Les enfants qu'on enferme
Les enfants qu'on enferme sont des enfants de chair et de sang, portés par leur mère pendant neuf mois, nés en France ou ailleurs dans des pays que leurs parents ont fuis, précisément parce qu'ils espèrent pour eux un avenir meilleur.Les enfants qu'on enferme dans les prisons pour étrangers ont vu leurs parents déposer des dossiers, et recevoir des refus à leur demande d'asile ou de séjour en France, parfois des années durant. Ils ont vu leurs parents se cacher pour tenter de les protéger, le père ou la mère, s'enfuir, se mettre à l'abri avec leurs frère ou sœur. Ceux qui sont restés ont été sortis du lit, et de leur logement, par un petit matin sale, poussés au milieu de l'agitation bruyante, parfois violente, de dizaines de policiers, dans des fourgons, bus ou voitures aux fenêtres fermées. Ils ont été emmenés à des centaines de kilomètres de chez eux, de leur école, de leurs voisins. Au bout d'heures interminables de voyage vers un lieu inconnu, on les a parqués dans une prison spéciale pour familles étrangères. Avec des grilles et des portes fermées, des caméras de surveillance et des grillages au dessus des clôtures. Près des aéroports. Dans les couloirs, les vols des retenus sont affichés. Au dessus de leur tête, à tout instant, un avion décolle ou atterrit.
Les enfants qu'on enferme comparaissent devant des tribunaux qui siègent jour et nuit, le 15 aout et le dimanche aussi : ils y voient leurs parents menottés, empêchés de s'exprimer, parce qu'ils ne parlent pas bien la langue, que la question ne porte pas sur leur vie, mais sur l'article L. 25 de la loi Besson ou qu'une dizaine d'autres étrangers attend de comparaître après eux.
Les enfants qu'on enferme se croient libres à 16 heures, mais le préfet fait appel de la décision du juge des libertés, et ils sont de nouveaux enfermés. Une fois, deux fois, parfois plus.
Les enfants qu'on enferme dans les prisons pour étrangers y perdent en quelques heures le sommeil, l'appétit, la propreté. Et la confiance dans la capacité des adultes de les protéger.
Libérés par les juges, les enfants sortent presque tous des prisons pour étrangers avec leurs parents. Revenus « chez eux », tout est à recommencer : logement à retrouver, démarches pour les papiers. Ils ont huit jours pour souffler, huit jours sans la peur qui colle au ventre que tout peut, à tout moment, recommencer.
RESF a eu connaissance de l'enfermement d'au moins trente-deux enfants au cours de l'été 2011. Claude Guéant vise 30 000 expulsions pour la fin de l'année. Ceci se passe chez nous.
22 juin : quatre enfants kosovars (dont un bébé de 10 mois et un adolescent handicapé), enfermés au CRA Saint-Exupéry de Lyon jusqu'au 8 juillet. A leur sortie, ils se retrouvent à la rue.
30 juin : deux enfants kosovars (2 ans, 1 an,) enfermés avec leurs parents et grand-mère au LRA Saint Louis (57)
5 juillet : 3 enfants géorgiens (6, 7 et 12 ans et demi) et leur mère, arrêtés en préfecture de Bordeaux, et enfermés au CRA Cornebarrieu de Toulouse
18 juillet : Nella, 10 mois, kosovare, et sa mère enfermées au CRA de Metz (le père a pu échapper). Elles sont amenées dans la nuit à Roissy. Izetta, la mère refuse d'embarquer. Libérées le 21 juillet, ayant perdu tout espoir, sans ressources, Izetta tente de s'immoler avec sa fille, elles sont sauvées de justesse.
28 juillet : deux enfants (Anna, 6 ans, Rafael, 2 ans) et leurs parents (mère russe /père arménien) au CRA de Saint Jacques de la Lande de Rennes: La mère très souffrante ne peut plus se déplacer qu'en fauteuil roulant,
1er aout : ouverture du nouveau centre de rétention du Mesnil Amelot, moderne, automatisé et équipé de cellules familiales
11 aout : une jeune mère somalienne et son bébé de 6 mois au CRA St Jacques de Rennes, libérée par le JLD
16 aout : deux enfants bengalis, Safayet, 6 ans et Janiya 3 ans, nés en France et leurs parents, enfermés au CRA de Rennes jusqu'au 22 août, libérés au bout de cinq audiences.
16 aout : 9 enfants roms kosovars de 2 à 11 ans, arrêtés à Clermont-Ferrand, convoyés au CRA de Lille avec leurs parents (deux femmes enceintes, malades), libérés par le JLD
23 aout : CRA de Lyon : deux enfants roms kosovars (4 ans et 2ans ½) arrêtés avec leurs parents à Clermont-Ferrand.
- CRA de Rennes : deux enfants tchétchènes de 15 et 4 ans, enfermés avec leurs parents. Leur fils aîné âgé de 16 ans était absent au moment de l'arrestation.
25 aout : Artur, 5 ans, arménien, en rétention avec son père. La maman avait fui le domicile avec ses 2 filles pour les sécuriser.
31 août : arrivée au CRA du Mesnil Amelot d'une mère de famille géorgienne et de ses 3 enfants de 5, 2 et 1 ans, tous nés en France. Alors même qu'un recours est en cours, ils ont été arrêtés à leur domicile, à Guéret dans la Creuse, le 30 août au matin. Le père a échappé à la rafle.
Armelle Gardien, RESF 92


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Les 4 commentaires les plus recommandés
Application de la CIDE pour ces enfants, et condamnation de la France pour traitements inhumains devant la Cour Européenne de Justice!
Le père a échappé à la rafle
C'est bien de cela qu'il s'agit, d'un retour à des pratiques datant de 70 ans. Effrayant.
Si quelqu’un de votre connaissance s’est (peut-être) fait arrêter :
Dans les premières 24 heures, vous pouvez téléphoner au commissariat le plus proche du lieu d’arrestation. Si vous n’avez aucune idée de quel commissariat dépend le lieu de l’arrestation, téléphoner à la préfecture pour demander le numéro du commissariat :
- Préfecture de Paris : 01 49 28 40 00
Demandez au commissariat ce qu’on reproche à la personne et si elle va être libérée ou si elle va être mise en centre de rétention.
Après le délai de 24 heures
la personne peut déjà être en centre de rétention. Pour le savoir, téléphonez à la police, au bureau des 12 ème RG
(24H./24h.) : 01 53 73 45 59
Là, ils peuvent vous dire s’il est en centre de rétention, depuis quand et où.
N’oubliez pas que...
... vous avez 48 heures pour agir et constituer un dossier avant son passage devant le tribunal !
Vous pouvez téléphoner au centre de rétention
- dans presque chaque centre de rétention, il y a une association d’aide, la CIMADE, que vous devez appeler
CIMADE 01.44.18.60.50 (siège)
- dans chaque centre de rétention, il y a des cabines téléphoniques pour parler directement aux personnes détenues.
Numéros des cabines :
Versailles : CIMADE :01 30 21 94 27
Tel 1 : 01 39 24 70 00 Tel 2 : 01 39 24 71 13
Vincennes : CIMADE : 01 46 33 13 63
Cabine : 01 45 18 08 20
Cabine (pour les femmes) : 01 56 24 01 72
Nanterre : CIMADE : 01 47 29 07 52
Cabine (pour les femmes) : 01 41 20 60 26
Cabine (pour les hommes) : 01 41 37 04 62
Paris (dépôt) : CIMADE : 01 46 33 13 63
Cabine 1 : 01 56 24 01 60
Cabine 2 : 01 44 07 38 53
Cabine 3 : 01 44 07 37 53
Cabine (pour les femmes) : 01 56 24 01 72
Bobigny : CIMADE : 01 48 30 41 91
Cabine (pour les femmes) : 01 48 30 32 07
Cabine (pour les hommes): 01 48 30 83 75
Bureau des transferts (savoir si quelqu’un a déjà été expulsé)
01 41 60 27 70
Accueil téléphonique du centre de rétention 01 41 60 26 70
Greffe du 35bis 01 48 95 13 90
Bordeaux :
Tel 1 : 05 56 99 75 21 Tel 2 : 05 56 99 77 77
Cabine : 05 56 44 09 35
Lille : CIMADE : 03 20 87 20 77
Tel 1 : 03 20 87 56 70
Lyon : CIMADE : 04 72 23 81 64
Mesnil-Amelot: CIMADE : 01 48 16 13 79 ou 01 48 16 13 78
Cabine 1: 01 49 47 02 40/41 ou 01 49 47 02 44/45
Cabine 2: 01 49 47 02 43 ou 01 49 47 49 53
Cabine 3: 01 49 47 60 60
Marseille : CIMADE : 04 91 56 69 56
Cabine : 04 91 56 12 68 ou 04 91 56 00 53
Nantes : CIMADE : 02 40 14 30 42
Cabine : 06 61 57 79 44
Nice : CIMADE : 04 93 26 62 24
Cabine : 04 93 26 62 24 ou 04 93 17 20 29
Toulouse : CIMADE : 05 34 40 64 26
Cabine (pour les femmes) : 05 34 40 03 60
Cabine (pour les hommes) : 05 34 40 03 61
Strasbourg : CIMADE : 03 88 66 11 87
Cabine : 03 88 67 25 35 ou 03 88 67 14 35
Sète : CIMADE: 04 67 74 39 22
Cabine : 04 67 74 11 34
Rivesaltes (près de Perpignan): CIMADE: 04 68 64 32 22
Cabine: 04 68 64 68 89
Rouen :
Cabine : 02 32 81 25 00
Tel 1 : 04 72 22 70 49
Merci de nous contacter si vous constatez que des numéros sont faux et que vous connaissez les bons
Vous devez lui rendre visite... (entre 9h et 17h)
Mais il est indispensable d’avoir un titre de séjour en règle ou des papiers français pour rentrer dans le centre. Si vous êtes dans les 3 mois (tampon d’entrée sur le passeport), il faut prévoir l’attestation d’accueil et les garanties de ressources.
- Apportez-lui des vêtements propres et qui « présentent bien », genre veste ou chemise, et des chaussures autre que des baskets. C’est bête mais devant le juge ça aide. On est souvent jugé à la tête du client !!
- Apportez-lui de l’argent. Au centre de rétention il aura besoin de s’acheter une carte téléphone (et des cigarettes).
Attention :
si vous ne voulez pas que la personne soit expulsée, NE LUI DONNEZ PAS SON PASSEPORT !! De manière générale, ne lui donnez aucun document, vous les donnerez à l’avocat au tribunal.
# En cas d’expulsion
Si vous allez être expulsé :
Si vraiment vous ne voulez pas être expulsé, vous pouvez, à vos risques et périls, refuser physiquement d’embarquer comme par exemple en refusant
de vous asseoir dans l’avion, en criant, ...
Attention : Vous risquez le passage à tabac, pur et simple. Si vous n’êtes pas expulsé, vous serez conduit en garde à vue en général au commissariat de l’aéroport. Et vous serez sous le coup d’une inculpation pour un refus d’embarquement. Vous risquez d’être condamné à des peines de prison ferme.
Si vous connaissez quelqu’un qui va être expulsé :
Vous pouvez essayer d'entrer en contact avec les passagers qui prennent le même avion pour les convaincre d’empêcher le décollage de l’avion.
Le commandant de bord a le pouvoir de débarquer la personne.
Attention : Les passagers risquent une inculpation pour entrave à la circulation aérienne. Ils risquent d’être condamnés à des peines de prison ferme. L’expulsé risque la même chose.
Une association peut vous aider pour ce cas d’extrême limite :
le collectif anti-expulsion 01 53 79 12 21
caeparis@free.fr
Ah ! comme les vieux réflexes pétainistes sont vite retrouvés par ce gouvernement ! Pourtant la France a bien signé la Charte des Nations Unies des Droits de l'Enfant, non ?
Que penser de ce gouvernement français qui ne respecte même pas l'Article premier de la Charte qu'il a signée ?
"Principe premier :
L'enfant doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente Déclaration. Ces droits doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l es opinions politiques ou autres, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation, que celle-ci s'applique à l'enfant lui-même ou à sa famille".
http://www.droitsenfant.com/declaration_droit_enfant.htm
Désolée, je préfère m'arrêter là... je suis dégoutée..... même si sur le fond, les choses sont différentes..... dans la forme nous sommes retournés 70 ans en arrière.
Et ne vous leurrez pas, une certaine partie des Français considère ces enfants fait de chair et de sang, ainsi que leurs parents, comme des géneurs.... des illégaux....puisque désormais être un "sans-papier" fait de vous un criminel ... pour vous en persuader, consultez les forums des média mainstream...... c'est édifiant..... ces enfants sont peut-être faits de chair et de sang, mais malheureusement, une grande partie des Français ne les considèrent même plus comme des être humains, mais comme des sacs de viande qu'on devrait pouvoir jeter à la mer.... grosso-modo c'est ce que pense Mlle Le Pen et une député UMP, dont j'ai oublié le nom ..... oui, pas belle la France ..... !!
Tous les commentaires
Le père a échappé à la rafle
C'est bien de cela qu'il s'agit, d'un retour à des pratiques datant de 70 ans. Effrayant.
Bonjour,
C'est votre premier billet, donc Bienvenue chez Médiapart.
Merci et en espérant que ce billet soit lu par un très grand nombre.
N'oublions pas les lycéens qui ont passé une partie de leur vacances derriere les barreaux des CRA comme Sheng Sheng enfermé a Vincennes depuis le 30 Aout et qui risque de rentrer la rentrée scolaire !!!
La place des jeunes est a l'ecole pas en rétention!!
Bravo et merci RESF pour ce combat, ce combat de la dignité contre l'infâmie !
Application de la CIDE pour ces enfants, et condamnation de la France pour traitements inhumains devant la Cour Européenne de Justice!
+ + +
Jean-jacques M’µ
Insupportable!!!
Oui, INSUPPORTABLE, ces enfants doivent faire leur rentrée SCOLAIRE, comme tous les enfants..
La gorge se serre,les yeux s'emplissent de larmes en lisant ...Dans mon pays,à nouveau des choses horribles...qui marquent des enfants à vie.
Non,nous devons dire non.
Il ne suffit pas de dire non. Cela n'empêchera pas des enfants de se retrouver en centre d'enfermement ( détention). Il faudrait organiser des manifestations ou des sit-in régulièrement devant ces centres de la honte. Qui a d'autres idées d'action ?
Nous rejoindre, ici :
http://amoureuxauban.net/
ou là :
http://www.cimade.org/
ou encore ici :
http://www.educationsansfrontieres.org/
là :
http://www.ldh-france.org/-Etrangers-
Y en a sûrement d'autres. Moi, je suis aux Amoureux, on n'est pas assez nombreux, on est débordés, on vous accueillera à bras ouverts. Et puis plus on est de fous…
Avec le lien qui marche, c'est mieux :
http://amoureuxauban.net/
ah mais zut :
http://amoureuxauban.net/
Ah ! comme les vieux réflexes pétainistes sont vite retrouvés par ce gouvernement ! Pourtant la France a bien signé la Charte des Nations Unies des Droits de l'Enfant, non ?
Que penser de ce gouvernement français qui ne respecte même pas l'Article premier de la Charte qu'il a signée ?
"Principe premier :
L'enfant doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente Déclaration. Ces droits doivent être reconnus à tous les enfants sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondées sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l es opinions politiques ou autres, l'origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance, ou sur toute autre situation, que celle-ci s'applique à l'enfant lui-même ou à sa famille".
http://www.droitsenfant.com/declaration_droit_enfant.htm
Désolée, je préfère m'arrêter là... je suis dégoutée..... même si sur le fond, les choses sont différentes..... dans la forme nous sommes retournés 70 ans en arrière.
Et ne vous leurrez pas, une certaine partie des Français considère ces enfants fait de chair et de sang, ainsi que leurs parents, comme des géneurs.... des illégaux....puisque désormais être un "sans-papier" fait de vous un criminel ... pour vous en persuader, consultez les forums des média mainstream...... c'est édifiant..... ces enfants sont peut-être faits de chair et de sang, mais malheureusement, une grande partie des Français ne les considèrent même plus comme des être humains, mais comme des sacs de viande qu'on devrait pouvoir jeter à la mer.... grosso-modo c'est ce que pense Mlle Le Pen et une député UMP, dont j'ai oublié le nom ..... oui, pas belle la France ..... !!
C'est parce que l'on fait trop d'enfants qu'il y a du chômage !!! Tel est le discours tenu par un membre du gouvernement. On se demande quelles sont les raisons permettant de tenir de tels propos.
Alors; que des enfants soient retenus dans des centres, qu'ils soient marqués à jamais en voyant leurs parents détenus dans des conditions humiliantes ne gênent pas ceux qui nous gouvernent.
Je croyais naïvement que nous vivions dans la Patrie des Droits de l'HOMME.
J'ai par contre compris que nous vivions dans un pays où ses dirigeants veulent exporter un savoir faire mais pour réprimer. Ce pays là, ce n'est pas la France, notre France, celles que nous aimons et que, je l'espère, nous retrouverons bientôt.
Scolarité
La loi française oblige tous les enfants entre 6 et 16 ans à être scolarisés, quelle que soit la situation administrative des parents. Il suffit de s’inscrire à la Mairie et être à jour des vaccins (rendez vous à la PMI- protection maternelle et infantile- se renseigner dans les Mairies). La Mairie doit obligatoirement vous inscrire.
Les Mineurs :
Les mineurs n’ont pas besoin de papiers français (sauf entre 16 et 18 ans s’ils suivent un stage rémunéré ou une formation professionnelle) ; s’ils se déclarent isolés, ils ne peuvent donc pas être expulsés. La loi française leur accorde une protection.
Vous pouvez la réclamer auprès d’une association :
Parada : 2, Passage des Petits Pères –75002- 01.42.96.85.17 (en français et en roumain)
Ou auprès de l’aide sociale à l’enfance (se renseigner dans les Mairies)
http://youtu.be/tEMeKjlLGUY
Si quelqu’un de votre connaissance s’est (peut-être) fait arrêter :
Dans les premières 24 heures, vous pouvez téléphoner au commissariat le plus proche du lieu d’arrestation. Si vous n’avez aucune idée de quel commissariat dépend le lieu de l’arrestation, téléphoner à la préfecture pour demander le numéro du commissariat :
- Préfecture de Paris : 01 49 28 40 00
Demandez au commissariat ce qu’on reproche à la personne et si elle va être libérée ou si elle va être mise en centre de rétention.
Après le délai de 24 heures
la personne peut déjà être en centre de rétention. Pour le savoir, téléphonez à la police, au bureau des 12 ème RG
(24H./24h.) : 01 53 73 45 59
Là, ils peuvent vous dire s’il est en centre de rétention, depuis quand et où.
N’oubliez pas que...
... vous avez 48 heures pour agir et constituer un dossier avant son passage devant le tribunal !
Vous pouvez téléphoner au centre de rétention
- dans presque chaque centre de rétention, il y a une association d’aide, la CIMADE, que vous devez appeler
CIMADE 01.44.18.60.50 (siège)
- dans chaque centre de rétention, il y a des cabines téléphoniques pour parler directement aux personnes détenues.
Numéros des cabines :
Versailles : CIMADE :01 30 21 94 27
Tel 1 : 01 39 24 70 00 Tel 2 : 01 39 24 71 13
Vincennes : CIMADE : 01 46 33 13 63
Cabine : 01 45 18 08 20
Cabine (pour les femmes) : 01 56 24 01 72
Nanterre : CIMADE : 01 47 29 07 52
Cabine (pour les femmes) : 01 41 20 60 26
Cabine (pour les hommes) : 01 41 37 04 62
Paris (dépôt) : CIMADE : 01 46 33 13 63
Cabine 1 : 01 56 24 01 60
Cabine 2 : 01 44 07 38 53
Cabine 3 : 01 44 07 37 53
Cabine (pour les femmes) : 01 56 24 01 72
Bobigny : CIMADE : 01 48 30 41 91
Cabine (pour les femmes) : 01 48 30 32 07
Cabine (pour les hommes): 01 48 30 83 75
Bureau des transferts (savoir si quelqu’un a déjà été expulsé)
01 41 60 27 70
Accueil téléphonique du centre de rétention 01 41 60 26 70
Greffe du 35bis 01 48 95 13 90
Bordeaux :
Tel 1 : 05 56 99 75 21 Tel 2 : 05 56 99 77 77
Cabine : 05 56 44 09 35
Lille : CIMADE : 03 20 87 20 77
Tel 1 : 03 20 87 56 70
Lyon : CIMADE : 04 72 23 81 64
Mesnil-Amelot: CIMADE : 01 48 16 13 79 ou 01 48 16 13 78
Cabine 1: 01 49 47 02 40/41 ou 01 49 47 02 44/45
Cabine 2: 01 49 47 02 43 ou 01 49 47 49 53
Cabine 3: 01 49 47 60 60
Marseille : CIMADE : 04 91 56 69 56
Cabine : 04 91 56 12 68 ou 04 91 56 00 53
Nantes : CIMADE : 02 40 14 30 42
Cabine : 06 61 57 79 44
Nice : CIMADE : 04 93 26 62 24
Cabine : 04 93 26 62 24 ou 04 93 17 20 29
Toulouse : CIMADE : 05 34 40 64 26
Cabine (pour les femmes) : 05 34 40 03 60
Cabine (pour les hommes) : 05 34 40 03 61
Strasbourg : CIMADE : 03 88 66 11 87
Cabine : 03 88 67 25 35 ou 03 88 67 14 35
Sète : CIMADE: 04 67 74 39 22
Cabine : 04 67 74 11 34
Rivesaltes (près de Perpignan): CIMADE: 04 68 64 32 22
Cabine: 04 68 64 68 89
Rouen :
Cabine : 02 32 81 25 00
Tel 1 : 04 72 22 70 49
Merci de nous contacter si vous constatez que des numéros sont faux et que vous connaissez les bons
Vous devez lui rendre visite... (entre 9h et 17h)
Mais il est indispensable d’avoir un titre de séjour en règle ou des papiers français pour rentrer dans le centre. Si vous êtes dans les 3 mois (tampon d’entrée sur le passeport), il faut prévoir l’attestation d’accueil et les garanties de ressources.
- Apportez-lui des vêtements propres et qui « présentent bien », genre veste ou chemise, et des chaussures autre que des baskets. C’est bête mais devant le juge ça aide. On est souvent jugé à la tête du client !!
- Apportez-lui de l’argent. Au centre de rétention il aura besoin de s’acheter une carte téléphone (et des cigarettes).
Attention :
si vous ne voulez pas que la personne soit expulsée, NE LUI DONNEZ PAS SON PASSEPORT !! De manière générale, ne lui donnez aucun document, vous les donnerez à l’avocat au tribunal.
# En cas d’expulsion
Si vous allez être expulsé :
Si vraiment vous ne voulez pas être expulsé, vous pouvez, à vos risques et périls, refuser physiquement d’embarquer comme par exemple en refusant
de vous asseoir dans l’avion, en criant, ...
Attention : Vous risquez le passage à tabac, pur et simple. Si vous n’êtes pas expulsé, vous serez conduit en garde à vue en général au commissariat de l’aéroport. Et vous serez sous le coup d’une inculpation pour un refus d’embarquement. Vous risquez d’être condamné à des peines de prison ferme.
Si vous connaissez quelqu’un qui va être expulsé :
Vous pouvez essayer d'entrer en contact avec les passagers qui prennent le même avion pour les convaincre d’empêcher le décollage de l’avion.
Le commandant de bord a le pouvoir de débarquer la personne.
Attention : Les passagers risquent une inculpation pour entrave à la circulation aérienne. Ils risquent d’être condamnés à des peines de prison ferme. L’expulsé risque la même chose.
Une association peut vous aider pour ce cas d’extrême limite :
le collectif anti-expulsion 01 53 79 12 21
caeparis@free.fr
Je continue de penser qu'une très grande mobilisation s'impose pour manifester au plus tôt contre les mesures d'expulsion et les lois anti-immigrées. Il faut en finir. Interpellons directement les partis, les syndicats, les ONG, il faut préserver les enfants dans les meilleurs délais, la course à la montre a commencé et les moyens sont considdérables, côté ministères et préfectures. Un tram utilisé hier pour convoyer des Rroms enlevés !...
Il ne suffit pas d"informer ou s'indigner. Une action de protestation massive s'impose. Calme, digne, silencieuse, mais la plus puissante possible, dans les endroits stratégiques : écoles, mairies, Centres de rétentions...
Jean-Jacques M’µ
ça pourrait être pas mal de manifester devant les préfectures avec des pancartes sur lesquelles seraient placardées des photos de tous ces enfants , avec légende à l'appui, et ceci pour fêter la naissance du rejeton présidentiel ?
J'y suis prête.
Euh ?... La loi interdit la publication des photos d'enfants, sauf autorisation expresse des parents.
Quoi qu'il en soit, je m'inquiète qu'aucun politique ne se soit manifesté pour MANIFESTER au plus tôt notre juste indignation devant ces pratiques.
Même sur ce fil, nous en sommes à espérer que l'information sera LUE, comme s'il suffisait que nous lisions pour que les pouvoirs cessent leur immonde travail.
Je suis bien pessimiste sur l'indifférence généralisée de nos contemporains et les responsabilités énormes qu'ils sont aujourd'hui en train de prendre au regard de ce qui menace les plus faibles, les plus démunis, ceux qui ne sont pas dans le giron de ce système.
Jean-Jacques M’µ
Merci de votre présence sur Mediapart. Il faut continuer d'alerter l'opinion sur ces situations insoutenables. Il n'y a que cela pour faire reculer ce pouvoir qui foule au pied les droits humains. Honte à Sarkozy, honte à Fillon, honte à Besson, honte à Guéant, honte à tous ceux qui cautionnent cette politique indigne.
Merci pour l'alerte... J'en ai la nausée.. Et ils sont fiers en augmentant le chiffre des expulsions et sous les applaudissements de ceux qui ont sûrement oublié qu'un jour ils ont été eux-même des demandeurs d'asile ! Ce pays est sur le déclin et je m'arrête là.
.
Je connais un Prêtre catholique qui héberge chez lui à la cure à saint Etienne une famille sans papiers de 5 personnes: un bel acte de résistance qui lui a valu bien des critiques de la part de certains de ses confrères...Chapeau Monsieur l abbé! et oui il faut organiser des meetings, mais cela m'interroge ne faut-il pas aussi oser mettre son confort personnel en jeu? Cela donnerait du poids aux arguments de ceux qui font la comparaison historique avec la seconde guerre mondiale...bon courage à tous
oui: anticlérical, j'ai cependant toujours soutenu que nombre de gens d'église mus par une foi véritable et désintéressés s'engagent corps et âme et sont dignes de la plus grande considération. Rendons-leur hommage !