Thématiques du blog
Camarades, et si l’herbe était plus verte ailleurs ?
Clémentine Autain, membre de la Fase et Stéphane Lavignotte, militant écologiste, ancien responsable des Verts, engagés au Front de Gauche.
Des adhérents quittent EELV. Certains disent déjà qu’ils ne renouvelleront pas leur adhésion. Et comme toute séparation, c’est triste. Un parfum de déception règne particulièrement chez celles et ceux qui sont attachés à une écologie politique articulée à la question sociale. L’impression de ne plus pouvoir peser à l’intérieur se mêle à la douleur d’envisager le départ de leur « pays politique ».
Il y a l’actualité immédiate : la signature d’un accord avec le PS malgré les divergences, au nom de la constitution d’un groupe parlementaire. Fallait-il avaler l’austérité des comptes publics comme réponse à la crise ? Fallait-il céder sur la sortie du nucléaire, la VIe République ou encore l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes ? Beaucoup à EELV en doute. Et il y a une évolution de fond, durablement entamée depuis la participation au gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 : une professionnalisation et une institutionnalisation qui ont achevé le rêve vert d’une politique autrement ; l’abandon – malgré les discours publics – d’une écologie qui se donne pas les moyens d’une remise en cause du capitalisme et du productivisme.
En 1992, Serge Moscovici, l’un des pères de l’écologie en France, s’inquiétait (déjà) de la généralisation d’une écologie vieillie prématurément, conformiste et banalisée, qu’il appelle « écologie d’intention », appelant à approfondir le sillon initial d’une « écologie d’invention ». Dès 1978, André Gorz met en garde : il faut choisir entre « leur écologie et la nôtre ». « Leur écologie », c’est celle d’un capitalisme qui intégrera les coûts écologiques sans rien changer par ailleurs : « dans le cadre de l’actuelle société et de l’actuel modèle de consommation, fondés sur l’inégalité, le privilège et la recherche du profit, la non-croissance ou la croissance négative peuvent seulement signifier stagnation, chômage, accroissement de l’écart qui sépare les riches et pauvres » et gestion autoritaire des matières première et des pollutions. André Gorz, décidément visionnaire, ajoute : « on détournera la colère populaire, par des mythes compensateurs, contre des boucs-émissaires commodes (les minorités ethniques ou raciales, par exemple, le « chevelus », les jeunes…) » .
Et puis il y a ce que Gorz, nous, et sans doute vous, avec lui, appellons « notre écologie » : celle qui sait que ce cauchemar ne pourra être évité que si « une attaque politique, lancée à tous les niveaux, arrache (au capitalisme) la maîtrise des opérations et lui oppose un tout autre projet de société et de civilisation » . Pour André Gorz, l’écologie ne peut être qu’une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature.
Bien sûr, les dirigeants d’EELV jureront la main sur le cœur, non sans sincérité, qu’ils sont pour cette révolution écologique contre la croissance verte. Mais l’accord qu’ils ont signé avec le PS dit le contraire, et pas seulement sur le nucléaire ou Notre-Dame-Des-Landes (voir Politis du 24 novembre) : accord sur la prétendue règle d’or de l’équilibre budgétaire, Taxe Tobin rabougrie servant à éponger les déficits et non-plus destinée aux pays du Sud, abandon du retour à la retraite à 60 ans, etc. Cet accord ne peut passer pour l’égarement d’un moment : l’alliance est devenue maintenant quasi-systématique avec ce Parti socialiste dont le candidat à la présidentielle a montré lors de son enthousiaste visite au salon éco-capitaliste Pollutec le 29 novembre 2011 quel était son projet pour la planète. Beaucoup ont réalisé avec les déclarations d’Eva Joly sur François Bayrou qu’elle partageait ce projet. Les militants d’EELV sincères n’ignorent pas ce dangereux glissement. On entend dans leur rang le sentiment que Les Verts sont en voie de devenir ou sont même devenus un « PRG vert ».
Depuis quelques temps, ce qui en a retenu beaucoup, ce qu’ils nous disaient, ce que nous disions, c’était : « Où veux-tu que j’aille ?». Ce sentiment résigné qu’il n’y avait nul ailleurs où l’herbe aussi était verte. Et que donc, il fallait rester et endurer. Pourtant, à partir des années 2000, sans doute par réaction à la normalisation des Verts, l’écologie politque, l’écologie en action, a largement débordé le parti qui en avait eu jusque-là le quasi-monopole. En premier lieu, l’écologie politique est redevenue un mouvement social presque aussi fort que dans les années 1970 avec les mobilisations autour de l’agriculture paysanne et le refus des OGM, les expérimentations de la sobriété volontaire, la lutte contre les gaz de schistes, les mouvements de cyclistes contre l’automobile, l’opposition aux lignes à grandes vitesse et bien sûr la lutte anti-nucléaire qui prend aujourd’hui un tour extrêmement radical.
Parmi les organisations politiques, Les Verts ne peuvent plus revendiquer le monopole de l’écologie, même s’ils ont été moteur dans la prise de conscience et porteurs de novations idéologiques substantielles : en plus des Alternatifs, de la FASE ou des objecteurs de croissance, clairement écologistes, d’autres organisations politiques évoluaient. A la LCR puis au NPA, avant de régresser dans la dernière période, on redécouvrait la pensée écosocialiste venue des marxistes d’outre-atlantique. Au PCF, les lignes bougent, vite, les préoccupations écologiques n’étant plus minorées mais de plus en plus prises au sérieux. Au Parti de Gauche, l’héritage de l’écologie politique et la nécessité d’articuler les cultures et traditions s’assument clairement. De nombreux militants écologistes - dont des anciens verts y compris des ex-dirigeants ou des intellectuels - ont rejoint ces organisations au fil des années. Nous comprenons que beaucoup de militants d’EELV aient du mal à croire qu’aujourd’hui on puisse faire vivre l’écologie politique (et le féminisme !) au sein du un Front de gauche. C’est notre choix. Notre pari repose sur deux appréciations de la situation.
D’abord, regardons le mouvement des uns et des autres. Pense-t-on qu’EELV puisse revenir à des positions radicales d’affrontement avec le capitalisme, de modernisation des formes politiques et d’indépendance vis-à-vis du Parti socialiste ? Plus la gauche de transformation radicale, sociale et écologique, sera forte, moderne, attractive, plus EELV sera susceptible de revenir à son ancrage historique : c’est notre pari. Il nous paraît d’autant plus pertinent que la gauche de la social-démocratie s’écologise ces dernières années comme jamais auparavant, que l’idée de s’émanciper du Parti socialiste y gagne du terrain. Ce que le capitalisme donne à voir avec sa crise financière amène à renouveler les réponses dans l’autre gauche, à penser un projet qui ne s’accommode pas de la logique productiviste. Deux trajectoires se croisent : les Verts se tournent vers le centre, l’autre gauche se verdit. Faisons force à gauche, bien à gauche, en mêlant le vert et le rouge, pour emporter le plus largement l’adhésion.
Nous faisons un second pari, celui de la dynamique, du mouvement. Aucun évolution n’est écrite par avance quant à l’avenir du Front de Gauche et bien des obstacles sont encore sur ce chemin. Mais les rencontres que nous faisons dans cette campagne présidentielle bousculent déjà les étiquettes, les organisations et font espérer au-delà de la séquence électorale. « Stop ou encore » : cela dépend de chaque personne soucieuse de faire naître du nouveau à gauche, du nouveau réellement écologiste, anticapitaliste, antiraciste, démocratique et féministe. Celui qui est sûr de ne jamais se perdre, c’est celui qui ne se lance dans aucune aventure. Nous nous engageons avec un enthousiasme que nous voulons faire partager.
Nous nous adressons fraternellement et en toute sororité à nos amis - depuis parfois plus de 20 ans - qui militent à EELV pour une vraie alternative au système actuel et que nous voyons malheureux : rien ne vous oblige à continuer à vous étioler dans un écosystème partidaire qui ne vous donne plus l’air dont vous avez besoin, l’espérance qui vous donne envie de vous battre. Si vous quittez EELV, ne disparaissez pas dans la nature : l’écologie politique a toujours besoin de votre engagement. Nous pensons possible et utile de militer ensemble. Ce que nous proposons, c’est l’aventure d’une nouvelle radicalité de l’écologie en train de s’épanouir : mouvement social écolo, gauche de la gauche en verdissement, émergence d’une nouvelle terre politique où se sentir à nouveau chez soi. Nous voulons entrer en dialogue avec vous, pour en inventer la langue.

Les 5 commentaires les plus recommandés
Totalement en accord avec ce billet ! Effectivement dans les assemblées ont s'y retrouve ensemble. Ayant lutté toute l'année dernière contre les gazs de schistes, c'est naturellement que je me retrouve au Front de gauche.
@Ivan
Mais qui a dit que tel ou tel parti ou mouvement était parfait? On pourrait longtemps "jouer au ping pong" et se renvoyer des balles sur les plus, les moins de chaque orga...Il se trouve que chacun, avec ses propres sensibilités/analyses, décide de "l'endroit et de la manière"dont il s'engage (ou pas)...
Je suis au PG, milite au Front de Gauche, mais avant tout pour quelque chose qui dépasse la notion partidaire, ou coallition de mouvements, me dépasse moi-même et qui s'appelle la révolution citoyenne...C'est une dynamique qui vise dans un 1er temps à lutter contre la résignation, le "de toute façon on ne peut rien faire", contre la division des forces progressistes justement du fait de "détails"qui ne sont rien comparés aux enjeux actuels, contre la soumission véhiculée par la parole dominante qui matraque qu'une seule politique est possible, etc...
Je ne me pose pas la question de savoir pourquoi ma "porte d'entrée"a été celle du PG, ni "n'attends" de mes concitoyens qu'ils s'engagent dans tel ou tel parti, mais qu'ils entrent dans la mêlée et s'approprient la souveraineté populaire qui est seule maitre dans une démocratie...
Pour ce faire, une déconstruction de la doxa et des divers enfumages sont nécessaires pour que le peuple, d'une manière éclairée, puisse faire des choix en toute indépendance..."L'exemple" de 2005 avec le non de gauche en est une des illustrations...Un traité volontairement volumineux et illisible, une propagande médiatique pour le oui (les partisans du non se faisant traiter de tous les noms d'oiseaux), bref une énorme "machine de guerre" visant à empêcher toute réflexion a été "battue"par un mouvement "de pédagogie populaire"initié par une coalition de partis/mouvements/associations qui ont su dépasser leurs différences/divergences face à cet enjeu de taille...
Hélas en 2007, cette "alliance de circonstance"n'a pas pu se poursuivre et chacun et reparti lutter dans son coin, pour le résultat que l'on connait (pour chaque parti et surtout pour l'ensemble de la population)...
Depuis, la dynamique FDG a été lancée, progresse et entraîne de plus en plus de personnes encartées ou non pour aller vers la possibilité d'un changement en profondeur de la société et des rapports entre individus...
Tout ceci n'est bien évidemment pas parfait, ni exempt de tous reproches, mais a le mérite d'être cohérent et clairement en rupture avec les façons de concevoir la politique...
Place à l'humain, place au(x) peuple(s) !
Mais la politique qu'il mène est la même que celles qu'ont menées en Europe les représentants de l'Internationale socialiste, quand ils étaient il ya encore quelques jours au pouvoir, ou qu'ils prônent quand ils sont dans l'opposition, en Allemagne ou ailleurs. Et Hollande ne fait pas exception. La" rigueur juste" c'est de l'enfumage. Certes Sarkozy est détestable dans toute sa personne, à un point rarement atteint en politique. Mais l'antisarkozisme viscéral comme réponse à tout, c'est-à-dire, in fine, le vote utile, est un tour de bonneteau qui évite la seule question qui vaille : comment opérer une rupture forte et féconde. Certainement pas avec le PS. Ce n'est pas en psalmodiant "2002", "2002", que cela nous fera avancer d'un ïota.
Je partage l'annalyse faites. Complètement. Le seul moyen d'installer un système plus respectueux de l'environnement est de renverser le système en place, pour en inventer un nouveau. Je suis presque certain que cela sera l'enjeux du XXIe siècle.
Le siècle des crises, des mouvements migratoires dus à la montée du niveau de la mer, des problèmes d'approvisionnement en eau et en nourriture qui vont s'aggraver, etc. etc.
Pour les choses plus sérieuses et qui intéressent les gens, voir cet interview (débat entre eélv et le front de gauche) réalisé par Politis:
Je suis allé à Fukushima avec Eva Joly. J’y ai vu les conséquences dramatiques de la catastrophe : ce poison invisible qui s’insinue partout, dans l’air, l’eau, l’alimentation, les corps. J’y ai vu l’angoisse dans les yeux des parents, pour leurs enfants, leur capacité à les protéger en les éloignant de la zone dangereuse et en tentant de leur fournir une alimentation non contaminée. J’y ai vu l’incapacité des pouvoirs publics à gérer la situation, incapables d’évacuer la population, autorisant à la vente des aliments 15 fois plus contaminés que ce qui était autorisé en Ukraine après Tchernobyl.
.
J’y ai vu ces dirigeants qui, une fois la catastrophe survenue, n’ont plus fait que de mauvais choix tant l’ampleur du défi est insurmontable. J’ai vu la défiance croissante de la population, des institutions déstabilisées, une société en proie au doute comme jamais. Sans oublier tout ce que nous n’avons pu voir, une zone grande comme le Luxembourg morte, inaccessible, au milieu de laquelle réacteurs nucléaires et piscines hors contrôle continuent de cracher heure après heure leur poison, malgré les efforts des « liquidateurs » envoyés sur place. Quand on a vu Fukushima, on n’a plus le droit de parler du nucléaire avec légèreté, comme le font trop de politiques français. Qu’ils aillent voir sur place. Alors seulement ils pourront dire en conscience s’il faut continuer de prendre de tels risques insensés ou si, comme nous le proposons, il faut décider au plus vite de sortir du nucléaire.
.
Au lendemain de la catastrophe, nombre d’entre nous ont interpellé le président Sarkozy pour qu’il organise en urgence un référendum. Puisque, de lui-même, il n’était pas prêt à tirer les conséquences, seul le vote du peuple français pouvait le lui imposer. Ce référendum n’ayant pas eu lieu, l’élection présidentielle sera donc l’occasion pour les citoyens de se prononcer. Il revient à chaque candidat de dire quelle politique énergétique il mènera et notamment ce qu’il fera de l’énergie atomique, pas de se retrancher derrière un référendum. Quand l’électeur va voter, il veut le faire en connaissance de cause : sur les retraites, les institutions, la fiscalité. Mais aussi sur le nucléaire. Imagine-t-on un candidat qui, par habileté, de peur de perdre une partie de ses soutiens, dirait sur chaque sujet qu’il se contente d’organiser un référendum? On vient de célébrer le 30e anniversaire de l’abolition de la peine de mort : heureusement que le candidat Mitterrand a osé ne pas renvoyer la question à un référendum.
.
Savoir si on continue à prendre le risque inouï du nucléaire, si on lègue à nos enfants des installations indémantelables, des millions de tonnes de déchets radioactifs, voire des territoires sacrifiés pour des générations, est un choix qui ne supporte ni la légèreté ni l’habileté. ON N'A PLUS LE DROIT DE SE DEFAUSSER. Si un candidat n’est pas prêt à s’engager sur cette question majeure, à quoi bon être candidat ?
.
Tous les commentaires
Totalement en accord avec ce billet ! Effectivement dans les assemblées ont s'y retrouve ensemble. Ayant lutté toute l'année dernière contre les gazs de schistes, c'est naturellement que je me retrouve au Front de gauche.
Merci Annie !
"Des adhérents (une centaine au total sur plus de 15.000 adhérents et 20.000 coopérateurs) quittent EELV " : et, il faut préciser que d'autres rejoignent, en nombre, EELV (y compris d'anciens responsables du Pde G, voir ici) et les comités de soutien à EVA JOLY; pour le reste, ne prenez pas vos illusions pour des réalités, et merci pour l'enfumage habituel, mais certainement normal, en période électorale ou non, que l'on retrouve constamment chez les militants d'une certaine gauche .
.
PS: Stéphane, tu oublies de préciser que ton départ des ex-verts remonte à belle lurette. :-)))
Il existe près des écluses un bas quartier de bohémiens dont la folle jeunesse s'use à déméler le tien du mien"
nananère :-(
j'aimais déjà les étrangères quand j'étais petit enfant!
Et maintenant , Elles sont reconduites à la frontiere !!!!!!!!!!!!!
Je partage l'annalyse faites. Complètement. Le seul moyen d'installer un système plus respectueux de l'environnement est de renverser le système en place, pour en inventer un nouveau. Je suis presque certain que cela sera l'enjeux du XXIe siècle.
Le siècle des crises, des mouvements migratoires dus à la montée du niveau de la mer, des problèmes d'approvisionnement en eau et en nourriture qui vont s'aggraver, etc. etc.
Pour "renverser le système en place", vous vous y prenez comment? :-)
voir "Programme partagé-l'humain d'abord"
2€ Librio
Et, à part nous demander d'acheter ce petit fascicule, vous voulez nous faire croire que le Parti de Gauche et le PCF ne vont pas négocier pour les législatives avec le PS… et eelv!? Le problème, c'est que votre négociation avec les socialistes se fera en catimini, au dernier moment, pour obtenir des députés et un groupe parlementaire !
.
Eelv a au moins le mérite d'avoir pris son temps (plus de 6 mois de travail, dans diverses commissions avec les socialistes, pour élaborer un minimum de contenus afin d’envisager une plateforme permettant de créer la dynamique pour dire non à un nouveau mandat du Sarkozysme en 2012… et ceci, malgré le recul de Hollande, par rapport au 1er accord entre le PS et eelv). Les écologistes peuvent également se vanter d'avoir fait évoluer le PS sur un certains nombre de points ; par exemple : la fermeture de 25 réacteurs sur 58, d’ici 2025 et un peu de proportionnelle par le PS... c'est la raison pour laquelle l'accord eelv/PS ne porte que sur les législatives et non pas pour un futur gouvernement d’union des gauches et des écologistes. Pour une réelle alternative au sarkozysme, à la crise (économique, sociale et écologique) et pour dire non au productiviste des droites et des gauches, une seule solution: EVA JOLY!
Le problème, c'est que votre négociation avec les socialistes se fera en catimini"
Voilà qui confirme l'adage selon lequel certains voient le monde seulement depuis que ce qu'ils sont.
Il faut vous mettre au parfum... il y a des remous importants.
.
PS: je peux également vous faire un petit topo des dernières négociations pour les sénatoriales. Non? :))
C'est bien ce que je disais.
Pour les législatives, ici, on parle des remous actuels au sein du Front de Gauche... mais, d'après votre dernier commentaire, votre choix doit se porter sur le camarade Poutou. Non? Ben, il n'y a pas de honte à le dire, camarade! :))
L'avantage avec les commentaires
c'est qu'on ne connaît pas l'interlocuteur.
On ne sait pas s'il est jeune, âgé, entre les deux, blond, brun, chauve,grand ou petit.
Nous n'avons, ô joie, que le texte.
Et le texte, ça en dit plus long qu'on ne croit, n'est ce pas, avec toutes les isotopies, figures, métaphores.
Au vu de ce dernier commentaire, on peut penser que vous n'inférez que très imparfaitement.
Mais bon. Chacun est perfectible.
Je suis d'accord avec vous sur l'ambiguïté du PCF - du Parti de gauche je n'arrive pas à voir - vis-à-vis du PS. Pas ambiguïté d'ailleurs : dépendance devenue structuelle du PCF. La dynamique actuelle arrivera-t-elle à faire décrocher le dépendant ? Gros morceau. Je suis pour une ligne d'indépendance totale - je la défendais quand j'étais aux Verts - qui me rapprocherait plus du NPA sur ce point. Nous le disons dans le texte : le Front de gauche n'est pas parfait loin de là. Sur le nucléaire, NDDL, etc. y'a du boulot. Mais nous pensons que le sens du vent actuellement (le sens de l'histoire, c'est plus mon truc depuis 1918 et la réponse Barth à qui ) nous aide à cette évolution... Et puis moi, s'engager dans une dynamique politique, ce n'est pas rentrer dans les ordres, si ça foire, on y ira planter des choux ailleurs : c'est aussi le sens du texte, l'écologie politique, elle est dans plein d'endroit aujourd'hui où on peut faire plein de choses chouette. Depuis que je suis sorti des Verts en 2002, j'ai en tête ce titre magnifique documentaire de JM Carré : le monde est grand et plein d'aventures !
Vous avez raison pour le PCF. l'alliance avec le PS quel que soit le prix à en payer, lui colle à la peau comme une tunique de Nessus. Et ce n'est pas nouveau : mon père, vieux militant, un peu sectaire, je l'avoue, disait déjà dans les années 50 quand, aux élections locales le PC se désistait, sans garantie aucune, au deuxième tour pour le parti socialiste SFIO (à l'époque) ou quand les députés communistes ont voté pour les pleins pouvoirs à Guy Mollet en 56 : "avec les socialistes, nous sommes toujours cocus et contents". Avec Robert Hue, ça a été le pompon. Voilà pourquoi j'ai quitté le PCF en 2000 après de (très) nombreuses années de militantisme. Ce que j'espère maintenant c'est que le Front de Gauche tienne la route, et ce que je regrette, c'est que le NPA ne le rejoigne pas.
Accord avec le PS pour stopper 25 réacteurs en 2025 ?
a) François Hollande a clairement fait comprendre qu'il s'asseyait joyeusement sur l'accort EELV / PS, ainsi que sur le programme du PS ...
b) en 2025 ? demain, on rase gratis ! combien stoppés durant sa première présidence, s'il est élu ? et encore, ce n'est qu'une promesse électorale de plus
c) le régime de la France étant une monarchie élue, François Hollande ayant également indiqué qu'il n'y allait rien changer de fondamental, quel intérêt à s'allier avec le diable ?
le seul espoir viendrait de Martine Aubry : pourra-t-elle avoir la maîtrise sur le parlement ? mince espoir, quand on connait la corruption de nos élites, le coeur des élus PS aujourd'hui fidèles au PS ira, après élection, là où est l'argent (demandez à François Bayrou, il l'a vécu).
il faudra une catastrophe humanitaire majeure pour que les choses changent ( tempête gigantesque faisant des dizaines de millions de morts, sécheresse planétaire divisant par deux les denrées alimentaires disponibles dans les pays occidentaux, explosion nucléaire dans la vallée du rhone contaminant des millions de français, etc.). hélas, on y va tout droit, la seule question étant : quand ?
Cet article est d'un anti socialisme primaire, militant socialiste depuis 1972, je m'oppose à ce mélange d'affirmations gratuites et ces procès d'intentions sans imagination . Il y a dans ces propos la notion de donneur de leçon commun à la droite et à l’extrême gauche. Or comme beaucoup d'électeurs socialistes, je vais être confronté à l'accord avec les verts dans les circonscriptions réservées. Vais -je donner ma voix au premier tour à un parti qui m'insulte et qui quémande des places. Surement pas!Vais je m'abstenir, ne comptez pas sur moi! Il me reste le seul choix possible de voter FdG, ( nous sommes un grand nombre) prenant le risque d'avoir au deuxième tour l' U.M.P./ F.N. Les électeurs de droite ne se poseront pas de question: c'est eux ou nous!!!
Alain le taxi
J'apprécie beaucoup Clémentine Autain et Stephane Lavignotte. Je suis convaincu qu'ils sont des militants de l'écologie sincère. Le gros HIC, c'est qu'en rejoignant le Front de Gauche, ils se regroupent avec les camarades du Parti Communiste et de la CGT depuis toujours pro-nucléaire ( pour sauvegarder l'emploi?) et sans propositions sur la necessité de mettre au coeur de leur action, la défense des causes environnementales.
êtes vous vraiment sûr que les camarades du PC et de la CGT soient encore pro-nucléaires?
Soyez franc, cette question partage la gauche y compris le P.S.Alors pourquoi tirer sur Hollande
alain le taxi
Pour les choses plus sérieuses et qui intéressent les gens, voir cet interview (débat entre eélv et le front de gauche) réalisé par Politis:
Je suis allé à Fukushima avec Eva Joly. J’y ai vu les conséquences dramatiques de la catastrophe : ce poison invisible qui s’insinue partout, dans l’air, l’eau, l’alimentation, les corps. J’y ai vu l’angoisse dans les yeux des parents, pour leurs enfants, leur capacité à les protéger en les éloignant de la zone dangereuse et en tentant de leur fournir une alimentation non contaminée. J’y ai vu l’incapacité des pouvoirs publics à gérer la situation, incapables d’évacuer la population, autorisant à la vente des aliments 15 fois plus contaminés que ce qui était autorisé en Ukraine après Tchernobyl.
.
J’y ai vu ces dirigeants qui, une fois la catastrophe survenue, n’ont plus fait que de mauvais choix tant l’ampleur du défi est insurmontable. J’ai vu la défiance croissante de la population, des institutions déstabilisées, une société en proie au doute comme jamais. Sans oublier tout ce que nous n’avons pu voir, une zone grande comme le Luxembourg morte, inaccessible, au milieu de laquelle réacteurs nucléaires et piscines hors contrôle continuent de cracher heure après heure leur poison, malgré les efforts des « liquidateurs » envoyés sur place. Quand on a vu Fukushima, on n’a plus le droit de parler du nucléaire avec légèreté, comme le font trop de politiques français. Qu’ils aillent voir sur place. Alors seulement ils pourront dire en conscience s’il faut continuer de prendre de tels risques insensés ou si, comme nous le proposons, il faut décider au plus vite de sortir du nucléaire.
.
Au lendemain de la catastrophe, nombre d’entre nous ont interpellé le président Sarkozy pour qu’il organise en urgence un référendum. Puisque, de lui-même, il n’était pas prêt à tirer les conséquences, seul le vote du peuple français pouvait le lui imposer. Ce référendum n’ayant pas eu lieu, l’élection présidentielle sera donc l’occasion pour les citoyens de se prononcer. Il revient à chaque candidat de dire quelle politique énergétique il mènera et notamment ce qu’il fera de l’énergie atomique, pas de se retrancher derrière un référendum. Quand l’électeur va voter, il veut le faire en connaissance de cause : sur les retraites, les institutions, la fiscalité. Mais aussi sur le nucléaire. Imagine-t-on un candidat qui, par habileté, de peur de perdre une partie de ses soutiens, dirait sur chaque sujet qu’il se contente d’organiser un référendum? On vient de célébrer le 30e anniversaire de l’abolition de la peine de mort : heureusement que le candidat Mitterrand a osé ne pas renvoyer la question à un référendum.
.
Savoir si on continue à prendre le risque inouï du nucléaire, si on lègue à nos enfants des installations indémantelables, des millions de tonnes de déchets radioactifs, voire des territoires sacrifiés pour des générations, est un choix qui ne supporte ni la légèreté ni l’habileté. ON N'A PLUS LE DROIT DE SE DEFAUSSER. Si un candidat n’est pas prêt à s’engager sur cette question majeure, à quoi bon être candidat ?
.
Ah mais oui ! D'où l'alliance avec le PS ! Je m'disais aussi ...
Ouf maintenant tout est plus clair, merci !
Vous voulez Sarkozy pour 5 ans supplémentaires !?
Bah quoi ? Dany sera ministre d'ouverture, 5 ans après son pote Kouchner et le soutien de son autre ami Glucksmann...
Le "mao-nazillon" Najiels est de sortie!?
Ouh là, ça commence à troller, là. Calmos.
Mais la politique qu'il mène est la même que celles qu'ont menées en Europe les représentants de l'Internationale socialiste, quand ils étaient il ya encore quelques jours au pouvoir, ou qu'ils prônent quand ils sont dans l'opposition, en Allemagne ou ailleurs. Et Hollande ne fait pas exception. La" rigueur juste" c'est de l'enfumage. Certes Sarkozy est détestable dans toute sa personne, à un point rarement atteint en politique. Mais l'antisarkozisme viscéral comme réponse à tout, c'est-à-dire, in fine, le vote utile, est un tour de bonneteau qui évite la seule question qui vaille : comment opérer une rupture forte et féconde. Certainement pas avec le PS. Ce n'est pas en psalmodiant "2002", "2002", que cela nous fera avancer d'un ïota.
Ou-bien Hollande pour 5 ans, puis 30 ans de droite encore plus "décomplexée"?
Ce Denis Baupin, c'est bien celui qui, il y a quelques semaines, voulait se parachuter tout seul comme un grand à Saint-Brieuc pour les législatives 2012, ce qui va de soi pour un adjoint au maire de la ville de Paris ?
La marque d'un grand démocrate, pour le moins !
Effectivement c'est quelqu'un de " sérieux " Denis Beaupin ...
*intéressé par la circonscription de Saint-Brieuc , réservée cadeau du PS à EE/LV dans un premier temps ( il s'apprétait donc à quitter Paris pour laisser la place à Duflot aux prochaines municipales ..) mais il a finalement renoncé car "le PS garde Saint- Brieuc et donne Guingamp" ( le coup est moins sur et c'est Hascoet qui s'y colle ! )..faire de mla politique autrement qu'ils disaient ...
NON c'est sans doute ce qui s'appelle faire de la politique sérieusement !
Non, ce n'est pas en raison du coup moins sûr, mais d'un rejet total ! Aussi bien des milieux écolos que du PS, ce qui bien entendu marquait d'une encre indélébile les beaux slogans que vous citez !
Pour les choses plus sérieuses et qui intéressent les gens, voir cet interview (débat entre eélv et le front de gauche) réalisé par Politis:
C'est bizarre comme méthode, de donner comme information "sérieuse" pour "les gens" un... débat, avec les propos d'un seul des débateurs !
1) nombre d’entre nous ont interpellé le président Sarkozy pour qu’il organise en urgence un référendum.
c'est ce qu'il fallait
2) un candidat qui dirait sur chaque sujet qu’il se contente d’organiser un référendum?
c'est ce qu'il ne faut pas
Je ne vois pas trop la logique
et détecte aussi le glissement entre
"référendum sur le nucléaire" et " réferendum sur chaque sujet"
Ce procédé d'écriture est sournois.
Quoi qu'il en soit, les coalitions d'intérêts sont plus compromettantes que prometteuses. Il ne faut pas se désoler d'une alliance avec un candidat comme François Hollande qui n'a jamais eu l'intention de s'occuper réellement de sortir du nucléaire, non plus que de s'opposer aux politiques ultralibérales favorables aux banques d'affaires, non plus que de reconnaître la libre circulation des personnes migrantes selon les termes de la déclaration universelle des droits de l'homme.
...
Il faut par contre se désoler du fait que les citoyens ne soient pas suffisamment informés de la situation vis-à-vis de nos ressources énergétiques. Au sujet des modalités de sortir du nucléaire, je ne crois pas me tromper sur le fait qu'EELV est la mieux renseignée des organisations candidates pour faire un travail pédagogique auprès des populations.
Hélas, il n'en sera vraisemblablement rien.
Le marasme politicien des tentatives d'accords et les incidences financières de la candidature aux élections présidentielles et législatives, et l'hémorragique défection des militants EELV risquent d'anéantir une des rares chances de relation avec l'opinion publique sur ces questions-là. Les votes ne tiendront pas compte du problème nucléaire.
Notre pays poursuit résolument sa longue descente aux enfers du libéralisme trimphant : que son visage soit celui de l'hystérique et méprisant Sarkozy, ou sous les apparences faussement bonhommes de Hollande, ou encore de l'habile tromperie populiste de Le Pen, qu'importe ! leurs politiques ne varient que par la taille de la serpillère, aucun n'est décidé à aller arrêter le robinet d'où fuient toutes les ressources vives du pays.
Jean-Jacques M’µ
A tous les visages du libéralisme triomphant, vous attribuez un qualificatif...sauf à EELV, c'est un oubli, sans doute !
Non, je refuse d'admettre EELV comme étant un libéralisme vert.
Ou alors, prouvez-le.
Jean-Jacques M’µ
Dans le texte nous sommes plus prudents, nous parlons d'un glissement vers le centre. Le projet de croissance verte qui nous inquiète est-il un libéralisme ? Il peut sans doute être keynésien. Mais le PS fera-t-il autre chose que du social-libéralisme en économie ? Si les Verts sont au gouvernement (je suis prêt à parier un sac de patates bios que oui, même si aucune des conditions posées ne sont respectées), ils seront donc embarquées dans une politique de croissance verte social-libérale. Même si la plupart des militants - et sans doute même des dirigeants - rèvent d'autre chose. Mais à force de "c'est mieux que rien", on a pas grand chose...
@JJMU
C'est bien le plus facile : EELV = Europe ( concurrence libre et non faussée, casse des services publics, désormais désignatrice des chefs d'état en Grèce et en Italie, etc... ) Ecologie les Verts.
2005: Les Français votent NON au referendum sur le Traité Constitutionnel
2008 : grâce aux Verts - et au PS ( qui de ressemble s'assemble ) - Sarkosy peut décider que c'est OUI quand même avec le Traité de Lisbonne.
2011 : c'était la semaine dernière, les députés européens votent le 2e paquet de libéralisation du transport ferroviaire : les Verts, courageusement, s'abstiennent.
Et je ne dis rien contre les sièges échangés contre des centrales nucléaires pour un accord électoral avec le PS, et je vois pourquoi l'annonce d'un referendum sur la question nucléaire ne convient pas à ces démocrates de haut vol!
Allez, circulez, des preuves, j'en ai encore à la pelle, mais j'ai une campagne à mener, et donc autre chose à faire que de convaincre des aveugles.
Toujours le même blabla ridicule et simpliste... pour votre info, EELV regarde vers l'avenir en réunissant des "ex-ouistes de combat" et des " ex-nonistes" du TCE, comme par exemple Cécile Duflot, José Bové, etc. Hé oui, c'est cela également un parti qui avance et pollenise pour une Europe politique, fédérale, démocratique, sociale et écologique! ;-))
En fait de Bla-Bla-Bla, ça se pose là !
"un parti qui avance et pollenise" ... c'est beaucoup mieux qu'un qui lepenise.
Je vous l'accorde, c'est le seul truc que je vous accorde d'ailleurs.
Ce n'est pas très difficile : depuis des années au Parlement Européen, les Verts ont voté toutes les directives de libéralisation des services publics (et je parle bien des votes des députés européens verts sur les directives européennes, qu'on peut vérifier aisément, pas des déclarations de principe pour faire semblant de s'y opposer ou pour s'apercevoir un peu tard des conséquences de leurs votes qu'ils ont pu faire ici ou là, notamment sur le changement de statut de la Poste en France) et Cohn-Bendit s'en est expliqué plusieurs fois, il est pour "la fin des monopoles" et "la concurrence dans les services publics", qui, c'est bien connu, profite aux consommateurs et aux citoyens.
D'accord avec vous
C'est quand, les primaires du Front de Gauche ? ça risque d'être chaud, non ?
La dernière fois que des "primaires" ont été tentées dans ce camps, c'était en 2007 : n'importe qui pouvait venir voter aux assemblées-locales, il n'y avait besoin de ne rien ni signer, ni payer, ni d'avoir sa carte nulle part. ça ne s'appelait pas primaires parce que ce n'était pas la mode et que la démocratie américaine n'y est pas bien vu. Comme le PCF a beaucoup plus de militants, ça a écrasé le processus, on avait un candidat PCF à tout les coups. Et ça a donné les candidatures Bové et Buffet. Pour un point de vu sur les primaires et une position "alter républicaine" voir le très bon texte pas assez commenté à l'époque de Clémentine Autain et Daniel Obono sur médiapart :
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/191011/redonner-un-souffle-revolutionnaire-la-republiq
Donc, y aura pas de primaires ?
Donc, y aura pas de primaires ?"
une autre règle dort ?
Bon, ben, si doit pas y avoir de primaires, y aura pas de primaires. On n'en fera pas une maladie. Quant à la règle d'or, ça ferait un beau sujet de référendum, non ?
Pourquoi faire un référendum sur une telle bêtise ?
Et une ration de foin, une !
Alors y a des cas où il faut un référendum et des cas où il ne faut pas de référendum, et c'est mon conclubiote médiapartien Emmanuel Esliard qui est préposé à l'opportunité.
Pour Stéphane:
Hervé Kempf : ceux d'Areva, votez écolo (EELV) ! http://blogsherve-kempf-ceux-dareva-votez-ecolo-eelv
Chère Clémentine, cher Stéphane
IL NE FAUT PAS SE TROMPER DE COMBAT. L'ennemi commun c'est le FN , 'lUMP (je ne parle plus d'adversaires à leur égard) et le sytème productivo capitaliste. Une vrai rupture écologique et sociale n'existera que si, à l'assemblée ,des groupes parlementaires forts empêchent le capitaine de pédalo de faire du Sarko mou ou du Bayrou non catho. Plus pragmatiquement, que restera il du front de gauche après les 6% de Mélenchon aux présidentielles et les 8 députés qu'ils obtiendront...Comment pèsera t on face à 280 députés PS s'il n'y à que 4 écolos et 8 front de Gauche?
Je rejoins en grande partie votre analyse sur la vassalisation au PS que l'on ne peut que regretter. Ce qui est inquiètant c'est votre énergie pour nous diviser à l'intérieur de la Gauche. Qu'attends t on pou, ensemble faire perdre Sarko sa clique et ses sbires.
Que fait on pendant les 6 mois qui viennent pour porter haut nos couleurs plus rouge que vertes ou plus vertes que rouge et creer du débats sur tous les territoires:
Ici dans les Monts du lyonnais on s'y atèle:
heir est née SECOL: Solidarité, écologie, citoyenneté dasn l'ouest lyonnais, nous étions 20: qui d'EELV, qui du front de Gauche, qui du planning familial, qui de la confédé paysanne pour se dire comment on provoque la prise de conscience montrant l'impasse de l'austérité du productivisme et des politiques d'exclusion à nos concitoyen: débats, projections, doutils numériques, rien ne sera négligé
Alors, tous unis EELV Front de Gauche pour
GAgner la présidentielle et les législatives
Empêcher le PS d'être hégémonique
Je me retrouve complètement dans la démarche que tu décris avec SECOL. Si nous nous trompons de combat, nous nous trompons avec toi ! Il n'y a rien de plus agréable que de faire les mêmes erreurs en bonne compagnie (se marier, faire des enfants, acheter un appartement...)
à Paul Bouvard,
Le combat à mener ?...
Bien entendu il ne faut pas se tromper de combat.
Vous mettez le vôtre contre un épouvantail : là Le Pen, ici la droite...
L'ennemi c'est d'abord la pauvreté qui nous est infligée.
Si les militants et les candidats des partis qui se disent de gauche ne se mobilisent pas réellement contre la pauvreté en en fermant une fois pour toutes le robinet là où il fuit à travers les mesures libérales assénées, qu'importent les dirigeants et la couleur des partis, nous serons alors réduits à la pauvreté, aux humiliations, aux débrouilles, aux trafics, à la précarité..
Il ne faut pas se tromper de combat : le combat n'est pas contre une personne ou un parti, le combat est POUR notre dignité, notre vie et celle de nos enfants. L'idée même qu'en discussion, des étudiants de l'âge de mes enfants puissent accepter de se prostituer pour leurs études m'est une horreur. C'est là que se situe notre combat réel : quel monde voulons-nous pour nos enfants ?...
Pas celui du libéralisme triomphant, oh non !
Jean-Jacques M’µ
On est bien d'accord là-dessus ! Si vous comptez sur l'association PS/EELV pour livrer ce combat, vous n'êtes pas sorti de l'auberge ! S'associer à un parti libéral pour lutter contre le libéralisme, c'est sans doute une stratégie de haut vol. Trop haut pour moi, qui ne suis qu'un petit homme de troupe !
Pour moi, le seul combat qui vaille est celui contre l'ignorance. s'il est gagné un jour, nous aurons fondé la démocratie.
Sauf si quelque chose m' a échappé, il n'y a qu'un seul candidat à ce jour, qui refuse l'autérité. Et ce n'est pas avec lui que les Verts ont choisi de s'allier. Vous suggérez peut-être que le Front de Gauche se rallie à l'austérité de Hollande/EELV pour battre l' austérité de Sarkosy ? Tous unis pour une autre austérité, bienfaitrice celle-ci car sans Sarkosy ? C'est ça, le plan ? C'est sûr : ça va être NON ! Quant aux 6% de Mélenchon...
Plus pragmatiquement, que restera il du front de gauche après les 6% de Mélenchon aux présidentielles et les 8 députés qu'ils obtiendront...Comment pèsera t on face à 280 députés PS s'il n'y à que 4 écolos et 8 front de Gauche?
Le pythonis Paul Bouvard n'a peur de nous enfumer.
Sur Facebook, Une partie des commentaires se font sur un registre étonnant : celui du religieux. Le débauchage, c'est la version politique des méchants évangéliques qui veulent convertir des musulmans ; ceux qui quittent le parti sont des apostats qui ont trahi la vraie église, etc. De la même manière, je n'aima pas que les responsables du PG (coucou Delphine) exhibent ma tribune comme une prise guerre ("on en a converti un !"). Ce n'est ni ma façon d'être croyant et j'essaye que ce ne soit pas ma façon de faire de la politique, et c'est pas facile parce que le militantisme tire sans arrêt vers ce registre. Les personnes heureuses aux Verts et qui pensent qu'elles peuvent changer les choses de l'intérieur, je suis sincérement heureux pour elles, et je pense qu'elles doivent rester là où elles se trouvent bien à EELV. Moi j'ai estimé - je ne dis pas que j'ai raison - que les Verts n'étaient plus reformables de l'intérieur il y a 8 ans. Et nous disons juste au gens qui en sont arrivés au même constat aujourd'hui : discutons. C'est tout.
Il faut reconnaître que Stéphane est un homme mesuré... mais, on se demande ce qu'il fait chez les cinglés de l'atome, les souverainistes, les blablateurs de la radicalite et les enfumeurs politiques et de l'écologie!? Stéphane, tu devrais discuter avec une autre parisienne EELV, qui vient, elle aussi, du PdeG : Ariane C. Elle pourra te donner également des éléments sur le fonctionnement très peu démocratique de son ex-orga que tu veux rénover. ;-)
,
Ps; désolé pour la frappe mais pas évident, même avec un iPhone.
@Ivan
Mais qui a dit que tel ou tel parti ou mouvement était parfait? On pourrait longtemps "jouer au ping pong" et se renvoyer des balles sur les plus, les moins de chaque orga...Il se trouve que chacun, avec ses propres sensibilités/analyses, décide de "l'endroit et de la manière"dont il s'engage (ou pas)...
Je suis au PG, milite au Front de Gauche, mais avant tout pour quelque chose qui dépasse la notion partidaire, ou coallition de mouvements, me dépasse moi-même et qui s'appelle la révolution citoyenne...C'est une dynamique qui vise dans un 1er temps à lutter contre la résignation, le "de toute façon on ne peut rien faire", contre la division des forces progressistes justement du fait de "détails"qui ne sont rien comparés aux enjeux actuels, contre la soumission véhiculée par la parole dominante qui matraque qu'une seule politique est possible, etc...
Je ne me pose pas la question de savoir pourquoi ma "porte d'entrée"a été celle du PG, ni "n'attends" de mes concitoyens qu'ils s'engagent dans tel ou tel parti, mais qu'ils entrent dans la mêlée et s'approprient la souveraineté populaire qui est seule maitre dans une démocratie...
Pour ce faire, une déconstruction de la doxa et des divers enfumages sont nécessaires pour que le peuple, d'une manière éclairée, puisse faire des choix en toute indépendance..."L'exemple" de 2005 avec le non de gauche en est une des illustrations...Un traité volontairement volumineux et illisible, une propagande médiatique pour le oui (les partisans du non se faisant traiter de tous les noms d'oiseaux), bref une énorme "machine de guerre" visant à empêcher toute réflexion a été "battue"par un mouvement "de pédagogie populaire"initié par une coalition de partis/mouvements/associations qui ont su dépasser leurs différences/divergences face à cet enjeu de taille...
Hélas en 2007, cette "alliance de circonstance"n'a pas pu se poursuivre et chacun et reparti lutter dans son coin, pour le résultat que l'on connait (pour chaque parti et surtout pour l'ensemble de la population)...
Depuis, la dynamique FDG a été lancée, progresse et entraîne de plus en plus de personnes encartées ou non pour aller vers la possibilité d'un changement en profondeur de la société et des rapports entre individus...
Tout ceci n'est bien évidemment pas parfait, ni exempt de tous reproches, mais a le mérite d'être cohérent et clairement en rupture avec les façons de concevoir la politique...
Place à l'humain, place au(x) peuple(s) !
+1
Les ecolos sont pour la biodiversité (même en politique); aussi, rien à redire concernant votre commentaire, en dehors de quelques petites nuances secondaires et pour vous faire remarquer qu'eelv (1 an d'existence) a également sa dynamique propre (à l'inverse de ce que prétend le billet ridicule de Stéphane et Clémentine, le parti réseau coopérative EELV se renforce)... et surtout, il fait bouger les lignes, n'en déplaise à certains. Salutations écolos. De radio Ivan z' iPhone.
Ivan, j'éspère que ton iphone est écolo!
Un échange avec mon ami David Langlois Mallet sur Facebook :
David Langlois-Mallet Si je peux essayer de te dire la chose différemment :
Le principal problème qui est posé par la politique est celui de l'appartenance. Quand on adhère, que l'on s'engage on entre dans une culture de parti. Le parti a raison dès que 3 personnes sont réunies pour voter. La finalité est la victoire du parti contre le reste du monde.
Tu vois bien que l'on ne résout rien en disant que Rouge est meilleur que Vert. Même si on dit que Rouge est meilleur (comme vous le faites avec Clémentine) au prétexte qu'il est plus vert. C'est de la casuistique.
Il faut donc arriver à rassembler des citoyens sur une base assez large d'idées et en intégrant la diversité. Certains font le choix de déployer ces idées chez Vert, d'autres chez Rouge et cela n'a qu'une importance limitée.
Il faut pour rapprocher rouge et vert faire vivre un espace transversal. Mais l'enjeu de rapprocher rouge et vert est moindre que celui pour rouge et vert de se rapprocher de la société qui représente plus de 90% de ce potentiel d'idée et d'engagement.
Donc aujourd'hui, on se met autour d'une table assez largement autour d'idées féministes, anticapitaliste, écolo, de démocratie participative etc.. et on en sort un texte qui soit une solution pour beaucoup d'autres. Qu'ils puissent se le réapproprier et le faire vivre largement, avec nous, mais pas prioritairement pour servir de chair à canon électoral.
Il y a 10 heures · J’aime
Tous unis... avec un bel enfumage à l'arrivée et une belle herbe irradiée pour les calipettes; trop fort le camarade Stéphane.
.
Au fait, pour le monde merveilleux et la dimension écolo de la Fase et du PdeG, Stéphane et Clémentine devraient nous parler de la pratique réelle, sur le terrain, de leurs orgas, comme par exemple sur Montreuil. Non? Pas envie de rigoler? :-)) De radio Ivan z'iphone.
Toujours le même scénario (désolant)
Un groupe d'idéalistes se rassemble sur un projet.
Ils militent, essentiellement en agressant les acteurs du système en place et ceux qui émettent des doutes sur leur "vérité". La politique est la référence absolue de la compromission.
Vient le grand débat du passage à l'action: parti ou pas parti ?
Le "Peuple" devient soudain des "électeurs"
Apparaissent soudain les mots honis: compromis, alliance
La division s'annonce: les purs et les réalistes (traduisez : vendus, traîtres)
Le parti se lance dans le jeu démocratique: participez à la démocratie (traduisez: je suis minoritaire et je fais des compromis pour pouvoir faire évoluer les mentalités)
Les purs quittent le parti avec fracas et insultes pour fonder un nouveau mouvement.
La discussion reprend au sein du mouvement sur l'action: parti ou pas parti ?
Et c'est re ... parti !
C'est ainsi que les hommes vivent.....
Une fois qu'on le sait, on peut choisir sa place dans le processus. Et vogue la galère !
Effectivement
C'est la galère....
Bonjour,
J'ai connu Stéphane Lavignotte. C'est quelqu'un de très respectable. Mais là, cher Stéphane, tout en respectant ton choix, je dis que tu nous enfumes un peu beaucoup. J'ai de nombreux copains, voire amis au Parti de Gauche, ils ont validé la stratégie de Front de Gauche dont la composante ultra-majoritaire en adhérents est le P.C. Vous êtes très minoritaires dans cet ensemble. Dans le P.C, si certains adhérents évoluent sur la question du nucléaire, je dis certains, ce n'est pas le cas des cadres, notamment ceux qui sont reliés à la CGT de l'Energie. Pour habiter Rhône-Alpes et entretenant par ailleurs de bon rapports avec la CGT, je le constate tous les jours. Leur position tient à la fois de l'intérêt de clan et du sacré. Bref, un mélange bien peu laïque ! (c'est une plaisanterie).
Donc, les copains écologistes qui ont rejoint le Front de Gauche l'ont fait sur la base de leurs positions sur les sujets socio-économiques. Je peux les comprendre. Mais ils l'on fait en acceptant de facto de tirer un trait sur la question du nucléaire. Car renvoyer à "un grand débat public" et à un référendum cette question, c'est la même position que celle du PC en 2004 lorsqu'il a voté avec la droite au Conseil Régional Rhône-Alpes contre la délibération qui refusait l'EPR dans cette région. Heureusement, c'est passé, mais à une voix près. Heureusement que Mitterand n'a pas fait la même chose sur la peine de mort ! Le camarade Mélanchon serait-il moins courageux que ce vieux filou ?
Bien sûr, EELV, c'est pas toujours le pied. Mais cela reste le seul mouvement politique d'envergure en France qui s'oppose clairement au nucléaire.Tu ne voudrais quand même pas qu'on le lâche pour rejoindre le dernier avatar du productivisme de gauche !
Très cordialement.
Eric
... et pas seulement sur le nucléaire ou sur les questions écologiques et sociales; dans les mauvais souvenirs des politiques menees par une certaine gauche, j'ai notamment celui de la privatisation de l'eau dans l'ex-banlieue rouge gérée par l'ex-grand PCF (toujours tres sensible au lobbying des grandes multinationales comme Areva et Veolia) ! Brrrr!!!!
Vous devriez lire l'ouvrage collectif
" L'eau n'a pas de prix. Vive la régie publique !"
Pretez attention aux co-rédacteurs.
Et vous sortirez aussitôt du simplisme manichéen qui bride votre pensée.
Au lieu de jouer le troll sur ce fil, en effet, vous ferez mieux de lire "l'eau des multinationales" de jean-Luc Touly, ex- responsable CGT de la CGE (aujourd'hui, Veolia) et de vous posez la question du pourquoi la banlieue gérée par vos gauches est passée à une gestion privée de l'eau.
La vérité étant qu'il existe des municipalités pc qui sont passées en régie vous indispose.
C'est le problème de ceux qui font de l'idéologie plutôt que de la politique.
Alors, rendez vous au FAME i.vent ?
Sur les lignes qui bougent, vite, au PCF je trouve Clémentine et Stéphane très optimistes. Sur le nucléaire je ne vois pas trop ce qui a bougé où alors j'ai manqué un épisode, dans l'écologie c'est quand même important. Sur les pratiques démocratiques dans les syndicats et les associations je n'ai pas vu de bouleversements considérables.
La manie de Mélenchon de vouloir ressembler à feu Georges Marchais en traitant les journalistes rudement, je trouve ça pénible et énervant. Avoir une grande gueule n'assure strictement rien au niveau de l'orientation politique.
Je préfère Eva JOLY qui prend le temps d'expliquer des choses compliquées sur les paradis fiscaux, qui ne roule pas des mécaniques mais qui fait preuve d'un courage politique remarquable.
Qui avant elle avait osé parler ouvertement du lobby du nucléaire qui intervient aussi bien sur les politiques de droite que de gauche ? Personne
Pour ceux qui penseraient encore que le PCF est le seul et unique représentant de la classe ouvrière, ils devraient regarder aujourd'hui d'un peu plus près où se trouve cette classe et tenter de répondre à ses problèmes plutôt que de conserver un mythe.
"Avoir une grande gueule n'assure strictement rien au niveau de l'orientation politique."
Est ce avec autre chose que ces petites phrases que Cerise peut ramener sa fraise ?
Je trouve votre plaisanterie, Gerald, intolérante et intolérable. Ce n'est pas par des persiflages méprisants qu'on argumente. Ça ne sert en tout cas votre propos.
Jean-Jacques M’µ
Je suis tout-à-fait d'accord avec Cerise là-dessus, et je ne suis apparemment pas le seul.
@Cerise
En matière d'orientation politique, votre commentaire se pose là si je puis me permettre Cerise parce que "moi j'aime pas machin et je préfère bidule" c'est une sacrée analyse!
Alors que pensez-vous de la planification écologique au centre du programme du Front de Gauche? Voilà une orientation politique en tout cas.
Le referendum sur le nucléaire? Il n'y a qu'avec le Front de Gauche que la possibilité de sortie du nucléaire sera posée dans notre pays au cours des prochaines années. Après, l'idée de referendum a été soutenue par Cohn Bendit, alors ce n'était peut être pas très écologiste!
Amusant sinon qu'E Joly parle des lobbys du nucléaire après les péripéties de l'accord EELV et du PS! En matière d'orientation politique, celle d'EELV semble bien "place aux postes".
Au front de gauche c'est place aux peuples!
C'est de bonne guerre, on racole sur l'aile EELV, mais rappelez-nous très honnêtement quelle est la position du Front de Gauche sur le nucléaire? ??
Allons, on nous l'a dit cent fois: ils feront un ré-fé-ren-dum !
Oui, et c'est exactement ce qu'il faut faire, puisqu'il est aujourd'hui impossible de trouver une majorité sur cette question du nucléaire : ni à l'intérieur du PS, ni du FdG, ni même d'EELV, puisqu'il semble possible d'échanger des centrales contre des sièges, et on ne parle pas de la droite.
Dans ces conditions, faire appel à la délibération du peuple, c'est bien la solution, pour peu qu'il soit informé correctement des tenants et aboutissants. Ce qui, compte tenu de la culture du secret liée au nucléaire, ne sera pas un mince travail. Ainsi va la démocratie. C'est là qu'EELV doit jouer son rôle, éventuellement c'est pour ce parti le moment de se racheter de sa conduite lors du Traité de Lisbonne. Mais non, il s'enfonce dans la collaboration avec le PS, qui ne mènera à rien !
Il est vrai que votre préférence va vers le soutien des traités de Maastricht/Nice et non pas vers la construction d' une Europe politique et d'un parlement avec plus de pouvoir; vous préférez, tout comme les conservateurs britannique et aux autres libéraux, les bonnes manœuvres clandestines de la commission et des ministres de chaque pays de l'UE pour mener à bien les politiques libérales et laisser faire les marchés sans le contrôle des parlementaires ... ouvrez les yeux et cessez de vous gargariser avec vos slogans de 2005!
Vous devriez lire la partie
"sortir du traité de Lisbonne" du programme partagé.
Vous faudra t'il la version en braille?
nb: les "slogans de 2005" ...il fallait oser , à ça, on vous reconnaît.
Oui, oui, pas la peine de vous étaler de nouveau avec vos slogans de vieille toupie... on a compris!
la vieille utopie tourne toujours
et ...vous voilà réduit aux émoticons
dernier avatar du ready made de Duchamp
L'herbe est vraiment plus verte dans du champ
J'applaudis des deux mains (je regrette de n'en avoir que deux) le texte de S. Lavignotte. L'écologie doit être au coeur d'une révolution sociale et économique. Le FDG, a un très joli nom: front de gauche. Cela veut tout dire. Que tous ceux et celles qui en ont assez du libéralisme, du capitalisme sauvage le rejoignent. Il est urgent de se déterminer . Si on repart pour cinq ans avec la droite, ce sera la catastrophe; si on a le PS de Hollande, ce sera moins pire que de nos jours mais pas excitant. Alors je rêve que quelque chose ait lieu enfin!
Alors je rêve que quelque chose ait lieu enfin!
Beaucoup de médiapartiens rêvent, et les réveils sont durs....
Mais...
"l'aube dissout les monstres"
P Eluard
Ainsi le capitalisme tuerait les rêves de ceux qui souffrent...Si, quand on est en plein cauchemard (ce n'est pas un rêve, mais la réalité), vouloir en sortir est qualifié de rêve, je veux bien être raillé comme rêveur...
Quant aux autres, les conscients, les "en prise avec la réalité", je leur laisse leur "réalisme", que je qualifierais quant à moi, d'immobilisme et de soumission voire collaboration...
Place à l'humain, place au(x) peuple(s) !
D'accord avec Jean-Philippe : une chose est de dénoncer la soumission aux autorités, car il faut bien se regimber et, dans cette volonté de révolte, chercher des instruments de réponse à l'arbitraire et des alliés résistant avec nous contre l'injustice et la pauvreté, oui, une chose est cette forme de réalisme-là qui peut s'apparenter à la désobéissance civile, ok, mais une autre chose, encore plus importante à mes yeux, est de pouvoir présenter un projet réel pour sortir de cet engrenage de pauvreté, et se montrer en mesure de présenter un programme où les richesses tirées du PIB financeraient un revenu inconditionnel d'existence pour tous. Mais qui veut vraiment se donner les moyens (que nous avons pourtant) d'en finir une fois pour toutes avec la pauvreté ?..
La pauvreté n'est pas simplement le résultat du cynisme affairiste, elle est aussi entretenue, autorisée par l'irresponsabilité des dominés perpétuant les conditions de leurs dominations en acceptant l'indignité et l'humiliation de l'obéissance passive.
Jean-Jacques M’µ
@jjmu
Quand j'ai écrit "Je rêve que quelque chose ait enfin lieu", Je suis d'accord le "quelque chose" est très vague. Je n'arrive pas à imaginer que ce dont j'ai envie, ce que je ne souhaite plus subir puisse se réaliser. Je sais par contre que ce n'est pas la peine de l'espérer avec la venue de certains. Il faut à un moment faire confiance et se lâcher. C'est le problème de beaucoup.
Par contre JJMU, vous êtes très dur dans vos propos. quand vous écrivez que la pauvreté ne serait pas dû au seul cynisme affairiste mais serait acceptée par des irresponsables. Quand on est pauvre et humilié , il est encore plus difficile de réagir ou d'agir.
Oui, il est impossible (même pour moi qui émets l'idée) d'accepter dans l'absolu que les dominés participeraient de leur propre domination.
Mais jamais les affairistes ne feraient ce qu'ils font si une large part des dominés ne consentaient, hélas, à accepter le joug infligé.
La preuve, nous écrivons tous (et pas seulement sur Mediapart), et nos contemporains le disent tous autour de nous : les banques d'affaires et le pouvoir font collusion pour nous imposer l'ardoise de l'austérité, nos syndicats, les partis de gauche, les militants, tous, tous, tous, ce qui fait tout de même un sacré nombre, un nombre capable d'enrayer la machine, par une grève générale par exemple, par une grève générale de la consommation, au moins, par le transfert de nos comptes vers des banques de dépôt... nous le pourrions, nous le savons... Mais...
... le faisons-nous, seulement ?...
Ici, sur ce billet, nous passons notre temps à compter les points sur la couleur de l'herbe et nous nous faisons des procés d'efficacité et d'intention... Y en aurait-il quelques-uns qui tendraient la main vers une convergence de nos luttes ?.. Nous sommes complices de ce qui nous arrive, ou alors, expliquez-moi, Monique, car je ne comprends pas très bien ce qui se joue, autrement.
Il y a des "militants" (ou des dirigeants) qui ont intérêt au statu quo (à cette division, à cet éparpillement des forces, à cet émiettement des énergies), parce que tant que cette misère existe, eux, à titre personnel, ils maintiennent et perpétuent leur vocation, chacun avec son pré carré de défense : ici les sans-papiers, là les sans-logement, ailleurs les postiers... ainsi de suite.
Je peux donner quelques exemples, mais ce n'est pas le lieu dans un billet déjà long et dense... et dont le sujet porte sur la défense des programmes.
Je me réserve d'écrire un billet à ce sujet d'ici quelques jours.
Jean-Jacques M’µ
"Oui, il est impossible (même pour moi qui émets l'idée) d'accepter dans l'absolu que les dominés participeraient de leur propre domination."
Pierre Bourdieu a théorisé et parfaitement démontré cette idée tout au long de son oeuvre. Déjà, La Boétie en avait exquissé les contours. Encore une fois, seule l'éradication de l'ignorance fera avancer ce qu'il est inconvenant d'appeler "démocratie" aujourd'hui.
Pas seulement l'ignorance, GV... Pas seulement l'ignorance.
Ne croyez pas !... La plupart d'entre nous savent ce qu'il en est. Nous connaissons les constats, les ressorts de l'oppression des lois iniques qui nous sont infligées, mais chacun à notre poste nous appliquons les consignes.
Le prof dit : « C'est dégueulasse de faire croire aux élèves aux vertus du développement durable... » il sait qu'il participe d'une fumisterie, mais c'est au programme : les institutions, les collègues, les parents, les examens le lui imposent. S'il ne le fait pas, il sera hors-circuit, s'il croit transformer de l'intérieur, il n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, s'il s'organise en protestation avec des collègues, il se lance dans une tâche ardue de longue haleine et qui nécessite un investissement de tous les moments... (n'est pas Étienne chouard qui veut)... Alors que nous sommes tous au courant !... tous, ou presque, très majoritairement, et que nous pourrions tous désobéir, oui mais nous sommes aussi très légalistes. Et nous marchons !... D'un seul et même pas. Celui de l'obéissance contrainte et subie. Humiliés.
Pareil pour tout. « C'est dégueulasse les fonds de pension ». Oui... Mais nos mutuelles même s'y lancent !... et nous acceptons leurs règles, leurs contrats, leurs échéances... Ainsi de suite. « Dégueulasse la CSG que nous ne touchons pas, sur laquelle nous payons des impôts et qui ne sert pas aux solidarités. » Oui, mais nous laissons les ponctions se faire, ceux qui gèrent nos bulletins opèrent les opérations. Nous nous laissons marcher sur les pieds, sur la tête et nous laissons faire... Tout est ainsi. « Dégueulasse, l'électricité avec le nouveau compteur bleu ! ». Mais... qui refuse ?... combien ?... Alors que nous savons tous... Tout est opposable dans les dispositions arbitraires qui nous sont infligées, mais nous ne nous opposons pas, pas vraiment, pas longtemps. Et ce ne sont pas seulement les partisans du nucléaire qui acceptent, c'est chacun de nous.
Jean-Jacques M’µ
complètement d'accord avec vous: nous laissons faire, nous acceptons d'être humiliés, dominés (moi compris); et c'est bien l'ignorance (mais pas seulement, certes) qui empêche d'agir, de convaincre. Avez vous essayé d'expliquer la dette au café du commerce?
Un contre exemple: le TCE admirablement abordé par Chouard et d'autres (attac). Ce Non est un espoir à fertiliser.
@JJMU
"Nos syndicats (Ils sont très faibles actuellement, sans doute que la défection dont ils sont victimes est liée à leur inéfficacité réelle ou ressentie), les partis de gauche, les militants... Sont capables d'enrayer la machine par une grève générale,(C'est souhaitable mais difficile à impulser) de la consommation. En ce domaine par contre il y a à proposer, surtout en ces périodes d' achats frénétiques de Noël. Par contre votre vision (tous pourris) des militants qui ne seraient là que pour satisfaire des intérêts personnels est un peu trop désespérante. L'émiettement des actions est par contre que trop vraie. Pour l'instant mon rêve serait que Mélenchon soit présent au deuxième tour. A partir de ce préalable (bien improbable), tout pourrait changer.
Je ne crois pas avoir dit que les militants seraient pourris (ni tous, ni aucun), et si j'ai laissé supposer que je le penserai, je rectifie.
Les militants donnent : – 1. la loi (qu'ils contestent, en général) et – 2. leurs réponses (immédiatement protestataires, genre appel à manifs, pétitions, etc., et curatives dans un second temps, les unes concernent l'immédiat pour leur interlocuteur, et les autres concernent des projets de contre-réforme à préconiser).
De fait, surtout dans les associations et les syndicats, les militants se trouvent à faire le travail de filtre pour les administrations. Ce sont les militants qui donnent les démarches à suivre pour l'obtention des droits (de plus en plus restreints), qui aiguillent les demandeurs, qui font un travail en amont des guichets,, qui préparent souvent les dossiers... Personne ne s'en étonne, tout le monde trouve normal que ce qui est une tâche de service public soit accompli de manière bénévole.
Exemple que nous vivons tous : les guichets à la Poste vous vendent des paquets d'enveloppes affranchies plutôt que des timbres et laissent les machines peser vos colis achetés sur place... Voilà un service public devenu mécanisé et nous nous félicitons tous les jours de n'avoir plus à faire la queue. Seulement voilà : les étrangers ont besoin de remplir les imprimés ? s'il n'y a pas d'associations d'écrivains publics sur place, les employés de la poste ne sont pas autorisés à les aider, car il faut faire du chiffre, donner le plus grand nombre d'actes possibles pour obtenir des aides annuelles et des postes supplémentaires...
Nous participons tous de l'acceptation de cette situation : les personnels, les cadres, les dirigeants de l'administration, mais aussi les associations intervenantes (gratuitement) pour les cas particuliers et la gestion du quotidien, et aussi aussi les publics, les usagers, les clients que nous sommes.
Jean-Jacques M’µ
à chris43
"Beaucoup de médiapartiens rêvent, et les réveils sont durs...."
La nuit des prolétaires : Archives du rêve ouvrier: Jacques Rancière Poche EUR 9,50 ...
Vous usez Gerald et vos lectures lassent.
C'est rossell que nous souhaitons lire !
"Vos lectures lassent"
Tiens, une contrepéterie: "vos luxures l'allaitent"
C'est voulu?
Une autre, la première: "vous ardez le jésus"
La dernière, je n'ai pas encore trouvé.
Bin tant pis "ci-gît le monde", c'est la dernière la plus interressante !
"vos lectures lassent." : bien chaussé vous pourrez ainsi cheminer sans être à côté de vos pompes
C'est rossell que nous souhaitons lire !"
Il veut savoir quoi J2 aren?
comment on agit localement sur la préservation de l'eau bien commun en initiant le débat citoyen et les actions contre le tout barrage, l'irrigation et la monomanie maïsicole ?
comment on devient faucheur volontaire ?
comment un construit un collectif anti -ogm ?
comment on participe à la résistance contre des grands travaux inutiles ?
comment on active la défense des services publics ?
comment on allie urgence climatique et urgence sociale dans l'agir local ?
comment on facilite l'éclosion d'une amap ?
comment tout cela n'est possible que dans des alliances et des solidarités ?
Comment donc on ne peut conclure que oui, vraiment, l'herbe est plus verte au Front de Gauche.
Vous seriez tellement plus utile si vous apparteniez à cette espèce humaine qui n'a plus besoin d'une étiquette politique pour exprimer son existence.
Je salue et je respecte profondément vos combats et nos combats.
Merci de respecter ma profonde aversion pour tout ce qui touche de près ou de loin la politique
tout ça c'est de la politicaillerie de bas étage. C'est triste de passer son temps à écrire des articles de grapillages militants.
avec toute ma "sororité" amicale.
J'hésitais avant entre les deux positions.Je reste partagé après ce débat, et je dois pas être le seul dans ce cas.
Ca ne pose un problème que du fait que dans cette foutu 5ème dont les tares initiales sont aggravées par son américanisation croissante les présidentielles ne sont pas le résultat d'un débat de programmes mais d'une compète people entre des têtes de noeud starifiées' (je ne fais entrer dans ce cadre ni JLM ni EV).
Quant aux législatives en raison du charcutage des circonscriptions, autant que des limites des pouvoirs du parlement et du mode de scrutin, dans bien des endroits le déplacement ne vaudra sans doute pas le coup.
je précise que j'ai rédigé mon précédent mail en n'étant encarté ni chez les uns ni chez les autres, et en ayant participé autant que possible au mouvement en faveur de la sortie du nucléaire comme dans celui contre l'enfumage financier.
Que les militants me pardonnent si le débat était à eux seuls réservé.
Qu'ils me le pardonnent ou non, comme aurait dit Brassens, d'ailleurs je m'en fous.
Et vous avez bien raison, d'autant + que vous êtes sur Mediapart et non pas sur un fil de l'Humanite Dimanche. :-D
"vous êtes sur Mediapart et non pas sur un fil de l'Humanite Dimanche." ou Regards
http://www.regards.fr/
très bon magazine
à propos...
Ce billet rempli de joie ... et de tristesse!
De tristesse car en effet nous sommes nombreux à nous dire que l'espoir de faire la politique autrement semble devenir du "pareil au même" tant certains nouveaux "dirigeants-réalistes" se sont rapidement accommodés avec les velours des commissions parlementaires. C'est normal, dans l'ordre des choses, dans le déroulement classique de la République, dans le discours de la démocratie dite-majoritaire... et pour battre la Sarkozie, disent-ils il faut qu'on soit d'apparence crédible, mais de l'autre côté. Je ne partage pas ces constats mais c'est bien ce que l'appareil donne à voir.
De joie car des militants plus actifs et engagés que moi, le disent, l'écrivent et établissent de nouveaux ponts, sans "acrimonie" mais avec fermeté, que l'écologie a franchi d'autres rives et, sans exclure la première, s'installe, se fortifie et verdi des rives jusqu'alors plutôt grises avec des variantes de rouge.
Et ce billet fait appel à quelques références de base de Moscovici, Gorz et cela aide à penser le politique dans l'écologie. On pouvait presque convoquer Pierre Fournier dont un opportun recueil vient nous rappeler "la gueule ouverte" où certains parmi nous ont commencé à se verdir.
Seulement, les camarades-installés des plusieurs horizons du Front de Gauche ne semblent pas aussi sensibles à ce que "écologie veut dire" que le sont Clémentine et Stéphane. Cette biodiversité d'opinions, cette biodiversité-civique, dont nous avons tant besoin passe aussi par un parler autrement et le discours du commandant-en-chef (sur le capitaine de pédalo) c'est faire de la politique comme avant!
Mais ça fait beaucoup de bien de pouvoir confronter nos divers espoirs. Pourvu que cela puisse nous rassembler!
Nous faire avaler que le front de gauche s'est converti à l'écologie,et avec lui son candidat à l'élection présidentielle, c'est de l'opportunisme politique,sinon du racolage de bas étage. Mélanchon essaie de réaliser le grand écart entre les positions pro nucléaires de la base des militants du PC et les aspirations plus ouvertes de certains ralliés comme Clémentine Autain, mais de là à faire du front de gauche un parti vert, c'est se moquer du monde.
Ce qu'il ya de bien c'est que votre avis est argumenté. Alors que pensez-vous de la planification écologique qui est au centre du programme du Front de Gauche? Sinon, il n'y a pas que C Autain qui soit pour la sortie du nucléaire, c'est notamment le cas du Parti de Gauche, et oui. Vous devriez d'ailleurs expliqué à Martine Billard qui était chez les Verts et est aujourd'hui coprésidnte du PG qu'elle n'est pas écologiste. Mais c'est vrai que la solution du referendum pour sortir du nucléaire n'est pas écologiste, cela avait aussi été proposé par Cohn Bendit!
Il me semble qu'il y a une petite différence entre proposer au référendum la sortie du nucléaire, et répondre quand on se voit demander sa position sur la sortie du nucléaire: "ah, eh ben, heu... on fera un débat, et puis, tiens, un référendum"...
Il y a une grosse différence entre dire "mon parti et moi même sont pour la sortie du nucléaire (Mélenchon) mais cette question traverse la société donc aussi le Front de Gauche, nous ferons un referendum" et "je suis pour la sortie du nucléaire et je signe un accord avec le PS qui perennise le nucléaire, l'EPR et la filière MOX".
La sortie du nucléaire n'est pas la seule question qui traverse la société, me semble-t-il...
En effet, de nombreux problèmes ou questions traversent la société, et ce qui nous intéresse sont les réponses proposées. On pourrait par exemple parler de ce que propose EELV sur l'austérité: déclaré contre la rigueur, EELV appliquera au pouvoir grâce à son accord une politique d'austérité avec le PS, magnifique non!
"Vous devriez d'ailleurs expliqué à Martine Billard, etc. ":
@Romain Mathieu:
.
Un peu de cuisine interne pour le fun :
.
Et vous, vous étiez où ?
.
Pour votre info, Martine Billard était certainement la moins écolo de tous les ex-verts… elle restait beaucoup plus attachée à ses souvenirs d’ex-militante gauchiste (GOP, puis Révolution) qu’à une réelle vision écologiste des choses. Je me souviens, quelques jours avant son ralliement au projet de Mélenchon, elle se trouvait derrière moi, mine de rien, en train de voter, dans la même rangée que moi, lors d’une consultation régionale interne des verts ; elle était tellement isolée qu’elle se doutait qu’elle ne serait pas proposée par les militants pour un nouveau mandat législatif (certainement la véritable raison de son départ.). Et, comme le disait l’ensemble de ses camarades issus de la « gop et de l’ancienne organisation gauchiste « révo » », elle n’a même pas eu le courage et l’honnêteté politiques de démissionner de son poste de parlementaire, afin de respecter tout simplement le choix des électeurs qui avaient voté pour une verte (avec le soutien du PS) et non pas pour le Parti de Gauche! C’est ce que Martine billard appelle certainement faire de la politique autrement !? Pffff !!!!!! On comprend pourquoi, même les gens qui lui étaient proches ne l’ont pas suivie… enfin bref, sur certains points, comme pour le nucléaire, par exemple, Corinne Lepage est, en effet, plus écolo que notre amie Billard, qui a, comme tout un chacun, également et heureusement des qualités. Ben oui !
.
PS: "On pourrait par exemple parler de ce que propose EELV sur l'austérité, etc.": il suffit de vous renseigner, au lieu de faire des procès d'intention comme vous le faites!
Au petit jeu de la mesquinerie où vous excellez j'ai bien envie de jouer afin de voir jusqu'où vous pouvez aller.
Donc voici une question :
"P Larrouturou, ex-Ps devenu conseiller régional eelv en 2010 a annoncé sa démission d'eelv. Son explication (résumée) " au lieu d'incarner une alternative , nous nous sommes enfermés dans un rôle de satellite du ps" : quel est votre appréciation ?
signé troll & bus
@Melchior
Il y en a qui sont dans la critique de tout sur tout (vous en faites partie à mon avis), qui confondent la politique avec l'élection (de Miss France par exemple) et qui quand on leur demande quelles sont leurs propositions, soit n'en ont pas, soit sont dans le conformisme le plus total, en gros pour que rien ne change...
Le référundum est un outil qui peut tout aussi bien utilisé d'une manière dévoyée, s'il ne s'agit que de dire oui ou non à quelque chose que l'on ne comprend pas...C'est ce qu'il s'est passé en 2005, où sous couvert de référundum la seule voie acceptable par les "dominants"était le oui, sans pouvoir débattre contradictoirement (avec d'autres "arguments" que vous êtes anti-Européen ou autres racourcis du même genre)...
Dans le même esprit, l'élection présidentielle qui est un référundum, ne peut se résumer à un "j'aime untel ou unetelle, homme/femme providentiel(le), mais à ce qui est proposé comme horizon collectif dans lequel chacun a sa part...Que certains politiques soient très à l'aise dans cette personnalisation du pouvoir et ne veuillent surtout rien changer aux institutions qui la permette est une chose, avoir un programme collectif de rupture avec un système, en est une autre...
La question posée n'est donc pas "êtes-vous pour ou contre l'austérité" ou "pour ou contre le nucléaire"ce qui n'a pas de sens en soi, mais un choix "éclairé" (c'est à dire avec divers arguments concrêts, des orientations différentes, etc) concluant un débat "ouvert"...
Quoiqu'il en soit seul le peuple est souverain et sur des questions qui engagent l'ensemble de la population, un choix, quel qu'il soit, ne peut être dicté par qui que ce soit et doit être pris en toute connaissance de cause...Quitte à se tromper (nul n'est infaillible, pas plus le peuple qu'un autre), autant pouvoir en discuter, non?
Alors, Melchior, comment feriez-vous si vous êtiez aux "manettes"?
Place à l'humain, place au(x) peuple(s) !
(no comment)
"Quoiqu'il en soit seul le peuple est souverain "
C'est un délice que de vous lire Jean Philippe.
Ce délice pourrait devenir une angoisse si vous avez des enfants et le reste qui va bien avec.
Rien ne vous suit JP ?
Camarades, rejoignez le Front de Gauche, le parti de Mélenchon, l'homme-grenouille qui a torpillé le pédalo. Vive la France, vive la République !
@ Stephane .... désolé Sigismond, il m'est informatiquement impossible de poster 1 commentaire .... ce post est destiné à Stephane et seulement à Steph ...
.org Stéphane
J'adore cette extension qui se marie bien avec "Mission" et aussi "Pasteur"
Populaire, verte et maison sont la saveur extrême dans laquelle votre conscient se noie .... vos parents, ils prient ?
Si c'est le cas, il faut leur avouer qu'ils ont faux !
Reste Paris .... et si le P s'avére être 1 p
On fait quoi jeune, on prie ?
@J JAREN
On prie, mais pas comme les musulmans. Dieu, qui est tout puissant, pourrait bien, par derrière...
Nom de Dieu "Ci-gît le monde" ....
D'1 coup d'1 seul, vous venez de vous faire des millions d'amis !!!
J'ajoute que si EELV, dont la candidate a tenu un discours pas si éloigné de celui du candidat du Front de Gauche avait recherché et trouvé un accord avec ce dernier plutôt qu'avec le PS; si A. Montebourg avait été cohérent avec les positions qu'il a défendues pendant la primaire socialiste et avait rejoint le FdG, bref, si tous ce beau monde avait été cohérent avec ses propres idées, nous aurions aujourd'hui un ticket Mélenchon-Joly-Montebourg - et l'ordre importe peu - et c'était à coup sûr le ticket gagnant pour tous ceux qui, ici, caressent l'espoir de virer les libéraux, qu'ils soient de droite, ou sociaux-démocrates ! Quel espoir, ça aurait été pour nous tous. Mais non, les sondages ont commandé de s'allier avec Hollande... et de commencer - déjà - les compromissions. Qu'est-ce qu'on y peut, nous autres, au Front de Gauche, à part continuer le combat sans eux, et au besoin contre eux ?
@Barachois
1- "si EELV... si A. Montebourg... bref, si..."
désolé, mais ça ne peut se terminer que par : "bref si ma tante..."
2-"l'ordre importe peu"
Ben voyons...Demandez à votre lider maximo ce qu'il en pense...
Toujours est-il, Apeiron, que ce qui ne s'est pas passé (l'alliance Montebourg-Mélanchon-Joly) est ce qui aurait dû se passer en bonne logique pour les intérêts que nous disons défendre.
Ou alors ?...
Les historiens auront du travail à démêler l'acte manqué du ratage réussi entre ces trois-là, les seuls qui pouvaient faire un réel poids (avec le NPA), mais de fait, que cherche donc à escamoter votre raillerie sur le "si ma tante" ?...– la catastrophe assurée des intérêts véritables de la population – ou bien plutôt la réussite assurée des partisans du libéralisme ?..
Jean-Jacques M’µ
Je peux comprendre les doutes, mais je comprends beaucoup moins comment le Front de Gauche peut être une force d'attraction pour l'écologie politique.
Enfin, bon courage, camarades...
On a bien compris que l' écologie politique n'était pas de ce bord-là. Merci.
"l' écologie politique "
Encore 1souffle le Bar à Anchois et vous venez de percuter ....
@J JAREN
Pardon, pas assez intello pour "percuter" sur la signification de votre propos sans doute bien intentionné à mon égard. J'admets m'être mal exprimé, je voulais parler, bien entendu, de l' écologie politique selon EELV, dont, au vu des alliances qu'elle s'est choisies, il ne semble pas qu'elle veuille remettre en cause ce qu'elle prétend combattre par ailleurs. Comme disait ma grand-mère : " Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour "
@ Sylvain Manyach
Tout simplement parce que l'écologie politique est aujourd'hui un composante essentielle du Front de Gauche! Renseignez-vous, vous verrez!
Ce qui est composant Romain, c'est de foutre votre clavier dans une poubelle.
Les Chanterelles n'ont pas gelées
y a pas de problèmes:
NUCLEAIRE NON MERCI.L 'IMAGINATION AU POUVOIR.
donc EVA et pas areva
y a pas de problèmes:
NUCLEAIRE NON MERCI.L 'IMAGINATION AU POUVOIR.
donc EVA et pas areva
Le problème c'est que le programme d'Eva est corrigé par Areva, et que son parti aime ça!
@Romain Mathieu, le ridicule ne vous fait pas peur.
ivan
vous connaissez de Léo Ferré :
"La vérité est aux toilettes
elle a oublié de tirer la chasse
la vérité, c'est déguelasse"
@stephane@lavignotte, c'est avec ce genre de gus que tu milites, aujourd'hui? Double rigolade.
"Le problème c'est que le programme d'Eva est corrigé par Areva, et que son parti aime ça!"
dur à avaler ?
Vous avez tous émis la vraie question, lorsque l'on s'inféode à un parti ou que l'on vote pour lui, on renonce forcément à une partie de ses opinions :
Mr MONTEBOURG lorsqu'il reste au PS après l'adhésion qu'il remporta aux primaires est accusé à présent de rentrer dans les rangs d'un socialisme libéral, de pactiser avec le capital même dans sa version la plus "sociale", les banques et les lobbys du nucléaire, voir de viser 2017 ou un siège de ministre.
EELV, et vous noterez que je ne dis pas volontairement Mme Eva JOLY, signe un accord avec le PS et est accusé de renoncer à ses grands principes en particulier sur le non au nucléaire.
Mr MELANCHON accepte d'être le représentant du FDG et porte les couleurs du PC, dont on connait le pragmatisme en matière de conservation de l'emploi (Armement, Nucléaire, productivisme...) et il est accusé de renoncer à l'humain lorsqu'il émet l'idée d'un référendum sur la sortie de ce même nucléaire.
Même moi lorque j'ai voté oui au projet de constitution européenne, je pourrais être accusé (et l'ai été) de prôner l'avènement du tout libéral alors que je pensais et pense toujours qu'une constitution même imparfaite aurait permit d'éviter que nos dirigeants fassent sans nous ce qu'ils veulent ou croient bon pour les peuples, et il est permit de constater qu'ils le firent bien loin, très loin de nous.
Alors ? Je crains qu'au moment de glisser notre bulletin dans l'urne nous ne sachions pertinement que ce ne sera pas parfait, loin s'en faut. Mais nous le ferons, en conscience pour le meilleur et aussi pour le pire. Le poids que nous apporterons à notre candidat déterminera l'orientation de nos futurs dirigeants qui prendrons en compte ce qu'a exprimé ce vote. C'est pourqauoi et la nuance est de taille, je pense qu'il nous faut réellement voter en conscience, par pur choix et... nous laisserons ensuite aux politiques dont c'est le métier (de juger entre autres de la pertinence de telles ou telles alliances) de se rallier à tel porteur de projet ou tel parti, au sein duquel, ils ou elles pourront agir. Pour parvenir à ce que nos rêves, dont nous constatons bien ici qu'ils se rejoignent très souvent, deviennent un jour réalités. Peut-être, si ils ou elles ne se perdent pas en chemin.
Et le vote utile, me direz-vous ? Il suffit de l'alliance utile, non ? Et puis le vote anti-Sarkosyste est déjà acquis, non ? Et si ce n'était pas le cas j'en laisse la responsabilité à Mr HOLLANDE. pour ma part j'ai déjà choisi, je crois bien depuis fort longtemps, le parti des pauvres et des perdants. Parce que le début des compromis, c'est le début de la soumission, faute de quoi je serais riche et je militerais certainement à droite...
Ou dans un parti.
C'est le prix de la liberté.
Cordialement.
Il y a des gens qui réfléchissent sur les coalitions politiques, comme Nicolas Bué, qui travaille à Nice.
Il a eu avec d'autres l'occasion de relever quelques constantes dans le fonctionnement des alliances :
– une fonction magique : à partir du moment où on a signé un accord, tout oblige les partenaires à en accomplir l'engagement, valant promesse devant ceux qui sont favorables à cet accord.
– une valeur sacrée : quiconque signalerait des différences de nature ou de fonction entre les parties signataires serait accusé de vouloir jouer la division, car l'union est intouchable.
– un usage communicationnel : le programme et le calendrier deviennent une référence pour tous, à l'extérieur de la coalition comme à l'intérieur, aucune expression personnelle ne saurait venir nuancer ce cadre impératif.
– une portée institutionnelle : les conflits internes ne sauraient se montrer à l'extérieur sous peine de mettre l'ensemble lui-même en danger.
– un caractère obligataire : sous le regard de l'extérieur qui juge chaque détail de l'évolution de la coalition, chaque élément de celle-ci se doit de ne pas déroger ou être soupçonné de déroger d'un seul hiota à l'union présentée comme sacro-sainte et sacrée.
– une symbolique religieuse : le contrat oblige les parties, son dogme devient le bréviaire de tous, au dedans comme au dehors.
– un rôle de micro-société : le doute étant par contrat rendu impossible sur la pertinence de la coalition, chacun se met donc à parler comme s'il croyait en la structure, sous peine d'excommunication, pardon, d'exclusion.
Bref, enfermement, sclérose, mutisme, univocité, enreligiosité, autisme, fanatisme, paranoïa, ce sont là les particularités de quelque coalition qui soit.
Et vous venez ici nous parler d'un prix de je ne sais quelle liberté, Ramoneur ?..
Brrrrr !...
Jean-Jacques M’µ
Eh oui JJMµ,
Je vois que vous m'avez fort bien compris. Pour toutes les raisons que vous exposez ci-dessus : Je suis pour... Le refus du dogme, qu'il soit religieux, politique voir philosophique. Evidemment, c'est inconvenant. Puis pourrait être perçu comme un autre dogme... bien plus dangereux que d'autres pour quelques despotes en puissance. Puisque ces êtres dans leurs similitudes et leurs différences ne seraient plus guère manipulables. Ils refuseraient de s'asservir et rentrer dans le rang, ah mais !
Les farouches opposants de ce qui est pourtant une réalité incontestable, toute de nuances, (L'ADN de chacun est bel et bien différent et unique, pourquoi nos vérités ne le seraient-elles pas ?) et ils sont légions aujourd'hui, préfèrent de loin pouvoir classifier, répertorier, inclure ou exclure. En bref le manichéisme ambiant refuse l'unicité de l'être . "Tout ce qui n'est pas avec moi est contre moi", a dit un jour quelque penseur en mal d'écho.
Ce qui n'empêche pas d'accepter d'appartenir à une espèce en l'occurence humaine et d'être oh combien faillible et semblable aux autres. Traversé des mêmes aspirations, pulsions, besoins, en clair de tout ce qui fait notre appartenance au genre humain.
Et nous constatons bien aujourd'hui en ces temps troublés que l'intolérance n'a jamais été aussi foulée aux pieds. Peut-être à cause de la surpopulation, du rétrécissement de notre petite planète et que dans le même temps nous n'aurions presque jamais assez parlé d'amour, universel qui plus est... Foutaise, lorsque l'on constate le communautarisme ambiant qui s'exacerbe, piétons contres véhiculés, amis des animaux contre chasseurs, fumeurs contre non-fumeurs, religieux contres laïques, et la liste est trop longue hélas. Et je n'ai pas parlé des avis politiques encore moins des partis, puis de nos couleurs de peaux qui, pire, s'entremêlent de plus en plus compte tenu du fait que nos échanges de communications et "autres contacts" s'accélèrent (trop au goûts de certains tristement arriérés.).
Sur ces propos éminements subversifs, je vous souhaite une bonne journée, Jjmù, cordialement.
s'inféode à un parti ou que l'on vote pour lui, on renonce forcément à une partie de ses opinions
Non, on ne renonce pas à ses opinions (réflexion), on s'engage dans l'action qui est souvent un cadre qui ne permet pas l'expression de toute son opinion, mais auquel il n'y a pas d'alternative (la tour d'ivoire n'étant pas une alternative)
Je vous reçois cinq sur cinq. Je ne m'enferme pas non plus dans une tour d'ivoire, je ne suis pas prétencieux à ce point, mais j'accepte parfois d'être seul et autonome, modestement ajouterais-je, ne quêtant, à la réflexion aussi, plus aucun suffrage... ou compagnonage, ce qui revient peu ou prou au même.
Le militantisme peut se faire ailleurs que dans un parti, c'est le parti pris de la vie. L'action aussi peut se perpétrer ailleurs, y compris en votant.
Ceci dit je respecte éminement ceux qui s'engagent aux seins des organisations politiques. Je loue en particulier leur courage à renoncer à certaines parts d'eux-même, pour autant je ne pratique pas, du moins pas pour l'instant.
Et d'aiileurs en votant je renoncerai aussi, simple citoyen, mais sans m'inféoder totalement.
Cordialement.
Je trouve ce billet intéressant. Pour moi il reflète un mouvement auquel on est en train d'assister depuis peu : le rapprochement entre les "rouges", préoccupés principalement d'économique et de social (conditions de travail, salaires, retraites etc.) et les "verts", préoccupés essentiellement d'écologie.
Pour moi l'un ne peut pas aller sans l'autre : impossible d'imaginer un système économique et social respectueux des hommes mais qui détruit son environnement ; impossible d'imaginer un système respectueux de l'environnement mais pas des hommes.
Les atteintes à l'environnement sont toutes imputables à notre mode de production, orienté principalement par la recherche du profit maximum, et de consommation, qui encourage et organise le gaspillage. Derrière tout ça : le capitalisme. Pas de solution réelle, selon moi, aux problèmes environnementaux sans rupture avec ce système.
La fusion entre "rouges" et "verts" n'en est qu'à ses débuts, et on ne sait pas encore jusqu'où elle ira (ou n'ira pas), mais elle va dans le bon sens selon moi. Le seul problème c'est que ça presse...
Je "plusssoie". Marrant ce terme de "fusion", une sorte de chaos qui effraie tant. Rouges, verts, noirs, blancs, jaunes, Brrrr, comme dirait Jjmù.
Apprendre à vivre ensemble, difficile n'est-ce pas ?
Cordialement.
@mtb74 : la fusion entre nucléocrates et verts ? Vous avez vu cela où, camarade? Dans le billet ridicule et limite escroquerie intellectuelle de Stéphane et clémentine ?
Stéphane
Stéphane...
c'est de Stéphane Lhomme dont vous parlez ?
Clémentine, Elle, mérite une majuscule.
C'est la période des cadeaux, Ivan, offrez vous le n° d'aout du Diplo avec deux superbes articles :
Dans le laboratoire de l’écolo-bourgeoisie Aperçu Olivier Cyran
Héritiers de la contestation des années 1960, les Grünen ont lutté contre le nucléaire, expérimenté de nouvelles formes de vie collective. Forts de résultats électoraux encourageants, leurs dirigeants tentent aujourd’hui de concilier écologie, économie et jeu institutionnel. Des compromis parfois surprenants…
M. Joschka Fischer et les « golden Grünen »
Je n'écris pas mes commentaires seul, mais avec bus.
Je n'ai vu nulle part, mon cher Villa, de fusion entre "nucléocrates" et "verts", ce n'est pas mon propos - à moins que l'ensemble du Front de gauche ne soit composé que de "nucléocrates"?
Libre à vous de simplifier et de déformer, si ça vous rassure sur vos propres opinions. Mais vous vous condamnez à ne pas tout comprendre, je le crains. Je ne prétends pas tout comprendre non plus du reste, mais j'essaie.
C'est que vous êtes bien aveugle, l'ami.
OUI, ça presse!!!!!!!!!!!
Vivent les "Verts-Pastèque"!!!

Je suis entrée chez Les Verts en 2002 juste après le traumatisme de la présidentielle. J'étais sympathisante de l'écologie depuis des lustres (et même des décennies) mais n'avais jamais franchi le pas d'une adhésion nulle part. Je n'avais pas voulu voter Mamère, et avais refusé de voter Jospin pour sanctionner sa politique de centre-droit!!! Donc -> 1 tour Besancenot.
En 2005 je faisais partie des "Verts pour le non"
Je ne suis pas une "militante" politique dans l'âme parce que justement les questions de stratégie ou de prise de pouvoir me mettent mal à l'aise. Comme certains le savent, mon domaine de "compétence" et de prédilection concerne les questions linguistiques, ce qui ne veut pas dire que je ne soutienne pas les luttes comme celles contre les OGM, le nucléaire.
Je suis donc particulièrement sensible aux arguments développés dans ce billet. Peut-être que ce qui me retient encore de prendre mes cliques et mes claques , c'est justement la position courageuse d'Eva Joly (et la timide reconnaissance de l'espéranto par ce parti, le seul jusqu'à présent qui ait pris position en faveur d'une démocratie linguistique). Mais j'ai du mal à supporter la mediatisation et les choix d'un DCB!!!
Content de te retrouver ici, Dominique.
Jean-Jacques M’µ
@Stephane@lavignotte.org, tu peux également écrire une lettre pour demander à tes camarades démissionnaires les raisons pour lesquelles ils n'aiment pas l'herbe (pas très verte) de vos pâturages.
.
L'économiste Christophe Ramaux claque la porte du Parti de gauche
.
LEMONDE pour Le Monde.fr | 18.01.11 | 13h48 •
.
C'est un départ à bas bruit dans l'entourage de Jean-Luc Mélenchon. L'économiste Christophe Ramaux, co-animateur de la commission économie du Parti de gauche (PG), vient d'envoyer sa lettre de démission du parti. En désaccord depuis plusieurs mois avec l'orientation trop personnalisée et le fonctionnement interne, ce maître de conférence à Paris-I avait déjà pris ses distances. Il claque la porte en expliquant ses désaccords, dans un courrier envoyé le 12 janvier à la direction du parti.
.
Le fonctionnement interne apparaît comme la première des raisons qui motivent le départ de ce chercheur, un des responsables du Manifeste des économistes atterrés. "Je m'imaginais un parti ouvert, où l'on réfléchit, discute, débat (…). Le PG fonctionne, au contraire, comme un petit groupe 'discipliné'", écrit M. Ramaux.
.
Et de critiquer les statuts qui n'autorisent la présentation d'un texte alternatif que s'il obtient 20 % des signatures de membres du conseil national : "Avec une telle règle, Jean-Luc Mélenchon et ses amis auraient-ils pu constituer un courant [à l'intérieur du PS] ?"
.
M. Ramaux aborde ensuite un autre travers qu'il ne supporte plus : la personnalisation du PG. "Au regard de son projet, n'est-il pas paradoxal que le PG soit aujourd'hui, et de loin, le parti à gauche le plus personnalisé", questionne l'économiste avant d'en lister les symptômes : faiblesse des débats internes, "souci d'affichage" de la direction, au congrès du parti, en décembre, qui a vu défiler les discours des dirigeants au détriment des délégués ; "phénomènes d'autosatisfaction et de cour en cascade", "énergie disproportionnée mise à critiquer les médias"…
.
UNE LIGNE TROP ALÉATOIRE, PEU SÉRIEUSE
.
"N'est-ce pas l'indice qu'il y a décidément un problème" au PG, interroge encore M. Ramaux. Enfin, le démissionnaire en vient au fond de ses désaccords avec le parti de M. Mélenchon : l'absence de programme.
.
Alors que, comme il le rappelle, le PG avait affiché dès sa création son ambition de forger un programme solide, deux ans plus tard, il n'en est rien. Et de préciser qu'une commission devait élaborer ce corpus idéologique, mais qu'elle n'a jamais réellement fonctionné, laissant au président du parti la latitude de forger ses discours. Le dernier congrès n'a présenté qu'une motion d'orientation, sorte de "long tract".
.
Résultat, explique le démissionnaire : une ligne trop aléatoire, peu sérieuse, notamment dans sa réflexion sur la crise économique et financière, thème cher à l'économiste hétérodoxe. Il s'est permis d'en faire la critique et s'est pris une volée de bois vert de la part du président. Ce fut la goutte de trop.
.
Christophe Ramaux précise qu'il ne fait pas de sa démission "une ligne à suivre" et qu'il reste attaché à cette expérience militante. Mais il résume ainsi le sentiment de bon nombre de cadres qui sont partis sur la pointe des pieds depuis la création du PG en février 2009.
.
Sylvia Zappi
"le PG avait affiché dès sa création son ambition de forger un programme solide, deux ans plus tard, il n'en est rien."
C'est méconnaître l'existence de la plaquette"Premières contributions pour le porogramme du Front deGauche" ( sep 2010)
177 fiches réparties en 5 chapitres
-refondation républicaine des institutions et de la société
-partager les richesses
-la planification écologique
-sortir du traité de Lisbonne
-faire la paix
Un programme qui se préoccupe autant de l'urgence écologique que de l'urgence sociale.Bref tout ce qui concerne les biens communs et la vie en société.
Ivan n'ayez pas peur de vous brûler en le lisant. Il n'est pas impossible que vous soyez d'accord sur la majorité des points.
Consultable sur le site PG.
Ceci dit "partir sur la pointe des pieds" en "claquant la porte", faut m'expliquer le process.
Rien n'est parfait ni le programme du Front de gauche ni celui d'Eva Joly mais ce qui est urgent aujourd'hui ,ce n'est pas de s'engueuler, mais de proposer quelquechose qui tienne la route 5 minutes.
Sur le nucléaire, bien plus que les points de vue des uns et des autres ce qui a fait évoluer "l'opinion'c'est fushikama, Tchernobyl étant un peu oublié. Disons que c'est la trouille raisonnable. C'est pour cette raison que le nucléaire et non l'écologie a pris le devant dans la camapagne présidentielle.
Sûr que sur ce sujet il y a des scientifiques qui peuvent expliquer et confirmer ce qu'ils ont d'ailleurs déjà dit sur les dangers du nucléaire et qu'on ne voulait pas entendre. Sur ce sujet et d'autres tels que les services publics et le droit du travail, l'organisation de débats publics entre les verts, le FG dans toutes ses composantes, l'extrème gauche pas totalement repliée sur elle-même, serait très utile.
Pour moi étant hors parti mais néammoins très impliquée, c'est un déchirement d'avoir à choisir entre Eva JOLY, les verts et le FG Mélenchon , je sais que les deux sont utiles, je sais aussi la fragilité de faux accords tactiques. Un référendum sur le nucléaire, en posant à peu près toutes les questions de société serait le bienvenu mais pour cela il faudra que les Verts et le FG totalisent un peu plus de 10%.
Quant à celui qui pense que parceque je dis que Melechon m'énerve en engueulant les journalistes, je suis une nullité en politique, je me permet poliment de lui dire qu'il peut se tromper.
Que 5 minutes ? :-))))
Cerise
... Mélenchon / engueuler / journalisme
à voir : Les étudiants de Sciences Po Toulouse, spécialité journalisme, ont participé à la cinquième édition des Assises du journalisme à Poitiers.
Pour sortir des images toutes faites et des idées martelées.
Je me permets humblement (?) de vous dire qu'on peut ne pas tout savoir.
Cela fait plusieurs fois que vous revenez sur le fait que "Mélenchon engueule les journalistes".
J'aimerais savoir en quoi cela vous énerve :
1/ parce que le débat doit rester policé quelles que soient les bêtises volontairement énoncées par le journaliste ?
2/ parce qu'on doit répondre à toutes les questions d'un journaliste, aussi idiote soit-elle ? Il est journaliste, donc sacré ?
3/ parce qu'on ne peut pas protester contre des journalistes qui veulent transformer le débat politique en débat people ?
4/ parce que le journaliste est un représentant du 4e pouvoir et qu'on ne peut le critiquer, de même qu'un juge ?
5/ parce qu'il faut toujours répondre brièvement à un journaliste ("oui" ou "non" c'est parfait), trop longuement c'est le priver de son droit d'expression neutre et objectif ?
6/ parce que le journaliste sait quelles sont les bonnes questions à poser, celles dont le peuple attend la réponse... alors que l'interviewé lui ne le sait pas ?
Le problème c'est quand ça devient systèmatique comme si ça faisait partie du sketch. Décrétez simplement que Mélenchon ne répond pas aux journalistes ! il nous restera les meetings du front de gauche pour être informé.
Sauf, Cerise, que tout, toujours, est systématisé, nous sommes dans des systèmes. On parle du secteur automobile, pas du système automobile. On ne parle pas du secteur de l'information, car l'information est un système auquel chacun a sa part, chacun tient son rôle, chacun est un rouage, un élément qui permet à l'ensemble de tenir. Certainement Mélanchon fait-il partie à sa manière de la permanence du système journalistique en cherchant à le contrer, à le détourner, et, paradoxalement, en le maintenant sur la défensive à son égard, certainement, oui, mais comment, par quel biais pourrait-on dans le cadre actuel de ce système de communication dans lequel nous nous trouvons, avec les medias et les lois de répartition équitable de la parole, comment donc réussir à transmettre des démonstrations, des explications, des révélations ?... Il y a un piège dont on ne sort pas, là.
Et puis, votre idée selon laquelle chacun pourrait se reporter au programme de Front de gauche, même s'il ne coûte que 2 euros, c'est laisser les gens entre eux, car seuls les curieux, les intéressés et les convaincus se tourneront vers les annonces et les déclarations, et les autres continueront d'ignorer ou de vitupérer.
Je vous dis, nous n'en sortons pas.
Même si Mélanchon changeait de ton, les journalistes continueraient à brider l'information au seul sensationnel qui attire le public vers leurs chaînes respectives : du chiffre, du chiffre, du chiffre, c'est en faisant du chiffre qu'on passe pour un bon professionnel et que l'on dépasse les contradictions de la concurrence. Mélanchon se trouve pris lui-même dans cet engrenage des résultats, mais Eva Joly aussi, et tous les autres candidats, quelqu'ils soient. Le jeu est donc vicié à la base, les dés sont pipés, tout est gagné ou perdu d'avance... Sauf que nous voudrions à vouloir essayer de ne pas y tomber. Tâche pour le moment ô combien hasardeuse et ingrate, car jusqu'à présent individuelles, et constituée plutôt d'interrogations que de réponses (et l'on sait que les systèmes fonctionnent par gonglomérats de solutions).
Une politique réclame du nombre, réclame des systèmes, réclame des alliances, réclame des rites... Sinon, ce n'est pas politique, ce n'est pas collectif, ce n'est pas citoyen, c'est individuel.
On n'en sort pas ?...
– Ou bien on ne peut pas, on ne veut pas, y entrer...
Jean-Jacques M’µ
Je partage votre analyse mais vu mon âge je fais partie d'une génération qui a vécu la politique autrement que radio telévisuelle. J'ai connu la politique des militants colleurs d'affiches et distributeurs de tracts, c'était aussi du collectif. Bien sûr on entendait Rocard parler à toute vitesse à la télé, Duclos moins vite et avec l'accent. Aujourd'hui le système présidentiel nous a englué dans la politique médiatique et comme vous dites quoi qu'on fasse, quelque soit le style on ne coupe pas à ces représentations, à ces lois de l'audience, à cette obligation d'être présentable. Plus le message est creux, plus la présentation prend de la place.
On n'entend pas assez la contestation de ce régime présidentiel un peu délirant qui nous fait rechercher l'homme providentiel, ça marche moins bien pour les femmes (voir ce qui est arrivé à Ségolène).
Dans un tel contexte arriver à parler sérieusement du nucléaire ça devient mission impossible et on se retrouve avec des querelles entre le PS, les Verts entre verts, entre PS absolument imbuvables. Et c'est comme ça que les nuisibles de droite vont se faufiler et apparaître sérieux alors que ce sont les pires des fumistes. Pourtant les gens s'intéressent, pendant les primaires ils ont suivi les débats, quand on distribue les tracts, à condition qu'on ne les prenne pas pour des imbéciles, les gens acceptent de discuter.
Je distingue l'information du système médiatique mais je pense que l'information est capitale et comment elle est maltraitée dans les médias. je pense à Monsieur Wauquiez est-ce qu'il ment, est-ce qu'il ne sait pas .
Pour défendre ses chères classes moyennes contre les chômeurs et les pauvres en général ce Monsieur Ministre explique que la personne qui est au chômage ou au RSA bénéficie de réduction de tarif dans les transports en commun alors que l'infirmière (classe moyenne) qui va à son travail n'en bénéficie pas. Gros menteur! il oublie ou fait semblant d'ignorer que tout salarié voit la moitié de son titre de transport remboursé par l'employeur.
Ce n'est pas grand chose mais il fait passer son message pourri : ceux qui travaillent perdent les avantages, dont bénéficent ceux qui ne travaillent pas. Personne n'a relevé ce grossier mensonge.
Je ne reviens pas sur ce que j'ai déjà dit.
Nous serons d'accord sur le fait que les gens de droite n'en sont pas à un mensonge près pour tromper l'opinion publique.
J'ajoute que sur 50 000 abonnés à Mediapart, à peine une ou deux centaines expriment leurs opinions dans des billets (Mediapart pourra donner les chiffes exacts), et quand bien même il y en aurait mille à s'exprimer, ça fait toujours une proportion de 1 sur 50 (soit 98 % de majorité silencieuse et non intervenante, qui n'en pense pas moins et qui permet au journal de vivre).
Déplacé sur le spectre social, une telle proportion réduit à très très peu de choses le poids des opinions politiques, tous partis confondus, avec les militants qui s'expriment, émettent des avis, proposent des motions, défilent... Cette immense majorité silencieuse (et qui n'en pense pas moins) est celle de ceux qui s'enferment chez eux, préférant la découverte du monde réduite aux habitudes de leurs écrans respectifs (les satellites savent mieux que nous ce qui est regardé, écouté, entendu, mais on peut supposer, on peut craindre, vous et moi, que quoi que diront nos ténors politiques, et de quelque qualité que seraient leurs arguments, cette majorité ne fera que ce qui correspond à ses aspirations. Dans un pays vieillissant comme le nôtre, est-ce un hasard si la moitié de nos lois concernent le 3e âge (la retraite, les prises en charge, la recherche médicale, les soins paliatifs...) et l'autre moitié concerne soit l'exclusion des migrants, soit la précarisation de l'emploi (dit aidé) de nos jeunes ?...
Je crois que le système repose sur ces voix de gens que nous ne voyons pas : Big Brother, c'est eux. Si la gauche arrivait à communiquer comme la droite, Big Brother voterait à gauche. Existe-t-il un autre moyen de faire jouer la démocratie entendue au sens de une personne = une voix ?... Quelle autre définition de la démocratie pourrait-on donner qui permettrait une réelle démocratie répondant aux réels intérêts du plus grand nombre comme je peux supposer que vous et moi y croyons ?...
Jean-Jacques M’µ
@gérald Rossell
Personnellement "l'énergie disproportionnée à critiquer tous les médias" me fait beaucoup rire... Il y a erreur sur le bout de la lorgnette.
La politique par le buzz... nouvelle forme du militantisme "gauche de gauche" pour faire de la politique autrement:
.
@Patrick Le Nan : concernant "l'énergie disproportionnée à critiquer tous les médias", je vous conseille de lire la réponse d'un journalistes qui a, lui aussi, subi une "attaque très organisée"* par le grand Chef et son staff... voir les vidéos et à lire jusqu'au bout; c'est ici : https:/retour.sur.laffaire.melenchon./
.
Assises du journalisme à Poitiers.
Hors polémique...la pensée au travail.
troll & buzz
Sur la critique des médias, je vous conseille le films "Les nouveaux chiens de garde" d'après le bouquin d'Halimi, il sortira en salle le 11 janvier :
http://www.jemproductions.fr/cinema/les-nouveaux-chiens-de-garde/
Il faudra faire passer parce que les grands médias n'en parleront pas ou le massacreront car c'est une attaque frontale mais très argumentée et... plein de d'humour (c'est mon copain Joris, celui qui a fait le film sur la dette) qui a fait les animations géniââââââles.
à propos de film, vous avez vu CLEVELAND CONTRE WALL STREET ?..
Jean-Jacques M’µ
"A la LCR puis au NPA, avant de régresser dans la dernière période, on redécouvrait la pensée écosocialiste venue des marxistes d’outre-atlantique. Au PCF, les lignes bougent, vite, les préoccupations écologiques n’étant plus minorées mais de plus en plus prises au sérieux" : ça, c'est argumenté, sérieux et objectif comme constat (et pas du tout partisan) !
Sans doute ce qui explique que le Front de gauche soit classé comme "attentiste" (voire comme "rétrograde" !) dans le "stress test" de Greenpeace tandis que le Nouveau parti anticapitaliste l'est comme "engagé"...
En effet, le NPA a bien progressé sur les questions écolos. Bravo!
Oui, sur l'aspect régression, je ne sais même pas si c'est juste. Ecoutez Poutou il a plus naturellement intégré cette dimension que Mélenchon dans son discours.
Bonjour,
Je constate que Stéphane n'a pas répondu à mon commentaire, lequel s'appuie sur des faits vérifiables (lire les délibérations du Conseil Régional Rhône-Alpes, ou les comptes-rendus de la presse de l'époque); à savoir le vote commun du PC et de la droite en faveur de l'EPR en 2004.
Quand à l'accord EELV - PS sur le nucléaire, je conseille à toutes et tous de le décortiquer un peu mieux afin de comprendre sa portée réelle. Même si la nomenclatura verte a été incapable de parler de ses vertus, il est bien plus intéressant qu'il n'y paraît. La droite et AREVA ne s'y sont pas trompées.
Désolé entre un mariage, un culte, et remonter le moral des copains de la mino de gauche des Verts massacrés à huis-clos par "Tout tout de suite", je n'ai pas vu que vous vous empariez des commentaires. Tant mieux !
Je réponds à ta relance.
Des exemples comme celui de l'EPR, tu vas en trouver des kilos, et ils seront tous justes. Et je peux t'en donner des kilos aussi sur d'autres sujets qui me tiennent à coeur : la laïcité, les langues régionales... Dans le texte, on ne nie pas cette limite. On dit juste - avec trop d'optimisme ? - que la tendance actuelle (rien n'est irréversible, mais faut savoir si on pousse dans le bon sens ou pas) est la sortie du PG et du PC de ces positions.
Alors que sur pour Les Verts, la tendance serait dans l'autre, et que là, c'est une évolution irréversible liée à l'institutionalisation et la professionalisation. Franchement, avant Fukushilma, cet accord aurait été signé je l'aurais trouvé génial. J'ai grandi au rythme des manifs contre la centrale de Civaux. Mais après Fukushima, le rapport de force dans l'opinion (76% des français pour la sortie) ne permettait-il pas de tenir pour forcer le PS à prendre en compte l'opinion des français ? A ce compte là, je préfère que l'on ait un référendum : j'ai confiance dans un débat public sur cette question là. Je regrette que le Fdg soit divisé sur cette question (6 orgas sur 7 pour la sortie), du coup ça le prive de peser sur la question (y compris sur le plan social) qui serait posée.
On ne nait pas "politique" on le devient, en paraphrasant une expression célèbre...
La voie qui permet de monter dans la hiérarchie politique corrompt intellectuellement ou(et) matériellement par les milieux qu'il faut cotoyer. Hors propagande, Eva Joly semble échapper à cette voie politique "normale" car son métier lui a fait voir et juger l'envers du décor. Ceux qui l'accompagnent sont plus "aguerris", ils sont pour la plupart dans le moule des arrangements ou des compromissions...
Il faut choisir, et ne pas choisir est un choix aussi, implicitement.
En clair, nous sommes dans la mouise !
7 mots pour l'exprimer + 1 virgule + 1 point d'exclamation.
Mais ......... peut mieux faire :
2012, réabonnement impossible !
3 mots + 1 virgule + 1 point d'exclamation
Encore ?
Le néant
2 mots
Bonsoir mauwa09, bien sûr que vous avez raison ...sauf
... sauf "Il faut choisir, et ne pas choisir est un choix aussi, implicitement."
"la dialectique du néant" est 1 des bonnes pistes
A vous lire
2002... ai voté Mamère
2007... ai milité Bové
2012 ... oui, le Front de Gauche, c'est ce qui manquait les deux fois précédentes
vite la Révolution citoyenne
NE PAS CONFONDRE....
......l'effet avec la cause, en se battant contre le capitalisme et sa loi d'airain du profit maximum quitte à sacrifier la nature, un seul parti de vraie gauche suffit.
Les verts s'attaquent avant tout aux effets, thèse érronée dés le départ puisque ceux-ci sont engendrés par le capitalisme. La lutte passe donc en premier lieu par la lutte contre le capital, l'écologie faisant partie intégrante de la lutte globale.
A part quelques sincères amis de la nature, les dirigeants verts ont surtout trouvé un créneau pour atteindre la soupière.
Il n'y a qu'à voir leurs luttes égocentriques entr'eux pour la main-mise sur le parti.
En 2012, avec le F.D.G pour une lutte conséquente et logique pour la défense de la nature.
Votre argumentation est convainquante, Francis. J'approuve.
Jean-Jacques M’µ
J. CLOPEAU :
D'accord entièrement, virer Sarkozy est une condition necessaire mais non suffisante. La condition essentielle est : par qui le remplacer et surtout pour quel programme.
Que son personnage soit irritant, son comportement border line FN, sa petite taille et ses talonettes sont le programme de ceux qui n'en n'ont pas ou alors pas de programme avouable.
L'essentiel c'est de le battre pour imposer un programme antagoniste au sien. Pour que les jeunes travailleurs ne couchent plus dans leur bagnole faute de pouvoir se payer une chambre ou alors pour tous ces chômeurs dans la détresse la plus totale.
Il en va de même avec Hollande, son charisme et son dynamisme d'un santon de la crèche doit nous laisser indifférents, ce qui compte c'est qu'il change radicalement son personnage de gestionnaire des interêts des actionnaires, l'abandon de son idéologie économico-capitaliste qui obligatoirement lui fait pratiquer une politique correspondante.
Tant qu'il restera un clône à peine rafraîchi des Guy Mollet, Defferre, Jospin, pire, Mitterrand avec sa francisque pétaino-fasciste N° 2202 ou de la proclamation de L.Blum au procés du Front Populaire de Riom en 1942 : " Nous étions les gérants loyaux du capitalisme. " Tant qu'Hollande ne répudiera pas tout ce fatras ainsi que la présentation de ses excuses pour son alliance avec l'UMP lors de sa trahison du NON du Peuple en 2005, qui, en partie, nous a amenés à la crise actuelle, je continuerai à voter pour le F.D.G.
Bien entendu, le comportement de Mélenchon et du F.D.G aux deuxièmes tours de élections de 2012 conditionnera mon comportement ultérieur.
J'ai assez souffert du culte de la personnalité qui ,avec l'anti-stalinisme, m'a fait exclure du PCF.
Amitiés.
de babeth roulet albertville en savoie;
verte et maintenant europeecologie depuis 20 ans!
sur albertville nous sommes un beau groupe europeecologie qui se retrouve dans le pg de notre mouvement même si il y a des turbulences;
mon mari michel ex-élu vert seul a pu faire fermer le four d'incinération; lutte de 1995 à 2001;
le parti communiste dans ces années nous critiquaient en étant pour l'incinération!
ce même pcf qui vient de faire une réunion pro nucléaire;
je reconnais que le parti de gauche est plus écolo et je m'en félicite!
nous pouvons nous retrouver sur des thèmes;
je suis écologiste avant tout ;adhérente à terre de liens; enercoop;etc;
hélas si la cgt edf et le pcf avaient été corrects sur le nucléaire et les futurs côuts de cette énergie nous n'aurions pas sur les bras ce mastodonde!
erreur historique
superphénix c'est 15 milliards d'euros à la poubelle;
le fond de ma pensée et mon souhait serait un grand rassemblement avec des citoyens aussi ne venant pas forcément "de la gauche";
et mon désir:supprimer la présidentielle qui les rend tous fous!
essaimons nos idées auprès de tous les citoyens;
salut à tous et toutes!
babeth roulet