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Le PCF à l’heure de choix fondamentaux

Les communistes ont choisi à près de 75% la « base commune » autour de laquelle s’organisera le débat du futur congrès. Outre le lyrisme poétique de son titre (« Il est grand temps de rallumer les lumières », d’Apollinaire), on peut y noter plusieurs aspects positifs.

La prise en compte d’éléments majeurs

Il comporte une spectaculaire reprise des thèmes de lutte contre les oppressions de tout type (de genre ou d’orientation sexuelle en particulier) et une conscience aigüe des questions de racisme et d'islamophobie (sans parler des roms). Les questions sont les bonnes : « Comment faire face à la fragmentation de la société, lutter contre les divisions, combattre les visions ethnicisées du monde, affronter l’individualisation des rapports sociaux… ? Comment construire une conscience de classe de notre temps ?". Même si les réponses sont compliquées pour tout le monde.

Tout aussi remarquable est la prise de conscience environnementale et des problèmes d’ampleur civilisationnelle que comporte la crise écologique. Comme de l’impossibilité de s’y attaquer dans le cadre du capitalisme, même verdi. D’inévitables bémols quand même. Déjà l’attachement implicite au nucléaire civil, ce qui n’est ni une surprise ni une petite affaire. Puis le fait que nombre de communistes soient du mauvais côté à Notre Dame des Landes. Enfin que la question écologique ait encore tendance à être traitée à part alors qu’elle devrait irriguer l’ensemble. En particulier avec la nécessité de s’attaquer au fond au problème des productions qu’il faudra abandonner. Comment sinon « donner un tout autre contenu à la croissance » comme dit le texte ? Avec donc le difficile problème du maintien de l’emploi des travailleurs malgré les inévitables reconversions. Et il y a une question plus théorique. Le terme même de « productivisme », central dans la perspective écologique, fait effectivement son apparition (est-ce une première dans un texte de congrès ?), mais une seule fois et c’est dans un cadre limité (« Il est grand temps de sortir du cycle infernal productivisme-consumérisme »). Malgré tout, l’entrée de ces thèmes avec une telle insistance dans une résolution du PCF est un signe positif. D’autres, à l’extrême gauche ou au PG, ont aussi d’abord choisi ce chemin hésitant avant que la logique d’ensemble écosocialiste ne s’impose.

Dans la description de la crise de l’économie capitaliste mondialisée, la tonalité est très antilibérale, comme il se doit. Avec d’indéniables accents altermondialistes. Toutes les solutions sont cherchées dans un cadre européen, loin des traditionnels replis nationalistes que tutoyait parfois ce parti dans un passé pas si lointain (ce qui d’ailleurs lui est reproché par d’autres textes, minoritaires). Comme pour d’autres formations du FG, les issues proposées sont intermédiaires entre l'antilibéralisme classique et une dose d'anticapitalisme, ce terme pris ici au sens d’incursions profondes dans le droit de propriété. La défense et l’extension de services publics sont largement présentes : « un mix énergétique entièrement public…constitution d’un pôle financier public…grand service public de l’éducation » Et en particulier concernant les « biens communs » : « Nous voulons ouvrir des droits garantis par des services publics dans les domaines du logement, de l’information, de la communication, des transports, de la santé, ou du crédit. Nous voulons développer la gratuité de ceux qui sont essentiels à la vie de chacune et chacun." Mais le contrôle de la finance ne va pas jusqu’à son indispensable socialisation complète. Le terme de « nationalisation » n’intervient qu’une seule fois et de manière assez abstraite : « Des nationalisations doivent être opérées dans plusieurs secteurs stratégiques et pour reconquérir la gestion de biens communs. Nous voulons, sous de multiples formes, engager un grand mouvement d’appropriation sociale ». Sans préciser lesquelles ni quels secteurs privatisés par la droite ou la gauche il faudrait rendre à la propriété sociale. Florange nous rappelle pourtant combien la question est loin d’être formelle. Au final, si l’ampleur et la gravité des désastres des politiques libérales et de la financiarisation sont amplement décrites, si les mesures premières pour imposer une autre politique sont bienvenues et représenterait une rupture déjà fondamentale, l’enjeu est certainement encore plus profond et demanderait à être débattu plus avant. En prenant d’ailleurs au pied de la lettre ce que dit à juste titre le texte : « Le capitalisme a atteint un stade sans précédent historique de sa crise ».

L’attachement au FG est affirmé (il l’est aussi dans un autre texte minoritaire, si bien qu’au total plus de 80% des votants s’y réfèrent positivement). Sans que pour autant il apparaisse clairement la nature des propositions et initiatives avancées pour réaliser « l’ambition d’en faire un grand mouvement ». Un « mouvement » qui devrait alors inévitablement être plus ouvert et ancré à la base, dépassant vraiment le seul cartel électoral.

 

Sur la nature de la « révolution citoyenne »

Toutes questions à discuter, qui sont au cœur même des débats de tout le FG. Comme l’est la manière de rendre effective dans la pratique de tous les jours (où certains vieux réflexes paraissent toujours difficiles à surmonter) la très salutaire pétition de principe en faveur de la démocratie à tous les niveaux sur laquelle revient largement la base commune : « sans démocratie, respect des libertés et des droits de l’homme particulièrement, il ne saurait y avoir d’émancipation humaine".

D’autres questions restent plus problématiques, comme celles tenant à la manière de faire advenir le changement souhaité. Le texte affirme « C’est pourquoi nous parlons de révolution. Une révolution citoyenne, pacifique, démocratique, et non pas la prise de pouvoir d’une minorité. ». En peu de mots, que de questions de fond ! Dans le passé, on a pu observer maintes révolutions confisquées par des minorités, des « partis dirigeants » par exemple conduisant au désastre stalinien. Mais de vraies révolutions qui soient le fait « d’une minorité », jamais. Elles sont toujours conduites ou soutenues par une majorité, ou alors elles échouent. Pas de problème sur ce point. La vraie question vient ensuite. Même soutenue par une majorité, il arrive que les révolutions soient battues C’est même malheureusement le cas le plus courant, comme en Iran récemment. Faut-il alors qu’elles annoncent à l’avance qu’elles se refusent à être « pacifiques »? La réponse est non. La révolution menée par Gandhi fut « pacifique », d’évidence. Et un penseur comme Balibar n’hésite pas à rapprocher avec quelque raison les stratégies de Lénine et de Gandhi… Les révolutions qui ont produit et accompagné la chute du stalinisme à l’Est de l’Europe furent aussi largement pacifiques. De plus, et ce n’est pas le moindre élément à prendre en compte, comme le dit Bensaïd « la violence met en branle quelque chose d’obscur qu’on n’est jamais sûr de pouvoir contrôler ». Il vaut donc mieux l’éviter. Mais voilà, pour être certain qu’on y sera pas entraînés, il faut être deux. Qui donc a décidé de la violence au Chili en 1973 ou lors du coup d’État contre Chavez en 2002 ? Pour parler encore comme Bensaïd, « Comment désarmer les dominants, et comment éradiquer les éradicateurs » ? Si nos camarades de Syriza gagnent les élections et s’attaquent à la Troïka, pense t-on que « les dominants » resteront passifs ? Qu’ils n’auront pas l’oreille de ceux qui à l’extrême droite et dans l’armée grecque n’ont rien oublié de la dictature des colonels ? Si la rupture est vraiment engagée, les urnes ne suffiront pas. « Pacifique » versus « violente » n’est pas la bonne manière de poser la question. Toujours de Bensaïd : « Il faut une hypothèse stratégique qui consiste à reconnaître l’existence d’une épreuve de force, d’une discontinuité dans l’ordre du droit et d’une double légitimité ou dualité de pouvoir dans les institutions existantes…et le pouvoir émergent. ». Il y faudra l’appel au peuple dans sa majorité. C’est une donnée permanente de tous les combats, à chaque étape. Sous quelle forme, dans quelles conditions ? On ne sait pas : l’histoire inventera sa voie. « By any means necessary », comme répondit Malcom X à la même question (par tous les moyens nécessaires).

 

Comment ne pas faire avec le PS

Bien avant d’être rendus à ce point, la question stratégique rencontre un autre obstacle, qui est en fait le principal dans l’immédiat. Très bien résumé dans le questionnement de « la base commune » d’ailleurs. « Alors que le clivage droite-gauche continue de structurer l’électorat, comment nous y situons-nous ? Quel sens recouvre aujourd’hui l’idée de gauche ? Comment se positionner face à l’impasse sociallibérale en France et en Europe » ? Mais on ne trouvera pas de réponses décisives à ces questions. D’un côté, et très justement, il est indiqué que « il n’y a plus de marges hors l’impulsion de vraies ruptures avec les logiques du système ». Mais alors, la mutation social-libérale du PS est-elle réversible ? Je ne parle pas là des électeurs socialistes ou de EE – sans lesquels évidemment aucune alternative n’est possible - ni même des secteurs de ces partis dont le rejet formel du libéralisme ne fait pas de doute. Mais de la structure et de l’idéologie profonde de ce qu’est devenu le PS. Il dispose aujourd’hui de toutes les institutions centrales. Et il mène la politique que l’on sait, avec une rapidité qui fait dire à certains que l’on a 83 sans avoir eu 81. Comment défendre que cette gauche là peut être compatible avec la nôtre, comme l’a affirmé pourtant Marc Dolez en démissionnant du PG ? Le doute à ce propos est tellement fort que la « base commune » se montre particulièrement hésitante. Elle indique bien : « Une réorientation politique est la seule hypothèse pour laquelle notre parti serait prêt à participer à l’exercice du pouvoir afin d’apporter son concours à la construction du changement", laissant entendre donc que ce serait possible. La phrase qui précède immédiatement indique comment y parvenir : "Du Front de gauche, nous portons l’ambition d’en faire un grand mouvement capable de bousculer le rapport de force à gauche jusqu’à rendre majoritaires les options de transformation sociale en son sein." Mais ceci constitue en fait une rupture avec plusieurs décennies d’histoire du PCF puisque nulle part il n’est indiqué explicitement que l’objectif fût exclusivement un gouvernement commun avec le PS. Preuve qu’on ne croit plus vraiment à cette possibilité, ou alors à moitié. Certes il est affirmé « le gouvernement devra faire face à d’importantes contradictions auxquelles il doit trouver des solutions ». Peut-être, mais on ne sait pas par quoi le remplacer si l’on suit la base commune. Peut-on lui imposer des reculs par les luttes ? Bien évidemment : c’est même possible avec des gouvernements de droite ! Jusqu’à obliger la direction du PS à changer de politique cap sur cap ? Qui peut le croire ? Où cela s’est-il produit dans toute l’Europe et même au delà ? De plus dans le cadre de ces mobilisations socio-politiques, nous ne trouverions pas en face de nous un gouvernement hésitant entre sa gauche et sa droite, entre le mouvement social et le Medef. Ses choix, négatifs, sont faits et de plus amplement et justement critiqués par la base commune. Il faudra lui imposer nos avancées par le rapport de forces. Ce qui n’est possible qu’on assumant une évidence : une opposition déterminée aux politiques d’austérité qu’elles soient de gauche ou de droite. En disant cela il ne s’agit nullement de rester l’arme au pied et d’attendre d’être « un recours » en 2017. Mais de ne pas prendre l’ombre d’une responsabilité dans l’échec programmé de la politique du PS au gouvernement. Si nous ne le faisons pas, vers qui se tourneraient les secteurs populaires de plus en plus nombreux qui rejetteront ces politiques, sinon vers le FN ? Car voilà : cette fois sera « la fois de trop » dans la longue liste des attentes déçues du PS au pouvoir depuis des décennies.

D’où la question : comment faire sans le PS comme appareil ? C’est une question ancienne pour de nombreuses formations de la gauche radicale, mais elle est nouvelle pour le PCF et la difficulté est très bien expliquée dans le texte même. Car n’hésitons pas à le dire, c’est une question compliquée. Il est en effet parfaitement vrai que « le clivage droite-gauche continue de structurer l’électorat ». Et qu’on ne peut confondre droite et gauche, non du point de vue des politiques suivies (elles sont les mêmes sur le terrain économique fondamental), mais du point de vue de l’histoire et du l’attachement encore largement maintenue à « l’idée de gauche ». Vrai aussi que le système bipartisan qu’on veut renforcer en haut lieu maintiendra le fait que le vote PS continue à être utilisé par une partie de la gauche contre la droite. La question va se poser dès les municipales où il faudra se décider malgré tout pour l’indépendance avec des listes de large rassemblement anti-austérité et réellement écologistes. Qui pourrait comprendre en effet qu’il n’y ait aucune relation entre les votes nationaux et les politiques locales ?

La bonne formule pour rendre compte de ces données qui ne poussent pas toutes dans le même sens, même si elle est apparemment contradictoire, est qu’il y a bien deux gauches définitivement incompatibles au sein… de la gauche, au singulier, dont « l’idée » comme la réalité persistent. Proposer une alternative en opposition à la gauche libérale est alors indispensable. En termes de contenus de programme comme de formule de rassemblement pour un gouvernement anti-austérité. Comment cette alternative peut gagner une majorité dans les luttes et les élections n’en reste pas moins une question difficile, même si on sait au moins que la réponse principale est dans l’irruption en masse du peuple lui-même sur la scène sociale et politique. Et, pour le coup, ce questionnement dépasse les orientations du seul PCF. Il n’y a rien de plus urgent à débattre pour le FG, pour toute la gauche radicale et la partie des écologistes attachée à une réelle sortie du système.


Samy Joshua est membre de la Gauche Anticapitaliste ; ce texte n’engage que son auteur

Tous les commentaires

06/01/2013, 10:13 | Par XipeTotec

Une orientation qui semble tout à fait euro-compatible. Le couplet désormais inévitable "contre le repli nationaliste" (entendons "la souveraineté populaire", obstacle au projet fédéraliste européen) est même tout à fait dans l'esprit néo-libéral. C'est du Rocard.

La gauche française continue d'évoluer à l'italienne en se désarmant idéologiquement et en continuant de tout faire pour se débarrasser de son électorat populaire. Je ne vois désormais plus guère de différence entre les différents programmes des organisations politiques membres du Front de gauche. Leur caractéristique est de disputer au PS et à EELV un même électorat urbain issu des classes moyennes, idéologiquement vidé, peu exposé aux conséquences du libre-échange et de la mise en place de la monnaie unique, mais sensible aux thématiques écologistes.

06/01/2013, 10:13 | Par XipeTotec en réponse au commentaire de XipeTotec le 06/01/2013 à 10:13

Le soutien déterminé du Front de gauche à l'euro, celui du groupe GUE au Parlement européen, celui de Syriza, leur opposition au défaut généralisé sur la dette, ont néanmoins des conséquences concrètes sur l'environnement :

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06/01/2013, 10:36 | Par Pierre Roc en réponse au commentaire de XipeTotec le 06/01/2013 à 10:13

Mon pauvre, c’est vous qui êtes en pleine confusion idéologique, en confondant Europe, et Union européenne des capitalistes. Sans compter que ni Syriza, ni la GUE sont au pouvoir, et qu’ils ne peuvent donc être responsables des politiques d’austérité. Une confusion typiquement portée par les fascistes, trop occupés à remplir leur fonction de brouillage du champ politique au maximum. Si j’accepte parfaitement qu’il y ait doute sur les réelles intentions de cette gauche, je n’aime guère cette pratique mensongère. Le naufrage de certains gauchiste dans cette vulgate visant la confusion entre la “gauche” au pouvoir et l’autre gauche est à regretter, car malheureusement cette vulgate là prend toutes les apparences du fascisme de par la volonté de confusion du champ politique.

06/01/2013, 11:01 | Par XipeTotec en réponse au commentaire de Pierre Roc le 06/01/2013 à 10:36

Quelle argumentation minable et sectaire. Ce qui conduit au fascisme ce sont les politiques néo-libérales et pas autre chose. Le grand mensonge du Front de gauche est de faire croire qu'on peut conduire une politique de gauche dans le cadre néo-libéral. Voilà la confusion idéologique, qui a été soulignée depuis longtemps par le MPEP par exemple.. Mon message ne laisse planer aucune ambiguité idéologique : le FDG et Syriza soutiennent l'euro et ne réclament pas le défaut généralisé sur la dette. Le défaut et la destruction de la zone euro sont pourtant les seuls mesures véritablement révolutionnaires à prendre pour le moment.

La gauche radicale porte la responsabilité de laisser croire à travers l'Europe qu'on peut changer de politique sans remettre en cause le cadre existant, ce qui est impossible. Le nuage d'Athènes est une conséquence visible de la pensée de tous ceux qui veulent avoir raison contre l'évidence. C'est le discrédit de toute une classe politique.

06/01/2013, 11:15 | Par Jean-Claude POTTIER en réponse au commentaire de XipeTotec le 06/01/2013 à 11:01

Exactement.

07/01/2013, 12:51 | Par gerald rossell en réponse au commentaire de Jean-Claude POTTIER le 06/01/2013 à 11:15

Tout à fait faux au contraire.

Si vous étiez au pg vous auriez l'occasion de peser les lignes 217 à 230 portant sur la désobéissance européenne.

Donc vos billets ne sont que de l'encre de seiche visant à brouiller la réalité.

Vous comprendrez que je ne vous félicite pas. :-)

07/01/2013, 13:55 | Par Delyelle en réponse au commentaire de jean-philippe vaz le 06/01/2013 à 12:56

D'une clarté monstrueuse (pardon pour l'oxymore!), votre démo!

Oui, il est possible de défaire rapidement Mon Saigneur Pognon de son pouvoir, même dans le cadre sociétal actuel !!!

Et mille fois oui: ce n'est qu'un (énorme) pas vers une révolution qui elle-même n'est pas une fin en soi mais un moyen d'accéder à ce qui sera toujours perfectible : partager "vivre ensemble" de mieux en mieux.... 

Et à l'évidence : l'avenir est le résultat sans cesse transformé de la conjugaison des agissements de tout un chacun....

Et qu'il le veuille ou non, qu'il en soit conscient ou non, tout un chacun (toi, moi, nous, eux) est acteur-créateur du monde dans lequel nous vivons tous .... Nous sommes tous des collabos !!!! Autant collaborer en toute conscience, non? !!!

Dans le partage des idées, des réflexions, des propositions naissent des choix, des décisions prises, des mises en oeuvre....nécessairement plus proches des désiratas de chacun, non?

Et puis, notre agir perso existe, qu'on le veuille ou non ! Conscient ou non, passif ou non, il est partie intrinsèque du moteur de toute transformation - de toute révolution - individuelles et collectives, puisqu'il est l'un des fruits du bouillon de Culture que représente l'ensemble des imaginaires individuels frottés les uns aux autres .....

Solitaire ou pluriel, agir ne peut générer qu'un mouvement collectif.

Attention !!! Qu'on me comprenne bien !!! Je n'ai pas dit que nos actes se concrétisent "quand la majorité des moutons suivent l'idée qui séduit le mieux l'imaginaire de chacun" !!! Non! Ce sont ceux qui ne veulent surtout pas que chacun puisse prendre conscience de la réelle influence que son existence et donc ses actes ont sur la qualité du monde dans lequel nous évoluons tous, qui braillent celà à longueur d'antenne....

C'est la transformation des imaginaires respectifs coltinés les uns aux autres qui créent (en permanence) la matière première du changement : nos actes quotidiens - qui seuls, sont créateurs de notre action (mouvement, avancée) collective !

Concertée, imposée, ou composée, notre action transformatrice de la société ne peut qu'être le résultat de ce que nous sommes, chacun, un par un, uns + uns !!!!  Oui, je me répète, sans doute....

Il apparait évident que de plus en plus d'entre nous désirent y réfléchir - l'imaginer - ensemble, le futur .... De plus en plus d'entre nous ont compris que par sa parole donnée au pot commun, chaque un a le pouvoir de s'y forger une place au plus près de qui il est .... Regardez comment ils fonctionnent, à Notre Dame des Landes ! Nos gouvernants font mine de ne pas comprendre que l'enjeu de ce combat a depuis longtemps dépassé (sans le renier) le fait de construire ou non ce fichu aéroport ! 

Car ils savent très bien, eux, que, volontairement ou nonconsciemment ou pas, c'est tous ensemble que nous créons le mode de fonctionnement de notre société ... Ils essaient d'étouffer, par tous les moyens, l'élan qui agit(e) les consciences.... Ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que cette force-là, une fois éveillée et lancée, ne peut que faire boule de neige.... et que le temps (!) est le seul vecteur sur lequel ils ont encore un petit pouvoir... et encore...

 

 

06/01/2013, 15:57 | Par Pierre Roc en réponse au commentaire de XipeTotec le 06/01/2013 à 11:01

N’importe quoi. Vous persistez à confondre l’Europe, un continent, avec des pays avec lesquels il faut bien discuter, et l’Union européenne capitaliste.

Dans la banque centrale européenne indépendante, ce n’est pas européenne qui est un problème, c’est indépendante qui empêche les peuples d’avoir une politique monétaire souveraine. Quand bien même la banque centrale serait française, le problème serait le même. Malheureusement, il y a bien confusion idéologique, en déplaçant le problème sur l’UE, sans expliciter concrètement les points qui posent problème, on change les moyens/stratégie en objectifs prioritaires. En adoptant une attitude idéologique très vague et en ne cherchant nullement à vous distinguer d’un discours nationaliste, vous facilitez malheureusement la montée du fascisme. Que la responsabilité principale incombe aux politiques néo-libérales menées, cela ne fait aucun doute. Mais cela ne vous innocente pas de toute responsabilité.

Et oui, vous participez à la confusion. Car contrairement à ce que vous dites, beaucoup sont très critiques face à l’Union Européenne. Seulement, contrairement à vous (et les fascistes) ils ne rejettent pas le principe d’une union européenne, c’est-à-dire la nécessité d’un minimum de dialogue, mais identifient précisément les aspects libéraux à faire tomber. Et préconisent de sortir de ce cadre là, c’est-à-dire d’y désobéir, tout bonnement. C’est ainsi que les choses sont expliquées au FdG, donc contrairement à ce que vous dites personne au FdG ne croit qu’on peut conduire une politique de gauche dans le cadre néo-libéral tel que posé par les institutions européennes actuelles. D’ailleurs ce n’est pas seulement l’UE, mais un ensemble d’accords, passés dans le cadre de l’OMC et d’autres institutions internationales idéologiquement libérales. Seulement notre solution n’est pas la sortie, mais la “désobéissance civile”, en quelque sorte. Attaquer un groupe parlementaire est assez symptomatique : le parlement européen a très peu de pouvoir (y compris budgétaire), tandis que le réel pouvoir s’exerce à travers les instances opaques que sont le Conseil européen et le Conseil des ministres. Là encore je fais noter que l’anti-parlementarisme a toujours été un thème fasciste fort. En faisant une critique englobante “contre l’Europe”, alors on est politiquement dans la confusion la plus totale, lorsqu’on commence à dénoncer l’anti-parlementarisme officiel de l’Union Européenne, l’impossibilité d’utiliser la banque centrale pour mener une politique souveraine, alors on (soi-même et les gens qui lisent) commence à y voir plus clair. Après, je ne vous reproche pas de considérer qu’il est impossible de changer les institutions européennes ou même de construire une politique transformatrice à cette échelle. C’est une position défendable sans être nationaliste. Par contre ce qui est indéfendable c’est la confusion générale du discours anti-européen vulgaire, c’est le fait de faire croire que le FdG n’a pas identifié cette problématique, etc.

De même, le défaut total nous mettrait à dos tous les pays du monde, les dépôts des banques (ce sont les dépôts des travailleurs !). La gauche extrême est dans l’idéologie pure, incapable de comprendre que leur solution jusqu’au-boutistes seraient contre-productives pour les travailleurs, et favorables au capital.

07/01/2013, 14:58 | Par BobLobLaw en réponse au commentaire de Pierre Roc le 06/01/2013 à 15:57

faire croire qu'il existe une pierre philosophale capable de regler les problèmes structurels du système actuel est un simulacre communément utilisé par la droite et, malheureusement, par la gauche qui semble s'être récemment convertie à une théorie qui a démontré ses faiblesses partout où elle fut utilisée. C'est le problème quand on confie son programme économique à un prof de Sciences po paris dont l'éthique et la bonne gestion ne sont pas des caractéristiques propres à cette école. On aurait attendu d'eux une promotion médiatique du défaut de paiement pour toutes ces dettes odieuses comme ce fut le cas en Islande. Je pense que cela fut une des pistes explorées mais malheureusement non retenue puisqu'elle reviendrait à remettre tout à 0. De même, on veut une démocratie directe et non une énieme version représentative sauce FDG qui peine à fonctionner plus d'une génération avant d'être instrumentalisé à des fins privées.

Personne ne souhaite réelement qu'un pouvoir aussi important que celui de la BCE soit donné a une bande d'incapables au mieux, voir de corrompus dans la plupart des cas. D'où son "indépendance" qui mène à une lutte contre l'inflation plutot que contre le chomage (qui coute moins pour une nation que de voir sa banque centrale et donc sa monnaie décrédibilisée ou une inflation à 2 chiffres). Il s'agit d'une des branches de l'économie les plus faciles à comprendre et devrait être sujet à de la démocratie directe afin de déterminer le degré d'implication dans la lutte contre le chomage, de l'inflation et du niveau des taux d'emprunts. Que des choix à ne pas laisser aux politiques qui, pour être réelu, baisseraient les taux au minimum, créant des bulles qu'ils combleraient avec de la planche à billet disparaissant immédiatement dans ce que l'on appelle une trappe à liquidité (exemple du Japon ou le notre depuis 4 ans avec ces milliers de milliards émis par la BCE mais que personne ne voit). Mets Sarko ou Hollande au dessus de la BCE et tu es sur d'obtenir pauvreté et misère partout dans le monde. Mélenchon? Ok mais après lui?

Remettre radicalement en cause le système de fonctionnement et d'allocations des ressources est ce que moi j'attends du PCF et du FDG. Comme autrefois. Microéconomiquement, je peux m'y retrouver mais macro économiquement ce programme est une véritable catastrophe qui ne convaincra jamais la majorité des travailleurs car ils comprennent que cette politique les pénalisera 2 fois. Par une montée de l'inflation et une baisse de l'euro ou d'une nouvelle monnaie. La lecture des contributions des membres du FDG sur internet me conforte dans ce choix: les militants sont bien plus capables qu'un Généreux à imaginer le futur. Alors arretez de vous tirer des balles dans le pied en défendant le programme ennemi.

PS. Belle contradiction, on peut désobéir aux traités européens pour rembourser la dette mais quand on suggére le défaut on risque de se mettre le monde à dos... tu penses recevoir des féliciations si on dévalue l'euro en pompant 2000 milliards à la BCE pour rembourser les banquiers?

07/01/2013, 07:48 | Par morvandiaux en réponse au commentaire de Pierre Roc le 06/01/2013 à 10:36

d'où parle le créateur de ce texte ? un ancien du NPA tendance "Gauche Capitaliste" ...il faut respecter aussi les communistes qui ont votés pour un texte qui leur convient à leur grande majorité : c'est leur choix, et ils ont accueillis sans aucune réticence la tendance du NPA, mieux, ils appellent même à élargir le Front de Gauche : est-ce ainsi qu'on construit une Union, un "tous ensemble" sans respecter la diversité de chacun, chacune ?

L'union est un combat et se signaler en donnant des tapes sur la joue du voisin n'est pas la meilleure méthode, quand à la critique du Gouvernement actuel ??...ne reste-t-il pas quelques relents d'anticommunisme ?

Les VRAIS Chiffres du chômage : 9 000 000 de demandeurs d'emplois...1'40

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=JmoAxmXQEIg

06/01/2013, 11:16 | Par Apeiron

"Ce qui conduit au fascisme ce sont les politiques néo-libérales et pas autre chose"

Manifestement vous n'avez entendu parler ni de 1922 en Italie, ni de 1933 en Allemagne, ni de 1936 en Espagne, et quelques autres... Mais il est plus facile de nieret reconstruire le réel que de l'analyser.

06/01/2013, 11:31 | Par XipeTotec en réponse au commentaire de Apeiron le 06/01/2013 à 11:16

C'est parce qu'on n'est ni en 1922 en Italie ni en 1933 en Allemagne qu'on ne retrouvera pas le fascisme d'antan.

L'eurofascisme est là et je ne parle pas des nazis grecs, mais de la mise en place de politiques économiques d'extrême-droite sous la houlette de dirigeants parfois non élus qui représentent directement les intérêts des banques. Le fascisme, c'est ce socialisme des riches qui consiste en l'appropriation des Etats par les riches, tandis que les peuples sont dépossédés de leur souveraineté ou ne croient tout simplement plus en la démocratie et s'abandonnent ainsi au "rêve européen".

Les gens qui continuent à défendre l'euro aujourd'hui, en disant que les peuples sont "nationalistes" quand ils défendent leur souveraineté (comme ce que je lis dans l'article ci-dessus, c'est ce dont semble se féliciter l'auteur), portent une lourde responsabilité historique et seront maltraités par l'Histoire. 

07/01/2013, 12:53 | Par gerald rossell en réponse au commentaire de XipeTotec le 06/01/2013 à 11:31

et seront maltraités par l'Histoire."...

le seul problème, c'est que l'histoire et le réel, c'est toi qui maltraite

06/01/2013, 12:17 | Par Jean-Claude POTTIER

D'autant que si on examine les sociétés italienne, allemande ou espagnole, après 1922, 1933 et 1936, on constate quoi? Qu'elles étaient capitalistes avant, capitalistes après et capitalistes pendant.

Ce que l'on nomme démocratie est un visage du capitalisme quand l'exploitation sociale et l'oppression politique se situent à un niveau d'acceptabilité pour le peuple travailleur et producteur. Sinon, en cas de crise, c'est l'autre visage qui apparaît : celui de la force brutale et même de la folie meurtrière.

Nous avons traversé 14-18 et 39-45, 2 guerres mondiales. Avant, le capitalisme; après, le capitalisme; pendant, le capitalisme.

Car le capitalisme a nécessairement besoin du fascisme et de la guerre.

Nous sommes entrés dans une longue crise systémique, structurelle, globale, qui affecte tous les aspects de la vie sociale, jusque dans les fondements moraux de notre société. Cette crise n'est pas la répétition de la précédente. Nous ne sommes pas dans l'éternel retour mais dans l'Histoire, l'Histoire ne bégaie pas.

La dictature est celle des Etats organiquement liés aux classes possédantes qui imposent par la force les délocalisations, le chômage et l'austérité. Les partis qui alternent à la direction des affaires servent les mêmes intérêts de classe et parviennent encore, du fait de cette alternance, à créer l'illusion d'une vie démocratique, d'un débat d'idées, de projets pluriels de société.

La seule réalité est celle du diktat de classe qui adapte sa stratégie d'exploitation sociale et d'oppression politique qui s'est inventé un motif : le terrorisme.

Maintenant, on peut toujours se bercer d'illusions et se complaire à croire que nous bâtissons une démocratie éclairée par les Lumières et les droits de l'homme.

06/01/2013, 12:29 | Par jgal

Le billet est intéressant. L"irruption du peuple sur la scène sociale et politique" est la condition nécessaire (non suffisante) du changement. Ce doit être la priorité du FdG : gagner des consciences une à une. Mais ce ne sera pas pour "une formule de rassemblement" que le peuple fera irruption. Il le fera pour résoudre ses problèmes, quel que soit l'événement déclencheur. La formule de rassemblement découlera de l' "irruption" populaire. Ne vous faites pas de soucis sur la "nature" du PS. Avec une douzaine de millions de citoyens en mouvement, les dirigeants du PS,  ministres compris, vont endosser l'uniforme du Che  et nous trouver  tous trop mous. Il nous faudra peut-être redresser un peu le béret de Hollande. On n'est pas dans la Légion.

06/01/2013, 14:22 | Par Tobold

Analyse très intéressante permettant de bien saisir en quoi effectivement le PC se trouve à la croisée des chemins de la rupture anticapitaliste franche  (au travers de celle plus nette d'avec le libéralisme) ou du compromis avec la sociale-démocratie, des signes importants semblant faire pencher vers la première proposition. Enfin une vision non manichéenne et actuelle  du PC qui nous sort des représentations habituelles et figées issues de son passé et des enjeux liés à l'avenir du FdG, compte tenu du poids du PC en son sein.

07/01/2013, 22:11 | Par cerise en réponse au commentaire de Tobold le 06/01/2013 à 14:22

Le PCF entre rupture anticapitaliste france et compromis avec la social -démocratie ça avait un sens quand le PCF faisait 21% aux élections et qu'il avait une réelle implantation dans les entreprises et la rupture franche il aurait du la faire en 1968 quand le "peuple" comme vous dites a fait irruption par la grève générale. Le PCF pas génée par la social-démocratie qui à l'époque était dans les choux n'était pas un obstacle et qu'a fait le PC à ce moment là il a obéi au grand frère soviétique et a obéi à De Gaulle qui voulait des élections et à appelé les grévistes à reprendre le boulot.

La rupture aurait été franche, dans la situations actuelle il y aura un discours de rupture et des pratiques pas forcément anticapitalistes. Sur l'optimisme sur la démocratie, j'attend de voir dans les faits; dans la pratique syndicale c'est nous le PCF et rien d'autre, les syndicalistes qui bien que sur le terrain ne sont pas à la CGT sont des sortes de traîtres, façons de faire issues du passé et qui n'ont pas disparu.

07/01/2013, 22:21 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de cerise le 07/01/2013 à 22:11

Sur l'optimisme sur la démocratie, j'attend de voir dans les faits

Tant que la situation est "calme" sur le plan social, tout le monde peut se donner bonne conscience à bon compte. Mais il suffit que celle ci se tende un peu, et nous verrons bien "la réalité des faits". Il est facile de tenir un discours "radical" en temps de basse eaux. Mais attendons que la tempéte gronde.

On pourra dire : tout cela repose sur un pari (qu'il y aura tempéte) Mais l'autre alternative n'est guére enthousiasmante : si tout reste calme, c'est le front nat qui retirera les marrons du feu. Et les mêmes qui rigolerons, encore une fois.

06/01/2013, 20:54 | Par melgrilab@yahoo.fr

Majorité ou opposition. Ne faudra-t-il pas choisir avant les municipales ?

07/01/2013, 12:43 | Par gerald rossell en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 06/01/2013 à 20:54

En 2014 il y aura les municipales et les européennes.

Ceux qui oublieront de pointer la relation entre les deux vivront des matins sombres.

28/01/2013, 18:49 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de gerald rossell le 07/01/2013 à 12:43

C'est très juste, mais pour les européennes le problème de listes communes avec les "social-traîtres" ne se pose pas. Tandis qu'aux municipales...

07/01/2013, 02:30 | Par Jean-marc B

La révolution menée par Gandhi fut « pacifique », d’évidence. Et un penseur comme Balibar n’hésite pas à rapprocher avec quelque raison les stratégies de Lénine et de Gandhi…Les révolutions qui ont produit et accompagné la chute du stalinisme à l’Est de l’Europe furent aussi largement pacifiques

L'auteur confond tout, délibérément, pour justifier la chimère réformiste du FdG, auquel il s'est fraichement rallié, d'une "révolution par les urnes".

Il n'y a pas eu de révolution au sens de révolution sociale en Inde. L'Inde était dominée par le capitalisme sous la colonie, et elle l'est restée. Il y a eu une lutte d'indépendance, qui n'a pas été pacifique. C'est une grande légende. C'est la détermination des indiens, prêts à en découdre par tous les moyens, et disposant donc de la force, en plus du nombre, qui a fait cédé les Anglais.

Il n'y a pas eu non plus à la fin des années 90 de révolution sociale en Europe de l'Est, pas plus qu'en Russie d'ailleurs. L'oligarchie du parti unique est passée de  l'usufruit à la propriété des biens de production, tout en concédant des régimes parlementaires bourgeois et certaines libertés démocratiques qui vont avec.

Bref, l'auteur du texte est incapable de défendre l'impasse stratégique totale du FdG. Sa stratégie de transformation réformiste conduira comme partout ailleurs au renoncement ou à la boucherie de notre classe désarmée face à la bourgeoisie.

A moins que les travailleurs et les jeunes se donnent les moyens d'assumer les rapports de force, par tous les moyens. Car il n'y a aucun exemple dans l'histoire de bourgeoisie qui abandonne le pouvoir autrement que sous la force des travailleurs s'appuyant sur une ou des organisations révolutionnaires. C'est ce que les anciens dirigeants réformistes du NPA, mis en minorité, puis devenus GA, ont renoncé ) construire par oportunisme, fatigue et/ou découragement. C'est classique et sans conséquence. Mais pour avancer, comme en 36, en 68 et à fortiori comme dans toutes les révolutions, il faut laisser de côté les vieux politiciens réformistes de facture FdG.

  

07/01/2013, 12:42 | Par gerald rossell en réponse au commentaire de Jean-marc B le 07/01/2013 à 02:30

Les nombreux points aveugles de l'argumentaire ne seront pas nommés de façon à ce que l'auteur commence à réfléchir par lui même.

07/01/2013, 14:07 | Par gerald rossell en réponse au commentaire de Jean-marc B le 07/01/2013 à 02:30

le pcf à l'heure du choix

jean marc b à l'heure du glas

28/01/2013, 18:51 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de gerald rossell le 07/01/2013 à 14:07

cadet rossel à l'heure du bla

07/01/2013, 15:10 | Par Delyelle en réponse au commentaire de Jean-marc B le 07/01/2013 à 02:30

"Car il n'y a aucun exemple dans l'histoire de bourgeoisie qui abandonne le pouvoir autrement que sous la force des travailleurs s'appuyant sur une ou des organisations révolutionnaires." dites-vous....

Oui, justement : alors je me pose une question: n'est-il pas temps d'inventer une autre forme de révolution? ....puisque les anciens schémas nous font tourner en rond....?

Et comment donc, hein?

Eh bien.... peut-être en donnant positivement le pouvoir décisionnaire des changements à venir à ce bouillon de culture qu'est la conscience collective, forgée, comme chacun le sait, par tout un chacun. Car la concience collective est incontestablement le point de vue le plus représentatif de la collectivité, non? Et que voulons-nous? Faire le bonheur des gens malgré eux? On sait depuis belle-lurette que c'est un leurre (et une injustice)... 

Alors quoi? Comment respecter les consciences en leur permettant d'évoluer positivement pour un mieux-vivre pour tous? Et si on créait les conditions  de l'expression active de chacun ? Une structure où confronter ses idées à celles des autres dans des débats où chacun ne représente que soi et où toute action à entreprendre ne peut qu'être la décision de tous. TOUS, pas la majorité. 

Obtenir l'accord de tous pour agir peut paraitre utopique. Mais c'est oublier la force créative de l'imagination lorsqu'elle se collectivise. Les propositions se modifient au fur et à mesure des objections rencontrées.... La pensée est quelque chose de vivant. Elle se nourrit, collective ou individuelle, aux autres et interagit avec elles par l'échange, dont la parole reste le véhicule le plus accessible à tous.

Impossible au niveau d'un état? Et pourquoi ne pas prendre la peine.... d'y réfléchir !!! Il ne s'agit pas là de tout flanquer par terre! Juste de faire en sorte que toute modification de la situation actuelle soit le fruit d'une décision créée par tous (parce qu'à laquelle tout le monde a dit "oui".)

Pourquoi ne pas déverrouiller le cadre législatif qui empêche actuellement que de telles assemblées décisionnaires soient possible? Pourquoi ne pas permettre que les gens puissent se réunir à l'initiative de l'un d'eux pour décider ensemble comment améliorer quelque chose qui les concerne au quotidien?

Je ne fais que poser des questions.... je ne critique en aucune façon les révolutions et les révolutionnaires passés. L'humanité avance au rythme de l'humain dont l'humanisme, j'en suis convaincue, est la valeur sûre, depuis toujours, et (mais?) en éternel voie de développement!

Ne me dites pas non plus que je prône l'anarchie : je ne fais que m'interroger et initier un débat. 

07/01/2013, 20:56 | Par Jean-marc B en réponse au commentaire de Delyelle le 07/01/2013 à 15:10

Vous faites bien d'insister sur l'extension de la prise de conscience collective.

C'est la" guerre de position", qui doit conduire à une hégémonie de la culture de la solidarité et du bien commun, face à la culture capitaliste qui détruit les hommes et la planète. Mais la bourgeoisie ne domine pas seulement par l'idéologie. Elle dispose toujours d'un appareil d'Etat, et elle n'a jamais cédé sans tenter de l'utiliser. Autrement dit, elle ne cèdera que si nous sommes prêts à agir par tous les moyens. Et la guerre de position, idéologique, comme celle de mouvement, faite d'affrontements, a besoin d'une stratégie et d'une ou plusieurs organisations révolutionnaires. Les politiciens réformistes d'hier comme d'aujourd'hui du FdG y tournent le dos. Ils n'ont JAMAIS conduit à une alternatinon bourgeoise. Ils ont toujours fini à la mangeoire, sauf une poignée de chimériques massacrés comme leur peuple, comme au Chili. 

08/01/2013, 00:38 | Par Delyelle en réponse au commentaire de Jean-marc B le 07/01/2013 à 20:56

Pourquoi conserver des schémas révolutionnaires qui fonctionnent encore sur le modèle de la délégation de pouvoir à des organisations (révolutionnaires) "éclairées" et de la soumission à une stratégie dont l'individu lambda n'a même pas connaissance, le plus souvent!??  Ne sommes nous pas capables, tous autant que nous sommes, de penser - de mettre en pratique - là, maintenant, au sein même de ce qui existe et dont nous ne voulons plus, un mode de vie collectif  qui soit basé sur un mode de fonctionnement différent? Un grignotage du capitalisme de l'intérieur, imparable parce que opéré par des fourmis agissant de concert avec leur désir, leur élan, leur conscience, leurs échanges, la qualité unique de leur voix(e), qui pèse autant que celle de chaque un.... Il n'y a pas besoin d'armes, de stratégies guerrières ou politiques, de chefs "garants" de l'honnêteté et du respect d'une telle démarche, car celle-ci est nécessairement "sous contrôle" puisque mouvement continûment collectif....

Que le terme "échange" parvienne à remplacer le mot "partage" dans les esprits et les actes de plus en plus de gens, et les consciences métamorphoseront nos vies..... Ce pourrait être comparé à un détournement d'objet, du genre prendre les billets de banque non pour payer, mais pour faire du feu, ou un matelas, ou encore de la pâte à papier, des bouquins....par exemple!  

Moi, j'aime quand on tente de regarder la société d'un oeil créatif, ce qui ne veut pas dire qu'il faille rejeter ce qui a été, bien au contraire.... Par exemple, allier économie et philosophie....  

 

 

07/01/2013, 22:22 | Par cerise en réponse au commentaire de Delyelle le 07/01/2013 à 15:10

Je voudrais bien que ça se passe comme vous dites et pourtant je crains que ce soit irréaliste, il y des intér^ts trop grand en jeux pour que la bourgeoisie se laisse déposséder sans broncher. Elle a les armes et s'il le faut elle les utilisera. Ayant vécu mai 68 qui fut un moment de nature révolutionnaire, je crois pouvoir dire que les militaires se tenaient prêts dans les casernes françaises et allemandes pour intervenir dans le cas où après les négociations, le PCF n'avait pas réussi à stopper la grève générale. Il a réussi à terminer la grève avec des acquis reventicatifs susbsantiels.

Compte tenu de cette expérience j'étais opposée à la suppression totale du service militaire qui éloigne les classes populaires de l'appareil militaire.

C'est plus difficile pour une armée de métier de désobéir aux ordres. La force créative de l'imagination face à des chars ou toutes sortes d'armes ça ne pèse pas lourd . Ce n'est pas la situation immédiate on a un peu de temps pour débattre mais je crois hélas que si on parle de rupture radicale c'est de ça aussi qu'il faut parler sinon on est des irresponsables.

 

 

08/01/2013, 01:10 | Par Delyelle en réponse au commentaire de cerise le 07/01/2013 à 22:22

Qu'il est difficile d'échapper au schéma dominant (!) et à ses fonctionnements tant intellectuels que pratiques, vitaux ou organisationnels, imposés par le détournement et/ou l'étouffement des émotions et des passions humaines par ceux qui redoublent d'imagination - eux - pour maintenir leur domination ! Ils ont su si bien, depuis des siècles, vérouiller notre façon d'être au monde, un par un et donc ensemble, que la nécessité d'un affrontement violent s'impose d'entrée à la conscience de celui qui veut simplement vivre autrement son être au monde, son rapport aux autres.... Il y a des mots à réhabiliter dans nos actes : égalité, confiance, échange, valeur, etc.... As-tu lu le dernier bouquin de Frédéric Lordon? (il y a un lien plus haut).... Pourquoi le changement ne serait-il pas déjà "en marche", là, en souterrain, dans la conscience collective, dont toutes les consciences individuelles réunies sont la matière première? Et pourquoi ne pas simplement essayer de modifier durablement quelque chose d'essentiel dans ce que tu vis, juste  pour expérimenter - participer à - ce changement de l'intérieur ....un changement par exemple basé sur l'ignorance volontaire du capitalisme ? 

28/01/2013, 17:53 | Par marcelhic en réponse au commentaire de Jean-marc B le 07/01/2013 à 02:30

 Jean Marc B ",  je ne vais pas fustiger ta cécité ideologique , mais le ton absolument misérable que tu emploies à l'encontre de Samy. Finalement il montre

bien votre esprit rabougri .. Nous essayons d'élaborer les prémices d'un programme statégique capable de re-prendre l'hégémonie sur le salariat , le précariat ...

Nécesairement une guerre de positions, gradualiste ... Oui nous sommes aussi vieux qu' Antonio ... Mais vieux de cette sagesse qui se nourrit dans les bilans de toutes

les révolutions gagnantes perdues ou trahies... Aujourd'hui peut être,  un réformiste radical sincère est plus plus utile à notre classe, qu'un révolutionnaire gauchiste donneur

 de lecons incantatoires. Certes rien est sûr...Mais jean Marc,  toi tu sais tout, et ce n'est pas un signe encourageant , puisque tu me semble militer au NPA......

yves j

 

 

28/01/2013, 18:26 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de marcelhic le 28/01/2013 à 17:53

Aujourd'hui peut être,  un réformiste radical sincère est plus plus utile à notre classe, qu'un révolutionnaire gauchiste donneur  de lecons incantatoires.

Plus utile pour faire quoi ? Tout dépend du critére qu'on choisit pour mesurer "l'utilité". Il me semble de toute façon que la discrimination entre "réformisme" et "révolution" n'a de sens que dans les circonstances où dont on dit dans les classique "la question du pouvoir est posée". Or on en est absolument pas là actuelement, je pense que tout le monde est d'accord.

Maintenant j'ai posé une question (à Samy, mais les autres peuvent répondre) : que faire si votre géniale stratégie se révéle fausse et que le pcf choisi l'alliance avec le ps "réellement existant" plutot qu'une "aventure" pour leur "appareil". Silence radio.

Alors on peut toujours cracher sur le npa en devisant sur son "esprit rabougri", tant qu'on ne répond pas aux questions stratégique (que par ailleurs on on commencé a poser) on est un peu comme le légendaire Dindon de la farce.

Le front de gauche à une stratégie, c'est celle qui est résumée par la "révolution par les urnes". Et son modéle ressemble largement plus au Brésil de Lula qu'au Vénézuela de Chavez. Par conséquent, Samy a plus un destin prévisible de Miguel Rossetto que de Che fan de l'OM....

28/01/2013, 18:55 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 28/01/2013 à 18:26

S'il faut absolument un modèle exotique, pourquoi pas plutôt l'Uruguay de Mugica ?

28/01/2013, 19:23 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 28/01/2013 à 18:55

Parce qu'il n'y avait pas de trotskystes là bas, évidemment !

Sinon, sur l'Uruguay, signalons les excellents article de mon camaradeErnesto Herrera dans la revue "Rebelion"

http://www.rebelion.org/mostrar.php?tipo=5&id=Ernesto%20Herrera&inicio=0

Un article du même dans la revue du npa lors de la réélection du "frente amplio" en 2009

http://www.npa2009.org/content/uruguay-la-victoire-du-frente-amplio%E2%80%A6-%E2%80%A6-version-social-d%C3%A9mocrate-par-ernesto-herrera

C'est vrai que grosso modo l'uruguay c'est la france en encore plus catastrophique. Bon, Mugica "présente bien". Mais la misére régne encore là bas, et n'est pas pret de baisser avec de tels cadors.

07/01/2013, 04:11 | Par Jean-Claude POTTIER

Cette référence à Lénine est pour le moins déplorable. Elle nous donne à voir que les dirigeants réformistes sont prêts à toutes les contre-vérités pour nous faire avaler leurs grosses couleuvres.

Transformer la société exige l'intervention des travailleurs et du peuple, conduit par un parti d'avant-garde qui se donne les moyens de théoriser sur le chemin de la lutte la révolution pour la mettre en pratique.

Toute tentative légaliste, "démocratique" et pacifique est une démarche suicidaire.

07/01/2013, 10:13 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Jean-Claude POTTIER le 07/01/2013 à 04:11

Il convient surtout que le peuple soit savamment dirigé.

 

"Tu es mon berger, ô Seigneur ! Rien ne saurait manquer où Tu me conduis..."

07/01/2013, 15:44 | Par Jean-Claude POTTIER en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 07/01/2013 à 10:13

On sent le vécu...

07/01/2013, 19:04 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Jean-Claude POTTIER le 07/01/2013 à 15:44

Il n'y a que la foi qui sauve.

07/01/2013, 22:27 | Par cerise en réponse au commentaire de Jean-Claude POTTIER le 07/01/2013 à 04:11

Ah! le parti d'avant-garde, après la prise du pouvoir il ne fait pas que de la théorie, il ets le meilleur pour mettre en place une police politique qui épure dans ces propres rangs, c'est pas moi qui le dis c'est Victor serge.

Je ne suis pas pour une tentative légaliste car je sais que si elle est réelle elle est impossible par contre je suis pour la démocratie. Car le nouveau pouvoir sans démocratie ne peut qu'être une dictature

28/01/2013, 19:40 | Par marcelhic en réponse au commentaire de Jean-Claude POTTIER le 07/01/2013 à 04:11

Mais peut être pas seulement un parti d'avant garde , On peut imaginer aussi le besoin de plusieurs partis , vu la complexification

de ce qu'on appelait proletariat, et qu'un camarade appelle peuple classe ...

 

07/01/2013, 12:39 | Par gerald rossell

Sur le clivage droite gauche :

un élément récent (hier sur Le Parisien) vient éclairer l'évolution des représentations jusqu'alors en cours

Un sondage invitait à répondre "F Hollande est-il de gauche ?"

oui ou non

d'après vous, hein ?

allez voir l'édifiant résultat

07/01/2013, 14:14 | Par Marc Tertre

Beaucoup de question, peu de réponses.

En particulier à la principale :

La question va se poser dès les municipales où il faudra se décider malgré tout pour l’indépendance avec des listes de large rassemblement anti-austérité et réellement écologistes. Qui pourrait comprendre en effet qu’il n’y ait aucune relation entre les votes nationaux et les politiques locales ?

Que fera la "gauche anticapitaliste" sinon s'applatir comme d'habitude devant le "réalisme" (et une bataille perdue pour elle) ? Effectivement, qu'il y ait rupture entre cette gauche et la gauche du réalisme (et de gouvernement) est un enjeu politique important, permettant de préparer d'autres combats, d'avancer vers d'autres perspectives.

Mais pour cela inutile d'attendre que les municipales soient là, il suffit d'exiger dés maintenant que les élus front de gauche ne participent plus a des majorités ou l'hégémonie social libérale est consommée. Ne me remerciez pas pour l'idée, c'était celle de  Samy Johsua d'il n'y a pas si longtemps....

28/01/2013, 19:52 | Par marcelhic en réponse au commentaire de Marc Tertre le 07/01/2013 à 14:14

" S'applatir comme d'habitude" devant le réalisme , le pronostic me semble hasardeux , n'aviez vous pas vu dans vos marres de café dejà, la participation du pc

au gouvernement , puis le pc soutenant celui ci, Vous vous etes trompé ... pour quoi auriez vous raison cette fois ci... Non je crois cher Marc

que vous faites fausse analyse ... Mais je respecte ... j'ai bien lu ta presentation, et tu es scientifique ...La politique n'est certes pas une science plutot

un art, dans lequel des Lenine , Troski, Gandhi, excellaient. Et pour quoi la GA avec ses partenaires ne se battraient pas pour une non participation au gouvernement ...

Moi je préferais une formule: nous participerons a un gouvernement, a un executif  qui s'engagerait sur quelques revendications décisives.

Le Npa se contente de dénoncer et d'incanter , Cher Marc, je pense que ce n'est pas etre reellement revolutionnaire ...

07/01/2013, 15:13 | Par melgrilab@yahoo.fr

Proposez, proposez. Le peuple tranchera (dziiiiiium, tchac !).

07/01/2013, 18:09 | Par Jean-marc B

Outre les vieux haillons réformistes sur les révolutions, ce texte fait l'impasse presque totale sur les combats concrets des travailleurs, les problèmes qu'ils affrontent pour gagner.

36 et 68, pour la Franc, et la même chose ailleurs, montrent que c'est l'irruption de la classe ouvrière, par exemple la grève générale combattue par le FdG à l'automne 2010, qui fait gagner,  pas l'existence de gouvernements de gauche en fronts ou unités de ceux-ci.
En 36 les travailleurs sont entrés dans la danse , pas parce qu'il y avait un gouvernement de gauche. Et quand les travailleurs ont été démobilisés à l'initiative des partis de gauche réformiste, la porte était ouverte vers Pétain et la réaction fasciste,  Idem en 68, malgré les réformistes déchainés contre le mouvement, de réelles conquêtes.
Le chantier stratégique c'est la reconstruction des organisations de résistance sociales larges et des partis révolutionnaires qui permettent efficacité, permanence et démocratie afin que les 36, 45 et 68 à venir ne finissent pas dans des issues soit-disant politiques mais en fait clairement institutionnelles pro-capitalistes.

Comment expliquer que des générations de politiques, entrés dans ces institutions pour tout casser et changer la société se soient changer en paillassons des puissants, une fois aux affaires et au gouvernement, de Mélenchon à Madame Buffet, rien que pour parler du FdG ?

 

07/01/2013, 19:02 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Jean-marc B le 07/01/2013 à 18:09

Il me paraît un peu hasardeux de refuser de voir le lien entre le succès électoral du Front populaire et l'entrée "dans la danse" des travailleurs.  Il y a plus qu'une coïncidence. Pensez-y au moment de retourner aux savants échafaudages de votre" chantier stratégique"...

 

Les "réformistes déchaînés contre le mouvement, virgule, de réelles conquêtes": c'est très beau. On les visualise sans difficulté. Ah les canailles ! Ah les traîtres ! Ah les z'abominables paillassons du Grand Capitââl ! Mais nous avons dépassé tout cela.

07/01/2013, 21:02 | Par Jean-marc B en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 07/01/2013 à 19:02

C'est toujours d'actualité.

Comment croyez-vous que la bourgeoisie a mis en pièce le mouvement puissant qui se levait pour défendre nos retraites ? Une défaite majeure du travail vis à vis du capital, faisant perdre confiance aux salariés dans leur capacité à résister aux contre-réformes, ce dont nous souffrons toujours des années après ? Avec l'aide des politiciens PS et FdG, bureaucrates syndicaux et JLM en tête, qui ont fait barrage à la perspective de grève générale, la dénonçant honteusement et balançant même un référendum!

07/01/2013, 21:27 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Jean-marc B le 07/01/2013 à 21:02

Ah que c'est vilain ! Qu'on nous rende Sarkozy, il savait, lui au moins, que les travaileurs doivent travailler plus. Á défaut de Sarkozy, Copé, qui défendra efficacement nos pains au chocolat. Ou Boutin, qui prendra soin de nos virginités en péril.

07/01/2013, 21:10 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 07/01/2013 à 19:02

refuser de voir le lien entre le succès électoral du Front populaire et l'entrée "dans la danse" des travailleurs.  Il y a plus qu'une coïncidence.

Certes ! Mais étudier ce lien demande un peu plus de lecture qu'une rapide étude de Juliard.

Une petite bibliographie

Jacques Danos Marcel Gibelin Juin 36 Edition Les Bons Caractères 2006

Jacques KergoatLa France du Front populaire Editions la découverte 2006

Victor Serge, Anthony Glinoer et Richard Greeman Retour à l'Ouest : Chroniques (Juin 1936-Mai 1940) Tallandier 2006

 Jean VigreuxLe Front populaire « Que sais-je ? » n° 3932

Jean-Pierre Rioux, Jean-Jacques Becker, Stéphanie de Courtois et Christian-Marc BossénoLe Front Populaire Tallandier 2006

Mathias Bernard Le Front populaire Editions milan 2006

Il y a vraiment profusion de bouquin. La selection ci dessus est "multigauche" (avec LO, la lcr et le ps comme inspirateurs) Sans oublier les articles de revue, etc.

Pour résumer : il y avait un mécontentement "laten" (qui ne trouvait pas a s'exprimer) et des attentes importantes envers la gauche (bien plus importante que la gauche d'aujourd'hui) Le mouvement de juin 36 a signifié la mainmise du pcf sur le mouvement ouvrier, et l'hégémonie stalinienne sur le mouvement ouvrier. Mais une discusision la dessus nous entrainerais trop loin. Signalons juste que le ps d'aujourd'hui ressemble plus au parti radical qu'a la sfio (qui passerait pour de gros gauchistes vis a vis du "front de gauche" d'aujourd'hui, même renforcé par la "gauche révolutionnaire" qui fait pale figure par rapport a la tendante "léniniste bolchevique" de la sfio.

07/01/2013, 21:26 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 07/01/2013 à 21:10

Depuis le gouvernement Laval de 1935, le mécontentement des travailleurs était de moins en moins "latent".  Dans votre bibliographie expresse, vous oubliez "Où va la France ?", d'un observateur intelligent.

08/01/2013, 08:14 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 07/01/2013 à 21:26

Non, évidemment. Il se trouve que certaines des références que j'ai indiqué parlent du fameux "observateur" en question. Que je connais par ailleurs "pour l'ensemble de son oeuvre"....  Mais la différence (essentielle) entre juin 36 et maintenant était que dans le premier cas, il y avait un espoir réel des masses pour "qu'enfin ça change", et qu'il n'y a pas la meme attente (pour rester poli) envers Hollande. En bref, les travailleurs n'en attendent rien. 

L'autre différence essentielle est qu'il y avait un "mouvement ouvrier" fort, organisé, puissant. Mêùe si le mouvement des masses était sous hégémonie social réformiste, il y avait des syndicats puissants, organisés, qui pouvaient mettre en marche leurs adhérents sans trop de probléme. C'est un euphémisme de dire qu'on en est loin.La tache a l'époque était de disputer le pouvoir sur ces organisations. Actuelement, ce ne sont en grande partie que des coquilles vides....

C'est d'ailleurs un probléme qui traverse toute l'europe. Le mouvement des "sans" et des différents "indignés" en est un symptome, sinon une preuve.

08/01/2013, 08:40 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 08/01/2013 à 08:14

"Eh ! Les Anciens sont les Anciens, et nous, nous sommes les gens de maintenant !" (madame Jourdain)

08/01/2013, 12:01 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 08/01/2013 à 08:40

Eh oui, les choses changent. Pour cela on a inventé la dialectique. Mais ça serait trop long a vous expliquer. Voyez chez Hegel...

08/01/2013, 12:08 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 08/01/2013 à 12:01

Chez Hegel, mais remise sur ses pieds, pour lui trouver "une physionomie tout à fait raisonnable." Ne croyez-vous pas ? L'essentiel à retenir est que les contradictions sont "dans les choses mêmes". (Ce qui vaut aussi pour le commentateur, évidemment).

08/01/2013, 12:29 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 08/01/2013 à 12:08

Oui, mais justement pour en revenir a la question de départ

le lien entre le succès électoral du Front populaire et l'entrée "dans la danse" des travailleurs.

Encore faut il voir les contradictions a l'oeuvre à l'époque (le front populaire était quand même l'alliance de la carpe et du lapin, et a duré deux ans avant d'exploser PLOUF !) différentes des contradictions actuelles. C'est pour cela que le mot d'ordre du célébre commentateur d'"ou va la France" "gouvernement des travailleurs sfio pc sans ministres bourgeois" était opérationnel à l'époque, et qu'il n'a plus de sens maintenant.

Mais cela ne répond toujours pas à ma question : que va faire la "Gauche révolutionnaire" si le pcf se couche, comme d'habitude, devant le ps aux municipales. C'est le principal objet de ce texte, et assez bizarrement l'auteur dudit texte est muet comme une carpe sur le sujet... Mais mon petit doigt me dit que je vais attendre longtemps une réponse ! 

08/01/2013, 13:29 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 08/01/2013 à 12:29

Il n'est pas sûr que le PS se couche devant le PC...

 

Quant au mot d'ordre de Trotski, il n'avait déjà pas grand sens à l'époque.

 

(En revanche, le Programme de Transition, dans son esprit sinon dans sa lettre, reste d'une brûlante actualité - mais apparemment nous ne sommes pas très nombreux à le penser).

08/01/2013, 13:50 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 08/01/2013 à 13:29

Il n'est pas sûr que le PS se couche devant le PC...

Par contre une gréve générale, faut voir...

Quant au mot d'ordre de Trotski, il n'avait déjà pas grand sens à l'époque.

Cela prouve si besoin était que vous ne lisez même pas les références dont vous nous abreuvez ! Car si on peut critiquer d'une façon ou d'une autre la logique de "ou va la france", on ne peut pas contester son sens. Retour sur la vérité politique de l'époque : le parti socialiste d'alors (SFIO) était un véritable parti "social démocrate", pronant la lutte de classe et la dictature du prolétariat (j'ai des écrits la dessus de léon blum, si ça vous intéresse) et surtout en lien direct avec le "mouvement social" de l'époque, en particulier avec les syndicats ou il était majoritaire (dans la cgt, les minoritaires ayant fondé la "CGTU" d'obédiance "communiste") D'autre part, il y avait un mouvement déclinant mais encore fort à l'époque le "parti radical" qui grosso modo défendait les intérets de la "petite bourgeoisie terrienne" Or ce parti clairement ancré à gauche représentait encore 15 à 20% des voix. Le front populaire est donc l'alliance "transclassiste" avec deux partis "ouvriers" (le pcf et la SFIO) et un parti "bourgeois". Et ce parti bourgeois est le bon prétexte pour les partis ouvriers pour ne jamais mener une véritable politique "de gauche" conforme aux intérets ouvriers : pas de nationalisation, de sécurité sociale, d'aide à l'espagne en proie a une féroce guerre civile etc etc etc 

Maintenant, le "parti radical" tel qu'il existait a été renvoyé "dans les poubelles de l'histoire". C'est le tour du ps de refléter exactement les mêmes intérets de classe, celle d'une petite bourgeoisie veule et arrogante, moraliste et sans scrupule. Ce que vous incarnez ma foi parfaitement.

08/01/2013, 14:46 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 08/01/2013 à 13:50

Nous n'avons pas les mêmes lunettes, voilà tout. Le retard de conscience du PS était déjà patent; mais même après la WWII Guy Mollet (Guy Mollet !) défendait contre les blumistes la théorie de la dictature du prolétariat et le plan centralisé.  C'est seulement en juin 2008 que le PS français s'est rallié enfin officiellement et ouvertement à l'économie sociale et écologique de marché.

 

Quant à Trotski, ses préceptes étaient d'un autre temps, mais il y a dans sa méthode un apport indépassable (dont ses disciples avoués ou honteux méconnaissent la richesse)

 

.petite bourgeoisie veule et arrogante, moraliste et sans scrupule. Ce que vous incarnez ma foi parfaitement.

 

C'est ce que les staliniens disaient... de Trotski (auquel je ne me compare pas, d'ailleurs vous n'êtes pas stalinien...).

 

Passez une bonne journée.

08/01/2013, 12:22 | Par Belange

Moi, on ne m'a jamais demandé mon avis à savoir : Préférez-vous une Europe Fédérale ou une Europe de coopération ? Comment , pourra-t-on se battre dans une Europe fédérale? Comment pourra-t-on prendre des décisions du bas vers le haut ? Comment pourra-t-on faire pour avoir une société plus horizontale , avec moins de représentants Apparemment , il n' y aurait qu'une seule solution des états unis d' Europe avec monnaie unique . Est-ce que ça règlera les problèmes de compétitivité interétatiques ? Faudra-t-il payer des impôts à l' Europe . Si oui ,comment seront-ils répartis  etc ?  En quoi cette Europe là sera-t-elle moins capitaliste et plus démocratique ?

08/01/2013, 14:47 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Belange le 08/01/2013 à 12:22

Une Europe fédérale de coopération, ce serait bien.

 

 

Vous tenez vraiment aux problèmes de compétitivité interétatiques ?

08/01/2013, 14:52 | Par Belange en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 08/01/2013 à 14:47

Je ne tiens à rien du tout . Je me pose des questions , c'est tout  . Comme vous le savez , j'ai le cerveau-lent et il faut m'expliquer longtemps Sourire . J'ai donc besoin d'explications et de quelques précisions mais apparemmment , je peux toujours attendre des réponses .

08/01/2013, 16:45 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Belange le 08/01/2013 à 14:52

Si vous êtes Européen, un petit morceau de la réponse vous appartient.

08/01/2013, 14:59 | Par BobLobLaw en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 08/01/2013 à 14:47

Pour moi, l'idée de coopération est sous jacente à celle de fédéralisme. C'est peut etre un des rare coté positif au fédéralisme et rejoint le principe de base d'union européene. L'ennui, c'est qu'on est repassé en mode compétition entre Etats ce qui semble contradictoire avec la promotion d'une union fédérale comme solution aux problèmes de l'union.

08/01/2013, 16:49 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de BobLobLaw le 08/01/2013 à 14:59

Il y a compétition et compétition.  Evidemment, si on exècre l'idée même de concurrence, ça ne va plus.

08/01/2013, 16:05 | Par cerise

Il n'y a pas que les petits bourgeois veules et sans scrupules qui ont voté pour Hollande à la Présidence de la république, il y a aussi plein de prolos qui voudraient bien que ça change même un petit peu : qu'ils ne vivent plus sur la menace d'un licenciement, qu'au travail ce ne soit plus le stress permanent sur les chiffres et les objectifs, que la santé ne soit pas bradée au privé. Contrairement à 1981 ils n'attendent pas grand chose du PS au gouvernement mais de là à renoncer à touts les petites promesses, il y a de la marge.  

Les salariés savent que gauche ou pas ils devront se battre, hélas les organisations syndicales ne proposent pas grand chose en dehors des conflits locaux. Pendant ce temps,le MEDEF est entrain de faire un bras de fer pour obtenir des "facilités" de licenciement économique et le gouvernement pousse pour un "accord historique" pour favoriser la compétitivité des entreprises, pour parler clair, leurs profits.

Aujourd'hui il faut retisser les liens de soutien des salariés en lutte, redonner vie à la solidarité ouvrière, recomposer le mouvement ouvrier et pas seulement au niveau de ses appareils mais au niveau des militants qui sont engagés dans des luttes difficiles mais formatrices. Il y a eu les Conti, il y a eu les Moulinex, il y a PSA, Florange, les enjeux sont partout les mêmes : les profits patronaux contre l'emploi et chacun reste isolé avec sa lutte, je ttrouve ça désespérant. Les syndicats ont déserté le terrain interprofessionnel qui est pourtant celui de la lutte des classes. Il n'y a plus que les vieux à cheveux blancs qui croient à tout ça c'est désespérant !

 

08/01/2013, 16:37 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de cerise le 08/01/2013 à 16:05

Il n'y a pas que les petits bourgeois veules et sans scrupules qui ont voté pour Hollande à la Présidence de la république, il y a aussi plein de prolos qui voudraient bien que ça change même un petit peu

Leur exigence se limite a "tapez moins fort". Mais je ne disais pas qu'il n'y avait que les "petits bourgeois veules et sans scupules". Enfore heureux !

Les salariés savent que gauche ou pas ils devront se battre

Sans doute, mais la question est de savoir comment être utile à cette prise de conscience (et au début de réalisation qui va avec) Il me semble qu'il y a deux défauts rédhibitoires, c'est soit d'attendre de la "conscience ouvriére" un miracle, et une mobilisation qui se crée d'elle même. Et l'autre c'est "l'avant gardisme" des zélites autoproclamées qui savent tout (mais dans la pratique, c'est autre chose) Bref, la solution est certainement trés compliquée, mais je ne vois pas comment en faire l'économie....

Il n'y a plus que les vieux à cheveux blancs qui croient à tout ça

Je ne crois pas du tout à ça : les "vieux a cheveux blanc" n'y croient pas plus que les jeunes. Mais je crois qu'il y a nécessité de "nouveaux outils" a disposition. Et que c'est le role des partis que de nous en proposer, en particulier en faisant une tache d'analyse qui n'est pas limitée aux "intelectuels".... C'est bien là ou la situation péche....

 

 

08/01/2013, 17:04 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 08/01/2013 à 16:37

Il me semble qu'il y a deux défauts rédhibitoires

 

Oui. Et il faut éviter de marier les deux. Ce n'est pas en ficelant ensemble deux unijambistes qu'on fait un champion de course à pied.

 

Se priver des institutions existantes, c'est un très sûr moyen de ne pas progresser.

 

"Un pas en avant des masses; un pas seulement." (Lénine)

 

 

08/01/2013, 17:08 | Par Belange en réponse au commentaire de Marc Tertre le 08/01/2013 à 16:37

Eh oui ,tout le monde veut notre bonheur sauf qu'on nous demande pas notre avis

29/01/2013, 20:51 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Belange le 08/01/2013 à 17:08

Est-ce que cela vous dispense de le donner ?

08/01/2013, 16:55 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de cerise le 08/01/2013 à 16:05

Aujourd'hui il faut

 

Ben oui. Et comment faut-on ?

 

Contrairement à Cahuzac, je ne pense pas que la"lutte des classes" n'existe pas. Mais contrairement à Mélenchon et à Marc Tertre, je pense qu'elle a profondément changé d'aspects depuis Germinal (en Europe du moins). Mais il y a des gens qui restent attachés à l'apparat et au décorum d'autrefois. C'est humain, n'est-ce pas, et l'humain d'abord, mille sabords.

08/01/2013, 18:52 | Par Yanick Toutain en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 08/01/2013 à 16:55

Lutte des classes :
Oui, le néomarxisme de 1993 ajoute la formoisie - bourgeoisie de la formation.
Une formoisie qui devra être balayée par l'abolition des diplômes.
Et celui de 1996 ajoute l'innovoisie - bourgeoisie de l'innovation.
La gratuité de l'immatériel balayera cette classe-là.
Si on ajoute la bourgeoisie esclavagiste des Vincent Bolloré (qui paye 1/20° du SMIC ses esclaves) ce sont donc QUATRE BOURGEOISIES que les Tunisiens auraient du balayer...
Et que les TOUS les AFRICAINS devront chasser pour en finir avec l'esclavagisme.
Le postmarxisme éclaire cela sous un 3° axe.

COMPLEMENT
Et si, camarade.... Löwy (..... vous étiez le Milioukov de la Grèce ?)
Cornelius Castoriadis, comme Marx, comme Engels, comme Lénine, comme Trotsky s'approcha -puis s'éloigna- du concept de formoisie
FORMOISIE
Ce concept est un concept néo-marxiste.
Il est un néologisme fabriqué en 1993.
Un collage de FORMation et de bourgeOISIE.
Il vise à TRANCHER les débat (1938) entre Yvan Craipeau et Léon Trotsky.
Mais en prenant en compte les travaux postérieurs de Schultz, Denison, et Stroumiline (2 libéraux et un stalinien).
La capital humain existe.
Sa productivité est quantifiable et quantifiée.
(+ 30% pour un an de formation. +320 % pour 13 ans et demi)
Cette classe sociale en est une : elle possède un capital et se bat pour maximiser son appropriation du fructus de ce capital.
(je résume)
Marx, Engels, Lénine et Trotsky ont approximé l'existence de cette classe.
Sous diverses terminologies : aristocratie ouvrière, petite-bourgeoisie, intelligentsia etc....
Trotsky - avec son pseudo-concept de "bureaucratie" a embrouillé la débat.
J'ai développé un texte de novembre 2008
L'erreur économique historique de Marx concernant la formoisie, le travail complexe et les transferts de plus-value : la note 19 du chapitre VII. UNE ÉTUDE CRITIQUE SUR LE TEXTE EXACT DU CAPITAL DE KARL MARX l'analyse de l'ERREUR DE MARX
http://revolisation.blogspot.com/2010/11/lerreur-economique-historique-de-marx.html
... la façon dont Marx est passé à côté du concept.
Par une entourloupe de mauvaise foi.


LIRE AUSSI
jeudi 18 novembre 2010 FORMOISIE : un concept néo-marxiste. Un concept qui devra être dépassé conceptuellement en intégrant le concept de SPOLIATION. Un proto-concept post-marxiste
et
jeudi 18 novembre 2010
L'erreur économique historique de Marx concernant la formoisie, le travail complexe et les transferts de plus-value : la note 19 du chapitre 7

08/01/2013, 20:20 | Par cerise en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 08/01/2013 à 16:55

Je ne parlez pas de Germinal, ni de l'apparat et du décorum d'autres fois mais de choses aussi simples et aussi indispensables pour la "lutte des classes"que la coordination des luttes. Oui les formes de lutte ont changé n'empêche qu'il y a des fondamentaux à retrouver car les adversaires de classe eux n'ont pas tellement changé, ils savent toujours utiliser la division, la matraque, leur nouveau truc c'est le "management participatif " sinon rien de nouveau sous le soleil.

Monsieur Cahuzac dit que la lutte de classe n'existe pas, c'est qu'il est du bon côté de la classe

08/01/2013, 21:06 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de cerise le 08/01/2013 à 20:20

L'antagonisme capital accumulé - activité productive(*) est toujours au centre de la réalité sociale; mais il prend des formes extrêmement variées, beaucoup plus que n'en pouvait imaginer le marxisme politique, qui du coup se révèle singulièrement démuni. Mais l'Histoire se fait, n'en doutez pas.

 

* productive de l'existence humaine

08/01/2013, 21:43 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 08/01/2013 à 16:55

contrairement à Mélenchon et à Marc Tertre, je pense qu'elle a profondément changé d'aspects depuis Germinal

Je ne crois pas avoir dit ou montré que "rien n'a changé depuis Germinal". Bien au contraire. Mais puisque MGL crois "que la lutte de classe existe", encore faut il qu'il nous explique la forme "contemporaine" qu'elle prend, et les taches politiques qui en découlent selon lui. Qu'on rigole...

09/01/2013, 07:36 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 08/01/2013 à 21:43

Peeut-être Votre Suffisance a-t-elle entendu parler de certaines contrées lointaines qui ont noms la Chine, l'Inde, l'Afrique, le Brésil (et bien d'autres) ? Il faut faire un petit détour par ces pays pour mieux comprendre. Je vous y emmènerais en bateau, si j'avais le temps. Mais sans doute  la pratique du pédalo vous donnerait-elle le mal de mer ?

 

Si toutefois vous voulez réfléchir un peu par vous-même, relisez ma réponse à Cerise, un peu plus haut.

 

Et relisez aussi mon comm de 16h55. Vous vous convaincrez, si vous êtes de bonne foi, que vous avez déformé mon propos. (Pas la peine de vous excuser, j'ai l'habitude).

09/01/2013, 09:55 | Par Marc Tertre en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 09/01/2013 à 07:36

certaines contrées lointaines qui ont noms la Chine, l'Inde, l'Afrique, le Brésil

Oui. Cela ne répond pas à ma question : qu'est ce qui a changé dans la "lutte de classe" depuis germinal (la Chine, l'Inde, l'Afrique et le Brésil existaient déja) et qu'est ce que cela implique pour vous en terme de taches "pratiques". On dirait que vous découvrez la roue (ici la mondialisation) Il se trouve que j'ai fait partie d'une organisation (la lcr) trés impliquée dans la lutte internationale, et les camarades de chine, d'inde, d'afrique et du brésil, nous les avons cotoyés, et pas uniquement dans les livres : nous avons milités ensemble, participé à l'élaboration du budget participatif à porto allégre, participé à la constitution d'un mouvement ouvier et de syndicats ouvriers indépendants en chine, élaboré un journal d'intervention "afrique en lutte", etc. Alors monsieur Homais pourrait il répondre à la question plutot que de tenter de botter en touche ? Sans débiter des sornettes dignes du "dictionnaire des idées reçues" type "le monde est devenu mondial" ?

09/01/2013, 10:25 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Marc Tertre le 09/01/2013 à 09:55

C'est pas la peine de prendre la mouche. Je sais que vous avez beaucoup fait en divers endroits. Il est bien naturel que vous vous sentiez, à présent, un peu fatigué. Prenez le temps de reprendre des forces, ce sera mieux pour tout le monde.

08/01/2013, 19:35 | Par Yanick Toutain

Je n'ai pas trouvé le mot "délégué", ni le mot "révocable", ni le mot "révocation".
Je n'ai pas trouvé le mot "coordination".
Encore moins, évidemment le mot "soviet".
Le mot "conseil".
Argh !
Il y est....! Le mot conseil est dans le texte de Joshua !

Conseil européen et le Conseil des ministres.

.... mais ce ne sont pas des conseils ouvriers...
En somme, TOUT ce qui faisait l'identité de la Ligue Communise de mars 1973, TOUT ce qui lui a permis de recruter massivement dans la jeunesse en lutte contre la loi Debré et.... le capitalisme.... a été passé par-dessus bord !

Mais il y a pire encore....

Je clique le mot "constituante".... Il n'y est même pas !
Qu'est-ce à dire ?
Ce n'est pas au débat !!!
ETRANGEMENT, j'avais trouvé, il y a 5 minutes un AUTRE texte de Samy Johsua !
Et, dans ce texte, le débat stratégique central est.... cette vieillerie de Constituante :
Citation extraite de
D) Parti de Gauche : le difficile passage de l’antilibéralisme à l’anticapitalisme (nouveau texte de Samy Johsua daté du vendredi 18 septembre 2009)
et provenant de Camarade Samy Joshua (LCR NPA) ton texte "questions, ambiguïtés et certitudes" du Parti de Gauche, est un procès d’intention dimanche 30 décembre 2012. Source :

Un débat stratégique central

Mais le principal débat stratégique est ailleurs. D’une manière honnête et très intéressante, le PG aborde la question de la possibilité de faire avancer ses exigences. Il se déclare en faveur d’un «  processus constituant  », sans pour autant trancher entre un «  nouveau traité préparé par les gouvernements et nourri par des propositions du parlement européen et des parlements nationaux  », et la «  désignation au suffrage universel, après un large débat populaire dans chaque pays, d’une assemblée constituante  ». Là, le questionnement devient brûlant. Par quel miracle les «  gouvernements  » s’engageraient-ils dans cette voie  ? La réponse est connue, par la nécessaire mobilisation citoyenne. Mais si celle-ci se présente, pourquoi ne pas aller jusqu’à une Constituante  ?

C’est que le PG hésite. Il aimerait bien que des étapes «  réalistes  » se présentent sur la voie de ce qu’il dit être indispensable, comme «  sortir du cadre des traités existants  ». Mais «  toute possibilité de mettre en œuvre une politique de transformation dans notre pays et d’agir pour commencer à changer l’Europe est-elle interdite sans la refondation globale préalable des traités  ? Poser ainsi la question risque de déboucher sur deux impasses  : d’une part, réclamer cette refondation globale et, en attendant de l’avoir obtenue, se soumettre aux règles en vigueur  ; d’autre part, faute d’espérer obtenir une telle refondation à un horizon prévisible, considérer qu’il n’est d’autre issue que de sortir de l’Union Européenne. Dans le premier cas, c’est la politique de transformation sociale dans notre pays qui serait sacrifiée  ; dans le second, c’est un message de repli national dangereux qui serait envoyé dans un contexte de crise globale propice aux tensions internationales (…) Pour dépasser cette alternative binaire improductive, un gouvernement de gauche digne de ce nom combinera bataille politique pour une refondation globale fondée sur de nouveaux traités et ruptures partielles sur des questions jugées vitales pour la transformation sociale.  »

Sauf que l’expérience montre que partant comme ceci, on en vient vite à ce que les «  ruptures partielles  » envisagées soient particulièrement timorées. Le texte, significativement donne comme exemple celles du gouvernement de Gordon Brown… C’est là que l’on boucle sur la «  révolution par les urnes  » avancée par Jean-Luc Mélenchon. Celle-ci, par définition, ne modifierait pas le cadre institutionnel qui l’aurait rendue possible. Cadre duquel il faudrait s’accommoder, comme d’habitude, au nom du réalisme. Sauf à compter sur une mobilisation populaire extra-parlementaire à la mesure de la rupture souhaitée et qui deviendrait dès lors la donnée fondamentale. Mais si c’est le cas, que reste t-il de la «  révolution par les urnes  »  ?

En somme, le débat stratégique central.... avec le PG, en 2009, disparait.... en 2013 !
On résume : les Tunisiens se sont mangés la ligne NPA-Johsua-Besancenot-Grondt-Krivine and co..... Ils ont eu cette imbécilité de Constituante !
Et les Egyptiens mangés à la même sauce !
Mais pour Johsua 2013..... même ça disparait !!!

C'est à droite toute ! à droite toute !
TANT MIEUX !
REJOUISSONS-NOUS de les voir libérer l'espace politique !
Ils ont réanimé un PCF comateux en 2010 en sabotant le plus grand mouvement social de toute l'Histoire de France.....
En faisant crier "nos retraites ! nos retraites !" à des jeunes de 16 ans venant des lycées privés pourris pour futurs exclus sociaux !
Ils les ont eugueulé de crier "Sarkozy tu pues" qui signifiait "Sarkozy DEGAGE" juste 6 mois avant la Révolution Tunisienne...
Ils ont cassé la LCR pour en faire un NPA.... Maintenant ils cassent le NPA pour aller cirer les chaussures de l'ex-lambertistes en compagnie des gangsters politiques stalinofascistes du PCF...
Ceux-là, je suis dans leur collimateur depuis 20 ans ! Nul doute que le catalogue complet de leurs saloperies politico-sociales finira bien par atterrir sous les projecteurs....
Ils seront en bonne compagnie avec leurs copains de la Franceàfric corruptrice !

Nul doute que la délégation générale révocable - une amélioration encore plus HUMANOCRATIQUE de NOS coordinations trotskystes de mars 73 permettront la construction d'une pyramide de délégués révocables, et donc le SOCLE d'un VRAI GOUVERNEMENT DU PËUPLE !
Sans tous ces bouffons droitiers !
Destructeurs de leur jeunesse !
Je ne voudrais pas être dans leur cerveau !!!!

La Terre est notre patrie !
Nous vaincrons !

LIRE AUSSI
samedi 15 janvier 2011 Tunisie : NI ÉLECTIONS ! NI CONSTITUANTE ! Il faut la délégation générale révocable !
vendredi 4 mars 2011 Révolution Tunisienne : Non à la thermidoration ! A BAS LA CONSTITUANTE ! A BAS L'ETAT BOURGEOIS ! A BAS L'UGTT ! A BAS LE RCD ! MEBAZA DEGAGE ! IL FAUT UN GOUVERNEMENT DE DELEGUES REVOCABLES ! Une réponse à Khanouff et Manou

UN FOSSOYEUR CONTENT DE LUI : PIERRE-FRANCOIS GROND

Comprendre l’échec du NPA ou plutôt pourquoi la LCR a disparu si subitement (Pierre-François Grond)

publié le 26/03/2012

(...)
Pour conclure :

• Le NPA s’est fondé comme parti large partie prenante d’un processus de reconstruction à poursuivre mais très vite est revenu au modèle classique d’organisation d’extrême gauche, désormais doté d’une surface moindre que la LCR

• On ne peut modifier un projet de construction sans une réflexion approfondie sur les questions de programme et de stratégie dont les conditions d’élaboration et de production sont nécessairement bouleversées par les transformations profondes de ces 20 dernières années (le web a l’âge de l’effondrement de l’URSS). C’est le seul aspect positif de la crise du NPA que de permettre maintenant un tel débat.

• L’échec du NPA, l’urgence de la crise, la brutalité des politiques menées, le poids du FN, l’adaptation du PS au système ; rendent impérieux un tournant unitaire radical, la formation d’un bloc, d’un front, dans lequel les anticapitalistes du NPA et d’ailleurs doivent prendre ensemble toute leur place.

Pierre-François Grond (membre de l'équipe d'animation de la Gauche anticapitaliste), le 12 mars 2012

27/01/2013, 12:05 | Par hendrik davi

analyse assez juste

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