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May

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Le pouvoir ou la raison ?

Un référendum irlandais, des élections législatives grecques et françaises, d’autres élections, encore, aux Pays-Bas en septembre. Dans les semaines qui viennent l’Europe des électeurs va restituer ses inquiétudes quant à son avenir. Or l’avenir est, depuis 2008, le fait de deux dogmes : l’austérité par la réduction des dépenses et la bancarisation par l’accroissement des fonds propres. En termes simples, il s’agit de prendre des dettes privées, de les transformer en dettes publiques puis de dire très fort "Il n'y a plus de problème". Le grand intérêt de l’opération a été de permettre aux banques de continuer à « travailler à leur façon » mais cette fois-ci avec de l’argent qu’ils n’ont pas gagné, et qui d'ailleurs ne leur a même pas été confié. On leur a donné de l’argent issu de nos impôts, c'est à dire que l'on a appauvri la société humaine dans sa construction sociale. Ce n'est donc rien d'autre qu’un authentique hold-up dont l’argument technique masque difficilement l’inutilité, puisqu'aucune réforme d'envergure n'a été ne serait-ce qu'envisagée. Et comme rien n’a changé dans le comportement des banques, alors une autre crise va arriver.

Facebook : Du social business au banking business

Facebook fait beaucoup parler de lui depuis 2010. La création du site a fait l’objet d’un film (The Social Network, de David Fincher) et la même année, son fondateur, Mark Zuckerberg, a été désigné personnalité de l’année 2010 par le magazine américain Time. Et ce Vendredi 18 mai 2012, donc environ deux années plus tard, c’est finalement (et comme attendu) une entrée en bourse hors normes qui s’est effectuée.

Recapitalisé en 2011 grâce à un apport de 500 millions de dollars (plus de 380 millions d’euros) de la banque d'investissement Goldman Sachs et de la société russe Digital Sky Technologies, le réseau social est entré en bourse au N.A.S.D.A.Q. (1) pour une valeur estimée d’environ 105 Mds de $. Le prix de l’action a été fixé à 38 $ (initialement prévu entre 29 et 34 $) et l’achat d’actions par les investisseurs lors de cette introduction en bourse a rapporté au total 16 Mds de $. Cela fait que Facebook dépasse d’emblée Mac Donald’s, Citigroup ou Disney et arrive 8ème du classement des sociétés américaines, derrière Google quand même. Avec force tambours et trompettes.

Pourtant, malgré tout le tapage médiatique fait autour de ce qui a été présenté comme un évènement économique majeur, cette introduction en bourse (qui se dit en anglais Initial Public Offering, c'est-à-dire IPO) de Facebook a bien failli être un échec : Alors que 421 millions d’actions ont été mises en vente à 38 $ pièce, l’action a finalement terminé sa première journée de cotation a 38.23 $ et ce n’est que grâce au soutien de banques  (JP Morgan et Morgan Stanley entre autres) que la valeur de l’action n’a pas plongé au-dessous du cours initial. N’y aurait-il pas baleine sous roche ?

Un média contributif ?

Ce billet est né d’échanges avec plusieurs abonnés et en particulier le long de billets initiés par Mehdi ZAAF. Deux grands constats en sont à l’origine :

La vie est un jeu de carte, Wall Street un casino (1)

Prologue.

Bon. Je me suis dit "Tiens, je vais partager un certain regard que je porte sur le monde bancaire. Il y en a peut-être que cela intéresse." Alors je me suis mis à écrire un billet en me disant "Philippe, fais court et simple, c'est de l'échange".

Et j'ai fait long et complexe.

Alors...merci d'avance à ceux et celles qui prendront le temps de tout lire.

Navigation buissonnière

A l’approche de ce week-end chargé et entre deux billets passablement techniques, j’ai eu envie de vous faire connaître quelques uns de ces sites que l’on croise au détour d’un surf. Dérisoires, inutiles, oui. Et alors ?

Un dose de dérisoire tous les soirs met le désespoir dans l'étouffoir (1), non ?

Agences européennes : 50% confusion, 50% commissions

6 157 euros par personne, c’est ce que coûte une réunion de l’E.F.S.A. (Agence Européenne de Sécurité des Aliments) qui, par ailleurs, a dépensé 49 millions d’euros en « contrats de communication et de gestion » sur la seule année 2010. Voilà ce que l’on apprend, via un article de PresseEurop et à la suite d’une enquête de Monica MACOVEI, députée européenne roumaine spécialisée dans la lutte contre la corruption. Et le reste de l’article (issu lui-même de Die Presse, journal autrichien auto-proclamé "journal de l'élite") est à la dimension de cette introduction : consternant. Mais que sont donc ces agences ?

Confit de générations

C’est un soir banal d’une semaine banale. Je veux dire qu'après s’être caché toute la journée derrière d’anonymes nuages, le soleil envisage d’aller briller ailleurs.

Demandez le programme !

Le 12 avril dernier, la très influente OCDE a rendu son rapport de préconisations pour la France. Résumé :

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