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Le syndrome Don Camillo
Marre des sondages. Ce n'est pas de l'information et leur exactiude sur un panel de moins de 1.000 personnes est douteuse.
Une idée serait d'obliger les instituts à produire des sondages sur un panel d'au moins 4.000 personnes. Cela calmerait tout le monde. On aurait moins de sondages et les chiffres seraient plus surs. Vu l'augmentation du coût, les clients des instituts s'appliqueraient sûrement à poser des questions précises dont il ne serait plus possible d'entendre ensuite que les réponses peuvent s'interpréter paradoxalement.
Le pape et l'Eglise m'ont beaucoup amusé ces derniers temps.
Une partie de l'opinion s'en prenait à eux parce qu'ils ne disaient rien pendant que la gauche n'en faisait pas beaucoup plus. Mais le silence des premiser étaient beaucoup plus inquiétant aux pays des laïcs que celui de la seconde. Maintenant que l'Eglise et le pape ont pris position, les mêmes grincheux, coincés dans leur contradiction, resservent l'histoire de Pie XII (une légénde tirée d'une pièce de théâtre au service du KGB), de la jeunesse hitlérienne du pape (obligatoires à compter de 1936).
Mauvais perdants ? Mauvais joueurs en tous les cas.
Pendant que les nazis ouvraient leur premiers camps de concentration à la destination exclusive des allemands sans que cela ne soulève de critique en France qui accueillait les opposants et les juifs avec méfiance pour les enfermer dans les camps d'internement - où elle avait enfermé les républicains espagnols et où elle enfermera le harkis - la visite des zoos humains à la gloire de la république coloniale éfifiait une jeunesse française en attendant qu'un jeune sous préfet franc maçon prenne la tête de la police française pour remplir le Vel d'Hiv.
Le devoir de mémoire a permis aux générations d'après guerre de se distinguer de cette génération barbare, sauf que la différence manque d'évidence. Surtout au sommet. Les sondages permettent d'exonérer les dirigeants en faisant reporter la faute sur l'opinion qui approuverait. D'où l'intérêt d'en publier beaucoup et souvent.
Je n'aime pas la mémoire sélective et la mentalité tendant à affirmer que les uns sont forcément meilleurs que d'autres.
L'Eglise et le pape se défendent suffisamment bien tout seuls mais je refuse de me laisser associer à un comportement mesquin.
Il est cocasse au pays des Lumières, de voir l'Eglise sortir la gauche de l'impasse où elle s'enfermait par son inaction et son silence. Il l'est tout autant de voir la droite qui faisait les yeux doux de Chimène aux catholiques se prendre un uppercut évangélique. Un miracle au pays de Fernandel. Dieu aurait-il de l'humour ?
Au fait... Où en est la pétition ? Faut-il attendre que le pape en parle ?


Tous les commentaires
Si vousn'avez pa encore entedu de critiques émanant de la gauche, c'est que vous êtes sourd. Biensûr les média ne lui réserve que peu de pace, mais quand même ils en parlent ! Moi, j'en ai marre de ces critiques systématiques sur la gauche. Si vous vouliez qu'elle soit aux affaires, il fallait voter pour elle en 2007 au lieu de faire la fine bouche...germanopratine (comme dit l'autre) !
De quelle gauche parlez-vous ?
Celle qui regrette la création d'un secrétariat aux droits de l'homme, qui dirige le FMI ou l'OMC ? Celle qui côtoie les grands patrons et s'épanche dans leurs revues ? Je ne les lis pas.
Si vous avez eu la chance de l'entendre, j'ai remarqué comment ses discours sont inefficaces.
Vous avez sûrement l'oreille plus fine qua ma bouche mais mais votre vue est faible.
Je ne vais pas me mettre à encenser la gauche pour le plaisir d'être de gauche - quel est-il ? - ou par rejet de la droite - laquelle ? Votre gauche n'a rien fait ces dernières années et a assisté les bras croisés à la destruction du système social, au démentèlement du service public, à la maltraitance salariale, au recul des libertés fondamentales, à la violation des droits de l'homme...
Il existe pourtant des moyens d'action au niveau européen qu'elle s'abstient de mettre en oeuvre.
Pourquoi n'a-t-elle pas saisi saisir le commissaire européen aux droits de l'homme ou la Commission européenne ?
Elle reste dans l'effet d'annonce, la posture discursive, trop impliquée elle-même pour ciriquer la droite sur un terrain où elle se sait elle-même perfectible (voir Grenoble). Elle se satisfait de l'appareil répressif de la droite dont elle va hériter et dont elle ne rechignera pas à se servir.
Elle dira ensuite que ce n'est pas de sa faute.
Comme elle le fait déjà.
Elle est à l'origine de ce qui se passe à France Télécom et elle a voulu nous revendre Paul Quilès qui en est le responsable.
Elle s'est toujours réveillée en retard et pris le train en marche quand les actions montraient qu'elles avaient une chance d'aboutir (ex. France Télécom), mais les laisse tomber dès que la presse n'en parle plus (ex. France Télécom).
Le phénomène se reproduit à La Poste, dans les banques, la police, etc.On ne l'entendpas.
Le pape et l'Eglise se font mieux entendre qu'elle dans une république laïque qui bouffe du curé. Il y a comme un problème, non ?
Le constat est accablant et vous l'éludez par une pirouette en paraphrasant le minsitre de l'intérieur. Ce ne sont pas les auteurs qui manquent à gauche pour trouver une argumentation plus consistante.
Je suis désolé de vous le dire, mais même si je comprends votre déception sincère de militant, vous manquez d'esprit critique.
L'aveuglement n'est pas fait pour rallier des voix à la gauche. Du moins, la vôtre, qui n'est qu'un système. La mienne, il est vrai, a du mal à se manifester, se faire voir et se faire entendre. Mais il faut aussi l'encourager en lui disant qu'on l'attend. Je pense qu'elle vous plaira à vous aussi.
Cordialement.
L'actu pipole et les sondages... Et si on n'apprécie pas ni les mots fléchés ou l'horoscope, il n'y a plus de raison d'acheter un journal.