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Terra Jurassica

Que ceux, bigleux, qui ne voyaient pas la différence entre La République des idées et Terra Nova se rassurent (ou s'inquiètent) avec ceci :

 

Terra Nova petit.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et bientôt Jacques Séguéla sur la culture, Alain Minc sur Spinoza et Claude Allègre sur le réchauffement climatique ?
Décidément, la gauche intellectuelle reprend du poil de mammouth.

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Merci pour ta clairvoyance! Enfin quelqu'un qui ose s'élèver contre cette supercherie de thinktank de "gauche"! Ce truc est un gloubiboulga de centre-droit et pourtant, il réussit à diffuser dans les médias sa vulgate "réformiste". Ils font deux pages dans libé tout les mois pratiquement! On savait que libé n'était pas de gauche mais tout de même... Faut vraiment jeter un oeil sur les membres de ce truc, c hallucinant. Geoffroy Roux de Bezieux par exemple... Allez plutôt voir http://www.la-forge.info/

Parmi les grands visionnaires impliqués dans Terra Nova, on peut distinguer particulièrement le très visionnaire Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, qui écrivait dans Libération du 11 août 2007 : "La crise du crédit immobilier n'est pour l'instant pas si gigantesque ; pas de quoi gripper les moteurs de la croissance"… Il faut dire que dans la famille des "grands prophètes", il a été largement doublé sur sa droite, quelques mois plus tard, par son alter ego du Cercle des économistes, Christian de Boissieu, qui écrivait dans un livre publié par le même cercle : "Rétrospectivement, les innovations financières se sont révélées être un jeu gagnant-gagnant [...] ; [c'est] un processus qu'il serait suicidaire de remettre en cause globalement". Les mêmes, dans Le Monde d'aujourd'hui, proposent un remède à la "crise" qu'ils n'ont pas vu venir : "Peu importe le passé [en effet !], les positions relatives des pays ne sont jamais figées, seule compte la volonté de mettre en oeuvre une politique économique qui favorise la croissance potentielle et tente de répartir équitablement les fruits de cette croissance. Or, paradoxalement, nous sommes peut-être pour la première fois, depuis longtemps, en situation de renverser le cours naturel des choses ». J'espère ne pas être le seul à rire (jaune) !

Remarquons que Minc ,Attali et Allègre sont capables d'intervenir sur n'importe quel sujet. Autant dire qu'ils sont incompétents en tout. Ce qui n'empêche pas les médias de faire largement appel à eux.

Difficile de répondre à ce post aussi acrimonieux qu'elliptique. 1/ Sur la différence entre Terra Nova et La République des Idées : le positionnement sur la chaine de production des idées n'est pas le même. RdI travaille en amont sur le diagnostic de la société, Terra Nova en aval sur les solutions politiques. Nous sommes complémentaires. Terra Nova démarre là où la République des Idées s'arrête. Un exemple : les inégalités. Eric Maurin révolutionne le diagnostic sur les inégalités en France, avec deux livres de référence à la République des Idées (L'égalité des possibles et le ghetto français) : en bref, les inégalités sont devenues avant tout territoriales. Quelles politiques publiques mener contre ces nouvelles inégalités territoriales ? C'est le travail que nous menons au sein de Terra Nova, à partir du diagnostic d'Eric (directeur scientifique de Terra Nova) et en réunissant toutes les compétences nécessaires pour tirer les fils du diagnostic vers les solutions politiques (intellectuels, experts, politiques). 2/ Sur le cycle de conférence "Esprit Public" : Terra Nova se fixe pour objectif non seulement de produire des idées, mais aussi d'animer le débat public des idées. C'est pourquoi nous nous sommes associés à l'organisation de ce cycle de conférences, avec la revue Esprit, Alternatives économiques et la mairie de Paris. C'est un cycle de conférence grand public : sont invités les habitants du centre de Paris, par boitage. Nous souhaitons désenclaver le débat des idées, aujourd'hui réservé à une petite élite, et permettre à tous de se l'approprier. J'imagine que vous n'avez rien contre ? 3/ Sur Jacques Attali, quel est le problème ? - Pas assez intellectuel ? On en reparlera quand nous aurons sa bibliographie. - Un intellectuel trop médiatique ? Esprit public est un cycle de conférence grand public Aussi sollicitons-nous des conférenciers capables de vulgarisation à une large audience. C'est un talent rare et c'est le but recherché. - Un intellectuel pas assez à gauche ? A coup d'excommunications, on vide la gauche de ses forces vives. La droite n'a pas ces préventions, qui drague ouvertement les intellectuels de gauche. 4/ Sur les différents a priori exposés à l'encontre de Terra Nova : n'hésitez pas à prendre le temps de lire nos productions (près de 100 notes d'actualité, deux essais publiés depuis notre naissance en juin dernier) - cela vous permettra de formuler un jugement, peut-être (surement) encore critique, mais du moins fondé. Tout est en libre accès sur www.tnova.fr. Olivier Ferrand, président de Terra Nova

le problème est bien celui que vous listez en trois points sur Jacques Attali : - Pas assez intellectuel - Un intellectuel trop médiatique - Un intellectuel pas assez à gauche tout est dit et le contre argumentaire me parait bien faible...

Acrimonieux non, elliptique peut-être, agacé assurément. Depuis son lancement, je suis attentivement et avec intérêt, les activités et productions de Terra Nova. La différence fonctionnelle avec La République des idées m’a d’emblée parue claire, et utile. Pour autant, j’ai parfois pu avoir l’impression que ce nouveau think tank ne faisait pas preuve d’autant de rigueur et de discernement dans le choix de ses méthodes et de ses contributeurs. Et je ne vois pas en quoi le positionnement différent sur la chaine des idées devrait nécessairement impliquer un tel relâchement, sauf à considérer par principe l’activité politique comme moins exigeante que le travail intellectuel , ce qui n’est pas mon cas, qui respecte l’une autant que l’autre. Cette invitation à une conférence avec Jacques Attali m’a semblé condenser ce que je perçois comme une dérive (dont je me dis qu’elle n’est pas forcément inéluctable), d’où mon agacement. Sur Attali, de deux choses l’une. Ou bien vous voyez de quoi je parle, et pourquoi par exemple j’associe dans mon post son nom à celui d’autres personnes (Minc, Séguéla, Allègre…), et alors votre condescendance pour ce que vous appelez le « grand public » ou « large audience » me sidère. Ne croyez-vous pas possible de toucher ces mêmes personnes avec des intervenants de moindre notoriété médiatique mais de valeur intellectuelle incommensurable ? N’estimez-vous pas qu’il devrait même s’agir de votre mission, plutôt que de proposer exactement ce que n’importe quel talk show télévisé propose depuis plus de trente ans ? Ou bien vous ne voyez pas le problème, ne comprenez pas en quoi Jacques Attali parlant de la crise ce n’est pas crédible pour ce qui se pense ( et je ne lui dénie pas cette ambition au contraire) comme la boîte à idées de la gauche. Auquel cas prenez juste la peine de demander à votre directeur scientifique, Eric Maurin, la considération qu’il a comme économiste pour les travaux de son « collègue » Attali, ou bien plus largement à la plupart des chercheurs que vous sollicitez. Je serais curieux d’avoir leur avis – demandez leur. Sinon, à multiplier les conférences comme celles-là, il ne m’étonnerait pas que vous ayez de plus en plus de mal à les convaincre de participer à votre projet, et ce serait sincèrement dommage. Vous l'avez compris : le problème n'est pas d'être de gauche ou de droite, juste d'être sérieux.

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