Jean-Michel Baylet a cru bon de poursuivre Rue 89 qui a révélé sa mise en examen avant que n'aient lieu les primaires socialistes pour la présidentielle de 2012, procès de trop car il offre aux journalistes l'occasion de revenir sur les pratiques contestables de l'homme politique et patron de la Dépêche du Midi. Opportunité que n'a pas manqué de saisir Antoine Perraud. http://www.mediapart.fr/journal/france/061213/le-systeme-baylet-au-tribunal
Le seigneur Jean-Michel possède donc La Dépêche, le département du Tarn-et-Garonne dont il est président du conseil général, il est le suzerain, par l'influence de son entreprise de presse, des huit départements de Midi-Pyrénées, du Lot-et-Garonne et de l'Aude. Sur ses marges son pouvoir est contesté par Sud-Ouest ou Le Midi Libre. Les hommes politiques lui mangent dans la main...Hollande fait de sa collaboratrice une ministre de la République. Il sait aussi renvoyer l'ascenseur, alors que Sud-Ouest écrit des articles depuis 2001 sur les démêlés de Rémy Garnier avec Cahuzac, voici comment la Dépêche analysait l'emploi non déclaré par le vertueux ancien ministre du Budget et qualifiait l'affaire de médiocre... :http://www.ladepeche.fr/article/2007/11/10/223413-jerome-cahuzac-reconnu-coupable-mais-sans-peine.html
Le frère de Franz-Olivier Giesbert fut un dirigeant de son groupe.
Et puis il y a tout ce que relate Antoine Perraud, notamment l'affaire Alègre. Pour ma part je me souviens d'exclusions de militants du PS qui, dans une commune de la périphérie toulousaine, s'opposaient à un rival appartenant au MRG. Cet élu fut le suppléant du successeur de Jospin à l'Assemblée Nationale.
Et puis il y ce que tout le monde sait, Jean-Michel ne serait rien sans Evelyne et cela lui a valu le sobriquet du Veau sous la mère. Evelyne la veuve énergique, d'origine juive, qui reprit en mains La Dépêche et l'héritage politique de son mari et qui fit appel aux bons services de Bousquet, celui de Vel d'Hiv...Celle que j'ai vue souper à la droite de Mitterrand à l'issue de son dernier meeting de campagne en 1988, à Toulouse, la veille de sa réélection. Cette centenaire que l'on salue, dans son propre journal, comme une nouvelle Olympe de Gouges :
http://www.ladepeche.fr/article/2013/04/27/1615011-montauban-evelyne-jean-baylet-honneur-a-la-pionniere.html
Et il y a les affaires de famille, les deux sœurs de Jean-Michel quelques peu défavorisées par la mère...Alors je propose qu'on consacre à la centenaire un film dans la veine de celui de Carlos Saura.