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Un malaise, pas seulement dans le hall de «Libération»

Ceci est un billet de blog et non un article du journal Mediapart. Parce que je ne suis pas allée enquêter sur l'affaire Florence Cousin, parce qu'il ne suffit pas d'avoir vu pour comprendre. Donc je ne parlerai que de ce que j'ai lu, comme le font la plupart des commentaires du Club Mediapart. Certes, on pourra dire que j'en sais un peu plus, ayant travaillé plus de quinze ans à Libération, journal que j'ai quitté en 2002, sans aucune acrimonie, avec en poche le chèque d'un guichet départ (dont chacun peut lire, à l'aune de cette histoire, qu'il fut bien plus conséquent en raison des conventions collectives de la presse que celui que peuvent recevoir les licenciés de Molex ou LU, on ne s'en plaindra pas).


Aujourd'hui ce journal abrite en son sein une salariée qui refuse son licenciement. L'affaire, certes triste, relèverait traditionnellement du droit du travail, s'il n'y avait la grève de la faim de cette mère de famille. Son licenciement est-il abusif ou pas? Les indemnités proposées sont-elles acceptables ou pas? Là n'est plus la question. Il y a une gréviste de la faim face à un patron "qui pète les plombs". Donc un rapport de force avec de l'émotion à tous les étages.


Toute tragédie s'inscrit dans une histoire. Celle de Libération n'est pas exempte de gloires et de bassesses. Reste dans cette affaire un malaise, qu'aucun des bloggeurs de Mediapart n'a franchement nommé, et que je me refuserai aussi de désigner car le nom vaut déjà reconnaissance: le bras armé du comité de soutien de Florence Cousin qui n'hésite pas à appeler à la formation d'un «Front national de libération de la presse». Qui se fait le spécialiste de la recherche de toutes les filiations et origines, de la traque de tous les noms de famille les accompagnant parfois de «sioniste». Qui couvre d'insultes certaines «femelles» du journal. Qui qualifie Laurent Joffrin d'«assassin». Abjecte. Immonde.


Et qui aujourd'hui, forts de ces propos qui dépassent largement le droit du travail, conduit Florence Cousin dans une impasse qui, au mieux, la conduira vers un licenciement bien moins honorable (le premier motif de licenciement était pour faute si j'ai bien lu... Les indemnités de départ et les engagements de formation tiendront-elles alors longtemps si l'affaire devait se conclure devant les prud'hommes?), au pire dans une victimisation irréparable pour sa santé.


On peut supposer dès lors, que ce n'est pas simplement par «conformisme et peur du chômage» que certains restent prudents dans leur soutien.


Certes, un directeur de journal, un "patron", se doit, tel le capitaine du Titanic, de ne jamais «péter les plombs». Il est de son devoir de tenir l'entreprise quelles que soient ses angoisses et ses haines. Surtout devant des caméras.
Mais reste aussi, comme le dit Cixi "responsable RH", dans le club de Mediapart que «la médiatisation du combat [de Florence Cousin] et les moyens extrêmes qu'elle met en oeuvre [risque de] la griller auprès de toutes les entreprises de son secteur.» Cette médiatisation là n'est donc pas à son avantage. Alors à qui profite le crime qui se profile ?

Tous les commentaires

Sophie, ce que j'attends de Mediapart, ce n'est pas un nouveau lever d'un petit coin du voile qui entoure cette affaire – Dominique Conil a déjà évoqué ces soutiens désastreux – mais un article informé et détaillé résultant d'une enquête journalistique comme celles auxquelles Mediapart nous a habitués.

Je ne saurai mieux dire qu'Anne Guérin-Castell. Votre billet sur votre blog semble fait, au départ, pour ne vexer personne. A l'arrivée, la tête de Florence Cousin est tranchée au nom du réalisme ! Etonnant, non ?

Merci pour cet éclairage qui me semble plein de respect pour Florence Cousin et de lucidité sur l'enjeu autour d'elle. Méconnaissant tout de l'histoire "plus intime" de Libération, votre propos me semble contribuer sinon à l'apaisement au moins à ne pas rajouter là où la solidarité devait être humaine hors toute autre intention. Ceci étant, nous aurions besoin, pour être plus juste, d'un article de la rédaction sur cette affaire, ce qui est suggéré plus haut par Anne Guérin-Castell

Merci de cet éclairage. Cela me conforte dans mon idée qu'il faut un arbitrage, et vite. C'est quoi ce FNLP ? Autant qu'on sache, ça permettra d'y voir plus clair. Et il y a un "comité de soutien", donc ? Il la soutient comment ? C'est ce que je disais sur l'autre fil: on ne me dit jamais rien, à moi (médiapartien de base). Comment voulez-vous que je m'y retrouve, moi, dans ces histoires de Parisiens pas clairs ? .

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Chère consoeur, Votre billet m'étonne, et me peine Vous écrivez ".../... je ne suis pas allée enquêter sur l'affaire Florence Cousin, parce qu'il ne suffit pas d'avoir vu pour comprendre.". Soit. Victor Hugo aurait surement lever un sourcil en vous lisant, et, derrière lui tous les reporters qui écrivent des "choses vues", mais bon ce n'est pas faux, c'est pour cela qu'une rédaction a des enquéteurs, des analystes, des spécialistes. Et excusez moi, n'êtes vous point la même Sophie Dufau qui est salariée de Mediapart et a quelques responsabilités éditoriales ? Qu'est ce qui vous empêche de faire (ou faire faire) une véritable enquête sur cette histoire ? Pourquoi ce billet qui n'éclaire rien, ajoute à la onfusion, en jettant peu élégemment quelques pierres dans mon jardin, sans même citer votre source. Tsss...tsss...

Raymondb Michel Puech, Consoeur, dites-vous ? Donc vous êtes aussi journaliste. Votre texte est bourré de fautes d'orthographe grossières (pas la petite faute qui échappe ...). Un peu de respect pour les lecteurs SVP.

En plein dans le sujet, raybor !

Bon, d’accord, on lit ceci dans le billet de Michel Puech : Aurait surement lever… enquéteurs… onfusion… jettant… élégemment Selon moi, ce n’est pas de l’irrespect pour le lecteur, c’est de l’émotion. Raybor, je vous trouve bien formaliste. Si vous n’avez que cela à dire sur ce si douloureux problème, c’est un peu court, jeune homme… Le billet de Sophie Dufau a le mérite de poser des questions. Il n’a pas celui d’apporter des réponses. Peut-être, comme le suggère Michel, qu’une petite enquête… Et pendant ce temps là, Florence s’affaiblit chaque heure un peu plus. Y a autre chose que l’aurtograffe, dans la vie, cher Raymond !

Raymondb : Je suis tout a fait désolé d'avoir heurté votre sensibilité de lecteur féru en orthographe: mais, savez vous, que la bonne connaissance de l'orthographe n'est pas (n'était pas) indispensable a l'exercice du reportage ? Pour respecter le lecteur, il y a dans les rédaction, en tout cas il y avait du temps ou j'étais "en poste", des secrétariats de rédaction (qualification de Florence Cousin) et des correcteurs. Malheureusement les correcteurs, très souvent syndiqués à la Cgt sont en voie de disparition, et les "SR" - comme on dit - sont débordés par la charge de travail ce qui explique que comme dans mon commentaire, il y a souvent des fautes dans les journaux. Malgrè mon statut de "blogueur", je fais corriger gracieusement mes billets avant de les publier gracieusement sur mon blog "A l'oeil!", je ne peux par contre pas faire corriger mes commentaires. Je vous prie de m'excuser.

... tout celà n'apporte effectivement rien à ce triste dossier, chère sophie ...

Merci de ce billet Sophie . J'ai eu hier, un sentiment de malaise, Michel, quand j'ai vu en cherchant dans google, votre billet de blog, repris par exemple sur un des sites de Désir D'avenir, comme venant de Mediapart, et sans les commentaires de Dominique Conil et de Vincent Truffy, sur les précisions des faits. Et quid des neuf autres salariés etc.

pourquoi ce billet? pour qui? en défense de quoi? en illustration de quoi? sur ce coup là, chère sophie, vous me décevez beaucoup (et mediapart aussi, du même coup ...)

Pourquoi mettre Médiapart dans le même sac de votre déception, cher Skorecki ? Sophie prévient honnêtement que son billet n'est pas un article de Médiapart. Ou alors suggérez-vous que Médiapart aurait dû censurer Sophie ?

"...qu'il fut bien plus conséquent en raison des conventions collectives de la presse que celui que peuvent recevoir les licenciés de Molex ou LU..." Rien à voir avec votre billet, mais effectivement, les salariés de Molex ont, pour le moment, des primes de licenciement qui sont inacceptables pour une entreprise de la taille de Molex...(le minimum légal relevé de quelques % insignifiant !! : un exemple concret, pour 10 ans d'ancienneté, le légal donne droit à 2 mois de salaire que Molex relève généreusement de 45%...).

aux critiques du billet de Sophie Dufau: S'il y a un comité de soutien, qui recourt par ailleurs, ou pour son soutien à Florence Cousin,, au type de procédés que décrit Sophie Dufau, cela fait partie de l'information, car cela fait partie du contexte. Est-ce un tabou ou peut-on parler de ce comité de soutien? N'était-ce pas un manque dans les différents billets ?

http://www.lemondereel.fr/fnlp.html On trouve sur google, Fantie, mais pas sûr que c'est une bonne idée de mettre ce lien; je suis prête à l'enlever

Fantie, Dominique Conil l'avait déjà évoqué (un commentaire sur le billet de Michel Puech) et je ne trouve pas que Sophie Dufau fasse avec ce billet un véritable travail d'information. Elle ne fait que désigner sans le nommer un individu qui serait "le bras armé" du comité de soutien.

Dites donc, Madame Dufau, dans la série je l'ai pas vu je l'ai pas lu mais j'en ai entendu causer, vous faites fort! Heureusement que vous êtes journaliste, à Médiapart, qui n'est habituellement pas timide et dont le patron ne pètera pas les plombs si vous alliez enquêter sérieusement plutôt que de nous livrer vos états d'âmes que je crois sincères. Le problème, que nombre de journalistes ignorent à votre instar, c'est que la sincérité n'est nulle vertu, jamais, nulle part: la figure du salaud sincère marque notre époque d'un cynisme porté en sautoir et chez les journalistes ou ce qu'il en reste, c'est encore plus grave: la sincèrité n'est pas loin d'une faute professionnelle. On ne vous demande pas d'être sincère, mais d'être impartiale - ce qui n'est pas le cas ici, on ne vous demande pas votre opinion, mais les faits qui permettent aux lecteurs de se forger la sienne. Rien de tout cela dans votre papier faussement compassionnel et clairement méprisant pour cette mère de famille et sa petite santé, comme vous dites. Il faut croire que cette personne est en guerre, et qu'elle ne s'amuse pas. Bref: Je ne viens pas sur Médiapart pour lire les états d'âme le spleen et les conseils bien intentionnés adressés à une personne en lutte par une ancienne de Libération: je viens sur Médiapart pour y trouver les informations que l'on ne trouve plus que rarement dans des quotidiens largement corrompus tels précisémment que Libération, d'où je vous félicite d'avoir su partir avant les heures sordides de la direction Joffrin.

@ Fantie b: je ne risquais pas de faire allusion à un comité de soutien dans un billet daté du 18 février: il n'existait pas. J'aurais pu le rajouter, ultérieurement, en commentaire, mais le débat me paraissait déjà extrêmement confus, une partie des commentateurs ne lisant jamais ce qui les précède ( vrai que ça fait long, des fois). Mais s'il faut être informatif sur le sujet, soyons-le entièrement. Sophie Dufau fait référence au site de Jean-Paul Cruse, ami de Florence Cousin, ancien délégué syndical CGT à Libération, (le monde réel.fr) qui appuie, à sa façon, la partie de la CGT de Libé qui soutient la poursuite de cette grève de la faim. @ Solzasco: l'ensemble des faits a été donnés, intégralement, dans les billets qui ont déjà été publiés et amplement commentés sur Mediapart , au fil de l'actualité. http://www.mediapart.fr./club/blog/dominique-conil/180209/liberation-le-jeu-du-maillon-faible http://www.mediapart.fr./club/blog/michel-puech/030309/a-liberation-le-hall-de-la-honte A savoir, un licenciement pour faute au terme de 25 ans d'ancienneté, un vote majoritaire des salariés de Libération contre la grève en soutien à cette salariée, le début de la grève de la faim, une négociation syndicat/direction, un accord proposant un départ amiable avec 70-80000 euros d'indemnités, une formation et un reclassement extérieur, un refus par Florence Cousin de cet accord ( elle demande une réintégration), la suite est ici. Il était donc superflu de tout reprendre, dans le cadre d'un blog. Ce blog-ci éclaire une des composantes du conflit. Mais je suis d'accord avec vous, un article recadrant le tout serait bienvenu. @ mediapart: depuis un certain temps je m'interroge sur les "emprunts " de blog. D'accord, si on met un texte en ligne, on accepte par avance qu'il puisse être repris. Mais qu'il s'agisse de Désirs d'avenir, de bellaciao, d'indymadia ou bien d'autres, tantot c'est fait correctement: source citée, nom de l'auteur, commentaires qui peuvent éventuellement compléter le propos, etc. Des fois, c'est à la sauvage, et on ne passe que ce que l'on veut passer, on frôle le détournement. C'est normal ? Et désolée pour les infos qui se croisent, elles sont apparues pendant que je bataillais avec le "publier"!

Nous sommes plusieurs à attendre et réclamer cet article. Non pas "recadrant", mais informant vraiment sur tous les aspects de cette affaire. Y compris la nature de la maladie de Florence Cousin et la relation temporelle entre cette maladie et son licenciement. Plus cet article tardera, plus une question reviendra, lancinante : "Pourquoi ?" * Si Florence Cousin n'avait pas été employée par une entreprise de presse, Mediapart aurait-il attendu plus de vingt-quatre jours avant de publier un article sur une personne en grève de la faim sur son lieu de travail ? Que les personnes qui ont professionnellement rencontré Florence Cousin ne le fassent pas, pour des raisons déontologiques ou personnelles, cela peut se comprendre. Mais ce n'est pas le cas de toute l'équipe du Journal, n'est-ce pas ? Le billet de Sophie Dufau ne fait qu'ajouter de la confusion.
* C'est le titre d'une nouvelle de Tolstoï qui raconte une trahison.

Désolée, c'est le bug habituel

... qui défend qui? qui veut prouver quoi? que les antisémites ont tort? évidemment, chère sophie, ils ont TOUJOURS tort .....vous ne savez sans doute pas, chère sophie, que je suis né en 1943 dans un camp de concentration du Sud de la France ..ce n'est donc pas moi qu'on, soupçonnera, je l'espère du moins (ni les cent personnes de ma famille qui ont grillé dans d'autres camps moins cléments que gürs) d'encourager le moindre soutien douteux ou "antisémite" à florence cousin ... mais franchement, là, vous noyez le poisson ...vous en savez trop sur libération pour écrire de telles sottises ... d'atant que du coup, le beau texte courageux de michel puech, et les débats qui avaient commencé" autour de cet article, se trouvent relégués en bas de page ... et bientôt ne seront même plus accessibles ... bravo mediapart, vous au moins vous savez comment noyer le poisson ... on n'a pas été fürher ajoint du "monde" si longtemps sans en avoir conservé certaine méthodes ....

Intéressant, surtout la dernière ligne. Je comprends un tout petit peu mieux que Joffrin pète les plombs, tout d'un coup.

!!!!!

Donc, faut-il comprendre qu'un "Comité de soutien" s'est créé, sautant sur le prétexte pour régler quelques comptes qui n'ont -peut-être- rien à voir avec la dame licenciée? Elle serait ainsi doublement victime. Et déjà grillée pour ses futurs boulots. Elle mérite quand même d'être soutenue, non? Même si des affaires comme celle-là, il doit y en avoir des tonnes... qui n'ont pas la chances d'être médiatisées. Ce qu'il faut, c'est faire respecter -et progresser- le droit des personnes au travail. Les mêmes droits pour tout le monde.

. Une abonnée a écrit : . Est-ce un tabou ou peut-on parler de ce comité de soutien? . D'après mon expérience, rien de tel qu'un tabou pour indiquer de quel côté il faut chercher la vérité. . jpylg abonné

Par définition, un tabou, on en parle... tout bas.

Je suis allée sur le site du comité de soutien de Florence Cousin (merci à Vancouver plus haut) il y avait le rapport d'un inspecteur du travail sur les conditions du licenciement. Mais surtout, autre chose. J'y ai pris,entre autres, des nouvelles de Mao et de Pol Pot. Brr. Une défense de Pol Pot,je n'avais pas lu ça depuis bien longtemps. Une chose est d'entendre parler de ce genre de prose, une autre est de la lire. Je préfère savoir. Cela ne change rien à la situation tragique de Florence Cousin, mais je continue plus que jamais à considérer que cela éclaire le contexte de l'affaire.
édité : post croisé avec Dominique Conil plus haut. Merci del'info sur la date de la création du comité. (A part ça, BUG des balisses italiques et gras... Bon, on fait avec.)

Quoi qu'il en soit de la responsabilité des uns et des autres, on ne peut que remarquer la mauvaise gestion du conflit par Laurent Joffrin dont c'est la responsabilité de patron du journal. Sans cette impasse qu'il a laissé perdurer jouant le pourrissement, il n'y aurait sans doute pas eu de comité de soutien que chacun est libre de juger ensuite selon ses critères. Le fond du problème est bien là et est particulièrement éclairant quand ce conflit a lieu, non pas dans n'importe quelle entreprise, mais dans un journal qui a plutôt l'habitude de s'intéresser au mauvais traitement des salariés en cas de licenciement ou autre. Bref des postures journalistiques qui tranchent avec la pratique ou tout simplement le mirage des illusions perdues ou des mirages que ce journal persiste encore à vouloir nous faire croire sur son positionnement.

Triste illustration du "Faites c'que j'dis, faites pas c'que j'fais !"... Et exemple de la trop classique stratégie du pourrissement. Comme en Guadeloupe où vient d'être signé un accord pas très différent que celui qu'avait ramené Jégo dans ses bagages à son premier retour en Métropole, il y a presque un mois, accord retoqué par François Sarkozy...

Juste un mot encore. Il est injuste d'attribuer à Médiapart la position de Sophie Dufau. Celle-ci a pris le soin de préciser que son billet de blog n'engageait en rien Médiapart ce qui a priori n'avait même pas besoin d'être rappelé. Alors que chacun débatte avec elle du contenu de son billet oui, mais en profiter pour interpeller Médiapart me semble une confusion des genres qui n'a pas lieu d'être. Bien à vous tous

Je n'attribue à Mediapart que son silence de moins en moins acceptable. Et cela fait des jours que j'interpelle Mediapart sur tous les fils où il est question de Florence Cousin.

Quand même curieux que ce post ne mentionne même pas le nom de Jean-Paul Cruse. Il est vrai qu'il s'agit de faire de l'insinuation et non du journalisme, puisque Sophie Dufau elle-même dit le mettre au niveau des commentaires du club, c'est-à-dire pas très haut vu de la partie "journal" du site. Bref, aucun intérêt.

Pour les commentaires bas de gamme, balaye devant ta porte, beber...

@ béber : Jean-Paul Cruse fait-il lui aussi la grève de la faim ?

Et en matière de commentaires bas, beber en connaît un rayon. Même qu'il met parfois les mêmes sur deux fils différents...

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Ce qu'il me semble comprendre maintenant, c'est que l'issue de la grève de la faim de Florence Cousin passe par le fait qu'elle puisse se désolidariser de ce comité de soutien déjà évoqué par Dominique Conil, remis sur le devant de l'info par ce billet de Sophie Dufau, précisé par le commentaire de Fantie B. Le fait de clarifier ce point me paraît un élément de déboquage possible de cette situation. Si un article écrit dans Médiapart peut aider Florence Cousin à reprendre la négociation je suis pour. Les dénonciations du journal Libération (et de Médiapart) me semblent, ici, se tromper d'objectif et régler des comptes dont la place est ailleurs. J'attends de Laurent Joffrin qu'il reprenne suffisamment de hauteur pour renouer les fils de la négociation.

Je continue à acheter Libé, je le lis depuis son premier numéro, mais sincèrement, je "zape" les édirotiaux de M. Joffrin, car ils ont tendance à me donner des boutons. Est-il de droite, de gauche, du centre, d'ailleurs, je dois être bornée car je n'ai pas encore trouvé de réponse à cette question. E Gaudin

Jeectifie : éditoriaux E.Gaudin

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Pour moi, le billet de Sophie Dufau ne fait que venir renforcer une impression qui était de plus en plus présente depuis plusieurs semaines: le sentiment que Florence est clairement manipulée par des personnes qui pour x ou x raisons ont des comptes à régler avec Libé. Vouloir en faire la Jeanne d'Arc de Libé" ou une "Pierre Overney de la presse, comme je viens de le lire sur le site dont le lien a été donné, en dit long sur l'inconscience quasi-criminelle de ces gens qui veulent en faire un symbole au mépris de sa vie et de sa santé.... Aujourd'hui, c'est probablement pour ne pas les décevoir que Florence continue à sa grève au risque d'y laisser sa peau. Certes, chacun a le droit de se suicider. Mais pousser les gens au suicide est pire que de la "non assistance à personne en danger". Ce que je viens d'écrire (en écho au billet de Sophie Dufau que je trouve pour ma part très bienvenu car il faut apporter TOUS les éclairages à une affaire) ne saurait en aucun cas constituer une légitimation de la conduite de Joffrin. Et ceux qui veulent le lire ainsi n'auront rien compris car ils ne s'agit plus, à l'heure qu'il est, de se contenter d'être manichéens. Mais j'aimerais que plus nombreux soient ceux qui parviennent à se rendre compte que désormais Florence est prise entre le marteau et l'enclume... et que cette spirale jusqueboutiste risque de lui coûter non seulement sa carrière (dans la presse du moins elle est déjà grillée par ce qui se sera passé).... mais aussi sa vie, sa santé ! Et que c'est quoiqu'il arrive la vie qui doit triompher !!!! Florence ! Sauve-toi ! Ne les laisse pas faire de toi une icône pour t'accompagner jusqu'au pied du bûcher ! Sauve-toi ! Prend l'oseille, tire-toi et essaie tous de les oublier !

@ à Art Monika et Grain de sel Bonssoir, Pas mieux. Elle doit prendre les 80.000 Euros et sauver sa peau. Le site de soutien est vraiment une grosse crotte ! A plus JD (tout seul)

@ grain de sel : j'ignorais les coulisses de cette grève de la faim qu'on nous informe comme étant conduite par Florence... L'antisémitisme pour régler de vieux comptes à présent ! Le mieux est de lever le camp au plus vite avant de perdre complètement la vue (ce sont les yeux qui lâchent en premier quand on ne mange mlus)...

Merci à Sophie Dufau de cet article... courageux. Car il faut du courage pour s'exprimer sur une situation aussi complexe. Apparemment, personne ne connaît tous les tenants et les aboutissants de l'affaire. On peut noter avec inquiétude cette phrase concernant le bras armé du comité de soutien de Florence Cousin qui n'hésite pas à appeler à la formation d'un «Front national de libération de la presse». Qui se fait le spécialiste de la recherche de toutes les filiations et origines, de la traque de tous les noms de famille les accompagnant parfois de «sioniste». Qui couvre d'insultes certaines «femelles» du journal. Cette histoire commence à sentir très mauvais. Je rejoins Grain de Sel quand elle conseille à Florence de prendre l'oseille offerte et de se tirer... et non de se suicider dans le Hall de Libération.

Il y a un comité de soutien. A priori, peu recommandable. La question est: Florence Cousin est-elle à l'origine de ce comité de soutien (fort embarrassant) ou pas ? Or, l'article de Sophie Dufau induit l'idée que c'est SON comité de soutien. ESt-ce le cas ? Quoiqu'il en soit, on ne va pas soutenir Joffrin dans cette histoire comme dans sa "gouvernance" de Libé parce qu'il y a un "abruti" qui a mal supporté la fin du stalinisme !

@Velveth : Je n'ai pas du tout retiré de l'article de Sophie Dufau l'idée que le comité de soutien était l'émanation de Florence Cousin elle-même.
Concernant Jean-Paul Cruse- l'admirateur dePol Pot, on est bien au-delà de la fin du stalinisme. De ce que j'ai lu ce midi à son propos (ou de lui directement) j'ai retiré une couleur rouge-brun, que je ne supporte absolument pas. Dire cela, cela n'est en rien "couper la tête" de Florence Cousin. C'est remarquer qu'on est dans le cas où le comité de soutien d'une personne - dont la situation à l'heure actuelle est dramatique- est lui-même un élément du problème, et peut-être un obstacleà sa rapide résolution. Quand on lit ce que JP Cruse écrit sur Joffrin,on peut penser qu'il n'est pas facile de négocier dans de telles conditions.

Fantie, Vous avez raison, comme toujours ! Dominique Conil, également.

Je partage cet avis mais c'est pas gagné.. J'ai entendu son message (enregistré sur le répondeur) demandant aux medias de relayer l'information concernant sa grève de la faim, cette après midi, lors de l'émission de Daniel Mermet sur France Inter. Le message précédent attirait également l'attention sur cette affaire.

D'accord avec Grain de Sel, Florence est manipulée. Ce site dit tout et 'ils " se servent d'elle pour leur cause. Florence, ne vous laissez pas faire. Toute mon amitié. Marie Paule.

doublon bug

oui, cette histoire commence à sentir très mauvais. j'entend par là, celle dont vous vous étourdissez à mediapart, l'éternelle histoire colportée par les antiracistes bien pensants de tout poil qui peuplent mediapart: faux humanistes, faux progressistes, trotskystes puants, retraités grassouillets ....beber 999 qui m'a insulté il y a 2 ou 3 jours a bien raison à 16.36 aujourd'hui, tu tiens le bon bout beber, fais les chier ces bien pensants qui donneraient cent balles à un chien si une ligue bien pensante leur disaient de le faire ... courage, florence de te battra pour ce journal de merde ... et surtout ta seule dignité ... tu sais, toi, au fond de ton coeur que tu n'es "manipulée" que par ton extrême rigueur morale, ce qu'on appelle à libé et ailleurs de l'incapacité professionnelle et de la mauvaise volonté au travail ....

Louis Skorecki, Vous vous en ficherez et ce n'est peut-être le bon endroit pour le faire (quoique, avec Google vos articles sont peut-être encore accessibles pour les amateurs, je ne me souviens plus quand exactement vous étiez à "Libé") mais pour moi vous étiez un des meilleurs, preuve étant que je me souviens de vous. Si vous avez cru que je vous ai insulté dans un commentaire précédent c'est une erreur, par contre nous sommes effectivement en désaccord sur la portée à donner ou non à l'action de Florence Cousin. Mais sur le plan de la lecture le post de Michel Puech me semble infiniment plus intéressant que le contre-feu de Sophie Dufau. On sait bien que Florence Cousin n'est pas une ancienne des écoles de journalisme, ne fait partie d'aucune coterie, et est difficilement défendable maintenant que comme aux autres avant elle (et on l'espère pour eux après elle) on lui propose un chèque. Il n'empêche qu'on a essayé de la mettre à la poubelle sans chèque, et peut-être également en accompagnant ça d'insultantes joffrinades. Si c'était une salariée lambda on aurait un article indigné de Mathieu Magnaudeix proclamant sa solidarité avec le prolétariat souffrant. Mais "Mediapart" fait partie du microcosme journalistique parisien, et a manifestement moins de marges de manoeuvre que "Rue89" ou "Bakchich" pour des sujets sensibles. On avait déjà pu l'observer pour les affaires Dray et Kouchner, donc ce n'est peut-être pas que parce qu'Edwy Plenel s'est rêvé à la tête de "Libération".

@ beber999 : il y a les Prud'hommes, nom de D... !

Différentes personnes se sont exprimées dans les commentaires de ce billet, avec des avis divers, voire opposés, et toutes ne sont pas retraitées ou grassouillettes. En tout cas ni moi ni ceux ou celles que je connais. Je n'ai jamais non plus été trotskiste, puante ou pas. Quant à la bien-pensance… quelle accusation facile ! Depuis quelques années, on finit toujours par devenir le bien-pensant de quelqu'un, un seul désaccord suffit. Je me permets de vous écrire cela, Monsieur Skorecki, car, bien que vous ayez pu mettre votre billet sur ce blog-de-Mediapart-qui-n'est-pas-votre-vrai-blog grâce aux explications que je vous ai données – billet que je m'attache à faire régulièrement remonter dans le tracker depuis que vous l'avez publié –, je me sens atteinte par vos propos. Bien à vous,

@Anne G-C : Dans les lectures peu agréables que j'ai faites ce midi à partir e du lien de Vancouver, j'ai vu au passage qu'Edwy Plenel était qualifié d'ex trotskyste. Il semblerait y avoir un raisonnement du type: Plenel =troskyste= Mediapart Donc les lecteurs de Mediapart sont troskystes. Dominique Conil, Grain de Sel et vous-même avez fait votre possible pour porter à la connaissance des lecteurs de Mediapart l'action de Florence Cousin. Je trouve vraiment triste que nous recevions de telles sommations à soutenir un comité de soutien, de A à Z, sous peine de qualificatifs de ce genre. Soutenir Florence Cousin pour moi ce n'est pas soutenir une "cause" mais une personne.

Fantie, je pense que Skorecki s'exprime ici en son nom propre, comme ami de Florence Cousin, et non comme membre de son "Comité de soutien". Je peux comprendre sa colère, son désespoir, mais je n'admets pas les termes injurieux qu'il utilise. Oui, pour moi aussi Florence Cousin est avant tout une personne (je n'ai aucun lien avec Libération, que j'ai très peu lu depuis vingt-cinq ans). La grève de la faim est une arme ultime, dangereuse. Je le sais d'expérience (pas la mienne, mais celle d'une personne proche). Certains y voient une forme de chantage. J'y vois plutôt une façon d'affirmer quelque chose à la face du monde. Qui mérite le respect. Mais que l'on ne peut encourager. Que dire à quelqu'un qui est prêt à mourir ? "Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie." Je n'ai que la question, et l'envie de poursuivre ma relecture de Camus. "Le ver se trouve au cœur de l'homme. C'est là qu'il faut le chercher."

Je dis une dernière fois qu'accepter un arbitrage permettrait aux deux parties de sauver la face et d'en finir avec un conflit qu'aucune des deux ne peut gagner seule et qu'elles n'ont aucun intérêt à perdre ensemble. Maintenant la danse des charognards peut commencer.

Mais arbitrage il y a eu… Un arbitrage très honorable que refuse Florence Cousin, poussée au crime par certains fous furieux qui veulent la peau de Libération. Ce post de Sophie Dufau est très juste. Je vous rappelle que 74% de l'équipe, pourtant prompte à partir en grève, a refusé une grève pour Florence Cousin. Il y a bien des raisons, autres que la peur du chômage ! …

On m'a parlé d'une médiation, qui aurait échoué. Un arbitrage est différent: on désigne un arbitre, dont on accepte d'avance la décision, pour qu'il décide "en équité". Je ne vois pas d'autre solution. Mais le temps presse.

La médiation est présente sur un autre fil ( commission paritaire). Pour l'heure, elle n'a pas abouti, en effet. Et vous savez très bien que l'arbitrage est refusé par Florence Cousin. Pourquoi cette obsession ?

Ce n'est pas une obsession. J'avais cru comprendre qu'elle ne voulait pas de médiation, je ne savais pas qu'elle avait refusé l'arbitrage. . La capitulation sans conditions de la partie adverse semblant exclue, la situation paraît désespérée. Autant le savoir.

Oui, Melchior, tout cette histoire ressemble à une impasse, qui débouche sur un affreux cul-de-sac.

"pourtant prompte à partir en grève", dîtes-vous, vous vous croyez en 2001? en 2006, c'était encore possible, maintenant que le journal est exsangue (en personnel, en talent, en idées, en énergie) la peur s'est installée ... pour vous faire une idée, dîtes-vous bien que florence est tous les jours insultée, soit par joffrin, soit par tel ou tel rédacteur ou SR qui lui reprochent de faire couler le bateau-libé ...

Que proposez-vous, concrètement, pour sortir de l'impasse ?

une plainte : non assistance à personne en danger ou incitation au suicide ?

@ à Melchior (attention c'est de l'humour !) Ben, Lorsque nous sommes dans une impasse, en principe on fait marche arrière ! A plus JD (tout seul)

Very funny, ha, ha,ha,ha. Ne restez pas tout seul, . "La solitude effraie un âne de vingt ans".

Je n'ai lu aucun des commentaires, je viens juste de lire votre article... Sophie. . Je vous dis merci de remettre un peu d'objectivité dans cette affaire qui rejoint un peu le fil que je lançais ce matin sur ce site: . Mélanger les sentiments aux faits rend malade... la preuve ? Un domaine tabou qui nécessite un vrai débat

Après avoir lu ces 57 commentaires,je ne comprends pas tout:expliquez moi pourquoi le besoin de certains,je dirai de certain,de déverser sans cesse leur bile nauséabonde sur le contenu du journal,les journalistes et même plus haut les lecteu rs:retraités grassouillets par exemple et j'en passe me semble superflu. Sophie écrit sur son blog,certains échangent leurs idées en restant courtois et agréables d'autres s'égarent et ça devient déplaisant. Je pense qu'ils peuvent partir puisque rien ne les retient ou alors s'ils restent c'est qu'ils aiment se faire du mal ou qu'ils n'ont rien d'autre à faire. Cela n'a rien à voir avec l'article lui-même mais c'est lassant et ça casse l'ambiance pour tous ceux comme moi qui attendent autre chose

@ jlmo: Vous me rassurez, pas besoin de lire les 57 commentaires... vous confirmez donc ce que j'écris sur mon blog médiapart... . Ne pensez-vous pas qu'il faudrait traiter ce problème français à bras-le-corps en le thématisant ?

Bien vu la pelote de laine ,ici,elle est complètement emmêlée.... Par contre je ne sais pas si libérer autant de venin augmente ou diminue le besoin d'avoir recours aux psychotropes,.

Le commentaire ci-dessus est particulièrement bilieux. "Faites c'que j'dis, faites pas c'que j'fais"..." Si le pseudomisé "jlmo" attend "autre chose", que n'y contribue-t-il pas ? Sophie a écrit un parti-pris, pas un article. Elle apporte son éclairage que ne partage pas tout le monde. Il est sain d'avoir plusieurs éclairages. Hélas, chercher des coupables, des boucs émissaires, des "gentils" ou des "méchants", ou alors prétendre chasser des commentateurs comme le prône le pesudomisé "jlmo", ce n'est pas cela qui fait avancer le schmilblick. Le pseudomisé "jlmo" semble confondre mettre de l'huile dans les rouages et mettre de l'huile sur le feu. J'enfonce une porte ouverte : il faut que Florence n'y laisse pas sa peau. Un juriste médiapartien peut-il (ou elle) répondre à la question : "Peut-on sauver une gréviste de la faim en l'hospitalisant malgré elle ?"

kairos Il me semble qu'un gréviste de la faim ne peut être "nourri" de force... tant qu'il est à même d'exprimer lucidement son refus (principe de l'intégrité physique et de la libre détermination de la personne )... Mais une surveillance médicale quotidienne doit être assurée avec une information du "patient"sur son état et les risques encourus...

Joël Vous vous êtes planté. Jilmo visait uniquement le commentaire venimeux de Skorecki.

C'est assez étonnant, mais suite à l'article de M. Puech (A «Libération», le hall de la honte) j'avais émis quelques doutes sur la validité du combat de F. Cousin. J'avais écris : Non plus simplement ce n'est pas parce que on est gréviste, de la faim qui plus est, seule dans un hall à faire pitié, que l'on a raison, qu'on a le droit "moral" pour soi. Quelque part, sans connaitre totalement le dossier ni le personnage, je soupçonne cette gréviste d'être à coté de la plaque, et la profession le sait, le reconnait mais pudiquement se tait devant ce cas indéfendable. Et bien sur, les remarques désobligeantes ont suivi en rafales. Je me réjouis donc, sans trop connaitre le dossier, que d'autres peuvent partager les mêmes doutes quant à ce dossier "indéfendable". Merci S. Dufau pour apporter quelques bémols probablement nécessaires à cette affaire plus que trouble.

-J'ai suivi le lien donné par Vancouver et je suis arrivé non pas dans un site mais dans un syndrome. Le malheureux est complètement fracassé. * -Louis Skorecki est décidément très nerveux, ce qui se comprend. Mais cela l'oblige-t-il à injurier assez sottement tout ce qui passe à sa portée et à tout mélanger aussi bêtement qu'il le fait ?

Prêtons à Florence Cousin la capacité à décider pour elle même. Supposons qu'elle agisse en pleine responsabilité, en pleine conscience. Risquer sa vie .... Vouloir être réintégrée dans une entreprise où la vie lui sera impossible... Quelqu'un pourrait-il demander à la principale intéressée de quoi il retourne exactement, du moins de son point de vue? Qu'est ce qui la motive à ce point? Quel principe indépassable? Le message qu'elle a laissé sur le répondeur de l'émission de Daniel Mermet et diffusé cette après midi était un appel aux medias autres que ceux du web pour qu'ils relayent son affaire. En espère-t-elle un soutien et l'évolution du rapport de force en sa faveur? Pense-t-elle que son cas est symptomatique de quelque chose de plus ample? Qui peut gagner quoi (qui ne soit pas matériel) dans l'issue de ce conflit avant qu'il ne soit tragique? auquel cas il est sûr que nous perdrons tous.

Je ne crois pas que la seule lecture de la presse, quelle qu'en soit la qualité, puisse permettre à quiconque un avis réellement éclairé sur tout ceci. Savoir si la cause de Florence Cousin est juste ou non pourrait faire couler des litres d'encre ! Mais il clair que si elle n'est plus en état d'écouter les conseils de ceux qui lui veulent du bien, à savoir rentrer chez elle et récupérer ses forces au plus vite, c'est à son soi-disant comité de soutien de l'en persuader ! J'ignore si elle prend vraiment un risque pour sa vie, mais une chose est sûre : plus cette épreuve se prolongera, plus sa santé et son mental en resteront vacillants pendant longtemps. Ceux qui disent la soutenir aujourd'hui sont-ils prêts à le faire ensuite dans sa vie quotidienne, loin des médias, jusqu'à ce qu'elle ait retrouvé tout son équilibre et sa joie de vivre ?

Le point n'est plus de savoir si la cause de Florence est juste. Il faut qu'elle s'en tire. Et ensuite qu'elle choisisse elle-même les personnes aptes à l'aider à retrouver tout son équilibre et sa joie de vivre, comme écrit Jado. Je gage que les volontaires ne manqueront pas. Jado, peut-être ? Et d'autres médiapartistes...

Vendredi 6 mars 2009 : Vingt-cinquième jour de la grève de la faim de Florence Cousin --- Aujourd'hui, 6 mars 2009 : "Journée de la Femme" Edité pour errata : en fait, c'est le 8 mars

kairos Les êtres humains ne sont pas de simples objets, et ne se réduisent pas non plus à des "faits"... Ils ont leur part d'irrationalité... Et qui se pique de les diriger devrait le savoir ou s'occuper d'une autre manière... Pour sortir de l'impasse, il n'y a que le dialogue, encore et toujours, et que le "maître" du jeu soit à la hauteur d'une situation extrême... Il ne s'agit pas que du code du travail et de l'avis majoritaire des bien portants, mais d'arrêter le bras du sacrifice...

Vingt-dieux! Bagarre chez les journalistes parisiens! Mais savez-vous que cela pète de partout, cher (e)s ami(e)s parisien(ne)s? Et que cela fait longtemps que le monde d'en bas ne lit plus "Libération" (de quoi?) J'ai bien lu "80000 euros" d'indemnités de licenciement? Même si c'était 8000 c'est une autre planète, un autre monde, un autre étage que celui où vit la majorité de vos contemporains... Un peu de décence peut-être?

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.. surtout pas du monde de sophie dufau que j'ai connue éditrice sadique à libé, préfigurant bien les méthodes néo fascistes de joffrin et da clique libéralo-stalinienne .. sale époque décidément où les mêmes succèdent aux mêmes

Skorecki, votre vocabulaire est aussi vomitif que celui de la personne qui traite Edwy Plenel de "führer adjoint". Et si vous expliquiez vos griefs avec des mots précis et non des déjections bilieuses ?

C'était le même, Joël. Voir plus haut: un commentaire laissé hier à 12h37... et qui depuis a fait le tour du site !

Merci, chère grain de sel. Il nous fait la totale, "le même"...

Joel, Le ou plutôt la pseudomisée jlmo ne contribue pas souvent et encore moins sur ce sujet qu'elle avoue ne pas très bien maîtriser et elle n'a pas dû savoir s'exprimer:elle déplorait seulement comme vous venez de le faire ici que certains termes ou certaines comparaisons aillent trop loin et deviennent -je cite -.des déjections bilieuses sur les uns et les autres; Tout à fait d'accord sur un échange d'idées qui apporte de l'intérêt au débat et informe ceux qui comme moi ne connaissent pas vraiment,c'est ce qui est intéressant sur Médiapart,moins d'accord sur les débordements :ça devient vomitif,comme vous l'écrivez aussi. Je pense que vous n'avez pas bien compris ce que je voulais écrire;que les débats continuent,nous aimons cela! PS La pelote de laine c'était par rapport à ce qu'avait écrit Etoile 66 sur son blog. .

Désolé, jlmo. Dont acte. Continuons de dialoguer en nous efforçant de ne pas marcher sur les déjections.

On confond tout. Reflet de l'esprit utilitariste et de judiciarisation ambiant et progressant, il me semble qu'on confond causes et conséquences . Pour la plupart des commentaires, le problème est purement juridique et porte sur la légitimation de licenciement ou son contraire, et, par déduction sur l'aspect financier qui serait recevable ou pas selon les critères de chacun. Rmiste je tiens à faire savoir que la question argent est secondaire . On ne se met pas en danger pour de l'argent ni pour un statut mais parce que, face à ce qui vous broie, on dit non sans calculs ni précaution. Cela paraît échapper à la majorité des intervenants qui soit réglent des comptes soit font des analyses typiquement fonctionnelles arguées sur des légitimités et des intérêts. Nous sommes devenus des rouages de la machinerie. C'est en quoi le Système nous assujettit à ses codes comme j'ai voulu le faire passer hier : nous avons intériorisés son état d'esprit au point de le justifier ou de renoncer à ce qui fait notre valeur irréductible à des comptes et à des avantages, la dignité. Florence Cousin lutte pour ce qui n'a pas de valeur de négociation, la vérité d'être. Il me semblait que c'était un regard qui prévalait dans et autour de médiapart. Or, ce qui est débattu pour l'essentiel et fait enjeu , non en tant qu'article mais dans les blogs -ce qui est beaucoup plus révélateur-, ressort du droit et des calculs (ceux, biaisés, qui émaneraient de F. Cousin; ceux évaluables en termes d'indemnités codifiées et réglementées par les interprètes du droit du travail et les bien pensants. Calculs empreints d'un vice bien typique du soi-disant réalisme faisant valoir un risque sous-jacent : accepter les conditions ou perdre beaucoup plus). Dans ces stratégies, encore une fois c'est la barbarie qui s'exprime, celle qui ramène la vérité d'un individu à des normes quantitatives. Où est la question à comprendre : dans la situation dont témoignent couageusement Michel P et certains commentateurs ou dans les analyses à son propos ? Analyses orientées ou bien pensantes. Cette femme met sa vie en jeu. Cela doit-il devenir un cas d'école et de diatribes ratiocinantes jusqu'à ce que son cri l'étrangle et nous avec elle qui auront débattu au lieu de comprendre qu'il fallait se battre ? La possibilité de solution n'est pas juridique ni ne peut se construire à partir de justifications opposables une à une (patronat/employé) et se renforçant l'une l'autre indéfiniment. Comme dans la situation de la Palestine : qui a le POUVOIR de mettre fin, le faible ou le fort ? Ce que nous pouvons, c'est intervenir dans les colonnes, ici et là, des medias de sorte que la situation passe de la critique des problématiques à l'exigence de solution. Nous pouvons en cela écrire, dire, et créer les conditions d'un dialogue, serait-il contraint, mais non devant des intancesappliquant plus ou moins des normes sinon des directives mais directement de partie à partie obligés de se parler et d'advenir à l'inclusion de l'autre. Comme cela devait l'être partout. jean-pierre Decroo jeanpierre Decroo

Vous avez dit l'essentiel, Jean-Pierre. Merci et bravo !

@ Jean-Pierre Decroo Comme je voudrais que tous prennent le temps de lire votre long commentaire ! Merci.

J'aimerais bien pourtant comprendre la fin: . "de sorte que la situation passe de la critique des problématiques à l'exigence de solution" .. Qu'est-ce que cela veut dire, concrètement ? J'ai du mal à visualiser la scène.

"de sorte que la situation passe de la critique des problématiques à l'exigence de solution"..Qu'est-ce que cela veut dire, concrètement ? J'ai du mal à visualiser la scène. :-))) Excellent !

A la lecture des 77 commentaires, une précision. Effectivement, ceci un billet de blog, c'est à dire qu'il n'engage que moi. Chaque journaliste de Mediapart fait de son blog l'usage qui lui convient, et pour ma part, j'y écris très peu. Alors ce jeudi-là, je souhaitais simplement donner, après que d'autres billets de blog et leurs commentaires associés publiés dans Mediapart aient relaté nombre d'informations, un élément de compréhension en plus. Et montrer, au-delà de l'émotion que cette affaire complexe suscite, que face aux haines et ressentiments, seule une médiation pourrait à mon sens permettre de trouver une solution à ce conflit, qui normalement, relèverait du droit du travail. En m'excusant d'avoir pris 24h pour répondre à ceux qui, en termes cordiaux, m'interpellaient.

montrer, au-delà de l'émotion que cette affaire complexe suscite, que face aux haines et ressentiments, seule une médiation pourrait à mon sens permettre de trouver une solution à ce conflit, qui normalement, relèverait du droit du travail. . Vous avez bien fait. . Concernant le mélange de sentiments et de faits, et l'éducation à la médiation, je vous invite à lire le fil Mélanger les sentiments aux faits rend malade...

Etoile, quand la partie du cerveau qui analyse les faits se déconnecte de celle qui suscite et gère les émotions, c'est qu'on est mort. Ou qu'on est devenu un robot. Je vais être un peu malicieux, chère Etoile : vous me faites penser à la commentatrice qui naguère reprochait aux gens leur "vision binaire" qui les amenait à ranger les choses dans des "petites cases" ou des "tiroirs". Le cas de Florence est un mélange indémêlable de faits relevant du droit du travail et de la douleur. L'important, l'urgent, n'est pas de donner des leçons. C'est de contribuer à trouver des éléments de solution. L'arbitrage proposé, distinct de la médiation, pourrait être l'un de ces éléments. Il faut aller vite.

@ Etoile : Je rejoins Joël Martin : les actes concrets de nos vies -ici, une médiation - ne peuvent espérer fonctionner en "solution" que s'ils tiennent compte aussi des sentiments des parties concernées. C'est pourquoi je trouve nécessaire de connaître aussi le contexte, la création du comité de soutien, les rapports antérieurs de certains membres de celui-ci avec Libé ou L. Joffrin, etc. Je pourrais faire une remarque malicieuse du même type que celle de Joël :, quelle était donc cette commentatrice qui nous reprochait d'oublier le contexte, quand nous discutions de l'Allemagne ? En tous pays, sur tous les continents, la raison ne suffit pas à régler les affaires humaines, puisque tous les jours les humains nous prouvent l'importance, pour eux, de leurs passions.
Les sentiments passés et présents font partie du contexte, de tous les contextes humains et sociaux. Nos interactions actuelles sont entremêlées de nos interactions passées. Bien sûr, Etoile, qu'il est souhaitable de faire le tri. Dès qu'on le peut. Mais quand il y a une nécessité vitale de médiation - ce qui est le cas ici vu la gravité des enjeux, - n'est-ce pas aussi dû au fait que les parties concernées ne peuvent oublier ce passé? Et même ce présent, quand on pense à la colère de Joffrin (billet de Michel Puech) et à l'effet psychique de son licenciement sur Florence Cousin.
Va-t-on leur dire "Oubliez vos sentiments" ? Oui peut-être concernant L. Joffrin. Oui,peut-être, concernant le comité de soutien. Car leur survie personnelle n'est pas directement en jeu.
Mais pour Florence Cousin, que va-t-on lui dire,à elle, ici et maintenant ? "Le cas de Florence est un mélange indémêlable de faits relevant du droit du travail et de la douleur." (Joël Martin) Si elle l'exprime en terme de douleur ressntie, lui dire que l'on respecte sa douleur, qu'on comprend sa douleur, qu'on souhaiterait, de tout coeur, pouvoir l'alléger. Si elle préfère parler en termes d'injustice subie, lui dire qu'on estime comme elle qu'il y a eu injustice, et qu'on voudrait que soit trouvée au plus vite une voie de réparation. Et surtout, lui dire qu'on craint pour sa santé et sa vie.

à Sophie Dufau . La médiation relève du droit du travail. A ce que j'ai cru comprendre sur l'autre fil, elle a échoué, et personne ne veut non plus entendre parler d'un arbitrage.

Bonsoir, Les très nombreuses réactions montrent bien que Florence COUSIN soulève un réel problême dans le reclassement à l' intérieur d' un Journal et que la formation qu' elle a suivi (5 jours) était certainement trop courte ? Mais après ses nombreuses années à Libé, elle devrait retrouver une place correcte. Par contre, la grève de la faim qu' elle a décidé seule (je suppose ?), devrait cesser du point de vue médical (risques pour sa santé) Quelle est la position des syndicats CGT et SUD qui semblent seuls exister ? Et les personnels la soutiennent - elles ou la raisonnent - elles ? Il faudrait qu' ils s' expriment dans ces colonnes ! Karl LASKE (de Sud) doit nous dire ce qui se passe réellement Est - ce que quelqu' un-e des sites médiapart pense à remettre à Florence tous ces messages ? ça la réconforterait peut - être ? L' attitude de Laurent JOFFRIN pose problème : il aurait dû garder son calme ! Un Patron n' a pas à "pêter les plombs" comme ça ! Quelle "charette" se prépare encore ? Il faut donner la parole aux journalistes dans LIBERATION ainsi qu' aux syndicats ! J' attends des réponses, merci par avance Gérard, miltant syndical et conseiller juridique Solidaires 73

Bonsoir, Les très nombreuses réactions montrent bien que Florence COUSIN soulève un réel problême dans le reclassement à l' intérieur d' un Journal et que la formation qu' elle a suivi (5 jours) était certainement trop courte ? Mais après ses nombreuses années à Libé, elle devrait retrouver une place correcte. Par contre, la grève de la faim qu' elle a décidé seule (je suppose ?), devrait cesser du point de vue médical (risques pour sa santé) Quelle est la position des syndicats CGT et SUD qui semblent seuls exister ? Et les personnels la soutiennent - elles ou la raisonnent - elles ? Il faudrait qu' ils s' expriment dans ces colonnes ! Karl LASKE (de Sud) doit nous dire ce qui se passe réellement Est - ce que quelqu' un-e des sites médiapart pense à remettre à Florence tous ces messages ? ça la réconforterait peut - être ? L' attitude de Laurent JOFFRIN pose problème : il aurait dû garder son calme ! Un Patron n' a pas à "pêter les plombs" comme ça ! Quelle "charette" se prépare encore ? Il faut donner la parole aux journalistes dans LIBERATION ainsi qu' aux syndicats ! J' attends des réponses, merci par avance Gérard, miltant syndical et conseiller juridique Solidaires 73

Un de ses proches a accès au lien url de chacun des fils consacrés à Florence et peut de la sorte imprimer tout ce qui se dit et le lui montrer quasi au jour le jour....

Merci GdS, cette info est vraiment importante !

Bonsoir, Les très nombreuses réactions montrent bien que Florence COUSIN soulève un réel problême dans le reclassement à l' intérieur d' un Journal et que la formation qu' elle a suivi (5 jours) était certainement trop courte ? Mais après ses nombreuses années à Libé, elle devrait retrouver une place correcte. Par contre, la grève de la faim qu' elle a décidé seule (je suppose ?), devrait cesser du point de vue médical (risques pour sa santé) Quelle est la position des syndicats CGT et SUD qui semblent seuls exister ? Et les personnels la soutiennent - elles ou la raisonnent - elles ? Il faudrait qu' ils s' expriment dans ces colonnes ! Karl LASKE (de Sud) doit nous dire ce qui se passe réellement Est - ce que quelqu' un-e des sites médiapart pense à remettre à Florence tous ces messages ? ça la réconforterait peut - être ? L' attitude de Laurent JOFFRIN pose problème : il aurait dû garder son calme ! Un Patron n' a pas à "pêter les plombs" comme ça ! Quelle "charette" se prépare encore ? Il faut donner la parole aux journalistes dans LIBERATION ainsi qu' aux syndicats ! J' attends des réponses, merci par avance Gérard, miltant syndical et conseiller juridique Solidaires 73

Cher Gérard Etellin, il y a plusieurs billets de blog qui sont consacrés à cette question. Je ne sais pas si ces billets et leurs commentaires répondront à la totalité de vos questions, mais vous pouvez aller les consulter en cliquant sur les liens suivants (dans l'ordre de leur publication) : http://www.mediapart.fr/club/blog/dominique-conil/180209/liberation-le-jeu-du-maillon-faible http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-puech/030309/a-liberation-le-hall-de-la-honte http://www.mediapart.fr/club/blog/skorecki/020309/florence-cousin-commence-demain-sa-quatrieme-semaine-de-greve-de-la-faim-l
Je vais voir Florence Cousin bientôt. D'autres l'ont fait avant moi. En ce qui concerne la question de savoir si elle a ou non connaissance de ce qui peut s'écrire ici en s'adressant à elle, les témoignages se contredisent. Il semble qu'il y ait un filtrage préalable, avec rétention des messages qui lui demandent d'arrêter pour ne pas mettre sa vie en danger.

Vendredi 6 mars 2009 - 22 h 07 : Vingt-cinquième jour de la grève de la faim de Florence Cousin

Samedi 7 mars 2009 - 13 h 00 : Vingt-sixième jour de la grève de la faim de Florence Cousin

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PLUTôT QUE LE LIEN, voici l'article sur LA CENSURE A LIBé .......... Grève de la faim de Florence Cousin et … censure de Pierre Marcelle à Libération Publié le 26 février 2009 Voici ce que l’on peut lire sous le titre « À propos d’une grève de la faim rue Béranger… » dans Politis qui paraît ce jeudi 26 février :« S’étonnant de ne pas découvrir vendredi [20 février] dans Libération la chronique hebdomadaire de Pierre Marcelle, Politis a pris des nouvelles de l’auteur de No Smoking. Il apparaît que son évocation de la grève de la faim d’une salariée de Libé n’a pas eu l’heur de plaire à Laurent Joffrin, directeur de la publication. »… … Et voici tel qu’il est publié par Politis (qui rapporte également les explications de Pierre Marcelle) l’extrait de la chronique censurée par Laurent Joffrin, directeur de Libération et auteur sans succès d’un court traité de psychiatrie [1] : « Là-bas non plus qu’ici, le produit de « première nécessité » ne saurait se réduire au « panier de la ménagère ». Et ici non plus que là-bas, l’essence même de la vie ne saurait se définir à travers la délétère comptabilité du « travailler plus », ce dogme par quoi d’aucuns prétendent – quelle blague, quand on y songe ! – endiguer « la crise ». La crise qui ne nous épargne pas, à Libération, où, depuis le 10 février, se poursuit la grève de la faim de notre collègue Florence Cousin. Il s’agit d’un conflit qui voit une salariée contester son licenciement, et une direction revendiquer le droit de licencier. Ce conflit est à la fois social et identitaire. Il ne s’agit pas ici de dire qui a commencé, mais ce qui s’achève, quand la violence du monde réel emporte tout, partout. Si, pas plus que dans un seul pays, on ne fait le socialisme dans un seul journal, à tout le moins, l’ultime aberration ou l’ultime reniement (c’est selon la conviction des uns ou des autres) serait d’occulter ce qui le constitue, le journal : en l’occurrence, la fin d’informer aussi à propos de conflits, qu’ils soient sociaux ou identitaires, qu’ils soient de là-bas ou d’ici, et fussent-ils, pour les seconds, dérangeants de proximité. Un « service minimum », comme dit l’autre… Évoquer, donc, la violence que fait à la conscience la présence d’un lit de camp (une couverture, des bouteilles d’eau minérale) sur lequel est allongé un corps muet. Quelles que soient les « raisons » de part et d’autre invoquées, cette grève de la faim, ici, dans le hall de ce journal, hurle la négation de ce qui en fit un intellectuel collectif. À perdurer, à signifier aussi tragiquement que, de facto, on ne put, dix jours durant et sans préjuger de la suite, plus se parler, cette grève de la faim ébranle le bien commun d’une commune intelligence de valeurs, sinon du monde. Ainsi que dans des milliers d’entreprises et pas mal d’entreprises de presse, trois générations de personnels travaillent à Libération. Entre anciens combattus et jeunes précaires, un âge moyen et majoritaire impose un pragmatisme dont, qu’on le veuille ou non, l’origine est sarkozyenne. On peut aussi le qualifier de pragmatisme de crise. » Les lecteurs de Libération qui ne liraient que Libération ne connaîtront donc que le point de vue de la direction (exprimé à l’occasion, de l’intervention d’un syndicat CGT des NMPP qui a empêché la parution du titre samedi), publié, sous le titre « Chantage sur Libération ». Le site du Nouvel Obs a publié en revanche un entretien avec Florence Cousin, puis les réponses de Laurent Joffrin qui affirme notamment que Libération a été victime d’une « prise d’otage ». Florence Aubenas appréciera… Ce n’est pas la première fois que Pierre Marcelle est censuré par Laurent Joffrin, comme on peut le lire ici même sous le titre « A Libération, les ciseaux coupent aussi ». Daniel Schneidermann, dont nous avons appris récemment de la bouche de Laurent Joffrin qu’il animait un site - « Arrêt sur Images » - qui serait, au même titre qu’Acrimed, « un peu paranoïaque » [2] a lui aussi subi l’épreuve des ciseaux du Big boss, comme nous l’écrivions ici même sous le titre « “Je t’aime, moi non plus” : Laurent Joffrin supprime une chronique de Daniel Schneidermann ».@ PS. DE SKORECKI (pour information, sur le dossier joffrin) j'ai moi-même été souvent coupé dans ma chroniquette, davantage sous pierre haski, antoine de gaudemar et surtout joffrin que sous july, une crapule que j"ai toujours mieux aimé que les autres, décidément non-humains ... c'est le même joffrin qui m'a viré à coups de poings (il a de petits bras, rassurez vous, ses coups sont faciles à esquiver) du hall de libé, où je n'ai plus le droit de mettre un pied -c'est chez lui, hein, même pour embrasser mon amie florence cousin ..... il hurlait à un journaliste de libé qui est mon ami: VIRE-LE, VIRE-LE, VIRE-LE, en ridicule PDG qu'il est... joffrin m'a souvent censuré ... la fois la plus violente, c'est il y a deux ans, à UN MOIS DE MON DEPART NEGOCIé de libé, par double lettre recommandée mettant fin, avec cinq semaines d'avance, à ma période de préavis, et m'obligeant du même coup à mettre à la poubelle une dizaine de mes chroniques déjà écrites pour libé ... on admirera la constance et l'élégance du personnage ....

erreur

PS n° 2. de SKORECKI (pour information, sur le dossier joffrin) ça ne date pas d'hier, j'en veux pour preuve cette séquence terrifiante (ou rigolotte, c'est selon l'endroit d'où on la regarde), filmée par un stagiaire avec un téléphone portable il y a deux ans ... 4000 personnes ont déjà vu ces images sur youtube ... où elles sont depuis une vingtaine de mois ...

Samedi 7 mars 2009 - 13 h 00 : Vingt-sixième jour de la grève de la faim de Florence Cousin
Quelqu'un a-t-il des nouvelles ?

Samedi 7 mars 2009 - 14 h 30 : Vingt-sixième jour de la grève de la faim de Florence Cousin
Quelqu'un a-t-il des nouvelles ?

je l'ai eue hier, elle va bien

Merci !

Message de Florence Cousin dans l'émission de Daniel Mermet "Là-bas si j'y suis" sur France Inter vers 15h15 le 05/03/2009

Samedi 7 mars 2009, 19 h 30 Anne a vu Florence cet après-midi ; Florence va bien, le mieux possible compte-tenu des circonstances.
Un meeting la concernant est prévu demain, dimanche 8 mars, à 14 H, au Zénith

Bonsoir: Demain dimanche à 14 h au Zénith, c'est le lancement du FRONT DE GAUCHE! Erreur de date ou y-a-t-il un rapport avec la situation de Florence Cousin?

Et bien, je n'ai pas de détail, c'est Anne qui m'en a parlé, on peut imaginer que le cas de Florence peut être évoqué dans ce contexte ? je vais essayer de me renseigner et reviendrai compléter cette information.

au lieu de vous étourdir de mots comme MEDIATION, et de pseudo complot antisémite qui serait DERRIERE le combat de florence, allez passer quelques secondes (à moi c'est désormais interdit) dans le hall de libération pour y voir ... à vos risques et périls ... le sadisme de joffrin et de ses accolytes contre l'honneur et le corps souffrant, de florence cousin ... allez y, c'est le courage minimum, plutôt de converser au chaud dans les colonnes douillettes de mediapart ... POUR INFORMATION, de la part d'un ex de libé, qui n'a jamais été militant CGT, et qui s'est même engueulé plus d'une fois avec FATIMA BRAHI, je vous envoie sa réponse, claire et exemplaire à tous les points de vue (excusez le langage syndical, c'est un peu long ... mais on ne peut être plus précis) aux doubles attaques patronales ET syndicales dont florence et son combat sont victimes .... (j'ajouterais, à titre personnel, que fatima n'a non seulement pas "encouragé" florence à faire une grève de la faim (c'est aberrant quand on connaît un peu ces deux personnes ....) mais que fatima a fondu en larmes -florence me l'a dit et répété- quand elle a appris sa décision ....) AJOUTER AU DOSSIER mon témoignage personnel sur le passage de florence comme journaliste (sans carte évidemment) au service CULTURE de libération ... qu'on trouvera dans skorecki.blogspot.com QUE SE PASSE-T-IL DANS LA FILPAC CGT ? samedi 7 mars 2009 (10h28) LA GREVE DE LA FIN DE FLORENCE COUSIN PROVOQUE DES DESACCORDS GRAVES ENTRE LES DIRIGEANTS DE LA FILPAC ET LES MILITANTS CGT DE LIBERATION POURQUOI MENTIR ? Réponse de Fatima BRAHMI, déléguée syndicale CGT de Libération à un texte de la FILPAC daté 24 FEVRIER 2009 : La direction de Libération veut licencier Florence Cousin pour « incompétences ». Nous savons tous qu’en fait elle est licenciée sans motif réel et sérieux, et ce après 25 ans de boîte, 20 ans de harcèlement anti-syndical et anti-femme. D’ailleurs même l’Inspection du travail l’a constaté dans un rapport datant de 2007, alors que Florence revenait d’un arrêt de travail de longue durée, suite à une maladie parmi les pires des maladies. Florence Cousin soutenue par la CGT du journal, l’intersyndicale CGT-SUD-SNJ, le SNJ-CGT, le SGLCE, et l’UD-CGT 75, fait l’objet d’une campagne de dénigrement et de déstabilisation relayée et amplifiée par certains camarades, distraits ou mal intentionnés. Cette campagne désormais étendue à la déléguée syndicale CGT du journal, moi-même, puisque j’ai été mise en cause directement par des responsables CGT, en mon absence, devant une assemblée générale convoquée par la direction du journal. Je conçois donc ce texte comme une mise au point factuelle, dépourvue de toute intention polémique, et visant à rétablir l’unité de toute la CGT... A NOTER : Les citations en italique proviennent du texte de la Filpac du 24 février 2009 1 – « Un cas de licenciement individuel à Libération » Il ne s’agit pas d’un banal licenciement individuel que dans la forme, dans l’apparence construite par la direction de Libération. Cette camarade, jusqu’à juin 2008 était encore élue au Comité d’entreprise (trésorière). N’ayant pas été réélue, fin décembre, elle ne bénéficiait plus d’aucune protection juridique, et la direction en a profité pour faire un licenciement sans motif, préavis ni indemnité. La discrimination anti-syndicale, plus spécialement contre la CGT, est une tradition ancienne du journal. En 1981, c’est déjà à la suite d’une grève de la faim du premier délégué CGT que l’Inspection du travail avait dû refuser son licenciement. Ce contexte est connu de toute la Filpac, depuis de longues années, a fait l’objet de luttes, et révulse fort heureusement l’écrasante majorité des camarades. « Syndiquée jusqu’à 2003… » Faux – diffamatoire, et quelque peu odieux, dans le contexte. Florence Cousin est toujours adhérente à la CSTP (Info’com). Ses cotisations sont à jour à la date d’aujourd’hui. J’ai des preuves et vous les avez aussi. « elle s’adresse à sa DS… Elle entreprend une grève de la faim. » Supposer que je lui ai donné comme consigne de faire une grève de la faim est insupportable. Pour deux raisons. La première parce que c’est exactement la propagande patronale que j’entends sans cesse au boulot. La deuxième c’est un non respect total de la capacité de Florence à lutter contre la discrimination et l’injustice. « Pour défendre les intérêts de la salariée… » Faux. J’ai moi-même participé à la rencontre avec la direction lors de ce fameux 14 février. J’avais précisé que je ne signerais rien sans l’accord de Florence, principale concernée. Info’com est passé outre mon avis, et celui de Florence. « le 14 février… accord qui établit des conditions sociales nouvelles pour Florence… » Nous n’avons rien négocié ce jour-là. La direction est arrivé avec son offre : acceptation du licenciement 70 000 euros d’indemnités une formation avec maxi 10 000 euros une cellule de reclassement avec 3 OVE, et un reclassement dans un autre emploi. Les indemnités vous ont épaté. Pas nous. Grâce à nos luttes, c’est le montant du dernier plan social. Vous avez accepté cette offre sans même discuter ou négocier. La preuve est là. Le document apporté par la direction est directement signé de Joffrin, avant d’être ratifié par vous. Je vous ai prévenus que je ne signerais rien sans l’accord de Florence. Vous m’avez dit être d’accord. J’ai tenu parole. Pas vous. De plus, vous aviez promis à Florence d’attendre sa réponse sur l’accord avant d’agir. Mais elle n’avait pas encore fini de réfléchir que vous l’avez publié sur le site de la Filpac. Avec ce qu’il faut bien appeler une menace en guise de conclusion : «Le choix éventuel de ne pas accepter la proposition raisonnable négociée avec la direction de Libération serait, désormais, sans issue. Il placerait, de toute façon, la situation de Florence Cousin hors des capacités de négociation de nos organisations syndicales. » Comment s’étonner alors que Florence ait refusé l’accord. « Le 21 février … la Filpac et Info’com améliorent l’accord du 14 février… prolongement du préavis sur une durée de 12 mois ». Nous vous avons reproché d’avoir entériné un licenciement contre une formation, des indemnités et un «outplacement» (sic). Alors vous avez mis la formation pendant le préavis, plutôt qu’après… Mais dans votre précipitation, vous n’aviez même pas vu qu’elle ne pourrait suivre la formation jusqu’au bout, puisque la prochaine session de formation de Secrétaire de rédaction se termine fin mai 2010. « ce texte est ouvert à la signature…. Jusque 22 février 17h ». Nous avons appris par le Journal du Dimanche, ce fameux 22 février, qu’un accord avait été signé la veille par la direction de Libération, la Filpac et Info’com… Je vous ai contacté par téléphone pour avoir le texte. J’ai même téléphoné à notre secrétaire général, Michel Muller. La seule copie du texte qu’a eu Florence lui a été communiquée par la direction à 17h. Vous aviez signé la veille, sans même nous en informer, et surtout l’informer elle, la principale intéressée. « Devant le silence du SGLCE, la direction de Libération, la Filpac et Info’com signent le texte… ». Comment avez-vous pu signer un texte sur le licenciement d’une camarade sans lui en parler. Alors qu’elle est entrée en lutte, avec notre soutien dans l’entreprise, celui de l’intersyndicale du journal, et, au départ, celui d’Info’com, non pour une compensation financière, mais contre ce licenciement, injuste, injustifié, injustifiable. De toute ma carrière de militante, je n’ai jamais vécu ça… Pas étonnant là non plus que Florence ne vous cède pas et continue sa grève de la faim… 2. Ce cas de licenciement individuel devient un désaccord public, porté par le SGLCE « Puisque le SGLCE voulait intervenir dans ce dossier… » Devant ce lâchage, et les menaces de la direction contre toute la CGT du journal, le personnel a demandé au SGLCE d’intervenir. Il l’a fait. C’est très bien ! «Ils auraient pu contacter l’organisation syndicale dans Libération ». C’est ce qu’a fait le SGLCE, puisque toutes les initiatives, comme celles de l’UD-CGT 75, ou du SNJ-CGT, ont été prises en commun accord avec l’organisation syndicale dans Libération. « Alors qu’un accord est en voie de finalisation au vu et au su de tous… » C’est faux. Les seuls documents qu’a eu Florence sont les documents déjà signés par vous, sans son accord, et sans même son avis. Vous avez tout fait en cachette, un samedi soir. Où? Vous n’étiez pas à Libération, puisque nous, nous y étions pour soutenir Florence. « … le SGLCE s’est présenté lundi 23 février … pour être reçu par la direction » Heureusement que ces camarades étaient là le jour anniversaire des 48 ans de la gréviste de la faim… ! « il signifie… qu’il ne reconnaît pas l’accord Filpac » - Direction de Libération. L’accord en question, c’est l’acceptation du licenciement. Florence le combat. Elle le combattra jusqu’au bout. Sinon, elle serait dans de sales draps… « Le SGLCE devait être reçu le 24 février… sous menace d’une non parution » Comme à son habitude, la veille, Joffrin avait voulu réfléchir. Rendez-vous avait été pris pour le lendemain. Qui a parlé de menace ? La direction, c’est son langage. Mais qui a menacé de me retirer mon mandat? Un délégué Info’com/Filpac, devant la direction, et cinquante personnes, dans une réunion convoquée par elle, dans ses bureaux, et dans mon dos – ayant passé la nuit au piquet de grève, à côté du lit de camp de Florence, je prenais quelques heures de repos chez moi... « 3. Pourquoi est-il impossible de s’entendre sur un licenciement individuel ? Pourquoi dans ce cas devient-il une divergence politique, avec, à la clef, des actions contre la Filpac-CGT ?» Quelle « divergence politique »? Quelles « actions contre la Filpac-CGT »? Si nous sommes toujours tous d’accord sur l’orientation de la Filpac-CGT, « pour une sécurité sociale professionnelle... sans rupture du contrat de travail », il n’y a entre nous ni divergence syndicale, ni d’aucune sorte. Le rôle d’un syndicat, en tant que syndicat, est-il de s’engager dans des batailles de défense individuelle? N’est-ce pas plutôt le rôle de la section syndicale d’entreprise, et/ou des délégués du personnel? Si la Filpac-CGT, en tant que telle, vient s’intéresser à un cas de « licenciement individuel », n’est-ce pas précisément parce que ce cas « individuel », touchant une ancienne élue CGT du CE (trésorière) n’en est pas vraiment un – contrairement à la fiction entretenue par le patron? Preuve en est que son licenciement intervient deux semaines à peine après l’expiration de la protection juridique de six mois suivant son dernier mandat, et quelques semaines à peine après avoir arraché un poste de reconversion/requalification à la rédaction (secrétaire de rédaction). Comment penser qu’il s’agit d’un simple licenciement individuel alors que la direction elle-même revendique son exemplarité, pour en faire huit autres ensuite? Et poursuit le travail de destruction progressive d’un syndicalisme qui plus est CGT, qui a demandé des années de constructions, avec la participation, les sacrifice, et les risques affrontés par une poignée de militants – dont Florence elle-même, depuis plus de 20 ans? Dans ce type de cas, encore plus que dans les autres, un syndicat est-il là pour justifier et même favoriser un licenciement que l’intéressée elle-même le combat ? … Pourquoi tant d’aveuglement Camarades ? « Cette question devra figurer à l’ordre du jour d’un bureau fédéral… » Entièrement d’accord. Je souhaite même y apporter ma pierre « …et une réponse collective devra y être apportée» Bien. Mais une réponse à quoi? Aux errements de ceux qui rédigent des tracts de telle façon que c’est le patron le patron lui-même qui les fait afficher dans l’entreprise, et les utilise publiquement, à grands renfort de calomnies médiatiques, contre la camarade licenciée, gréviste, contre la déléguée Filpac-CGT de Libé, contre le juste et courageux mouvement de grève de solidarité du SGLCE, et contre les justes manifestations de l’UD-CGT? Au comportement inadmissible d’Antoine Peillon, qui, venu à l’invitation du _ patron dans une réunion organisée par le patron, à laquelle ne sont convoquées ni la camarade gréviste, ni la déléguée syndicale CGT, participe activement au jeu de la direction pour le licenciement de Florence avec «outplacement». Evidemment Antoine Peillon ne se prive pas de terminer son discours par des menaces explicites de retrait de mandat contre la même délégué CGT, déjà ouvertement menacée par le patron? N’est-ce pas là, et là précisément, et là seulement, qu’il y a une atteinte gravissime à l’orientation de la Filpac-CGT, aux statuts de la Filpac-CGT, à la culture de classe de la Filpac-CGT, à celle de toute la CGT, de tout syndicalisme indépendant et honnête? Atteinte qu’il y a urgence à sanctionner. « En effet, quelle organisation peut prétendre fonctionner… et laisser un de ses syndicats, le SGLCE, agir … contre la fédération… et les autres syndicats CGT » Franchement camarades, là, vous vous moquez du monde. Le SGLCE n’a agi qu’à la demande des personnels CGT de Libé, quand VOUS avez brutalement (et mystérieusement) changé position, nous faisant défaut par surprise… Que penser d’un syndicat qui signe des accords sur votre dos sans même vous en parler ? Que dire d’un syndicat qui vous jure blanc un jour et le lendemain noir ? Que penser d’un syndicat lorsque après des années de luttes, de répression, de discriminations de toute nature, il vous lâche en rase campagne en fait front commun avec le patron contre lequel vous luttez tous les jours, à la grande satisfaction de celui-ci, qui s’en félicite publiquement ?… Dites-moi, camarades que dois-je penser d’un tel syndicat. Dites-le moi, car ce syndicat, c’est le mien, et il le reste, malgré les incompréhensions de mes camarades à Libération, de ma camarade syndiquée Florence, et j’insiste, « syndiquée », qui entre dans sa quatrième semaine de grève de la faim, toutes cotisations payées rubis sur l’ongle, ce qui n’est peut-être pas le cas de tout le monde… « Sur un cas de licenciement individuel, les actions contradictoires se multiplient… » C’est le patron qui présente ce licenciement antisyndical comme un licenciement individuel… Quant aux actions contradictoires, je comprends que cela soit énervant, puisque j’en fais les frais. Un jour Info’com soutient Florence contre un licenciement effectivement reconnu, décrit et dénoncé, comme injustifiable, le lendemain Info’com la jette – et sa déléguée syndicale avec, coupable de solidarité. « 4. Les conséquences pratiques ? » « Une crédibilité CGT une nouvelle fois entamée…» A qui la faute Camarades ? Pas au SGLCE, encore moins à Florence. « …et des directions de rédaction qui s’en donnent à coeur joie… » Elles auraient bien tort de se priver d’utilise les reculades, les contradictions, le double discours et le double langage d’Info’com, qui prétend signer à la place d’une salariée souhaitant rester maîtresse de son destin, face à une direction qui la piétine, et qu’Info’com cajole. Espérant quoi ? Sous prétexte qu’elle est syndiquée, ce qu’elle est, ce qu’elle reste, n’en déplaise aux diffamateurs, elle allait avalez toutes les couleuvres. Sachez chers Camarades que Florence en a assez avalé en vingt ans d’antisyndicalisme et de répression ciblée contre la CGT, à Libération. «Info’com ne pouvaient siéger devant le patronat alors que… les négociateurs SGLCE se rendaient à Libé pour dénoncer l’accort CGT-direction de Libération. La division de la CGT était double, à Libération et devant les patrons de la PQN.» Entre ceux qui combattent un licenciement antisyndical, et ceux qui l’effectuent, l’acceptent, ou le facilitent, en effet, il ne peut y avoir que division. C’est la lutte des classes. Cette division c’est Info’com qui l’a créée. En voulant signer en lieu et place d’une femme militante, à la veille, quel humour ! du 8 mars, journée mondiale des femmes combattantes… Au 13e jour d’une grève de la faim, c’est diffamant… pour la camarade, pour les femmes syndiquées qui lui sont solidaires, et pour la CGT toute entière… Ils ont beau jeu les patrons, quand on leur déroule le tapis rouge en acceptant le licenciement frauduleux de Florence, qu’elle dénonce, et avec elle toute la section CGT de Libération, et même l’intersyndicale CGT-SNJ-SUD, le dénonce… Entre ceux qui veulent être plus patron que le patron et moi, dans ma tradition ouvrière, pour qui le syndicat, c’est fait pour défendre l’ouvrier, pas servir de béquille aux patrons, oui, il y a de la division. Il risque vraiment d’y en avoir toujours plus si les choses ne sont pas mises au clair, très vite, dans un retour à l’unité fondée sur la critique des erreurs commises, et, pour ceux que cela concerne, l’autocritique… « Une escalade écrite contre la Filpac-CGT… » Quelle escalade écrite? Ecrite où? Par qui? Faites voir... « D’où une simple question… : les divergences du SGLCE avec la Filpac-CGT deviennent-elles à ce point irréductibles qu’elles ne lui permettent plus d’assumer le dialogue, le débat, et qu’elles l’entraînent à des actions systématiquement contradictoires avec la Filpac-CGT… » Sur les contradictions internes à la Filpac-CGT, ou à la CGT toute entière, ce n’est pas que cela ne m’intéresse pas, mais c’est un peu au-delà de mon domaine de compétence. Pour ce qui est de divergence issues d’actes précis, d’actes de certains camarades de la Filpac-CGT contre d’autres camarades de la Filpac-CGT, contre le SGLCE, ou encore contre la camarade Florence Cousin et la déléguée CGT de Libération, elles sont à voir entre les intéressés, sans chercher de bouc émissaire... « En tout cas, la Filpac-CGT doit traiter collectivement de la réponse à apporter finalement à cette question. Le bureau fédéral sera le premier lieu statutaire pour en traiter. Il est du premier devoir de toute direction élue par un congrès de protéger son organisation, de veiller à son développement, à l’application de ses décisions de congrès.» Entièrement d’accord camarades. Il faut dire toute la vérité, ne rien cacher. Pas même les raisons réelles qui ont amené à conclure un accord avec la direction d’un journal, sans en informer la salariée concernée ni même la représentante de la CGT dans l’entreprise.Il faudra nous dévoiler les tenants et les aboutissants de ces actes, afin que nous puissions juger sur pièces. Il y a peut-être des raisons impérieuses, incompréhensibles de salariés de la base que je suis, mais je veux quand même tenter de comprendre. Oui, je veux comprendre comment un syndicat peut TRAHIR, moi et tous les camarades de la CGT de Libération, mais au-delà de nous, bien évidemment, la CGT toute entière, elle-même trahie. Oui, tenons-le ce bureau fédéral. Je viendrai y témoigner, avec notre camarade Florence, si elle en a alors les forces. Oui, tenons-le, et que tous ceux qui ont à s’expliquer s’expliquent, que tous ceux qui ont des comptes à rendre les rendent ! Vive le combat exemplaire de notre camarade Florence, syndiquée Info’com et donc Filpac-CGT ! Vive la CGT Libé ! Vive le SGLCE-CGT ! Vive la Filpac-CGT, la vraie ! Vive le SNJ-CGT ! Vive la CGT ! Le 5 mars 2009, Fatima BRAHMI, Déléguée syndicale CGT de Libération

Un oubli, peut-être ? Il manque, à la fin, après tous ces vibrants "Vive etc.", le principal : "Vive Florence !", vous ne trouvez pas ? C'est quand même la survie de Florence le plus important et le sujet principal de préoccupation, vous ne pensez pas ? Cela donne la très pénible impression que Florence passe au second plan derrière ces règlements de comptes dont on ne nous épargne aucun détail. C’est surtout cela qui nous étourdit de mots, comme l'écrit Skorecki au début de ce commentaire-fleuve, qui ne propose aucune autre solution d'urgence pour sauver la vie de Florence que des discussions dans des instances syndicales... On voudrait nous prouver que Florence n'est qu'un prétexte pour régler des comptes d'appareils qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Qui s'étourdit de mots ? Il y a deux mots vraiment importants dans ce fil : "vie" (de Florence) et "arbitrage".

Cher Joel, je partage absolument vote opinon. Voir mon commentaire ci-dessous.

Dimanche 8 mars 2009 - 12 h 30, Vingt-septième jour de la grève de la faim de Florence Cousin. ° Après l'avoir annoncé 48 heures à l'avance, voilà que j'oubliais... Ajourd'hui, c'est la "Journée Internationale de la Femme"

chère Corinne, vous faites partie de l'association des lecteurs de mediapart : cela vous donne, sans doute, pensez vous, un avantage qui consiste, selon votre expression et celle de vos ami-e-s, à 'placarder des tracts' dans les fils. Dont acte. Sachez que cette pratique n'apporte rien, pas plus là qu'ailleurs, où vous l'aviez dénoncée. Question de cohérence... Bien à vous.

Chère peneloppe, Peu de gens sans doute font le rapport entre moi et l'ALM, ce n'est d'ailleurs pas à ce titre que j'essaye, à mon humble niveau, d'être solidaire du combat menée par une femme dans un quotidien parisien jadis de grand renom dans l'esprit de personnes se sentant le "coeur" plutôt à gauche... Vous en prenez ombrage ? pourtant je n'injurie ni n'invective personne, enfin, il me semble... Par ailleurs, je vous informe que j'ai démissionné de l'ALM, quelques jours à peine après sa création, je me demandais comment faire pour en parler sur Médiapart, car vous en conviendrez, il le fallait bien, merci de m'avoir fourni cette occasion. Bien à vous, Corinne Newey

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"car vous en conviendrez, il le fallait bien (que je démissionne de l'ALM)". J'ai dû louper un épisode (j'en ai loupé pas mal depuis quelques semaines). Aussi, je dois avouer que je ne comprends pas de quoi je devrais convenir. Cela dit, je suis sensible ce que vit Florence Cousin, bien sûr. Mais c'est assez difficile de se faire une opinion, entre les "elle va bien", et les "elle est en danger de mort", les compte-rendus pudiques, et les conseils qu'on lui prodigue de toutes parts, avec les meilleures intentions du monde. La seule opinion que j'aie réussi à me forger, serait que la meilleure voie est celle qu'elle pense être la meilleure pour elle. Les conseils alors, et alors seulement, peuvent se révéler utiles et précieux, si elle les demande elle-même, après s'être assurée que ceux-ci seront désintéressés. C'est effectivement le rôle d'un médiateur, qu'elle pourrait choisir. En tout cas, ce compteur, que vous croyez utile de tenir à jour m'a semblé quelque peu morbide, étant donnée notre impuissance, et c'est pourquoi je vous en ai fait la remarque.

Il fallait bien que je le "dise", je me suis mal exprimée ; je l'ai fait pour des raisons personnelles. Quand à Florence, j'essaie de lui apporter un peu de soutien, justement sans conseils, dont elle doit être abreuvée, et sans jugement, Et, au cas où Joffrin suit, ou fait suivre, ce sujet, pour le rappeler à ses responsabilités de chef d'entreprise...

"pour le (Joffrin) le rappeler à ses responsabilités..." Restons modestes, nous ne sommes pas investis d'une mission... Joffrin est un grand garçon, et les tribunaux sont plutôt très favorables aux salariés, surtout dans cette branche. Et d'autant plus si il y a une situation de harcèlement (ce qui semble être le cas dans les épisodes de refus de poste après formation, un cas classique). Il y a un rapport de forces qui se joue entre eux ces deux-là, et même un tribunal ne peut contraindre un employeur à ne pas se séparer d'un salarié. Florence Cousin le sait, c'est pourquoi elle use de ces arguments pour faire pression : occupation des locaux et grève de la faim, sensationnalisme, médiatisation. Jusqu'où peut-on ne pas aller ? C'est toute la question. Car aucun des deux ne semble vouloir perdre la face. Espérons qu'elle ne tombera pas dans le coma et qu'il ne fera pas un infarctus....

Je ne me sens pas investie d'une mission, j'essaye de faire preuve de solidarité. Anne Guérin Castel a rencontré longuement Florence hier : http://www.mediapart.fr/club/blog/anne-guerin-castell/080309/lettre-a-corinne-newey-apres-ma-visite-a-florence-cousin

Bref, "Lis, Bée, Rationne" est en train de couler un peu plus... C'est étonnant? Cette femme est-elle en train de se suicider en public par crainte du chômage? Serons nous des milliers à le faire? Quelle est la différence entre l'individualisme et le collectivisme? Peut-on rester seul face aux prédateurs, ou bien l'union fait-elle la force? Que vont faire les autres journalistes de ce journal si mal nommé (à présent) quand le patron éteindra la lumière en partant? Comment va monsieur July? Comment se fait-il que des gens si bien informés (journalistes, reporters ou rapporteurs?) n'aient pas mieux suivi la trajectoire de ce journal: Sartre, July, Joffrin... Pourquoi pas BHL, pendant qu'on y est? Pour ma part j'ai cessé de lire "Libé" assidument quand j'ai vu July photographié dans son bureau devant la photo d'un jolie jeune femme aux seins nus (la "fameuse" affiche d'une campagne de pub pour la pub, par l'agence de Jacques "Rolex" Séguéla, je crois): tout était ainsi dit sur le bonhomme. Et cessé tout à fait de le faire (lire "Libé") quand Joffrin est arrivé aux manettes. Non pas qu'ils soient plus nuls que Chabot, Calvi, Pujadas, PPDA etc... mais... disons que pour parler du monde réel il vaut mieux le connaitre... Tout cela sent son germanopratin à plein nez. Ben oui, St Germain des Prés c'est fini depuis pas mal de temps, non? Les boutiques de luxe ... Vous n'entendez pas le bruit qui monte des soutes du navire? Ca doit-être les galériens qui commencent à péter les plombs... Vous vous souvenez de l'époque où on lisait "Libé" aussi, et parfois "surtout", pour son courrier des lecteurs et ses "ndlr"? Et maintenant tout le monde se retrouve sur Mediapart... Etonnant, non?

Tout cet amalgame éruptif est triste à voir. . Il y a des FAITS, des lois, des avocats que les "amis" devraient activer. . Ce fil confirme de plus en plus la totale irrationalité des comportements, les affrontements qui épuisent ce pays au lieu de le faire avancer et qui instrumentalisent cette femme pour leur cause, quitte à sacrifier sa vie. . Plus que jamais j'affirme Mélanger les sentiments aux faits rend malade... la preuve ? Un domaine tabou qui nécessite un vrai débat

Etoile, désolé de me répéter : dans un cas aussi douloureux que celui de Florence, comment éviter de mélanger les faits et les sentiments? Ce que j'ai relevé dans mon précédent commentaire, c'est justement la séparation, tout au moins le décalage, que j'ai cru remarquer entre des règlements de comptes d'appareils et l'urgence simplement humanitaire qu'il y a à régler cette angoissante situation.

Pourquoi cette histoire m'intéresse-t-elle? Pourquoi ne cessé-je de penser au film de Bertrand Tavernier: "Que la fête commence"? Peut-être Florence Cousin, cet être souffrant dans le hall de CE journal, est-elle le symbole de la fin de cette époque: 1971-2011: quarante ans, un âge rassis. ( On ne sait toujours pas si le gauchisme est la maladie sénile ou infantile du communisme, mais on sait maintenant que les July et semblables étaient bien ce qu'en disait le PCF à l'époque: des jeunes bourgeois qui réglaient leurs comptes avec leur père.)

"les July et semblables étaient bien ce qu'en disait le PCF à l'époque: des jeunes bourgeois qui réglaient leurs comptes avec leur père", dites vous dans un sentiment de vieille aigreur rance ... je pourrais en balançer bien plus, avec des détails de l'intérieur de libé dont je n'ai JAMAIS parlé .. c'était un gangster et un libéral réformiste qui avait tourné sa veste, c'est vrai, mais en même temps -croyez moi ou non, je m'en fous- c'était le seul brave type, humain, même dans un sens populiste, que libé ait jais eu à sa tête depuis trente ans, ça je peux en témoigner PERSONNELLEMENT: ni gaudemar, ni sabatier, ni helvig (le moins pire pourtant de la bande des quatre), ni haski, ni surtout le fürher en fureur joffrin n'ont eu sa simple HUMANITé ... PS. n'oubliez pas que 90 % de la rédaction a voté edwy plenel et l'a massivement soutenu CONTRE le baron rothschild qui ne voulait absolument pas d'un ex-trotskyste du "monde, et préfèrait évidemment le mollasson toujours "aux ordres" joffrin, bientôt à la tête de quelque grande institution sarkozienne (la radio? france télévision? le CSA? ....) pour services rendus à la france ...

"sentiment de vieille aigreur rance"... Oui, ca doit ressembler à cela... J'aimais bien vos articles, monsieur Skorecki, et vous croit bien volontiers quand vous dites que monsieur July était un brave type, humain... Mais voilà: c'était un gangster et un libéral, vous le dites vous même. Mais la question n'est pas sur la personnalité de Serge July, mais de ce qu'il représente, symbolise, ce que symbolise la trajectoire de ce journal que nous avons aimé, dans les années 70,( et pour certains: aidé, financièrement, avec de petites sommes, à hauteur des petits revenus de nos petites vies de petites personnes.) Alors, oui, beaucoup d'entre nous se sont sentis floués, trahis, bafoués par le virage libéral de ce libéral, par sa présence au côté de la très anticommuniste Christine Ockrent (c'est bien joli de vouloir la disparition du communisme stalinien( qui soit dit en passant existait surtout en Russie) mais il faudra un jour nous dire par quoi le remplacer. Le Capitalisme? Ca, c'est une idée moderne, de l'ultra moderne solitude, même). Aigreur, je veux bien, j'y reviendrai. Rance, ce n'est pas très gentil: j'ai 60 ans, je pue de la gueule, et suis cassé de partout (plus que 5 ans à travailler. Et, si je suis sage, j'aurais la chance de pouvoir le faire jusqu'à 70 ans) Aigreur, donc. C'est que, voyez-vous, une fois le communisme bazardé dans la joie et la bonne humeur (et sans aigreur) par ce brave type et ses ... ("acolytes"? "semblables"? Les capitalistes sont-ils tous des gangsters? "Toute fortune se bâtit-elle sur un crime"?) j'ai galéré jusqu'en 1986 (25 ans, ca vous dit quelque chose?) entre contrat à durée déterminée, chômage et emplois de plongeurs dans les restaurants pour simplement survivre... Ce qui m'a -littéralement- sauvé, c'est un concours pour entrer dans l'ADMINISTRATION des Postes (PTT), comme facteur... Alors, vous savez, moi, les libéraux et le Libé de July, Helvig et les autres... cela me rend plus combatif qu'autre chose. Mais, comme souvent ce fut le cas par le passé, vous m'informez d'une chose trés intéressante: le baron a voté contre Plenel, et pour Joffrin... Et ben voilà, tout est dit. Mediapart se porte bien, Rue 89 est beaucoup moins intéressant et Libération continue de couler... Il n'y a, encore une fois, certainement pas de hasard...

Et voilà, on a ouvert la boite de Pandore. Timidement, dans le blog précédent, j'avais avancé un grain de sel contesté. Ce que je lis aujourd'hui conforte ma méfiance. L'anonymat, même s'il est percé pour les initiés, permet tous les dérapages. Dommage, mais tellement prévisible. Revenons au premier reportage: un photographe, "ex" du journal, se trouve "par hasard", avec deux déléguées syndicales présentes "par hasard", dans le hall de Libération, pour témoigner de la brutalité de Joffrin descendu "par hasard" de son bureau pour se ridiculiser devant l'objectif. A la lecture de ce qui précède, souvent consternant, parfois délirant, ma conviction se renforce: il s'agit, au travers de la grève de Florence Cousin, peut-être sincère, sûrement instrumentalisée, d'une attaque en règle, redoutable, contre Libération. Si l'on y joint la grève surprise et scandaleuse qui a privé le journal, en raison d'un monopole d'un autre âge, de deux ou trois jours de parution, la boucle est bouclée. Les gens de gauche, dont je me réclame, ne peuvent accepter ces dérives. Je souhaite pour Mme Cousin qu'elle accepte le compromis avant d'être totalement fanny sur le conseil et la stratégie de ses mentors. Et attendons de voir la détermination: sauf inattention de ma part, je ne connais pas de mort d'une grève de la faim, sauf les indépendantistes de l'IRA écrasés par la brutalité thatchérienne. Alors, à quoi bon ce déballage d'aigris, ou de cinglés?

Quel rapport entre "les gens de gauche" et "Libération" ? A ma connaissance "Libération" n'est plus "de gauche" depuis 1982, et c'est vers 1984 que Raymond Barre avait pu déclarer que c'était son journal préféré.

QUATRE SEMAINES DE GREVE DE LA FAIM ... FLORENCE COUSIN EST EN DANGER en vérité, boîte de pandore ou pas, une seule chose m'importe: la souffrance qui est faite AU CORPS DE FLORENCE COUSIN, une amie, une fille bien qui n'a que trop souffert d'humiliations répétées à libé (effectivement, elle aurait pu partir il y a 20 ans, il y a juste des gens qui restent, et des endroits , et libé en était un, où on reste), une fille bien et innocente de toute faute, innocente de toute machination, syndicale ou pas ... une fille bien qu'un petit chef vicieux a choisi un jour de briser .. et qui résiste .... libre à vous de me croire, ou non, je la connais, je sais qu'elle n'a jamais cherché qu'à refuser l'injustice ... c'est son seul combat ... ne la laissez pas tomber sous de mauvais prétextes, avec de vaines arguties, vous êtes presque les seuls, à mediapart, dans le silence assourdissant des medias ligués entre eux dans ce complot du silence pour protéger leurs intérêts commun (la crise , la crise ... on se tient les coudes chez les patrons de presse), les seuls à suivre son combat, à le commenter si vous pensez qu'elle doit arrêter, allez à libération le lui dire ... allez y ... QUATRE SEMAINES DE GREVE DE LA FAIM ... ELLE EST EN DANGER

Au delà des raisons invoquées pour ce licenciement, je ne pense pas qu'il soit utile de faire durer cette affaire qui met en danger et ne profite pas à Libération, car jusqu'où ira cette grève de la faim ??? C'est inquiétant. J'ai soulevé la question à L Joffrin sur canalchat ???

Qu'on soit embarrassé, qu'on se fâche ou qu'on défende cette cause : voici, pour info, les dégâts d'une grève de la faim prolongée au-delà d'un mois : http://www.lematindz.net/news/1885-rapport-medical-sur-letat-de-sante-des-55-grevistes-de-la-faim-leur-mort-es.html

Lundi 9 mars 2009 - 13 h 00, Vingt-huitième jour de la grève de la faim de Florence Cousin.

je peux vous le dire maintenant: florence arrête. depuis plus de huit jours elle m'avait fait part de son désir de mettre fin à ce vain combat sans fin ... mais la direction laissait selon toute évidence pourrir les choses ... dans un mail qu'elle m'a envoyé hier dimanche, vers 22h, elle me parle d'une ultime réunion cet apres midi lundi avec nathalie raulin et de sa décision d'arrêter .... le beau texte d'anne guérin est juste et précis ... merci de l'avoir écrit ... avec celui de michel puech il remet un peu d'honneur dans ces colonnes ..... vous n'aurez plus de mes nouvelles dans mediapart; j'ai résilié mon abonnement ////// pour me joindre: skorecki.blogspot.com

L'honneur dans les colonnes de Médiapart fut principalement souillé par des vocables indignes : "sadique", führer" etc. Pouvez-vous nous rappeler qui les écrivit, monsieur, euh, Skorecki ? Merci néanmoins pour la si bonne nouvelle : Florence met fin à sa grève de la faim. On lui souhaite de vite se rétablir et de poursuivre son combat par d'autres moyens. Bonne route, bonne chance, Florence.

Les nouvelles via la déléguée CGT sont différentes. Florence Cousin n'aurait pas arrêté. Voir sur le blog d'Anne Guérin-Castell. L'inquiétude continue, donc.

Vous nous auriez donc menti, à l'insu de notre plein gré ? Remarquez, cela ne m'étonne pas, c'était sûrement pour le bien de la vérité. . Et vous nous laissez sous l'emprise d'un ex sous-führer qui faillit être élu par 90% de couards et de crapules ? Vous ne venez pas nous délivrer ?

Lundi 9 mars 2009 - 22 h 50, Vingt-huitième jour de la grève de la faim de Florence Cousin.

c'est cet article là, bien meilleur, moins hypocrite, qui ne noie pas le poisson (et qui a pourtant DISPARU de mediapart) qu'il faut lire ... et auquel il faut répondre ...... http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110309/le-quotidien-liberation-en-proie-a-ses-fantomes

Libé est mort pour moi depuis début janvier 2007. En effet, j'ai tout simplement répondu à quelques internautes qui écrivaient "Bayrou n'a pas de programme" ou "Bayrou est un imposteur" en leur donnant l'hyperlien pour le lire et donc pour s'informer par eux-mêmes, sans répéter ce que d'autres disaient. . Eh bien, pendant des mois, tous ces messages ont systématiquement été effacés alors que restaient en ligne ceux qui le descendaient. . Ayant échangé avec des amis à qui il était arrivé exactement la même chose sur le même sujet, moi qui lisais Libé, depuis ce temps-là, ce journal n'a plus AUCUN côté positif pour moi, il est un instrument de propagande et soutient indirectement Sarkozy. . Ce journal est mort. Il survit juste car il est encore sur sa lancée, mais il a perdu toute crédibilité et tout attrait journalistique...

certes, on pourra dire que j'en sais un peu plus que d'autres, ayant travaillé plus de 25 ans à libération.... mais je ne bénéficie d'aucune protection depuis que j'en suis sorti, avec plus de tristesse et de ressentiment que melle dufau ....et j'ai choisi de ne me réfugier nulle part ailleurs ... ni à rue89, ni à mediapart où j'ai pourtant des amis ...eh oui ... nul n'est parfait ...

L'affaire a été conclu hier, indemnités revues à la hausse et requalification en "licenciement économique", Libération a repris le chemin du cool à défaut d'avoir emprunté celui du juste.

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