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ETERNELLEMENT ESCLAVE
Sentir la joie, rire et se projeter dans l’avenir n’est pas permis lorsqu’on est né autre part. Né quelque part, sur les terres brûlées lointaines. On est moins que rien, des citoyens de seconde classe, au mieux, et esclaves, des temps modernes, au pire. Rêver de se libérer, pour un esclave, est une provocation qui sera puni sévèrement.
Arrivé en France à l’âge de quatorze ans et pris en charge par la DASS (la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales), après qu’on ait brûlé ma terre natale à coup de Dollars, de Francs, Deutsch Mark et autres devises, en dressant les uns contre les autres dans une guerre froide, pour les, prétendument, défenseurs des droits de l’homme, mais infernal pour nous.
Je touche le sol Français, le début de la liberté rêvée, mais le prix à payer, pour se faire accepter des autochtones, n’était appréciable qu’au bout de quelques années, de déracinements, de rejet et d’amputation identitaire.
La douloureuse amputation été anesthésiée par l’espoir que représentait l’école et le nouveau départ en terre des droits de l’homme. Je me suis, alors, plongé à bras le corps et âme, dans la course à la réussite offerte par l’école; une chance inouïe comparée à ceux restés, derrière, dans l’enfer. Les années passaient et j’avançais vers mon but de regagner ma liberté et redevenir respectable en intégrant une communauté de valeurs, de droits et de devoirs où ma réussite à l’école légitimerait ma demande de liberté.
Au début de ma thèse, dans une université de renom en Allemagne, je me suis, enfin, senti digne de demander la naturalisation. Mais, l’impardonnable péché avait été commis; l’esclave endormi tout en rêvant et se croyant déjà libre. Je ne pouvais plus prétendre à la naturalisation car hors de France, bien qu’en collaboration avec mon université d’origine et une adresse permanente en France.
Par la suite, le hasard de la vie m’a mis en face des offres et des choix hors de la France. L’Oxford que mon orgueil de citoyen de seconde classe ne pouvait pas refuser. Mais esclave un jour, esclave toujours ; après cinq ans, patatras, le nouveau rebondissement, pressenti par la fragilité de ma situation légale, mon visa en Angleterre ne fut pas renouvelé. Je ne pouvais plus renouveler mes financements de recherche. Me revoilà tombé de haut et de retour en France.
Depuis six mois, je n’ai ni couverture médicale ni droits aux indemnités de chômage ni de travail à l’horizon. J’ai péché par l’orgueil de mes diplômes et réussites, que je croyais solide.
Le rêve devient un cauchemar. Si ca continue je me retrouverais, bientôt, dans la rue. Mais mon orgueil ne l’acceptera pas et ne supportera pas le poids du boulet.
Esclave un jour, fut l'esclave pour toujours.
‘‘Bagnard, je suis, chaîne et boulet
Tout ça pour rien,
Ils m'ont serré dans l'île de Ré
C'est pour mon bien
On y voit passer les nuages
Qui vont crevant
Moi je vois se faner la fleur de l'âge
Merde à Vauban’’1
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1-Merde à Vauban, Léo Ferré


Tous les commentaires
courage ami !
Cruelle histoire.
Elle prouve qu'il faut un réel retournement des politiques en matière d'accueil des migrants.
Voir les travaux du GISTI et de la CIMADE, agir avec eux, politiser les positions en interpellant les pouvoirs publics et nos élus...
Jean-Jacques M’µ
Voici un texte qui devrait faire le tour des journaux, passer par les le pen, les sarko et guéant ; faire le tour de tous les bien-pensants, ceux qui associent étrangers avec profiteurs, ceux qui veulent leur pays vieillissant pour eux, les de souche.
Un texte qui mériterait les grands titres, juste pour savoir jusqu'où la connerie de cette politique de rejet de l'autre nous conduit.
Bon courage Shaams. De tout coeur avec vous.
Et pendant ce temps, Duvallier fils est resté 25 ans en France, sur le Côte d'Azur sans être jamais ennuyé, et a quitté notre sol de la même façon pour récupérer du fric via Haïti.
Voir ici :
http://blogs.mediapart.fr/blog/kakadoundiaye/161211/jaccuse-0
Bravo, monsieur Guéant.
ajout : pas de confusion sur mon message, c'est au sujet du traitement de "nos" étrangers, vous avez dû comprendre !! De tout coeur avec vous.
Je me demande aussi comment forcer les barrages...
Sur quoi donc portait votre thèse ?...
Jean-Jacques M’µ
Je suis biochimiste. Ma thèse était sur l'analyse des changements structuraux des protéines lors de déclenchement de signalisation cellulaire. A Oxford, je travaillais sur les voies de signalisations impliquées dans le system immunitaire adaptatif (les lymphocytes T).
Qu'est-ce qui vous avait intéressé, dans cette voie ?... Qu'avez-vous pu découvrir grâce à cette thèse ?... Quelles furent vos options ?... Vos hypothèses ?... Qu'en déduisez-vous aujourd'hui ?... Connaissez-vous toujours autant le milieu ?... En avez-vous connu d'autres depuis ?...
Jean-Jacques M’µ
Initialement, c’est la recherche qui m’intéressait. C’est véritablement une drogue, la recherche. On se prend très vite au jeu. Dans la recherche fondamentale, c’est des petits riens qu’on met bout à bout. J’ai surtout travaillé pour essayer d’etudier plutôt l’ensemble, sans se préoccuper, comme c’est le cas classiquement, du fonctionnement d’une seule molécule… voir l’horloge dans sa globalité et apprendre à lire l’heure sans se soucier du métal constituant les aiguilles. Les options au départ, après mes études en France: i-rester en France pour faire une thèse sans avoir le choix du sujet. ii- faire comme pas mal de mes camarades, considere l’ensemble des pays de l’EU pour avoir plus de choix et surtout trouver ce que je voulais faire. Alors, c’est en Allemagne que j’ai eu la chance de trouver exactement le sujet sur le quel je voulais travailler. Alors j’y suis allé sans penser aux emmerdements administratifs qui m’attendais; je pensais naïvement que la naturalisation ne devait pas poser de problème, car j’ai grandi et fait toute ma scolarité et études en France. Par la suite, c’était difficile de refuser d’aller a Oxford. .. j’y suis allé et j’y ai fait des erreurs politiques. Oui, je connais autant le milieu et j’ai effectivement passé des entretiens et concours pour entrer au CNRS mais vu la conjoncture économique, la création de postes est quasiment nul et il faut attendre.... Vu la situation, je dois probablement renoncer à ma carrière dans la recherche et faire autres choses…il faut se « dédroguer » des joies de la recherche, se lever et repartir. C’est donc le temps qui est le facteur déterminant dans tout ca. Vu que les anglais n’ont pas encore transferé mes cotisations en France, et, pour des raisons qui me sont étrangères, ils ne le feront pas dans un avenir proche non plus. Je suis en suspens mais en touchant le fond ! Encore une fois l’histoire est entraine de se répéter; je trouve des postes hors de la France. Mais partir c’est encore se retrouver dans des situations fragiles, légalement. Partir implique d’accepter de rester « étranger » avec des droits restreins, ad vitam aeternam, ou bien renoncer a ma carrière pour espérer en fin légaliser cette situation et enfin avoir des droits et des devoirs : pouvoir se sentir libre, voyager, VOTER et se sentir faire parti d’un ensemble. Je ne retrournerais jamais dans mon pays d’origine; je n’y ai plus rien et je crèverais ici… mais administrativement, et ceci depuis 25, je suis en suspens…
Vos choix ne sont pas des choix, effectivement, et je comprends votre désarroi, surtout avec des lois qui se succèdent de mois en mois, à chaque fois plus coercitives.
Vous avez vu du côté du collectif contre le 31 mai ?...
Jean-Jacques M’µ
Ce qui me paraît hallucinant dans votre histoire, c'est qu'on nous bassine avec l'europe et un espace européen au sein duquel les citoyens pourraient circuler librement lorsqu'ils sont en règle ce qui était il me semble d'après votre texte, votre cas.
Allez consultez les associations comme le MRAP et le GISTI car elles m'ont aidé à résoudre (cela prend néanmoins du temps et de l'énergie) des situations similaires à la vôtre dans la partie africaine de ma famille.
Le problème, et il n'est pas des moindres, c'est la quantité de papiers demandé par ces ******** alors qu'ils savent très bien qu'une personne qui vit dans une situation précaire a du mal à les conserver. C'est de la persécution sadique à une époque où ils ont tout sur ordinateur !
Ils demandent même des papiers qui n'existent pas !
Honte ! honte ! honte !
l'éternité n'existe pas
il n'y a pas d'esclaves éternels
il n'y a pas d'esclavagisme éternel
rien n'est éternel
l'Homme peut casser
les murs
les murs de la bêtise
ceux de la honte
ceux de la culpabilité
lézarder ses propres murs
qui nous mettent en boîte
nous empêchent de
l'Homme doit
briser le fatalisme
ouvrir les chaînes
en nous
s'ouvrir tout court
je vous souhaite un courage exemplaire,
Shaams,
ne baissez pas les bras, nous sommes là

Merci la dame du bois-joli!
L'affaire des papiers insurmontables est une réalité.
La société civile se doit de renverser ces lois (des dispositions, souvent anti-légales) iniques, d'accord. Mais en attendant, il faut tenir.
Il faut s'entourer d'énergies, Shaams, allez vers les autres, les plus proches possibles de vos convictions, de vos envies, et renforcez vos solidarités...
Tenez. Je sais qu'il faut du gnac, qu'il faut un peu de sous pour circuler, qu'il faut éviter les contrôles et les centres de rétentions, la détention et les exclusions... Mais il faut tenir tenir tenir tenir... Proposez vos services, acceptez ceux des autres s'il en arrive qui vous en offrent. Utilisez vos moyens, si réduits soient-ils... et tenez bon. Personne n'a jamais rien réussi tout seul. Personne.
Jean-Jacques M’µ
Oui, d'accord avec la Dame du bois joli.
Votre titre attire, c'est déjà ça.
Mais l'esclave, sa force est dans sa soumission. Il n'y a d'esclavage que dans le consentement. L'abolition de l'esclavage est un leurre, je n'ai cessé de le répéter, mais cette abolition révèle une chose (en plus du fait que, du coup, ce n'est pas éternel), cette abolition a révélé au monde que les individus pouvaient exister par une identité. L'esclave, avant 1848, naissait esclave, sans aucune déclaration de parents. Il n'était rien. Il existait inexistant. Depuis 1848, les individus naissent fils de... et de ... Du coup, avoir une parentèle, une lignée ça vous situe, ça vous place dans la vie. Certes, la main d'œuvre n'a fait que se transformer, et le salariat a continué les forfaitures de l'exploitation des êtres humains et du pillage des ressources... soit. Mais si l'on s'en tient aux mots et à leur pouvoir symbolique, celui qui est esclave est celui qui renonce à dire ce qu'il est, et qui accepte de céder sa volonté à la volonté des autres. Savoir ça, prendre conscience de ça, c'est s'affranchir, c'est faire un pas vers l'autonomie et l'indépendance. La liberté, la vraie : celle qu'on décide.
Son temps à soi, le temps qu'on va employer, estce que ce sera un emploi pour les autres ?.. un travail ?.. une aubaine ?... ou bien est-ce que ce sera ce qu'on a voulu, soi ?... Si les autres ne veulent pas de mes compétences, comment irai-je offrir à d'autres ce dont je me sais capable ?..
« Dis donc, camarade soleil, tu ne trouves pas que c'est plutôt con de donner une journée pareille à un patron ? » (Jacques Prévert)
Jean-Jacques M’µ
ETERNELEMENT LA MAIN TENDU,
Il faut téléphoner à Al Quaïda, ils embauchent.
Surtout dans la chimie et le nucléaire, vous avez de l'avenir.
Toujours aussi joyeux drille passifou ? Là, je suis morte de rire, vraiment !
Moi non plus, je ne suis pas drôle !
Passifou ! à la niche !...
(Excusez, mais y'a des moments où il faut se rendre à l'évidence : quand être bête c'est carrément méchant, et inversement, il faut se protéger sans état d'âme, immédiatement, et avec toute la force de nos maigres moyens.)
Jean-Jacques M’µ
@Passifou
Oui après qu'on m'ait volé ma terre, on me vole mes cotisations. C’est comme ça.
En tout cas, je préfère tendre la main que voler l'Afrique pour soutenir ma démocratie.
Et merci pour l'idée. Mais je ne te donnerais pas cette satisfaction. Ça t’arrangerait, je sais. Si tu défiles sous les moustaches du Maréchal, c'est ton problème. Moi j'éviterais les moustachus cocus, barbus stalingradés et fous du dieu et demeurés de tout bord.
Cordialement,
S
Je n'en reviens pas comment on peut se croire drôle avec des plaisanteries sur la perte de dignité. Comment peut-on être à ce point-là méprisant des autres ?... Ça me dépasse !... Et je crains qu'hélas, ces paroles-là ne soient que des pensées largement partagées par une majorité qui ne s'exprime dans les urnes que pour envenimer encore davantage les relations humaines.
Jean-Jacques M’µ
pas mal, la réplique, shaams.
Votre nom a-t-il à voir avec Tabriz ?
oui et avec Rumi!
Je vous ai demandé si vous aviez regardé du côté du collectif du 31 mai :
http://www.collectifdu31mai.com/
Peut-être de ce côté-là ?...
Non ?...
Jean-Jacques M’µ
Je regarderai!
Merci,
S
Il y a peut-être un boulot de biochimiste payé au lance-pierre, quelquepart. La plupart du temps, les enfants de pauvres qui arrivent à étudier, n'entrent pas dans les bons jobs. Ils sont déjà réservés.
C'est pourquoi, il reste quelques candidats pour les boulots très mal payés.
Ne restez pas seul. ça ne mêne à rien.
Essayez-tout. Le télé-enseignement en chimie, en biolo, l'enseignement dans les boîtes privées (faites semblant d'être bon chrétien,
). La société ne vous fera aucun cadeau. Aucun.
Et puis le monde est grand.
Je souhaite que ça s'arrange pour vous.
Un truc en or pour tous les lycéens : c'est la molle (ou la mole, je ne sais pas). Y'en a aucun qui pige. Je ne te dis pas les couilles en or des profs de physique-chimie dans les cours particuliers.
Les vacances, c'est la période des révisions. Profitez-en Shaams.
Jean-Jacques M’µ
Oui, c'est la mole. Unité de mesure rapportée aux 12g de carbonne. Les lycéens ont besoin de soutiens en physique chimie. Pas de doute.
Y'a des chôzes que tu ne sais pas, toi ?...
Le doute m'habite.
Jean-Jacques M’µ
Oui, j'ai senti cela lors d’un entretient à Pasteur. Si l’on n’est pas dans le bottin mondain, tous les diplômes du monde ne vous assureront pas les postes un peu plus honorables, qui sont en effet réservés.
Je chahutais l'ami Bernard (qui est tout sauf un ermite, celle-là, je suis sûr qu'on ne la lui a jamais faite)...
Sinon, pour les boulots réservés, franchement, je n'en sais rien, c'est un monde que j'ignore complètement celui de la recherche d'emploi...
Jean-Jacques M’µ
En france quelque soit ce que vous recherchez, boulot ou logement tout fonctionne par réseaux, si vous n'appartenez à aucun réseau vous pouvez être un génie surdiplomés vous galèrerez un max. Je le sais pour l'avoir vu fonctionner. Mais parfois se trouver inclus dans un réseau est le fait d'un coup de bol (je connais des personnes à qui s'est arrivé) être au bon endroit, au bon moment pour rencontrer la bonne personne....
C'est pourquoi il me semble important que vous contactiez un maximum de gens pour aider la chance.
Inscrivez-vous sur LinkedIn - Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/LinkedIn
qui est un réseau professionnel. Si des personnes de votre branche sont intéressée par votre profil, elles demanderont à entrer en contact avec vous. J'ai entendu parler d'un autre réseau qui fonctionne mais il faut que je demande le lien à un ami.
Bon courage
oui en effet je suis inscrit a Linkedin.
Merci,
S
@shaamsinparis...
C'est un peu comme quand le policier me dit "Ah, tu n'es pas français" et tout change... la plainte n'est plus une "vraie" plainte, et le papier va à la poubelle.
Bonjour SHAAMS,
Question complexe que vous posez là. Et j'imagine assez bien les questionnements qui sont les vôtres. Point amusant, nous avons quasiment le même cursus universitaire (Biochimie structurale en DEA puis thèse d'immuno-cyto-chimie portant sur les configurations 3D des récepteurs lymphocytaires aux agents mitogènes).
Parmi les sites de recherche d'emploi que je conseille toujours d'emblée il y a cyber-emploi-centre. A condition d'être géographiquement mobile, on y trouve une foultitude de lien. Bon, mais le marché de l'emploi pour les scientifiques "hors cénacle" est toujours très difficile. J'en sais quelque chose... :-).
Je vous met le lien in-extenso puisque je n'arrive pas à surligner mon texte pour l'insérer : http://www.cyber-emploi-centre.com/
Par ailleurs, plus que des réponses, il y a les "bonnes" questions à identifier :
- Quelle priorité (revenu, géographie ou secteur d'activité ?)
- Quelles sont vos autres "talents" ? L'idée d'un CDD dans une entreprise agro-alimentaire (labo d'analyses biochimiques quasi systèùatique chez les "gros") est-elle éligible, au moins le temps de vous "repositionner" ?
Bon, je ne vais pas pollluer le fil avec mes questions (qui, en plus ne sollicitent pas de réponse au sens où mon premier propos est de vous suggérer, pas de "Savoir quelque chose sur vous".
Si vous le souhaitez, utulisez les mp. Pas de souci pour moi.
Et bon courage de toute façon.
C'est vrai ça, j'avais oublié, Samines !
Merci.
Jean-Jacques M’µ
:-)
Merci Samine, je regarderai le lien que vous avez eu la gentillesse de m'indiquer. En attandent les beaux jours, tout est bon a prendre et ceci sur tout le territoire francais...
Bien cordialement,
S
Je vous mets en info et en lien un billet qui pourrais vous être utile ?
La première défaite de Guéant.
25 Décembre 2011 Par albert herszkowicz
http://www.universiteuniverselle.fr/,
Ah oui ! j'aurais dû la refourguer celle-là, elle est très bien. Pourquoi n'y ai-je donc pas pensé ?..
Merci Wata, ça remet du baume au cœur et permet de se dire que l'avenir n'est peut-être pas si fermé.
Jean-Jacques M’µ
Je l'espére bien, JJ!
Merci Wata!