un grand débat national sur les rythmes de vie de l'enfant
Avec la journée scolaire la plus longue et le nombre de jours d'école le plus reduit d'Europe, l'école française malmène ses élèves. C'est une des premières raisons qui ont vu des enseignants entrer en désobéissance. Ils le rappellent dans un communiqué et interpellent les partis, notamment de l'opposition, à prendre l'initiative en implusant une dynamique au sein des conseils municipaux où ils sont majoritaires.
Pour un grand débat national sur les rythmes de vie de l'enfant
La note de synthèse de l'Inspection Générale de l'Education nationale (IGEN) et de l'Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche (IGAENR) de juillet 2009 mériterait de nombreux commentaires. Cependant, aujourd'hui, nous n'en ferons qu'un, au sujet de la semaine à quatre jours dont les conséquences néfastes pèsent lourdement sur le destin des élèves.
Après la dénonciation de cette absurdité par les professionnels de l'enfance, pédiatres, chronobiologistes et enseignants, ce sont les IGEN et IGAENR qui reconnaissent elles-mêmes que « la situation n'est pas satisfaisante ». Selon les auteurs, la semaine à quatre jours entraîne une fatigue des élèves, la fin du dialogue entre les parents et les enseignants (ces derniers étant mobilisés en permanence par l'aide personnalisée, l'accompagnement éducatif...) et la dégradation du travail d'équipe au sein des écoles. Par la mise en œuvre de l'aide personnalisée les élèves de France subissent un allongement de la durée de la journée scolaire (déjà la plus longue d'Europe), au-delà de la limite légale de 6 heures pour les enfants. Et pour couronner le tout, avec 140 jours de classe dans l'année, les programmes, plus lourds que les précédents, ne peuvent pas être bouclés dans les temps ! Là encore un record européen !
Ainsi, l'IGEN et l'IGAENR pointent l'aberration du rythme scolaire infligé par les "réformes" de Xavier Darcos face à laquelle la résistance pédagogique s'est imposée. Si un "retour sur réforme" est déjà nécessaire seulement un an après sa mise en place, c'est que nous ne nous sommes pas trompés de combat.
Face à ce constat, Luc Chatel, renvoyant aux conseils d'école le « soin » de trouver d'autres organisations, se défausse de sa responsabilité de ministre et manque à ses obligations envers les familles et leurs enfants. Lorsque le bon choix est si clair, pourquoi ne pas le faire, si ce n'est par crainte de décrédibiliser la politique éducative du gouvernement ? Doit-on sacrifier l'avenir des enfants par commodité politique ?
Nous proposons une rupture avec cette politique immobiliste et l'organisation d'un grand débat national sur les rythmes scolaires et extra-scolaires des enfants, sans exclure aucune solution car la réponse doit être locale. C'est à cette seule condition qu'une prise de conscience de tous les acteurs intervenant auprès des enfants est possible. Alors qu'un ministre a mis la communauté éducative dans l'ornière, il serait du devoir de son successeur de donner à cette communauté les moyens d'en sortir en organisant lui-même ce débat. Mais nous doutons que cette volonté existe. C'est pourquoi nous appelons les maires des villes opposés à cette réforme ubuesque à lancer, dans les semaines qui viennent, des concertations dans leurs propres villes. Les Conseils Généraux et Régionaux doivent également se mobiliser afin de faciliter le passage à un rythme de vie plus équilibré pour les enfants.
Les principaux responsables de partis, le Président de l’Association des Maires de France, le Président de l’Assemblée des Départements de France, le président de l’Association des Régions de France et les fédérations de parents d'élèves recevront un courrier les invitant à se prononcer sur cette question et à initier ce débat dans le pays.
Le Réseau des enseignants en résistance pédagogique

Tous les commentaires
Voilà une initiative qui ne manque pas de pertinence et d' à propos, même si l'on connaît déjà la réponse de certains, et qu'il y a déjà eu des initiatives en ce sens dans certaines villes ( avec des résultats le plus souvent plutôt mitigés, car la ''résistance'' ne va pas toujours dans le sens souhaité..)
Bien sûr, dans l'intérêt de l'enfant, il serait logique de réintroduire la fréquentation de l'école le mercredi matin mais, répondre aux besoins de l'enfant conduirait aussi à bien d'autres réformes touchant à l'organisation de toute l'année scolaire.
Je reste partisan d'un samedi et dimanche "familiaux", ne serait-ce que pour pointer l'importance du rôle de la cellule familiale.
L'organisation de l'année scolaire, des congés, des journées de l'écolier depuis son lever tôt le matin pour prendre un bus jusqu'à son retour le soir, les temps de récréation, tout cela concerne aussi l'organisation de toute la société, avec les intérêts des vendeurs de vacances.
Ce serait aussi retravailler la relation enseignants-parents, les objectifs de l'école, le nombre d'enfants par classe, la rémunération des enseignants et bien d'autres choses.
Bref tout le monde est concerné et sur bien d'autres sujets touchant à l'éducation.
Ne soyons pas trop difficile, applaudissons à ce premier pas et commençons par relire la lettre du professeur Montagner adressée à un enseignant ICI,
histoire de se mettre dans le bain!
"l'organisation d'un grand débat national sur les rythmes scolaires et extra-scolaires des enfants"
Certes, mais avec quels participants pour y jouer quels rôles et pour quoi faire ?
Il ne semble pas qu'un tel débat puisse être lancé pratiquement sans l'aval du ministère et son engagement à tenir compte des demandes que le bilan final définira comme prioritaires.
Commençons déjà par obliger le ministère à accepter l'idée du débat et à s'engager à ce qu'il soit suivi d'effets.
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"sans exclure aucune solution car la réponse doit être locale."
Vrai, et faux tout autant, car il faut que la loi fixe ce qui doit être commun à tous, et les points pouvant être librement aménagés localement.
A défaut, ce serait la fin de l'Education nationale seule garante de l'égalité des chances.
@ cyrano et Claude Lelièvre
Légalement, ce sont les conseils d'école (parents d'élèves élus, élus municipaux et enseignants qui proposent une organisation de la journée, de la semaine et de l'année scolaire ; le maire arrête les horaires de l'école) qui décident pour les écoles et les maires avec les associations d'activités extra-scolaires pour les loisirs. Donc, concrétement la véritable discussion ne peut-être qu'entre partenaires d'une même ville ou village ou d'un même quartier.
Mais ce débat doit être lancé nationalement, par le ministère ou s'il fait défaut par les oppositions qui ont un poids dans les politiques locales. En initiant, au même moment des discussions dans toute la France et en créant des évènements nationaux (création d'une campagne d'informationc commune entre toutes les parties interpellées, sur internet, dans les journeaux...), des lignes peuvent bouger.
La réponse locale est nécessaire car un petit parisien n'aura pas les mêmes conditions de vie qu'un petits lozerrien. L'implusion nationale pour permettre aux acteurs hors de l'école de prendre la mesure de l'enjeu.
@ Sebastien Rome
Vos "mutins salonnards de l'EN " ,ils sont gonflants .....avec leur débat national ,leur terme sur l'enfance malmenée ,leur statut hyper protégé de fonctionnaire de l'EN etc....tout le monde sait qu'il n'y a qu'un but derrière cela ,réduire encore le temps de travail des enseignants .Ils ne trompent personne.
Comme vous le soulignez avec justesse,les horaires au primaire ,c'est un problème local entre corps représentatifs...chaque école est libre de fixer le calendrier.
Le véritable progrès démocratique serait de faire voter les horaires par "tous les parents d'élèves et non pas les gens de la PEEP ou la FCPE" dans chaque école au mois de Mai pour l'année suivante..avec l'abrogation de la carte scolaire..ceux qui ne seraient pas satisfait auraient le temps de changer d'école .Après tout ,les parents financent l'école par leurs impôts et sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour leurs enfants...que cela plaise ou non aux chronobiologistes ou à Montanier le retraité .
@alcyme
vous êtes un beau salonnard dans votre siège, devant votre ordi. Il faut avoir aucune considération pour ceux qui travail vraiment dans des classes. Lorsque du plus petit des instits jusqu'au plus haut fonctionnaire de Inspection Générale disent ensemble que cette journée à quatre jours de 6h + aide personnalisée + accompagnement éduactif + les garderies + la cantine, c'est trop, je ne vois pas bien pourquoi vous la ramenez en pure provocation.
Non, des journées moins longues avec des heures mieux réparties dans le semaine (avec mercredi) ou dans l'année (avec les vacances) permettra de mieux mobiliser l'attention des élèves (et donc d'avoir une école plus performante) et de remettre en oeuvre une politique de développement du travail d'équipe dans les établissements (fortement mise à mal, et parfois réduite à zéro par la semaine à 4 joprs +++). Mais pour comprendre, il faut soit connaître ce que c'est une école ou avoir un peu de modestie et estimer que ceux qui travaillent savent de quoi ils parlent.
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"chaque école est libre de fixer le calendrier." lisez http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/luc-chatel-revient-sur-la-semaine-61810
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"Le véritable progrès démocratique serait de faire voter les horaires par "tous les parents d'élèves" remarque idiote tant chaque équipe enseignante est bien consciente de cela. Changer les horaires d'une écol, cela ne se fait à pas à 3 ou 4, c'est d'ailleurs l'un des points de blocage (mais positif, dans le sens de la recherche de consensus).
@ Sebastien Rome
http://www.resistancepedagogique.org/site/articles.php?lng=fr&pg=109
Vous vous faites systématiquement le porte parole de ce site qui visiblement n'est pas traqué" par le KGB Sarkoziste
".Sinon les 1200 signataires ,dont vous même ,auraient du souci à se faire...Nous sommes donc loin de l'unanimité des critiques et du soutien,du plus petit des instits au plus haut fonctionnaire de l'Inspection ....1200 signataires qui pour la plupart étaient sur l'ancien blog des " mutins de salon " .Cela ne justifie pas un débat national....D'autant plus que Mr Chatel laisse libre de faire cours le Mercredi et le Samedi ,ceux qui le désireraient...cette liberté a l'air de vous chagriner ( du moins votre site qui veut lancer un débat sur l'emploi du temps scolaire et extra scolaire ( au fait l'extra scolaire ,cela ne les regarde pas)...Moi je trouve cette diversité intéressante,au lieu d'un horaire national ,un tantinet jacobin .
Des classes à 6 h sur 4 jours,avec les WE et le Mercredi de libre ( si mon fils était encore à l'école primaire,cette solution m'aurait plu et je n'aurais pas eu l'impression de" maltraiter " mon fils.)
Des classes à 4 H par jour..et après midi libre...ce n'est pas mal non plus.
etc ,etc,
Visiblement sur ce tract de Septembre la journée de 4 jours ne semble pas être leur souci primordial.....
Lorsque vous parlez de 6 h de cours par jour , vous n'êtes pas trés honnête...tout le monde sait qu'1 h de cours ,c'est en réalité 45 à 50 minutes pour les élèves donc en réalité 4H 30 par jour et si l'on pondère par les "activités sportives et d'éveil" qui demande moins d'attention que l'arithmétique et le français....Nos enfants et nos enseignants sont moins au bord de la crise de nerfs qu'ils le croient durant les 140 jours d'école,surtout qu'ils en ont 225 pour récupérer.
PS: Sebastien,tous les français ont leur mot à dire sur l'école...ne faites pas le coup du spécialiste agressé et du soit vous êtes..soit vous êtes ,c'est tarte ...
"Visiblement sur ce tract de Septembre la journée de 4 jours ne semble pas être leur souci primordial.....
Lorsque vous parlez de 6 h de cours par jour , vous n'êtes pas trés honnête...tout le monde sait qu'1 h de cours ,c'est en réalité 45 à 50 minutes pour les élèves donc en réalité 4H 30 par jour et si l'on pondère par les "activités sportives et d'éveil" qui demande moins d'attention que l'arithmétique et le français...." du délire.
Tout le monde a le droit de parler et débattre d'école, mais le minimum pour en parler sérieusement, c'est de ne pas s'en tenir à vos gros a priori.
@ Sebastien Rome
N'y a t il plus des récréations à l'école élémentaire ?
C'est bien la preuve qu'il n'y a pas 6H de cours ......stricto sensu .
Au collège et au lycée ,les élèves et les profs ,changent de classe..ces déplacements amputent l'heure de cours...
Au fait combien y a t il d'heures de gym sur les 24 du CP ?
@ Sebastien Rome
Vos "mutins salonnards de l'EN " ,ils sont gonflants .....avec leur débat national ,leur terme sur l'enfance malmenée ,leur statut hyper protégé de fonctionnaire de l'EN etc....tout le monde sait qu'il n'y a qu'un but derrière cela ,réduire encore le temps de travail des enseignants .Ils ne trompent personne.
Comme vous le soulignez avec justesse,les horaires au primaire ,c'est un problème local entre corps représentatifs...chaque école est libre de fixer le calendrier.
Le véritable progrès démocratique serait de faire voter les horaires par "tous les parents d'élèves et non pas les gens de la PEEP ou la FCPE" dans chaque école au mois de Mai pour l'année suivante..avec l'abrogation de la carte scolaire..ceux qui ne seraient pas satisfait auraient le temps de changer d'école .Après tout ,les parents financent l'école par leurs impôts et sont les mieux placés pour savoir ce qui est bon pour leurs enfants...que cela plaise ou non aux chronobiologistes ou à Montanier le retraité .
C'est plus compliqué que cela, alcyme 'retraité' qui traitez Montagnier - avec 'g' - de retraité...
Mais au cas où l'école démocratique vous intéresserait vraiment, vous pouvez lire le site de l'APED
http://www.skolo.org/?lang=fr
@ Sebastien Rome
"Légalement, ce sont les conseils d'école (parents d'élèves élus, élus municipaux et enseignants qui proposent"
Certes, mais c'est l'Inspecteur d'Académie qui dispose, dans le cadre des consignes ministérielles.
J'ai souvenir d'une action il y a une douzaine d'années des parents d'élèves et de la mairie, avec le soutien du député, pour la suppression du samedi matin (les enseignants étaient contre) avec 3/4 h de plus par jour ; la réponse de l'IA avait été alors une simple citation du BO : "la semaine comporte 27 heures d'enseignement réparties en neuf demi-journées de trois heures."
Circulez, y a rien à voir...
L'on ne saurait qu'apprécier une telle initiative, le vie scolaire de l'enfant est l'une des bases de son éducation et de sa stabilité psychologique. Le reste étant dû au milieu éducatif parental. voir de l'état général de la société en matière de civilité. Apprendre à vivre ensemble, a se respecter et à respecter l'autre demande du temps, et de bon exemple bien vivant. . Qu'a donc bien voulu donc faire ce gouvernement, mis à part peut-être économiser là où précisément il n'est pas possible de faire des économies. La France veut-elle avoir un Futur, avec un F majuscule, ou bien doucement perdre ces avantages durement gagné les uns après les autres. . Comment comprendre de telle politique au rabais, là ou la société et les rapports familiaux ayant tendance à se déliter, celle-ci se doit d'exiger une compensation éducative inverse en temps consacré à chaque futur citoyen. . tout mes vœux donc...
Merci pour ce commentaire de soutien.
Bonne idée de lancer ce débat, Sébastien Rome, car si, pour débattre, il faut attendre les ministères actuels en France... !
Vus de Belgique, les horaires des petits français semblent bien lourds.
Ceci dit, tout n'est pas pour autant rose en Belgique.