Il faudrait de la croissance, de la mobilité, réduire la dette publique, relancer la compétitivité, favoriser la concurrence, les échanges. Le bien fondé de ces affirmation sont douteuses et elle ne résistent pas à l'analyse. Les mesures prises sont toujours à sens unique : à l'avantage d'un employeur et au désavantage du salarié, en sachant que le Médef ne représente pas les entreprises françaises, ni tout le patronat, loin s'en faut (Association des employeurs de l'économie sociale, CGPME, UNAPL, UPA, ...), mais seulement les intérêts du grand capital en France, dont l'origine est majoritairement étrangère, et qui se moque du maintien de l'emploi local, à la différence des petites et moyennes entreprises, des artisans ou de l'économie coopérative et solidaire.
La nécessité de la croissance est une absurdité selon les lois de la loi physique
On ne peut pas créer de croissance infinie dans un monde finie à moins de finir à s'auto-phagocyter, oufaire disparaître le plus grand nombre au profit du plus petit, des quelques privilégiés qui promeuvent la croissance. Une politique de la croissance ne vise que le maintien ou l'accroissement du confort d'une minorité de possédants. Les théories de Ricardo ou de Friedman sont incapables à rendre inépuisables les ressources.
Le discours sur la mobilité n'est abordé que dans le sens d'une plus grande mise à disposition des travailleurs à la volonté des employeurs.
Si le discours devait être équitable et rejoindre en cela le souci de compétitivité et de mise en concurrence qu'invoquent les promoteurs de la mobilité pour la réclamer, il serait juste de commencer par supprimer le préavis de démission du salarié, ce qui le rendrait effectivement beaucoup plus mobile et lui permettrait de mettre en concurrence les conditions de travail et de revenus dans le sens d'un progrès social.
Les employeurs n'auraient aucun mal à embaucher en considération du niveau très élevé de chômage. Le discours déséquilibré de la mobilité promu par le patronat cache donc une volonté de soumettre encore plus l'emploi à leur chantage aux subventions et un refus des entreprises à se mettre elle-même en concurrence sur le marché du travail. Cela finit de démontrer, que dans un tel déséquilibre entre l'employeur de plus en plus libre et le salarié qui ne l'est pas du tout, les subventions pour l'emploi ne sont qu'une grande escroquerie qui ne fait qu'alourdir la dette publique au bénéfice de quelques grands actionnaires qui ont les moyens de se payer quelques mercenaires du droit pour ne pas payer leurs impôts...
Le discours sur la dette publique est une grande fumisterie.
Il suffit, pour s'en rendre compte, de considérer la mansuétude étonnante de l'Etat à l'égard des fortunes qui éludent tous les ans 132 milliards d'euros et son refus à vouloir adopter des mesures et des moyens pour lutter efficacement contre la corruption qui coûte 120 milliards d'euros par an en Europe. En revanche, le sens unique du discours sur la résorbtion de la dette s'affirme avec une exceptionnelle rigueur sur les classes sociales moyennes et modestes dans la constatation de la baisse de leurs droits sociaux et l'augmentation de leurs impositions.
La mise ne concurrence est très efficace pour le dumping social mais elle est étrangement absente dans sa mise en oeuvre dès qu'il pourrait affecter le chiffre d'affaires des sociétés privées au profit du consommateur.
Un français peut-il s'assurer auprès d'une société d'assurance polonaise à Cracovie ? Non. Un français peut-il acheter un bien immeuble en France en empruntant auprès d'une agence qui se trouve à l'étranger ? Non. Un français peut-il contracter un abonnement internet auprès d'une société à l'étranger ? Non. Un français peut-il faire verser son salaire sur un compte en banque dans une agence à l'étranger ? Non. Ce qui est facile pour un capitaliste est impossible pour le salarié. La mise en concurrence n'est qu'un moyen de soumettre la force de travail avec la complicité de l'Etat.
Cette entrave se vérifie aussi dans le contrôle des déplacements.
Le passager en classe affaire n'est pas soumis à la rigueur du contrôle du passage en classe économique. Le voyageur modeste qui se déplace en bus se voir fouiller en pleine nuit par une escouade de douaniers et de policiers sur le bord de la route dans le froid.
L'ordre vallsciste est un ordre de classe comme le fut celui de Clémenceau.
Le discours sur la mobilité des personnes et des capitaux ne s'entend que pour une classe de personnes aisées. Pour les autres, la mobilité se fait sous contrôle policier. Comme pour l'internet.
Cette réalité du libéralisme est déjà une évidence d'où l'imposture d'un discours qui persiste à vouloir l'imposer par un argumentaire fallacieux et paradoxal.
Ferguson, Cleveland signale l'échec du modèle US qui se construit sur le mépris des faibles, voire des moins forts. C'est le leitmotiv des républicains. Ce sont des idiots. S'il n'y avait que des forts, ce serait un massacre permanent. Le raisonnement libéral ne poursuit donc pas l'ambition de réaliser une société civilisée.
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Le vallscisme met en garde les gens modestes et humbles sur le risque de voir les gens fortunés partir si le socialisme devait s'appliquer.
Ah, bon ?
Comme si les déserteurs fiscaux qui éludent l'impôt ne partaient déjà pas.
Sans parler de leur indécence à se victimiser.
La retraite chapeau de Mestrallet sera-t-elle imposée et où la touchera-t-il ? Le salaire de misère que cet homme a accepté pendant toute sa vie mérite quand même un dédommagement... Voir des salaires élevés emprunter aux pauvres les accents de la charité pour se justifier du vol qu'il commettent avec le consentement d'un Etat qui matraque et mutile les foules se plaignant de l'injustice est un sommet de l'indécence. Elle permet de faire la différence entre les gens biens élevés et ceux qui n'ont seulement été que bien nourris par leurs parents.
A quoi bon donc craindre le départ des "riches" qui coutent donc si cher à la collectivité en subventions et qui ne payent pas leur impôt ?
La réalité des comportements établit déjà l'ineptie du discours de Valls. Les revenus modestes n'ont pas à supporter un chantage pour permettre aux revenus aisés de rester en France et d'en profiter indûment.
Bien au contraire, les subventions économisées pourront être investies dans des projets coopératifs qui payeront surement mieux leurs impôts que les grosses sociétés qui s'abritent derrière leurs bataillons de juristes mercenaires pour tout éluder ou presque et mépriser le code du travail, les droits sociaux, ...
Que perdrait la France si la famille Leclerc la quittait ?
Elle prétend défendre le pouvoir d'achat des salariés qu'elle ne paie pas... pour démolir le code de travail et les règlementations. La belle affaire. (Emploi chez Leclerc...: Racket légalisé, Le système E. Leclerc pour abuser des aides de Pôle emploi)
Le discours de Manuel Valls justifie une France soumise à l'argent et il culpabilise les gens modestes, parce qu'ils manqueraient d'ambition, d'initiative.
Mais quelle ambition, quelle initiative ?
Celle d'un ministre du budget qui triche avec l'impôt ?
Celle d'un président qui se fait financer par un dictateur qu'il fait assassiner pour le remercier ?
Celle d'une extrême-droite qui va se financer auprès de la mafia russe ?
Celle d'un parti politique qui donne des leçons de libéralisme et qui fait des fausses factures ?
Voilà le libéralisme à la française que défend Manuel Valls, qui plait au Médef et que la France va imposer à Bruxelles (Taxe sur les transactions financières: le gouvernement main dans la main avec les banques , «Taxe Tobin» européenne : Bercy manœuvre pour un texte a minima, Taxe sur les transactions financières : les financiers épargnés, les épargnants impactés).
Manuel Valls a pris le pouvoir au PS de façon illégitime et il détruit le PS avec la caution de la majorité de ses élus. Ils suivent quelqu'un qui promet la disparition du PS et qui ne représente que 5% des voix d'une primaire... Cette situation incohérente est proche de celle de la chambre du Front populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain. Le groupe Gauche démocratique s'appelle aujourd'hui le Rassemblement démocratique et social européen, le Parti radical, c'est la gauche de Clémenceau, et les élus SFIO, sont des socialistes. Rien à voir avec l'idée qu'un contemporain se fait de la gauche.
Nicolas Sarkozy, selon ce qui circule dans des rédactions, va reprendre la tête de l'UMP, malgré toutes ses affaires. Cette incohérence manifeste est une insulte manifeste au bon sens. Des adhérents renouvèlent leur confiance à celui qui a mis leur parti politique et le pays en faillite. Cela demande à ce que soient vérifiées la réalité des adhérents qui votent. Les cartes d'adhérents ont elle une réalité physique ou ont elle été achetées par paquets entiers par les soutiens de Nicolas Sarkozy pour lui assurer la présidence de l'UMP ? et avec quel argent ?
Marine Le Pen prospère avec un programme qui tient sur un timbre poste et se compromet avec l'argent de l'étranger. Pourquoi avoir besoin de tant de millions alors que son parti vient de remporter des tas d'élections et s'apprête à en remporter d'autres ? Les partis politiques font des emprunts quand ils perdent des sièges, et les financements publics qui vont avec, pas quand ils en gagnent.
Seule, l'UDI, pour l'instant, a renvoyé à ses études son apparatckik, si tant est que celui qui le remplace n'en est pas un. Difficile de croire, pourtant, que l'exemple de l'UDI va être capable d'inverser la dérive qui décrédibilise l'action publique.
Reste aux adhérents des partis politiques de faire le ménage. Si tant est que ces partis aient encore des adhérents authentiques, ce qui devient très douteux. D'où la nécessité de faire des primaires ouvertes et d'imposer des organes indépendants de certification des comptes des partis politiques, responsables sur leurs deniers propres.