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De l’arrogance médiatique : Pulvar face à l'ouvrier Poutou chez Ruquier

"On n'est pas couché" 25-02-2012Ce samedi 25 février, sur le plateau télévisé de « On n’est pas couché », Audrey Pulvar et Natacha Polony n’ont pas réussi à contenir les éclats acides de leur rancœur face à l’ouvrier Philippe Poutou, candidat du NPA à la Présidentielle…


 

« Petit scarabée » ouvrier contre Goliaths médiatiques

Ce fut un spectacle étonnant d’arroseuses arrosées, n’acceptant pas d’avoir été critiquées par Philippe Poutou à propos de son premier passage dans l’émission le 29 octobre dernier, dans un livre à paraître le 7 mars, Un ouvrier, c’est là pour fermer sa gueule ! (éditions Textuel, collection « Petite Encyclopédie Critique »). Voilà bien un inacceptable crime de lèse-majestés médiatiques ! Comme si elles avaient le monopole de la critique et de l’ironie.

Leurs bonnes consciences ont ainsi volé en éclats sous les coups de boutoir de leurs propres pulsions vexatives. Leurs gestuelles respectives ont fonctionné comme un rappel à l’ordre hiérarchique que leurs mots pourtant récusaient. Trahies par leurs corps, leurs mimiques et les intonations de leurs voix, elles ont offert à des millions de téléspectateurs une preuve vivante du mépris social qui est justement pointé par Philippe Poutou dans son livre.

Ce dernier qui, la première fois, avait adopté une attitude zen, à la manière du personnage joué par David Carradine dans la série télévisée des années 1970 Kung Fu, nous a rappelé opportunément, lors de cette seconde émission, que « petit scarabée » était aussi un praticien des arts martiaux. Et, sans agressivité, il a retourné habilement les coups et rendu visible l’aigreur de ses contradictrices. Par exemple dans cet échange :

« - Audrey Pulvar [alors que le public applaudit Philippe Poutou] : C’est facile, ça coûte pas cher, je vous assure, de de faire de faire une salle…

- Philippe Poutou : Non mais ça coûte pas cher…vous êtes payée combien pour dire des trucs comme ça ? Parce que le mépris continue là aujourd’hui ! »

Un « casse-toi pauv’ con » en loucedé 

Je suis souvent un aficionado de l’intelligence sensible d’Audrey Pulvar sur France Inter, en particulier dans ses chroniques littéraires. Cependant, dans cette situation, elle a pris la morgue aux dents et s’est révélée la plus terrifiante des deux. Vraisemblablement parce que cela a fait remonter en elle trop de turbulences sociales et politiques qu’elle n’a pu canaliser autrement que par une irruption d’arrogance.

D’abord, en émettant implicitement des doutes sur l’auteur du livre « signé » Philippe Poutou, par un sous-entendu grossier :

« C’est quand même vous qui signez ce livre, donc vous êtes engagé par les propos qui sont tenus dedans, que je trouve sincèrement malhonnêtes. »

Ah  bon, ça sait lire et écrire un ouvrier ? Et en plus d’être probablement un « signeur » davantage qu’un auteur, il est (doublement) « malhonnête » !

Caricaturant les propos de Philippe Poutou et jouant les donneuses de leçons, Audrey Pulvar n’a pas hésité, non plus, à recourir au « bon mot qui tue », susceptible d’écraser symboliquement celui d’en bas :

« Vous dites que vous êtes un candidat invisible, mais j’ai plutôt l’impression que vous êtes un candidat transparent et pas invisible »

Une sorte de « casse-toi pauv’ con » en loucedé !

Et puis tout au long de l’entretien : les mimiques hautaines et les airs pincés… « Le monde social est dans le corps », rappelle Pierre Bourdieu dans ses Médiations pascaliennes (éditions du Seuil, 1997, p.180).

 « J’ai beaucoup d’amis paysans »

La mode est pourtant à l’« ouvrier » et au « populaire », à la télé comme dans l’arène électorale présidentielle, chacun exhibant sur le plateau ses origines modestes. Natacha Polony, en manquant visiblement, a été jusqu’à avancer sans rire : « J’ai beaucoup d’amis paysans » !

Les deux journalistes, souvent condescendantes à l’égard de l’ouvrier Philippe Poutou, ont tenu à manifester à plusieurs reprises leur « compréhension » de la condition ouvrière en général. Les dames patronnesses, tout en n’hésitant pas à sermonner le garnement turbulent, gardent un fond « social ». Ouf ! « On est tout à fait d’accord » a ainsi lancé Audrey Pulvar. « Nous ne sommes pas en train de vous dire qu’il ne faut rien faire », a renchéri Natacha Polony. Bref, on a raison de s’indigner contre le capitalisme, mais on ne peut pas vraiment remettre en cause sa logique. La mode de l’indignation peut ainsi cohabiter avec le fatalisme. Le beurre et l’argent du beurre : l’esprit « critique » et le conservatisme ensemble !

 

 

Une prolétaire qui se fait petite pour devenir bourgeoise ?

Coincée entre proximité revendiquée avec une histoire populaire (dont il n’y a pas de raison de douter de l’authenticité) et ascension sociale, Audrey Pulvar aurait pu faire autre chose de sa vexation initiale, en assumant les tensions et les torsions de son expérience biographique. « Au risque de l’émotion, de la blessure, de la souffrance », écrit encore Bourdieu (ibid., p.168). Cela caractérise d’ailleurs l’originalité de ses chroniques littéraires sur France Inter, dans un sens acéré des complications et des ambivalences de nos existences. C’est ce qu’a un peu fait Laurent Ruquier lors de l’émission, en reconnaissant avec sincérité les ambiguïtés du fils d’ouvrier devenu riche et célèbre. Par contre, dans ce cas, elle a été le jouet du conformisme.

« Le petit-bourgeois est un prolétaire qui se fait petit pour devenir bourgeois », note Bourdieu dans La distinction (éditions de Minuit, 1979, p.390).

La sociologie identifie des tendances générales par rapport auxquelles les itinéraires singuliers bâtissent plus ou moins des écarts. Samedi, les stéréotypes sociaux ont pris nettement le dessus, en réduisant les écarts. Une culpabilité petite-bourgeoise, alimentée par la nostalgie du populaire, s’est alors massivement exprimée sous la forme du ressentiment vis-à-vis du prolétaire.

« On s’en fout de Trotsky ! »

L’esquisse de lecture critique d’une émission télévisée que je viens de proposer se veut à la fois polémique et nuancée. Polémique, afin de souligner certains traits sociologiques qui n’apparaissent pas spontanément comme les plus visibles. Nuancée, car, à l’écart d’une diabolisation manichéenne des « médias » et des « journalistes » en général, qui plaît tant dans les gauches critiques, elle pointe aussi des tensions travaillant les personnes et des marges de jeu laissées ouvertes dans les dispositifs dominants (voir dans un sens convergent le texte de Laurent Mauduit sur Mediapart : « Le procès bâclé des nouveaux chiens de garde », 30 janvier 2012).

Au bout du compte, ce « On n’est pas couché » m’a donc réjoui du côté de Philippe Poutou et déprimé du côté d’Audrey Pulvar. Que le candidat du NPA poursuive dans la veine d’une parole libre et espiègle (« On s’en fout de Trotsky pour l’instant. On n’est pas un parti trotskyste », a-t-il, par exemple, lancé à un moment) ! Mais espérons qu’Audrey Pulvar ne se transformera pas de manière durable en Robocop des plateaux télévisés. Ça serait bien si nous pouvions prochainement retrouver son intelligence sensible.

Philippe continue !

Audrey reviens !

Tous les commentaires

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Merci à vous d'éveiller les consciences et de lancer les alertes !

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jpylg

Je partage votre analyse

Je vais acheter le livre de Poutou . 

 

Analyse partagée. Mr Poutou gagne à être connu. Je découvre cette personne, sa patience, mais aussi sa capacité à revenir au concret. Même positionnement alerte hier soir dans l'émission Mots croisés en face de NKM, porte parole de Sarkozy.

Pour revenir à Audrey Pulvar, cette journaliste gagnerait à éviter de toujours tout vouloir savoir sur tout. Son côté donneuse de leçon, sans en avoir l'air, est contreproductif.

Espérons que Mr Poutou et Mme Pulvar nous lisent, pour que "revienne à César" ce que de droit..

 

Qu'il est émouvant de voir les médias et les politiques professionnels découvrir les ouvriers.

En attendant le seul ouvrier en course pour l'élection, n'a toujours pas les 500 signatures...

Cherchez l'erreur (comme dirait Poutou, il y a du foutage de gueule dans l'air) !

 

Les parvenu(e)s sont toujours les plus redoutables. Incertain

pulvar est "parvenue" à remplacer zemmour ...

L.

Je me demande si la bande à Ruquier fait un débriefing après les émissions. En ce cas ils auraient besoin d'un bon sociologue (en admettant qu'ils recherchent bien la sincérité et l'impartialité). En effet, paradoxalement, cette émission de divertissement reste une des meilleures émissions politiques qui soient : la seule où on permet vraiment à l'invité de s'exprimer (sauf quand il s'agit d'un petit moins que rien, comme ce soir-là).

Maintenant, je suis totalement opposé à la présence de politiques dans les émissions de variété dans la mesure où cela leur permet de se présenter sur un jour personnel sans aucun rapport avec leur engagement politique. On peut rendre n'importe quel fasciste sympathique en l'invitant avec son pitt-bull à 30 millions d'amis.

Drucker est le fossoyeur de la démocratie !  Sa part d'audience est faite des électeurs les plus fragiles qui se font rouler dans la farine par ses invités poli...tiques (que des gendres idéaux). Criant 

Stalinien ça n'est pas si mal si on y réfléchit, d'ailleurs lorsque le PC était stalinien on osait pas insulter ses représentants de la même façon. Les tuer parfois c'est la règle du jeux mais les deux harpies bobo n'auraient probablement pas joué la même partition devant un Vichinsky.

"Pourquoi y avait-il nécessité pour le NPA de proposer un "candidat"" alors que Mélanchon pouvait haut la main, remplir cet office ? »

C'est une vraie question. Et quelque chose me dit qu'on trouvera a contrario la réponse à cette question dans le % attendu du candidat Poutou mais surtout dans le fait que cette réponse n'aura pas grand-chose à voir avec la politique et le monde des idées mais bien plutôt avec la cuisine interne des partis et de leurs appareils (finance, carrière et pouvoir... de petits chefs par la force des choses : celle de son score électoral - petit score/petit chef) tout en sachant que l'option suivante, option qui doit sans doute en tenter plus d'un à l'extrême gauche "Si on ne peut pas changer de candidat, on peut toujours changer d'électorat ou bien s'en passer  tout simplement" n'en est pas une.

 

Le FdG n'est pas pour l'expropriation des banque. Tout juste évoque t'il un "contrôle"... Comment ? Ben heu...

Le FdG propose d'interdire les licenciements boursiers : Kézako ? Et si pas boursier du sac, t'avais qu' a être licencié en bourse.

Le FdG ne veut pas le retour au 37, 5 annuités pour la retraite, ou alors il ne le dit pas. On voit aussi comment le FdG a torpillé la défense des retraites avec son référendum.

Le FdG ne veut pas la répudiation de la dette. Tout au plus une restructuration. Là encore comment ? Mystère et boule de gomme

Je m'arrête là. Mais il est évident que ce programme est un programme d'accompagnement du capitalisme. UN mini programme commun de 81 (qui était quand même plus ambitieux) recyclé trente ans après par un miterandolâtre.

Alors oui la candidature de Philippe Poutou est légitime, elle est même la seule (avec LO) à vouloir le dépassement du capitalisme.

"Mise sous controle social des banques..."

Pourquoi voudriez vous absolument les exproprier (donc payer des sommes considérables aux actionnaires) alors que les "contrôler" est aussi efficace, dans un premier temps, sans débourser un centime?

En bref, j'aime beaucoup Poutou, mais il va faire 1% au mieux. Et votre intervention en est une explication plus que claire.

payer des sommes considérables aux actionnaires

Pourquoi payer des "sommes considérables" aux actionnaires dans le cas d'un "mis sous controle social des  banques" ?

Faut relire et comprendre avant de répondre.

En quoi le fait de les exproprier implique l'idée de les indemniser grassement ? Voir même de les indemniser tout court ?

Parce que sinon cela s'appelle une expropriation sans indemnités. Cela consiste à déclarer la guerre au monde entier ou presque. Avec toutes les conséquences induites, TOUTES. Et je suis vraiment certain que seule, une très petite partie de la population y est prête. Ou même y a seulement vaguement pensé. Je sais, avec ce qu'on leur a donné, etc...on serait en droit de penser que les banques nous appartiennent. Même si l'argument est juste, avec le tour de passe-passe de l'argent soit disant prêté et remboursé depuis, il sera trop facile à déformer et à combattre. Qu'on s'en félicite ou qu'on s'en désole, la politique reste l'art du possible.

Cordialement

/// Cela consiste à déclarer la guerre au monde entier ou presque.

Ou dit autrement : pratiquer l'anticapitalisme conséquent. Qui n'est pas un "diner de gala". Evidemment, si on ne se contente pas du sempiternel sparadrap sur une jambe de bois, si on se risque au dela de l'habituel replatrage de jambe cassée, on mord sur du dur (et la bête a de la risposte)

Entièrement d'accord avec votre analyse. Et je suis certain qu'il y a à peu près 2% de la population à vouloir pratiquer "l'anticapitalisme conséquent"...avec présentes à l'esprit toute les conséquences, je dis bien toutes. Et comme je ne peux pas imaginer que vous vouliez (en supposant que vous le puissiez) imposer une dictature à 98%, les autres, on se mort la queue...Et pendant ce temps là, les actionnaires cités plus haut se foutent bien de notre gueule.

Eux par contre n'ont aucun mal a imposer la dictature de leur classe et de leur intérêt : il n'y a qu'a voir comment ça se passe du coté de la Grèce Or la Grèce désigne le sort qui nous est réservé, la sauce à laquelle nous serons mangés  !

'il y a à peu près 2% de la population à vouloir pratiquer "l'anticapitalisme conséquent"...avec présentes à l'esprit toute les conséquences, je dis bien toutes.

Ce pourcentage est susceptible de variations saisonnières en fonction des "conséquences" pour nous du capitalisme maintenu. Qui lui aussi a un cout assez conséquent. Il est assez parlant de voir qu'en Grèce, l’extrême gauche dans son ensemble est passé de quelques pour cents a 30%; et que le parti social démocrate se soit effondré d'autant.

Nous n'en avons pas encore fini avec la crise du capitalisme. Loin de là ! Que la période spéciale dite des "trente glorieuses" n'abuse personne : le mode de fonctionnement "normal" du capitalisme inclus le sang et les larmes. Vous nous diriez assez cyniquement que tant que ça ne vous concerne pas vous directement.... Mais j'ai envie de vous demander : jusqu’à quand ?

La candidature de Philippe Poutou, en dehors du fait qu'elle divise par deux ce qui reste du NPA, est certes légitime, mais sans intérêt. La petite majorité qui en a décidé, aussi bien que la petite minorité qui lui aurait préféré une des deux porte-parole, dont Myriam Martin déjà présente pour les européennes, auraient mieux fait de s'unir pour refuser ensemble de participer à cette mascarade destinée à prolonger le bipartisme.

La raison invoquée, "nous faire entendre pendant la campagne", est notoirement insuffisante. Le NPA, comme l'a fait le POI avec le retrait de candidature de Schivardi, aurait gagné à quitter le bal et à faire une campagne en creux anti-système pour dénoncer cette parodie de démocratie. Laisser le FDG courir après un score à deux chiffres en lui apportant son soutien et négocier cet effacement contre un renvoi d'ascenseur aux législatives. Seul moyen de concrétiser un jour un groupe parlementaire synonyme d'union des gauches radicales en n'étant plus à la botte du PS s'il gagnait l'Elysée, mais en consolidant l'opposition si Sarko repassait. Des militants d'EELVse rapprochent en nombre de JLM. En bons écolos, ils doivent sentir que le vent tourne.

/// Laisser le FDG courir après un score à deux chiffres

Ca va servir a quoi exactement ? Cette figure est elle aussi "notoirement insuffisante"....

//// un groupe parlementaire synonyme d'union des gauches radicales en n'étant plus à la botte du PS

Cela n'est pas ce qui a été décidé par le Front de gauche ! Mais de faire un "groupe parlementaire" aprés un accord avec le ps. Ps ou npa, il faut choisir : le front de gauche a choisi, et depuis longtemps... On peut le déplorer ou s'en réjouir, force est de le constater. Aprés, on peut toujours parler de "consiter une opposition de gauche", cela sera toujours "l;'opposition du prince" (en version marocaine du truc)

Cher Georges, tu surestimes l'impact qu'aurait eue une campagne antisystème hors participation électorale : ton exemple du POI en est l'exemple le plus flagrant. Ils sont antisystème et hors circuit électoral et ils sont inaudibles. Tu sous-estimes l'impact que peut avoir une campagne autonome du NPA. Je dis bien  : peut avoir. Rien n'est sûr mais c'est en marchant qu'on apprend à marcher et, si on tombe, on peut réfléchir à ce qui n'a pas ...marché ! Ton diagnostic sur le manque d'intérêt de la campagne Poutou est prématuré et peut-être contredit par l'amorce d'une meilleure réceptivité de ses apparitions médiatiques.

Le NPA a incontestablement à faire face à un affaiblissement qui est largement imputable au contexte général de difficile mobilisation des salariés après l'échec du mouvement des retraites. Le déplacement des espoirs d'en finir avec Sarko se fait quasi mécaniquement vers les partis électoralistes à notre détriment. Nous aurions dû pouvoir mieux faire face à ce reflux-déplacement mais visiblement nous n'étions pas préparés, moins de 2 ans après la fondation de notre parti, à nous recadrer sur le terrain électoral. Le PC et le PG avec leurs histoires propres dans le système avaient plusieurs longueurs d'avance sur nous et ont su parfaitement jouer contre nous en se mettant dans la roue des directions syndicales affaiblissant la mobilisation et en rejetant nos exigences de clarification vis-à-vis du PS.

Si l'on veut bien cesser de rester scotchés sur les données superficielles de la situation et si nous intégrons que l'histoire d'un parti à la prétention aussi ébouriffante que celle d'oeuvrer contre le capital ne peut que connaître des tâtonnements et des reflux sans que cela invalide son positionnement, si l'on intègre cela,on doit assumer que l'isolement est un moment difficile mais incontournable à passer. Et qu'il ne s'agit surtout pas de soutenir une coalition aux pieds d'argile comme le Front de Gauche qui joue l'esbrouffe d'un rassemblement unitaire... à géométrie interne variable. La situation peut bifurquer rapidement  et toute combinaison du type de ce que tu proposes sur présidentielle-législatives avec le FdG peut s'avérer particulièrement pénalisante politiquement parlant : se glisser dans la dynamique bancale d'un FdG qui met deux fers au feu (dépendance envers le PS/critique du PS) c'est peut-être "euphoriser" dans l'immédiat, c'est peut-être aussi différer des difficultés et bien des désenchantements ! Il ne s'agit pas de théoriser je ne sais quel imbécile "isolationnisme" (quel mot tarte à la crème !) mais il faut éviter l'écueil symétrique, celui de l'unitarisme style GU, CetA ou Fase-tendance Autain, voire, tendanciellement, GA qui aligne/alignerait sur un Mélenchon autocentré, donnant un coup à droite (Chevènement, Rafale, Dassault) et un coup à gauche (antilepénisme, critique de Hollande, etc.), sans aucun autre contrôle que celui de son appareil de campagne.

Ton schéma débouchant sur une union des gauches radicales indépendantes du PS n'a aucune crédibilité quand on regarde l'existant : les mutiples liens politiques et institutionnels qui unissent (!) les appareils du PCF et du PG au PS : liens qui expliquent pour l'essentiel leur refus de suivre le NPA sur une claire ligne d'indépendance vis-à-vis du PS. Et le succès d'affluence des meetings du FdG ne change rien au fond du problème. Ce ne serait pas la première fois qu'un succès de campagne présidentielle se paye d'une déroute politique de la gauche ! Le mitterrandisme (auquel est fidèle Mélenchon) a bien démontré ce qu'il en était ! Il faut seulement arrêter de se laisser impressionner par des données politiques pseudoévidentes qui n'ont pas nécessairement la signification que les médias et bien des esprits superficiels, y compris dans la gauche radicale, leur accordent !

ANNULE ET REMPLACE mon commentaire précédent...

 

"Pourquoi y avait-il nécessité pour le NPA de proposer un "candidat"" alors que Mélanchon pouvait haut la main, remplir cet office ? »

C'est une vraie question. Et quelque chose me dit qu'on trouvera a contrario la réponse à cette question dans le % attendu du candidat Poutou mais surtout dans le fait que cette réponse n'aura pas grand-chose à voir avec la politique et le monde des idées mais bien plutôt avec la cuisine interne des partis et de leurs appareils (finance, carrière et pouvoir... de petits chefs par la force des choses : celle du score électoral du NPA - petit score/petit chef)…

Et quand on sait que l'option suivante, option qui doit sans doute en tenter plus d'un à l'extrême gauche "Si on ne peut pas changer de candidat, on peut toujours changer d'électorat ou bien s'en passer  tout simplement" n'en est pas une…

Le pompon pour le NPA, en autres raisons de son score électoral à venir, c'est bien la présence d'un candidat dit « ouvrier » mais dont le programme ne répond en rien aux attentes de la classe ouvrière (industrie, services et grande distribution).

 

Aussi, qu'on le veuille ou pas, il y a bien une alliance de fait entre une classe médiatique incapable d’entendre un intervenant tel que Poutou et de lui répondre, sorte d'OVNI-intervenant miroir sans teinqui ne saurait en aucun cas leur renvoyer leur propre image tel un miroir sans tain, et un NPA « ouvrier » sans électorat du même nom, au seul soutien de fonctionnaires enseignants ou pas (et quelques snobs d'une bourgeoisie décadente) tout comme cette alliance mondialiste du même NPA avec un capital sans frontière.

 

De là à conclure que le NPA nous fait perdre un temps précieux…

 

Qu'on se rassure, depuis 40 ans, le bon sens populaire sait qui'l n'y a rien à attendre de l'extrême gauche.

Ben c'est sûr que pour Soral et la mère lapen, le fait qu'un ouvrier soit candidat est une catastrophe.

 

@Carland

Oh vous ! Je suis sûr que vous êtes du NPA dans votre manière d'éluder la question, toutes les questions qui dérangent.

Sinon, pour une réponse sur le fond, c'est quand vous voulez.

Alors là, vous vous mettez le doigt dans l'oeil. Comme Poutou fera un score catastrophique (qu'on le déplore ou non), la mère Le Pen aura beau jeu de brailler soit que décidemment un ouvrier ne peut pas représenter qui que ce soit, soit que les ouvriers ont eu la grande sagesse de choisir celle qui les défend vraiment, c'est à dire elle-même. Dans tous les cas, la classe ouvrière est possédée dans les grandes largeurs. Je ne suis pas un Mélenchonolâtre aveugle, mais si lui obtient un score important, il sera très difficile, au vu de son programme déja considéré comme ultra révolutionnaire par les médias, de récupérer ce score au profit de la défense du capitalisme.

 

@Serge Uleski "Pourquoi y avait-il nécessité pour le NPAde proposer un candidat alors que Melenchon pouvait haut la main remplir cet office " Je pourrai répondre" pour la même raison que Mélenchon n'a pas rejoint Hollande ".. même logique ..

C'est une évidence, les petits candidats n'ont pas la prétention de croire qu'ils ont une chance d'être élus, ils profitent de l'opportunité d'exprimer avec sincérité et modestie les attentes d'une partie de la population qui n'a pas de représentant dans les autres partis. Chapeau à Philippe Poutou s'il a pu rassembler 500 signatures que certains candidats bien mieux placés que lui n'ont pas pu obtenir.

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C'est une vraie question.

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Oui. En voici une autre : pourquoi Besancenot n'est-il pas candidat en 2012, alors qu'il le sera en 2017 et en 2022 ?

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jpylg

Sottise habituelle de JPYLG (qui n'en est pas à une prêt, il est plutôt collectionneur) Besancenot sera candidat en 2017 et en 2022 comme il a été candidat en 2012... 

@MARC TERTRE (28:02 à 13:47).

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Cela veut donc dire qu'il ne le sera pas, ni en 2017 ni en 2022 (Ouh là là, mais je serai bien vieille Surpris !) ?

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Faut s'accrocher, parfois, pour comprendre sur Médiapart ! Innocent

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Sourire

 

 

C'est les habituels délires de JP... Pourquoi "reviendrait il" en 2017 et 2022 ?

@MARC TERTRE (29:02 à 08:36).

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Cher Marc Tertre, je vous avais compris !

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Tant merci pour votre réponse.

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Concernant le débat chez Monsieur Ruquier (dont je viens de regarder quelques extraits), j'ai trouvé un Monsieur Poutou légèrement stressé (il y a de quoi car c'est une sorte de corrida dont l'interviewé est le taureau !) mais s'en sortant fort bien; les deux dames font de l'agressivité féminine avec manucures parfaites leur fond de commerce; avec Madame Joly, ce fut la même chose.

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Il est désolant que ce genre d'émission-carnage soit un passage obligé pour tous les candidats à la présidentielle.

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Madame Pulvar ne devrait pas participer à des débats politiques concernant les élections de 2012, car il y a conflit d'intérêt.

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La France mérite mieux.

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Sourire

Bonjour Agnès ...

Vous avez tout à fait raison ...je rajouterai

La pipol-mania a atteint un tel de degré d'idolâtrie et connivence en tous sens !..

Cette dérive, n'est malheureusement pas nouvelle, je l'avais souvent mentionné, ce depuis les débuts et l’apparition du format des guignols de l'info sur Canal +. Et désormais le mal est fait. Cette critique du politique par de l'humour de 2éme, voir jusqu ‘au 15éme degré permet en réalité de faire passer un politique comme une personne « normale ».

Emmanuel Todd, a d’ailleurs fait cette remarque lors d’un entretien sur le site Arret sur image, il a été longtemps amusé par cette émission, il y met également des critiques. Sans en faire pour autant le saint des saints de mes idées.

Ce qu'il ne peut être. Un politique, c’est comme un général qui en temps de guerre, ceux-ci ont parfois des arbitrages lourds et difficiles à réaliser, que 90 % * des gens ne seraient pas en mesure de faire, par instinct d’humain.

* j'en sais rien en réalité, mais peu en sont doté de cette capacité ..

Comme on dit populairement, « on ne peut faire l’omelette sans casser les œufs » ;  qui se traduirait « on ne peut faire la guerre, sans sacrifier quelques malheureux ». D’autant que la guerre en question et d'aujourd'hui dans nos contrées, est surtout économique. Aussi on ne peut faire de la politique tout en étant « aimé » de tous,  d’autant plus, que le réel pouvoir de ces individus, c’est réduit , ou plutôt de ce qui apparaît à tous. Les couloirs des assemblées sont les réels lieux de pouvoir, lobby et arrangements .

Ce genre d'émission, d’apparence parfois houleuse, c'est attaché à faire mirage de débat, le plus souvent en « bla bla ». Rendre sympa, une fonction qui est « froide » par nature ..

Audrey Pulvar n'a pas sa raison d'être dans cette émission ? Je dirais plutôt que ce sont les politiques qui n' ont rien à y faire. Seulement ces talk show, sont devenus depuis une vingtaine d'années, la ou les séances d'éducation « politicus populus » et majoritaire ... la base pour en façonner l'opinion, qui n’a pas un jour relater la petite phrase d’un soir du Grand Journal, dès le lendemain matin : «  Oh dis donc, t’as vu ce que untel à dit … etc …. ! » .

Je ne dis pas qu'il a complot, c'est un ensemble de responsabilités collectives rendues en service et façonnées pour et par  les publicitaires , les vrais gagnants. Le loisir et la conso outrageuse dans nos sociétés ( avec des disparités monstrueuses et de plus), à fait perdre l'essentielle de la vigilance en défense .. La vigilance, une caractéristique pourtant bien nécessaire, pour les êtres que nous sommes, des prédateurs et emphatiques à la fois, et non les cathos opposables trop souvent ancrés dans la philosophie occidentale , du « bien » ou du « mal » …

Le « biface » caractère et  anthropologique, l’indispensable à la continuité de nos descendants …  Du contre pouvoir interne, l’équilibre, au contre pouvoir politique dans tous les domaines.

Vaste programme … bonne journée.

Poutou, néanmoins, et dans ce contexte en l’état, a très bien géré…

 

 

 

     Philippe Poutou  a été clair et convaincant et,  même "utile" à cette émission. ..

     Espérons qu'il aura les 500 signatures. 

     Il doit continuer à avoir le droit/devoir  de parler de la situation ouvrière  actuelle.

      Cette classe ouvrière française en souffrance qui a été souvent à l'avant-garde de mouvements de résistance à l'oppression.

 

ah ces bourgeoises, nanties, sans souci.............elles ne savent meme pas ce qui se passe derrière le périphérique,  c à vomir;  ouste, mutez les dans le luberon !

+1

Que c'est ridicule, ce type d'attaque.

Diogenius

Vous êtes trop clément. En effet, que Poutou, invité chez les fêtards-couche-tard-ons'-marre-pulvar, se soit fait traiter de "stalinien" ce n'est pas ridicule, c'est grostesque, méchant, perfide, odieux, bref connard.

Pourquoi le patron de l'émission se croit-il obligé de déclarer qu'il respecte les ouvriers ?

Il est clair que ces animateurs télé ont été vexés par le livre, Audrey Pulvar en particulier. Un dialogue de sourds que je n'ai pas pu écouter en entier. Mais on voit bien là le comportement des contrôleurs médiatiques donneurs de leçons, incapables d'écouter, surtout empressés à sortir à tout prix des propos préparés la veille ou le matin avec le café.

@Axel J:
Excellent, j'approuve!

 

  ...   @ Axel J et Juan23,

       Tout au contraire :  Je n'approuve pas cette façon de faire ...

   Pourquoi  ?

  Ce côté "raccoleur faussement populo" que Philippe Poutou n'a jamais eu !

 

Nous sommes d'accord sur le fonctionnement mafieux et consanguin de la Caste.

Ce que Juan approuvait, c'était le parallèle entre diverses familles mafieuses de cette Caste politico-médiatique, à laquelle Philippe Poutou certes n'appartient pas.

Hé,  il n'y a pas que la jet set qui sniffe de la coke et qui se mèle de politique ..... Vous y allez un peu fort là !  Et puis qu'on le veuille ou non et même si on le déplore : les révolutions , ce sont toujours les bourgeois qui ont les moyens de les commencer ,  le peuple suit .......Vaut peut-être mieux rester groupés , ça fait plus de monde .....Et puis ne soyez pas sexiste, les crocodiles , femelles ou mâles,  bouffent tout de la même façon !

Déjà pour sniffer de la coke, il faut les moyens. C'est donc à la portée des ceuces qui n'ont pas des fins de mois trop difficiles, reconnaissons-le. La jet set en fait partie.

Et loin de moi le sexisme, je comparais juste les deux mistinguettes citées par Corcuff et que l'on peut voir et entendre dans la vidéo à deux sauriennes aux dents longues.

Quant à votre analyse des révolutions, je la trouve un tantinet caricaturale. Je ne suis pas sûre que la bourgeoisie aie intérêt à donner le top départ des révoltes.... Elle a trop à perdre il me semble. Et le ventre bien plein. Mais je ne suis pas spécialiste en la matière.

NEFERTARI@ 13:55     la pulvar chez ruquier,et sa complice polony,....misere humaine !!!je suis completement d accord avec vous ,et quelques autres commentaires!!!!

Bonjour peut-être, (Sourire ça donne une drôle de phrase hein ?)

Les deux dames se posent en juges, enfin c'est le sentiment que j'en ai. Et je ne supporte pas. Quand elles ouvrent la bouche, c'est un verdict qui tombe. Et si d'aventure je regarde leur prestation face à un candidat à la présidentielle, je n'attends pas un verdict mais un échange permettant au dit candidat de s'exprimer, pas de se faire matraquer !

Mais peut-être leur a-t-on assigné ce rôle.... Sûrement même. Ce qui ne les dédouanne pas pour autant.

Audrey Pulvar a joué à l'institurice. Mauvais. Philippe Poutou s'est bien défendu. Bravo.

Ce n'était pas leur première escapade dans cette façon de se mettrent en grandes " timonières du savoir à sachant " ...!

Le mème schéma en débat avec Eva Joly, et le bonus Baffy à prendre des baffes .. !

http://blogs.mediapart.fr/blog/patrig-k/060212/eva-joly-chez-ruquier-ni-couches-ni-des-endormis

Audrey revient ...oui certes, mais l'amoureuse à ses raisons, que la raison est incapable de raisonner ... comme dirait l'autre le ciel à ses mystères etc etc ...

Là où on ressent le plus le mépris du prolo, c'est dans la bouche des gens de la gôche bien-pensant(e)s. Eux qui ont tout compris et ont toutes les solutions pour que rien ne change car ils sont dans le camp des gagnants du système.

Ils se foutent du salaire minimum, de la Sécurité sociale, du chômage, des diverses aides au plus démunis car ils ne sont pas loin de penser que tous les bénéficiaires sont des profiteurs de l'Etat social et que ce sont eux qui paient toutes ces dépenses...

Ils n'ont jamais travaillé de leurs mains et fatigué leurs corps...

 

 

 

 

A tous les ouvriers ! surtout n'allez pas à l'école car vous pourriez réussir et ce serait un drame pour le grand soir ! ... c'est cela où je n'ai pas tout compris ? Suis-je bien-pensante ? ou ne pensant pas comme vous ?

Je vous laisse à vos interrogations.

Que viens faire l'école ici ?

A propos d'école, avant d'y rentrer , il faut la construire, jusqu'à preuve du contraire , les architectes dessinent , les maçons coulent le béton ..

 

pensée et repenser ... il y a du mépris dans votre tournure, ou alors c'est que je ne sais pas lire ...la bobobétise

(Pinso 6091)

"Réussir", ce n'est pas marcher sur la tête des autres.

"Réussir", ce n'est pas "passer de l'autre côté".

-

Je ne crois pas du tout D'ailleurs on peut avoir été a l'université et se retrouver ouvrier. Ce n'est pas si rare que ça, de nos jours... Mais inversement, ce n'est pas forcément non plus parce qu'on est allé a l'université qu'on a la science politique infuse... A ma connaissance, marx engels, lénine, bensaid, mandel, etc etc etc ne sont pas des "blouses bleues" aux mains callleuses et pleine de cambouis...

Le mépris du prolo, on le trouve aussi et surtout dans un programme indigent de professionnels de l'utopie fonctionnarisés jusqu'à la retraite : un programme qui renvoie à l'An dix mille tout espoir d'établir et de ré-tablir un rapport de force (syndical et politique) capable de protéger les anciens acquis et d'en arracher de nouveaux.

@ Uleski

Perdu encore une fois le pauvre Soralien.

Bon faut savoir : vous aimez pas les fonctionnaires, vous aimez pas les ouvriers, vous aimmez pas les retraaités, vous aimez pas les précaires...

En fait à part le MEDEF et la milice vous n'aimez personne ! Cool

Il faut pas écrire soralien  , mais mieux adjectivé ainsi soralep'tilien ...

 

salut Carland ... Poutou viens te voir, serre lui en cinq de ma part, et dis lui, bien vu pour la fessée aux poupées !

Détrompez-vous ! J'aime !

J'aime Mélenchon. Il me va comme un gant.

Le petit poisson pilote de l'ex fasciste Alain Soral (même de là, il a réussi a se faire jeter, le sociologue de l'ESMOD) vient nous chercher !

Il y a (bien entendu) des profs au npa. Plutot moins que dans les autres partis (mais nous ne faisons pas de l'anti profisme primaire) Personnellement je suis chauffeur livreur et des gens comme Serge Uleski, je pense qu'on peut trés bien s'en passer....

Bah, je suis juste précaire... Sans profession !

Pour les stats d'Uleski !

Je note. Je note.

Vous savez que d'ordinaire les pauvres n'ont pas le droit à la parole. Mais bon je dis ça comme ça...

Cher Monsieur Tertre,

Sachez que je ne viens chercher personne.  J'exerce en toute liberté mon droit à l'opinion sur un site auquel je suis abonné... payant de surcroît. Je n'ai besoin de l'invite de personne pour m'exprimer ici comme ailleurs. De plus, je suis partout où il y a de la lumière, même celle d'une bougie ; et c'est mon droit le plus absolu.

Vous avez effectivement le droit de dire des sottises. C'est votre droit le plus strict, que je ne voudrais surtout pas limiter en quoi que ce soit (car chez vous c'est "No Limits") Et nous avons également le droit de le faire remarquer (puisqu'il ne vous a pas échappé que l’accès nous est tout aussi payant)

Le mépris du prolo, on le trouve aussi et surtout dans un programme indigent de professionnels de l'utopie fonctionnarisés jusqu'à la retraite : un programme qui renvoie à l'An dix mille tout espoir d'établir et de ré-tablir un rapport de force (syndical et politique) capable de protéger les anciens acquis et d'en arracher de nouveaux.

Et à ce sujet, aussi ironique que cela puisse paraître, force est de constater qu'il existe bien une alliance implicite entre une classe médiatique incapable d’entendre un intervenant tel que Poutou (merci de vous reporter aux vidéos de Poutou chez Ruquier) ,et de lui répondre - intervenant OVNI qui, tel un miroir sans tain, ne pourra jamais renvoyer à cette classe sa propre image comme on rend la pareille, et un NPA « ouvrier » sans électorat du même nom, au seul soutien de fonctionnaires - enseignants ou pas - (ainsi que quelques snobs d'une bourgeoisie décadente et désoeuvrée), tout comme cette autre alliance tacite d'un NPA internationaliste avec un Capital triomphant et sans frontière.

Monsieur Uleski

Non obstent la mauvaise humeur que me procure vos répétitions à la con je vous réponds. Avouez que je suis de bonne composition !

Je vous confirme que je ne suis pas un chêne et que par conséquent je ne disperse de glands à tout va. Je vous prie donc d'entrer en prière, de m'éditer à compte de hauteur et de prendre une distance que vous méritez pour vos efforts stériles à faire passer la bonne parole de votre cher Soral.

Pour faire d'un gland un chêne il faut un minimum de 100 ans. Permettez moi de penser que vous vous mettez instamment et dans la plus grande urgence en germinaison.

Adieu Monsieur

Vos joutes verbales sont totalement incomprehensibles pour un non-innitie ! Vous me faites penser a ce film des Monthy piton " la vie de Brian " ou 2 sectes juives anti Romaine s'entre- tuent pour quelques divergences ....A vous entendre mr Carland , le FDG est le grand enemi ? 

Et je ne comprends pas non plus ce que vient faire Soral dans cette histoire.... J'aimerai bien que la France soit gouvernee a gauche et la seulle gauche que je vois qui est une vague chance de le faire c'est Melenchon en ce moment 

Un point "de détail" :  la dette. Qui sont les prêteurs à qui l'Etat doit servir les intérêts, et rembourser le "principal"(mal nommé ici : il représente moins de la moitié du total "dû") ? La liste en est accessible...Surprise : ce sont les mêmes pauvres banques qu'il a fallu sauver en les recapitalisant.

Un autre point , de fond : la "division de la gauche".  Poutou dit que le Front de gauche, comme le PS, joue selon les règles du système, qu'il faut avant tout abolir. La position de principe est claire. Ce qui l'est moins, c'est la détermination d'une stratégie, et le choix de tactiques. Les "anticapitalistes" ont raison, sur la nuisance et l'irrationnalité du système. Ils ont raison de penser qu'aucun type de structures et de fonctionnements sociaux n'est éternel. Peuvent-ils croire qu'une révolution instantanée et mondiale va être le prochain mode de changement ? Il y aura, à coup sûr, des rythmes, formes, modes plus ou moins paisibles de "transition" ; des juxtapositions, concurrences, coopérations partielles et locales entre formes différentes, anciennes et nouvelles.Dans les formes violentes de révolution, les révolutionnaires paient beaucoup plus cher en souffrances et en vies humaines que les représentants de la forme qu'ils renversent. Là-dessus, on peut et il faut débattre : on n'est pas devant un oui/non, mais confrontés à de nécessaires calculs de minimax (minimum d'efforts et de pertes pour maximum de résultats). Pas loin, c'est vrai, du "vote utile". Mais à l'opposé du vote "de fracture" (on va tous voter Le Pen, et ça va craquer vite fait).A étudier, argumenter, débattre, et piloter au vu des changements de situation...

/// Peuvent-ils croire qu'une révolution instantanée et mondiale va être le prochain mode de changement ?

Non, nous ne le croyons certainement pas ! Et cela quelque soit notre rapport aux question stratégiques (puiqu'il n'a échappé a personne il me semble qu'il y avait de vrais divergences) Mais nous croyons tous deux choses : c'est que les choses se passent "dans la rue et dans les urnes" (ce qui complique singulérement les questions stratégiques et tactiques étant donné les "différences de rhythme" entre la rue et les urnes) et qu'elles se passent largement "par en bas" , et pas "par en haut"... Ce qui signe la question de la tactique instantannée : pas de compromission (comme le front de gauche par exemple, qui cache ses discussions avec le ps pour un "bon accord" au niveau des législatives) et priorité à l'union "par en bas"....

@MARC TERTRE ( 28:02 à 14:16).

-

pas de compromission (comme le front de gauche par exemple, qui cache ses discussions avec le ps pour un "bon accord" au niveau des législatives)

-

Comment le savez-vous, cher Marc Tertre, si ces compromissions sont "secrètes" ? ...

-

Sourire

 

Je n'ai pas dit "secrètes", j'ai dit "discrètes", ce qui n'est pas exactement la même chose...

@MARC TERTRE (29:02 à 08:42).

-

Eh oui, Monsieur Jean-Luc Mélenchon est un habitué des couloirs d'assemblée.

-

Monsieur Maurice Thorez le fut aussi (et même sous Charles de Gaulle en 1945 !).

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Infiltrer les arcanes du pouvoir, afin d'en moduler les décisions, ne me semble pas une hérésie.

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Que faire d'autre pour être efficace ?

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Tant que nous aurons des supermarchés gorgeant de nourritures, je crains que les gens ne descendent point dans la rue.

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Belles poésies musicales, enluminées d'arabesques aux chiffres multicolores ... Clin d'œil

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Sourire

/// Tant que nous aurons des supermarchés gorgeant de nourritures, je crains que les gens ne descendent point dans la rue.

Vous pensez que la Révolution est pour bientot, alors ! Parce que "les supermarchés regorgeant de nourriture", ça va pas durer...

@MARC TERTRE (29:02 à 10:13).

-

Alors : AVANTI !

-

Sourire

Je crois Monsieur Corcuff que votre tropisme ouvriériste constitue à la fin un sérieux obstacle à la bonne analyse. Il faut à un moment donné respirer un grand coup et essayer de penser contre soi. Et là, vous nous faites un truc larmoyant du type meurtri par le spectacle du  dominé face à des dominants bien méchants. D'abord, je n'ai pas vu où il y a eu mépris des deux chroniqueuses à l'endroit de Poutou. Elles ont fait preuve de la même rugosité avec De Villepin qui n'était pas moins content d'être là que Poutou après lui. Ensuite ce n'est pas parce qu'un monsieur si sympathique qu'il puisse être vient à la télé nous expliquer que les riches sont méchants et les pauvres gentils qu'on est forcé faire la génuflexion et lui éléver une statue. L'important se serait que Poutou nous dise qu'avec les gens qui l'entourent il a concocté un projet qui soit de nature à améliorer le sort des gens qu'il dit représenter. Au contraire, monsieur explique à la France entière que les élections, il y participe juste pour rigoler mais, que en fin de compte il s'en fout car, il n'est pas question qu'ils (ses amis et lui) gouvernent.

Du reste, il y a assez de choses à reprocher à ces chroniqueuses pour qu'il ne soit pas besoin de chercher le mépris de classe où il n'existe pas. A un moment donné, ça en devient caricatural et vous déservez la cause que vous prétendez vouloir servir. Poutou sait bien pourquoi il est allé chez Ruquier et gageons qu'il doit être bien loin de le regretter. Quand on  ne veut pas être vu au salon, il ne suffit pas de mal s'y tenir, il ne faut pas y aller, un point c'est tout.

Grossière, cette manière d'insinuer que ces deux personnes ne seraient pas si sensibles que cela à la condition ouvrière.

Convoquer Bourdieu à tout bout de champ pour essayer d'étayer ces sottises ne changent rien à l'affaire. Le rapport dominants dominés n'a rien à voir dans tout ça.

Bourdieu dit aussi quelque part que le mépris du peuple peut quelques fois  se manifester dans une certaine façon de le flatter et dans cet exercice, vous vous faites orfèvre.

Je suis assez circonspect à propos de cette dernière phrase sur Pulvar. Je me demande en fin de compte si ce que vous lui reprochez  c'est plus son soit disant mépris de classe que le fait qu'elle soit là. Même la petite allusion à son "son intelligence sensible" sonne comme qui dirait pas très claire.

 

 

Je crois Monsieur Corcuff que votre tropisme ouvriériste constitue à la fin un sérieux obstacle à la bonne analyse. Il faut à un moment donné respirer un grand coup et essayer de penser contre soi. Et là, vous nous faites un truc larmoyant du type meurtri par le spectacle du  dominé face à des dominants bien méchants. D'abord, je n'ai pas vu où il y a eu mépris des deux chroniqueuses à l'endroit de Poutou. Elles ont fait preuve de la même rugosité avec De Villepin qui n'était pas moins content d'être là que Poutou après lui. Ensuite ce n'est pas parce qu'un monsieur si sympathique qu'il puisse être vient à la télé nous expliquer que les riches sont méchants et les pauvres gentils qu'on est forcé faire la génuflexion et lui éléver une statue. L'important se serait que Poutou nous dise qu'avec les gens qui l'entourent il a concocté un projet qui soit de nature à améliorer le sort des gens qu'il dit représenter. Au contraire, monsieur explique à la France entière que les élections, il y participe juste pour rigoler mais, que en fin de compte il s'en fout car, il n'est pas question qu'ils (ses amis et lui) gouvernent.

Du reste, il y a assez de choses à reprocher à ces chroniqueuses pour qu'il ne soit pas besoin de chercher le mépris de classe où il n'existe pas. A un moment donné, ça en devient caricatural et vous déservez la cause que vous prétendez vouloir servir. Poutou sait bien pourquoi il est allé chez Ruquier et gageons qu'il doit être bien loin de le regretter. Quand on  ne veut pas être vu au salon, il ne suffit pas de mal s'y tenir, il ne faut pas y aller, un point c'est tout.

Grossière, cette manière d'insinuer que ces deux personnes ne seraient pas si sensibles que cela à la condition ouvrière.

Convoquer Bourdieu à tout bout de champ pour essayer d'étayer ces sottises ne changent rien à l'affaire. Le rapport dominants dominés n'a rien à voir dans tout ça.

Bourdieu dit aussi quelque part que le mépris du peuple peut quelques fois  se manifester dans une certaine façon de le flatter et dans cet exercice, vous vous faites orfèvre.

Je suis assez circonspect à propos de cette dernière phrase sur Pulvar. Je me demande en fin de compte si ce que vous lui reprochez  c'est plus son soit disant mépris de classe que le fait qu'elle soit là. Même la petite allusion à son "son intelligence sensible" sonne comme qui dirait pas très claire.

 

 

A Diogenius

 

Il me semble que vous mélangez deux choses : 1) l'identification d'un mépris social particulier dans l'interaction entre Audrey Pulvar et Philippe Poutou (identification qui ne vient pas que de moi, puisque Philippe Poutou le signale lui-même au cours de l'échange et que plusieurs commentaires sur ce fil l'ont aussi ressenti ainsi); et 2) le degré de proximité politique avec Philippe Poutou. Vous pouvez être fort critique avec Philippe Poutou et le NPA, sans pour autant que cela induise votre décryptage du point 1, à moins de ne vivre que dans un monde à une seule dimension, la dimension politique (c'est que Hannah Arendt appelle précisément "totalitaire").

 

Sur la sociologie de Pierre Bourdieu, vous devriez essayer de parler davantage en connaissance de cause. Si c'était le cas, vous sauriez que pour lui la domination passe avant tout par le corps de manière silencieuse ou dans les intonations de la voix (ce qu'il a appelé hexis, les postures du corps justement, puis de manière plus large habitus, l'ensemble des mécanismes d'incorporation du social). Pour en savoir plus, je vous signale que j'ai écrit (ou contribué à), depuis pas mal d'années, une série d'ouvrages présentant les travaux de Bourdieu et /ou les discutant, et en particulier :

- avec Alain Accardo : La sociologie de Bourdieu. Textes choisis et commentés (Le Mascaret, 1986 et 1988)

- Les nouvelles sociologies (Armand Colin, collection "128", 1° éd. : 1995 et 3° éd. : 2011)

- Bourdieu autrement (Textuel, 2003)

- Pierre Bourdieu : les champs de la critique, sous mon conseil scientifique (Bibliothèque Publique d'Information/Centre Pompidou, 2004)

 

Quant à Audrey Pulvar, j'avais une vraie empathie avec ses chroniques littéraires sur France Inter, et je continue sincèrement à espérer qu'elle reprendra la voie d'une "intelligence sensible". Je ne pense pas que la domination soit totale, la sociologie met aussi en évidence des failles, des contradictions, des résistances et des marges de jeu, qui sont autant d'appuis dans le réel existant aux logiques émancipatrices.

Je suis pas sociologue et j'aime pas les cons qui emrobent.

Quand je rentre dans le salon je pousse la table qui m'emmerde et les bourges accrochés avec.

Mais vous dites votre dédain si onctueusement que vous me choquez moi le bac moins deux... Chez les bigleux, les aveugles sont rois et le mépris continue...

Le pathétique n'est pas tant dans le fait que comme moi vous n'avez pas Bourdieu ou X et bidule, c'est que votre propos dénote au mieux un radinisme qui vous empèche de payer un livre, au pire une liberté que vous avez de soutenir les arrivistes.

Rien ne vous empèche de soutenir que les arrivistes sont gens raisonnables.

La critique "complexe" des médias de Corcuff est tellement tordue que le cuistre ne peut s'empêcher, de la plus grotesque des façons, de terminer sa glose par un appel pathétique à Audrey Pulvar. Comment pourrait-elle revenir là où elle n'a sans doute jamais mis les pieds ? Corcuff devrait essayer la suppliante à genoux,

La propagande anti-propagande médiatique est toujours une propagande qui, à la manière des propagandes dominantes, n'invite pas les lecteurs à l'autonomie de jugement mais au ralliement inconditionnel et aux stéréotypes.

/// D'abord, je n'ai pas vu où il y a eu mépris des deux chroniqueuses à l'endroit de Poutou.

Voila exactement ce qu'est le "mépris social" et la "haine de classe" tel qu'il s'exprime dans notre société : tellement sur de lui même qu'il ne se rend même plus compte du mépris qu'il génère (et de la haine en cotrepartie qu'il suscite)

/// Au contraire, monsieur explique à la France entière que les élections, il y participe juste pour rigoler mais, que en fin de compte il s'en fout car, il n'est pas question qu'ils (ses amis et lui) gouvernent.

Je crois que tu n'as rien compris a ce que t'as dis poutou (et le rapport du npa a la "démocratie bourgeoise"), mais c'est pas bien grave !

Mépris, cynisme pour le prolétariat surtout vu de la capitale où l'on entretient un parisianisme indécent. Ah! la province, on va la voir au salon... de l'agriculture. Et Pulvar? une pov' petite fille riche, qui a enflé un peu sa tête grâce à Montebour..richon. Pense-t-elle à ces ouvriers, hommes et femmes virés honteusement qui n'ont plus rien. Pas d'accras au caviar pour eux. Une certaine gauche ferait bien, comme toute la droite, de se regarder dans la glace. Mais leur regard est soit trop bas ou plutôt trop haut de condescendance et dans condescendance il y a....CON. 

Recalé à l'oral, l'idiot utile. Pulvar c'est une prof, pas une journaliste. Et Poutou c'est un syndicaliste, pas un candidat politique. Et l'émission de Ruquier, c'est "question pour un champion", avec applaudissements synchronisés, pas une émission politique. On a encore été trompé sur la marchandise par nos foutus merdias.

Audrey Pulvar est plus une maman sévère qu'une prof ou une journaliste à mons avis... Elle tance, elle sermonne, elle fait les gros yeux. Comment? Tu n'as pas fait tes devoirs? Et pourquoi, s'il te plaît? Ne sais-tu pas que les devoirs rendent libre et bla bla bli et bla bla bla...

A propos de la dette, comme beaucoup, elle n'a pas l'air de se douter que des économistes très sérieux défendent l'idée qu'il est possible et même nécessaire de procéder à un audit citoyen de la dette publique http://www.audit-citoyen.org/

" (...) Le Centre for International Sustainable Development Law (CISDL) a proposé la définition suivante : “ Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts de la population d’un Etat, sans son consentement et en toute connaissance de cause par les créanciers 3 . Le CISDL définit trois critères qui fondent le caractère "odieux" d'une dette4:

  • l'absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
  • l'absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population.
  • la connaissance des intentions de l'emprunteur par les créanciers. (...)" (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_odieuse)

Un documentaire très intéressant sur la Grèce: DEBTOCRACY

http://www.dailymotion.com/video/xik4kh_debtocracy-international-version_shortfilms

Un site à consulter d'urgence: http://www.cadtm.org/

Oui

C'est du grand banditisme.

Sacrée Audrey Montebourg...

Maquée avec le gars qui voulait tout casser avec sa sixième république, et qui a fini - quand même - par se rallier à Hollandréou, vu que c'était la manière la plus fastoche d'obtenir un maroquin bientôt, en tant que "aile gauche du PS"...Et qui donne des leçons d'économie à l'ouvrier forcément "stalinien"... Pov fille.

Je suis assez d'accord avec Poutou quand il dit que ce qui différencie le NPA du Front de Gauche (pour lequel j'ai bien de la sympathie) c'est qu'il refuse absolument l'alliance (la compromission quand on regarde l'état des "socialistes" chez nous et ailleurs, Papandréou, Schröder en son temps, Blair, et j'en passe ...Si ces gens sont socialistes, moi, je suis bonne soeur...)avec le PS.

Moi, quelle que soit la configuration du second tour, je ne pourrai pas voter pour ces gens. Tellement détachés effectivement des réalités du terrain, comme relevé par d'autres sur sur fil.

Cela dit, je trouve malgré tout assez paradoxal de la part du NPA de participer à ce cirque (médiatique, électoral) puisque les élections, finalement, ne sont que des compromissions entre les uns et les autres, pour à l'arrivée, obtenir le pouvoir.Une bataille d'image, voilà ce qu'est devenue la politique. Mélenchon, lui, est en plein dedans. Il le dit très clairement : il veut la révolution par les urnes...

Sauf qu'il faut peut-être choisir : les élections, ou la révolution. Comme les communards qui ont pris le pouvoir, et dont Poutou a parlé...

L'important, ce n'est pas que les esclaves soient mieux nourris, c'est qu'il n'y ait plus d'esclaves...

Rosa Luxembourg

Juste une précision : parmi nos "élus du peuple", il y a 0,5 % d'ouvriers. Ils sont 25 % de la population...

Pourquoi aller chercher Montebourg pour attaquer Audrey Pulvar, on dirait toujours qu'une femmes ne peut penser quen fonction de son mec.

Quand Montebourg cause vous ne dites pas que c'est Pulvar qui lui souffle. Utiliser le terme" maquée" ça craint pas mal et ça signifie qu'une femme ne peut être que sous la domination d'un homme. Bien sûr il y a le débat Politique avec un grand P, mais en continuant à concevoir de cette façon les relations hommes femmes je doute fort qu'on change grand chose même avec les proclamation révolutionnaires.

Les communards ont pris le pouvoi,r pas longtemps et déjà il y avait des problèmes qui se pointaient à l'horizon pour un Eugène Varlin, un Delecluze qui tentaient de mettre en pratique des concepts égalitaires combien de baratineurs qui coupaient les cheveux en quatre, et puis ils se sont faits assassiner, reléguer, déporter. Cultiver les mythes c'est une autre façon de s'éloigner de la réalité.

Sur le pourcentage d'ouvriers dans les élus du peuple, on a méchamment régréssé, si je ne me trompes Charles Michels a été un élu ouvrier du 15 ième arrondissement, ça changeait de Balladur et ses copains.

J'ai subi pour ma part la morgue des intellos bourgeois par rapport à mes origines paysannes, la télé a un effet grossisant sur ces phénomènes et il y a une sorte de loi de la médiatisation où chacun joue son rôle et où pour sortir du cadre c'est très difficile pour l'invité et  l'invitant.

 

  

Une femme peut très bien penser en dehors de son mec, on est d'accord là-dessus. 

Ce n'est apparemment pas le cas de Madame Montebourg Pulvar, qui est quand même venue faire (beaucoup) de figuration autour de son mec, justement ... Et qui était même prête à ne plus faire d'"émissions politiques" pour ça. Je vous accorde qu'elle est loin d'être la seule. La seule différence, c'est que son "mec" à elle est censé être de "gauche". Ce qui m'a frappé aussi chez cette dame, c'est son soudain changement de "look", le coup des lunettes rectangulaires bien dans le ton (pour faire intello ?) ... Elle est parfaitement dans le cadre, comme vous dites.Et je serais curieuse de voir sa gniaque éventuelle pour interroger Hollande, tiens.

Et pour moi, cultiver les mythes (où peut-être plus simplement, réfléchir à notre histoire, celle des luttes sociales) c'est une manière de ne pas oublier d'où l'on vient. Le "réalisme" des "socialistes", ça a donné Papandréou entre autres, et TINA.

@cerise  exact . et il y a également notre propre "intégration" de notre origine sociale  lorsque nous sommes en face de personnes d'origine  plus aisée . C'est difficile de s'en démettre , mais c'est aussi un atout car cela permet de mieux communiquer parfois. J'ai dit dans un autre commentaire que j'avais  subi le mépris, origine paysanne très pauvre, à la fac de groupes trotskystes dans les années 70 sous prétexte que les paysans n'avaient jamais fait la révolution . C'est pour cela aussi que maintenant les discours à "l'emporte pièce", lapidaires me font fuir

 

/// Cela dit, je trouve malgré tout assez paradoxal de la part du NPA de participer à ce cirque (médiatique, électoral) puisque les élections, finalement, ne sont que des compromissions entre les uns et les autres, pour à l'arrivée, obtenir le pouvoir.

Tout simplement parce que la posture "plus pur que moi tu meurs" n'est pas notre tasse de thé. Et que les élections sont une trés bonne aréne pour diffuser nos idées. Evidemment du coté du "pouvoir" (quand celui ci rejoint "l'agency" anglosaxonne) Et c'est le sens du "dans la rue et dans les urnes"... Nous ne croyons pas (et n'avons jamais cru) à une "révolution par les urnes"... Justement parce que le mécanisme de ces élections fait que seuls aboutissent à la majorité ceux qui sont capable (et coupable) de compromission...

Le npa et feue la lcr ont participés aux élections depuis que ces organisations existent Et  de quelles "compromissions" se sont elles rendue coupable ? Il ne me semble pas avoir dit que le gouvernement de Mitterand c'était quasiment plus favorable aux travaill:eurs que le soviet de Prétrograd en 1905 (comme Marchais l'a un jour prétendu) Ni vanté la privatisation des transports ou le role du "privé" dans l'éducation nationale...

Ce n'était pas vraiment une critique, mais une interrogation... Sourire

Je n'ai pas dit non plus que le NPA s'était "rendu coupable" de quoi que ce soit... Je ne suis pas juge.

Mais je trouve que  le NPA a quand même un chouïa la posture "plus pur que moi..." (ce n'est pas non plus une critique, c'est vrai que la notion de "common decency" n'existe plus en politique, ou si peu, le but étant le pouvoir, et uniquement le pouvoir, par n'importe quel moyen). C'est la raison pour laquelle je trouvais que participer à l'élection-piège-à-cons était un peu contradictoire.

A écouter, l'émission d'hier de Là-bas si j'y suis : "les ouvriers, les oubliés".

Ce qui m'ennuie avec le NPA c'est qu'il semble contrôlé par des petits bourgeois qui ne veulent surtout pas que ça change.

1) Aucun effort pour gagner l'élection, alors que la thématique travaillée en interne sur les sex toys aurait permis de démultiplier le score de Philippe Poutou

2) En cas de victoire rien n'a été prévu pour ce qui concerne la préparation du transfert de la population dans des camps de rééducation.

Raoul Marc Jennar l'a écrit une fois : son idéal c'est le même que celui d'Alain Minc : l'ascenceur social, la génération suivante qui vit mieux que la précédente. Ce n'est pas ça, la révolution permanente.

///Je trouve que  le NPA a quand même un chouïa la posture "plus pur que moi..."

 

Je pense qu'il s'agit d'une erreur de ta part ! Le refus de l'alliance avec le ps ne reléve pas d'une impossible "pureté" mais au contraire d'un pragmatisme bien compris : nopus n'avons ni "boutique" ni intérets de boutique pas de dizaine de milliers de "conseillers municipaux, députés, maires, permanents, etc

@MARC TERTRE (29:02 à 10:23).

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Il est vrai que l'une des faiblesses de Monsieur JL Mélenchon reste sa "mitterandolâtrie".

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Mais voilà : Trois petites pyramides autour de la grande, pour sceller la fraternité ...


Le Louvre, la Pyramide

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Et l'on est pieds et poings liés.

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Tant dommage.

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Sourire

Mélenchon n'est rien qu'un "symptome" (Lacan, sort de ce corps)

@MARC TERTRE.

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Ouh là là, pas facile. Ce qui m'ennuie avec vous, c'est que vous êtes un gros chouia surdoué; donc je m'accroche sérieux à mes neurones.

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Or donc, il est des symptômes "pathognomoniques" (ce symptôme seul signifie cela), et d'autres appartenant à des pathologies variées (ce symptôme seul ne permet pas d'affirmer avec certitude, et il faut un faisceau d'arguments pour conclure et donc agir en conséquence).

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Sourire

Elle transpire le PS caviar par tous ses dires... Avec sa copine réac blonde, c'est vraiment une sacrée paire!

J'ai une réelle sympathie pour cet homme là. Il est venu  sans habit de dimanche, avec ce qu'il a, sans esbrouffe, dans sa vérité, dans sa fragilité qu'il ne cherche nullement à masquer. Il n'est pas derrière un pupitre  mais seul dans cette sorte d'arène, offert à la voracité de deux jeunes femmes brillantes et belles et savantes et parlant bien de choses abstraites, apprises dans de beaux livres. C'est un homme de bonne volonté.  Bravo M. Poutou. 

je note, sans faire de jugement de valeur sur les médias de masse, que le résultat net de tout ce cirque est le négatif d'une foto en prise directe avec une vérité comtemparaine qui éclate au grand jour et qui profite, au de là des apparences, à la cause du peuple.

la force d'en bas

Pleinement d'accord! C'est notamment là où une critique non manichéenne des médias peut prendre pied. Les dispositifs dominants laissent des marges de jeu ouvertes dont peuvent user leurs critiques. La réception n'est pas maîtrisée par les émetteurs des messages dominants. Ainsi, dans ce cas, de nombreux téléspectateurs ont pu ressentir de la sympathie pour Philippe Poutou et de la déception à l'égard d'Audrey Pulvar.

Le champion de la complexité Corcuff ne peut pas s'empêcher de donner un coup de pied de l'âne aux critiques radicaux des médias, manichéens selon lui (qui fait passer son couillemollisme pour le sens de la nuance). Heureusement, les "manichéens" ne l'ont pas attendu pour analyser la façon dont Poutou a été (mal)traité lors de son premier passage chez Ruquier. En invitant Pulvar, la pauvre enfant perdue dont on espère le retour (d'après Corcuff) à aller voir "Les Nouveaux chiens de garde", Philippe Poutou a choisi son camp. Il sait ce qu'il doit à ceux qui ne font pas semblant...

Certains confondent radicalité et manichéisme ainsi que Lumières et obscurité. C'est plutôt affligeant pour l'avenir des pensées critiques et émancipatrices.

Mais c'est quoi, cette émission à la con ? Et qui la regarde d'abord ?

Que Poutou y devienne le jouet de l'autosatisfaction des petits clowns arrivistes sans talent, on pouvait s'y attendre, non ?

La politique se passe donc à la télé, à l'heure où les travailleurs roupillent.

On est bien.

Et les ouvriers, ils sont super les ouvriers. J'ai entendu dire qu'ils avaient l'intention de voter. 30% pour Lapeine, et 30% pour Prozac. Il reste 40. Bon y a de la marge.

ça va de mieux en mieux.

Les 40% qui restent sont abstentionnistes.

Ah et oui, la politique se fait effectivement chez Ruquier. C'est cela, la politique.

En "démocratie".

Salut Bernard et 1000 fois d'accord avec toi...

En plus je crois bien qu'elle est enregistrée cette émission à la con avec donc le montage qui va bien pour faire causer dans le Landerneau...

Ou sur Médiapart !!!

On n'est pas rendu...

Avec vous deux dans le role de Slater et Waldorf, les deux vieux cons du "Muppet show"

 

250px-StatlerAndWaldorf.jpg

 

 

Y'en faut bien pour observer les jeunes cons essayer de nous balancer leurs salades comme les artistes du Muppet essayaient de vendre leur spectacle bien ringardos (mais qui me faisait bien marrer) mon cher Marc Tertre...

T'as pas un extrait, teplait. Que je vois un peu à quoi que tu me compares.

 

Jépalatélé.

 

Je maintiens, même en vieux con, que cette émission dont tu parles savamment, est une foutaise emmerdatoire au possible.

 

Bien du courage au très estimable Poutou, par ailleurs, fer de lance de l'émancipation ouvrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Valable !

Mais pas besoin que je m'rachète une télé, j'ai les mêmes en vrai dans la vie.

Tout à été dit concernant Mme Pulvar.

Mon attention a été également attirée par l'intervention de Mme Ségara qui sous entend que les huit millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté sont responsables de leur sort car elles ne se bougent pas assez le "C...". En somme ce sont des fénéants. Si elle veut vraiment intervenir publiquement dans ce type de débat, il faut qu'elle se lance en politique, car ce n'est pas son statut de vedette de variétés qui lui donne le droit de venir juger publiquement la classe populaire dont elle semble avoir oubié les conditions de vie.

Avec 3 à 4% de chômeurs, il peut y en avoir 10% de ces 4% qui profitent du système, et au stade ou nous sommes, il n'y en a pas plus en valeur absolue. Son propos est donc non seleument offensant mais complètement démagogique.

Je voudrai témoigner toute mon estime à Mr Poutou, pour le courage dont il fait preuve à venir défendre ses idées. Il ne le fait pas par intérêt personnel mais pour défendre ce en quoi il croit. Je ne pense pas qu'au début de sa carrière Mme ségara airait été capable de venir sur un plateau télé défendre des idées opposées au systéme médiatique bien pensant.

 

Le vrai vote révolutionnaire : Poutou puis Sarkozy (si Poutou n'était pas au 2ème tour). Un envoi à l'usine de Madame Pulvar ne lui ferait pas de mal, par ailleurs.

Madame Pulvar est à l'usine ! Elle pond des fariboles à la chaîne, à consommer tout de suite.

Elle est beaucoup, beaucoup mieux payée, c'est tout. Le service rendu à l'ordre, vaut ça.

Les employés des industriels de l'intox, sont la nouvelle aristocratie ouvrière.

On dirait un garde rouge du plus beau temps maoïste, tous aux champs ou à l'usine et attention à ceux qui portent des lunettes, ce sont des intellectuels négatifs, des gens qui lisent trop. Parceque vous attendez quels bienfaits de l'usine à part un salaire ?

 

La brailleuse Hélène Ségara n'a strictement aucune légitimité pour parler des "ouvriers". Elle peut juste parler de son cas personnel. Genre je suis arrivée avec une valise en carton (ah, c'est pas elle ?), j'étais une gourde, et je le suis restée...

Elle est bien dans le ton de notre époque "j'ai refusé d'être assistée, gnagnagna..."

Me rappelle Minc, qui disait qu'il fallait faire payer les vieux...

Chacun pour sa gueule, quoi. Le libéralisme, ça s'appelle.

Mais Poutou lui a très bien répondu, les vrais assistés, ce sont les actionnaires.

 

Audrey reviens !

Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg se sont fait aggresser par des faschos racistes et antisémites cette nuit. C'est ignoble. Voilà qui fera peut-être revenir Audrey peut-être ... sur l'injure faite à Poutou, en son âme et conscience.

Est-ce qu'il y a des témoins de cette supposée agression ? Après tout si Madame Pulvar décide d'être juive elle peut aussi la jouer rabbin (il y a au moins une femme rabbin en France, même si c'est un rabbin homme qui aurait inventé une agression antisémite il y a quelques années) ou passagère du RER D.

Cette "aggression" tombe quand même à pic.

On devrait avoir des témoins : les supposées victimes sortaient d'un restaurant (on imagine qu'il ne s'agit pas d'un Mac Do puisqu'ils en taisent pudiquement le nom), les supposés aggresseurs d'un bar. A suivre...

Boddisatva

Ce que vous insinuez est vraiment abject et intolérable. Ne cherchez à établir de connivence avec mon commentaire précédéent. J'espère tout simplement que Audrey Pulvar saura à l'avenir faire la différence entre ses invités et aura le courage d'adresser ses injures à ceux qui les valent, les représentants de ses agresseurs,  et non pas à des démocrates farouchement antifascistes.

+1

Boddisatva est "originalement" abject et payé par je ne sais qui pour déposer ses bouses un peu partout sur Médiapart...

Beaucoup réagissent avec prudence, comme par exemple Corinne Lepage qui qualifie d'intolérable l'aggression "si elle est avérée".

Vous auriez aussi hurlé avec les loups si quelqu'un s'était interrogé sur l'histoire de la fille du RER D avant qu'on découvre que c'était bidon (naturellement toute la presse s'est faite avoir).

Ce n'est pas parce que Montebourg et Pulvar font partie de la nomenklatura qu'on ne devrait pas attendre les résultats de l'enquête de police, et tirer les conséquences de l'exploitation politique que le couple cherche à faire dès à présent à partir de la supposée agression.

Boddissatva

On va pas discuter pas longtemps, "avéré" ou pas, Mac Do ou Maxim's ou pas, rien à voir. Vous le savez, inutile d'expliquer. Si Pulvar et Montebourg sont des affabulateurs, hypothèse farfelue, ça se saura. Pour autant ça n'excuserait en rien votre ironie nauséabonde.

Sinon, n'oublions pas la tribune de PC et de Lillian Matthieu dans "le monde"

Du mépris de classe et de caste en politique

Quand les médecins sont atteints, sans s’en apercevoir, des maux qu’ils sont censés diagnostiquer et guérir chez les autres, un espace plus large est laissé aux illusionnistes et aux charlatans.

 

En politique, c’est aujourd’hui un peu pareil : des professionnels de la politique imbus d’un mépris social non contrôlé causent abondamment dans le poste de « l’abandon des classes populaires » et de « l’autarcie des élites », en prétendant « redonner la parole au peuple ». Pendant ce temps, une professionnelle de la politique issue des classes aisées, Marine Le Pen, a engrangé des points dans les sondages, en se faisant passer indûment pour « hors-système ».

 

Dans ce contexte, la candidature non professionnelle d’un ouvrier d’usine, Philippe Poutou, nous fait l’effet réjouissant d’un Jacques Tati dans un jeu de quilles si bien encadré, jusqu’à l’impeccabilité de la rhétorique IIIe République du politicien estampillé « critique » de la bande, Jean-Luc Mélenchon. Ainsi le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), malgré une crise autodestructrice de ses cercles dirigeants (comme s’ils avaient voulu imiter avec persévérance les premières minutes culte des épisodes de Mission impossible !), est à l’origine de la principale innovation de cette morne présidentielle.

 

Combien parmi les prétendants à la magistrature suprême ont-ils animé une bataille syndicale qui a sauvé mille emplois, comme cela a été le cas de Philippe Poutou à l’usine Ford de Blanquefort ? Cela n’empêche pas les milieux politiques professionnels de droite et de gauche de l’ignorer superbement, de moquer son « incompétence » et/ou d’ironiser sur « la maladresse » de ses prises de parole médiatiques. La condescendance de classe, des riches et des énarques, est souvent cumulée avec une arrogance de caste, celle du petit monde des professionnels de la politique issus de cette classe dirigeante ou des couches moyennes scolairement dotées. Et cela peut être tout au plus amorti par une fausse compréhension paternaliste : « Il est gentil ce Poutou, mais quand même… » Deux logiques de domination se trouvent ici emboîtées : des rapports hiérarchiques entre les classes et une tutelle des représentants professionnels sur les citoyens représentés.

 

Le sort réservé à Philippe Poutou nous introduit au cœur de nos problèmes politiques : ce qui fait que nous ne vivons pas réellement dans des démocraties, ni même dans des démocraties représentatives, mais dans ce que le philosophe Jacques Rancière nomme des « Etats de droit oligarchiques » ou ce que nous pourrions appeler des régimes représentatifs professionnalisés. Dans ce cadre, « le peuple », sous sa double forme sociologique (les « classes populaires ») et politique (les citoyens), est à la fois porté au pinacle rhétoriquement et méprisé pratiquement.

 

Dans cette restriction de classe et de caste de l’aire du politiquement bien-pensant, la gauche de la gauche n’est malheureusement pas en reste. Certes, les quelques critiques publiques les plus vives de la campagne de Philippe Poutou sont seulement issues, dans une logique kamikaze, des rangs du NPA lui-même. Toutefois la dévalorisation sociale de cette candidature atypique gangrène, bien au-delà, les cadres dirigeants de la plupart des secteurs de la gauche radicale. Mais cela se produit plus insidieusement, dans des échanges « off » et sur Internet, où s’exprime alors sans complexes une ironie acerbe à l’égard du « prolo », voire du « plouc qui ne sait pas bien parler ». Même ceux qui n’hésitent pas à se la jouer « chefs de la lutte des classes » peuvent se retrouver du mauvais côté : celui des stéréotypes dominants ! On voit ainsi des adeptes de la « révolution citoyenne » fétichiser jour après jour un nouvel « homme providentiel » et des militants proclamant leur attachement à la cause d’un « prolétariat » abstrait se retourner contre un ouvrier concret qui ose être candidat…

 

La plupart de ces Importants des gauches « critiques » nous expliquent d’ailleurs que, pour se lancer dans la course présidentielle, il faudrait avoir effectué un long parcours de dirigeant politique. Saisissent-ils qu’ils reprennent ainsi à leur compte les arguments de ceux qui font de la politique une affaire de spécialistes, contre les aspirations des Indignés de la planète ? Pas sûr. Et le mépris social sous-jacent est euphémisé à travers l’accusation floue et supposée infamante d’« ouvriérisme ». Ils nous parlent depuis des années d’« émancipation des opprimés » et n’ont toujours pas compris qu’ils font pleinement partie des obstacles auxquels ils prétendent s’opposer. Pour ces chevaliers Jedi de l’anti-libéralisme et de l’anti-capitalisme aussi, comme George Lucas en a eu l’intuition géniale pour les personnages de Star Wars, « le côté obscur de la force » est bien une possibilité qui les travaille de l’intérieur !

 

Malgré cette schizophrénie et les embûches de toutes sortes, on peut continuer à espérer qu’il se trouvera suffisamment d’élus attachés aux idéaux démocratiques et pluralistes pour permettre à Philippe Poutou de bénéficier des cinq cent parrainages requis. La sagesse populaire d’un Peter Falk dans Columbo, finissant toujours par damer le pion aux riches arrogants, pourrait alors utilement épauler la critique du capitalisme d’un Karl Marx. Nous avons besoin d’une telle candidature, hérétique parce que paradoxalement celle d’un homme ordinaire, en rupture avec la creuse agitation politicienne (stimulée par le non-événement de la deuxième campagne de Nicolas Sarkozy) et avec l’insipide conformisme (alimenté par l’absence débordante d’imagination de François Hollande) propres à cette présidentielle 2012.

 

Philippe Corcuff et Lilian Mathieu, sociologues

C'est l'heure où le regretté Jedi Olivier Kenobuz nous manque.

Sinon, le vieux Yoda approuve ce texte des deux mains, et prépare sa dernière phrase : Un grave défaite, j'ai subi. Disparaître pour longtemps, je dois.

"Oh non Senseï, ne nous abandonnez-pas..."

Karaté dialectique en cours dans le groupe 1 (ou 2 ou 3, je sais plus) de la planète N'Pa du système Elcéhere...

(moi aussi je connais mes Classiques)

à Marc Tertre,

L’occasion faisant le larron, comme on dit, vous glissez cette tribune qui nous écarte pour partie du sujet dans la mesure où ce texte dérive sur de la polémique politicienne de mauvais aloi et méprisante : Philippe Poutou, nous fait l’effet réjouissant d’un Jacques Tati dans un jeu de quilles si bien encadré, jusqu’à l’impeccabilité de la rhétorique IIIe République du politicien estampillé « critique » de la bande, Jean-Luc MélenchonJe partage les critiques sur les médias et notamment leur complaisance à l'égard de M.Lepen. Cela dit, j'aime beaucoup Tati (quoique pas tout) mais je ne suis pas sûr que la comparaison soit à l'avantage de Poutou, ne serait-ce que parce qu'en principe Poutou ne donne pas dans le cinéma, à l'en croire. Tati dans le rôle du facteur dans "Jour de Fête" était quand même bien plus rigolo que Besancenot. Le Npa a bien fait de changer de candidat ! 

L'arrogante a été semble-t-il été prise pour cible par des fachos.

Un peu de respect ne serait pas de trop.

Quand elle aura présenté ses excuses à Xavier Monnier, pourquoi pas.

http://www.bakchich.info/medias/2012/02/17/poursuite-et-fin-61160

 

Je ne vois pas le rapport.

Ou alors, ce serait donc ce Xavier Monnier (que je ne connais pas) qui l'a insultée et balancé des chopes de bière à la figure ?

 

Des chopes de bière à la figure ? ???

C'est une technique de styliste de haute couture, raciste, emméché, ça.

Les chopes de bière c'est une nouvelle version, ce matin c'était des verres, et encore un peu plus tôt juste des insultes.

Oui à l'audience Xavier Monnier a été accusé de sexisme et de racisme envers la "victime", mais les magistrats n'ont pas marché.

Disons qu'il me semble qu'il y a des victimes plus prioritaires que Madame Pulvar. Dans ma famille aussi il y en a qui ont été traités de "sale juif", une ascendante a été mise au pilori par un quotidien parisien (il faut dire qu'on a un patronyme juif), on n'a jamais essayé d'en faire une exploitation quelconque et globalement ça aurait été voué à l'échec car insulter un juif lambda n'est guère risqué. Au passage, actuellement à Homs (Syrie), Madame Pulvar a une consoeur qui est peut-être un peu plus "victime", même si elle n'est pas chez Ruquier ou "nana de".

Quand le verre est cassé il est difficile de préciser d'où il vient.

Chope, verre ou bouteille, quelle importance ?

Est-ce parce que d'autres personnes sont victime de fachos débiles intoxiqués par la logorrhée frontiste qu'il faut ne pas parler de Montebourg Pulvar ?

Bébert, si un jour on vous balance des trucs vitrifiés sur le museau, faut prévenir. D'aucuns s'indigneront de la même façon.

Bon sur "lefigaro.fr" Arnaud Montebourg indique que des témoignages ont été recueillis et que les policiers sont confiants. Justice va pouvoir être rendue. Et on pourrait arrêter de troller ce billet.

Boddisatva

Prière de remplacer ce "On" par "Je".Vous nous faites insulte .Merci

"Et on pourrait arrêter de troller ce billet."

Eh oui, bébert.

Un éclair de lucidité ?

Doublement d'accord avec Orbazan

- "Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg se sont fait agresser par des fachos racistes et antisémites cette nuit. C'est ignoble."

Cet acte est bien à condamner sans aucune hésitation. Il n'y a aucune raison de soupçonner Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar. On peut être en désaccord politique avec le premier et critiquer l'arrogance médiatique de la seconde dans le cas de l'échange avec Philippe Poutou, mais cela n'a rien à voir avec des mensonges délibérés.

- "Boddisatva Ce que vous insinuez est vraiment abject et intolérable"

 

Et d'accord avec : Marc Tertre

 

- "Boddisatva est "originalement" abject (...) pour déposer ses bouses un peu partout sur Mediapart..." S'il pouvait déjà poser ces excréments hors de mon blog, ce serait une première étape...

Plutôt que de m'accorder une importance que je n'ai certainement pas, vous pourrez utilement prendre connaissance de réactions de personnes publiques tout aussi prudentes que moi avant qu'Arnaud Montebourg ne donne des indications sur l'avancement de l'enquête (et je suis peut-être naïf mais je le crois sur parole), ce que j'avais relayé sur votre blog dès que j'en avais eu connaissance.

Cordialement

IL Y A UN FACTEUR AUSSI PRIMORDIAL SELON MOI : IL EST CLAIR QUE MADAME PULVAR N EST PAS SI NEUTRE ET QUE MONSIEUR POUTOU SAIT MIEUX QUE TOUS QUE MONTEBOURG EST SON MARI;;; UN CONFLIT SOUS-JACENT ENTRE LE NPA ET LE PS... UN DEBAT QUE RUQUIER NE PEUT PAS METTRE AU GRAND JOUR!

VIVE MONSIEUR POUTOU QUI N A QUE FAIRE DES BOURGEOISES!

Si je suis en total accord avec cette tribune - de même qu'avec celle co-signée avec Lilian Mathieu dans Le Monde -, je ne peux m'empêcher de m'interroger : Eva Joly serait-elle à ce point indéfendable que nul n'oserait opérer une mise en perspective croisée du traitement médiatique qui lui est réservé avec celui dont fait l'objet Philippe Poutou? Elle me paraît pourtant faire l'objet, à l'instar de P. Poutou, de ce même mépris de caste à l'endroit des non professionnels de la politique.

Certes, la magistrature n'est pas tout à fait la classe ouvrière, loin s'en faut. Mais ses origines (géographiques et nationales) - et sans aller jusqu'à évoquer les questions de genre, ce qui me taraude pourtant - ne constituent-elles pas un stigmate qui sert de point d'appui à la disqualification d'un discours selon des modalités qu'il s'agirait de mettre en regard: l'ouvrier P. Poutou est "transparent", E. Joly est "inaudible" ou incompréhensible". Or, il suffit de s'attarder sur les vidéo de "résumé" des meetings d'Eva Joly et de les confronter avec son entretien avec Mediapart pour réaliser que cette disqualification tient aussi aux formats médiatiques auxquels ces candidats n'ont pas l'heur de se conformer.

A l'heure où fleurissent les "éléments de langage" et les discours politique par "mots clés" si bien ajustés aux différents formats médiatiques, n'y a-t-il pas d'autres lectures, complémentaires, à faire de ces deux candidatures de "non-professionels" de la politique malmenés par les contre-pouvoirs médiatiques ("contre" devant ici être entendu au sens de "tout contre"...)?

Bien à toi, Philippe.

D'accord sur les similarités dans les tendances à la double marginalisation médiatique et politicienne de Philippe Poutou et d'Eva Joly, en tant que non professionnels de la politiques; Dans une chronique en cours de finition à paritr du polar, je les mets tous les deux à part des "truffes politiciennes" (dont Jean-Luc Mélenchon). Avec Poutou, cette marginalisation est renforcée par le facteur de classe. Il faut pouvoir tenir compte des différentes formes de domination et de leur imbrication (ici la domination politique des représentants professionnels vis-à-vis des citoyens et la domination de classe, mais il y aurai aussi la domination de genre - Ségolène Royal en a été beaucoup victime lors de la précédente présidentielle, cela semble moins le cas avec Eva Joly? -, raciale, etc.).

 

Politique de l'autruche et positionnement victimaire...

On atteint des sommets dans l'art de l'auto-duperie (self delution) au NPA en général et chez certains sociologues en particulier venus, indignes, faire la manche au journal le Monde et pleurnicher dans ses colonnes.

Et fatalement, arrive la quête de respectabilité et de reconnaissance sur le dos, toujours ! de ce que l'on est supposé représenter et défendre après quelques années (de moins en moins nombreuses d'ailleurs ! Impatience, impatience, quand tu nous tiens !) passées à chuchoter  dans le désert... ...

Pauvre carrière !  

Et dire que les plus cancres d'entre vous finiront animateurs de télé  !

***

 

______________Sinon, n'oublions pas la tribune de PC et de Lillian Matthieu dans "le monde"

Du mépris de classe et de caste en politique______

Et à cette occasion...

"....Le sort réservé à Philippe Poutou nous introduit au cœur de nos problèmes politiques : ce qui fait que nous ne vivons pas réellement dans des démocraties, ni même dans des démocraties représentatives, mais dans ce que le philosophe Jacques Rancière nomme des « Etats de droit oligarchiques »

***

Pauvre Rancière. Est-il seulement informé de cette appropriation-récupération ?

***

Le sort réservé à Philippe Poutou nous introduit au cœur d'un seul problème, à peine politique : le NPA

- Comment le NPA prend la décision  de présenter ou de ne pas présenter un candidat à la présidentielle ?

- Comment le NPA choisit le candidat destiné à le représenter ?

- Comment le NPA forme-t-il ce candidat ?

- Quelles obligations de résultat le NPA se fixe-t-il ?

- Face à l'indigence de ce qu'il ose appeler un programme… politique de surcroît, combien de militants du NPA trouvent-ils chaque nuit, le sommeil sans l’aide de somnifères  ?

 __________

Je m'empresse d'inclure (faut pas me tenter !) ce commentaire of mine à mon propre billet sur Poutou ; billet dont vous connaissez très certainement tous l'adresse... n'empêche... http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/280212/poutou-pour-rien

Monsieur Uleski a bien du mal à se départir d'un maccarthysme obsessionnel et double à l'égard de la sociologie et du NPA (qui sont deux choses pourtant bien distinctes, qu'il arrive de se croiser comme dans la personne de Lilian Mathieu et dans la mienne). Or je crains qu'un tel syndrome compulsif ne nuise aux causes (souvent légitimes) que défend Monsieur Uleski et aux arguments qu'il propose à la discussion (quand il a des arguments et quand il les soumet vraiment à une discussion).

Cher Monsieur Corcuff,

Je n'ai rien  contre la sociologie excepté lorsqu' elle prétend au monopole de la compréhension du réel contre la classe politique et son action (ou inaction, c'est selon). En ce qui concerne votre intervention dans le Monde, il se trouve que vous êtes sociologues tous les deux ! J'y suis pour rien.

Cela dit, employer des mots tels que "Stalinisme, maccarthysme.." contre ceux qui tentent de porter sur leurs frêles épaules une critique constructive à l'égard  du NPA n'est pas très fair-play.

Quant à mes obsessions... je n'ai écrit qu'un billet sur le NPA et aucun sur la sociologie.

_____

Pour revenir au fond...

Il n'y a certainement pas de plus grand mépris pour le "Prolo" qu'un programme indigent de professionnels de l'utopie fonctionnarisés jusqu'à la retraite : un programme qui renvoie à l'An dix mille tout espoir d'établir et/ou de ré-tablir un rapport de force (syndical et politique - dans le sens de l'action) capable de protéger les acquis, de reconquérir les anciens qui ont été perdus, sans oublier d'en arracher de nouveaux.

Le pompon pour le NPA, en autres raisons de sa déconfiture électorale à venir, c'est bien la présence d'un candidat dit « ouvrier » (1) dont le programme ne répond en rien aux attentes des ouvriers et des employés.

Et à ce sujet, il existe bien une alliance implicite entre une classe médiatique incapable d’entendre un intervenant tel que Poutou et un NPA « ouvrier » privé d'électorat du même nom, au seul soutien de fonctionnaires - enseignants ou pas - tout comme cette autre alliance tacite d'un NPA internationaliste avec un Capital triomphant et sans frontière.

 

//// une critique constructive à l'égard  du NPA

Bravo Serge ! Par cette touche d'humour, vous avez égayé ma semaine... Fallait le préciser, que vous faissiez de la critique a nez rouge....

C'est pas rien ce Slava'z Snowshow !

Merci à vous.

Philippe Corcuff,

Vous semblez découvrir le traitement qui est fait aux soi-disant petits candidats dans cette émission. Villepin, Joly ou la Le Pen y ont subi le même sort.

Il ne s'agit donc pas d'un mépris de classe, mais simplement d'une certaine conception du divertissement, puisqu'il s'agit d'une émission de divertissement.

La vraie question est pourquoi ces petits candidats se sentent obligés de se présenter en victimes expiatoires à ce jeu de massacre, sachant que les grands candidats n'ont pas besoin d'y venir.

Très saine approche.

On est à fond dans la Société du Spectacle mais ça, notre Permanent de la Une qui ne fait que surfer sur l'actualité et qui en fait à fond partie, ne le dira jamais, si toutefois il s'en rend compte...

Il y a au moins deux grandes catégories de positions possibles vis-à-vis de "la société du spectacle" :

1) Soit on considère que "la société de spectacle" est complètement homogène, bouclée, fermée, qu'on ne peut pas en sortir, que tout est récupéré à terme par sa logique dominante, y compris la moindre contestation...dans ce cas,  il n'y a une conclusion logique à en tirer: c'est de  ne plus regarder et de se taire afin de ne pas l'alimenter (y compris en se désabonnant d'un média comme Mediapart - qui par définition fait partie de "la société du spectacle" - et en arrêtant de poster des commentaires).

 

2) Soit on considère que, s'il y a bien une logique dominante, il y a aussi des contradictions et du jeu dans "la société de spectacle" (à la manière dont Marx analyse le capitalisme à partir de ses contradictions, ou à la manière de la façon dont Foucault analyse le pouvoir, c'est-à-dire en prenant en compte les résistances). Dans ce cas, il y a une variété de tactiques possibles à expérimenter dedans, à côté et contre "la société du spectacle".

 

Ceux qui passent leur temps à se mettre en scène sur internet en dénonçant les autres comme des rouages de "la société du spectacle" me semblent par contre assez incohérents logiquement, bien que cohérents dans une logique identitaire : dans la construction de leur identité personnelle, ils veulent le beurre et l'argent du beurre...

 

J'aime bien votre "au moins deux". Il montre au moins deux positions possibles:

1) une sorte de prudence permanente qui se ménage toujours d'éventuelles portes de sortie.

2) une vraie lucidité potentielle.

Bref vous maintenez que : vous voulez condamnez toute participation à "la société de spectacle" comme étant le mal absolu, la corruption; la trahison, etc., tout en participant vous-même à la dite "société du spectacle" par votre abonnement à Mediapart, vos billets et vos commentaires. La limite entre le mal absolu et le bien, c'est...vous, ayant le monopole de la "vraie lucidité", qui permet d'être dehors tout en étant dedans, contrairement à tous ces vendus (dit aussi "prudents"). No problem! Toutes les incohérences logiques participent de la condition humaine. Et elles servent mêmes dans nos sociétés aux bricolages variés des identités individuelles. Bon bricolage donc! Toutefois je ne voudrais pas contaminer votre pureté (pardon "vraie lucidité") par de tels encouragements...

Ben oui

Qu'ici, le vrai soit un moment du faux, on ne peut qu'opiner.

Pris dans le feu, on ne peut que s'en démmerder.

Et écouter attentivement le ressenti du moment où l'on endosse un nouvel habitus, prêt à nous évader des précédents.

La marge de liberté, d'autodétermination qui nous reste au sein des déterminismes, doit sûrement receler des potentiels de dépassements, insoupçonnés.

Non ?

 

C'est plutôt ma position, qui suppose une vue de "la société de spectacle" ou des "déterminismes" incluant des contradictions et du jeu. Autrement, toute contestation est "récupérée par le système" et l'émancipation est impossible.

 

Avec cette position, on ne peut pas alors simplement dire "tu es vendu parce que participant à la société de spectacle" (surtout si celui qui énonce cela en fait aussi partie), mais "du fait de tel ou tel positionnement dans la société de spectacle, tu es globalement dans sa reproduction, alors que tel autre positionnement permet d'élargir les marges de jeu". Cela oblige à préciser mieux le pourquoi de la frontière entre la compromission (rejetée) et le compromis à visée critique (admis), en ne se contentant pas de dire : "quand c'est moi, c'est bon!"

Je partage.

Sans perdre de vue que le spectacle du compromis réaliste d'action, même critique, peut masquer une soumission définitive aux exigences de l'ennemi.

La question est éminement dialectique, et elle se mesure souvent aux conséquences, plus qu'aux postures.

C'est toute la question du réformisme réel qui pose la question de qu'est-ce qu'un changement.

/// La question est éminement dialectique, et elle se mesure souvent aux conséquences, plus qu'aux postures.

Parfaitement, et elle suppose, sur le plan intelectuel, qu'on réhabilite en France (parce que nous sommes victime d'une fermeture sur les débats franco français assez déplorables) les pragmatiques anglo saxons, plus particuliérement John Dewey... Qui jouit cependant d'une tardive, mais attentive reconnaissance (avec la traduction de deux de ses ouvrages phares :

  • Le public et ses problèmes, Gallimard, 2010
  • La formation des valeurs, Paris, La Découverte, 2011

hé hé

rare c't'auteur.

Une sorte de méfiance anti "libérale" et un manque d'intérêt pour les moralistes, me faisait le tenir à l'écart.

Je  n'avais jamais dépassé quelques articles. je vais aller voir merci.

/// Villepin, Joly ou la Le Pen y ont subi le même sort.

Non. Chacun de ces trois personnalités ont fait les frais, jusqu'à une certaine mesure, du fait qu'elles ne représentaient pas le "candidat idéal" selon la vulgate médiatique en cours... Mais enfin, que Villepin, Joly ou Le Pen aient subi du "mépris social", c'est ce que je voudrais bien que tu me montres ! Le mauvais traitement réservé aux "petits candidats" c'est la rêgle du "jeu médiatique" et c'est autre chose. A la limite, c'est quelque chose dont Besancenot n'a pas été victime (du moins à la télé) Certe OB était bien un "prolo" pur fruit pur sucre aux mains caleuses et pleine de cambouis de son vélo, mais il avait fait "des études", et pouvait sembler plus ou moins du "meme monde" que ceux qui ont fait le CFJ....Il faudrait remonter aux premières apparitions d'Arlette Laguiller; mais le contexte politique était tout autre (et le mépris de classe s'y montrait moins)

Quand au distingo "émission de divertissement"/émission politique", cela se discute longuement. Nous avons choisi depuis longtemps d'apparaitre dans ce type d'émission, tout simplement qu'étant donné les régles du jeu médiatique, elles sont les seuls à nous inviter !

Fuck la société du spectacle !

De toutes façons... et contrairement à la croyance... cette société du spectacle est imposée, elle ne fait l'objet d'aucun consensus. Aussi, à chaque fois que vous la prenez à contre-pied (et c'est facile puisqu'elle est servie par des petits bras), vous créez la surprise et en prime, vous en sortez toujours grandi.

 

Pas si faux, Hombre

Le fait que Poutou soit un ouvrier permet de faire passer les critiques sur l'irrealisme de ses propositions comme du "ressentiment" anti-ouvrier et de la condescendance. On reconnait ici la perversite de la pensee bourdieusienne fermee sur elle-meme, recursive, et finalement totalitaire. Est-il possible de contredire Poutou si on n'est pas soi-meme un ouvrier? Apparemment non. Est-il possible de lui declarer une certaine empathie sans etre taxe de mauvaise conscience de classe? Apparemment non.

Alors une derniere question: est-il possible de parler a Poutou? Apparemment non.

La répétition de l'expression "apparemment non" a comme un effet..."totalitaire", non?

 

Je crains, par ailleurs, que vous ne confondiez deux propositions : 1) Poutou aurait a priori raison parce qu'il est ouvrier (personne n'a, à ma connaissance, défendu une telle antienne, qui a jadis fait les beaux jours du stalinisme); et 2) en tant qu'ouvrier candidat, Philippe Poutou devrait bénéficier d'une égale dignité de traitement par rapport aux autres candidats, issus des milieux sociaux privilégiés et professionnels de la politique (proposition que je défends avec d'autres).

//// les critiques sur l'irrealisme de ses propositions comme du "ressentiment" anti-ouvrier

Il y a une façon de dénoncer cet irréalisme qui pue effectivement le ressentiment social du petit bourgeois qui se la pète.... C'est aussi une question de "manière de faire"...

Fonce Poutou.

Idéaliste ou irréaliste ? On s'en tape.

Un combattant qui a des victoires à son actif, c'est la légitimité même.

Contradiction entre se présenter en plein système pour bénéficier des médias, et vomir le système ? Mais tout le monde le sait. Tout le monde a compris ce que tu fais là.

 Ne recule sur rien. Ne laisse pas un pousse de terrain.

Encore quelques semaines, et tu vas forcer l'admiration de beaucoup.

(entre-nous : ceux qui te dénigrent le plus, sont précisemment ceux qui n'arrivent pas à supporter leur propre soumission. Tu es le reproche vivant qu'ils se font à eux-mêmes.)

En tout cas Poutou , il est sincère et vivant , à côté les autres ressemblent à des marionnettes bien lisses er bien pensantes , des sortes d'avatars .

@BELANGE (01:03 à 00:06).

-

+ 1

-

Monsieur Poutou semblait bien plus hu-main; cela s'est vu aux mains ... manucurées ou non ... (le cameraman fut excellent sur ce coup-là).

-

Sourire

Pourquoi ce malaise ? parceque dans les médias et dans le domaine public on n'entend presque jamais une expression publique des ouvriers ou des ouvrières. Pourtant c'est une parole qui a autant d'impact et de sens que d'autres qui sont débitées à longueur d'antenne.

Je pense que les paroles des ouvrières de LeJABY disant leur colère, leur dégoût, leur désespoir ont fait une sorte de choc qui ont fait que "qui vous savez" c'est senti obligé de faire quelquechose

Dans l'expression de Philippe POUTOU je regrette que sa parole ne soit pas plus personnelle et qu'elle ne laisse pas plus de place à ce qu'est la vie dans une usine aujourd'hui : les relations hiérarchiques avec le management, le poids d'un travail répétitif, la progession ou non de l'individualisation, toutes ces choses qui font le tissu de la vie ouvrière, qui font que c'est vivable ou non , qui débouchent sur des luttes et des résistances.

Ce que dit un ouvrier est criticable, cependant il faut reconnaître que c'est une parole rare et qui mérite comme les autres d'être entendue sans aussitôt être discrédité par de dérisoires questions de forme. Ceux qui nous débitent les rangaines libérales causent très bien, très chic mais le contenu c'est le vide et la vulgaire défense de leurs intérêts de classe.

"Dans l'expression de Philippe POUTOU je regrette que sa parole ne soit pas plus personnelle et qu'elle ne laisse pas plus de place à ce qu'est la vie dans une usine "

Très juste.

Le NPA est passé maître dans l'art de passer à côté de l'essentiel qu'est aussi... l'existentiel.

Dommage, car Poutou serait alors sans aucun doute bien plus performant.

Dans cette campagne, les petits bourgeois parlent aisément du peuple mais de quel peuple parlent-ils?

- du peuple français soit la totalité de la population ? non !

 

 

le refoulé revient toujours

je ne partage pas toutes les positions du npa;

mais j'ai trouvé poutou super face à l'arrogance de "la petite bourgeoise" audrey pulvar!!

elle est devenue prétentieuse et cinglante;

je me souviens d'une journaliste qui organisait des débats de fond sur france3;

elle fut aussi odieuse avec ma candidate eva joly;

Les profiteurs ont toujours méprisé ceux qui ne veulent ou ne peuvent profiter.

 

Cela leur est indispensable.

1- parce que c'est justement ça la distinction, se distinguer du commun des mortels.

2 - parce qu'il faut mettre au silence leur propre petite voix intérieure. Le mépris est l'expression de leur mauvaise conscience.

Les domestiques (ceux qui profitent des bénéfices de leur propre soumission) sont toujours les plus acharnés mépriseurs. Bien plus que leurs employeurs qui, eux, savent très bien à quoi s'en tenir. C'est le syndrome du roquet, il tire puissance de sa laisse, et aboie sur le manant.

+1000

 

+ + + +

Fonce Poutou !!!

Intéressante, votre discussion, sur la société du spectacle

et le fait qu'on ne peut y échapper quand on veut faire de la politique

sous peine de ne pas être entendu des spectateurs-citoyens (je ne les critique pas, c'est un constat),

-sous peine ne plus exister à leurs yeux,

sous peine de, alors, les abandonner au spectacle.

(vous me feriez presque voter Poutou, c'est dire)

Cette discussion, une mini marge. Bonne à prendre comme de la graine.

C'est grâce à ma petite attaque personnelle contre notre cher Permanent de la Une.

Merci Fantie, pour cette mise au clair, en peu de mots lisibles.

Poutou fait une prestation remarquée sur France 2

P.Th. | Publié le 28.02.2012, 14h59 | Mise à jour : 16h54

Envoyer Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a fait une prestation remarquée sur France 2, ce lundi soir. Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a fait une prestation remarquée sur France 2, ce lundi soir. | LP/Olivier Corsan Zoom

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«Besancenot sort du corps de Poutou !» Ce tweet de Jean-Jacques Urvoas, député socialiste du Finistère, est à l'image des réactions qui ont fleuri lundi soir sur les réseaux sociaux. Philippe Poutou, qui confiait pourtant il y a peu au «Parisien - Aujourd'hui en France» ne pas avoir un «tempérament de superhéros» - «Même à l’usine, aux assemblées générales, quand je prends la parole, j’ai l’impression que ce n’est pas ma place» - a surpris son monde par sa prestation remarquée lundi dans l'émission «Mots Croisés», sur France 2.

SUR LE MÊME SUJET

«Un successeur» a été trouvé au charismatique Olivier Besancenot, a-t-on aussitôt pu lire sur Twitter.

«Poutou a fait taire #NKM, offensif et authentique! Pas mauvais du tout#MOTSCROISES#», a salué, toujours sur Twitter, Sergio Coronado, le directeur de la communication d'Eva Joly. «Poutou se lâche, parle cash .NKM sans voix», a également commenté la socialiste, Marie-Pierre de la Gontrie.

Poutou : «Si lui c'est le candidat du peuple, moi je suis le candidat du CAC 40»


Souvent présenté comme timide et effacé en comparaison de l'emblématique Olivier Besancenot, le candidat du NPA à la présidentielle de 2012 est apparu en grande forme lundi soir. Lorsque la porte-parole du candidat Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, lui reproche de ne pas lui avoir serré la main, il réplique du tac au tac : «Je le revendique, je suis un peu allergique à l'UMP et au FN, donc je serre pas la main, pour l'instant j'ai un peu de mal.» Puis s'explique : «Je ne serre pas la main aux représentants de l'UMP, mais en attendant c'est quand même l'UMP qui laisse licencier des gens.» Et de renchérir : «Moi je ne serre pas la main, mais vous vous êtes en train d'abaisser le niveau de vie des populations.»

Remarquée aussi, sa pique à Nicolas Sarkozy, qui «joue au candidat du peuple». «Alors il y a un côté rigolo, mais c'est pas rigolo parce que derrière, c'est la pauvreté qu'il y a», attaque-t-il d'emblée, avant de lancer ce bon mot, qui ravira les internautes : «Si lui c'est le candidat du peuple, moi je suis le candidat du CAC 40.»

"Lorsque la porte-parole du candidat Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, lui reproche de ne pas lui avoir serré la main, il réplique du tac au tac : «Je le revendique, je suis un peu allergique à l'UMP et au FN, donc je serre pas la main, pour l'instant j'ai un peu de mal.» Puis s'explique : «Je ne serre pas la main aux représentants de l'UMP, mais en attendant c'est quand même l'UMP qui laisse licencier des gens.»"

Ça change de José Bové, qui embrassait NKM comme du bon pain.

Corcuff:

"en tant qu'ouvrier candidat, Philippe Poutou devrait bénéficier d'une égale dignité de traitement par rapport aux autres candidats, issus des milieux sociaux privilégiés et professionnels de la politique (proposition que je défends avec d'autres)."

Pour moi l'inegalite de traitement n'etait pas apparente, et si elle l'est, est-ce parce qu'il est ouvrier? Il n'ya pas de "science" pour vous permettre de trancher la question. Ce genre de polemique est un cercle ferme.

Donc laissons les préjugés sociaux et les logiques de la domination faire leur oeuvre imperceptiblement, puisqu'ils sont tellement évidents qu'ils ne sont plus vus? Et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! Il y a toutefois une réalité quantifiable : il n'y a pour l'instant qu'un ouvrier candidat à l'élection présidentielle (et il n'est pas sûr d'avoir les parrainages nécessaires), les ouvriers ne sont quasiment plus présents ni parmi les députés-sénateurs ni parmi les ministres ni parmi les dirigeants de partis, et les professionnels de la politique assurent une hégémonie grandissante sur la politique institutionnelle, du FN au Front de gauche (à l'exception du cas d'Eva Joly pour EELV). Mais peut-on encore parler de "démocratie" dans des régimes représentatifs professionnalisés, dominés par les milieux sociaux privilégiés (avec une prime particulière aux énarques et aux avocats)?

Y a-t-il une connexion Wutan/Bayonne ?

A quelques heures près, ces deux villes chassent leurs représentants abusifs. A quand le jumelage ?

 

C'estait la récré pas si hors sujet

Alors les signatures ?

Hier on en était a 475...

Vache !

Oh ! je ne sais pas si Audrey Pulvar peut-être brulée sans autre forme de procès, pour avoir poussé dans ses retranchements, le candidat Poutou.

Par contre, beaucoup plus important, à mon avis, est que :

"Mon garçon, en Mondiovision,  tu as bien assuré la défense de tes idées politiques et, il est évident que tu as bien progressé ces dernières semaines..De fait, ais confiance en toi, tu as trouvé le bon ton...il devient lumineux que dans cette mesure, tu es destiné à être un débatteur fort honorable !"

Comme je l'ai dit pour Minc, je ne suis pas d'accord sur la morgue et tutti quanti.

En fait, je serais plutôt d'accord avec l'analyse de Poutou sur la dette (cadeaux aux riches) en réponse aux clichés journalistiques de Pulvar (avec quelques réserves, sur l'illusion du pouvoir populaire, dont je doute vraiment). Mais la réponse de Poutou sur la non-alliance avec Mélenchon, qui est un peu vaseuse (gauchiste classique). Mais il y a qd même des pb techniques sur les banques, le crédit, la politique indus, etc.

Ce que vous faites ici, c'est d'ailleurs une analyse d'intellos, de sémioticiens, qui critiquent le ton, les mots, les symboles, la comm', la forme, et non les idées, en se revendiquant du peuple que vous ne représentez pas (à supposer que qui que ce soit représente le peuple d'ailleurs).

Je me dis que la politique rend fou, même quand il n'y a pas d'enjeu électoral réel. C'est une incapacité à débattre en terme rationnels qui montre que dès qu'on ose s'opposer à vos idées, vous considérez qu'on représente le mal. Et c'est ça qui est inquiétant quant au pouvoir populaire! Le stalinisme n'est pas arrivé par hasard.

/// dès qu'on ose s'opposer à vos idées, vous considérez qu'on représente le mal.

Qui a dit ça ? Maintenant, on ne discute pas entre "gens bien né" autour d'une tasse de thé Earl Gray fumante ! Toi même défend tes opinions sans être spécialement "aimable" et "amical" On ne te le demande pas, mais réciproquement ne le demande pas non plus.... Un minimum de soucis de cohérence.

/// la réponse de Poutou sur la non-alliance avec Mélenchon, qui est un peu vaseuse

Moi ce que je trouve vaseux, c'est ceux qui nous reprochent "a nous" de ne pas avoir fait d'alliance avec Mélenchon, alors que c'est lui qui inconditionnellement a décidé de faire cavalier seul. Et nous a proposé un seul choix : se rallier ou se démettre. Eh bien, quel autre choix avons nous que de défendre notre programme et de proposer "notre" candidat ? Cet état de fait a été décidé au sein du front de gauche sans que nous n'y avons jamais pu y défendre notre point de vue unitaire...

 

Hello Bolo,

exact, je ne représente pas le peuple. J'en suis un élément. Dans mes activités politiques, je ne représente un groupe que lorsque j'ai un mandat (trop souvent). Et je le remets sur la table à chaque fois.

.

Je ne suis pas au npa.

.

Oui, tout est discutable "sur le fond".

Concernant Poutou et le jeu sévèrement pervers qui consiste à participer aux présidentielles de la 5ème, tout en ne reconnaissant pas la valeur politique de cette pratique, tu comprendras que l'on puisse discuter de l'effet que cela produit.

La question est : qu'est-ce qui avance et qu'est-ce qui recule de nos objectifs, après telle ou telle action.

Le fait que Poutou ne se laisse pas impressionner, sache répondre sans se plier à la logique de la conservation de l'état des choses que ses interlocuteurs lui proposent, est une bonne nouvelle, voilà.

Pour moi qui ne suis d'aucun camp politicien, mais de celui de l'émancipation des peuples, tu comprendras que voir Poutou se renforcer est une très bonne chose. Chacune de ses victoires sur le terrain du spectacle du combat des chefs auquel il a accepté de participer, est une victoire de ma propre vie. Chaque victoire, si dérisoire soit-elle, compte. Le npa ne compte pas là dedans.

Je me sens très solidaire de Poutou. C'est ce qu'on appelle un sympathisant, je crois. Et dans les batailles au jour le jour, ses compagnons ne sont pas toujours bons. Il arrive qu'ils soient même gravement démobilisateurs, avec leur façon de vouloir nous expliquer comment faire, comment gagner.

Chaque fois que nous avons gagné une bataille, ce n'est pas en les suivant, c'est vrai. Mais ils étaient là.

C'est plutôt quand ils nous ont suivis, nourris, renforcés.

Ne comprends pas cette façon d'accuser les gens de cette émission, leur supposées morgue et condescendance. Personnellement au vu et écouté Philippe Poutou lors de ses deux passages. L'ai trouvé dans le premier franchement nul et pas mieux dans le second. L'idée qu'il aurait été mal traité est fausse. C'est même lui ) mon sens qui dans le second a été mal traitant. L'ai même trouvé sans personnalité ne faisant que rapporte ce qu'en avait dit les autres, son entourage. D'ailleurs, il me semble que le NPA ne soit pas des plus heureux de son choix à constater la présence d'Olivier Besancenot dimanche sur Canal plus.

Mal traitant aussi en termes vestimentaires. Je lisais des reproches fait à Nadine Morano pour son parlé, cette façon caricaturale qu'elle aurait de s'exprimer pour faire populaire. Philippe Poutou m'a fait le même effet dans sa présentation vestimentaire débraillée. Il est possible d'être simple et bien habillé. Olivier Besancenot ou Alain Krivine, même Arlette Laguillet ou Nathalie Arthaud viennent en télévision avec de la tenue.

Enfin, la seule émission où j'ai enfin trouvé Philippe Poutou pertinant est Mots Croisés de ce lundi.

//// sa présentation vestimentaire débraillée.

C'est pas avec Krivine et sa célèbre "Kravate" qu'on risquerait ça !

 

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C'est un fait ; le véritable révolutionnaire porte cravate

Pär exemple Ernst Mandel

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Michel Pablo

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Lénine

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Trotsky

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Bon, on va me rétorquer que mon camarade Corcuff ne porte pas la Kravate. Mais il porte le Béret, ça compense

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(Bon, la seconde, je ne suis pas totalement convaincu que ce soit lui)

Si si, c'est nettement lui : le béret, la barbichette, le sourire.

La moumoutte ne peut pas nous tromper.

Pulvar est manifestement passée de l'autre côté du miroir narcissique.

Elle a parfaitement intégré les tics, la gestuelle, le ton de voix arrogant de ses consoeurs "chiennes de garde" de la bonne bourgeoisie parisienne.

Incapable d'autocritique, comme tant d'autres journalistes cumulards, plus soucieuse de son élégance vestimentaire et de la qualité de son brushing que de la modestie de son approche et de la pertinence de ses questions, elle n'a pas pu s'empêcher de consacrer cinq minutes à ce que poutou avait écrit sur l'émission de Ruquier, c'est-à-dire sur elle-même, sur sa précieuse petite personne, dont le sort, pour le moins, nous indiffère.

Elle a également fait une belle démonstration de petit perroquet savant, qui parle de tout à tort et à travers avec la suffisance d'un expert en généralités, répétant ce que l'on entend dans son milieu social, politique et professionnel, tombant dans les pires travers du journaliste français : partiel, partial et partisan. Bref, un individu qui confond son métier avec une discussion de salon socialiste, c'est-à-dire de café du commerce petit-bourgeois.

Avec Polony, deux belles (c'est une façon de parler) caricatures...

 

Deux caricatures fortement payées, explicitement pour désespérer le mouvement social.

Cette analyse MEDIATIQUE oublie un détail important. Ce sont deux femmes, certes aussi journalistes que les autres, mais ça change de l'époque post-68 où les femmes fermaient leurs gueules dans les AG. Il faut savoir regarder l'herbe pousser, disait le barbu.

Comme je le disais, arrêtez d'être faux culs et dogmatiques. Ce que vous dites, c'est que deux membres de l'élite médiatique s'en prennent à un gentil nouvrier. C'est du parternalisme d'intellos qui critiquent les autres petits bourgeois. En fait, non, ce sont des petits bougeois de gauche rétros qui critiquent des grands bourgeois modernes (aussi limités dans les 2 cas). Mais s'il vous plait, pas au nom du peuple. On nous a déjà fait le coup (même Sarko nous fait le coup en ce moment)!!!!

Merde au peuple! Merde à la classe ouvrière ! Mort aux cons (vaste programme - quasi génocidaire)!!!

Jacques Bolo,

on voit bien que vous n'écoutez pas France Inter le matin à 6h00.

La description de Jonas Ekhr, très juste, correspond exactement à ces débuts de matinée sur France Inter présentés par Audrey Pulvar, et à ce que je ressens quand, après les infos vers 6h10 ou si j'ai tenu le coup jusqu'à 6h15 si j'ai un peu plus de patience, je finis inmanquablement par zapper France Inter tant je n'en peux plus de ce nouveau singe savant qu'on va bientôt nous imposer aux heures de plus grande écoute, gros comme une maison.

Je n'écoute pas France Inter, et je trouve Pulvar effectivement énervante. Mais je ne confond pas la forme avec les idées et si on se présente à la présidentielle (pas pour être élu, mais pour faire entendre un autre son de cloche), il faut bien s'attendre à être critiqué. Et ce dont je parle est le paternalisme d'intellos qui se prennent pour le peuple, qui n'existe pas (Pulvar en fait partie), et que j'emmerde. C'est d'autant plus con que Poutou se défend bien quand même.

J'ajoute que le refus de la critique est stalinien. Et c'est aussi une analyse qui mérite d'être entendue, bien qu'elle ne soit pas nouvelle. Mais je m'étonne - formule toute rhétorique - qu'elle ne soit pas assimilée. Soyons donc affirmatif (arrogant): je dis que tant qu'elle ne sera pas assimilée dans toutes ses conséquences, il vaudra mieux (pour tout le monde) que Sarko, Minc et leur bande soient au pouvoir. Ca s'appelle la dialectique: il vaut mieux que la gauche soit dans l'opposition tant qu'elle n'est pas capable de pluralisme interne et externe. C'est un constat.

Bolo !

/// J'ajoute que le refus de la critique est stalinien. Et c'est aussi une analyse qui mérite d'être entendue, bien qu'elle ne soit pas nouvelle.

Mais il n'y a pas de "refus de la critique" de la part de Poutou... Ni de Corcuff, d'ailleurs. Mais dénonciation de préjugés qui visent PP en fonction de son origine et de son "présent" prolétaire...

"j'ajoute" donc ce qui précède est:

"Et ce dont je parle est le paternalisme d'intellos [...]. C'est d'autant plus con que Poutou se défend bien quand même."

Le fait d'extraire un élément pour en dénaturer le sens est stalinien aussi. Il faut perdre toutes ces mauvaises habitudes.

NB. Le coup de la critique de la condescendance est un standard emprunté à Bourdieu, qui serait plus crédible lui-même s'il ne prônait pas le seul "jugement par les pairs", comme je l'ai montré (sur "http://www.exergue.com" puis "Bourdieu").

//// Le fait d'extraire un élément pour en dénaturer le sens est stalinien aussi.

Vous voulez dire que vous appliquez des procédés staliniens, et que vous en etes fier ?  Surpris

C'est en effet un procédé parfaitement stalinien (de parfaite mauvaise foi, en tout cas, et qui montre une ignorance crasse de ce qu'on prétend discuter) que d'affirmer que Bourdieu ne prônait que "le jugement par les pairs"...

Il est donc prouvé que vous êtes un falsificateur. Je ne joue pas. Je faisais référence à:

"que la sociologie devienne comme [...] les mathématiques [...] un champ dans lequel les producteurs n'ont pour clients que leurs concurrents. [...] Malheureusement, tout le monde s'en mêle." (Sur la télévision, p. 71).

Oui, j'ai osé critiquer Bourdieu, et je vous emmerde.

 

Critiquer Bourdieu ne me dérange pas du tout : ce n'est pas mon sociologue préféré, pour parler par euphémisme (pour parodier bruno Latour je trouve Bourdieu "trés critique, trés critiquable et trés critiqué") ... Mais travestir et mentir en connaissance de cause ne mérite que le mépris. Soyez assuré du mien...

C'est bizarre, ce reflexe stalinien persistant. Je montre ce que je dis et vous dites que je travestis. Et vous prétendez parler de science (comme les stals de la grande époque, il est vrai).

Comme je l'ai dit, la politique rend fou!

C'est marrant, les mots ont un sens quand même, et même plusieurs. Surtout quand on en met ensemble.

Mais quand c'est Bolo qui les dit, ils n'en n'ont plus du tout. ça sifflote, ça fait des attitudes, des petites manières, mais pas de sens.

C'est curieux, cette façon de SE prononcer, sans rien dire.

C'est un peu ça le snobisme. Bolo, c'est le snobisme du butor.

des bruits de mâchoires, des yeux qui roulent ... Pis rien !

Pauvre con

J'avoue que je n'ai pas cette manie virilement inquiète de me servir d'un si joli petit mot comme injure.

Le Butor lourdaud se confirme tout seul.

Auriez-vous quelques injures plus pernicieuses, plus blessantes, la lie de l'humanité, celles dont les oreilles ne se remettent que difficilement ?

Auriez-vous un talent quelconque quelque part.

Faites un effort, je ne suis pas facile à blesser. Non que j'ai le cuir endurci, mais j'ai l'ego léger.

Ce n'est pas trop dur à comprendre, j'espère.

 

Le Pulvar syndrome est malheureusement une attitude très franchouille.

A l'étranger c'est pire...perso j'évite de voyager avec des Français,préfère les néo zélandais ou les Australiens.Ils ont un rapport plus simple aux autres et ne se croient pas autoriser à écraser la gueule de l'autre.

L'attitude de Pulvar est précisément ce que l'on reproche au peuple Français : L'arrogance.

Le genre ' j't'explique la vie mon petit " . Cela dénote à mon sens une grande timidité et une mauvaise éducation. Un total manque de savoir vivre ! (savoir vivre avec l'autre of course )

A propos des journalistes femmes pour lesquelles là où il y a de la gêne il n'y a pas d'information...

avec Françoise Giroud en figure tutélaire mère maquerelle

 

Qui nous contera l'histoire de cette génération de femmes-journalistes-politiques pour lesquelles… le lit et l’oreiller auront été le nouvel horizon indépassable d’un métier porteur d’un concept novateur : la journaliste-fonceuse, charmeuse et racoleuse impénitente…

 

Avec pour conséquence depuis quarante ans, le fait que l’on ne compte plus les hommes politiques qui ont (et ont eu) pour maîtresse(s) des journalistes...

 

Journalistes ainsi capables, dans l'exercice de leur métier, d'une complaisance indécente (autre conséquence) à l'égard de l'objet même de leur étude et de leur vigilance, à savoir… la classe politique (combien de biographies politiques écrites en collaboration très étroite avec les intéressés ?)...

 

Et ce... bien que les femmes chefs de file de cette génération finalement... solidaire du pouvoir masculin et indifférente envers la perpétuation des rapports de domination hommes/femmes, se soient bien gardées de préciser à la génération suivante - leurs nouvelles recrues -, qu’une fois la quarantaine passée - stress, pression, planning et horaires infernaux… les femmes journalistes vieillissant plus vite que les autres (le corps se rebelle parfois bien avant les consciences) -, les journaux qui les emploient auront tôt fait de leur proposer comme dernier horizon, après une carrière courte mais mouvementée : le service « société et faits-divers » de leur rédaction.

La suite... cliquez : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/04/la-ou-il-y-a-de-la-gene-il-n-y-a-pas-d-information.html

C'est pathétique ! Anne Sinclair dit ne pas avoir à s'expliquer. Comment peut on penser qu'une femme aussi peu lucide sur sa vie privée puisse être un bon journaliste ? Passer ds une école ne vous donne rien de plus qu'une méthodologie,pas l'empathie qui se développe au contact des autres. Si l'autre n'est qu'un marche pied, une chose, un objet que l'on utilise, que l'on viole mais que l'on écoute pas,on ne peut être journaliste.

 

CQFD =99 % des journalistes chomedus. Ce sont des femmes abusives. Anne Sinclair et son pouvoir financier a crée DSKet le monstre...

Une femme journaliste m'a touché," Calamity Caster " du Canard. Elle vivait les trucs sincèrement il me semble. Je ne connais pas son histoire mais je suis persuadée qu'elle a souffert car elle percutait juste. Sans un background, on se fonde sur quoi pour se faire une opinion quand on ne connait pas un sujet ? Ses préjugés !

Leila Benhima,

en tant que Français de l'étranger, je signe et approuve avec reconnaissance (et toujours cette constante pointe de honte et de tristesse vous savez ce que je veux dire) chaque mot de votre post.

Une remarque:

cette arrogance française, à mon avis, c'est bel et bien la petite élite médiatique qui la transmet au reste des Français.

Si les Français disposaient d'exemples médiatiques différents à suivre et à reproduire, ils seraient moins "sales cons".

Il y a d'autres paramètres qui cause ce mal (et ce malêtre) français, notamment celui d'avoir subi une "éducation par l'humiliation et l'élitisme", mais le facteur des médias confisqués par des bellâtres, est effectivement très prépondérant chez les Français.

Cela dénote surtout une imaturité incroyable due probablement à un manque de confiance en soi. D'ou peut être la nécessité de tant boire. La timidité rend cassant. Mais dieu que c'est horripilant !

On n' attrappe pas les mouches  avec du vinaigre. Pour être aimés, faut être aimables. Les Français il faut le reconnaitre ont des difficultés ds ce domaine. Les vieux moins ds le fond.Ils ont des préjugés mais ont vécu. Les jeunes sont justes arrogants et jouent les grands mais sont incroyablement pétochards de la vie. Triste.

Sont tellement " coincés " que les rebeux et leur énergie,leur rigolade de même que les africains ne peuvent que les déstabiliser.Ils veulent garder le contrôle...mais ne contrôlent rien. Y'a qu'eux pour ne pas s'en rendre compte.Ils balancent des claques en pensant qu'ils n'en reçevront pas. Ca existe sur quelle planète un fonctionnement pareil ?

Je vis ici,je fais un gros effort pour comprendre ce manque de convivialité. Faut pas s'attendre à ce  que les gens qui vivent en dehors de l'hexagone fassent la même démarche,ils s'en foutent des Français.

 

  Bonjour Leila  Benhima,

 Je trouve hélas pas mal de clichés dans vos remarques sur les "Français/ses" qui seraient tous  et toutes identiques...

   Je voyage pas mal non plus  et rencontre avec plaisir des personnes conviviales et d'autres qui le sont beaucoup moins...

  Mais, peut-être n' avez vous pas eu de chance, jusque là,  en ce pays.    Clin d'œil

 

Il me semble que j'essaie de comprendre mais les clichés sont réels...pour l'étranger.

Blague d'un pote Canadien : Qu'est ce qu'un Français sympathique ?  ...un étranger.Disons que la majorité est assez coincée et perçue comme telle.

C'est sans méchanceté aucune mais quand même...

Encore de la stigmatisaton .

 

 

  

   Tabernak !! 

   qu'ils sont moqueurs ces canadiens ...

    puis savent même se moquer d'eux-mêmes ou d'elles-mêmes , ça c'est la classe !

http://www.youtube.com/watch?v=x8XbDQkpQr0

 

Chère Leïla,

Rédigez donc un billet à ce sujet afin que vous puissiez développer ce qui est, j'espère, pas simplement un propos de comptoir, une saute d'humeur...

Quant aux Australiens et Néo-Zélandais (même si on dit leurs sociétés plutôt machistes)... soyons de bonne foi et lucides et mettons-nous un peu à leur place :  deux cailloux plantés au milieu de nulle part, entourés d'eau, sans (H)histoire... prêtent guère à l'exercice d'une arrogance quelconque...

Parce que... enfin, sur quelle base cette arrogance se déploierait-elle ?

Cher  Serge,

Etre l'arrière arrière arrière petit enfant d'un peut être révolutionnaire ne me semble pas non plus justifier une quelconque arrogance.

Par ailleurs les Australiens sont très fiers de leur origine " bagnard ". Simplement lorsque l'on voyage au long cours ils sont infiniment plus faciles à vivre et moins trouillards que les Français. Ce sont de bon surfeurs et n'ont pas froid aux yeux.

Les Français psychotent, n'aiment pas ci,n'aiment pas ça et l'expriment haut et fort. Discourtois ds la plupart des cultures.

Quand je parle à un Français, je ne parle pas à un révolutionaire. Ils sont prêts à faire la révolution pour leur livret A. Quel courage...

Au fait ça a donné quoi ttes les intentions de recours ?

 

"...Ce sont de bons surfeurs..."

Respect. Là, je m'incline.

C'est exactement ça. Trop de condescendance. Surfeurs,sympas,simples.

Pas besoin d'être accompagné par une personne pérorante sur la lune et les soleil et qui est incapable de communiquer avec l'autre.Une personne qui a besoin de dominer l'autre.

Le Français rectifie les guides touristiques. Les autres ont compris qu'il y avait à prendre et à laisser et n'en font pas état.Pas besoin d'humilier l'autre sous prétexte des 3 bricoles que tu as lu. C'est odieux ce mépris.Ca ne passe pas du tout.

Cela dit, dire "tout les Français sont arrogants", c'est tout aussi stupide que de dire que "tous les italiens sont lâches", tous les arabes voleurs, tous les allemands ont une conception "allemande" de l'ordre, et les anglais sont de piétres amants. J'ai connu des anglais férocements perforateurs, des allemands encore plus bodéliques que moi (ce que je ne croyait pas humainement possible) des italiens courageux, des français humbles. J'ai beaucoup fréquentés les voleurs, a un instant de ma vie, et y'avait pas de façon "significative" des arabes (mais y'en avait aussi) Bref, il faut arréter avec les généralités...

Et le gros beauf australien pêté à la bière qui écoute le pmu dans  sa 4/4, ça m'étonnerait qu'il assure au surf. Et ma vielle tante shirley qui déprime mollement sur son tabouret, devant sa machine à sous.

A mon avis, si je peux me permettre une généralité, il y a des tas de gens très très bien partout.

C'est vous, qui dites "tous les Français" et autres "tous les Allemands".

Nous on disait "les Français". Nuance.

-

Vous établissez une proposition fausse, un truc qu'on n'a jamais dit, puis vous y répondez en vous parant de votre vertu.

Mais c'est vous, qui l'avez proposée, la fausse.

C'est vous, quand vous lisez "les Français", qui vous complaisez à comprendre "tous les Français"...

-

Franchement, si vous avez voyagé un peu, si vous avez des amis anglais ou danois ou espagnols etc, franchement vous n'avez jamais connu la honte que c'est de les voir choqués par une serveuse acariâtre

(ceci n'étant qu'un exemple parmi mille de comportement de sales cons choquants)?

De les voir choqués et honteux pour nous, de se voir offrir un repas de daube même pas bien chaud et mal servi, pour très très cher et servi par un type qui visiblement vous emmerde tout en vous toisant avec un air sérieux à mourir et en ´tant persuadé que sa daube surgelées et réchauffée c'est la meilleure cuisine du monde?

Mais je le répète:

Je suis prêt à trouver des excuses et des explications aux Français.

Je le répète, non, bien sûr que non, je ne crois pas que les Français seraient des sortes de démons surgis de l'enfer rien que pour faire chier le monde.

Les Francais sont comme ils sont parce qu'à la base ce sont des soumis humiliés.

-

Je ne dis pas tout ça poyr condamner les Français aux oubliettes.

je dis ca dans l'espoir qu'on s'avise enfin de commencer à vouloir s'arrêter d'être soumis et humiliés.

A mon tour de souscrire à votre post. C'est beau la sémantique !Sourire

On peut ici avoir des préjugés sur le voile,les blacks, les rebeux, les ricains....et l'autre ne pourrait pas avoir de préjugés sur les Français. Je vis ici et j'ai rencontré des Français sympas....les autres n'ont pas eu cette chance.

Ce n'est pas le tout de distribuer des bons points et des mauvaises notes, distribuer des coups, il faut aussi savoir les reçevoir. Il est clair que les Français ont moins encaissé que les autres...mais ça vient. Ici chacun porte des jugements sur l'autre sans se rendre compte que cela génère chez l'autre aussi un jugement.

Si un type de fait la même remarque raciste que les 3000 types qui le précèdent ( je peux vous dire que pour les blacks c'est odieux ) pensez vous que le type en face pense " qu'il est malin et drôle " NON Il pense juste " sale con " mais ne le dit pas

En même temps, j'ai presque envie de dire qu'il l'a un peu cherché...

Je me demande vraiment ce que vont foutre les politiques dans cette émission où, si on arrive à développer une pensée un tant soit peu intelligente pendant plus de 20 secondes, on est interrompu par une intervention à la con d'un invité ou par une vanne de Ruquier...

En plus Poutou lors de son dernier passage dans l'émission s'était déjà fait foutre de lui d'une façon déjà dégueulasse...

Un vrai acte révolutionnaire aurait été de boycotter ostensiblement cette émission en expliquant pourquoi il importe de ne pas se compromettre dans ce type de guet-apens...

Oui

Mais si on se présente pour pouvoir profiter d'un temps médiatique, ordinairement inaccessible, il faut y aller. Surtout quand on voit le temps réel de présence antenne de chacun.

En outre, je pense qu'il ne faut pas laisser un pouce de terrain. Qu'il faut jouer dans le camp adverse. Le fait que Poutou soit hors connivence, se voit très bien. C'est utile. Ne serait-ce qu'à faire apparaître les cartes.

Je vous comprends. Mais je ne suis pas tout à fait persuadé de l'utilité de se compromettre dans ce type d'émission...

En quoi Philippe Poutou s'est compromis en quoi que ce soit dans "ce genre d'émission". De plus, pour un anticapitaliste je dirais qu'il n'y a pas grande différence entre "ce genre d'émission" et celles ou on parle "sérieusement" de politique (entre gens bien nés, et "professionnels") Sauf que dans le second, on est pas invités... Donc le choix est simple : soit "ne pas se compromettre", et ne pas diffuser ses idées, ou "se compromettre" et les diffuser...

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