La Chine communiste va financer la Grèce.
L'Union européenne ne peut pas laisser faire en considération de ses valeurs essentielles : les droits de l'homme.
La Chine communiste méprise en effet les principes fondamentaux du droit de l'Union.
Article 2 du Traité sur l'Union européenne
L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes.
Article 6
1. L'Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne du 7 décembre 2000, telle qu'adaptée le 12 décembre 2007 à Strasbourg, laquelle a la même valeur juridique que les traités.
3. Les droits fondamentaux, tels qu'ils sont garantis par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et tels qu'ils résultent des traditions constitutionnelles communes aux États membres, font partie du droit de l'Union en tant que principes généraux.
La Chine communiste exploite la main d'oeuvre concentrationnaire pour approvisionner la grande distribution occidentale en produits bon marché (les jouets de Noël par exemple). Les actionnaires de la grande distribution tirent ainsi profits de traitements dégradants et indignes.
C'est ainsi que le capitalisme financier prétendant défendre le pouvoir d'achat des salaires modestes - qu'il prive d'augmentation en les mettant en concurrence avec un pays où il délocalise - fait du profit avec le travail forcé (interdit par la Charte des droits fondamentaux et l'article 4 de la Convention européenne des droits de l'homme).
Le système concentrationnaire chinois s'appelle le LAOGAI.
50 millions de Chinois ont déjà été internés.
L'Union européenne s'apprête à accepter le refinancement d'un de ses Etats membres par de l'argent venant de camps de concentration.
A quoi bon financer des voyages scolaires à Auschwitz pour s'accomoder d'une telle économie chinoise ?
Comment ne pas interpréter l'intervention financière d'un pays totalitaire dans un Etat membre comme une abdication de l'Union à ses principes fondamentaux ?
La Grèce a connu un crise financière parce que l'Union européenne a préféré l'abandonner à la rapacité des banquiers américains plutôt que de l'aider.
Les banquiers chinois n'ont pas une meilleure réputation
Il serait dès lors incompréhensible que l'Union laisse l'Etat héllénique s'enferrer encore plus, au risque de saborder l'avenir européen, plutôt que de lui proposer elle-même un plan de refinancement.
Les égoïsmes nationaux des Etats membres de l'Union ne peuvent justifier l'entrisme d'un pays tiers totalitaire dans l'Union et lui permettre de l'innonder de produits fabriqués dans des conditions indignes au mépris des normes sanitaires.
Non seulement la Chine communiste est un pays qui méprise les droits de l'homme mais elle accumule une fortune qui ne bénéficie même pas à l'amélioration des conditions de vie des Chinois.
Les 2.400 milliards de réserve de change de la Chine ne sont pas destinés à améliorer le niveau de vie des Chinois mais à financer une conquête politique mondiale et assoir un capitalisme d'Etat indifférent au bien être de l'individu.
La Chine a ratifié le Pacte international relatif aux droits économiques et sociaux mais elle a refusé de signer celui des droits civils et politiques en prétextant que sa priorité est l'amélioration sociale. Reste que les conditions salariales, d'emploi, de logement, d'éducation, d'information de la plus grande partie de la population est déplorable.
Les nouveaux "chiffoniers de Paris" ayant fui la misère chinoise pour revendre Porte de Bagnolet le fruit de leur collecte dans les poubelles des beaux quartiers illustre l'échec social du capitalisme d'Etat chinois.
La Chine communiste ne tient pas ses engagements internationaux à l'égard de sa propre population. Son comportement n'offre donc aucune garantie de respect des valeurs fondamentales européennes.
L'Union européenne, après avoir abdiqué au diktat du libéralisme américain et s'être soumis à l'OTAN (organisation de destruction massive pour spolier les pays du monde de leurs ressources naturelles), abdiquerait à la logique chinoise actuelle d'une exploitation sans limite de la main d'oeuvre.
Les Européens seraient ainsi livrés au matérialisme mercantile - caractérisant pareillement l'idéologie américaine et chinoise - au mépris de la spécificité, la culture, la mentalité et l'héritage européens.
En laissant aujourd'hui la Grèce se livrer plutôt que d'être solidaire avec les Grecs, l'Union européenne finirait d'abdiquer et reconnaître son artificialité alors qu'elle est la première puissance économique du Monde.
La Démocratie est menacée sur le continent qui l'a vue naître.
L'Union ne saurait se taire est se rendre complice des exactions d'un régime totalitaire soutenant la Corée du Nord et la Birmanie.
C'est trahir le combat de gens comme Chico Mendes, Aung San Suu Kyi et d'autres.
C'est donner raison à la logique de Total, Union Carbide, d'Areva et de n'importe quelle multinationale.
C'est donner raison aux marchands d'armes, aux logiques d'attentats de Karachi et d'ailleurs.
La Chine n'est pas un pays avec lequel l'Union européenne peut commercer sans violer ses propres traités.
L'article 36 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne :
Les dispositions des articles 34 et 35 ne font pas obstacle aux interdictions ou restrictions d'importation, d'exportation ou de transit, justifiées par des raisons de moralité publique, d'ordre public, de sécurité publique, de protection de la santé et de la vie des personnes
La solidarité de l'Union à l'égard de la Grèce dépasse donc la question de sauver un Etat membre mais également celui d'assurer la pérennité et le respect des principes fondamentaux de l'Europe : les droits de l'homme.
Une démocratie ne peut accepter un argent douteux, souillé de sang et de larmes.
Soulever ce débat et invoquer l'incompatiblilité juridique poserait un standard à l'égard de tous les autres bailleurs de fonds et investisseurs douteux. Il favoriserait une politique plus claire en matière de lutte contre la corruption, l'argent sale et les paradis fiscaux.
Voilà l'intérêt de l'Union à se mobiliser pour sauver la Grèce. Ce sont ses principes fondateurs qui sont en question.
Il faut que l'Europe se fasse entendre, puisque les Etats membres n'appliquent pas leur obligation de solidarité.
Go on, Europe !