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Pétition des 5500 charlatans, loi famille et psychanalyse !

1) Rappels

Ce billet a été complété le 27 juin 2014 par l'ajout de la référence faite à R. A. Warshak.

En cas de séparation parentale, lorsque la mère consent à la résidence alternée des enfants, celle-ci est accordée par les juges dans 100% des cas. C’est ce qu’indique le rapport du ministère de la Justice de novembre 2013. Pourtant, l’article 373-2-7 du code civil autorise le juge à ne pas l'accorder si ce n'est pas dans l'intérêt des enfants. De ce fait, les magistrats confirment implicitement que la résidence alternée est parfaitement en accord avec les besoins et l’intérêt des enfants. D’autre part, les retours d’expérience montrent clairement que les enfants ne souffrent généralement pas de la résidence alternée. A l’inverse le système de garde classique génère de la souffrance que de multiples indicateurs rapportent (voir ci-dessous). Pour raisonner sainement, il faut garder présent à l'esprit que des enfants peuvent aller mal dans toutes les situations de la vie courante, y compris lorsque les parents ne sont pas séparés !

Les indicateurs de souffrance reconnus de la garde classique (généralement accordée à la mère) évoqués plus haut sont a minima les suivants :

  • 20% des enfants du divorce perdent tous liens affectifs avec leur père[1],
  • Chaque année environ 1000 pères de famille se suicident du fait qu'ils n'ont plus de lien avec leurs enfants[2],
  • 71 % des élèves qui décrochent au secondaire n'ont pas de père[3],
  • 90 % des enfants qui font une fugue n'ont pas de père[3],
  • Niveau élevé de dépression chez l'enfant, Abus de substance illicites et licites, Toxicomanie plus fréquente, idem pour l’alcool, TDAH (Trouble Déficit de l'Attention Hyperactivité)[4][5].
  • Moins bons résultats scolaires qu'en résidence alternée[6].

 

Pourtant, bien que la résidence alternée soit généralement dans l’intérêt de l’enfant... lorsque la mère s’y oppose, celle-ci n’est plus accordée qu’à la hauteur de 25% (cf : Rapport du ministère de la Justice de novembre 2013).

 

2) Présentation de la pétition

Dans le but de nuire à la proposition de loi famille (partiellement discutée à l’assemblée nationale en mai 2014) qui vise entre autres à protéger un peu mieux les liens affectifs entre un père et son enfant, tout aussi réels et importants que les liens affectifs entre ce même enfant et sa mère, un groupuscule de psychanalystes dogmatiques a lancé une pétition : La Pétition des 5500 Charlatans !

Afin de ne choquer personne, je souligne que j’entends par « dogmatiques » : farouchement ancrés sur les dogmes imaginaires et infondés des fondateurs (Freud, Lacan, etc.).

Le titre choisi par les psychanalystes de cette pitoyable pétition, ainsi que le texte présenté en guise d’argument, laissent croire que les magistrats n'auront plus leur liberté d’appréciation et qu'ils devront systématiquement appliquer la résidence alternée ! Sérieusement… vous y avez cru ?

Bien évidemment, la proposition de loi « famille » n’a jamais eu la vocation d’imposer la résidence alternée en toutes circonstances, mais se contente de suggérer qu’il pourrait être dans l’intérêt de l’enfant d’éviter qu’un parent n’y mette trop facilement son véto. Aussi, le titre et le texte de cette pétition sont mensongers et bien entendu manipulatoires.

Par ailleurs, plusieurs études montrent que la conflictualité entre les parents diminue plus vite lorsqu’il y a résidence alternée qu’à l’inverse, c'est-à-dire lorsque l’un des parents s’estime évincé de son rôle parental[7]. Il est assez évident que cette baisse de conflictualité serait encore plus grande si ce mécanisme de quasi-véto disparaissait.

 

3) Psychanalyse = Haine

90% des publications sur le sujet de la résidence alternée, montrent qu’elle profite davantage aux enfants que le système de garde classique à la mère prôné par les psychanalystes dogmatiques et une certaine frange de la droite hyper-catho.

Les psychanalystes dogmatiques sont opposés à la résidence alternée non pas parce qu’elle nuirait aux enfants mais uniquement parce qu’elle génère un contradictoire avec les théories vétustes de la psychanalyse. Ces théories de l’absurde (exemples : tout enfant possède trois pères : le fonctionnel, l’affectif et le géniteur… le père porteur de loi, le père castrateur, l’Oedipe généralisé, etc.) ne pourront jamais être prouvées puisqu’elles ne relèvent que de la cogitation en vase clos de Freud, puis de Lacan.

A l’inverse la psychologie scientifique démontre que le père est tout aussi important que la mère et cela dès le plus jeune âge ! A part quelques psychanalystes charlatans… qui se permettrait d’écrire aujourd’hui que la mère est supérieure… et que le père est inférieur sur le plan de la parentalité ?

Cette prise de position idéologique des psychanalystes contre la résidence alternée n’a pas échappé à Hélène Gaumont-Prat, juriste, directeur du Laboratoire de la Santé à l’université Paris Lumières, et ancien membre du Comité consultatif national d’éthique. Elle a produit en juillet 2012 une étude intitulée « La résidence alternée à l’épreuve du droit comparé France – Belgique » dans laquelle elle dénonce « la diabolisation de la résidence alternée, en France par des psychanalystes…. » !

Ajoutons que cela n’a pas non plus échappé à Joan B. Kelly (docteur en psychologie de l’Université de Yale, psychologue clinicienne et directrice du Centre de médiation de Californie du Nord). Elle écrit[8] : « This maternal preference was reinforced by untested psychoanalytic theory that focused on the exclusive importance of the mother …/... ». Traduction : « Cette préférence pour la mère a été renforcée par la théorie psychanalytique non validée qui met l'accent sur l'importance exclusive de la mère… ».

Richard A. Warshak (clinicien, chercheur et professeur de psychiatrie clinique à l'Université de Texas Southwestern Medical Center) constate que ceux qui s'opposent à ce que les jeunes enfants de parents séparés découchent de chez leur mère citent généralement certaines théories et concepts de développement de l'enfant et des études empiriques pour défendre leurs recommandations[9] : « la théorie de l'attachement (Bowlby, 1969, 1973,1980) et les théories psychanalytiques du développement (Erikson, 1963, 1968; Mahler, Pine et Bergman, 1975). ». Il ajoute : « Même lorsque le cadre théorique n'est pas explicitement identifié, des termes comme objet principal d'attachement, la confiance de base, le fractionnement, et la séparation et de l'individuation signalent les contributions de ces théories. ». Il ajoute encore : « Dans son dernier livre, Sigmund Freud (1940) [NDLR : Freud, S. (1940). An outline of psycho-analysis (J Strachey, Ed and Trans.). New York Norton] a défendu le rôle de la mère comme "unique, sans parallèle, établi invariablement pour toute une vie comme le premier et le plus fort objet d'amour et comme le prototype de toutes les relations amoureuses ultérieures" (p. 45). Freud fonde cette affirmation sur ses interprétations des histoires de ses patients. ». Le texte d'origine est en anglais. Nous vous le soumettons ci-après : « Proponents of overnight restrictions generally cite certain theories and concepts of child development and empirical studies to defend their recommendations. Concerns about the harmful impact of two different nighttime caregivers, or two different settings, are most often voiced in the context of attachment theory (Bowlby, 1969, 1973,1980) and psychoanalytic theories of development (Erikson, 1963, 1968; Mahler, Pine, & Bergman, 1975). Even when the theoretical framework is not explicitly identified, terms such as primary attachment object, basic trust, splitting, and separation and individuation signal contributions from these theories. In his final book, Sigmund Freud (1940) championed the mother’s role as “unique, without parallel, established unalterably for a whole lifetime as the first and strongest love-object and as the prototype of all later love-relations” (p. 45). Freud based this claim on his interpretations of his patients’ histories.... ».

 

4) Psychanalyse = Charlatanisme

Chacun a entendu parler du Livre Noir de la Psychanalyse (de Catherine Meyer)… Chacun a entendu parler de Michel Onfray... Vous avez vu les reportages de Sophie Robert : Lien vers Théorie Sexuelle, Lien vers Le Mur ? Avez-vous visité le site de Jacques Van-Rillaer (professeur émérite de psychologie à l’université de Louvain) : lien vers une des publications de Jacques Van-Rillaer ? Si ce n'est pas le cas, réservez un peu de votre temps.  Ainsi, vous prendrez la mesure du charlatanisme bien réel de ces psychanalystes dogmatiques ! Cette pétition donne en réalité la pleine mesure du danger de telles pratiques pour notre société !

La psychanalyse a été inventée par Freud il y a 150 ans. Elle  n'a jamais fait l'objet de la moindre méthodologie scientifique, et s'est même toujours véhémentement élevée contre toute démarche d'évaluation. Toutefois, il faut le mettre à son crédit, Freud fut un des précurseurs de ceux qui se sont intéressés aux maladies mentales dans l'espoir de les guérir. A l'origine, la psychanalyse c'est un peu comme l'alchimie par rapport à la chimie, ou l'astrologie par rapport à l'astronomie : une positive curiosité d'esprit, qui a débouché sur l'éclosion de vraies sciences...

La psychanalyse n'a jamais évolué concernant cet aspect de non-scientificité et les nombreux psychanalystes raisonnables reconnaissent eux-mêmes que leur discipline n'a rien de scientifique. La psychanalyse n'est pas une science et ne le sera jamais, c'est au mieux une gymnastique de l'esprit, qui peut permettre par exemple à un psychiatre d'être plus créatif dans l'exercice de son métier. A l'inverse, une branche scientifique de la psychologie a vu le jour. Il s'agit de la psychologie du développement (pour les enfants) : Le livre blanc de la résidence alternée. Il y a aussi la psychologie comportementale qui conduit vers les TCC (Thérapie Comportementales et Cognitives)...

Bien que médecins ou psychiatres, le groupuscule à la tête de cette pétition manipulatoire est issu d’une petite minorité de psychanalystes dogmatiques qui ne sait pas ou ne veut pas (par addiction à la médiatisation, à l'argent, à la jouissance d'exercer une emprise sur les autres, etc.) faire la part des choses entre leur métier sérieux et une certaine ivresse procurée par cette intimité avec la préhistoire de la  psychologie. Je vous invite à relire la définition du mot charlatan : Lien vers définition de charlatan afin de mieux comprendre pourquoi cette  psychanalyse-là a été condamnée par la Haute Autorité de Santé  en 2010 !

Sans être exhaustif sur l’ensemble des condamnations faites à la psychanalyse dans les nombreux états dans le monde, rappelons succinctement celles-ci :

  • En 1980, la majorité des références freudiennes sont retirées du DSM (encyclopédie des maladies psychiatriques) notamment pour absence de scientificité (voir les changements entre le DSM2 et le DSM3).
  • En 2004, l’INSERM a produit un épais rapport démontrant l’inefficacité thérapeutique de la psychanalyse pour la majorité de troubles mentaux (Psychothérapie. Trois approches évaluées. Paris : Éditions de l’Inserm, 568 pages).
  • En 2010, un rapport de la HAS (Haute Autorité de la Santé) conclut que la psychanalyse n’est pas à recommander pour traiter l’autisme.


Nous savons tous que cette fumeuse pétition prétendument signée par 4000, 4400, 5000, 5500 ou 6000, etc. (tous les chiffres dans les médias !) praticiens est un faux.

Sur l’analyse d’un échantillon de 550 signatures de la pétition, il apparaît clairement qu’environ 32% des signataires sont des non-professionnels avérés et qu'au moins 33%, si ce n’est tous, de ceux qui l’ont signé ont été trompés par le texte « épouvantail » de l’annonce de la pétition (résidence alternée hebdomadaire « obligatoire »)... On voit bien que cette pétition n’a pas été uniquement signée par des professionnels de l’enfance ! Loin de là !

Parmi les journalistes, 2 médias ont pris l'initiative de tromper tous les autres ! Le premier est un journal de droite hyper-catho. Le second est un journal de droite. Ces médias se sont faits les porte-paroles de quelques associations de femmes victimes de violences conjugales qui voudraient faire croire que la violence conjugale ne relève que du genre masculin. On peut légitimement se demander, vu l’obédience de ces journaux, si ce n'est pas une façon sournoise de militer pour que la place de la femme soit au foyer et non d'avoir les mêmes atouts que les hommes pour un développement professionnel par exemple… ?

Le texte de la pétition avait pour but de tromper les professionnels de l'enfance, les psychanalystes honnêtes, le lecteur de passage, les journalistes et les élus, car les pétitionnaires n’ont, répétons-le, aucune légitimité pour se positionner de façon "scientifique" sur le sujet de la résidence alternée.

 

5) Nombrilisme à toute épreuve

En guise de solution, ces psychanalystes proposent d’appliquer le calendrier de Brazelton modifié par Jacqueline Phélip et Maurice Berger. Pour éclairer le lecteur sur l’embrouille que ces ayatollahs du Lacanisme tentent de mettre en place, rappelons que Brazelton (simple pédiatre de pratique psychanalytique) n'a jamais développé "l'échelle de Brazelton" dans le but de la rendre applicable aux usages que veulent en faire ces psychanalystes.

Jacqueline Phélip n’a jamais été autre chose que …sage-femme ! Elle est la présidente d’une association de femmes qui ne prêche que pour sa paroisse en prônant la hiérarchie des rôles parentaux où la mère occuperait généralement le rôle de parent dominant et où le père serait généralement le parent inférieur. Dans le meilleur des cas, il pourrait être tout au plus : une mère-bis ! Elle n’est pas et n’a jamais été scientifique. C’est pourtant elle que ces psychanalystes dogmatiques ont choisi pour faire la promotion de ce qu’ils nomment pompeusement les sociétés savantes en parlant d’organismes qu’ils sont à peu prés les seuls à fréquenter, comme la WAIMH francophone.

Maurice Berger est un des piliers historiques de ces pseudo-sociétés savantes. Il intervient ardemment dans les livres de Mme Phélip dont on trouvera une critique raisonnée à ce lien. On trouvera à cet autre lien au §3 un récapitulatif d’une multitude d’avis issus de divers horizons y compris l’avis de Marie Derain (Défenseure des Enfants) sur la spécialité de Monsieur Berger.

En conclusion, nous avons un groupuscule de psychanalystes qui ne s’appuient que sur des théories factices et en guise de solution au problème qu’ils inventent de toute pièce, ils suggèrent (sans le dire) de privilégier des outils douteux (calendrier de Brazelton modifié par Berger/Phélip) qui sont également l’œuvre de psychanalystes dogmatiques sans qu'ils aient prévu le moindre débat honnête et franc avec les représentants de la psychologie scientifique !

Au final, si le calendrier de Brazelton génère encore plus de souffrance aux enfants du divorce, ce n'est pas très grave car la psychanalyse se proposera plus tard de les soigner, tel que l'écrivait Françoise Dolto (« Quand les parents se séparent », page 53) : « Il est dans l'ordre des choses qu'un père ne s'occupe pas de son enfant bébé: ce n'est pas le rôle d'un homme. .../... C'est lorsque l'enfant atteint l'âge de la marche - à dix-huit mois - que les hommes normalement virils commencent à s'occuper de lui. Ceux qui s'occupent des bébés sont généralement en grande partie marqués de féminité et, pour ainsi dire jaloux que ce soient les mères les porteuses. Je crois qu'il serait très important pour l'avenir des enfants de parents divorcés ou séparés que, dans des lieux neutres, des médecins aident ces enfants à se comprendre dans ce dire qui n'est pas verbalisé et qui est un dire de corps. » !

 

6) Conclusion

Il est à retenir que la théorie psychanalytique est depuis longtemps en pleine contradiction avec la psychologie du développement pour ce qui est des besoins de l'enfant en matière de parentalité.

Contrairement à cette presse de droite hyper-catho, j'ose croire que la majorité de la presse française est encore une presse d'information, voir de débat honnêtement contradictoire, plutôt qu'une presse de désinformation ou de propagande.

Je vous invite vivement à vous documenter sur la psychanalyse : Blog de Pierre Laroche et dans ce cas je vous recommande, selon l'expression populaire, d'être bien assis !

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[1] Quand la séparation des parents s’accompagne d’une rupture du lien entre le père et l’enfant : Lien

[2] Travaux préparatoires à l’élaboration du Plan Violence et Santé en application de la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004 (Docteur Anne Tursz - Mai 2005 - approuvé le Ministère de la Santé et des Solidarités - voir la page 71 entre autres) : Lien

[3] Child Custody, Access and Parental Responsibility : the search for a just and equitable standard - Edward Kruk, M.S.W., Ph.D. The University of British Columbia December, 2008 : Lien

 [4] Etude de Strohschein - 2007 : Lien

[5] La relation père-enfant et l’ouverture au monde - Daniel Paquette – 2004 : Lien

[6] Laurette Crétin – « Les familles monoparentales et l’école : un plus grand risque d’échec au collège ? » : Lien

[7] Child Custody, Access and Parental Responsibility : the search for a just and equitable standard - Edward Kruk, M.S.W., Ph.D. The University of British Columbia December, 2008 : Lien

[8] Joan B. Kelly, Children’s Living Arrangements Following Separation and Divorce : Insights From Empirical and Clinical Research - Page 36 - 2007.

[9] Richard A. Warshak - CR21-FR - Blanket Restrictions - Overnight Contact Between Parents and Young Children - Family and Conciliation Courts Rewiew - Vol. 38 No.4. - October 2000 - 422-445 (Page 426).

 

 

Tous les commentaires

31/05/2014, 15:53 | Par Le Concombre Masqué

Oulala Pierre Laroche, vous allez vous faire plein de nouveaux copains Rigolant !!!

Mais visiblement, à lire vos autres billets de blog, c'est déjà fait...

20/06/2014, 22:21 | Par Pierre Laroche en réponse au commentaire de Le Concombre Masqué le 31/05/2014 à 15:53

Merci de m'avoir lu. En réalité, je n'en veux à personne... Ce sont juste les actes qui sont révoltant. La psychanalyse a le droit de ne pas être scientifique. Les bons psychanalystes sont ceux qui le reconnaissent. On peut simplement regretter que ces derniers se fassent discrets lorsque certains de leurs collègues tentent d'asservir la société à ses dogmes infondés, sexistes et inhumains !

Françoise Dolto[1], précisait que si la psychanalyse fait souffrir les enfants, il suffira de les soigner plus tard : « Il est dans l'ordre des choses qu'un père ne s'occupe pas de son enfant bébé: ce n'est pas le rôle d'un homme. .../... C'est lorsque l'enfant atteint l'âge de la marche - à dix-huit mois - que les hommes normalement virils commencent à s'occuper de lui. Ceux qui s'occupent des bébés sont généralement en grande partie marqués de féminité et, pour ainsi dire jaloux que ce soient les mères les porteuses. Je crois qu'il serait très important pour l'avenir des enfants de parents divorcés ou séparés que, dans des lieux neutres, des médecins aident ces enfants à se comprendre dans ce dire qui n'est pas verbalisé et qui est un dire de corps. » !

Nota : Evidemment, par « médecins », comprenez « psychanalystes » !


[1] Françoise Dolto - Quand les parents se séparent - page 53.

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