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La garde des Sceaux explique les recours aux dysfonctionnements de la justice
Un député UMP de l'Isère et la garde des Sceaux apportent une réponse aux lecteurs médiapartiens qui s'interrogent sur les voies de recours offertes aux justiciables contre le fonctionnement défectueux de la justice.
Déjà interrogée par Monsieur Moyne Bresand sur les recours existants contre les dysfonctionnements de la justice, la Garde des Sceaux précise sa première réponse suite à l'adoption du projet de loi organique relatif à l'application de l'article 65 adopté le 23 juin et publié le 23 juillet 2010 (un mois), lequel texte limite la saisine du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour les fautes disciplinaires.
Le ministre de la justice explique dans sa nouvelle réponse que ce texte permet à tout justiciablede saisir le CSM lorsqu'il estime qu'un magistrat a eu un comportement sanctionnable disicplinairement dans le déroulement d'une procédure judiciaire.
Ces conditions sont cumulatives imposent de rattacher le comportement d'un magistrat - et seulement d'un magistrat - à une faute disciplinaire - qu'il s'agit d'identifier - laquelle doit s'être produite dans le cadre - exclusivement - d'une procédure judiciaire.
Le justiciable ne pourra sinon que saisir le garde des Sceaux et les chefs des cours d'appel si le fonctionnement défectueux de la justice ne résulte pas du fait d'un magistrat, ou s'il ne peut être qualifié de faute disciplinaire, ou s'il est étranger à une procédure judiciaire. Le justiciable s'estimant lésé par un fonctionnement défectueux du service de la justice peut alors engager une action, amiable ou contentieuse, en indemnisation sur le fondement de l'article L. 141-1 du code de l'organisation judiciaire (demande amiable adressée au garde des Sceaux et/ou assignation de l'État devant les juridictions judiciaires).
Ces procédures n'emportent pas de sursis à statuer et sont juridiquement distinctes.


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Merci Médiapart... Reste à attendre la faute
eh bé.. pas du attendre longtemps :) J'aimerais savoir si les informations données par France Inter peuvent être considérées comme une faute de magistrat, à savoir que dans son rapport de 2007 la brigade financière privilégiait l'abus de faiblesse. Pourtant le parquet a classé le dossier.
Je remercie les juristes de Médiapart de me donner réponse et selon j'enverrai courrier à M'dame MAM.
Le parquet a l'opportunité des poursuites. Il peut donc les classer. Comme il peut les réouvrir pour faits nouveaux. Ce qu'il semble avoir fait. Ce n'est pas le cas de toutes les affaires. L'afaire Bettencourt a l'avantage de bénéficier d'une couverture et d'une attention médiatique.
Je suis aussi intéressé par la réponse des juristes. L'attitude du prochain de Nanterre ( conflits d'intérêts) ne peut-il pas être considéré comme une faute déontologique et disciplinaire? Les pétitionnaires ne peuvent-ils pas être la base d'un recours de citoyens "justiciables"? Merci encore de nous éclaire dans notre combat.
La pétition peut faire l'objet d'une information au commissaire européen aux droits de l'homme en considération des violations au standard du droit à un procès équitable.
Ils peuvent également saisir la Commission européenne par une plainte pour une violation du droit communautaire, en l'espèce la Chartedes droits fondamentaux.
Dans les deux cas, un mail ou un fax suffit, une page énonçant les faits et le droit, sans pathos. Reste aux initiateurs de la pétition à le faire. S'ils le veulent bien.
L'exemple des recours de l'officier de police cité dans la note précédente (lettre au garde des sceaux et lettre au ministre de l'intérieur) montre que les recours internes ne sont malhereusement confrontés à la mauvaise volonté du pouvoir (cf. affaire de Tarnac) et qu'ils n'aboutissent qu'à une perte de temps dont il faut s'avoir s'émanciper.
Le droit européen permet aux individus de contourner démocratiquement les violations du doit ainis cautionnée par la classe adminsitrativo politique.