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Lettre à Cécile Duflot

Madame la Ministre du Logement

« Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps ».

Je n'attendais que trois lettres magiques pour enfin bien me loger dans la capitale à l'heure où les contrats courts, le sous-emploi et le chômage sont la norme : C.D.I. ; contrat à durée indéterminée.

Je ne vous cache pas que je me faisais une joie que ce précieux sésame survienne au 1er octobre, deux mois après l'entrée en vigueur de la promesse-phare de notre président François Hollande durant la campagne électorale : l'encadrement des loyers des logements privés, lors d'une relocation ou du renouvellement du bail, dans trente-huit agglomérations dont Paris, la folle, la dingue aux loyers prohibitifs.

Promesse d'embauche en main, je me suis mise en quête d'un pas allègre d'un toit à durée indéterminée dans Paris intra muros, rien de mégalo, pas de dernier étage plein sud avec terrasse ou balcon filant rive gauche, mais un petit studio ou deux pièces vide, rive droite. J'ai ciblé un périmètre assez large, recouvrant l'est parisien où se situe mon lieu de travail, tout en zieutant sur le nord par précaution, surface minimum, 25 m2, maximum, 35 m2, car il faut savoir raison garder au regard de la faramineuse hausse de l'immobilier ces dix dernières années que vous semblez malheureusement être dans l'incapacité d'infléchir pour revenir à des prix normaux en cette présidence normale.

Je me suis munie d'un solide garant CSP + car je ne savais que trop combien le marché de l'offre et de la demande était violent, et les bailleurs sourcilleux, insupportables de défiance bien que mes nouveaux statut et salaire (supérieur à trois fois le montant du loyer que j'ai prévu d'allouer) m'en dispensent selon la pratique en cours. J'ai d'ailleurs découvert que chaque agence immobilière, chaque propriétaire avait son critère, qui exige 3,5 fois le montant du loyer, qui 4 fois, qui 4,5 !

Je vous avoue que j'étais persuadée que cette recherche serait l'affaire de quelques jours, que je ne pouvais que taper dans l'oeil de ces messieurs-dames qui donnent rendez-vous à quinze, vingt, trente candidats dans les cages d'escaliers des immeubles haussmaniens ou vétustes de la capitale, après avoir posté leur bien sur seloger.com, pap ou leboncoin.

Consciente de ne pas appartenir à la moitié des salariés français qui gagnent moins de 1583 euros net par mois, je m'étais d'ailleurs réjouie d'être parmi « les bons dossiers » à la vue de mes concurrents d'infortune, des jeunes actifs comme moi, seuls ou en couple, très souvent, en contrats précaires, que je pouvais croiser jusqu'à quatre fois dans la même journée devant les portes cochères où nous nous agglutinions à l'heure du rendez-vous.

J'en suis très vite revenue. Cette recherche fut un temps complet, infernal, épuisant, désespérant, schizophrénique. J'ai perdu deux semaines, enchaînant les visites, des dizaines, les courses dans Paris à pied, en vélib ou métro, pour rien. C'est simple : mon dossier n'a jamais été sélectionné.

Voyant le temps filer et le risque de me retrouver à la rue approcher, je me suis portée candidate sur des 27m2 plein nord à 985 euros charges comprises qui ne méritaient rien d'autre que d'entrer en travaux pour six à douze mois.

Pire, Madame la Ministre. J'ai dû revoir mes prétentions et me rabattre sur les meublés moi qui voulait une location vide. Car ils représentaient bien 70% des alertes logement qui tombaient dans les limbes de ma boîte mail.

Le marché est en plein boom, les prix avec, depuis votre arrivée au pouvoir et votre décret sur l'encadrement des loyers, confirment les agents immobiliers, avec une pointe de compassion, souvent, pour les propriétaires. Ces derniers, petits ou gros, professionnels ou non, sont en panique de voir leurs revenus désormais limités à la seule hausse de l'indice de référence des loyers. Ils se tournent vers la location meublée, un marché très spécifique qui échappe à votre mesure et présente, par ailleurs, une fiscalité avantageuse, un cadre juridique bien plus souple et « normalement » un loyer 10 à 15% plus élevé qu'une location vide.

Sur le palier, au moment de vous tendre la feuille égrenant la liste des documents à fournir en cas de candidature, les plus mortifiés maudissent « la gauche » et se lamentent sur leur triste sort de bailleur mal-compris, harassés par les charges de copropriété que les locataires sous-estiment et maintenant l'Etat. Il y a les propriétaires honnêtes qui proposent un vrai meublé, avec un mobilier et un électroménager digne de ce nom, voire neuf, et ceux qui n'ont pas froid aux yeux de proposer un studio avec une literie, un frigo, une vaisselle qu'Emmaüs refuserait. Je ne vous dis pas les prix trop scandaleux.

Au quinzième et ultime jour de ma recherche, il a fallu que je supplie le dernier agent immobilier que je voyais de me faire confiance. A ce stade de mon parcours du combattant, je surfais, sur les conseils d'amis ayant dû passer par la case « trafic de papiers », sur les forums « comment trafiquer ses fiches de paie » et commençait à me dire que mon seul vrai handicap se situait peut-être dans mon nom de famille. Je l'ai obtenu après trois jours de grand stress. Alléluia. Je ressors lessivée de ce marathon.

Je dois vous dire, Madame la Ministre, que je vivais l'enfer du logement depuis un an car j'étais, sacrilège, en CDD. Malgré la mobilisation d'un vaste réseau d'amis d'amis d'amis, de collègues de collègues de collègues, de connaissances de connaissances de connaissances- car en vérité, tout le monde le sait, cela ne marche que comme ça à Paris- qui ont relayé mes appels au secours, je n'ai jamais trouvé de toit pérenne, seuls des sous-locations, sous-sous-locations, allant de un à six mois ou le canapé d'âmes bienfaitrices. Une galère sans nom qui me faisait regretter ma province natale, ses 100m2 en plein cœur de ville à 700 euros.

J'ai même connu la colocation chez une personne qui jouissait d'un spacieux duplex loué aux HLM de Paris et qui faisait croire à trois pigeons en détresse dont moi que son 120 mètres carrés était sa propriété, qu'elle dépannait dans l'illégalité par charité chrétienne, scandalisée par le boom des loyers dans la capitale, maintenant que la maison était vide et ses enfants, partis. Elle dégageait 2100 euros par mois sur notre dos. Elle n'avait plus de chambre, dormait dans le salon et quand je m'absentais pour cause de déplacements professionnels, elle occupait mon lit que je payais 750 euros par mois...

Alors vous comprendrez Madame la Ministre que ce n'est plus pour moi que je vous écris, ni pour Zlatan Ibrahimovic, la star du PSG qui se cherche désespérément un toit dans le ghetto du gotha, dans le XVIe, mais pour tous mes compagnons de galère qui sont encore sans toit et pour qui votre décret n'a rien changé. Je me demande pourquoi le droit au logement, constitutionnellement garanti par la loi, est si peu appliqué. Y a-t-il une autre alternative pour ceux qui veulent se loger à Paris que la résignation ou la fraude ?

Dans l'attente,

A vous lire, Madame la Ministre du Logement.

Tous les commentaires

11/10/2012, 13:31 | Par Luciole Camay

"J'ai même connu la colocation chez une personne qui jouissait d'un spacieux duplex loué aux HLM de Paris et qui faisait croire à trois pigeons en détresse dont moi que son 120 mètres carrés était sa propriété, qu'elle dépannait dans l'illégalité par charité chrétienne, scandalisée par le boom des loyers dans la capitale, maintenant que la maison était vide et ses enfants, partis. Elle dégageait 2100 euros par mois sur notre dos. Elle n'avait plus de chambre, dormait dans le salon et quand je m'absentais pour cause de déplacements professionnels, elle occupait mon lit que je payais 750 euros par mois..."

Vous décrivez parfaitement le revers de l'entraide, la rapacité humaine latente, enfin si aucun tiers associatif ne vient arbitrer les tractations, lesquelles sont payantes Criant..., à moins de souscrire pour des services mutuels définis par contrats encadrés par une structure et signés de part et d'autre...

11/10/2012, 13:36 | Par Luciole Camay

Nantes’Renoue, une proposition aux étudiants, jeunes travailleurs et demandeurs d'emploi

Les Seniors par exemple, aimeraient bien faire quelque chose, s'ils y trouvent leur compte (= pas de traquenard ensuite au niveau impôts locaux ou sur le revenu !), plutôt un genre de troc à trouver, avec un plus mutuel au plan moral et même affectif Rigolant !

11/10/2012, 15:23 | Par Juliette BOUCHERY

Bien dit !

11/10/2012, 16:58 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 11/10/2012 à 15:48

"Bon, bah Cécile, on attend impatiemment ta réponse, ma grande !" :

 

@Annie (ma grande !), vous feriez mieux de demander à vos amis du FG ce qu'ils font et ont fait pour le logement pendant que Cécile Duflot, de son côté, bosse positivement; pour votre info, son projet de loi vient juste d'être validé, au Sénat, in-extrémis, hier soir... oui, oui, la réalité du rapport de force et de la réaction contre le changement sont réels... aussi, vous feriez mieux d'écrire, à titre d'exemple, aux radicaux de gauche qui refusent d'instaurer un taux minimum obligatoire de 10% de logements sociaux dans les communes entre 1 500 et 3 500 habitants et faisant partie d'une agglomération de 50 000 habitants hors Ile-de-France ! http://www.logement-social-le-senat-donne-son-feu-vert-au-projet-duflot.html

 

11/10/2012, 17:17 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de Ivan Villa le 11/10/2012 à 16:58

@ Yvan, je suis toute petite avec mon mètre cinquante six et aucun pouvoir Rigolant et dois-je vous le rappeler, le Front de gauche n'est pas au pouvoir, lui. Aucun ministre... Aucun pouvoir. Mais je m'en vais voir de ce pas, ce que nous a concocté Madame la (le ?) Ministre Cécile Duflot. Merci de l'information.

11/10/2012, 18:22 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 11/10/2012 à 17:17

"le Front de gauche n'est pas au pouvoir" : en effet, il préfère brasser du vent dans l'opposition que de mettre la main dans le cambouis pour faire avancer les choses. :)))

11/10/2012, 16:30 | Par profil_inactif_28112

Ca me rappelle le rire gras de Sophie Dufau quand je demandais le montant de la rémunération d'un stagiaire à "Mediapart".

11/10/2012, 18:34 | Par cpel

C’est vrai ! aujourd‘hui on ne trouve plus que des locations meublées temporaires de 3 mois, c’est un problème qui augmente la précarité du locataire. Mais d’après un rapport de la commission de surendettement à la Banque de France, les impayés pour les petits propriétaires deviennent absolument dramatiques et augmentent fortement. L’Etat ne peut pas laisser pourrir ces conflits locataires/ petits propriétaires qui les incitent à faire justice eux même.

11/10/2012, 19:45 | Par Annie Lasorne en réponse au commentaire de cpel le 11/10/2012 à 18:34

J'habite moi-même un meublé, avec un bail précaire d'un an depuis avril, non pas par choix, mais parce que je n'ai trouvé que ça. Dans une ville de province (Millau 20.000 h).

Il y a des tas de logement à louer à des prix raisonnables, mais je me suis heurtée à des propriétaires, qui habitent pour la plupart loin d'ici et qui ont fait des investissements immobiliers (dans l'ancien rénové ou non) et qui font appel à des agences qui leur garantissent "les loyers impayés". Ces agences demandent tellement de garanties (3 cautionnaires, gagnant eux-même 3 fois, voir 4 fois le montant du loyer, hors leurs propres charges familiales !!! + intrusion insupportable dans la vie privée) et mes propres revenus (retraite 800€ + allocations logement 216€ soit environ l'équivalent du Smic net) ne m'ont pas permis d'y accéder.

Tous les propriétaires de mon quartier (y compris mes propriétaires actuels) comptent sur l'ouverture en septembre 2013, d'un pôle universtaire infirmier, qui leur permettra de louer à des étudiants, en meublé, puis les mêmes appartements, à des touristes dans l'entre-deux estival.

Mes propriétaires songeant aussi à vendre (j'ai reçu un expert immobilier, venu estimer), je ne saurais qu'en janvier, 3 mois avant la fin de mon bail, quel sera mon sort. Ce qui est une situation totalement anxiogène.

12/10/2012, 16:44 | Par M Pilet en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 11/10/2012 à 19:45

Votre situation n'est effectivement pas enviable ! Etre à la retraite et ne pas savoir si demain on aura un toit, tout à fait révoltant dans un pays parmi les plus riches soi-disant , qu'en sera-t-il lorsque nous serons à deux doigts de la faillite comme certains de nos plus proches voisins ?

11/10/2012, 21:55 | Par Tomasz H.

Oui, ANNIE, LES ASSURANCES contre les loyers impayés ! C'EST A CES ASSURANCES-LÀ que le gouvernement devrait s'attaquer en urgence et les rendre illégales. ("ils" ont tout, le président, les régions, le Sénat ! Il ne leur manque que le courage politique !) Ce sont en grande partie, elles, qui dictent les lois sur les propriétaires et qui créent la situation terrible et les effets que Rachida El Azzouzi décrit. Le système entretient la situation de peur permanente à partir de laquelle, les "rapaces" cités plus haut déchiquettent le corps social. Y'a des mecs et des nanas qui tous les matins se lèvent, vont au boulot. Leur métier ? Vendre des produits financiers. (Il faut bien vivre).L'assurance pour loyers impayés en est 1, terriblement destructeur.

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Sur mon blog, j'avais reproduit un texte qui s'intitulait SOLVABILITÉ DU LOCATAIRE, ça donne des envies de ............... !

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Cette assurance ne permet pas d'assurer les loyers supérieurs à 3100€ charges comprises.

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12/10/2012, 17:06 | Par M Pilet en réponse au commentaire de Tomasz H. le 11/10/2012 à 21:55

LOL ! Ce sur quoi ils oublient de communiquer, c'est que si vous avez des problèmes d'impayés sur vos loyers, il faut attendre que les locataires aient failli pendant 3 mois avant qu'ils ne bougent ! sachant qu'un paiement partiel, ne fait pas courir le délai, ni à fortiori un locataire qui paie systématiquement avec minimum 1 mois de retard. Or un certain nombre de propriétaires ont à régler les traites liées à l'acquisition du logement et un retard de la part de leurs locataires les met dans de grandes difficultés !

12/10/2012, 01:32 | Par LaRépublique

maldive.jpg

Bonjour Rachida,

Désolé, là je ne peux pas te répondre je suis en vacance 

aux Maldives, mais promis dès que je rentre je ne te répondrai

pas..

Aimitié sincère 

 

 

Ta cécile

12/10/2012, 08:22 | Par lwatine

du temps de la très forte menace nucléaire soviétique, les militaires avaient proposé de déménager un maximum de ministère en Province et d'en éclater certains afin de ne plus avoir de « pôle » économique, technique ou politique trop marqué.

la conséquence aurait été qu'aucune ville n'aurait concentré autant d'entreprises et d'institutions publiques et privées que Paris, donc aucune n'aurait eu la même pression immobilière.

12/10/2012, 09:34 | Par Tomasz H.

Rousseau :
Discours sur l'origine de l'inégalité (1755)

Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : "Gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n'est à personne!" Mais il y a grande apparence qu'alors les choses en étaient déjà venues au point de ne plus pouvoir durer comme elles étaient : car cette idée de propriété, dépendant de beaucoup d'idées antérieures qui n'ont pu naître que successivement, ne se forma pas tout d'un coup dans l'esprit humain : il fallut faire bien des progrès, acquérir bien de l'industrie et des lumières, les transmettre et les augmenter d'âge en âge, avant que d'arriver à ce dernier terme de l'état de nature. [...] La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes, et perdu le genre humain.

   Ainsi, selon ce beau philosophe, un voleur, un destructeur aurait été le bienfaiteur du genre humain; et il aurait fallu punir un honnête homme qui aurait dit à ses enfants : "Imitons notre voisin, il a enclos son champ, les bêtes ne viendront plus le ravager ; son terrain deviendra plus fertile; travaillons le nôtre comme il a travaillé le sien, il nous aidera et nous l'aiderons. Chaque famille cultivant son enclos, nous serons mieux nourris, plus sains, plus paisibles, moins malheureux. Nous tâcherons d'établir une justice distributive qui consolera notre pauvre espèce, et nous vaudrons mieux que les renards et les fouines à qui cet extravagant veut nous faire ressembler."
   Ce discours ne serait-il pas plus sensé et plus honnête que celui du fou sauvage qui voulait détruire le verger du bonhomme ?
   Quelle est donc l'espèce de philosophie qui fait dire des choses que le sens commun réprouve du fond de la Chine jusqu'au Canada ? N'est-ce pas celle d'un gueux qui voudrait que tous les riches fussent volés par les pauvres, afin de mieux établir l'union fraternelle entre les hommes ?

 

12/10/2012, 11:29 | Par Cucurbitacée en réponse au commentaire de Tomasz H. le 12/10/2012 à 09:34

Remarquable!!!

12/10/2012, 17:01 | Par M Pilet en réponse au commentaire de Tomasz H. le 12/10/2012 à 09:34

Hum, hum, dans sa vraie vie ce "philosophe" n'était pas exempt de comportements très limites , notamment lorsqu'on sait qu'il a considéré que ses 5 enfants seraient mieux éduqués en les confiant à l'Asssistance publique !

12/10/2012, 10:46 | Par Leséparges

Vous découvrez que le problème du logement dans notre pays et en particulier à Paris est dramatique .

Que les proprios ne sont pas des philanthropes .

Que le déséquilibre demande/ offre n'est vraiment pas en faveur de ceux qui cherchent à se loger .

Puis je vous rappeler qu'il n'y a pas longtemps les représentants des propriétaires dénonçaient la construction des logement sociaux comme une concurrence déloyable .

Et plus généralement que des fonds de gestion mettent la main non seulement sur l'immobilier locatif , mais sur des territoires agricoles et les bâtis pour les louer à des néopaysans ?

Et même ces  fonds ,  des particuliers, investissent sur des têtes de bétail , des vaches,  en deviennent propriétaires à charge des paysans de les nourrir , d'en tirer bénéfice sur le lait  et les velages .

Nous revenons à toute vitesse à l'ordre des privilèges de l'ancien régime .Et le servage .

Je sais mes propos ne résolvent pas votre problème de recherche de logement intra muros . Pourquoi à votre avis , de plus en plus de gens habitent la proche banlieue et ont les yeux braqués sur les desserves des transports en commun ?

Notre société est devenue parfaitement inégalitaire , violente et inhumaine .

12/10/2012, 14:40 | Par Raphaël Dutertre

Déjà il est impératif de modifier la législations sur le rapport locataire/propriétaire.

Il est impensable qu'un propriétaire ne puisse pas dégager un lcoataire qui n'a pas payé son loyer depuis 3 mois dans les jours sui suivent ce troisième impayé. A cause de ca 10% des logements restent vide à Paris, peur des dégradations et de l'impayé.

Et à l'inverse la loi n'impose pas assez au prorpiétaire de proposer des logements et des loyers décents.

12/10/2012, 17:04 | Par M Pilet en réponse au commentaire de Raphaël Dutertre le 12/10/2012 à 14:40

D'accord avec l'intégralité de votre commentaire, Raphael Dutertre ! Un petit bémol néanmoins : ne jamais mettre à la rue des gens pendant les mois d'hiver !

13/10/2012, 14:28 | Par LaRépublique

réponse plus sérieuse que la precédante: La cécile est un arriviste diplomée par une école de commerce payée par papa et maman. Elle n'avait pas le tempsde faire un vrai parcours écolo ... plus proche du show biz que du terrain ... c est une technocrate.

Elle a une carriére a mener et une réussite personnelle a accomplir. au regard de tout cela, Rachida, votre question est déplacer et non pertinante. La  duflot n'est pas veaiment concerner par votre probléme. d'ailleurs, aux primaires écolo elle a soutenu la star et animateur télé Nicolas Bulot ... 

pour mieux comprendre, voir ci dessous une vrai écolo 

ses actions et son mode de vie est en accord avec ses convictions: une vrai Cécile pas une 

une technocrate aux dants longues ! Et surtout attention, être femme ne met pas a l'abris de la corruption,voir lagarde qui lui ressemble. beaucoup dans son parcours. 

 

 

 

 

 

 atgention, ci dessous une grande Dame ... a écouter sans aucune modération

 

du lundi au vendredi de 13h30 à 14h

Ecoutez l'émission28 minutes

Avoir 20 ans à Berlin : Cécile l’écureuil 13

24.09.2012 - 13:30 Ajouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

 

Cécile Lecomte et son écureuil INÈS LÉRAUD © RADIO FRANCE

Sur les photos, elle est souvent la tête en bas au milieu des arbres. Cécile Lecomte, ancienne championne d'escalade, appelée l'"écureuille" par les militants écolos, vit en Allemagne et grimpe là où il y a des batailles à mener : sur les façades des squats qu'on essaie de vider, en haut des arbres de 60 m qu'on veut couper pour des projets immobilier, et au-dessus des voies de chemin de fer pour empêcher le passage des trains de déchets nucléaires.

Reportage : Inès Léraud

Réalisation : Vincent Abouchar


14/10/2012, 23:56 | Par Fabrice_BLR

Vous êtes en plein syndrome de Bossuet.

Vous réclamez encore plus de normes et de régulations qui vont encore plus renforcer la pénurie de logements de manière directe ou indirecte, alors même qu'en l'espèce, un "signal" de renforcement réglementaire a suffi à tendre un peu plus le marché.

Bref on continue à raisonner à l'envers...

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