ou-le-concombre-na-pas-peur-des-mouches-philosophiques-et-psych
Je pensais qu'on en avait fini avec cette affaire et laissais tranquilement ce petit billet tomber dans l'oubli mais vu que c'est reparti pour un tour, il n'y a vraiment aucune raison que je me gêne...
Je sais, il est très con mon billet, mais pas plus con que certaines réactions que j'ai lu sur ce fil...
Bonne continuation à tous...
Hé, Concombre (j'espère que vous appréciez la majuscule), vous vous égarez dans la raie de haricots, là, pour le coup.
Il ne s'agit nullement d'une ressucée Onfray/Roudi, mais de l'appel à la censure sur une radio publique par des qui se prennent pour de grands défenseurs de la liberté d'expression (oui, oui, sans rire, relisez bien).
La sécheresse n'est pas une raison pour vous arroser au rouge : un peu acide pour les cucurbitacées.
Ne niez pas. Même masqué, on a tout vu.
J'avais bien lu cher BJM (visez un peu les 3 majuscules) et le rappel de mon billet n'est pas pour Philippe Corcuff mais pour tous ceux qui ont recommencé à batailler sur les mérites comparés d'Onfray et de la psychanalyse !!!
Et qui sont donc également à côté du sujet du billet qui traite de cet appel à la censure sur une radio publique par des défenseurs de la liberté d'expression !!!
C'est vrai que j'aurais dû préciser, mea culpa !!!
Donc, je vais aller de ce pas arroser ça en m'envoyant un petit rosé bien frais (je préfère par ces chaleurs) !!!
A la votre !!!
Prosit !
Je ne suis pas philosophe, ni psychanalyste, je suis autodidacte..J'ai lu du Freud, j'aime la psychanalyse, j'ai lu du Onfray, j'aime aussi..J'ai parcouru son dernier livre, et pas lu en entier, car trop d'occupations, plus lectures, et maintenant j'ai découvert internet, donc je ne lis plus beaucoup!!J'ai suivi les différentes critiques dans les journaux, et TV..Maintenant, vous me faites tous bien rire!!Il faudrait que vous ayez approché de près les personnes malades mentales, ou malades psychiques, et là on verrait comment vous appliqueriez tous vos concepts!!J'ai eu la garde d'une malade mentale autiste, de 18 à 20 ans d'âge!!Donc psychotique depuis pratiquement la naissance!!Institutionnalisée jusqu'à cet âge!!Et dès mon contact, elle a évolué positivement presque à 90%!!Expliquez-moi???Elle "se balançait, hurlait,.."tout le tableau, donc s'est améliorée presque en totalité!!N'a pas retrouvé la parole, mais ne se blalnçait plus, ne criait plus sauf dans ses colères, ne déchirait plus ses habits...et j'en passe!!!Elle avait été placée dans beaucoup de familles et ça n'a jamais marché!!Le mèdecin-chef psychiâtre n'en revenait pas!!Je n'ai pas prolongé pour ma santé mentale!!Alors, les psychos, les psychias...me font bien rire!!!Vous en avez plein le cerveau, vous êtes encombrés d'idées, mais ne savez pas comment fonctionne le cerveau, et pour tout dire, il faudrait que vous passiez à la pratique!!!!Sur ce bonne soirée!!J'ai lu tous les commentaires on en apprend beaucoup..encore une réflexion de plus!!Au passage j'aime bien E.Badinter, j'ai lu ses livres et le dernier, je sais qu'elle a été critiquée, mais je l'ai appréciée et je continuerai de la lire!!!!
Au secours, le café du commerce revient! Tous ces bloblagueurs sont atteints d'ébriété syntaxique.
Et n'oubliez jamais que ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux. Amen.
j'aime bien :" ébriété syntaxique": n'est ce pas là le propre de l'écriture?
s'il n'y a pas de plaisir il y a de la gêne, ici non les gens se lâchent (poliment)
elle est pas belle cette tranche de vie? Ne vous en plaignez pas
Bêtement je croyais qu'être philosophe c'était déjà en quelque sorte être zen ou au moins discuter posément de tout en respectant l'opinion de l'autre !
Mais sur ce blog quel lynchage !
Je n'ai plus de mots pour exprimer tout ce que je ressens !
Bienvenue au café du commerce, dont la vitrine doit être attirante vu le nombre de bloblageurs "au dessus de ça" qui s'y engouffrent.
Et la censure sur la radio publique, objet de ce billet dont l'action des vaillants miliciens des ondes est à l'origine, cela vous inspire quoi ?
Le hic,c'est que l'anathème immotivé et prétentieux d'Onfray attire l'anathème des praticiens (analystes) des gens qui leur sont proches. Et el caractère répétitif de la chose n'est pas fait pour les apaiser. D'autant que, chaque fois, c'est le brillant parleur (ici, qui a tout lu et tout compris en trois mois de lecture de Freud - sic) qui se voit ouvrir toutes les portes, toutes les antennes.
Effectivement, censurer Onfray, ça la fiche mal. Mais la censure qui frappe la psychanalyse est bien plus ancienne (et en quelque sorte Onfray y participe).
BHL se fait discret (on commence à comprendre l'imposture). Faut-il le remplacer par Onfray?
La provocation, quelle que soit sa forme a toujours dérangé. Qu'elle touche une icône indéboulonnable gêne aux entournures ceux qui ont bâti leurs certitudes en s'appuyant sur ses travaux. Mais en venir à se la jouer Savonarole, il y a un monde ! Ils sont tout simplement dangereux en accréditant l'idée que ce genre de "plainte publique" en hérésie a une chance d'aboutir !
Onfray est donc au centre de la vie, publique, philosophique.
Cette confusion entre libéralisme et liberté .... Croire un seul instant à la liberté de la presse, à la sacro-sainte liberté des journalistes et autres écriteurs publiques ... Alors qu'ils travaillent depuis quelques années pour attirer le client par des effets d'écriture, ou télévisuels, afin que les recettes publicitaires soient assez grasses pour les faire vivre et apporter des bénéfices aux tenants des cordons de la bourse ... Souvenez-vous de ce patron de TF1 qui a dit un jour simplement la vérité .... Donc la liberté d'expression concernant la déstabilisation d'une pratique clinique .... A quand un philosophe qui démolira, la médecine, les enseignants, la démocratie ... Pourquoi censurer la pensée nazie ? Tout est possible avec la rhétorique ... Depuis la prise du pouvoir par Chirac en 95, on assiste petit à petit à un dérapage de la parole publique. Souvenez-vous de ce parti politique qui disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Maintenant tout le monde dit tout haut ce qu'il pense surtout si cela flatte son ego ou son porte-monaie. Au principe de la liberté d'expression on peut tout dire, ou presque .... Il y a eu quelque censure sur une radio il y a peu de temps il me semble .... Le problème est de donner la possibilité d'une parole publique à des personnes irresponsables, malveillantes, calculatrices ou bêtes, à vous de choisir. En fait Onfray a juste lancé un buzz, il aurait pu le faire en sms vu le contenu, et çà a marché. On s'est engouffré dedans, comme en cemoment. Çà sert à quoi un buzz ? A se faire connaître. Sa démarche semblait plutôt sympathique à Caen, mais il n' a peut-être pas eu la notoriété qu'il souhaitait ou la reconnaissance publique, chère à tant d'homme public justement. Aujourd'hui, il n'a rien gagné. Et la radio, qui n'était déjà pas en bonne santé morale, s'enfonce un peu plus ... France-cul comme on dit vulgairement.
Tout ça pour si peu de choses!
Et dire que Sarko et sa clique se donne tant de mal pour nous lancer sur des sujets de diversion!
Ils n'en ont pas besoin! On le fait très bien tout seul!
On aurait beaucoup mieux fait d'ignorer Onfray depuis toujours. On a déjà notre président et son gouvernement ... Besson, Hortefeux, Onfray, même combat .... Il vaut mieux les ignorer, laissons passer le troupeau.
???
Splendide nécro
http://www.politis.fr/La-mort-d-Onfray,11147.html
Ne manque plus que Bothul
Splendide en effet!
Le papier est très drole mais ignorant que Michel Onfray a été victime d'un AVC (autrefois appelé "attaque cérébrale) voici quelques années, il me met mal à l'aise.. .
Euh...en effet.
Les attaques onfrayiennes contre Roudinesco ne te remuent pas autant, Velveth. Elles sont pourtant abjectes. Ah la la, ces trotsks qui font les gentils...
N'oublions pas que Roudinesco ne s'est pas montrée très maline dans sa manière de répondre à Onfray, prise qu'elle a été dans le tourniquet des règlements de compte. Elle a manqué son coup, dommage ! but, nobody is perfect.
Onfray aété victime à 28 ans d'un infarctus, pas d'un AVC.
Les deux, mon capitaine.
En outre, l'AVC est également appelé infarctus cérébral...
D'où pouvez-vous affirmer "les deux"?
Il décrit son infarctus dans "L'art de jouir", pages13-20
De même qu'une embolie peut être pulmonaire ou cérébrale les conséquences n'en sont pas identiques.
Je ne vais pas tomber dans la pipolisation des problèmes de santé (sérieux) d'un homme que j'ai approché depuis 2001.
Quelle mauvaise foi ! C'est vous qui, sournoisement, balancez ici-même l'info comme quoi y aurait peut-être à voir du côté de son cerveau (AVCérébral), pour affirmer maintenant que vous ne tomberez pas dans la pipolisation des pbs de santé ..... Pouah !
Et pour rajouter, évidemment, d'un homme que vous avez approché .... Pouah !
J'ai essayé de rester indifférente à vos conneries depuis le début de ce fil, mais trop c'est trop : vous êtes décidément de cette catégorie d'homme qui me dégoûte absolument, prêt à toutes les bassesses pour vous faire mousser. Pouah !
Vous êtes dégueu et ignoble.
Voilà, c'est dit.
Monsieur Corcuff,
"Au secours, Staline revient ! Les détracteurs de Philippe Corcuff sont-ils devenus fous ?", ne serait-ce pas un bon titre, mais un peu déplacé ?
Supprimé par mes soins.
Cher Philippe CORCUFF,
Staliniens les psychanalystes français qui s'émeuvent du contenu du livre de Monsieur ONFRAY ? on peut tout dire, et vous emporterez l'adhésion des détracteurs de la psychanalyse.
Vous vous référez à la sociologie, à Robert CASTEL, à Pierre BOURDIEU, et vous parlez de "l'institution psychanalytique".
Je souhaiterais vous apporter une réponse inexhaustive en quelques lignes.
En premier lieu, la psychanalyse n'a jamais été une "institution" mais un simple dispositif, composé d'un ternaire : un analysant, un psychanalyste et l'ordre symbolique en place de tiers. Il y a des écoles, des mouvements, des associations psychanalytiques, mais elles ne font pas "institution" puisqu'elles n'instituent rien du tout (référez vous au sens étymologique du verbe "instituer").
En second lieu, pour connaître la psychanalyse, ses limites, ses failles, ses vertus, etc ... il n'est qu'une seule méthode : en faire une soi-même.
Si la cure avance sous de bons auspices, si la résistance du patient n'est pas la plus forte (et s'il ne s'agit pas d'un sujet pervers), advient le phénomène que le patient "guérit" de ce qu'il comprend que son analyste ne saurait vraiment le "guérir" de son mal, parce que ce mal a noms : castration symbolique, division subjective, incomplétude du grand Autre, toutes expressions que l'on peut approximativement tenir pour équivalentes : c'est en ce sens qu'il faut entendre FREUD qui disait que la guérison n'advient que par "surcroît".
En troisième lieu, si psychologisation il y a, si violence symbolique il y a, ce n'est certainement pas le fait de la psychanalyse freudienne et lacanienne, et il ne faut pas confondre psychanalyse et psychologie.
En quatrième lieu, peut-être ignorez-vous que dans le champ (puisque vous semblez apprécier Pierre BOURDIEU) psychanaytique français, il y a beaucoup d'agrégés de philosophie, devenus psychanalystes (consultez les annuaires des différentes associations : ECF, SPP, ALI, etc ...). Nombreux sont donc les "psys" capables de porter un jugement technique sur l'oeuvre "philosophique" de Monsieur ONFRAY et sur les concepts de haute volée qu'il a produits .... mais en a-t-il seulement produit un seul ?
En dernier lieu, Monsieur ONFRAY fait beaucoup de tapage avec son Université Populaire. Revenons à Pierre BOURDIEU : savez-vous que ce penseur, car lui, c'en était un, se gaussait de l'éducation populaire, et il avait d'ailleurs un aphorisme qu'il affectionnait, il disait : "il ne saurait y avoir d'éducation populaire". Je laisse le soin aux lecteurs de ce petit blog d'aller voir les ouvrages de cet immense sociologue afin d'y aller chercher le pourquoi de cette affirmation.
De toute façon, le peuple est très peu présent dans les Universités, y compris les prétendues populaires, mais admettons qu'il y ait quelques auditeurs "peuples" à l'Université dite populaire de CAEN, à savoir de ceux qui n'ont pu accéder à l'enseignement supérieur parce que les mécanismes de sélection sociale ont correctement fonctionné : croyez-vous, cher Monsieur Philippe CORCUFF que ceux-là n'ont pas le droit d'avoir d'autres maîtres que ce petit bateleur d'estrade qui va examiner les draps de la couche de FREUD pour vérifier qu'il a couché avec sa belle-soeur ? La psychanalyse, c'est autre chose, ce n'est pas une paire de draps, c'est un corps de concept.
Au fait, Karl MARX, eh ben vous savez, il paraît qu'il allait souvent au bordel avec Friedrich ENGELS, et qu'il a engrossé sa servante ! Non ? Si ! Mon Dieu, quelle horreur le marxisme !!!!!!!
Bien à vous ....
Corcuff s'émeut d'une pétition qui s'indigne non pas du bouquin de Michel Onfray mais de ses tranches radio sur France Culture...
Refaîtes-là plus courte !
".....les mesures de sélection sociale ont CORRECTEMENT fonctionné..."cela confirme bien vôtre "sélection", vôtre mode de fonctionner, le mépris de ceux qui n'ont pas poursuivi des études!!!Mais je ne sais pas qui a dit "les psy sont un peu fous"!!!Ce que je sais j'ai aidé des jeunes, j'ai essayé de leur "ramener" un équilibre, qu'ils avaient perdu au sein de leur famille!!Ils étaient rejetés par le système scolaire, même des psys, comme vous dites n'y étaient pas arrivés!!Donc, je n'ai pas l'intellect, "la science infuse", mais j'ai aidé mon prochain, et surtout aidé des jeunes à sortir la "misère intellectuelle", je leur ai donné le goût de lire, donc de s'ouvrir vers le monde.....J'en aurais sauvé au moins 4 de la misère, c'est peu mais si tous on le faisait, il y aurait moins de misère, et vu dans le monde dans lequel on se dirige, j'aurais suffisamment accompli une tâche dans ce bas monde!!A bon entendeur Salut à tous, pardon, si je me suis introduite dans vôtre courant d'idées!!!
vero60
Bien vue et comprise votre colère que je partage. Sympathique ce presque-syllogisme sur Marx qui peut pousser à la fausseté du raisonnement-; substrat du populisme d'ailleurs ...
La psychanalyse, c'est autre chose, ce n'est pas une paire de draps, c'est un corps de concept.
J'adore! Je suis fan!
De quoi ont-ils peur que l'on déserte leur église ?
Vous voulez discuter, philosopher entre intellectuels, mais vous n'êtes pas d'accord entre vous, et vous êtes bien unis pour "piéger" quelques "gogos"dans vos mailles(point de vue financier)!!!Me trompe-je???Je ne suis pas intellectuelle, j'ai élevé mon fils au rang des intellectuels, c'est un homme respectueux, équilibré, et le sens des responsabilités!!J'ai au moins réussi dans ce domaine, et l'orthographe, si je n'ai pas la syntaxe, j'ai voulu écrire dans la précipitation au bout de tous ces commentaires!!
Vive le café du commerce ! Poussez-vous de là que je m'y mette aussi (pardonnez-moi, Philippe Corcuff) : cette pétition est absolument idiote, et ses censeurs auto-proclamés sont dans les choux. Je propose dans le même genre qu'on interdise les Papous dans la tête (sur France Cucul le dimanche midi) qui ridiculisent la littérature et l'Oulipo. C'est la honte, quoi.
Voyons le positif : Onfray à la radio fait bénéficier gratuitement l'auditeur moyen (comme moi) du décodage de son livre, assez illisible. Et en plus, ça lui fait encore de la pub !
Que Michel Onfray se serve de la philosophie plus qu'il ne la sert, pas de quoi s'évanouir, c'est malheureusement monnaie courante chez nombre de philosophes "professionnels".
Qu'il n'en soit pas conscient, rien de bien grave non plus. Liszt enseignait le contraire de ce qu'il faisait.
Mais qu'il en arrive à se battre (et avec quelle hargne, et jouissance à se poser en victime innocente) pour convaincre qu'en tant que sourd (pas muet), il va enfin expliquer aux musiciens ce qu'est la musique....
A ce train là, il pourrait ne pas tarder à se voir offrir un poste de ministre de la culture !
On s'en félicitera au pied du mur, bien sûr.
1 Michel Onfray se prend pour un génie ... et c'est dommage. Il détruit plus qu'il enseigne et c'est dommage aussi...
2 on le voit un peu trop souvent à la télé et dans les medias
La censure non
l'hypermédiatisation non
Triste état de la philosophie ...
Un aspect important de la controverse:
(Je vous parle d'un tempsque ls moins de 60 balais ne peuvent pas connaître).
J'ai officié (peu : 12 mois; dans les années 70) à la bibliothèque du Centre Jean Sarrailh, à Aire-Sur l'Adour (25000 volumes; 100 adolescents à problèmes psychologiques et même nombre de personnel). On ne rentrait pas de livres tels que "La prochaine fois, le feu" - James Baldwin - ; "L'huile sur le feu " - Hervé Bazin, etc)
Quelques années plus tard, la télévision programme une émission intitulée "Faut-il brûler les hôpitaux psychiatriques?" .... et , dans la nuit, une odeur de cochon grillé (plus de 20 personnes je crois) et de fumée se répand dans la bonne ville d'Aire. Un pensionnaire avait reçu un message (de Dieu? des Martiens?). Nul ne le saura: l'exécuteur s'est mué en cochon grillé.
Quelle réussite que ce titre! Quelle bonne exécution de la psychiatrie!! Combien son / ses auteurs ont dû pavaner dans les salons !!!!
Bon! On peut me rétorquer que , en ce qui concerne MH, c'est moins grave: pas de morts, et ça rapporte gros. Mais combien de résistance chez les patients? Combien de personnes réticentes à même envisager une cure? Puisque le nouveau gourou en a prouvé la nocivité.
Mais j'y pense, la résistance, comme la sublimation , la symbolique des rêves, et autres fariboles; cela n'existe pas puisque Freud couchait avec je ne sais trop qui .....
Les gloires philosophiques éphémères, c'est comme les huiles frelatées. On finit par passer outre, mais cela laisse des traces.
Onfray et la psychanalyse? lisons Onfray:
"Le contrat [de communauté philosophique épicurienne] permet de vivre en philosophe dans un monde qui ignore et méprise la sagesse, ce qui oblige chacun des impétrants à des techniques de préservation. L'élection de celui qui s'engage à un projet commun d'existence épicurienne, l'éviction de qui ne peut ou ne veut y consentir. Soit par manque d'intérêt, soit par délinquance relationnelle, c'est-à-dire incapacité à contracter, tenir un engagement, mener un projet rectiligne: les mineurs affectifs, les sujets ravagés par la pulsion de mort, les psychismes éparpillés, les autophages, les inaptes au bonheur, au plaisir et à la jouissance d'eux-mêmes, donc d'autrui." M. Onfray, La communauté philosophique, Galilée, 2004, p. 23-24.
Les psychismes éparpillés apprécieront, de même que les sujets ravagés par la pulsion de mort...
Et un hors sujet de plus, un !
Il ne s'agit pas de sortir chacun son petit truc de dessous les fagots pour ou contre Onfray ou Roudinesco, mais du geste de censure d'un groupe de personnes, psychanalystes essentiellement, se réclamant, comme c'est bizarre, de la liberté d'expression.
Onfray/Roudinesco, c'est bon, le film a assez duré, on en a ras la patate ! Il est temps de laisser chacun lire et penser ce qu'il veut. Toutes les marchandises ont été suffisamment claironnées pour l'honnête homme.
@Christophe Lemardelé
Késako? (interrogation gasconne c'est-à-dire celtibère)
"Pulsion de mort": c'est très freudien ça (3eme topique, et; là, unrien discutable - je dirais même quasi métaphysique - Freud était hélas à ce moment-là un peu coupé de la pratique analytique, dirait Onfray, ravagé et perverti par le cancer qui lui rongeait le palais)
Quès aco est du provençal (confirmé dans Le Grand Robert).
Quès aco n'est pas seulement provençal, mais commun à toutes les langues d'oc. Kesako est à Quès aco ce que Kekseksa est en langage Zazie est à "Qu'est-ce que cela". [Ekrivô ã fonetik; S'é (t) amyzã]. C'est donc une licence poétique qui devrait obtenir l'agrément d'Alain Rey, lexicographe plein d'humour). La forme Kesako (ou Késako" , je crois, est attestée dans je ne sais quel volume de "Pardaillan" de Michel Zévaco.
Mais aussi, ailleurs: quèsaco, quésako ou quésaco, kesako, kezako ; kézako , quésaco , quésako , quezako, j'en passe, et des pires.
La forme avec deux « k » est majoritaire.
Mais tout cela bien peu face au drame que vit notre Socrate Onfray, ce digne émule de Cripure (pardon de Georges Palante, auquel Onfray a consacré un livre, mais qui appréciait Freud, lui!)
Ce que je voulais dire, c'est: lisons Onfray, écoutons-le, en sachant bien que les psychismes éparpillés sont exclus de sa communauté philosophique, et donc Nietzsche lui-même puisqu'il fut à la fin de sa vie un "psychisme éparpillé" - il avait tout prévu, tout trouvé, puisqu'à entendre Onfray, tout Freud est déjà dans Nietzsche, mais il n'avait pas pensé tomber dans la folie, ce qui évidemment légitime l'importance de psychologies scientifiques, la philosophie ne pouvant pas tout, le meilleur exemple, Nietzsche lui-même.
Qui sont les signataires de cette pétition et pourquoi cet acharnement contre Honfray.
Les voilà, pris à leur propre piège.
(Référence :
http://dakone.unblog.fr/2010/08/08/michel-onfrayune-petition-bidon-une-petition-piege-mais-qui-lui-fera-le-plus-grand-bien/ )
.
Voir la liste ici : http://www.ipetitions.com/petition/nonaonfraysurfranceculture/signatures
Hey
Faudrait peut-être voir à faire attention au choix des mots !
Si un ministre ou une personne proche du pouvoir avait ordonné et obtenu la suppression de Michel Onfray sur France Culture, là, ce serait de la censure.
Mais il me semble qu'une pétition, même injustifiée ou totalement absurde, ne peut en aucun cas être qualifiée d'"appel à la censure".
Si je veux, je peux bien lancer une pétition pour réclamer... je sais pas, moi... la suppression totale de la musique à la radio, tiens !
Ca fait partie des droits des citoyens, il me semble. Libre à ceux qui sont en face de tenir compte de cette pétition ou de la balayer d'un revers de main s'ils la jugent ridicule. Normalement, ils sont qualifiés pour ce travail ;)
Si on pouvait éviter de ressortir Staline pour ça...
Amicalement.
Allez voir la qualité affichée des pétitionnaires et vous comprendrez que cela n'a pas le même sens qu'une pétition lancée par des citoyens lambda, à moins que vous ne soyez vous-même une sommité, ce dont vous voudrez bien me pardonner de l'ignorer.
La psychanalyse est une invitation :
aller à la rencontre de soi-même.
Est-ce pour cela que Michel Onfray en conçoit une telle haine ?
Hors sujet.
Ҫa pullule.
Le génie de Freud est d'avoir su conceptualiser des évidences : notre part d' irrationnel et d'inconscient.
Dans son émission, Onfray tente de rendre indissociable la vie de Freud et la psychanalyse. Mais nous viendrait-il à l'idée de remettre en cause la relativité au prétexte qu' Einstein aurait été cocaïnomane ou je ne sais quoi d'autre ?
Il en va de même pour les concepts psychanalytiques pour lesquels on peut aisément faire abstraction de l'inventeur si on le souhaite. Et il ya chez Onfray une méconnaissance flagrante de ces concepts pour vouloir ainsi les réduire à la vie de Freud.
Et une telle méconnaissance n' a pas sa place dans une émission qui se veut didactique et qui s'adresse à un public non averti.
La plupart des personnes sur fil qui font référence à la série actuelle d'émissions d'Onfray sur France culture contre Freud sont étonnées par la médiocrité de celles-ci.
Pour ma part je l'ai entendu y commenter une note de bas de page d'un livre de Freud (j'ai oublié quel aticle de Freud était visé) où Freud proposait une analogie entre un homme urinant sur du feu et un acte sexuel. Il plaisantait, interpellait son public pour lui faire partager son hilarité, ce qui ne manqua pas. Onfray se réjouissait: trop nul ce Freud, trop gogos ces freudiens, trop fort cet Onfray.
Dénoncer l'orgueil et la bêtise est une tâche difficile. Mais je suis d'accord: cela ne passe pas par un appel à la censure.
Censurerait-on la télé-réalité qui humilie des jeunes gens? Pas du tout.
Ne serait-ce pas plus d ' une propagande dont il serait question, plutôt que d' une éventuelle censure ?
La pétition en question est envoyée à Jean-Luc Hees, directeur des programmes de Radio-France, nommé directement par Sarko et qui en outre a déjà censuré deux humoristes de France-Inter. Une telle émission à une heure de grande écoute n'est pas un hasard en sarkozie ou l' on n' aime pas les vrais intellectuels.
Onfray qui parle beaucoup mais ne dit pas grand chose est simplement utilisé pour servir la soupe au projet sociétal mis en oeuvre dans notre pays. Nourrissons-nous de sensationnel , disons-nous bien que Freud était avant tout un sale type et surtout oublions de penser.
michel Onfray buvant la cigue, ça aurait de la gueule, et comdamner démocratiquement par les thuriféraires d'une science aux fondements faibles. . ché pas, mais ça me rappelle quelques chose.. mais quoi ?
Je veux bien qu'on interdise à Michel ONFRAY de faire des cours, mais à une condition: qu'on interdise parallèlement l'enseigenement des théories freudiennes et leurs dérivés dans toute la France, et surtout dans les facs de médecine.
Car bien au delà des débats philosophiques qui ne portent à aucune conséquence, les psychanalistes ont fait et font encore un mal considérable en psychiatrie, aux malades mentau.
Tout le monde à le droit de penser tout ce qu'il veut mais personne n'a le droit de porter préjudice à autrui.
"malades mentaux"? C'est certes un progrès par rapport à "fous", mais c'est encore un étiquetage de personnes en souffrance psychique qui renvoie à un passé, hélas, pas toujours dé-passsé.
J'ai fait une analyse, mais je ne me suis jamais considéré (et n'est jamais été diagnostiqué) "malade mental".
Quand au "mal considérable", il n'est rien comparaison à ce qui est en cours (voir http://www.mediapart.fr/club/blog/nicrom/110810/chute-dune-icone-populaire)
On ne dit pas "l'enseigenement"; mais "l'enseignement" On ne parle pas de "psychanalistes" mais de "psychanalystes" et les malades ne sont pas mentau , mais mentaux .
Cela dit , quels ravages font les doxas successives, d'obédience lacanienne-"freudienne" comme anti! La "psychanalyse" appliquée par des crétins est catastrophique, mais l'anti-freudisme frénétique l'est tout autant. Son seul avantage , c'est d'être à la mode. Mais la mode passe. La girouette tourne, mais le vent souffle des 4 point cardinaux. Qui parle encore d'Henri Baruk ou de George Steiner ?
Sur la pétition , cf la mise au point salutaire de Eloïse M.
Pétitionner fait partie des droits des citoyens quels que soient leurs titres, y compris contre une émission radio ou télé. Il y aurait censure si une interdiction émanait de l'Etat et nous avons quelques exemples récents. A titre d'exemple : il y a 2 ou 3 ans, Arte avait programmé une émission sur l'évolution exclusivement consacrée à l'Intelligent Design. Une grand nombre de chercheurs en évolution avaient demandé la déprogrammation de l'émission, ou un droit de réponse sur le plateau qu'ils avaient obtenu. La liberté des médias a comme pendant la liberté des citoyens de protester, y compris par pétition, contre les choix d'une chaîne de radio ou de télévision. Personnellement, je suis hostile à la pétition contre Onfray parce qu'il s'agit d'un homme et non d'une théorie (comme dans le cas de l'émission d'Arte), mais parler de stalinisme et voir Onfray comme la victime d'un "mépris de classe" comme P. Corcuff est pour le moins déplacé (et d'ailleurs, légèrement stalinien). Comment sait-il que "le mépris de classe qui suinte dans certaines critiques émanent d'une bourgeoisie culturelle parisienne" ? C'est plutôt France-Culture qui représente assez bien les intérêts culturels d'une "bourgeoisie parisienne", catégorie sociologique bien faible de la part d'un amateur de Bourdieu.
Il faut avoir la patience d’écouter ces « conférences populaires», juste assez de patience pour se rendre compte qu’il ne s’agit plus que d’un show, un soliloque logorrhéique, une (re)lecture à voix haute de textes datés, au prisme d’une idéologie qui s’étiole et s’enferme, agrémentée de quelques bons mots pour faire murmurer un public de courtisans. La pétition qui vise à interdire est contre productive. Il eut été plus juste de réclamer un équilibre, un droit d’antenne pour exposer les thèses contradictoires. Pas un débat, car M. Onfray les refuse désormais.
+1
Chute d’une icône populaire
À mesure que notre société sera de moins en moins tenue par une « colonne vertébrale » morale, chacun devra être de plus en plus vigilant.
Un exemple récent, en particulier, montre que l'ennemi n'est pas toujours là où on l'attend. Celui du philosophe Michel Onfray, qui suscita à juste titre beaucoup d'enthousiasme avec son université populaire, et vient de tomber de tout son long dans le piège sinistre de l'époque.
Dans une période historique où la médiocrité « décomplexée » a atteint le sommet des pouvoirs, tout le monde s’y met. Il suffit d’avoir acquis un minimum de notoriété pour se croire autorisé à exprimer ce qu’il y a de pire (et de moins élaboré) au fond de soi, sans pudeur. Pourquoi se gêner ? Onfray s’est fait connaître avec un travail honorable de "vulgarisation" philosophique qui a fait naître beaucoup d’espoirs chez ceux qui aspirent à une démocratie réelle dans le savoir - et qui resteront une fois de plus sur leur faim, à moins d’être entraînés dans cette folie idiote et destructrice. Onfray, qui est depuis longtemps avide de reconnaissance, n’a pas tenu le choc de la reconnaissance.
Comme tant d'autres, une fois sa renommée établie et son audience acquise, Onfray est passé en mode «décomplexé». Depuis une notoriété construite du côté de la gauche, il s'est cru autorisé à déverser des torrents de bile sur le travail de Sigmund Freud, un sujet qu'il maîtrise pourtant très mal.
Comme un ancien pauvre devenu soudain milliardaire, il a craqué.
Le petit philosophe sympathique si près du peuple et aimé de lui s’est cru capable d’affronter les grands en pensant que l’époque le lui permettait. Et il s’est fracassé. Espérons en tout cas pour notre santé morale à tous que sa crédibilité sera durablement abîmée aux yeux de nombreux lecteurs.
En d’autres temps il n’aurait pas osé le faire, mais dans cette période délétère où tout devient possible, n’est-ce pas… Pourquoi pas moi ? s’est-il dit. Mon heure est venue.
Passons à l’étage supérieur !
Pourquoi, puisque maintenant j’en ai la possibilité, hésiterais-je encore à mettre en vitrine ces pensées bancales, fruits d’un ressentiment jamais analysé, qui croupissent depuis trop longtemps au fond de moi ? Pourquoi n’y aurais-je pas droit, moi aussi, à cette jouissance transgressive, à cet "héroïque" passage à l’acte, puisque désormais rien ne l’interdit plus ?
Pourquoi, puisque l’époque est à l’inculture et à la haine de la pensée, le petit philosophe qui n’a jamais rien inventé n’aurait-il pas le droit à son tour de se prendre pour plus grand que soi et pourquoi pas pour le grand Nietzsche, pendant qu’on y est ? Simplement peut-être, parce que le petit philosophe n’a pas du tout la dimension d’un créateur. Cette période est propice au pire. Il faut être intellectuellement très solidement charpenté pour résister aux sirènes de la facilité et de l’apparence. Certains le font et d’ailleurs on les entend très peu dans les médias…
Mais nous, les petits qui souffrons de l’être, insatiablement assoiffés de visibilité, nous les Onfray, nous qui voulons être vus, entendus, aimés et admirés du peuple, cette fois on ne va plus se gêner.
C’est le moment d’y aller, de laisser tomber toute précaution, de repousser toutes ces contraintes éthiques qui nous empêchent de jouir pleinement du pouvoir conféré par la notoriété.
La période est propice : Freud (et surtout l’immense travail qu’il a accompli et qui s'est poursuivi depuis) peut en effet sembler aujourd’hui affaibli aux yeux du plus grand nombre, tant sa pensée est depuis des lustres très lourdement attaquée par les tenants de la réification rampante, de la marchandisation insidieuse, de l’évaluation quantitative, et finalement de la robotisation de l’Homme. Tout ce qui peut nous éloigner d’une réflexion profonde sur la façon dont l’être humain se construit est utile aux armées néolibérales, aux forces du "marché" et du chiffre. Cette machine de destruction en pleine action en France et dans toute l’Europe qui est en train, dans le fonctionnement de l’hôpital, dans les pratiques du soin psychique, dans la justice, l'éducation, dans la culture, de laminer tout ce qui relève de l’échange, de l’émotion, de la relation humaine, de l’attention portée aux symboles.
Qu’il le sache ou l’ignore, Onfray est devenu un allié objectif des forces destructrices dont il se voulait l’adversaire.
L’époque (comme un rappel, atténué mais plus profondément dangereux à terme, des pires moments de ce pays) est fertile aux confusions tragiques.
Les vannes sont grandes ouvertes et plus aucune morale ne saurait filtrer les constructions factices fondées sur des humeurs et des rancœurs jalouses qu’autrefois (lorsqu’un minimum de respect pour le travail accompli empêchait de s’attaquer à ce que l’on ne connait pas et qui nous dépasse) l’on gardait pour soi de peur d’être remis à sa place. Une brèche s’est ouverte depuis au moins deux décennies. Les "nouveaux philosophes" s’y sont d’abord engouffrés et la pensée officielle, devenue avant tout médiatique, n’a cessé depuis de s’appauvrir et de décliner.
Et les hiérarchies autrefois tacitement respectées (parfois un peu trop sans doute, mais quel excès préfère-t-on ?) s’effondrent l’une après l’autre. La brèche s’élargit très dangereusement.
À défaut de se faire aussi grosses qu’eux, les grenouilles de La Fontaine se croient aujourd’hui capables de terrasser les bœufs.
On peut trouver M. Onfray sympathique et bon pédagogue, mais il ne faut pas se tromper de registre. Il est sorti de son domaine de compétence. Avant de prendre parti pour l'un ou pour l'autre, on devrait avant tout mesurer l'écart. On pourrait par exemple d'abord admettre l'importance capitale des avancées de Freud et de ses successeurs pour la compréhension du fonctionnement des êtres humains et de leur imaginaire. Nous sommes face à deux niveaux de pensée qui ne peuvent être comparés. Un peu de hiérarchie dans les valeurs serait salutaire. Sinon, il faut savoir que nous allons dans le sens du refus de la réflexion, de l'écoute, de la valeur donnée à la parole, valeurs qui fondent la psychanalyse et sont aujourd'hui menacées par un pouvoir barbare. Nous sommes en train de vivre une très violente "contre révolution" qui vise à détruire tout ce qui a été péniblement et lentement acquis dans ces domaines depuis une cinquantaine d'années (notamment avec la psychotérapie institutionnelle et d'autres expériences avant tout fondées sur un profond humanisme). L'évaluation made in usa est en train de prendre la place, via des directives européennes, de tout un travail fondé sur la parole, l'échange, l'acceptation de la différence, le respect de l'autre.
Il s'agit de calibrer les êtres pour les réduire à des travailleurs efficaces, quelque soit leur vécu, à des producteurs et des consommateurs sans tenir compte de leurs difficultés et de leurs désirs. Cette machinisation progressive de l'être humain se fait au moyen de la chimie et l'on s'oriente maintenant vers l'implant d'électrodes dans le cerveau (cf. le passionnant documentaire de philippe Borrel "Un monde sans fou", diffusé notamment sur Médiapart).
Du jour au lendemain, Onfray a basculé dans le camp des adversaires les plus dangereux de la pensée. Au moment même où tout ce qui est de l'ordre de l'échange, de la relation, de la parole dans ce qu'elle a de plus sensible, est attaqué par les «marchands» à travers un système d'évaluation qui vise à robotiser l'être humain, il a rejoint les troupes des ennemis de l'Homme.
Comme le disait le regretté Michel Audiart : « les cons osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Et ils ont aujourd’hui pris le pouvoir dans de nombreux domaines-clef. Il est urgent de réinventer une hiérarchie des valeurs digne de notre aspiration à l’intelligence.
Nicolas Roméas (www.horschamp.org)
@Nicolas Roméas
merci pour votre billet, ainsi qu'à Pascal Boissel
Tout ce qui peut nous éloigner d’une réflexion profonde sur la façon dont l’être humain se construit est utile aux armées néolibérales, aux forces du "marché" et du chiffre.
Belle contribution qui contextualise justement et avec recul la dernière entreprise éditoriale de Onfray : fin des complexes en tous genres, perte du sens des hiérarchies intellectuelles qui ne recoupent pas nécessairement les hiérarchies sociales, pourquoi pas moi ?
Une autre figure ayant des analogies avec la rhétorique stalinienne d'antan (et contribuant au "stalinisme de papier" d'aujourd'hui) et travaillant certains commentaires est celle de l'obsession de "la chasse aux traîtres". L'adversaire (ici Michel Onfray) DOIT nécessairement être un "agent de l'ennemi" (Sarkozy, le néolibéralisme, etc.), ne serait-ce que sous la forme de "l'allié objectif de"...
L'écrivain (et psychologue) Manès Sperber, ancien permanent international communiste, décrit ainsi l'évolution stalinienne du mouvement communiste dans les années 1930, vue de l'intérieur, dans son roman Et le buisson devint cendre (1949): "Dans son parti, les choses avaint pris une telle tournure que celui qui n'acceptait pas en bloc tout ce qui en venait était traité d'ennemi et condamné sans appel. Celui qui exprimait un doute, si léger fût-il, prouvait qu'il était au service de l'ennemi, qu'il appartenait à son avant-garde."
Ce n'est pas sans lien avec la logique du ressentiment, tel qu'elle est analysée par Gilles Deleuze en partant de Nietzsche: "Le plus frappant dans l'homme du ressentiment n'est pas sa méchanceté, mais (...) sa capacité dépréciative (...) Nous devinons ce que veut la créature du ressentiment : elle veut que les autres soient méchants, elle a besoin que les autres soient méchants pour pouvoir se sentir bonne. Tu es méchant, donc je suis bon" (Nietzsche et la philosophie, 1962).
Est-il difficile de comprendre que Michel Onfray est aussi un adversaire de Sarkozy et du néolibéralisme et qu'il y a donc des points de vue différents et des controverses légitimes dans l'espace des gauches critiques?
S'efforcer de relancer la question de l'émancipation, comme intrinsèquement pluraliste, en la débarrassant des diverses scories associées au stalinisme, c'est vraiment pas gagné...
Oui, mais qu'il soit utilisé, instrumentalisé par le pouvoir en place n'est pas incompatible.
Bref, tout ça est bien déprimant !
Cher Philippe,
Quelle serait l' institution psychanalytique se constituant de façon monolithique qui serait comparable à l'évolution stalinienne d'un parti communiste sous Staline? Précisez.
Il n'y en a pas. Il y a un certain nombre d'écoles psychanalytiques, comme un autre l'a dit sur ce fil, plusieurs lacaniennes, plusieurs non-lacaniennes.
Y a-t-il une de ces écoles qui ait pour but de participer au pouvoir politique? Ces écoles fonctionnent comme des écoles de pensée, avec leurs échanges, leurs revues publiques. Qui pourrait montrer qu'une de ces écoles fournit ne serait-ce que des conseillers influents dans un Ministère. Les tenants des thérapies cognitivo-comportementales, les lobbyistes des firmes pharmaceutiques, certains professeurs de psychiatrie ont une influence certaine, quant à eux.
En aucun cas, votre expression "stalinisme de papier" n'a donc la moindre consistance ici.
Je rappelle que les pouvoirs staliniens ont interdit la psychanalyse. Tout pouvoir voulant exercer un contrôle social totalitaire sur la société interdit la psychanalyse.
Onfray n'est pas un sarkozyste. Que vous répondiez ici à cette seule objection est un peu étonnant. Onfray n'est pas sarkozyste; il se dit de gauche. Et il cite des auteurs d'extrême-droite dans son pamphlet anti-freudien tel que Debray-Ritzen qui était professeur de Médecine et membre de la Nouvelle droite des années 70, et signe. Debray-Ritzen membre de ce courant qui a fourni les intellectuels de l'extrême-droite.
Ce qui s'est passé ces dernières mois montre l'impossibilité d'avoir un débat entre les tenants des différents courants psychanalytiques et Monsieur Onfray, à propos de la psychanalyse.
Ce qui laisse la possibilité d'un débat raisonné sur la place de la psychanalyse, des psychanalyses dans notre société néolibérale. Débat qui serait bienvenu dans la gauche et la gauche radicale, j'en suis d'accord.
J'avais tenté un article dans Critique communiste à ce sujet, il y a plusieurs années. C'est dire si je suis d'accord avec vous.
Cher Pascal,
Vous revenez souvent sur un terrain qui n'est pas le mien ("pour ou contre le livre de Michel Onfray sur Freud"), tant votre "exaspération" continue à être grande...
Par ailleurs, je n'ai jamais attribué à une "institution psychanalytique" en général un comportement "stalinien". Je m'efforce, le plus souvent, d'éviter les généralisations hâtives et abusives (mais je n'y arrive pas toujours, notamment quand mon esprit est marqué par "l'exaspération").Par exemple, être en radical désaccord avec Onfray sur Freud n'oblige pas nécessairement (dans une dynamique généralisante de "boule de neige") : 1) à invalider a priori tout ce qu'a écrit et fait Onfray, et 2) à ne pas condamner la pétition des Censeurs.
Pour ma part, j'ai noté simplement deux analogies dans un "stalinisme de papier" avec la rhétorique stalinienne :
- dans la pétition des Censeurs : dans la façon d'appeler "respect de la pluralité des voix" un appel à la censure;
- dans certains commentaires de ce fil, avec la thématique du "traître" et de "l'allié objectif".
Et, précision historique, il n'y a pas que les partis (et les syndicats et les associations) ayant pris le pouvoir qui ont vu dominer en leur sein des comportements staliniens.
Pour le reste nous pourrions facilement converger.
Cher Philippe,
Je n'invalide pas tout ce qu'a dit Onfray. Et l'appel à la censure de l'omniprésent Onfray est très malvenu.
Je précise, ceci dit,quelques points.
L'appel à "la pluralité des voix" à propos de la psychanalyse survient alors qu'il y a eu le rouleau compresseur médiatique avant et après la sortie du livre d'Onfray. Et les émissions d'Onfray sur France culture sont sur le même sujet. Onfray est du côté des puissances médiatiques. Le présenter en posture de dissident attaqué par les forces de la répression est fort éloigné de la réalité. Cet appel à la pluralité ne me parait nullement issu d'une novlangue.
Je lis dans la liste des signataires de cette pétition des noms de psychiatres et de psychanalystes qui sont des combattants contre les lois liberticides du pouvoir actuel, très engagés dans ce combat qui concerne le monde de la psychiatrie. Très minoritairement.
Ils auraient pu se dispenser de faire ce qui ne peut apparaitre que comme un appel à la censure, ce qui vu leur poids médiatique est bien sûr plus une prise de position symbolique qu'un essai ayant quelque chance d'aboutir. C'est une erreur politique que d'en appeler à quelque censure qui serait exercée par des hommes du pouvoir.
C'est le débat public qui devra réfuter les allégations d'Onfray. Reste à savoir si les possibilités d'un débat public de qualité existent sur ce sujet.
C'est faux de laisser croire qu'ils proposent dans leur texte de faire taire Onfray.
Je ne doute pas que les possibilités d'un débat avec vous puissent exister sur ce sujet comme sur tant d'autres.
Bien à vous,
Pascal Boissel
Mais Arpège, où as-tu déniché cette instrumentalisation de Michel Onfray par le pouvoir en place ?
Il est temps de fuir ce marigot où résonnent décidément tout et n’importe quoi.
On n’aura jamais vu les cléricaux de la psychanalyse se ridiculiser à ce point.
Le gars est ouvertement islamophobe. Le pouvoir en place est tout aussi ouvertement islamophobe. Isn'it ?
Le gars est de gauche, quand le pouvoir est de droite.
Or, voilà bien que malgré ce grand écart, quelque chose de plus important aux yeux du pouvoir en place que leurs divergences sur le libéralisme les rassemble : cette aversion partagée pour la religion islamique et ses pratiques.
D'où une médiatisation vraisemblablement facilitée par le pouvoir en place (Hees, par exemple), et notamment lors et depuis son interview critique (tu parles) du sieur Sarkozy en 2007 dans le magazine Philosophie (ou qq chose comme ça) de Raphaël Enthoven, le tout dans l'optique d'inciter largement à la déshinibition le peuple de gauche, et tout le populo dans la foulée, dans le sens d'une affirmation décontractée de son islamophobie latente .... Puisque même le gars Onfray en croque .... pourquoi pas nous ?
C'est tiré par les cheveux ? Peut-être, mais voilà qui est mon avis, choquée tellement que je suis par l'aversion, que je découvre, d'Onfray pour l'Islam. Pas que je voudrais me convertir, loin s'en faut, mais j'aime bien respecter les différences et laisser à chacun le soin de faire son cheminement s'il doit avoir lieu ...
Non, Arpège, estimer ridicules certaines pratiques religieuses n'a rien à voir avec une quelconque phobie. M'est d'avis que Michel Onfray se fout éperdument que les musulmans ne mangent pas de cochon et qu'il se battrait, même, si d'aventure on voulait le leur imposer.
L'anticléricalisme, religieux, politique, bref idéologique n'est pas intrinsèquement une phobie.
Onfray islamophobe, Onfray d'extrême droite, ces crachats ne font que ridiculer davantage des contradicteurs à bout d'argument.
Ce qui s'apparente, ce me semble, à une phobie, cher Jean-Marie, c'est bien d'écrire, quand on s'appelle Onfray : L’affaire des soi disant caricatures (comme celle dite du voile) met à jour un symptôme de plus qu’elle : désormais l’islam place des coins dans le vieux marbre d’une Europe.
Une phobie étant une peur irrationnelle, n'est-ce pas ?
Ou alors je n'ai pas compris cette phrase, ce qui est possible, mais quand même ....
(ça devient compliqué de suivre ce fil ... j'y suis perdue)
Si Onfray est un adversaire de Sarkozy, alors Sarkozy a d'ores et déjà gagné, car cet "adversaire" est un très mauvais soldat, mal informé et mal armé.
La question véritable, c'est celle de la COMPÉTENCE d'Onfray en la matière, pas de ses intentions. Par ailleurs il faudrait ne pas oublier la logique marchande : la nécessité pour un éditeur de pousser ses auteurs à faire un certain nombre de produits qui sont susceptibles d'obtenir un succès commercial…
Grand merci à Pascal B , Nicolas Roméas et aussi à Celtibère pour l'article de Politis.
Trop de commentaires pour en ajouter un , juste que je dois beaucoup à la psychanalyse et que j'ai toujours trouvé un privilège exhorbitant qu'Onfray, qui parle vite pour combler le creux de sa pensée, dispose tous les étés d'une heure semaine pendant un mois!
Personnellement je me régale des conférences de Michel Onfray sur France culture, et trouve très drôle sa déstructuration de Freud. Je ne suis pas toujours d'accord avec sa vision des choses, mais elle me paraît intéressante, et sa remise en question des postulats de la psychanalyse me semble salutaire, ne serait-ce que parce qu'elle incite à une réflexion dans ce domaine.
Je suis étonnée de la violence des réactions qu'il provoque: n'est-il pas possible de se situer autrement qu'en étant "pour" ou "contre" ? Ce qu'il pense et dit n'engage que lui et certainement pas les gens qui voudraient l'interdire ni ses lecteurs, qui ont parfaitement le droit d'en penser ce qu'ils veulent également. Une pensée différente n'est pas forcément à prendre comme une pensée opposée. Ni la psychanalyse, ni la psychiatrie ne sont des sciences exactes, et réagir comme si ce qu'il dit était "soit complètement vrai" "soit complètement faux" ne me parait pas adapté en la circonstance, car personne ne détient de vérité ici.
Ce qui me surprend aussi, c'est le fait que les réactions hostiles ne viennent que des psychanalystes: son analyse remet également les bases de la psychiatrie, qui reposent sur la grille freudienne, ainsi que le très officiel DSM IV. Ce faisant, elle remet en question la vision officielle de l'homme, et permet d'aller au delà des dogmes et des vérités instituées, ce qui me parait sain, car elle ouvre la porte à une recherche nouvelle en sciences humaines.
Vous pensez vraiment pouvoir dire honnêtement que la vision psychanalytique de l'Homme est une vision "officielle" dans ce système néolibéral ? Regardez plus attentivement ce qu'il est en train de se passer dans les systèmes d'évaluation actuellement mis en place dans les professions du soin psychique et, si vous êtes sincère Miss Marple, vous vous apercevrez assez vite de votre erreur.
Onfray serait "drôle" dans sa critique, sans doute à nos yeux aussi, s'il était compétent dans ce domaine, ce qui est très loin d'être le cas. Et en l'occurrence l'effet produit est plutôt lugubre.
Je précise que je suis absolument contre les approximations idiotes d'Onfray, j'y suis "hostile" comme vous dîtes, bien que n'étant ni psychiatre, ni psychanalyste.
Je suis hostile à toute attaque sur une méthode ou une école de pensée - quelle qu'elle soit - qui émane de gens qui ne connaissent pas leur sujet en profondeur. Et en l'occurrence le sujet est d'importance, il s'agit de la construction de l'être humain dans le contexte d'une époque de destruction de tous les outils culturels qui servent à cette construction.
Ce n'est pas tout à fait rien, Miss Marple, et c'est pourquoi nous sommes quelques-uns à ne pas prendre cette question à la légère.
PS : Je vous conseille en passant le remarquable film de Philippe Borrel : "Un monde sans fous ?", et si vous avez le temps, de visiter le site de l'Appel des appels.
Amicalement vôtre.
et sa remise en question des postulats de la psychanalyse me semble salutaire
Nous n'avons pas dû lire le même livre: un pamphlet n'est pas une "remise en question", mais bien une forme qui ne contient que des "réponses", en l'espèce hors-sujet (la psychanalyse à la lumière(?) de la vie de Freud).
Il n'y avait donc pas de débat possible.
Ce n'est pas Staline qui revient, c'est Savonarole.
A tous les adorateurs d'Anastasie (pour d'excellentes raisons, nul n'en doute), il existe, sur chaque poste de radio, un instrument magique : le bouton d'arrêt.
Et pour ce qui est de la validité d'un service public digne de ce nom, responsable des propos tenus, de la compétence de ceux qui les tiennent et donc de la qualité des débats, il y a aussi un bouton d'arrêt (de mort), sur lequel sont en train d'appuyer, dans l'ombre, les émules de Reagan et Bush.
Staline, rien que cela ! Difficile de ne pas succomber au titre racoleur. Dommage parce que le contenu du billet est d'un tout autre niveau. La question n'est pas vraiment celle de la censure mais de l'accès à l'espace public ou à ce qui en tient lieu.
Ah, en effet.
Pourquoi France culture diffuse-t-elle, maintenant même, une série de conférences d'assez bas niveau, racoleuses ( je dois dire que des trucs du genre ouaouh, tout le monde n'est pas amoureux de sa maman, hein, c'est Freud qui était un coincé, me laissent pantoise.Avec rires à l'appui, that's the Onfray show! Et une Heineken, jojo, une!))
Parmi cent autres émissions, je me souviens avoir écouté des heures et des heures de rediff de Marthe Robert, sur la psychanalyse, Artaud, Kafka, en repeignant des murs. J'en sortais curieuse , passionnée, avec l'impression d'avancer, plus la qualité humaine). Ecouter Onfray sur Freud cet été, le contraire: réduction, mensonges factuels, niveau -1 de la réflexion. Ce qui fait grandir, ce qui rapetisse.
Alors, en effet, pourquoi sur France Culture, où l'on trouve tant d'autres choses ? Surfer sur un succès médiatico-communiquant déjà acquis, pour faire de l'audience ? Je penche pour cela - c'est bon, ça, ça va accrocher - plus que pour une prise de position. Et c'est pire...
Bien souvent, des moments exceptionnels, sur cette radio, ont trouvé leur audience au fil des ans.
Ce qui n'empêche pas de voir dans cette pétition ( objet premier du billet) non, comme l'énonce Philippe Corcuff, une chasse ouverte contre une pensée qui dévierait d'un tronc commun ( quel tronc commun, quelle pensée ou croyance majoritaire lorsqu'il s'agit de la psychanalyse qui précisément déclenche le soupçon parce qu'elle n'existe que dans la recherche, le mouvement, l'intime ?) mais une idiotie.
Pire: Elisabeth Roudinesco établit qu'historiquement, en France, les attaques contre le psychanalyse se sont conjuguées avec une certaine extrême-droite ( je fais très très résumé, mais déjà largement débattu ailleurs sur mediapart). Onfray s'appuie d'ailleurs sur les opinions et travaux de cette extrême-droite ( Debray-Ritzen, pour n'en citer qu'un) dans son livre.
Par un intéressant retournement, Phillipe Corcuff titre - oh la référence historique - Staline de retour , à propos de cette pétition. Second degré, dit-il.. En effet, mais second degré particulièrement tordu...
Votre monde me paraît bien étriqué, Dominique Conil : les écrivains classés extrême droite qui ne peuvent écrire que des conneries, et puis les autres, parfaits en tout point.
Je m'étonne que vous vous laissiez aller à ce simplisme : "Untel est de tel bord, donc..., couperet automatique ! Quiconque le cite est discrédité, soupçonné, même, de partager son idéologie."
Ne voyez-vous pas combien cet argument est d'une bassesse inouïe ?
C'est très étonnant, bjm, sur un autre fil je vous ai répondu à cet argument, et vous revenez avec les mêmes mots.
Monsieur Onfray cite Debray Ritzen. Qui fit un livre contre Freud et passa à la télé. C'était dans les années 70. Il était professeur de médecine et défendait l'idée que l'intelligence était essentiellement innée et héréditaire, et que la hiérarchie sociale se déduisait de cette constatation "scientifique". Vous pouvez vérifier, au cas où cela ait réellement le moindre intérêt pour vous. Il fut un membre de la Nouvelle droite, une de ses cautions scientifiques, ce groupe créé par d'anciens fascistes qui a permis la diffusion des idées inégalitaires, des idées de séparation nécessaire des cultures, qui a réhabilité des intellectuels de renom sous le régime nazi, qui a permis à l'extrême-droite de sortir de sa marginalité.
Debray-Ritzen voulait balayer la psychanalyse, incompatible avec ses thèses.
Onfray cite Debray-Ritzen et persiste.
"Bassesse inouïe", dites-vous?
"C'est très étonnant, bjm, sur un autre fil je vous ai répondu à cet argument, et vous revenez avec les mêmes mots."
Pour une fois vous me faites rire. Manifestement, le doute ne vous effleure pas le moins du monde que vos explications n'aient pu me convaincre, alors que vous ne m'appreniez rien de plus que je ne sache déjà et qui aurait pu modifier mon opinion à ce sujet.
"Bassesse inouïe", je le confirme.
Votre hargne perpétuelle à l'égard de certains abonnés est incompréhensible.
@bjm: merci de lire avant de conclure. Vous pratiquez là exactement l'une des choses que l'on peut reprocher à Onfray: le raccourci et télescopage de sens pour enfermer l'interlocuteur dans une image caricaturale dont il va être obligé de se justifier.
Ben non.
A bjm,
Vous trouvez donc que la référence d'Onfray à un idéologue d'extrême-droite, professeur de médecine, dans son attaque contre Freud, était justifiée. Dont acte.
Tournez ça comme vous voudrez, puisque c'est votre dialectique.
Moi, je sature.
Le vent frais de la mer couvre agréablement le bruit de bottes de votre logique stalinienne.
La liberté du philosophe devrait pour corollaire la responsabilité (*). Sinon, il ne s'agit que de jeux de mots (de maux).
(*): Voir mon allusion à l'incendie du Centre Jean Sarrailh plus haut.
Suggestion pour le prochain bac de philo: "Intellectuel et médiatique, n'est-ce pas antinomique?".
@ Miss Marple.
J'attaque Onfray, et pourtant je ne suis pas psy + quelque chose. J'ai même rencontré des psys qui auraient pu être de l'aute côté de la barrière. Mais j'ai rencontré aussi maint incompétents (par exemple dans le domaine de l'éducation). Et quand les incompétents sont par surcroît néfastes, je ne puis m'empêcher de réagir.
@ M Corcuff (que j'ai connu mieux inspiré). Plutôt que des attaques (et fort peu "ad hominem"), j'ai surtout lu des critiques (Il y aurait pourtant tellement à dire sur les ravages de la contemplation du nombril, voire de ceux de l'ubris).
Ce qui est rageant, c'est le caractère itératif de ces charges anti-psychanalytiques (que j'ai connues depuis 50 ans), et la survalorisation systématique de baudruches qu'il faut inlassablement dégonfler.
Il ne reste plus qu'à attendre le Bothul d'Onfray, ou que cette vague meure comme les autres.
Attendre ne suffira sans doute pas car cette vague est forte. Et mondiale. Je crois qu'il faut continuer inlassablement à l'attaquer à la racine.
Merci beaucoup à tous pour vos contributions... J'ai beaucoup ri.
Donc, M. Corcuff parle de "défenseurs" du "freudisme"? Où sont-ils ces agents de la pensée unique psychiatrique? Je crois que ces "défenseurs" du "freudisme" n'existent pas. Il n'y a qu'analystes et analysants qui connaissent la réalité d'une pratique de soin courageuse et efficace.
Cette formulation est celle de quelq'un qui n'est pas aller voir au-delà du miroir. Parce que, pour fâcher tout le monde, je crois que seules les pratiques psychanalytiques ou d'inspiration psychanalytique ont un effet positif.Certaines psychothérapies permettent des aménagements qui facilitent la vie. Mais la merde le sang les larmes il n'y que la psychanalyse qui s'y colle.
Mettez les pieds chez un comportementaliste pour voir. Si vous ne vous sentez pas comme un rat de labo pris pour une huître par un charlatan qui ne vibre que lorsque il glisse votre chèque dans son bureau, revenez nous le dire.
Pour terminer, j'ai une question idiote:
Wittgenstein a-t-il remplacé Dieu?
Onfray ne vaut rien en tant que philosophe, ça va de soi. Pour prétendre à ce titre, il faudrait que son discours se plie à un minimum de rationalité. Mais en tant qu’acteur social de notre temps et produit médiatique, il est intéressant dans la mesure où il reflète les mutations qui ont bouleversé notre monde depuis les dernières décennies. Un petit coup d’œil sur la chronologie : son premier livre paraît en 1989, année de la chute du mur de Berlin. Son livre le plus connu paraît en 2005, alors que depuis deux ans les Etats-Unis de Bush se s'étaient mis en tête d’imposer par la force leur sacro-saint « American way of life » au Moyen Orient. Soit trois ans avant le krach d’automne 2008, aboutissement logique du système consumériste ultralibéral, qui s’était imposé dans les années 80 et développé dans les années 90. Onfray se dit de gauche. Ca ne mange pas de pain. Le mot est plus aseptisé et ambigu, que les termes « socialiste », « communiste » par exemple. N’empêche que toute sa pseudo-philosophie se résume à un habillage « rebelle » et populaire de l’idéal consumériste-libéral. Il s’en était pris aux « religions », particulièrement indigestes à un esprit acquis aux idéaux de la société marchande. Il s’en prend à la psychanalyse, laquelle contredit la conception libérale de l’homme calculateur ; il compte s’en prendre à l’écologie, également insupportable pour un libéral, persuadé que la nature – corvéable à merci – n’est là que pour assouvir les désirs de l’homme. Ce chouchou des grands médias est aussi le représentant culturel du Capital. – il est la voix du Maître.
Et nous allons lui botter les fesses, tout comme au Maître !
Un jour une adorable amie, connaissant mon goût pour la philosophie, à laquelle j'ai consacré sept ans d'études, m'a offert un livre de Michel ONFRAY, c'était vers 1996, il ne s'était pas encore attaqué à Freud mais il se vendait déjà très bien. Je l'ai ouvert sans préjugé, j'ai lu la table des matières et 4/5 pages, une début, une au milieu, deux à la fin, et le livre a atterri à la poubelle. Pourquoi ? Parce qu'avec de la pratique, dans la discipline qu'on a soi-même étudiée, on reconnaît très vite, en quelques minutes, un ouvrage qui apporte quelque chose d'intelligent.
Onfray est un publiciste qui commercialise des ouvrages à vague connotation philosophique. Je m'empresse toutefois de préciser que la question de savoir qui est philosophe n'est pas simple : ce n'est pas un titre protégé, à l'instar des titres de médecin ou d'avocat, par exemple. C'est pourquoi on ne saurait le dénier à Michel Onfray. Les petits romans policiers de gare (car c'est souvent là qu'on les achète) de la collection SAS de Gérard de Villiers se vendent comme des petits pains, Gérard de Villiers est-il écrivain ? eh oui, pas facile de répondre. Socrate était-il philosophe ? à mon avis non. Kant était-il philosophe ? à mon avis oui. Marx était-il philosophe ? à mon avis non. Alain Finkielfraut est-il philosophe ? à mon avis non, mais c'est un prof de philo.
Ce qui est sûr, c'est que la philosophie de gare, ou de commerce, s'est toujours très bien vendue, voir comme exemples récents André Conte Sponville, ou certains ouvrages de Luc Ferry (attention il en a écrit de très bons). Pourquoi ? mais parce qu'elle est d'un accès facile, et qu'il y a une demande. C'est comme la psychanalyse : la souffrance psychique, l'insatisfaction, le malheur de vivre, sont partout, chez les pauvres, chez les riches, chez les bébés, chez les ados, chez les personnes âgée, et il y a une demande à en être soulagé.
Que Onfray ou un autre attaque Platon en disant qu'il était homosexuel, ou que Kant était un vieux garçon obsessionnel, c'est neutre, c'est sans effet, mais Freud, c'est autre chose, car Freud est le nom de la psychanalyse, à savoir le nom d'une pratique qui est sans équivalent sur notre planète, car les thérapies comportementhe à l'eau cognitivistes et autres programmations psychiques n'ont jamais soulagé personne, à l'inverse de la psychanalyse.
Lisez par exemple Une saison chez Lacan, de Pierre Rey.
On me reproche d'être hors sujet : c'est normal, l'inconscient est hors sujet, est le sujet ex-siste à lui-même : mais bon, je vais essayer de répondre à la question du blog : faut-il interdire Onfray d'antenne ?
Tout d'abord une réponse d'ordre juridique me paraît s'imposer : il n'est pas possible d'interdire Onfray d'antenne : je suppose qu'il a un contrat avec France Culture : comme tout contrat, celui-ci ne peut être rompu sans juste motif ou arrivée du terme (cf code civil, articles 1134 et suivants).
Faut-il alors faire pression sur la direction de la chaîne pour l'inciter à ne pas renouveler le contrat d'Onfray à l'échéance ?
A mon avis non, car ne serait-ce pas ridicule d'interdire les spectacles du cirque Pinder, qui fait rire les petits et les grands, au motif que ce n'est pas du "sérieux" ?
Bon 15 août à tous (je sais je suis trop long)
Bonjour,
Onfray m'a énormément déçue et je n'ai plus aucune confiance en ses écrits que j'étais même prête à jeter. Je ne suis pas non plus d'accord avec les interdictions, surtout s'il est des personnes éclairées qui nous permettent de débusquer les faussaires. C'est toujours la même question de l'équilibre des pouvoirs et des contre-pouvoirs...
Je pense qu'en terme de commentaire permettant de rendre compte de la complexité des choses et d'en analyser les conséquences à un niveau plus global prenant en compte les interactions subtiles et inquantifiables entre l'individu (rôle de la psychanalyse et de la philosophie) et la société (rôle de la sociologie, de l'antropologie et de la philosophie), le commentaire suivant peut servir de référence.
Il s'agit du commentaire du professeur de philosophie Michel BEL concernant l'article de Thomas CANTALOBE daté du 10 août et intitulé : « Pour ces prêtres, la confession était une alimentation de leurs fantasmes» et dans lequel : « ...Pierre Gouet décide de se confier. Abonné et lecteur fidèle de Mediapart, il a envoyé un email faisant part de son désir de parler, après une semaine de nuits sans sommeil. Pour raconter son histoire, à la fois emblématique et unique. Emblématique, parce que des gamins victimes de violeurs en soutanes, dans les années 1950, il y en a probablement eu des milliers rien qu'en France. Unique, parce que son contexte familial lui a fourni un point d'observation privilégié sur le fonctionnement de l'Église et sur ses connivences avec une partie de la droite française. »
Le commentaire de Michel BEL est le suivant :
« On ne remerciera jamais assez Pierre Gouet de nous avoir livré ce témoignage en nous faisant part de sa propre expérience car seuls des témoignages de cette nature nous permettent d‘aller au cœur d’un problème psychologique important : celui du déchirement d’un enfant entre les pôles les plus opposés. Les conséquences ne sont jamais seulement d’ordre psychologique, elles peuvent être, également dans certains cas, d’ordre historique, et avoir une incidence planétaire. Quand on lit attentivement Gouet et qu’on connaît bien par ailleurs la genèse de l’œuvre d’Heidegger telle qu’Heidegger, adulte, l’a lui-même mise en évidence en dispersant des éléments d’apparence insignifiante dans diverses parties de ses écrits, on ne peut manquer d’être frappé par une ressemblance qui ne peut laisser indifférent. Et si ce qui paraît insignifiant au premier abord était en réalité insigne. Si ce qui est apparu à certains comme « la plus grande philosophie de tous les temps » était en réalité un énorme cal destiné à cicatriser une blessure qui ne pouvant jamais se refermer n’a cessé de s’amplifier pour atteindre à terme une dimension terrifiante. Et si toute l’entreprise nazie d’apparence purificatrice n’était en réalité qu’une tentative vaine pour se débarrasser d’un mal intérieur toujours présent, en régénération constante.
Pierre Gouet a pu se libérer en partie de son malaise en se confiant à son oncle. D’autres comme Heidegger n’ont jamais pu dire leur mal autrement que par allusion dans leur œuvre, le lourd secret n’a jamais pu trouver d’issue. Et si la mission qu’Heidegger s’est imposée et qu’il a imposée à l’Allemagne n’était qu’un projet politique absurde pour tenter de sortir de sa propre détresse. Le mot « détresse » est un leitmotiv chez Heidegger, le mot « libération » également et que penser de l’idée de « lourd bonheur » qui sous-tend toute sa sotériologie. Heidegger a cherché toute sa vie à se libérer et à libérer son peuple en effectuant une « révolution sans retour ». Pourquoi sans retour ? Que s’agissait-il d’éliminer pour que la détresse puisse disparaître ? Qu’y avait-il de si important sous la notion de « souche » pour que cette notion supplante, chez lui, celle de « genre » ? Et si au lieu de s’être rallié à Hitler comme on l’a longtemps cru Heidegger au contraire avait été son guide, le « Führer du Führer ». Si le chancelier de l’Allemagne n’avait été que son disciple inconditionnel subjugué par le prétendu savoir du pseudo philosophe, par sa force de conviction et surtout par sa volonté résolue de « sacre » inspirée des Feuilles pour l’art de Stefan George et de son corpus poétique ? La « poésie » de Heidegger, pour qui étudie bien son œuvre, n’est que le génocide. Toute son œuvre à la fois conceptuelle et historiale se laisse circonscrire par trois mots clés qu’il emprunte à Nietzsche : « construire, éliminer, anéantir », trois mots clés qui, pour lui, sont l’expression signifiante de « la plus haute justice ». « Construire » encore se laisse comprendre mais pourquoi « éliminer et anéantir » ? Pourquoi entreprendre en 1933 cette œuvre de « Destruktion » annoncée dans Sein und Zeit dès 1927. L’ « Einsatz » (le passage à l’acte), sera commandité dès les premiers cours de 1933. Pourquoi avoir voulu entreprendre cette « gigantomachie » d’envergure planétaire si ce n’est pour se débarrasser à jamais d’un mal qui ne cessait de le ronger ? Quel mal ?
Pour le savoir il faut remonter aux années de séminaire, à sa liaison étroite avec Groeber, son « paternel ami » et à la mutation soudaine de ce dernier, en opposition à toute mesure pédagogique conséquente, quelque jours après la rentrée des classes de l’automne 1905. Que s’est-il donc passé pour qu’Heidegger se soit retrouvé aussitôt en situation de détresse et que son ami qui était alors préfet des études ait été brusquement muté et relégué dans une paroisse de la ville de Constance où il n’aurait désormais plus l’occasion de se trouver en contact immédiat avec les jeunes pensionnaires du foyer Saint Conrad dépendant de l’archevêché de Fribourg? Ce déplacement n’empêcha pas Groeber d’avoir ultérieurement des « fonctions honorifiques » et d’être nommé archevêque de Fribourg où chacun sait aujourd’hui le rôle qu’il exerça en tant qu’ « évêque brun » dans les premières années du régime de terreur national-socialiste prétendument « libérateur ». Il ne s’agit pas ici d’accuser. Il s’agit de comprendre comment un mouvement de cette envergure a pu se mettre en place. Pourquoi Groeber a consacré tant d’ardeur à préparer le Concordat. Avait-il besoin lui aussi de se « libérer » et, disons-le, de se venger de l’affront et de l’humiliation subis ?
Pourquoi Heidegger pour justifier son action en 1934 évoque–t-il ceux qui les premiers ont mis des « lacets à l’amour » en se référant pour cela à un vers d’Hölderlin servant de prétexte habile à l’exposé de son propre malaise, tout en se gardant bien de désigner le coupable visé? Stratégie d’efficace oblige ! Heidegger n’ayant pu sortir de sa détresse en se confiant à un ami, comme put le faire Pierre Gouet, a cherché à en sortir par l’action historique – délire de grandeur oblige. Être le grand libérateur quel titre de gloire pour un adolescent humilié ! Anéanti et humilié par ce qui lui apparaissait comme l’oppression chrétienne il se fit le héraut de l’aryanité. Le vilain petit canard du séminaire catholique était devenu dans son esprit le « cygne » qu’attendait la « Germanie », la troisième et ultime résurrection de Dionysos-Zagreus annoncée par Schelling dans sa Philosophie de la révélation.
Pour créer son monde de l’Art, son nouveau monde dionysiaque fondé sur l’esclavage il avait besoin d’en passer par l’épuration de la Terre. La séparation forcée de son « paternel ami » imposée par les autorités du séminaire aboutit à une volonté d’éradication du judéo christianisme sans précédent dans l’histoire. Nietzsche avait appelé sa nouvelle ère le règne de l’Anti-Christ. En se désignant lui-même comme le Zarathoustra de Nietzsche, Heidegger réalisa la tragédie que Nietzsche avait conduite jusqu’à son seuil. En 1936 Heidegger lancera son mot d’ordre en répétant les paroles de Nietzsche « Incipit tragoedia ! Incipit Zarathoustra ! ». La libération était en marche. Avec l’annexion des territoires pour la réalisation de son espace vital la syzygie Heidegger-Hitler commençait la conquête du monde au service du nouveau dieu, le « dernier dieu » : Dionysos-Heidegger », le « pipeur de consciences » aux allures de philosophe. L’ontocratie Heideggérienne prétendument libératrice allait asservir la planète pendant treize ans. Jamais vengeance cachée derrière le projet de construction d’un nouveau monde n’avait eu un tel impact. Il s’agissait bien d’une gigantomachie comme Heidegger l’avait annoncé dans Être et temps. Rien que pour s’allumer le conflit, la guerre des dieux, avait besoin de préparatifs, Être et temps selon les propres paroles de Heidegger devait servir à ça. Le conditionnement réussit si bien qu’en dix ans (1927-1937) le feu prit avec une puissance vertigineuse prolongeant ses flammes jusque dans « l’anus mundi ». Qui aurait pu penser qu’une relation pédérastique contrariée eût pu allumer une guerre mondiale d’extermination d’une telle ampleur ? Homère seul avait montré comment la mort de Patrocle tué par Hector avait conduit son ami Achille, par vengeance, à détruire Troie. Aux yeux de Heidegger la destruction définitive des lois de l’ancien et du nouveau testament exigeait, pour éviter toute reprise, l’anéantissement de toute influence juive dans le monde. « Qui veut la fin veut les moyens » dit Heidegger dans « Le mot de Nietzsche : « dieu est mort ». Sa vengeance voulait la fin, elle prit les moyens pour la réaliser.
L’armée de Dionysos fut battue par les Alliés en 1945 mais le projet de Phèdre qui avait inspiré Heidegger et ses proches était toujours là : « Si nous étions une poignée d’érastes résolus nous pourrions conquérir presque le monde entier ». Heidegger montra à plusieurs reprises dans ses cours quelle estime il portait à la pensée de Phèdre. Ce qui engendre l’histoire dit Heidegger en 1934 dans La Germanie c’est « la conscience malheureuse » c’est-à-dire « la douleur du déchirement entre les pôles les plus opposés ». « C’est le véritable aiguillon de l’esprit qui sous les formes et aux étapes les plus diverses de l’histoire mondiale fait avancer l’événement » (La Germanie, NRF, p.127). Toutes les relations des érastes ne conduisent pas à la folie heideggérienne. Il suffit d’une fois. Il y eut Achille, il y eut Heidegger et maintenant qui ?
Le témoignage de Pierre Gouet nous montre ce qu’est une détresse d’enfant liée à une opposition interne entre des valeurs antagonistes, il nous montre également la manière dont l’institution ecclésiastique a longtemps réglé dans le secret cette question épineuse ; le comportement d’Heidegger à son tour, met en évidence la manière dont un adolescent blessé peut s’y prendre pour chercher à se libérer de sa détresse en préparant une guerre d’anéantissement sélective et en la conduisant « poétiquement ». La genèse du nazisme n’a jamais été mise en évidence jusqu’à nos jours, entende maintenant qui a des paroles pour entendre. Tout le monde ne s’appelle pas Pierre Gouet et ne se libère pas de son dernier poids moral en se confiant à un ami journaliste. Les gens comme Heidegger et Groeber existent aussi. Il faut en tenir compte. Peut-on accuser l’institution ecclésiastique d’avoir voulu protéger l’enfance en déplaçant ses éducateurs défaillants ? Sûrement pas ! Peut-on l’accuser d’avoir imposé le célibat des prêtres ? Nous savons que le célibat n’est pas la source du comportement « érastique ». Peut-on lui reprocher de ne pas avoir pris la mesure de la souffrance affective d’un adolescent blessé, due à l’humiliation, à la séparation sans ménagement voire à la menace de damnation ? Peut-être. Mais alors nombreuses sont les institutions scolaires ou autres se trouvant dans le même cas.
Il est sûr que le dialogue a manqué et que nous avons à faire ici à un traumatisme inversé. La blessure la plus profonde n’est pas venue de l’action du « paternel ami » mais de la privation du « paternel ami » infligée par l’institution après l’action de ce dernier. Rien ne doit être plus terrible pour un enfant que ce conflit entre deux mondes de valeurs opposés présentant des exigences aussi fortes, les unes sur le plan moral, les autres sur le plan somatique. L’âge inverse la nature du traumatisme mais l’obligation de choix entre des valeurs antagonistes le pérennise et peut, dans certains cas extrêmes, l’exacerber jusqu’au pire si aucun sauf conduit n’est trouvé pour libérer le jeune traumatisé de la pression subie. En voulant à tout prix protéger l’enfant sans être suffisamment attentif aux gradations de l’âge on risque de commettre un acte qui tout en se voulant réparateur s’avère être en fin de compte pire que le mal. Un enfant de sept ans ne se trouve pas dans la même situation somato-psychique qu’un adolescent de seize ans. La solution la meilleure semble être dans tous les cas la libération par la parole, le soulagement grâce à l’échange verbal. Là où l’échange manque le traumatisme reste et la pression déstabilisante s’accroît. Le conflit peut durer toute la vie. Pour sortir du pire il n’y a peut-être qu’un seul remède : la confiance libératrice et la parole. Après une longue et douloureuse convalescence Heidegger a pratiqué seul sa résilience en 1911, à l’âge de vingt et un ans, mais comme il était seul pour la réaliser, il a sombré dans une « résilience dévoyée », dans un mirage de libération, dont des millions de personnes ont eu à subir les conséquences néfastes. A méditer.
Hé ! Ho ! Halte au feu les intellos ! (comme diraient Mimi et Simone).
Du haut de mon BEPC, je m'en vais vous clamer MA vérité ! Et pour répondre aux souhaits de "bjm", je m'efforcerais de rester dans le sujet.
Tout d'abord sachez qu'il n'est pas interdit à un citoyen de base d'être un auditeur assidu de France Culture. Grâce à cette radio on s'instruit même au cul des vaches !
Et, tant qu'à faire, pourquoi ne pas demander aussi la mise à l'écart de cet inénarrable crétin, qui sévit sur les "Matins" depuis plusieurs années , et qui se dénomme Alexandre ADLER. (Oh pardon ! J'ai cru comprendre qu'il était Prof. à Polytechnique ).
Non ! Laissons à France Culture le choix de la diversité, avec des émissions que l'on adore, que l'on supporte ou que l'on ignore.
Pour tout vous dire , je fus dans ses premières séries d'émissions un fan de Michel ONFRAY en qui je croyais reconnaître un penseur iconoclaste; et puis au fil des ans il m'a lassé par ses excès et cette année je n'ai écouté que la première émission qui ne m'a pas incité à poursuivre.....
Quant aux psy... en tout genre, qu'ils soient rassurés sur leur avenir, Sarkozy et les siens leur préparent des bataillons de patients fortement nantis en revenus et en .....névroses . Le menu peuple, qui lui n'aura plus les moyens, se soignera avec la méthode de mon grand-père, qui me disait :" Quand ça ne vas pas dans ta tête, prends une pelle et une pioche et creuse... Tu verras que la nuit suivante tu dormiras bien".
Et pour terminer il faut aussi dire que certaines pratiques psy, qui sont parait-il justifiées par la méthode de soins, ouvrent un boulevard à des critiques ravageuses du genre de celles d'ONFRAY.
Un vieux paysan retraité.
Il me semble que les réactions aux attaques anti freudiennes d’Onfray sont plutôt de l’ordre de l’exaspération à l’entendre discourir n'importe comment sur France Culture, théoriquement chaine de radio publique aux ambitions culturelles.
Est-ce que demander l’arrêt dans sa forme actuelle des conférences radiophoniques d’Onfray sur France Culture relève du « stalinisme » ou de l’interpellation démocratique d’auditeurs quant au contenu d’une chaine radiophonique publique ?
L’inconvénient de catégoriser d’emblée une pétition comme « stalinienne », c’est que compte tenu de ce qu’est aujourd’hui devenu ce qualificatif – une insulte et une exclusion – il disqualifie d’emblée le fond de cette pétition.
Qualifier de « stalinienne » cette pétition, c’est donc de fait une défense d’ Onfray avec un procédé tout a fait stalinien. A l’époque du stalinisme (1927 – 1956), le qualificatif pour exclure du débat l’intervenant, c’était « fasciste ». Ainsi les sociaux démocrates étaient devenus des sociaux fascistes en 1930. Et puisqu’ils étaient « fascistes », la pratique de la violence était fortement encouragée à leur encontre. L’insulte stalinienne de « fasciste » était une invitation à la violence et à l’élimination. Ce qui était effectivement le but, à savoir l’extermination physique des opposants.
Aujourd’hui, l’insulte stalinienne par excellence, par un paradoxe et un retournement historique, est celle de « stalinien ». Elle délégitime le discours de l’intervenant ainsi qualifié et elle est invitation à lui faire un procès en stalinisme.
Je pense qu’accuser de « stalinisme » hors de son contexte historique, qui a été quand même l’élimination de milliers d’opposants politiques par une terreur d’état, produit de la confusion plutôt qu’il n’éclaire. L’élimination de milliers d’opposants politiques par une terreur d’état, des procès pour condamner à mort au nom de la dictature du prolétariat, c’est cela le stalinisme et pas autre chose. Après 1956, on ne pouvait déjà plus parler de « stalinisme » pour qualifier la politique de l’URSS.
Il n’empêche que l’emploi de l’adjectif « stalinien » a perduré et continue d’avoir cours aujourd’hui, pour disqualifier un opposant, le sortir du débat et lui faire un procès. Stalinien sans doute !
cassetoi ....? cassetoi pauv'con ??????
Seule leçon à retenir avant mon départ en vacances: mettre Staline et Onfray dans un titre de billet vous assure un grand nombre de commentaires...
Petit rappel de l'horreur éditoriale qui, en ces temps, délaissait et Freud et les Onfray !
Bonnes vacances, l'ami!
Bonnes vacances (ça fait deux fois, si je ne m'abuse...ces anticapitalistes ne seraient-ils pas quelque peu hédonistes?)!
Eh oui, ce n'est pas la liberté d'expression d'Onfray qui est en cause. Si ça lui chante, il peut débiter toutes les âneries qui germent dans son cerveau. Les mauvais livres, ce n'est pas ce qui manque.
Le personnage d'Onfray, n'est pas non plus l'objet du débat. Pour une raison toute simple : il est un produit du système consumériste, dont il transpose l'idéologie sous forme d'un discours pseudo-savant. Mis à part une certaine facilité de plume - son unique talent - il n'a rien en propre. Il est agi plutôt qu'il n'est acteur de la pensée. D'où son succès auprès des grands médias de divertissement.
Le scandale, c'est qu'une radio à visée culturelle lui permette de venir s'exprimer sur ses ondes. Insidieusement, France Culture lui a donné une légitimité intellectuelle à laquelle il n'aurait jamais accédé par ses propres ouvrages. La presse écrite, elle aussi, n'est pas innocente dans l'affaire, qui lui déroule le tapis rouge comme à un des grands penseurs de notre époque. De la démagogie à l'état pur!!
@ nicrom :
Je ne connais que trop bien les systèmes d'évaluation mis en place par la société Atos Origin http://www.fr.atosorigin.com/fr-fr/nos_activites/secteurs/secteur_public/sante/default.htm que nous entretenons grassement et à notre insu pour gérer l'ensemble de nos services public, et à laquelle nous devons le dossier de soin informatisé http://www.fr.atosorigin.com/NR/rdonlyres/F271EEA3-46BA-4770-86D1-125DCD289D17/0/Dossierdesoininformatise.pdf et autres escroqueries manageriales, mais tant qu'on se limitera à s'en prendre à une abstraction telle que "le système néolibéral" sans demander de comptes aux responsables réels sur les conséquences de leurs décisions et sur la piètre qualité de leurs réalisations, on pourra continuer longtemps de se plaindre et de jouer les victimes en cautionnant effectivement ce qui se passe.
Permettez moi d'envisager d'autres alternatives possibles en psychiatrie que les deux possibilités que vous opposez : "soit" la gestion d'Atos, "soit" la théorie freudienne. Il a quand même coulé de l'eau sous les ponts depuis Freud. Les réflexions de Michel Foucault, les réalisations de gens comme Cooper, Gentis, Deligny, Oury, etc., me semblent plus vivables, moins dogmatiques et plus en prise avec notre temps que la pensée freudienne.
Merci pour la référence de l'Appel des Appels, mais j'ai signé cette pétition il y a bien longtemps déjà, ainsi que celle de la nuit sécuritaire et d'autres encore. Qu'ont-elles changé ? Les organisateurs de colloques et de ces pétitions, ainsi que leurs signataires, se sont ils organisés pour mettre sur pied des structures plus adaptées à la prise en charge de la folie que les hopitaux sécurisées mis en place actuellement ? Je cherche en vain une réflexion autonome et indépendante sur le phénomène de la folie, sur la tolérance sociale à celle-ci, des recherches d'organisations pratiques pour utiliser effectivement les moyens matériels et humains dont nous disposons potentiellement afin de mettre sur pied des structures vivables.
Cette vaine polémique sur Freud me parait limiter la réflexion à des concepts élaborés à la fin du XIXième siècle, qui pouvaient apparaitre scientifiques dans le cadre du paradigme newtonnien, mais me semblent aujourd'hui complètement dépassés. Nous nous orientons, dans le monde de 2010, dont la technologie actuelle repose sur la physique quantique, avec des cartes structurées sur la pensée rationaliste en médecine, en psychiatrie, en génétique, etc., et sur l'aristotélisme (paradigme euclidien) en économie. Il faudrait peut être envisager d'intégrer, aux niveaux humains, les bases de notre évolution scientifique. Mais comme du temps de Galilée, ça dérange pas mal de monde.:-)
Merci également pour votre référence cinématographique. Bien d'accord avec Philippe Borrel, mais quand même, ça ne nous est pas tombé dessus un beau matin ! Voilà plus de 20 ans que la déstructuration de la psychiatrie a commencé, avec la fermeture des écoles d'infirmiers de secteur psychiatrique, l'apparition des écoles de cadres, l'introduction des techniques de manipulation dans la gestion du personnel, les réductions des effectifs soignants et des moyens, l'apparition des chambres de force et le retour de l'enfermement, l'envoi dans des UMD de psychotiques pour des broutilles sous la pression d'un personnel débordé et épuisé, et la soi-disant pénurie d'infirmiers alors qu'en fait plus de la moitié des effectifs opérationnels est éjectée et se retrouve dans la nature. Alors, les propos indignés par les livres de Michel Onfray, dans ce contexte, c'est de la littérature.
Permettez moi à mon tour de vous conseiller un peu d'oxygène dans ce monde pollué : "La Moindre des Choses" de Nicolas Philibert sur la clinique de La Borde à la Cour Cheverny.
Bon, ce n'est pas le tout, il est 19 h, je vais rejoindre Onfray sur France culture. :-)
Oury comme anti-freudien? La clinique de la Borde comme enjeu de l'antifreudisme? Gag!!
@Miss Marple
Je suis sincèrement étonné, chère Miss Marple, que votre connaissance du sujet et votre sens des nuances ne vous éloignent pas des provocations inutiles et j'insiste : dangereuses, d'un MO.
Mais en tout cas je vous remercie de cette réponse intelligente et argumentée ! Oui, je connais bien le film de Nicolas Philibert que nous avons d'ailleurs projeté lors d'un cycle intitulé "L'art en difficulté" organisé par mon association Cassandre/Horschamp (www.horschamp.org) il y a quelques années au Couvent des Récollets à Paris et où Jean Oury était d'ailleurs présent.
Oui, le passage de la pensée à l'action est très difficle, oui, tout cela vient de loin, vous avez parfaitement raison. Cependant, en ce qui me concerne, je veux insister sur le fait que la confusion favorisée par ces gens "décomplexés" qui se permettent, dans une période particulière de l'histoire, d'investir des champs qu'ils maîtrisent très mal, fait beaucoup de dégats aujourd'hui, et notamment chez des personnes qui n'ont une connaissance que superficielle de ces sujets.
Comme dans d'autres domaines, cette attitude "égoïste" légitime des prises de position hâtives, peu étayées et qui - concrètement - (c'est surtout sur cela que veux insister) favorisent la dérive réifiante et déshumanisante que vous-même dénoncez…
C'est dans ce sens-là que je dis que MO est extrêmement dangereux : beaucoup de gens qui font confiance à ce vulgarisateur (de talent) et ne connaissent pas bien le sujet (et ont très souvent une angoisse confuse de ce que représente la psychanalyse), se servent de ses affirmations supposément fondées, pour redonner du poil de la bête à leurs "certitudes" ignorantes. Et ainsi se débarrasser du problème.
Par ailleurs, chère Miss Marple, comme pour d'autres disciplines, la psychanalyse est un long processus historique dont les travaux de Sigmund Freud sont, comme vous le savez, une des sources essentielles. Cela n'a donc pas beaucoup de sens, je crois, d'opposer le fondateur et ses successeurs dont les travaux n'auraient pu exister sans cette source.
Les évolutions contemporaines de la pensée psychanalytique ne sont pas une négation de leur source : elles en sont, même lorsqu'il s'y trouve (comme dans toutes les disciplines) certaines remises en question - parfois importantes - un développement.
Que vôtre propos étayé sans pathos rétrograde et revenchard fait du bien !Quand le bon sens trouve sa parole on reprend confiance en soi,on n'est pas aussi cultivé ou spécialiste mais vôtre rhétorique nous sert de messager et du fond de nôtre inculture,on avait discerné sinon l'à propos ,au moins la boursouflure de certaines postures intellectuelles.
Que vôtre propos étayé sans pathos rétrograde et revenchard fait du bien !Quand le bon sens trouve sa parole on reprend confiance en soi,on n'est pas aussi cultivé ou spécialiste mais vôtre rhétorique nous sert de messager et du fond de nôtre inculture,on avait discerné sinon l'à propos ,au moins la boursouflure de certaines postures intellectuelles.
Incroyable que cette rubrique soit parmi les plus recommandées et aient déjà recueilli 222 commentaires ! Décidément, Onfray a atteint la gloire, non seulement à France Culture et dans toutes les librairies mais sur Médiapart. Comme le dit la pétition, il existe d'autres philosophes capables de parler de la psychanalyse. Entre parenthèses, la pétition n'émane pas que de psychanalystes, ils sont même relativement peu nombreux dans la liste ; en second lieu, les pétitionnaires ne s'autorisent pas de "la liberté de penser pour interdire" mais de l'omniprésence d'Onfray qui en fait sur cette chaine publique, l'égal d'un professeur au Collège de France. Ce n'est pas Staline qui revient, c'est la médiocrité philosophique qui arrive.
Décidément, Corcuff ne comprend rien ! C'est Onfray le stal, si stal il y a. Onfray et les auteurs du Livre noir de la psychanalyse. Onfray mérite une grosse tarte dans les dents et basta. Pas une soupe à la grimace trotsko-molle.
@ pascal b:
Qui parle d'anti-freudisme ? Certainement pas moi. Vous déformez mon propos. Ne pouvez-vous raisonner autrement d'en termes d'opposition dualiste "pro"/"anti" ?
Je n'agrée pas à tout ce que dit Onfray, cela ne fait pas de moi un anti-Onfray pour autant. Et ce n'est pas parce que j'apprécie ses conférences que je suis "pro-Onfray" non plus.
Si je ne devais m'intéresser qu'aux gens avec lesquels je suis d'accord sur tout et éliminer les autres de mes centres d'intérêts, ne pensez vous pas que ce serait un peu réducteur ?
@ nicrom:
1. Qu'entendez-vous par "dérive réifiante et déshumanisante" ? Si vous parlez de la déstructuration de la psychiatrie par le management d'entreprise actuel, qui n'est pas limité à la psychiatrie ni à la santé mais touche l'ensemble des services publics, croyez-vous sérieusement que les gens qui l'ont mise en place progressivement depuis le début des années quatre-vingt soient allés chercher leurs sources chez Onfray ? Et si vraiment vous ne cautionnez pas cette dérive, remettre en question directement les auteurs des modélisations de ce management ne serait-il pas plus cohérent ? Si vous pouvez me démontrer qu'Onfray a joué un rôle dans l'élaboration et l'enseignement de la PNL ou de l'énneagramme, j'y verrai effectivement un lien avec le management de la psychiatrie, mais je n'ai rien vu de tel jusqu'ici, aussi toute relation de cause à effet entre le discours d'Onfray et le management d'entreprise me semble en l'état actuel des choses dépourvue de fondement.
2. Onfray, dangereux ? Pour qui exactement ? Pour les "ignorants" ? Y aurait-il d'un côté des "sachants" qui détiendraient la connaissance absolue, dont la supériorité de la pensée serait incontestable, qui auraient le monopole de la réflexion et du jugement, et de l'autre des "ignorants" privés de discernement, incapables de penser par eux-mêmes, des sous-humains en quelque sorte, qu'il conviendrait de protéger de toute influence qui n'entrerait pas dans les critères de valeurs des premiers ? Justifier l'interdiction d'Onfray sur un tel raisonnement reviendrait à placer la plupart des citoyens de ce pays sous tutelle intellectuelle, ce qui me paraitrait, pour le coup, tout à fait dangereux pour la liberté de pensée dans ce pays.
Pour statuer sur la dangerosité de quelqu'un, et qui plus est, arguer de cette dangerosité pour le réduire au silence, il importe d'étayer cette dangerosité par des faits, de la démontrer. Il ne suffit pas de taxer quelqu'un de dangereux pour qu'il le soit effectivement : les lecteurs d'Onfray s'organisent-ils en commandos anti-psy ? Font-ils des autodafés des livres de Freud ? Pas que je sache.
Nous vivons en France, dont la constitution repose sur la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, selon laquelle (Article XI) "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi." Or tant que la législation de ce pays n'a pas interdit l'oeuvre d'Onfray, et je doute que le gouvernement actuel ait des projets dans ce sens, demander son interdiction me parait inconstitutionnel et illégitime.
3. Je n'oppose pas doctrinalement Freud à Cooper, Gentis, Deligny, Oury, etc., et présenter ces derniers comme des adeptes de Freud, dépourvus d'esprit critique et d'analyse vis à vis son oeuvre et parlant d'une seule voix derrière la bannière du freudisme le doigt sur la couture du pantalon, ne correspond pas aux faits : voir à ce sujet les chapitres de "N'Être" de Roger Gentis :
"Des loups, des corbeaux et des hommes":
"Résumé du chapitre précédent oui ou non, Sergueï Petrov a-t-il vu ses parents faire l’amour lorsqu’il avait dix-huit mois, ou s’agissait-il de deux chiens blancs dans un chemin de campagne ? L ‘inspecteur Freud s’interroge, et il échafaude de troublantes hypothèses.
Voulant parler de l’Homme aux Loups, Freud ne cesse de parler de lui-même. Ce récit d’une cure analytique, il le rédige d’un seul trait pendant l’hiver 1913- 1914. Il est assailli de questions. L’une le trouble particulièrement, elle l’obsède littéralement, on la sent lancinante contre toute probabilité, il faut que Sergueï Petrov ait réellement vu ses parents faire l’amour à l’âge de un an et demi. Cette scène primordiale, l’Homme aux Loups ne s’en souvient pas, il ne la raconte à aucun moment, c’est Freud qui la reconstruit, qui l’induit de toute une constellation disparate d’indices.
Avec le recul, on ne peut s’empêcher de trouver ça un peu tiré par les cheveux, on se dit qu’il y a des moments où Freud délirait sec... Mais pour lui, y a pas de bon Dieu, elle doit avoir eu lieu, la scène chez les Petrov, et Freud livre là son désir, un désir aigu, torturant, qui ne lui laissera aucune trêve tant qu’il ne l’aura pas assouvi d’une façon ou d’une autre.
Il faut qu’il sache, il ne sera satisfait que lorsqu’il aura restitué la scène dans ses moindres détails, qu’il pourra la décrire à son tour, comme s’il avait été là...
Quatre ans plus tard, lorsqu’il peut enfin publier son récit, il y ajoute quelques notes, calmes, apaisées, définitives. L’inquiétude est retombée, la torture du désir s’est résorbée : Freud a enfin débandé, il a réussi à théoriser la chose. C’était sans doute heureux pour son confort, par ailleurs c’est plutôt dommage. En gardant la question ouverte, en laissant l’angoisse lui fouiller le coeur, Freud serait peut-être allé plus loin. Le couvercle de la théorie est retombé, il faudra que d’autres le soulèvent pour voir de plus près ce qui continue à mijoter là-dessous..."
Onfray a soulevé ce couvercle et est allé y voir. Vous avez tout à fait le droit de ne pas partager son point de vue, mais pas celui de l'interdire, ni d'empêcher les autres d'aller y voir à leur tour et de se faire une opinion par eux-mêmes en fonction de ce qu'il dit et écrit réellement et non d'un verbe imposé.
Pour une critique et un au-delà de Freud, je préfère Lacan au delà de vos références. Oury aussi, aux dernières nouvelles.
Quant à Onfray, nul ne saurait vous contredire en votre admiration de sa pensée antifreudienne (c'est ce qu'il dit et répète: antifreudien). C'est votre liberté. Liberté partagée avec celle de ces anticonformistes qui font profession d'éditorialistes au Point, au Nouvel Obs et autres repères d'esprits libres. Un pseudo-anticonformisme si commun.
Agatha ne vous renierait pas,quand une enquête devient une irréfutable démonstration du factuel,le jury,à part celui sous influence,ne devrait plus être long à délibérer.Que ceux qui étaient à l'enterrement de Dieu aient désiré ériger Freud en "esprit saint et sain"et continuent à l'invoquer au sein de leur église,aucun athé éclairé comme MO ne les traquera dans leurs lieux de culte.Le retour du religieux visible aujourd'hui dont les causes et les conséquence sont toujours funestes pour la progression intellectuelle,englobe aussi la vénération du "petit père de la psychanalyse".Et quand Freud mourra à son tour ,trop usé,le bon peuple pétrira ses nouvelles certitudes avec d'autres gourous dans le pétrain encore chaud de ce dernier,qui sait si MO lui même ne sera...?
Malgré l’article XI de la Déclaration des Droits de l'Homme etdu Citoyen de 1789, on ne peut pas laisser passer ces erreurs, bien que chacun ait le droitde croire vrai ce qui est faux etde le faire croire à d‘autres :
1, L’Hommeaux loups ne s’appelait pas Serguéi Petrov,mais Serguéi Pankéieff. Il était un jeune aristocrate russe psychologiquementmalade depuis son enfance et devenu totalement asocial à l’adolescence. Freud l’a soigné quandil avait 21 ans, pendant 4 ans, période exceptionnellement longue pour Freud.Après sa cure, S.Pankéieff estrentré en Russie et a repris la vie pour laquelle il avait été élevé.Dépossédé de ses biens par la révolution bolchévique, il est retourné à Vienne où il s’est marié et y gagnaitsa vie comme illustrateur de livres pour enfants ; puis il a sombré dansun état délirant concernant son « sauveur », qui l’a envoyé consulterun autre psychanalyste. C’est ce que Freud rapporte en note à la fin de soncompte-rendu. Plus tard, Serguéi Pankéieff a lui-même écrit son autobiographie. Il est mort dans les années 1970 aux Etats Unis.
2, Maissurtout : la construction de « l’inspecteur Freud » autour durêve des loups est exactement le contraire de ce que prétend l’inspecteuramateur Miss Marple (« Il faut que Sergueï Petrov ait réellement vu sesparents faire l’amour à l’âge de un an et demi »).Voilà ce que Freudécrit à propos du souvenir du rêve chez son patient, plus d’autressouvenirs de rêves de loups, ceux des nombreux contes de loups entendus pendantson enfance, plus celui del’accouplement des chiens :
«Un enfant del’âge tendre de 18 mois est-il capable de recueillir des perceptions relativesà un processus aussi compliqué (un acte sexuel), et de les conserver sifidèlement dans son inconscient ? (….) Ces souvenirs n’ont pas besoin d’être vrais ; ils peuventl’être mais ils sont souvent déformés, parsemés d’éléments imaginaires, tout àfait à la façon de ce que nous appelons les souvenirs-écrans. (…) Rêverconstitue un re-souvenir, bien que celui-ci doive se plier aux conditions quirègnent la nuit et à celles de la formation du rêve. C’est ce retour obstinédans les rêves qui explique, d’après moi, que chez le patient lui-mêmes’établisse peu à peu une conviction profonde de la réalité de ces scènes primitives,conviction qui n’est en rien inférieure à une conviction basée sur un souvenirde réalité. »
Pour le dire enun mot, le rêve récurrent et à plusieurs versions de l’Homme aux loups traduit un fantasme rétrospectif et non un souvenirde la réalité. Tout au contraire de ce qu’affirme Miss Marple sans jamais citer Freud une seule fois,ce dernier montre que la « scène primitive » (expression sûrement pastrès heureuse) ne s’est pas nécessairement produite mais qu’elle est l’objet d’une reconstruction dans le rêve.Feud ajoute que ce « caractère obstiné de retour » de certains rêvess’observe spécialement dans les cas de névrose obsessionnelle, pathologie pourlaquelle Freud soignait S.Pankéieff
La présentationdu cas de l’Homme aux loups a ensuiteété beaucoup discutée par d’autres psychanalystes ; la plupart tombentd’accord sur l’hypothèse d’une pathologie beaucoup plus grave qu’une névroseobsessionnelle et voient plutôtdans la symptomatologie décrite par Freud un état borderline.
3, Quant à la« question qui trouble particulièrement Freud », et qui n’a riend’une obsession car il est normal qu’un médecin (Freud se voulait avant toutmédecin) se pose des questions surses hypothèses) : elle concerne l’idée qu’un enfant de 18 mois pourraitpercevoir la complexité d’un acte sexuel et en garder le souvenir. Laconclusion est que, à l’âge de 5 ans, époque où Serguéi Pankeieff aeffectivement commencé à présenter des troubles obsessionnels graves (à fortcontenu religieux), il a inconsciemment reconstruit une scène à laquelleil aurait assisté. Pour Freud, l’inconscient est une machine à fabriquer desfantasmes, affectés de la« conviction profonde qui n’est en rien inférieure à une conviction baséesur un souvenir de réalité. »
4, Si Freud « a mis une idée dans la tête » de son patient, c’est que lesouvenir de l’acte sexuel violent deses parents qu’il était convaincu d’avoir vu à 18 mois, était une constructionfantasmatique élaborée par lui-mêmeau cours d’un rêve d’une extrême violence accompagné d’un grande terreur. Carpour Freud, « la voie royale de l’exploration des processus psychiquesinconscients est le rêve. ».
Pardon pour les mots collés, en espérant qu'ils permettront quand même la lecture.
Un élément qui aurait pu être évoqué au sujet de Wittgenstein est ce que Bouveresse a nommé le "mythe de l'intériorité". Je ne ferai pas une analyse "correcte" de cette position de Wittgenstein car pour ce faire, il faudrait un peu de temps et ce qui manque le plus en vacances...Mais je peux donner quelques éléments succints.
Paradoxalement, en traitant du langage quotidien, Wittgenstein donne à sa pensée un tour qui exclu l'intériorité de la pensée, dont on ne peut rien dire, au profit de l'usage commun et sociaux du laguage, "les jeux de langage", qui sont autant de marques de pensées en actes. Pour faire encore plus vite, seuls les mots et les gestes existent ; l'inconscient devient une hypothèse superflue et la consience privée, comme le sentiement de douleur, n'est pensable qu'à partir des jeux de langage "public". Un autre Wittgensteinnien, Vincent Descombes, préférera placer l'esprit, les pensées, "au déhors" des individus plutôt qu'"au dedans".
Pour comprendre cette idée, il suffit de penser à la "communauté scientifique" qui partage les recherches et s'appuie sur les travaux antérieur pour produire de nouvelles avancées impossiblessans tous ces travaux. On pourrait encore penser à la chose suivante : pourrait-on apprécier les couchers de soleil sans la peinture qui les a "créé" ?
Prolongement intéressant, proposant un passage chez Wittgenstein entre les "Conversations sur Freud" et l'analyse des "jeux de langage" (les textes relevant à peu près des mêmes périodes).
@ Nicole Delattre:
Il y a erreur sur l'auteur du texte : il n'est pas de moi, mais de Roger Gentis, tiré de "N'Être" : "Des loups, des corbeaux et des hommes", comme je l'ai signalé. Loin de moi l'intention de m'en attribuer la paternité. Si vous souhaitez débattre de son livre, c'est avec lui et non avec moi, qu'il convient de le faire. Je ne doute pas que vos remarques seront pour lui du plus grand intérêt. Ainsi, comme vous le constatez, Onfray n'est pas le premier à s'être posé des questions sur Freud, d'autres, dont des psy, s'en sont chargés avant lui.
. Ceci dit, si je me réfère à une source tiers, l'Encyclopédie Universalis, sur la question du nom que vous contestez, je lis :
"Un des plus célèbres patients de Sigmund Freud, Sergeï Petrov-Pankieff, est mort à Vienne, la ville même où exerça son plus grand thérapeute et d'où partit cette nouvelle science qu'est la psychanalyse ..."
Et si vous tapez dans Google "Serguéi Petrov L'Homme aux Loups", vous arrivez à un certain nombre de références correspondant à ce nom.
Il n'y a pas d'erreur sur l'auteur, j'avais bien compris que vous citiez Gentis. mais je serais étonnée qu'il ait écrit que "Freud délirait sec", donc vous allez certainement plus loin que lui, grâce à Onfray.
J'ai seulement voulu rétablir a vérité de ce que Freud a écrit à propos de l'Homme aux Loups, et quelques éléments de la biographie de Serguéï Pankéieff. (En russe, il n'y a pas de patronymes composés, le prénom est suivi de celui du père en "ovich" ou "ovna", fils ou fille de. Universalis s'est trompé, ce qui n'est pas gravissime. L'avis de décès de S.Pankéieff est paru dans Le Monde ... excusez-moi mais j'ai oublié la date exacte, et sur le lieu, je n'en jurerais pas.
J'ai aussi ajouté que le cas avait été cliniquement discuté par d'autres psychanalystes, ce qui ne consiste pas à "se poser des questions sur Freud" à la façon d'Onfray.
Si le débat est là, il est inutile de me répondre.
Votre post confirme ce que je pensais : vous ne connaissez pas le style de Gentis, et n'avez jamais lu son livre, qui date de 1977, et avec lequel ni Onfray ni moi n'avons rien à voir. Vous argumentez par esprit de contradiction sans savoir de quoi vous parlez.
Voici les scans des pages citées. Vous trouverez l'ensemble des deux chapitres consacrés à l'homme aux loups dans ce livre à
http://i32.servimg.com/u/f32/12/42/72/11/gentis10.jpg http://i32.servimg.com/u/f32/12/42/72/11/gentis11.jpg
http://i32.servimg.com/u/f32/12/42/72/11/gentis12.jpg http://i32.servimg.com/u/f32/12/42/72/11/gentis13.jpg
http://i32.servimg.com/u/f32/12/42/72/11/gentis14.jpg http://i32.servimg.com/u/f32/12/42/72/11/gentis15.jpg
J'ai écrit que je serais étonnée que Gentis ait écrit que Freud délirait sec, il l'a écrit, et pardon d'avoir supposé que vous alliez plus loin que lui. Je vous rappelle que c'est du compte-rendu de Freud que je parlais, et votre long scan montre que Gentis ne l'avait pas lu, merci de cette preuve.
Que cherchez-vous à prouver exactement ?
Dans un post précédent vous m'attribuez faussement un texte de Gentis, en impliquant Onfray qui n'a rien à y voir, à partir de quoi vous développez à mon sujet une argumentation dépourvue de fondement.
Ensuite vous affirmez que Universalis s'est trompé et maintenant que Gentis n'aurait pas lu Freud, deux déclarations qui m'apparaissent pour le moins présomptueuses. Ni vous ni moi ne sommes en mesure de dire ce que Gentis a lu ou non, lui seul peut le dire. Si vraiment vous voulez savoir ce qu'il en est, écrivez lui chez Flammarion et vous verrez bien ce qu'il vous répondra.
Le sujet de cette discussion concerne Onfray et vous le déviez en entamant une polémique sur le nom de l'homme aux loups, qui n'a rien à voir avec Onfray.
Je pense que vous auriez intérêt, par souci de crédibilité, à étayer vos affirmations en vous appuyant sur des faits, et non des suppositions personnelles.
L'Homme aux Loups, Serguéi Constantinovitch Pankejeff, est mort le 7 mai 1979, à l'âge de 92 ans, à l'Hôpital psychiatrique de la ville de Vienne où il avait été accueilli par son psychiatre - non pour des troubles psychiatriques, il était lucide - mais afin d'être entouré pour ses derniers jours. Il passa ses derniers moments dans les bras de soeur Anni, et c'est à elle qu'il adressa ses dernières paroles : "Ne me quittez pas." (Muriel Gardiner, NRF Gallimard)
Il ne gagnait pas sa vie en illustrant des livres pour enfants mais en travaillant dans une société d'assurances viennoise. Par contre, il était peintre paysagiste lors de ses loisirs.
Pour ce qui concerne la pétition ici dénoncée, aucun stalinisme... sinon sous la plume de Ph. Corcuff qui, à un s près (humour), appelle effectivement avec t, dans son titre, Staline au secours contre ceux qui ont été assez "fous" pour écrire ceci :
Michel Onfray est le seul intellectuel français à bénéficier ainsi d'une situation qui fait de lui l'égal d'institutions aussi prestigieuses que le Collège de France, ou l'Ecole des Hautes Etudes. Or très nombreux sont les philosophes, historiens, chercheurs en sciences humaines dont les travaux font autorité en France et à l'étranger et qui pourraient trouver sur France-Culture une égale diffusion, dans le respect de la pluralité des voix.
Pour toutes ces raisons, nous demandons que dans les conditions réglementaires en vigueur, il soit mis fin à un contrat qui lie ainsi la radio publique à Michel Onfray. L'antenne sera ainsi de nouveau disponible à une diversité des véritables voix philosophiques.
La méthode consistant à appeler Staline contre les "fous" pour ensuite attribuer ses propres intentions à l'autre me semble donc plus révélatrice d'une idée de Ph. Corcuff que de celle des pétitionnaires - les idées de Ph. Corcuff ne me semblant évidemment pas réductibles au titre de ce billet.
La forme rhétorique savante de "C'est celui qui dit qui est" ?
Le procédé rhétorique en question se trouve dans le stratagème 32 de L'Art d'avoir toujours raison de Schopenhauer,1990, éditions Circé, un petit livre à lire pour s'instruire et se régaler :
"Stratagème 32. Nous pouvons nous débarrasser rapidement d'une affirmation de notre adversaire contraire aux nôtres, ou du moins la rendre suspecte, en la rangeant dans une catégorie généralement détestée, lorsqu'elle ne s'y rapporte que par similitude ou quelques autres rapport vague. Par exemple " Mais c'est du manichéisme (...) du naturalisme, de l'athéisme, du rationalisme, du spiritualisme, du mysticisme, etc.."
Du stalinisme fait bien l'affaire dans le cas présent.
Vous reprendrez bien un petit verre de ciguë ?
Il suffit de lire les commentaires ci dessus pour douter vraiment de l'apport intellectuel de la psychanalyse. Cette incapacité à comprendre la simple critique de la censure par Corcuff (ou de la comprendre, mais il faut interdire quand même Onfray - et chacun y va de ses raisons), laisse songeur sur l'état de la pensée française. Et après, on s'étonne d'avoir Sarko!
Tout est critiquable. Onfray est critiquable (ce que j'ai fait souvent et encore à ce propos), Freud est critiquable, Corcuff est critiquable (j'ai encore donné). Ce qui est en jeu, c'est le droit à la parole, et non ce qui est dit (ce qui demande une capacité d'abstraction). Internet est d'ailleurs le lieu où se manifeste ce droit, hors des monopoles académiques et de principe d'autorité incontestable qui semble le critère invoqué ici!
NB. La pétition avait même été affichée dans un blog de Médiapart, mais elle a été supprimée!!!
Tiens, je vais écouter Onfray sur France culture!
http://www.franceculture.com/emission-conferences-de-michel-onfray.html
Je n'ai pas l'impression que tous les commentaires favorables à la censure d'Onfray émanent de psychanalystes. Manifestement, certains de leurs auteurs n'y connaissent pas grand chose.
En plus de cette pétition, il y a les méthodes utilisées contre Onfray : voir Anatomie d'une passion triste : la haine http://onfray.over-blog.com/article-anatomie-d-une-passion-triste-la-haine-54603906.html , ce sont les mêmes qui sont aujourd'hui institutionnalisées dans le domaine du management et qui rappellent fortement la propagande noire des scientologues. Vu la propension de ces derniers à créer des associations écran de pseudo défense des droits de l'homme ou thérapeutiques, j'ai comme un doute. Ce que je trouve étalement curieux, c'est que les critiques de Freud ne datent pas d'aujourd'hui, dans le milieu psy elles ont toujours existé, et là, on croirait qu'Onfray est le premier à le remettre en question, et qu'il ne s'est rien passé en psy entre Freud et Onfray. L'objectif de cette pétition ne me parait pas être de faire avancer les choses dans le domaine de la psychologie ou de la psychanalyse, mais de constituer un groupes de pression idéologique en utilisant Freud et la psychanalyse comme écran pour effacer toute pensée autonome et indépendante.
Ce qui semble visé également à travers Onfray, c'est l'université populaire : un enseignement gratuit à l'heure où il devient courant de s'approprier et de détourner la recherche et les connaissances pour pouvoir les monnayer et les limiter à une élite, dans le contexte de la casse du service public et de la destruction du programme du conseil de la résistance.
Un autre objectif que j'entrevois est qu'Onfray pourrait être utilisé comme un test et la soi-disant défense de la psychanalyse comme un prétexte: si ses censeurs arrivent à le faire interdire, d'autres interdictions suivront, sous d'autres prétextes. Rien que pour cette raison il me semble urgent de défendre Onfray, indépendamment de ce qu'on peut penser.
A ce point, ce ne sont que des hypothèses basées sur une impression d'opération d'enfumage, et je peux me tromper. A voir si les faits les confirmeront ou les infirmeront par la suite.
Ceci dit, à quelque chose malheur est bon. On pourrait envisager que cette polémique puisse être utilisée positivement pour faire avancer les choses, engager une réflexion et une information honnête, et développer des pratiques nouvelles adaptées à notre temps, accessible aux exclus.
Tous ces censeurs se sont salis...etc.
Ce pourrait être les premiers phonèmes d'un exercice de reproduction du sifflement du serpent.
Oui, lescritiques de Freud ont toujours existé y compris chez les psychanalystes. Le problème avec Onfray c’est qu’il croit être le premier, précisément le deuxième après Le Livre noir de la psychanalyse, son unique source d’informations d’après ses propres déclarations dans Libération. Or le Livre noir n’est pas seulement une somme des critiques de Freud et de la psychanalyse, ce qui est parfaitement légitime et existe depuis longtemps, il est surtout l’instruction d’un procès pour fraude, dissimulations de preuves et crime contre l’humanité avec un bilan de 2 millions de morts. On peut donc comprendre que le livre ait déclenché une volée de critiques, non seulement de la part des psychanalystes et des historiens de la psychanalyse, mais entre autres dans la presse, celle de Jean Birnbaum dans le Monde des livres (9 sept 2005). Cinq ans après, Onfray répète les affirmations du Livre Noir en y ajoutant comme note personnelle la caution philosophique deNietzsche ; ce qui est évidemment son droit, comme c’est le droit de chacun d’apprécier ou de détester son Crépuscule d’une idole. Mais Michel Onfray n’est pas n’importe qui ; il est un auteur à succès auprès des médias et par conséquent du public et il est le fondateur des universités populaires ; à ce double titre, il est aussi responsable de ce qu’il écrit et dit dans ses cours et ses conférences, surtout lorsqu’elles sont systématiquement reproduites sur une chaine culturelle publique.
Pour rester dans le domaine du droit, des professionnels de la psychothérapie et de la psychiatrie (encore une fois, il y relativement peu de psychanalystes dans la liste des pétitionnaires) ont également de droit de protester contre l’omniprésence de Onfray sur une chaine culturelle publique et même de demander qu’elle cesse. Il n’y a rien dans cette pétition qui relève d’une demande de censure, ce qui serait le cas si la réclamation émanait de représentants de l’Etat comme ce fut trécemment le cas plusieurs fois sur France-Inter.
A travers Onfray, ni les universités populaires ne sont visées, ni la perspective d’un « règne des censeurs » n'est à redouter. Dans le contexte actuel où l’Etat Français se transforme effectivement en état policier et pratique sans vergogne la censure des informations, s’inquiéter du sort de l’idole des médias qu’est aujourd’hui Michel Onfray paraît bien dérisoire. Pour une victime de procès stalinien ilse porte bien, voir son article sur les langues dans Le Monde du 10 août. Il n'existe pas d'autre philosophe à part B. Henri-Lévy qui écrive aussi librement et facilement dans la presse.
Comment voulez-vous qu'on ait envie de lire jusqu'au bout votre post quand vous le bâtissez sur une affirmation totalement fausse en déclarant que Michel Onfray n'aurait rien lu d'autre que Le livre noir..., alors qu'il a souvent été amené à répondre à ses détracteurs qu'il a, entre autre, lu tout Freud (moult références dans son Crépuscule...).
Preuve encore une fois que c'est la mauvaise foi qui guide nos censeurs.
Vous feriez mieux de vous en tenir au sujet du billet : des pétitionnaires exigeant l'interdiction de parole au nom de la liberté d'expression. Sujet tout de même assez troublant pour ne pas le noyer dans n'importe quoi, y compris dans la querelle pro/anti Freud ou Onfray/Roudinesco.
Vous comprendrez donc sans peine mon éclat de rire pré-apéritif cher Bjm !!!
OK, trinquons à la morgue de tous ces ballots qui n'ont pas compris que c'est leur maladresse qui aura fait le succès du bouquin d'Onfray.
Si l'on s'en tient au dicton, on peut toutefois s'attendre à une troisième connerie après la colère de Roudinesco et cette pétition.
Inutile de ranger trop vite nos verres, donc. Tchin tchin !
Tchin et j'y vais de ce pas !!!
Je veux bien croire que vous ne lisez rien jusqu'au bout, ni mon post ni le texte de la pétition.
Interdire la parole au nom de la liberté d'expression, ça ne vous rappelle rien ? Moi ça me fait penser au démantèlement de la gendarmerie au nom de la sécurité, de la recherche et de l'enseignement au nom de l'excellence, des services publics au nom de la modernité, la "démarche qualité" pour camoufler le détournement de l'argent public par des intérêts privés, la "culture du résultat" pour dissimuler des résultats en réalité désastreux, alors que ceux qui imposent cette pseudo-culture sont les derniers à vouloir l'appliquer eux-mêmes et considèrent comme une insulte de devoir rendre le moindre compte aux gens qui les paient.
Une utilisation du discours pour justifier dans les faits tout l'inverse. Le langage est détourné, les mots sont vidés de leur sens. A ce jeu là, vous savez que quand vous entendez quelque chose, le but visé est l'inverse du but affiché, et qu'on vous sert en réalité un étron enveloppé dans du papier cadeau, à un prix exorbitant par dessus le marché.
Cherchez l'erreur : pour comprendre ce qui se passe, il faut mettre les mots de côté et considérer les faits et les conséquences, voir où va l'argent et à qui le crime profite, qui bénéficie en réalité de la situation et qui en pâtit.
Pour en revenir à cette pétition, dans la série "cherchez l'erreur" : quand on la compare avec une autre pétition, l'Appel des Appels par exemple http://www.appeldesappels.org/spip.php?article179, il est signé Roland Gori, on sait à qui on a affaire. Là, c'est le néant le plus total. Le texte est censé être "établi par un collectif de psychanalystes et d'enseignants", mais aucun des membres de ce "collectif" n'a eu le courage de le signer, il est anonyme, ce qui me parait assez scabreux. En conséquence rien ne prouve que cette pétition émane de psychanalystes et d'enseignants réels, ni même de plusieurs personnes. Qui plus est, il n'y a aucun email, aucune adresse, aucune référence permettant de joindre ces auteurs.
Je m'étonne que tant de psychanalystes et professionnels de la psychiatrie, qui doivent pourtant être habitués à y regarder à deux fois avant de croire ce qu'on leur raconte, foncent tête baissée en s'engageant personnellement et comme un seul homme, sans voir plus loin que le bout de leur nez, sur le contenu d'un texte dont il ne savent pas de qui il provient. Là c'est le pompom !
La liste des signataire se trouve ici:
http://www.ipetitions.com/petition/nonaonfraysurfranceculture/signatures
Michel Onfray est effectivement plutôt bien représenté dans les 'à ne pas manquer' de France Culture - 6 x pour Onfray seul, 4 x pour les quelques autres : visiblement, on aime Onfray sur France Culture.
Il reste heureusement quelques autres voix dont celle de Philippe Sollers, ô combien plus intéressante, que Luce Caggini transmet ici :
http://www.mediapart.fr/club/blog/luce-caggini/150810/magie-de-philippe-sollers-dans-la-vallee-du-po
Vos statistiques ne concernent qu'une courte période de vacances sur France Culture. Ne laissez pas supposer que c'est comme cela toute l'année, sinon vous êtes dans la désinformation, ce dont on est passablement saturé.
Ne me faites pas trop d'honneur, bjm, je n'appellerais pas statistique cette maigre petite comparaison que j'ai faite concernant la publicité actuelle 'à ne pas manquer' sur le site de France Culture.
Quant à supposer que cela pourrait être comme cela toute l'année... Gasp !
Ajout
Quand on clique sur le lien qui mène vers le blog de Luce Caggini, on obtient la réponse 'la page demandée n'a pu être trouvée'.
Cliquer ici ira peut-être mieux ?
Magie de Philippe Sollers dans la vallée du Po
Monsieur Corcuff,
Spécialiste de Staline.
— Au secours, Corcuff est toujours là !
— Où ça ?
— Ben là !
— Ah !
Corcuff ne sait pas que Jakobson cite Staline dans ses essais sur la poésie alors qu'aucun linguiste éminent ne cite Onfray ou Corcuff. A l'Onfray-corcuffisme, franchement, je préfère les intellectuels staliniens. Voilà, c'est dit.
Ne déplaçons quand même pas trop le problème d’origine qui s’est déjà beaucoup déplacé ; certains aiment Onfray et d’auttes non, toutes les raisons ont été données. Il est certain qu’aucun linguiste même pas éminent ne soutiendrait l’imbécile article de Onfray sur les langues dans Le Monde du 10 août, et d’ailleurs aucun n’a même pris la peine de lui répondre. Il n’y aura pas d’affaire Onfray et la linguistique après la psychanalyse. Quant à P. Corcuff, ne serait-il pas temps qu’il ferme cette rubrique aux commentaires pour dénoncer, par exemple, les méthodes fascistes du gouvernementen matière de sécurité, et staliennes en matière d’information sur ses affaires financières ? En espérant qu’il ne trouve pas cette proposition stalinienne.
Il semble effectivement que ce fil tend à s'épuiser et qu'il apparaît de moins en moins lisible pour les nouveaux arrivants. Je vais donc le fermer.
Il est significatif, pour le propos du billet, que cela se termine presque par une ode d'un enfant de choeur des messes maoïstes de BaDieu aux "intellectuels staliniens"...