Pierre Puchot affirme dans son article que " l'initiative palestinienne à l'Onu en septembre, visant àproclamer un Etat palestinien mais dont on peine aujourd'hui à imaginer en quoi elle changera le quotidien des Israéliens comme des Palestiniens "
Cette appréciation est gravement erronée.
Un Etat souverain reconnu par la communauté internationale peut exiger :
- le respect de sa souveraineté territoriale
- le respect de ses frontières et de ses eaux territoriales
- le droit d'exiger la liberté des transactions internationales (fini le blocus de Gaza, par ex.)
- le retrait des troupes étrangères de son sol (finie la situation d'occupation militaire dans laquelle se trouve actuellement soumise une majeure partie de la Palestine)
- le retrait des colonies et des implantations sauvages (fini l'atteinte aux drotis des peuples à disposer de leurs biens et de leurs ressources)
- la destruction du mur (conformément à l'avis rendu par la Cour internationale de justice)
- la capacité de la Palestine à adhérer aux instruments internationaux, comme le Statut de Rome reconnaissant la juridiction de la CPI pour protéger les Palestiniens des crimes de guerre et crimes contre l'humanité dont ils pourraient être victimes (fini de prendre Gaza pour un champ de tirs de Tsahal en toute impunité).
La violation d'un de ces droits conjuguée à la reconnaissance de l'Etat palestinien par la communauté international permettront à la Palestine de saisir la Cour internationale de Justice à La Haye et d'engager la responsbilité de l'Etat d'Israël ou de ses agents ou dirigeants.
Cela changera donc beaucoup de choses.
Vouloir faire croire le contraire méprise le droit des peuples à disposer d'eux mêmes.
Mise à jour du 4 septembre : lire l'article de Thomas Cantaloube selon lequel "Washington est extrêmement embarassé par la reconnaissance de l'Etat palestinien"
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