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384 lettres de désobéissance et la mienne

Les lettres de désobéissance se multiplient en France. Ce mercredi 17 décembre, à 15h, 385 lettres de désobéissance, dont la mienne , ont été remises à l'Inspecteur de l'Académie de l'Hérault. Il s'agit d'un acte collectif où chacune des lettres est personnalisée. Tout un symbole.

Certaines, sans rien lâcher au gouvernement actuel, sont très pondérées. D'autres sont plus « musclées ». La mienne se situe entre les deux. Je vous la donne à lire.

 

 

 

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

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Comme la très grande majorité de mes collègues je m’interroge sur le sens et la finalité des réformes qui nous sont proposées depuis bientôt deux ans. Il nous est difficile, pour ne pas dire impossible, de croire que toutes ces mesures sont prises dans l’intérêt de la scolarité des élèves.

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1° La suppression du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h est un manque d'environ une année scolaire sur l’ensemble du parcours de l’école primaire. Le Ministre n'assume pas le choix d'une baisse évidente du niveau de connaissance des élèves dans les disciplines d'éveil au monde et d'un statu quo concernant les disciplines fondamentales où les horaires restent inchangés.

De l’aveu même de M. le Recteur de l’Académie de Montpellier, il s’agit de répondre avant tout à l’attente sociale de libérer le samedi matin. Le dispositif d’aide personnalisée ne répond pas aux besoins des enfants pris en charge par les maîtres spécialisés. Par contre il constitue un prétexte démagogique pour supprimer les RASED (3000 postes de maîtres spécialisées cette année et 5000 les années suivantes). Le pari qui consiste à croire que la suppression de ces milliers de postes échappera à l’opinion qui connaît mal le travail de ces maîtres et qui pourrait se satisfaire de l’effet d’annonce de l’aide personnalisée, est l'expression d'un réel mépris pour les familles. 84 % des élèves en difficulté sont issus de familles d'ouvriers et d'employés, faut-il priver ces familles d'une réponse spécialisée, gratuite et conforme aux valeurs non marchande de la République ?

Alors même qu'en début d'année scolaire, les équipes ont souhaité jouer le jeu de la réforme en mettant en place l'aide personnalisée dans le cadre d'une réflexion globale du rythme de l'enfant, il nous a été rendu impossible d'organiser librement ce dispositif. C'était pourtant un engagement signé de la main du Ministre. Aujourd'hui, l'aide personnalisée est bien plus une mesure administrative de gestion du personnel qu'une avancée pédagogique.

En conséquence, tant que le maintien de l'aide personnalisée sert de prétexte à la suppression des postes du RASED et tant que le conseil d'école n'a pas la liberté impérieuse de choisir l'organisation de la semaine et de l'année, je m'engage à partir du 5 janvier 2009, à proposer l'aide personnalisée aux seuls enfants présentant des difficultés passagères qui ne relèvent pas d'une réponse spécialisée. Si aucun geste n'est fait de la part du Ministre, je pourrais prendre la décision d'arrêter l’aide personnalisée à partir 9 mars 2009. Ainsi, je pourrais participer à une réflexion sur l’aménagement de la semaine et de l’année scolaire en concertation avec les parents d'élèves et les élus pour préparer la rentrée 2009. La volonté de mettre en place cette concertation sur le rythme de l'enfant témoigne d'un rejet, non pas de la réforme en elle-même, mais bien de son sens et de la méthode employée.

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2° Les stages de remise à niveau pendant les vacances sont des dispositifs destinés à répondre à une certaine opinion publique. Ils sont surtout sans commune mesure avec l'argent distribué, via les fortes réductions d'impôts, aux marchands du « soutien »(sic) scolaire. Là encore, c'est le choix de l'inégalité entre ceux qui ont les moyens et ceux qui devront se contenter d'une école au rabais. C’est à peine un raccourci que de dire qu’on fait faire aux enfants pendant les vacances ce que nous n’avons plus le temps de faire du fait de la perte de deux heures par semaine. Quel sens cela a de baisser le temps de classe et de proposer des heures hors du temps scolaire ?

Je m’engage donc à ne pas participer aux stages de remise à niveau et à ne pas communiquer de liste d’élèves pour ces stages.

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3° Les nouveaux programmes sont en contradiction avec les objectifs affichés. Avec un cinquième de temps en moins il faudrait se concentrer sur les fondamentaux tout en rajoutant des matières. Et ce n’est pas la vague promesse d’un retour aux bonnes vieilles méthodes qui résoudra ces contradictions.

Je m’engage donc à favoriser la construction de la pensée et à développer des apprentissages qui ne sont pas basés sur des automatismes.

Je m’engage donc à apprendre à lire, écrire et calculer à mes élèves pour qu’ils puissent analyser et comprendre le monde dans le respect des droits de tous.

Je m'engage à ne pas appliquer les programmes de 2008, mais à continuer d’appliquer ceux de 2002 (Rappelons que M. le ministre nous encourageait à de telles pratiques en décorant de l'Ordre du Mérite M. Marc Le Bris, qui a toujours affirmé publiquement, et dans ses livres, ne pas appliquer les programmes de 2002).

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4° Le fichage généralisé que constitue l'enregistrement des élèves et de données les concernant, à travers le dispositif Base-élèves n'apporte rien d'un point de vue pédagogique. Au contraire, c'est une atteinte fondamentale aux libertés individuelles tant qu'un organisme indépendant ne sera pas chargé de sa gestion (telle l'INSEE avec le renforcement des moyens de la CNIL) Les reculs de l'administration sur ce sujet ne doivent pas non plus justifier de priver les citoyens d'une information statistique sur les inégalités au sein des écoles.

Je m'engage à tenir à jour mes listes d'élèves, la tenue du registre matricule, mais à refuser l'inscription de tout nouvel élève dans l'application Base-élèves en vu de la prochaine rentrée 2009. Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves, mes collègues ou le fonctionnement de mon école.

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5° L'Education Nationale a de plus en plus recours à des emplois de personnes non-titulaires, dont la précarité augmente à chaque nouveau contrat (Emploi-jeune, Assistant d'Education, CAV-CAE). Leurs conditions de travail (salaire, durée de contrat, absence de statut, formation, etc.) sont inacceptables. Ces personnels ne peuvent effectuer leur travail correctement auprès des élèves et de l'école.

Tant que nous ne verrons pas l'émergence d'un nouveau métierd'assistant d'éducation, je m'engage à dénoncer cette précarité.

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6° La loi sur le service minimum d’accueil remet gravement en cause notre droit de grève. Là aussi il s’agirait de répondre à une demande sociale. Mais je n’ai pas constaté comme la très grande majorité de mes collègues que ce soit une préoccupation majeure des parents. Au vu des "essais" réalisés cet automne, on peut tirer une conclusion assez claire du dispositif de service minimum : il ne peut réellement marcher qu'à la condition que les parents gardent majoritairement les enfants chez eux ou chez un proche. Cela, les maires de France le savent ; tout comme ils savent qu'il est absurde de faire des lois sans associer ceux qu'elles concernent. Au delà de l'accueil par temps de grève, les parents s’inquiètent du manque chronique de remplaçants dont le nombre baisse avec la diminution drastique des postes dans le 1° degré opérée depuis trois ans.

Je déclare donc que je ne remplirai plus de déclaration d’intention préalable de grève.

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Les attaques du Président de la République contre la laïcité m'ont profondément blessés. Je suis totalement désorienté et ne reconnaît plus les principes éthiques et spirituels qui fondent ma mission dont le Président de la République est le garant.

Je m'engage donc à cacher la devise de notre République au fronton de notre école et à y substituer à la place un message interpellant le citoyen.

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Toutes ces réformes : diminution des horaires de la semaine, aide personnalisée, stage de remise à niveau, nouveaux programmes, suppression des premières années de maternelle conduisent à un démantèlement de l’école et de l’éducation nationale auquel je me refuse de participer. Bien plus, à l'heure où les grands pays jouent la carte de l'éducation et de la recherche, la France tourne le dos à son développement économique futur.

Ces mesures accroitront aussi les inégalités entre les élèves et les territoires sans aucune possibilité de compensation ou de volonté d'équité. C'est une rupture d'avec les valeurs fondamentales de notre République. Notre ministre semble hésiter dans ces déclarations. J'espère que notre geste collectif et mon acte individuel lui permettront de prendre la bonne décision.

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Vous comprendrez, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, que cette prise de position n’est pas dirigée contre vous. J’espère qu’étant reprise par le plus grand nombre de collègues possible, elle vous persuadera de la gravité de la situation telle que nous la percevons et que vous pourrez d’une manière ou d’une autre témoigner en notre faveur de cette résistance auprès de M. le Ministre.

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Je vous prie de croire, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, à mon profond attachement à l'école publique et laïque.

 

Tous les commentaires

18/12/2008, 07:46 | Par Guillaume Frasca

"Je m'engage donc à cacher la devise de notre République au fronton de notre école"
Félicitations pour cet acte symbolique d'une portée énorme. Malheureusement, il semble bien que nous en soyons là. Les journalistes de l'AFP ne peuvent plus faire leur travail, les profs non plus. Le pouvoir politique en place se préoccupe-t-il encore seulement de la diffusion des savoirs, ou pense-t-il que le seul secteur privé de l'audiovisuel y suffit ?

18/12/2008, 07:48 | Par claude lelièvre

Une belle lettre, fortement argumentée.

18/12/2008, 11:58 | Par Serge Koulberg

Lettre claire et courageuse. Voici revenu le temps où la désobéïssance civique devient le seul moyen de respecter la objectifs de la fonction publique. Serge Koulberg

20/06/2010, 16:39 | Par passifou

Oui, merci pour cette lettre, pour cette attitude courageuse. et sachez que vous n'êtes pas seul, personnellement, comme parent d'élèves, je vous soutiens, et grâce à l'exposé clair de vos avertissements, ou réserves, je vous défendrai partout où il y aura l'occasion, et l'opportunité de le faire. Bien à vous.

18/12/2008, 12:12 | Par Louise Fessard

Une lettre limpide ! La lettre de désobéissance serait presque en passe de devenir un véritable genre littéraire avec ses variations de style et de conviction, si son contenu n'était pas d'une aussi brûlante actualité. Mais je demande tout de même : à quand le commentaire de texte comparé à partir de lettres de désobéissance au baccalauréat ?

18/12/2008, 13:16 | Par Christine Chinosi

Lettre de désobéissance, mais aussi lettre de résistance! La lettre est belle, la posture plus encore, en des temps où les grandes institutions de la République, l'Ecole, l'Hôpital, la Justice traversent des turbulences sans précédent et où les professionnels sont partagés entre désarroi et cette résistance que j'évoque plus haut. Il n'est pas anodin par ailleurs que ce soit en tant qu'abonnés à Mediapart que nous pouvons ainsi échanger, et reprendre espoir. Sachez, cher maître de notre école laïque, que votre engagement est le plus beau qui soit, que vous avez, et tous les autres aussi, mon soutien le plus déterminé (je précise que je ne suis pas enseignante, mais que j'oeuvre dans le champ de la protection de l'enfance) et que je suis fière de me reconnaître en vous. Bon vent!

18/12/2008, 14:12 | Par remyrem2

Mise en avant du professionnalisme enseignant, une grande habileté tactique sur l'aide personnalisée : l'auteur évite les pièges. Bravo ! Par ailleurs, "Base élèves" a été vidée de son sens en novembre car aucune donnée relative à la nationalité et l’origine raciale ou ethnique des élèves et de leurs parents ou responsables légaux ne peut être enregistrée. OUF ! Toutefois, le ministère n'a pas bougé concernant la volonté de supprimer 13500 postes à la rentrée 2009 : la carte scolaire (ouvertures ou fermetures de classes) va être saignante. Des élèves en plus, des enseignants en moins = des classes surchargées. L'Education Nationale sera affaiblie et décrédibilisée. C'est très inquiétant.

19/12/2008, 19:54 | Par Sebastien Rome en réponse au commentaire de remyrem2 le 18/12/2008 à 14:12

18/12/2008, 19:00 | Par Marielle Billy

Bravo, voilà du solide et de la conviction. Je suis 100% avec vous. Une question : moi qui enseigne en collège, j'ai beaucoup de mal à sensibiliser mes collègues à d'éventuelles actions. Dans votre région, le lien se fait-il avec les collèges et les lycées ? Car enfin, la reculade sur la classe de seconde n'a, à mes yeux, que le but de dissocier les protestations. Il faut faire le lien, montrer l'aberration d'une école primaire ramenée à des programmes archaïques et la fausse prétention d'un lycée à la "finlandaise" ; et entre les deux, un collège souffreteux qu'on laisse à son errance. Bien à vous Marielle Billy

18/12/2008, 20:41 | Par bourbaky

Voilà de quoi ne pas trop désespérer du corps enseignant. Car derrière ce profil vindicatif combien d'heures supplémentaires acceptées à l'insu de son plein grès et derrière ces heures supplémentaires combien de cours particuliers ? Pour lutter éfficacement contre Darcos et Sarkozy il faudrait, chez les enseignants, un peu plus de rigueur politique, un peu plus de foi en les vertus du savoir, un peu moins de servitude envers la société de consommation. Heureusement la Camif vient de plonger.

18/12/2008, 21:29 | Par victorinox

Il est plus que jamais urgent de soutenir et voir s'amplifier ce mouvement de très haute volonté de désobéissance. Puissiez-vous être entendus et rejoints par la grande majorité de vos collègues, pour en finir avec ces pseudo-réformes n'ayant comme unique objectif qu'abandonner les enfants dans l'abrutissement général et la carence éducative.

19/12/2008, 00:11 | Par Sebastien Rome

Merci pour ces messages. Je pensais justement vous mettre à contribution dans les jours qui viennent. Demain, je soumets un texte qui pourra servir de trame pour écrire une lettre de soutien aux "désobéisseurs". Il ne s'agira que d'une simple proposition, chacun peut écrire ce qu'il souhaite... En attendant, vous pouvez relire à profit les paragraphes 55, 57 et 59 de la Théorie de la Justice de John Rawls. Un acte de désobéissance implique de faire appel à des lois plus fondamentales que celles que l'on transgresse (la Constitution avec par exemple "l'égalité devant la loi" notamment "La loi prévoit des dispositifs de péréquation destinés à favoriser l'égalité entre les collectivités territoriales" ou les Dispositions générales du code de l'éducation où "L'éducation est la première priorité nationale. Le service public de l'éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l'égalité des chances."). C'est de là d'où doit (re)partir le débat.

19/12/2008, 05:22 | Par Marielle Billy en réponse au commentaire de Sebastien Rome le 19/12/2008 à 00:11

Oui, Sébastien, bien d'accord avec ce que vous dites sur la désobéissance, parfois plus fidèle à des lois plus fondamentales. Je me permets d'insister sur la demande que je vous ai faite dans le message de 19h. Et puis en lisant l'article intitulé "les âmes mortes ..." de Cordoba et Fournel, je me pose vraiment la question de notre inventivité possible en matière de "lutte" ! Ce que vous faites avec tous ces collègues de primaire est un bel exemple. Il me semble qu'un des enjeux, c'est de prendre le gouvernement par "surprise", la surprise de l'intelligence et de l'imagination (en colère). Merci Marielle Billy

18/12/2008, 23:55 | Par laplote

Courageux, pertinent et habile. Je me joins à vos nombreux soutiens.

19/12/2008, 00:17 | Par Sebastien Rome en réponse au commentaire de laplote le 18/12/2008 à 23:55

Bien que cette lettre soit personnelle et personnalisée, elle s'appuie largement sur celle qui avait été proposée par l'intersyndicale de l'Hérault. D'ailleurs, je crois que je vais faire un ajout (en italique).

19/12/2008, 09:24 | Par Sebastien Rome

DÉCLARATION SNUipp, SUD Education, SNE à la CAPD DU 16 DÉCEMBRE 2008 Monsieur l’Inspecteur d’Académie, vous avez pris la grave responsabilité de sanctionner lourdement M. Bastien Cazals, directeur de l’école Louise Michel de Saint-Jean de Védas, au motif de la suspension par celui-ci de l’aide personnalisée aux élèves en difficulté. Cette décision nous choque et nous indigne profondément sur le fond et sur la forme. Lors de la convocation de M. Cazals, le mercredi 3 décembre, et de l’audience accordée à l’Intersyndicale le même jour, les propos tenus par les représentants de l’Administration se voulaient apaisants, se bornant à constater que M. Cazals était dans le déclaratif. Comment comprendre que cinq jours plus tard, la sanction tombe, brutale, lourde : 5 jours de retenue sur salaire plus trois jours supplémentaires annoncés vendredi 12 décembre. Et comme si cela ne suffisait pas, vous venez d’informer M. Cazals, par courrier en date du 15 décembre, qu’une procédure disciplinaire était ouverte à son encontre. De plus, vos propos inutilement provocateurs et méprisants tenus dans le Midi-libre du 10 décembre, accusant d’une part M. Cazals de " voler aux enfants en grande difficulté les deux heures auxquelles ils ont droit " et d’autre part votre raccourci sur le travail des RASED " s’ils avaient fait des miracles, il n’y aurait pas 15% d’élèves en échec " ne peuvent que renforcer l’exaspération chez nos collègues. Au lieu de vous interroger sur les causes et les motivations profondes qui conduisent des enseignants de plus en plus nombreux à se positionner dans le même sens que M. Cazals, vous avez choisi la méthode forte, l’affrontement, la répression forcenée en lieu et place d’un dialogue susceptible de faire évoluer la situation. C’est la plus mauvaise solution que vous avez choisie et qui fait de vous le seul Inspecteur d’Académie en France à avoir décidé une sanction d’une telle brutalité contre un enseignant. Sachez, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, que derrière M. Cazals, c’est toute notre profession qui se sent agressée, insultée et vous seul porterez la responsabilité d’une dégradation accrue du climat dans les écoles. Ne doutez pas une seule seconde que la solidarité de tous, sous toutes ses formes, entourera Bastien Cazals. Monsieur l’Inspecteur d’Académie, nos organisations vous demandent instamment de lever immédiatement toute sanction à l’encontre de M. Cazals et d’intervenir auprès du ministre de l’Education nationale pour que des négociations s’engagent dans les meilleurs délais sur les revendications des personnels.

19/12/2008, 15:30 | Par Sebastien Rome

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02/02/2009, 19:00 | Par ******

Merci, merci, merci pour cette bouffée d'oxygène, et tout simplement pour la dignité et la détermination de ce front civique. Au vu de ce qui se passe dans de nombreux autres domaines (justice, emploi, médias, recherche...), votre combat ne lève pourtant le voile que sur une partie de la nature détestable de l'agenda politique, méthodiquement planifié et appliqué avec autant de fourberie que de violence. Un d'autant plus grand merci donc, à tous ceux qui ont le courage de monter en première ligne !

02/02/2009, 20:09 | Par Sebastien Rome en réponse au commentaire de ****** le 02/02/2009 à 19:00

Merci, et encore merci d'avoir pris le temps de lire cette lettre qui me tient à cœur. Si cela permet de la mettre, un peu, en avant Mediapart, ce ne serait pas une mauvaise chose. J'espère qu'elle trouvera aussi une deuxième vie après les vacances...

03/02/2009, 09:43 | Par Arthur Porto

à propos ... Lors de l'édition de votre billet j'étais "empêché" suite à une chute En attendant ... 2009 (sur mon blog), et je viens de le découvrir du fait de votre réponse du 2 février. Je pense qu'il est opportun de continuer à diffuser cette lettre, auprès des parents d'élèves mais aussi d'un public plus large car ce qui se passe au niveau de l'école est bien révélateur du climat générale de démantèlement sous couvert de "réforme". C'est aussi une contribution supplémentaire à l'appel des appels. Et j'ajoute un "recommander".

18/05/2009, 00:10 | Par profil_inactif_28112

"les horaires restent inchangés" (et non "inchangées"). Il me semble que les hussards noirs de la République doivent maitriser l'orthographe, au risque de faire le jeu de Nicolas Sarkozy.

18/05/2009, 13:37 | Par ****** en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 18/05/2009 à 00:10

Beber999, chère petite crevure adorée, donneur de leussons majistrales vaillamment masqué sous ton pseudo vengeur, quelle pieds sadoigt hêtre de maitriser l'ortografe o point de sauter à la gorge d'un directeur d'école élémentaire qui ose négligemment laisser trainer une telle coquille : insignifiante mais ô combien jouissive pour celui qui en fait le procès. . Une des activités favorites du troll en châleur (cf. uzine.net) est de dévier le sujet de la conversation et de déstabiliser ses contradicteurs par des attaques sur leur orthographe. La morale de cette histoire ? Ben c'est simplement que je suis ton complice trollien en te nourrissant si affectueusement : je viens me blottir tout contre ton généreux trollisme.

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