Dim.
19
Mai

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Avec les grévistes de PSA Aulnay

Dans l’atelier de ferrageDans l’atelier de ferrage© Thomas Haley

Vendredi, 18 janvier, j’entre dans l’usine PSA d'Aulnay, « libérée », du moins pour la presse. Depuis mercredi, 16 janvier, quelques centaines d’ouvriers sont en greve et l’usine est occupée. Ils protestent contre le plan de restructuration de PSA Peugeot-Citroën qui prévoit la suppression de 8 000 empois, dont la fermeture du site d’Aulnay en 2014 avec ses 3 000 postes.

J'y suis venu prendre des photos. Yvon me montre l’énorme usine, silencieuse, pratiquement vide. Il n'y a qu'une ligne de montage, à l'arrêt. 

Ligne de montage à l’arrêt.Ligne de montage à l’arrêt.© Thomas Haley

« C’est une vraie casse industrielle… j’ai honte, j’ai honte pour mon pays, parce que je suis français, breton d’origine, quand je vois la casse et comment elle est faite, c’est un scandale, un vrai scandale. »

Un café avant l’AG des grévistesUn café avant l’AG des grévistes© Thomas Haley

07h00 : Une vingtaine d’ouvriers se retrouvent autour de la machine à café, ils commencent leur troisième jour de grève et l’occupation de l’usine. La fraternité entre grévistes et leur détermination face à la direction est manifeste. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, les informe des dernières nouvelles. Nous partons à travers les ateliers, de gigantesques espaces, obscurs, silencieux, sans activité, pour rejoindre les autres ouvriers pour l’AG du matin.

Les grévistes traversent les ateliers à l'arrêt pour rejoindre l’AG du matinLes grévistes traversent les ateliers à l'arrêt pour rejoindre l’AG du matin© Thomas Haley

Lors de l’AG où ils sont une centaine, Philippe Julien, délégué CGT, les informe des négociations en cours, il leur parlent de la lutte qu’ils entament, les quelques gains qu’ils ont obtenus depuis qu’ils ont redémarré la grève et les raisons qui poussent à continuer. Les discours de syndicalistes et ouvriers se succèdent ; ceux qui ne font pas la grève sont vivement encouragés à s’y joindre. Ils votent pour reconduire la grève jusqu’à lundi matin, où ils se retrouveront.

Philippe Julien, délégué CGT, fait le point sur les négociationsPhilippe Julien, délégué CGT, fait le point sur les négociations© Thomas Haley

Les grévistes écoutent leurs déléguésLes grévistes écoutent leurs délégués© Thomas Haley
Durant l'assemblée générale du matinDurant l'assemblée générale du matin© Thomas Haley
Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, parle de la nécessité d'un nouveau Mai 68Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, parle de la nécessité d'un nouveau Mai 68© Thomas Haley
Jean-Pierre Mercier (main sur la tête) et Philippe Julien, délégués CGTJean-Pierre Mercier (main sur la tête) et Philippe Julien, délégués CGT© Thomas Haley
Jean-Pierre Mercier parle aux ouvriersJean-Pierre Mercier parle aux ouvriers© Thomas Haley
Le lundi 21 janvier, en arrivant à l’usine, les ouvriers ont trouvé portes closes. Pour Jean-Pierre Mercier, ce « lock out » visait à  empêcher l’organisation d'une grève. Ce que dément une porte-parole du groupe PSA Peugeot-Citroën.

Voitures en finitionVoitures en finition© Thomas Haley

Tous les commentaires

très bien entretenus les ateliers, ils respectent l'outil de travail!  bravo ,respect! 

Le Gouvernement se tait, comme pour Renault, comme pour etc etc...

lire sur Arrêt sur Images :

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5550

dernière page de l'Huma téléchargeable sur le site :

"Qui veut casser l’usine PSA d’Aulnay « pierre par pierre » ? U C’est un scandale ! LAURENCE MAURIAUCOURT

Accusant désormais les grévistes de sabotage, la direction de l’usine automobile continue de bloquer l’accès au site.

Un graffiti « La force des travailleurs, c’est la grève », des extincteurs vidés sur des armoires électriques, des caisses de boulons renversées, des jets d’oeufs... Autant d’exemples, de citations et de photos qui se veulent chocs, choisis par le Monde.fr pour décrire les « violences » et la « tension » ressentie par les cadres et la direction dans l’usine Peugeot d’Aulnaysous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Cette usine est promise à la fermeture pour 2014. L’annonce en a été brutale pour les 3 000 salariés directement concernés et pour tout un territoire.

À Aulnay, une partie des salariés était en grève la semaine dernière, à l’appel de la CGT, tandis que d’ultimes négociations doivent avoir lieu fin janvier. Dans cette usine plus aucun salarié, qu’il soit gréviste ou non gréviste, ne peut pénétrer depuis le week-end dernier. À cause d’un lock-out. Comprenez une « grève patronale ». La direction a d’abord invoqué la neige, puis un problème électrique dans l’atelier de peinture pour justifier sa décision de tout bloquer. Elle parle désormais de câbles sectionnés dans les ateliers de ferrage suite à des « sabotages »... Denis Martin, directeur du site, a dénoncé des « manières de casseurs ».

Des forces de police ont été déployées autour des sites de Saint-Ouen et Poissy, au cas où... Tout cela mérite une mise au point. « C’est la famille Peugeot qui veut casser l’usine, pierre par pierre, pas nous ! Nous n’avons d’ailleurs aucune possibilité d’aller vérifier puisque nous n’avons plus le droit de pénétrer sur le site », s’insurge Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT. Pour lui, tout cela apparaît surtout comme « une campagne de calomnies et de mensonges pour isoler les grévistes ». Hervé Bramy, secrétaire départemental PCF de Seine-Saint-Denis, dénonce une « méthode indigne », accusant PSA de s’engager « dans un bras de fer » qui « ne répond pas aux inquiétudes légitimes des salariés, et de la population, sur ce que deviendra l’emploi, l’usine et sur ce dont l’avenir sera fait ».

Diviser pour mieux régner ? L’AFP évoquait hier un communiqué commun des syndicats CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO « du groupe », déclarant « refuser de cautionner ces débordements », dénonçant un « type de méthodes », dans lequel « une grande majorité des salariés ne se reconnaissent pas »... Autant d’éléments censés casser la grève, mais qui semblent au final avoir pour effet d’étendre le mouvement. Car d’après Jean-Pierre Mercier, les salariés grévistes sont de plus en plus nombreux à se rendre « dès qu’ils le peuvent à la Bourse du travail d’Aulnay qui est devenue le QG ». Grévistes, mais toujours aussi actifs, les ouvriers ont passé la journée d’hier à organiser une « opération déco » des vitrines des concessionnaires Peugeot de Sevran et une action de péage gratuit à Senlis.

c'est à peine idéologique ! Les camarades ouvriers dans tout cela, leur famille ...!

je me souviens d'une grève après 68, les salariés français devaient mettre la main à la poche pour soutenir les grévistes de Sochaux!   qu'en serait -t-il aujourd'hui?

68.....que font les étudiants?

J'ai lu ça moi aussi. Le "neuf-quinze" de Daniel Schneidermann est précieux.

Quelqu'un ici peut-il préciser comment on s'abonne ? C'est gratuit.

J'avoue avoir oublié  comment je me suis abonné…

C'est pas du tout démagogique, n'est ce pas ?

Et puis, même si ce n'est pas l'intérêt des camarades de travail et leur famille, du moment que le ROUGE a décrété ...!

Toujours, je vous combattrai.

augmenter le temps de travail

diminuer les salaires, les retraites, les indemnités chomage...

la droite en a révé, la "gauche" du Parti (pas) Socialiste le fait

vive la Cahuzaquie, le pays où la lutte des classes n'existe pas

je pense que tout le monde est mu par son instinct dnas des cas comme cela, il est temps que la France qui se lève tôt celle qui est mangée de l'intérieur... Sorte vraiment la tête...   

Très bon article, mais il y manque quelques points d'analyse, notamment sur les différentes interventions des 2 délégués Philippe Julien et Jean-Pierre Mercier. Et d'autres syndicats, s'il y a lieu...

le "choc des photos", slogan connu d'un magazine, est insuffisant à toute analyse...

Vous avez tout à fait raison que "le choc des photos" n'est pas suffisant pour décrypter ce qui se passe, mais heureusement que ce photographe était là ce jour là car il n'y avait personne d'autres! Et puis, si on cherche vraiment à être bien informé, il vaut mieux s'informer par plusieurs sources differentes, même contradictoire, non? 

le photographe...

 

L'argent caché des syndicats...

"... Au terme d'une commission d'enquête de six mois, de dizaines d'auditions, les élus font ce constat : la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d'euros pour financer l'activité syndicale. Presque l'équivalent du budget de l'Enseignement supérieur..."

http://www.crashdebug.fr/index.php/actualites-france/5986-l-argent-cache-des-syndicats?hitcount=0

 

Newsletter
Je m'identifie