Facebook fait beaucoup parler de lui depuis 2010. La création du site a fait l’objet d’un film (The Social Network, de David Fincher) et la même année, son fondateur, Mark Zuckerberg, a été désigné personnalité de l’année 2010 par le magazine américain Time. Et ce Vendredi 18 mai 2012, donc environ deux années plus tard, c’est finalement (et comme attendu) une entrée en bourse hors normes qui s’est effectuée.
Recapitalisé en 2011 grâce à un apport de 500 millions de dollars (plus de 380 millions d’euros) de la banque d'investissement Goldman Sachs et de la société russe Digital Sky Technologies, le réseau social est entré en bourse au N.A.S.D.A.Q. (1) pour une valeur estimée d’environ 105 Mds de $. Le prix de l’action a été fixé à 38 $ (initialement prévu entre 29 et 34 $) et l’achat d’actions par les investisseurs lors de cette introduction en bourse a rapporté au total 16 Mds de $. Cela fait que Facebook dépasse d’emblée Mac Donald’s, Citigroup ou Disney et arrive 8ème du classement des sociétés américaines, derrière Google quand même. Avec force tambours et trompettes.
Pourtant, malgré tout le tapage médiatique fait autour de ce qui a été présenté comme un évènement économique majeur, cette introduction en bourse (qui se dit en anglais Initial Public Offering, c'est-à-dire IPO) de Facebook a bien failli être un échec : Alors que 421 millions d’actions ont été mises en vente à 38 $ pièce, l’action a finalement terminé sa première journée de cotation a 38.23 $ et ce n’est que grâce au soutien de banques (JP Morgan et Morgan Stanley entre autres) que la valeur de l’action n’a pas plongé au-dessous du cours initial. N’y aurait-il pas baleine sous roche ?