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A propos de la position russe sur la Syrie. Réponse à Alain Gresh
Près d'un an après le début de la révolution syrienne, certains représentants de la gauche anti-impérialiste continuent de s'inquiéter d'une possible intervention militaire occidentale visant à renverser le régime de Bachar el-Assad. Récemment encore, Alain Gresh jugeait une telle éventualité très sérieuse, "tant les déclarations françaises et autres laissent entrevoir une action armée sous prétexte de protéger les populations". En revanche, Gresh perçoit la diplomatie russe sous un jour nettement plus favorable : en s'opposant à la condamnation du régime syrien au Conseil de Sécurité de l'ONU en dépit du bombardement meurtrier de Homs, Moscou chercherait simplement à éviter l'intervention militaire tant redoutée. Qui plus est, loin d'avoir donné le feu vert au bombardement de la ville rebelle, les Russes auraient exercé une influence modératrice sur le régime syrien en le dissuadant d'utiliser l'aviation.
La grille de lecture proposée par Gresh est problématique à deux égards au moins : premièrement, tous les signaux montrent que les occidentaux n'ont aucune intention d'intervenir en Syrie ; deuxièmement, puisque les Russes sont conscients de cette réalité, leur blocage du Conseil de Sécurité ne vise pas à défendre le principe de non-intervention mais, bien plus prosaïquement, à assurer la survie d'un régime garant de leurs intérêts stratégiques au Proche-Orient.
S'agissant de la position occidentale, la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a encore rappelé il y a quelques jours ce qu'a été, invariablement, la position américaine depuis mars 2011: "Nous sommes fortement opposé à une intervention étrangère". Quiconque s'intéresse un tant soit peu aux discussions en cours dans les think tanks de Washington sait que les propos de Clinton reflètent bien la position dominante parmi les décideurs américains (voir par exemple un récent rapport intitulé "Des pressions, pas la guerre"). Quant au secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen, il a déclaré à plusieurs reprises qu'il était hors de question pour l'Alliance d'intervenir en Syrie.
Au-delà des discours, les Russes ont pu juger sur pièce du caractère très relatif de la détermination américaine : en décembre dernier, alors que des navires de guerre russes accostaient dans le port syrien de Tartous, procédant ainsi à la première intervention militaire étrangère ouverte depuis le début de la crise, le porte-avion américain George H.W. Bush, positionné en Méditerranée orientale, regagnait discrètement sa base de Norfolk.
De même, il faut beaucoup d'imagination pour voir, dans le projet de résolution onusienne rejeté par les Russes, la première étape d'un projet d'intervention militaire. Ledit projet affirme en effet que le Conseil de Sécurité "souligne son intention de résoudre la crise politique en Syrie de manière pacifique" et que "rien dans cette résolution n'autorise des mesures relevant de l'Article 42 de la Charte" (qui prévoit le recours à la force). Rien à voir, donc, avec la résolution votée avant l'intervention en Libye, qui relevait précisément de l'Article 42 puisqu'elle autorisait les Etats membres à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils. C'est bien parce qu'au contraire, il n'impliquait pas le recours à la force que le projet de résolution sur la Syrie a reçu le soutien du Brésil, de l'Inde et de l'Afrique du Sud, des Etats tout aussi attachés que la Russie au principe de non-intervention.
On peut conclure de ce qui précède qu'en bloquant l'action du Conseil de Sécurité sur la Syrie, Moscou ne défend pas quelque principe mais entend assurer la survie d'un régime étroitement associé à ses intérêts stratégiques puisqu'il lui garantit l'accès à la base de Tartous et constitue un client certes désargenté mais néanmoins fidèle de son industrie militaire.
Ajoutons que la protection accordé par la Russie au régime syrien n'est pas que diplomatique mais aussi militaire, comme l'ont montré le déploiement naval de décembre 2011 ainsi que les déclarations du vice-ministre de la Défense Anatoli Antonov, qui affirmait le mois dernier qu'en dépit du contexte, la Russie continuerait de vendre des armes à la Syrie. Ces propos ayant été tenus le 2 février, soit la veille du début du bombardement de Homs, on se permettra de ne pas partager l'opinion d'Alain Gresh lorsqu'il nie que les Russes aient donné le feu vert à Assad pour lancer l'opération.
Le but de cet billet n'était pas de diaboliser la diplomatie russe pour idéaliser, par contraste, celle des occidentaux. Il s'agissait plutôt de rappeler, puisque certains semblent l'oublier, que la stratégie de Moscou n'est pas moins cynique que celle des autres grandes puissances. Et surtout qu'en paralysant le Conseil de Sécurité, elle prive la communauté internationale de l'un des rares instruments permettant encore d'envisager une solution politique à la crise.


Les 3 commentaires les plus recommandés
Votre argumentation ne tient vraiment pas la route pour la simple et bonne raison qu'avant l'intervention en Libye, la résolution du Conseil de Sécurité ne visait qu'à protèger les populations civiles des exactions de l'armée libyenne!
La Russie et la Chine s'étaient abstenues parce que les U.S.A, la France les avaient assurés de leurs "bonnes intentions" et le C.N.T s'était même payé le luxe proclamer qu'il ne souhaitait pas une intervention étrangère, puisqu'il qu'il un mouvement de révolte populaire, sa victoire se devait d'être celle du peuple contre la tyrannie!
Aujourd'hui, tout chacun connaît le résultat des courses: victoire militaire de l'O.T.A.N, destruction du pays et 50000 morts des dizaines de milliers de blessés(principalement des civiles), poursuites des opérations de "purification"de la racaille islamiste qui a pris le pouvoir(cf. Envoyé Spécial)
Pour la Syrie, nous avons pu assister au même sketch, et c'est bien cela que la Russie et la Chine qui ont compris que l'Enfer étant pavé de bonnes intentions, qu'il valait mieux s'opposer à la réédition du scénario précédant
A voir aujourd'hui la déconfiture de ce prétendu "mouvement de libération nationale", son assise populaire semble assez limitée, pour ne pas dire nulle
Sa piteuse déroute à Homs, où de toute évidence, il a pris la population civile en otage est hautement significative et le déchaînement de la propagande "gauloise" me fait bien rire
Il est évident que Russes et Chinois refusent d'intervenir pour préserver leurs intérêts politiques et économiques sur place. J'aurais également aimé lire dans votre billet que les "alliés" agissent sûrement pour des raisons similaires.
Votre analyse est également biaisée car vous oubliez un élément clé, l'Iran. En effet, la situation en Syrie est inextricablement liée à celle du pays le plus influent du monde arabe.
Une intervention en Syrie ouvrirait la voie à des frappes sur les installation nucléaires iraniennes, ce qui réjouirait Israel et ses alliés américains, mais qui dérangerait les Russes et Chinois qui verraient effectivement leurs intérêts économiques (armes + pétrole) menacés.
L'analyse la plus complète sur la question que j'ai pu trouvé émane d'un site belge :
http://www.bilan.ch/articles/economie/la-troisieme-guerre-mondiale-t-elle-deja-commence
La situation n'est pas si simple que vous ne le décrivez et le manichéisme, même teinté d'une touche de contrepoids est dérangeant de votre part, comme de la part de Gresh. Ni les impérialistes, ni les non-alignés, ne se positionnent uniquement à des fins humanitaires et philanthropes.
Monsieur Thomas Pierret n'est vraisemblablement jamais sorti du parc Disney Land !
Tous les états avancent leurs pions sur l'échiquier mondial, tous les états défendent leurs intérêts, toutes les grandes fortunes protègent et renforcent leurs puissances. Alors ne cherchons pas encenser les uns par rapport à d'autres. Les peuples n'ont jamais le pouvoir quel que soit le régime.
Etre bombardé par son gouvernement ou par l'OTAN ne change rien pour la population. En Libye l'ONU avait décidé l'exclusion aérienne pour le régime et l'OTAN a balancé de 40000 à 50000 bombes et missiles..... sur une population de 6 millions d'habitants. C'est vrai que ces armes étaient de meilleures qualités, plus meurtrières. Curieusement personne ne sait le nombre de victimes, 50000, 150000, 200000, .... mais dans ce cas il ne s'agit pas de victimes de l'OTAN, mais que de dégâts collatéraux. Et ce n'est pas fini, les "rebelles" continuent le "nettoyage" (et le pillage). Bravo encore pour cette démocratie populaire initiée par les grands défendeurs des droits de l'homme.
Bonne nouvelle quand-même, le royaume ami de nos démocraties exemplaires, l'Arabie Saoudite vient d'accorder un privilège exceptionnel aux femmes : elles peuvent désormais choisir elles-mêmes leurs sous-vêtements.
A quand une loi qui interdirait l'apologie de toute violence, et tout appel à la guerre ?
L'avenir esr devant nous !
Tous les commentaires
Votre argumentation ne tient vraiment pas la route pour la simple et bonne raison qu'avant l'intervention en Libye, la résolution du Conseil de Sécurité ne visait qu'à protèger les populations civiles des exactions de l'armée libyenne!
La Russie et la Chine s'étaient abstenues parce que les U.S.A, la France les avaient assurés de leurs "bonnes intentions" et le C.N.T s'était même payé le luxe proclamer qu'il ne souhaitait pas une intervention étrangère, puisqu'il qu'il un mouvement de révolte populaire, sa victoire se devait d'être celle du peuple contre la tyrannie!
Aujourd'hui, tout chacun connaît le résultat des courses: victoire militaire de l'O.T.A.N, destruction du pays et 50000 morts des dizaines de milliers de blessés(principalement des civiles), poursuites des opérations de "purification"de la racaille islamiste qui a pris le pouvoir(cf. Envoyé Spécial)
Pour la Syrie, nous avons pu assister au même sketch, et c'est bien cela que la Russie et la Chine qui ont compris que l'Enfer étant pavé de bonnes intentions, qu'il valait mieux s'opposer à la réédition du scénario précédant
A voir aujourd'hui la déconfiture de ce prétendu "mouvement de libération nationale", son assise populaire semble assez limitée, pour ne pas dire nulle
Sa piteuse déroute à Homs, où de toute évidence, il a pris la population civile en otage est hautement significative et le déchaînement de la propagande "gauloise" me fait bien rire
Les deux résolutions (Libye et Syrie) ne sont nullement comparables sur le plan du droit international : la première autorise expressément le recours à la force alors que la seconde l'exclut tout aussi explicitement. J'ai précisé ce point dans mon texte en ajoutant que le projet de résolution sur la Syrie n'a "Rien à voir, donc, avec la résolution votée avant l'intervention en Libye, qui relevait précisément de l'Article 42 puisqu'elle autorisait les Etats membres à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils".
à Thomas Pierre
Vous dites : "la première (résolution 1973/Libye) autorise expressément le recours à la force" : il conviendrait de relativiser ce "recours à la force" (l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne contre l’armée de l’air libyenne et de créer des zones protégées dans les secteurs exposés aux bombardements à titre de précaution pour assurer la protection du peuple libyen et des étrangers résidant en Jamahiriya arabe libyenne,- réolution ONU 1973) . On a vu comment cette limite a été allègrement dépassée et on voit le résultat un an après : le chaos en Libye. La Russie et la Chine, floués dans la curée qui s'en est suivie, en ont tiré les leçons et refusent désormais toute initiative militaire y compris à titre humanitaire sans garanties absolues approuvées par elles permettant d'éviter tout détournement des missions confiées à des forces d'intervention extérieures.
Vous interprétez abusivement les propos d'Alain Gresch qui a écrit : "Enfin, contrairement à ce qui s’écrit, ni les Russes ni les Chinois n’ont donné un feu vert à Assad, mais tentent de faire pression sur lui. Comme le rapporte un journal libanais bien informé, les autorités syriennes se sont abstenues, sous la pression des Russes, d’utiliser l’aviation et d’autres armes de guerre à sa disposition, dans leur actuelle répression – de ce point de vue, on n’est pas dans la situation de Hama en 1982 (Al-Akhbar, 22 février 2012).La voie de la négociation est étroite et prendra du temps. En attendant, des gens meurent… Mais une intervention militaire ferait encore plus de victimes."
Vous n'êtes pas obligé de le croire mais ne lui faites pas dire ce qu'il ne dit pas. Du reste Alain Gresch se montre, comme on le voit, bien prudent et ses propos équilibrés à la date de son article. Son intention n'était pas de traiter des intérêts de la Russie, dans cet article intitulé sobrement et clairement : "A propos de la Syrie".
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S'agissant des intérêts de la Russie dans la question syrienne, je vous propose la réflexion suivante qui rejoint la vôtre dans sa conclusion mais qui n'entretient aucune illusion quant aux buts poursuivis par les USA et leurs alliés arabes ou non, illusion ou "angélisme" que vous entretenez, me semble-t-il : tous les signaux montrent que les occidentaux n'ont aucune intention d'intervenir en Syrie (voir les livraisons d'armes du Qatar à l'ASL entre autres).
LE MONDE SELON POUTINE http://www.lequotidien-oran.com/?news=5164887
par K. Selim (Le Quotidien d'Oran)
La géopolitique et le jeu - contradictoire - des puissances existent ; il n'est que de doux rêveurs pour croire que les Etats agissent pour le bonheur universel. La Russie, si fortement décriée, a sa propre rationalité politique. Elle ne se drape pas d'idéaux à géométrie variable que l'on défend pour l'Iran mais qu'on ignore pour l'Arabie Saoudite et le Bahreïn, pourtant tout proches.
Dans le long texte de Vladimir Poutine définissant la politique étrangère de la Russie, une autre vision s'affiche. Plus «classique», ancrée sur le respect des règles du droit international qui, de l'Irak à la Libye, sont remises en cause par les stratégies occidentales. Certains pourraient souligner que c'est un homme du KGB qui parle et cela n'est pas faux. A condition de ne pas oublier non plus que dans l'autre camp, les services aussi «parlent» et de manière autrement plus efficace et bien plus retorse.
Pourtant, il n'est pas nécessaire d'être policier pour constater qu'Internet, les téléphones portables et les réseaux sont, tout comme la télévision, «un instrument effectif de politique extérieure et intérieure». Ceux qui, sans nourrir la moindre sympathie pour la dictature criminelle de Bachar Al-Assad, regardent Al-Jazeera, peuvent juger à quel point d'ineptie peut aller la propagande. C'est que le mouvement des sociétés dans le monde arabe n'a pas subitement transformé la réalité du monde ni l'ordre géopolitique.
Les Occidentaux ne sont pas devenus subitement les chantres de l'humanisme dans notre aire, ils défendent des positions et tentent d'en gagner d'autres. Cyniquement, en fonction de leurs seuls intérêts. La question des libertés et des droits, prétexte cosmétique, est totalement secondaire. Vladimir Poutine l'exprime clairement, la Russie a des intérêts à défendre. Et si elle a été roulée dans la farine en Libye, elle n'entend plus l'être en Syrie ou ailleurs. C'est bien le statut de puissance respectée que Poutine défend davantage en nationaliste qu'en «anti-impérialiste».
Les pays occidentaux, avec une utilisation magistrale de la propagande en plus, font la même chose sur un mode bien plus agressif, conforme à leurs traditions. La seule différence est que la Russie n'invoque pas les droits de l'homme. Elle se contente de la vieille règle du droit international encore en vigueur de la souveraineté des Etats. Poutine constate que les entreprises russes sont exclues dans des pays comme l'Irak et la Libye, et, selon lui, les droits de l'homme sont instrumentalisés par «un intérêt pour une restructuration des marchés». On peut ne pas apprécier le monde tel que décrit par Vladimir Poutine, il est difficile cependant d'en nier la réalité. Le reste n'est que constructions subjectives.
Certains analystes ont parlé, à la faveur du veto russo-chinois, d'un retour à la guerre froide. Vue de la «Maison Russie» - pour utiliser le titre d'un roman de John Le Carré -, cette guerre froide est alimentée par l'expansionnisme de l'Otan, doublé de la volonté de limiter le poids de la Russie dans les relations internationales. Tout en saluant la Chine dont «la voix dans le monde prend vraiment de l'importance», Poutine, gardien de la Maison Russie, proclame qu'elle n'entend pas être subordonnée et ne laissera pas ses parts de marché international à d'autres. Finalement, et c'est dans le style de l'homme, le texte de Poutine restitue le monde dans sa rudesse.
Pour autant, cela ne signifie nullement que ceux qui luttent pour la liberté et la démocratie dans le monde arabe doivent renoncer à leur combat. Cette réalité brutale du monde incite surtout à se battre en connaissance de cause, lucidement, loin de toute illusion ou naïveté
Je me permets de vous rappeler que la résolution votée, l'O.T.A.N ne s'est point embarrassé d'arguties juridiques
Tiens dernière nouvelle: Obama n'exclue pas une intervention militaire en IRAN
Vous applaudissez à la reprise en main de la ville de Homs par l'armée d'Assad
Vous avez applaudi à la défense des intérêts de la république française à Sétif en 1945
Vous avez applaudi à la pacification de Madagascar en 1947/48
Vous avez applaudi à Budapest en 1954, et Prague en 1968
Vous avez applaudi à Lodz en 1970, et à Gdansk en 1981
Vous vous êtes ému des agissements des terroristes qui avaient ourdi d'obscurs complots contre l'héroïque général Pinochet, Défenseur de la Nation chilienne, et aviez applaudi à leur défaite, conduisant les uns à la torture, les autres en exil en Espagne et en France : bien fait pour eux!
Vous avez soutenu Ben Ali, Michèle Alliot-Marie, Moubarak et le Président Saleh, contre le parti de l'étranger et contre les islamistes bien entendu.
Quand les Bassidj milices du Guide suprême Khamenei ont assasiné Neda, vous avez trouvé juste qu'ils étouffent dans l'œuf un mouvement fomenté par la CIA, c'est sûr. Pourquoi manifestaient-ils d'ailleurs, les jeunes Iraniens. Des manipulés, c'est sûr.
Il est normal que vous souteniez Bachar El Assad, seul porte-étendard (ou presque) de ce juste combat. Lui aussi lutte contre l'envahissante chienlit.
Bravo, cher FX : décidément, c'est un métier.
minor swing
Vous êtes vraiment à côté de vos pompes
En 1945 j'avais 9 ans
J'ai applaudi au largage de la bombe atomique sur Hiroshima, en 1953 huit ans plus tard j'en suis revenu pour dénoncer la guerre des U.S.A en Corée
Les exploits coloniaux de la France j'en ai eu connaissance en 1955, je me suis opposé à l'expédition coloniale en Algérie et depuis ce temps là, je soutiens toute RESISTANCE à l'IMPERIALISME prédateur des U.S.A!
J'ai la faiblesse de penser que le Hezbollah est la principale cible des "libérateurs du peuple syrien" avant la mise au pas de l'Iran
Vos 50 000 morts, qui ont certainement pour source l'estimation (30 000 à 50 000) de Brauman tiennent compte des civils tués par les forces khadafistes! Enfin ça n'a aucun sens de lier ces chiffres, qui viennent du CNT, selon Brauman, pour les retourner contre le CNT. Encore une fois, il faudra que vous m'expliquiez pourquoi vous tenez tant à défendre des thèses que seule l'extrème droite française ose défendre. On peut critiquer l'intervention de l'Otan, on peut critiquer les moyens industriels déployés, mais pour qui a bien suivi les débuts du soulèvement Lybien, Khadafi a agit alors en tyran et n'a pas hésité à tirer sur son peuple. Un tyran est un tyran, je veux bien qu'on aurait aussi voulu que l'Otan s'en prenne à Bush et confrères, mais bon, les hasards de l'histoire ont fait que pour une fois, une force sur mandat international a agit contre une injustice, et en faveur d'un peuple en lutte. C'est tout. On imagine bien que pour décider l'Otan, il y avait d'autres choses, d'où les manifestes "erreurs de tire" des soldats de l'Alliance, c'est d'ailleurs tout le paradoxe, des soldats américains ont aidé des rebelles qui avaient pour certains soutenus la guerre contre l'Amérique. Mais voilà, acceptez les paradoxes de l'histoire, et arrêtez je vous en prie de systématiquement relayer les thèses du FN et de l'extrème droite, ça vous nuit, ça n'apporte rien et c'est contre vos propres convictions.
Quand on lit la presse occidentale, il est amusant de constater comment l'"autre" est diabolisé et comment "nous" sommes auréolés. La Russie est, dit l'auteur, "cynique".
L'un est le dictateur, l'autre est ce cynique qui défend ses intérêts. Et nous, dans tout ça? Hein?
Comment qu'on est quand on survole Bagdad ou Tripoli?
Ah voui! Humanitaire.
Si Dieu existe, il doit se poiler en se tapant le croupion sur un océan de nuages...
J.C Pottier
J'adore votre humour!
Tous ces "curés humanitaires" prêts à se lancer dans la "curée" me débecteent
Il est évident que Russes et Chinois refusent d'intervenir pour préserver leurs intérêts politiques et économiques sur place. J'aurais également aimé lire dans votre billet que les "alliés" agissent sûrement pour des raisons similaires.
Votre analyse est également biaisée car vous oubliez un élément clé, l'Iran. En effet, la situation en Syrie est inextricablement liée à celle du pays le plus influent du monde arabe.
Une intervention en Syrie ouvrirait la voie à des frappes sur les installation nucléaires iraniennes, ce qui réjouirait Israel et ses alliés américains, mais qui dérangerait les Russes et Chinois qui verraient effectivement leurs intérêts économiques (armes + pétrole) menacés.
L'analyse la plus complète sur la question que j'ai pu trouvé émane d'un site belge :
http://www.bilan.ch/articles/economie/la-troisieme-guerre-mondiale-t-elle-deja-commence
La situation n'est pas si simple que vous ne le décrivez et le manichéisme, même teinté d'une touche de contrepoids est dérangeant de votre part, comme de la part de Gresh. Ni les impérialistes, ni les non-alignés, ne se positionnent uniquement à des fins humanitaires et philanthropes.
Je pense même que c'est beaucoup plus compliqués que ça pour la position de la Chine et de la Russie.
Mettez-vous deux secondes dans leurs bottes. Pourquoi bloquer le processus aux Nations Unies en sachant que, de toute façon, les jours d'Assad sont désormais comptés. En prennant cette position les Russes et les Chinois s'aliènent définitivement les futurs forces politiques syriennes qui ne pardonneront pas si facilement ces vétos au Conseil de l'ONU. S'ils auraient voulus, à tout prix, sauver leurs intérêts économiques, il est clair qu'ils auraient immédiatement soutenus et armés l'opposition afin de s'assurer un bon client une fois la Syrie débarassée d'Assad.
C'est que derrière, et là je rejoins votre opinion, il y a l'Iran. Grande puissance pétrolière et bons cliens/fournisseurs des Russes et des Chinois. Derrière le conflit Syrien se cache énormément de de positions diverses et un conflit beaucoup plus larges. On a, d'un coté, le mouvement d'opposition à Bachar el Assad, soutenu par les puissances occidentales et par l'Arabie Saoudite (ennemi de toujours de Téhéran) et, de l'autre coté, on a Bachar el Assad et ses forces, soutenus à bout de bras par la Russie et la Chine qui se foutent, je pense, de ce qui se passe en Syrie mais qui voient derrière ce qui pourrait se passer en Iran.
Il ne faut pas oublier, non plus, la position d'Israël dans tout ça qui, je pense, doit être très inquiète de la tournure que prennent les événements car demain, cela pourrait sentir vraiment mauvais pour elle.
Le principal défaut de ce billet est, finalement, de s'arrêter à une analyse du conflit syrien alors que le conflit syrien n'est qu'une étincelle derrière laquelle toutes les puissances prennent positions. N'oublions pas que nous sommes au Moyen-Orient, là où la grande majorité du pétrole est concentré et là où la paix est la plus instable. Il faudrait je pense avoir une vision à plus petite échelle afin de bien voir toutes les tensions qui découlent de ce conflit. Le rapprocher de ce qui s'est passé en Libye est un non-sens, ce conflit est beaucoup plus complexes et les motivations de chacune des parties sont multiples. Même si ce qui s'est passé en Libye est dans toute les têtes. Les mensonges, les manipulations, les négociations cyniques, et la couverture "humanitaire" de l'intervention a été prétexte à l'instauration d'une instabilité extrême dans la région, la Libye est actuellement à feu et à sang, après que les forces rebelles aient entamé ce qui pourrait être considéré comme un génocide puisqu'elles ont traquées, harcelées, massacrées, les sub-sahariens présent sur le territoire. Elles allaient mêmes les chercher dans les camps de réfugiés en Tunisie....
Chinaski
Les jours d'Assad sont comptés?Vous ne faites que reprendre les slogans de la propagande occidentale
Israël est inquiet? Certes, mais pas pour les raisons que vous invoquez, pour la bonne raison que "le mouvement révolutionnaire" a été initié par l'Etat hébreu et les U.S.A pour se débarrasser d'Assad et du Hezbollah.
L'échec patent de cette manoeuvre ne peut qu'inquièter nos "humanistes bouffis"
De plus pour complèter ce sombre tableau, les élections législatives en Iran, risquent bien de renforcer les "conservateurs", conséquence logique des sanctions
L’analyse du site bilan est très stimulante, elle souligne si besoin était, la nécessité d'une Union Européenne indépendante de l'OTAN et de nos "amis" américains.
Le Gaullisme européen, la politique d'indépendance est nécessaire tant sur le plan de la défense, construire une défense européenne, de l'économie, avoir une politique industrielle, économique et sociale indépendante du courant dominant: les marchés financiers et les multinationales, qui font la pluie et le beau temps aux Etats Unis et en Grande Bretagne, et à Bruxelles.
Oh que oui .... Jean Bachèlerie ..
@Thomas Pierret:
"tous les signaux montrent que les occidentaux n'ont aucune intention d'intervenir en Syrie"
Heu...z'êtes sûr?
e croyais avoir compris que la "sollicitude" occidentale n'attendait qu'une occasion pour intervenir, au contraire...
t que ce projet n'avait été abandonné que dev
@Thomas Pierret:
"tous les signaux montrent que les occidentaux n'ont aucune intention d'intervenir en Syrie"
Heu...z'êtes sûr?
Je croyais avoir compris que la "sollicitude" occidentale n'attendait qu'une occasion pour intervenir, au contraire...
Et que ce projet n'avait été abandonné que du fait du double veto Russe et Chinois...
Mais, bon, "le" spécialiste...c'est vous.
@Thomas Pierret
Vous écrivez "le Conseil de Sécurité "souligne son intention de résoudre la crise politique en Syrie de manière pacifique" et que "rien dans cette résolution n'autorise des mesures relevant de l'Article 42 de la Charte" (qui prévoit le recours à la force). On ne saurait être plus clair".
Et pourtant j'ai les mêmes réflexions et mêmes arguments que XVAVIER. L'OTAN a montré son immoralité en Lybie dont les exactions ont largement débordé avec des scènes de pillage, de viols, de tortures et même l'importation par le Quatar d'islamites sortis des prisons afghanes pour la circonstance. De plus 70000 civils tués par les bombardements français, pas mal pour imposer la démocratie façon Sarkozy non.?. Et vous voudriez qu'on remette ça en Syrie.?Alors pour moi la Russie et la Chine ont raison de se méfier des promesses des menteurs de l'Otan. Nous savons tous que les USA rêvent d'imposer leurs moeurs dans cette région et que leur hégémonie est sans limites. Alors non à cet impérialisme. Et surtout non à nos "Hommes Politiques" qui les suivraient. Demandez donc à Juppé que faisaient les 120 militaires des transmissions arrétés à Zabadani et en passe d'être jugés et peut-être fusilliés comme espions. Tout me semble très clair.
Michel P
Merci pour votre complément d'informations!
C'est gondolant de voir tous ces propagandistes tenir le haut du pavé!
Sur France Culture nous avons eu droit à une "belle et vertueuse" dénonciation de la corruption en Russie dans le clan de Poutine, il y a même un des "copains" de Poutine qui s'est réfugié en Angleterre pour mener campagne contre Poutine, le corrompu!
Pendant qu'on nous bassine avec le compte off shore de Poutine non seulement on oublie de dénoncer le GRAND BANDITISME du CAPITALISME mais on nous sert un petit couplet aux allures d'un éloge
Ce matin sur France Inter nous avons eu droit à Antoine Sellière (Lancien patron des patrons) qui nous a rappelé que dans la crise les fautes sont bien partagées, les pauvres sont tout aussi coupables que les riches, il s'agit donc de se serrer la ceinture quitte à en faire crever quelques uns!
Pour revenir à la Syrie nos grands humanistes Sarkozy et Cameron, deux fieffés gredins, se disent prêts à voler au secours des "opprimés"
David Cameron à d'autres problèmes en ce moment :
David Cameron and the horse: sometimes funny proves fatal
The PM has tried to make light of fact he rode an ex-police horse loaned to Rebekah Brooks, but sometimes these things stick
@Danyves,
http://www.guardian.co.uk/media/2012/mar/02/horsegate-best-jokes-david-cameron
The best jokes (de mon point de vue) :
"Is this what Cameron means when he says the Conservatives support stable relationships?"
"The horse is dead? Was it foal play?"
"I did not have sex with that horse."
"How often do you see an Ass riding a Horse?"
"Cameron rode the horse? I think that's slightly offensive to Ms Brookes."
____________________________
@autres lecteurs,
désolé d'être ici hors sujet!
*
Monsieur Thomas Pierret n'est vraisemblablement jamais sorti du parc Disney Land !
Tous les états avancent leurs pions sur l'échiquier mondial, tous les états défendent leurs intérêts, toutes les grandes fortunes protègent et renforcent leurs puissances. Alors ne cherchons pas encenser les uns par rapport à d'autres. Les peuples n'ont jamais le pouvoir quel que soit le régime.
Etre bombardé par son gouvernement ou par l'OTAN ne change rien pour la population. En Libye l'ONU avait décidé l'exclusion aérienne pour le régime et l'OTAN a balancé de 40000 à 50000 bombes et missiles..... sur une population de 6 millions d'habitants. C'est vrai que ces armes étaient de meilleures qualités, plus meurtrières. Curieusement personne ne sait le nombre de victimes, 50000, 150000, 200000, .... mais dans ce cas il ne s'agit pas de victimes de l'OTAN, mais que de dégâts collatéraux. Et ce n'est pas fini, les "rebelles" continuent le "nettoyage" (et le pillage). Bravo encore pour cette démocratie populaire initiée par les grands défendeurs des droits de l'homme.
Bonne nouvelle quand-même, le royaume ami de nos démocraties exemplaires, l'Arabie Saoudite vient d'accorder un privilège exceptionnel aux femmes : elles peuvent désormais choisir elles-mêmes leurs sous-vêtements.
A quand une loi qui interdirait l'apologie de toute violence, et tout appel à la guerre ?
L'avenir esr devant nous !
Sous le règne de Bill Clinton, les Etats Unis ont inventé des produits financiers pourris responsable de la crise mondiale.
La guerre en Libye a été initiée pour voler l'or des libyens et le pétrole. 26 tonnes d'or on disparu.
Ils ont déversé les frères musulmans avec l'aide des dictateurs islamistes saouds et qataris, le faux nez USA pour garder la gouvernance et faire passer les pays, sous dictature islamistes en profitant de l'épuisement d'une système dictature que l'impérialisme avait mis au pouvoir pour voler avec eux les richesses de ces pays.
Les Etats Unis sont des coucous, fouteurs de merde, des fouteurs de guerre, exploiteurs de peuples, des profiteurs des matérialiste, cupides, voraces, égoïstes !!! Et Sarkozy et l'un de leur suppôt voulant entraîner la France dans cette guerre !
Washington Post : Les dictatures islamiques de l'Arabie Saoudite et du Qatar envisagent d'armer les rebelles syriens
Constituante En Tunisie les frères musulmans financés par le Qatar, baissent leurs masques et veulent "chariariser" la Tunisie
Il me semble plutôt que les vetos russe et chinois arrangent tous le monde, à commencé par les occidentaux qui se voient mal s’engager dans une guerre dans une zone aussi délicate.
La position des russes et des chinois est clair : rien n’indique qu’une intervention pour la protection des populations civiles, dans le cadre définit par Kofi Hannan en 2004 soit réunis. Le droit d’intervention en vue de défendre la population menacée, qui est une sorte d’opération de « casque bleu » musclée avec droit de riposte contre quiconque menace une population, Kofi Hannan comprend principalement 3 critères :
Si les conditions ne sont pas réunies, il y a deux options :
1. S’activer à créer les conditions qui permettraient une intervention au nom de la protection des populations. On voit mal comment cela serait possible sans associer les russes qui ont une influence assez considérable sur le régime d’el-Assad pour lui imposer une trêve (Kofi Hannan qui a été récemment nommé médiateur pour l’ONU et la Ligue arabe dans ce conflit pourrait peut-être parvenir à impliquer les russes). Mais, il est évident qu’après avoir chassé l’URSS de la région, ni les turcs, ni les israéliens, ni les saoudiens, ni les américains et encore moins les français qui estiment que la Syrie et le Liban sont dans leur zone d’influence, ne verront d’un bon œil l’arrivée des russes comme acteurs incontournables du Proche-Orient. La realpolitik poussera donc à saboter toutes perspectives de paix, et les islamistes de l’opposition et les plus extrémistes du régime syrien sauront s’entendrent pour tout faire capoter.
2. Si on fait le constat que les conditions sont compliquées à réunir, si l’on est conséquent, il faut déclarer la guerre à la Syrie pour renverser Bachar el-Assad, et pour cela il n’y a nul besoin d’un accord du Conseil de sécurité et de la permission des russes.
Il semble que personne ne veuille sérieusement aller faire la guerre en Syrie et en payer les prix. Des acteurs – dont la France, le Qatar, l’Arabie saoudite - ont poussés - livraison d’armes à la clé – l’opposition à l’option militaire en imaginant que le régime s’effondrerait rapidement. On peut aujourd’hui se demander si el-Assad ne s’est pas plutôt assuré 10 ans de règne supplémentaire, puisqu’il a l’occasion d’éliminer un nombre considérable d’opposants. Finalement, les occidentaux et les monarchies du golfe auront rendue le même service que Bush père avaient rendu à Saddam Hussein en poussant les chiites à la révolte. Pour dissimuler ce désastre, accuser les russes est bien pratique.
07/04/2004. ONU. DECLARATION DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES A L’OCCASION DE LA JOURNEE DE REFLEXION SUR LE GENOCIDE AU RWANDA
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9245.doc.htm
La preuve la plus éclatante de l'impérialisme américain imposé depuis bientôt 10 ans. Et de plus révèlée par un des généraux en poste à cette époque. Et surtout qu'on ne vienne pas me dire que c'est de l'intox "Altermondialiste".
http://www.dailymotion.com/video/xhztg9_preuve-que-l-attaque-de-la-libye-est-prevue-depuis-10-ans_news
on croirait lire un article sorti du journal de mickey.
Je partage votre analyse a 100% , ayant ressenti a la lecture des textes citès , que l`Occident pour milles raisons , ne veut pas intervenir militairement.
Mais quelle est l`èvolutin possible pour que l`ONU s`engage dans des structures purement Humanitaires , Apolitiques , qui èviterait que l`Occident et les autres utilisent l`Humanitaire comme avant garde Politique ?
Le constat est Stupèfiant. A l`heure ou nous ne manquons pas d`informations , nous sommes incapables d`arreter un fou fourieux , des fous furieux , de massacrer leurs peuples...
Quels progrès avons nous rèalisès depuis 1946 ?????????????????
denis coquereau
Vous faites bien partie de la minorité des "imbéciles heureux", victimes de la propagande étatsunienne qui déploie ses ailes !
Traiter Assad de fou furieux est bien une litote quand on constate que Obama se conduit comme un "Ange Exterminateur", comme jadis le bon Président Truman,un criminel de guerre béni des nations évoluées
Je reconnais qu'aucun progrès n'a été réalisé depuis 1946 puisque après le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki qui était considéré comme un "Acte de Libération" applaudi par la masse des imbéciles heureux, l'EXTERMINATEUR U.S jouit des mêmes faveurs de la masse des crétins et des gredins, humanitaires bienveillants
@fxavier
Tu sais l`Ignorant , une grande partie des Francais n`a pas besoin de ta propagnade anti US et Occidentale pour se mèfier de tous les Impèrialismes .Ce qui est ètonnant dans vos discours , c`est justement cette absence d`Humanitè et la prompte rèaction de votre groupe chaque fois qu`un`individu donne un avis qui est le sien mais qui prend une posture Humaniste.
Je ne t`autorise pas a manipuler une auditoire au nom des Salafistes , ou autres intèrets qui ne nous concerne pas.
Il est possible que l`occident soit critiquable...mais toi , ou vis tu ??? En France ou en Syrie ...Lybie , Tunisie...Je suis sur que tu vis en France...comme tous les Laches de ton espèce....Propagantistes bon Marchè...Je n`ai pas souvenirs que Obama ai Bombardè San Franscisco , Sarko Perrigueux , pour dèfendre leur position...Nous on va voter et MDP nous autorise a donner notre avis...Pas des lecons....
denis coquereau,
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Pour ce qui concerne la Syrie, ce sont justement les salafistes téléguidés par les U.S.A qui posent problème, qui sont au coeur même de ce qui se passe en Syrie!
Je ne prétends pas donner de leçons, mais je commets quelques analyses politiques pour éclairer les gens, parfois obnubilés ( par le "concert des Anges"cela se passe dans mon entourage immédiat)
En quoi suis-je lâches?
Obama n'a aucune raison de bombarder San Francisco, ni Sarko Périgueux mais en cas d'insurrection armée, l'un et l'autre s'y mettraient. Je te rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, notre "douce France" a incendié et bombardé ses propres villes et villages et mené une guerre dans une Algérie française! Aux U.S.A, il y a eu aussi une "guerre civile" appelée "Guerre de Sécession"
P.S
Le terme "Imbécile heureux" est une réminiscence de lecture du côté de Nizan ou Sartre
"Obama n'a aucune raison de bombarder San Francisco, ni Sarko Périgueux mais en cas d'insurrection armée, l'un et l'autre s'y mettraient."
Voilà qui est d'une lucidité incontestable.
Il suffit de considérer la guerre que la "douce France" a récemment menée à ses banlieues, laquelle guerre a, plus récemment encore, été portée dans la banlieue de Londres.
Quels progrès depuis 1946? Donc, après Sétif, Kherrata et Guelma. Moi, je vous trouve négatif. On a divisé la Corée grâce au sacrifice des boys qui aiment aller mourir sous d'autres cieux et à toute époque. La preuve? Ils ont remis ça au Vietnam, mais ça a foiré. Faut r'connaître. Des embargos, en veux-tu, en voilà. Bon, j'explique : un pouvoir coco s'installe dans un petit pays bananier. Comme les US sont épris de liberté et de démocratie, aussitôt, ils sautent qui dans un B52, qui dans un char, qui dans... Et là, j'vous dis pas. Démocratie grandeur nature. Napalm, défoliant, bombes vachement intelligentes. Et c'est comme ça que des gosses, des veuves et des vieillards ont appris à aimer dézinguer des tas de dictateurs.
Mais quand même, vous chipotez! Rappelez-vous : les Aurès, la Kabylie, Papon, la Seine, un soir d'octobre. C'était pas de la démocratie, ça? Hein, que vous mégotez? Renaudez pour des prunes? Et puis, bon, l'air de rien, on a eu un bon Abou Ghraïb, non? Une nana qui tient un obscurantiste barbu surarmé par le collier, ce que Simone de Beauvoir a dû grave kiffer. Un' gonzesse! Un' taupe qui nous la joue Bigeard. Couillue, la môme, non? Et Guantanamo? Même que Staline, à côté, c'est de la roupette de sansonnet, faut dire. Amateur, le Joseph!
Et Bagdad? Du cousu main! Non, on peut pas vous suivre, là. Quels progrès! Quels IMMENSES progrès!!! Z'imaginez? Un gosse se couche, pis s'endort. Le vrombissement des Furtifs le réveillent même pas. En un instant, sa piaule s'écrase sur sa frimousse. Et c'est pas un putain de progrès, ça? Charriez pas, admettez! Regardez cette marmelade qui sourit encore dans ses chairs et sa mare de sang! C'est pas de l'Art? C'est pas sub-lime? Une tragédie boucherie-charcuterie en gros? Matez-moi ces ruines, ces cimetières, ces gens veufs, orphelins, hébétés et hagards qu'ont pas tout compris du film. Les ADM, peuchère. 40 nations coalisées qui font assaut de zèle et de destruction massive. Ca a d'la gueule, merde! Si vous y voyez pas un progrès, c'est que..., c'est que vous refusez de voir, d'admettre, d'en convenir...
Ah ce salaud de Bachar, ah cet obscurantiste d'un autre âge! Défier 40 nations surarmées, mais il est fou! Il court vers sa propre mort! Il est inconscient, suicidaire, avide de pouvoir!
Comme d'hab, nos vaillantes armées vont survoler la capitale. J'aime ce doux ronron viril et martial. Eh voui, trop tard, les gosses, on va vous punir d'avoir un dictateur. Mourir à 6, 8, 10, 12 ans, sois stoïque, quoi, c'est pour ton bien, te libérer, te démocratiser. Et tu vois, quand le fer et le feu te couperont en deux, notre cher Denis Coquereau, citoyen du monde et amoureux des Lumières, suivra les infos sur France 24.
Denis? C'est un mec trop sympa!
@jean claude POTTIER
Étant un homme simple , je ne suis pas sur d´avoir tout compris ...Je crois que tu te bats contre la nature meme des Hommes , que tu n´as pas l´air d´avoir bien assimilée , acceptée . Depuis la nuit des temps , on peux écrire comme tu le fais...Car les Hommes n´ont pas changés Ce qui est navrant , c´est de constater , que malgré tous nos progrés tant techniques , structurels , qu´humain , nous restons incapables de trouver des solutions a ce type de situation.
De plus pourquoi tes discours se complaisent dans les Tares de l´Occident..? J´ai des yeux et des Oreilles comme toi , et j´ai vu ce Monde de prés . Je n´ai pas trouver un Homme , un Peuple , une Civilisation qui pouvait se prétendre en dehors de tes critiques...Alors pourquoi l´occident...Tu pourrais nous donner ton avis sur Mao , Staline , Hiro Hito et tous les Massacreurs d´Afrique...Tous ceux la n´ont pas eu besoin de l´aide de l´Occident.
A vous lire , tous vomir sur cet Occident qui est le mien , la France qui est ma Terre , ma culture , et que je revendique a force de vous voir cracher dans la Soupe , force est de constater que malgré tout notre passé que tu décris , et sur lequel nous sommes d´accord , l´individu que je suis et revendique , trouve la vie plus sécurisante dans cette civilisation.
J´ai vécu 25 ans en Asie , en Europe , en Amérique Latine , d´ou je t´écris . Je ne suis pas sur d´etre l´Homme des Lumiéres qui se ressource sur France 24...mais bon ..je te laisse libre d´imaginer...les Autres..Le Colérique...
"(...) hors de question pour l'Alliance d'intervenir en Syrie"
Euh ! Soit vous êtes naïf ! ... l'expérience libyenne ne vous a-t-elle donc pas édifié ? .... pour ne parler que d'elle ....
soit vous êtes malhonnête, en ce que votre article laisse entendre qu'il y aurait une quelconque honnêteté de la diplomatie occidentale.
Comme je ne me permettrai pas, j'opte pour la première proposition.
Quant à ce qui concernerait les intérêts stratégiques russes, que vous incriminez, leur retirez-vous donc le droit d'en avoir ? Ce serait donc bien les seuls !
Ici encore, peut-être prétendez-vous que les Occidentaux n'interviennent que par philanthropie, comme ils l'affirment ... et l'ont toujours démontré ! Hum ! Comme en Libye, par exemple.
On se demande d'ailleurs pourquoi leur interventionnisme est sélectivement philanthropique pour les zones pétrolifères ...
La Russie, pas plus que la Chine, n'ont votre naïveté, car ce sont en effet leur intégrité qui est en jeu, quand, depuis déjà plus d'un siècle, les Occidentaux n'ont eu de cesse que d'intervenir pour y déployer leur féroce avidité sur leurs richesses.
Ne pouvant le faire directement, à la suite d'échecs répétés en ce sens - dont le nazisme -, les voici à développer à présent la tactique du jeu de go, l'encerclement.
La Libye, outre son pétrole et son aide à l'Afrique subsaharienne, avait cet inconvénient d'être plutôt tournée du mauvais coté.
La Syrie est le second domino de cette stratégie, avant l'Iran.
Le hic, c'est que cela n'a pas si bien tourné en Afghanistan et en Irak.
Voilà essentiellement ce qui retient la stratégie boutefeu des Occidentaux.
Intérêts "humanitaires"? C'est quoi, ça? L'avatar laïque de la Croix et de la charité?
Que savez-vous très PRECISEMENT de la Chine et du Tibet? L'Histoire de leurs relations, de leur interdépendance? Des traités signés par les deux parties et contestés, après coup, par le Tibet féodal et théocratique, incité curieusement par les USA à réclamer son indépendance? Doit-on ou non penser qu'il s'agit là d'un excellent motif à créer des dissensions? Non? Vous ne le pensez pas? Les USA n'iraient pas mettre leur grain de sel (ou de sable) dans les affaires chinoises?
La Tchétchénie, à l'instar d'autres républiques musulmanes ex soviétiques, a envisagé une séparation avec Moscou, histoire de priver la Russie de ses ressources. Ne faut-il pas y voir encore la main du grand satan? Les révolutions "oranges" qui ont agité l'ex Europe de l'Est n'avaient-elles pas trouvé inspiration, fonds financier, soutien politique en Occident et aux USA?
Vous en appelez aux bonnes guerres dès lors qu'elles sont l'initiative US et alliée. En revanche, vous vitupérez dès lors qu'une guerre éclate en dehors de cette initiative.
Pensez-vous être un citoyen libre ou bien voyez-vous la Vérité aux JT?
Bonne et fine analyse de la situation actuelle. Cette mise en perspective dit ce que nous savons, i.e. que la Russie tient à garder le morceau «géopolitique» de cette région intacte pour ses propres intérêts. C’est digne du cynisme politique et opportuniste de Poutine et de sa gang.
Bien d’accord que d’un point de vue juridique, les deux conflits Lybie/Syrie n’ont strictement rien à voir. Moscou ne protège (politiquement mais aussi pour la commercialisation de ses armes mais elle est loin d’être à la hauteur militairement voire économiquement) que ceux qui vont dans son sens, dans le sens de ses intérêts. Dans le fond la Russie est assez isolée. Elle ne désire surtout pas l’être encore plus. En vérité en protégeant le régime inique syrien depuis des dizaines d’années, la Russie en grande opportuniste qu’elle est, ne fait que protéger comme les pays occidentaux dans leurs prés carrés ses propres intérêts. De ce point de vue vous avez entièrement raison d’écrire en conclusion et c’est une évidence : «Le but de cet billet n'était pas de diaboliser la diplomatie russe pour idéaliser, par contraste, celle des occidentaux. Il s'agissait plutôt de rappeler, puisque certains semblent l'oublier, que la stratégie de Moscou n'est pas moins cynique que celle des autres grandes puissances.» Merci.
Pas d intervention militaire peut-être mais à la place les occidentaux et leurs valets du golfe envisageraient un bon coup d Etat à l ancienne par des barbouzes! Ce n est pas moi qui le dis mais le dernier numéro du canard enchaîné. À quand une réaction des journalistes de Mediapart répondant aux commentaires critiques sur leur traitement de la question syrienne??
Sinon heureusement qu il y a le monde diplomatique pour l international car Mediapart n est vraiment pas au point de ce côté là!
" (...) heureusement qu il y a le monde diplomatique pour l international car Mediapart n est vraiment pas au point de ce côté là!"
Vous avez absolument raison : "heureusement ! "
Médiapart préfère laisser paraître plusieurs jours en Une - Mazette ! rien que ça ... et que lui vaut ? - des articles amateurs et prétentieux - le titre est tout un programme ! - pour régler ses comptes avec le Diplo, un journal dont Médiapart voudrait sans doute pouvoir égaler le sérieux et la crédibilité .... Y a du boulot !
Dans ce débat vraiment ridicule on s'étripe sur le cynisme des Russes et des Occidentaux en se foutant du tiers comme du quart des barbaries commises contre des populations innocentes; Il me semble que le mouvement dit du printemps arabe consistait justement à prendre en compte le réalité des gens et non les calculs géopolitiques, c'est en cela qu'elle a surpris tout le monde et nous a donné une belle leçon de politique.
J'ai enfin fini par comprendre que la virulence de certains était nourrie par le monde diplomatique pour l'international
" (...) la virulence de certains était nourrie par le monde diplomatique pour l'international"
Vous devez sans doute vous nourrir beaucoup trop de séries américaines, déversées sur le monde à bas prix en guise de propagande pour leur drapeau, leurs "valeurs", c'est-à-dire leur droit - du plus fort - à dire les droits de chaque peuple sur la planète et à l'imposer comme ce qui serait une sorte de "justice divine". Mais cela, bien sûr, n'est nullement de la "virulence" !
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Eh bé !
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Oui, ça ne donne pas très envie de rester à Médiapart.
On arrête là le débas (si on peut appeler ça "débat") pour moi un tombereau d'échanges d'insultes ou alors on remet le "couvert" pour un nouveau tour.?
"(...) si on peut appeler ça "débat") pour moi un tombereau d'échanges d'insultes"
Je suis d'accord avec vous. Mais il faut peut-être aussi s'interroger sur les réelles raisons de cet article de piètre qualité - curieusement mis en exergue par Médiapart - et dont les arguments appellent un débat de piètre qualité.
Voici, plus sérieusement, un extrait des propos de M. Gresh, donnant un éclairage un peu plus serein et objectif sur la question, et le lien permettant de les retrouver intégralement :
"(...) la Russie comme toutes les puissances extérieures prennent en compte leurs intérêts de grande puissance. Aucune grande puissance n’agit uniquement pour des raisons morales. "
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20120302-alain-gresh-animateur-blog-nouvelles-orient
Tout a fait d'accord avec vous. Comme le disait de Gaulle à l'époque "Un Pays n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts". Et moi j'ajoute "L'essentiel c'est de bien regarder la réalité".
Quelle drôle de polarisation dans ce débat, comme s'il fallait choisir de deux bandes d'assassins laquelle est la moins pire.
Je suis de tout coeur avec le peuple syrien, où je compte quelques amis, et révolté contre les crimes du régime.
Mais entre le marteau de la dictature et l'enclume des impérialistes, je ne soutiens ni l'un, ni l'autre.
Ce que la prétendue "communauté internationale" peut faire dans cette région, on le sait avec Israel. En Libye, ils ont fait tomber un Kadhafi pour en dresser un nouveau dans chaque pâté de maisons.
Je ne veux pas de ça pour la Syrie. Etre du côté des insurgés ne signifie pas soutenir une intervention impérialiste, quelle qu'en soit la forme.
C'est exactement ce que j'essaye de faire comprendre à une bande d'enragés dont l'aveuglement finit par faire peur
Quant aux "enragés" sur clavier ... permettez


Une bande d'enragés dont la lucidité finit par aveugler ... ceux dont le regard, sans cesse tourné vers les écrans bleuâtres de la survie sous perfusion, a fini par s'éteindre, et le cerveau, et la sensibilité, ont fini par s'habituer comme à la "normalité" au mensonge et à l'inhumanité de nos conditions dites "d'existence".
@Igrek
En quoi une "intervention" est, obligatoirement "impérialiste". Par exemple, en Tchétchénie, au Tibet, une "intervention" est-elle impérialiste ? Ah, excusez-moi, il s'agit évidemment de "maintien de l'ordre", de "problèmes intérieurs" ! Comme dans les départements français du sud de la Méditerranée avant 1962, sans doute ?
"(...) il s'agit évidemment de "maintien de l'ordre", de "problèmes intérieurs" !"
Mais il ne s'agit toujours QUE DE CELA ! Si l'on admet que les frontières n'existent plus, que la souveraineté des États n'existe plus, autorisant ainsi une sorte de police planétaire jugeant de ce qui est licite ou non, le maintien de l'ordre est ici la remise au pas des acteurs, quels qu'ils soient, peuples ou "dictateurs" - lesquels, au passage, auront été mis en place par la dite police - qui ne marchent pas droit, dans le sens du courant dominant.
Dès lors, convient-il de s'interroger sur ce qu'est ce "courant dominant", au nom de quoi, précisément, on ne tolère pas ici ce sur quoi l'on ferme les yeux là-bas. L'on est alors amené à non seulement considérer le caractère sélectif des zones d'intervention, en raison directe de leur intérêt économique et en raison inverse de la puissance de ceux qu'il convient de "remettre au pas", mais en outre à en tirer la conclusion, assez banale, somme toute, que cet ordre n'a qu'une seule logique, celle d'asseoir toujours plus la toute-puissance de l'économie de marché sur la planète.
Celle-ci, qui règne déjà en maître sur nos aires civilisées - dociles -, a pu installer des dictatures à la suite des décolonisations - on n'est jamais trop prudent. Mais, à présent assurée de sa victoire planétaire, elle n'a plus besoin de ces dictatures et s'en débarrasse pour gérer en direct.
Le cas d'école est flagrant en Tunisie : le clan ben Ali tirait trop la couverture à soi, privant ainsi de gâteau tout un ensemble de convives. Il n'avait donc plus sa place.
Mais, en attendant que cette conclusion fut finalement tirée, à la lumière du déroulement des évènements, la ministre de l'Intérieur - rien de moins - de la "patrie des droits de l'Homme" n'a pas hésité à proposer les savoir-faire de la police démocratique et républicaine au dictateur en place pour mater ces trublions qui prétendaient en finir avec la dictature tout à fait bien considérée partout sur les marchés et, partant, dans les chancelleries.
@PMABECHE
Trouvez m'en une qui ne le soit pas!