Sam.
25
Mai

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Au Parlement européen, écologistes de EE et gauche de compromission avalisent nucléaire et OGM

.Crédit photo: photothèque du mouvement social. Texte initial de Sophie Chapelle.

 

Ce vote, fin novembre, est presque passé inaperçu : les trois quarts des députés européens, dont - surprise ! - la plupart des écologistes, ont adopté une résolution lourde de conséquences : l'extension du marché carbone mis en place en Europe à l'ensemble de la planète. Le recours au marché pour acheter et vendre des « droits à polluer » est loin d'avoir rempli son objectif : réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pire : plusieurs techniques polluantes pourraient demain être considérées comme relevant du « développement durable » : l'énergie nucléaire, la culture de certains OGM ou la captation et séquestration du CO2. Sans oublier les effets socialement néfastes de certains projets sur les populations locales. Explications.

.

 

Une résolution adoptée à 76 % des voix le 25 novembre par le Parlement européen entérine la volonté de mettre en oeuvre « un marché du carbone mondial ». Objectif : réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 (par rapport au niveau de 1990). L'extension mondiale du « marché carbone », jusque là réservé à l'Union européenne (depuis 2005), permettra aux multinationales européennes d'investir dans de nouvelles techniques pour compenser au Sud leurs émissions industrielles au Nord. Parmi elles : le nucléaire, une « agriculture de conservation » dont certains OGM, la préservation de la forêt (parfois aux dépens des populations qui en vivent), la capture et la séquestration de carbone figurent sur la table des négociations de Copenhague. Des projets entrant dans ce cadre pourront ainsi être financés par les grandes entreprises en échange de « droits à polluer ». La droite, les néo-libéraux et la gauche social-démocrate ont très largement voté pour. Plus surprenant : la grande majorité du groupe écologiste également ! Un vote lourd de conséquences.

 

Quand la pollution devient une marchandise

.

 

Chaque pays de l'Union européenne dispose d'un quota de dioxyde de carbone. Ce quota de CO2 est ensuite réparti par le gouvernement à chaque secteur économique puis à chaque entreprise. Les entreprises qui n'utilisent pas tout leur quota peuvent vendre leur surplus à celles qui ont dépassé leur plafond. Ce sont les fameux « droits à polluer ». « Les émetteurs sur le marché carbone européen peuvent aussi compenser leurs émissions, c'est à dire financer des projets permettant de réduire les émissions de CO² en dehors de leur secteur et de leur pays », explique Sarah-Jayne Clifton, auteur d'un rapport sur les marchés carbone (en anglais) pour l'organisation écologiste Les Amis de la terre. Selon elle, cela revient à acheter et vendre « une marchandise artificielle : le droit d'émettre du dioxyde de carbone » Plus des deux tiers de ces projets concernent l'Asie, suivie par l'Amérique latine (30 %) et l'Afrique (3 %).

.

 

Présentés par les entreprises qui les mettent en oeuvre comme de généreuses actions de « développement durable », ces projets ont souvent des effets pervers. L'Etat d'Oaxaca, au Mexique, a ainsi été choisi par des multinationales pour une implantation d'éoliennes à grande échelle. Problème : les populations locales en profitent-elles ? « Les peuples indigènes ont été contraints de signer des contrats qu'ils ne comprenaient pas et selon lesquels on leur offrait une compensation de 7 € par an et par hectare en contrepartie des terrains occupés par les éoliennes », relativise Bettina Covz Velasquez, membre d'une assemblée citoyenne locale. A ce jour, 300 de ces contrats ont été annulés. Pour Bettina, une chose est sûre : « Ces projets ne sont pas du développement durable car ils se font contre les populations locales et au profit des multinationales ».

 

Les forêts intégrées dans la finance carbone, mais pas les populations

.

 

Ces mécanismes de compensation pourraient être étendus aux forêts lors des négociations de Copenhague. Discuté sous l'acronyme REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts), ce mécanisme est censé aider les pays en développement à protéger et gérer leurs forêts primaires et à réduire les émissions causées par le déboisement. La déforestation représente environ 20 % des émissions mondiales de CO2 : les arbres absorbent le carbone et le rejettent quand ils sont brûlés. Les acteurs économiques pourraient donc recourir à ce mécanisme pour préserver les forêts et revendre un droit à polluer correspondant aux quantités de carbone qui y sont stockées.

.

 

Ce mécanisme de compensation est cependant fortement contesté. D'une part, il est fondé sur une définition des forêts qui inclut les plantations nouvelles. Or, les forêts tropicales stockent cinq fois plus de carbone que les plantations mais elles constituent des réserves de biodiversité irremplaçables. « Sur un hectare à Yasuni (Equateur), on trouve autant de biodiversité que dans l'ensemble des Etats-Unis et du Canada », illustre Alexandra, militante d'Acción Ecológica. REDD soulève également des problèmes de gouvernance : alors même qu'1,6 milliards de personnes dans le monde dépendent des forêts, l'absence de droits fonciers bien définis ne leur garantit aucune assurance de recevoir des fonds pour leurs efforts de conservation. Qui ira signer un chèque à telle communauté qui vit au coeur de l'Amazonie pour sa contribution à la préservation de la forêt ? Pire, selon le Mouvement mondial pour les forêts tropicales (WRM), l'établissement d'aires protégées aurait conduit à 600.000 expropriations en Inde depuis 2002 et au déplacement forcé de 51.000 résidents en Afrique centrale, sous prétexte de créer des espaces naturels.

 

Porte ouverte au soja génétiquement modifié

.

 

Dans la novlangue des négociateurs de Copenhague, que peut-bien signifier « agriculture de conservation » ? Ce label recouvre des réalités très différentes allant de l'agriculture biologique à l'agrobusiness, y compris la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) avec « semis direct », c'est-à-dire sans labour. « Le semis direct est considéré comme une pratique favorable à l'environnement, qui accroît le taux de matière organique dans le sol et réduit son érosion », explique Javier Rulli. Dans le cas des monocultures industrielles de soja Roundup Ready, une partie de cette technique est utilisée en conjonction avec d'autres pratiques très préjudiciables pour l'environnement. »

.

 

La culture de ce soja est en effet combinée à l'utilisation d'un herbicide, le glyphosate. Lorsque ce dernier est répandu, toutes les plantes meurent sauf le soja génétiquement modifié. Dès 2005, l'Association des agriculteurs argentins pratiquant le semis direct a proposé l'intégration de cette technique dans les mécanismes de compensation carbone. Quatrième exportateur de soja au monde, le Paraguay est particulièrement concerné. « Il est essentiel d'éviter que les producteurs de soja obtiennent la compensation carbone pour cultiver le soja transgénique, explique Jorge Galleano, président du Mouvement agraire populaire au Paraguay. Au bout de dix ans de cultures de soja génétiquement modifié, 30.000 familles paysannes ont été expropriées et vivent aujourd'hui dans les décharges. » L'agriculture de conservation est promue par la FAO et « représente une opportunité de premier ordre pour la mise en oeuvre de conventions internationales ». Si ces techniques agricoles figurent parmi les mécanismes de compensation qui se décideront à Copenhague, l'Union européenne devra les intégrer dans son marché carbone. Estimera-t-elle que financer les OGM en dehors de ses frontières permet de lutter contre le réchauffement climatique ?

 

Stockage du CO² et promotion du nucléaire

.

 

Autre technique en vogue dans les négociations climat, la capture et le stockage artificiel souterrain de CO². Cette technique est en cours d'expérimentation sur le sol français. Elle vise à capturer le CO² émis par des sites pétroliers ou industriels pour l'injecter en sous-sol. Pour Arnaud Gossement, porte parole de France Nature Environnement, « mettre du carbone sous le tapis ou dans un grand trou ne permet pas de réduire nos émissions mais simplement de différer, voire même d'aggraver le problème ». Le stockage de CO2 comporte également un risque pour les populations qui vivront à proximité du site en cas de fuite massive de gaz. Cette technologie - pas vraiment au point - entrera-t-elle demain dans les projets que l'Europe considère comme préservant l'environnement ?

.

 

EDF et Areva pourraient faire partie des grands gagnants du sommet de Copenhague. Dans sa résolution du 25 novembre 2009, le Parlement européen souligne que « le passage à l'échelle internationale à une économie à faible intensité de carbone conférera à l'énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme ». Le nucléaire est revenu sur la table des négociations en octobre 2009, lors de la session de négociations de Bangkok. Le Canada, les Etats-Unis, le Japon, le Mexique, l'Inde, l'Afrique et aussi la France souhaitent que cette source d'énergie puisse bénéficier de financements par les pays industrialisés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays en développement. « Si le nucléaire est inclus dans l'accord de Copenhague, il absorbera des fonds considérables, et privera les pays en développement de financement cruciaux pour limiter leurs émissions via les vraies solutions, comme les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique ou la lutte contre la déforestation », prévient Morgane Créach, du Réseau Action Climat.

 

Après la crise des subprimes, la crise du marché carbone ?

.

 

Le marché carbone est présenté par l'Union européenne comme un outil indirect pour réduire les émissions, par opposition à d'autres outils directs dont disposent les gouvernements tels que l'investissement et la réglementation. Dans les faits, la première phase du système communautaire d'échange des quotas d'émissions entre 2005 et 2007 s'est soldée par un échec : le prix de la tonne de carbone s'est effondrée à un point tel - 1,30 € en février 2007 - que les entreprises et secteurs n'ont en rien été incités à réduire leurs émissions.

.

 

Du côté des institutions, on sent poindre un certain abattement. Dans un récent communiqué, la Deutsche Bank reconnaît que « les marchés carbone n'encouragent pas les investissements propres ». Le Comité sur le changement climatique britannique confirme que « nous ne pouvons donc pas espérer que le système communautaire d'échange des quotas d'émissions garantisse les investissements en solutions à faible émission de carbone exigés pour la décarbonisation du secteur ayant fait l'objet des échanges, d'ici 2020 ». Le marché carbone pourrait également être à l'origine de la prochaine crise financière. Il y a « un risque, alerte Sarah-Jayne Clifton, des Amis de la terre, que l'échange de quotas de carbone forme une bulle de marchandises spéculative susceptible de provoquer une faillite financière mondiale d'une ampleur et d'une nature similaires à celle causée par la récente crise des subprimes ».

.

 

La lutte contre le changement climatique est-elle soluble dans le marché ? C'est la voie que semble indiquer les parlementaires européens, y compris le groupe des députés écologistes français où seuls José Bové et Pascal Canfin ont exprimé leur réserve, l'un par l'abstention, l'autre par la non participation au vote...

 

Tous les commentaires

Pourriez vous citer les sources de ce texte qui n'est pas de vous? Sauf le titre...

 

@ Velveth le copieur

 

http://kropotkine.jimdo.com/environnement/

Voila un site du copier/coller habituel de Velveth qui semble avoir beaucoup de mal à penser par lui même.

 

 

Tiens, re-voilà le gluant Beurk.

Il s'agit, au départ, d'un texte de Sophie Chapelle. Comme il m'est arrivé par un mail ne portant aucune mention autre que celle de la Commission Nationale Ecologie du NPA, il m'a fallu rechercher.

Désolé. Je l'ajoute dans le corps du texte.

Le NPA à part piquer l'argent dans la poche des autres ,et les textes des autres..ça sert à quoi ?

Bien essayer Velveth de vous faire passer pour un écrivain..mais personne n'est dupe.C'est pas jolie ,jolie de ne pas citer ses sources .

Au fait votre dernier billet ,sur la marche,pas un gros succès..

Aux jeunes révolutionnaires,méfiez vous des vieux comme Pancho Velveth , ils veulent vous envoyer au casse pipe ,tout en restant bien planquer derrière vous . ..Demandez leur pourquoi eux ne sont pas allés au casse pipe ?

CONCERNANT LES SOURCES, ELLES SONT DIVERSES. VOICI CELLE DU RESEAU "SORTIR DU NUCLEAIRE":

 

 


Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux députés européens d'Europe Ecologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d'une résolution, adoptée par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui est favorable à l'énergie nucléaire.
Voir les votes : http://bit.ly/5PpHjX

Dans le groupe Europe écologie, seul José Bové (et Pascal Canfin qui était absent) n'a pas voté cette résolution qui affirme en particulier : "Une économie à faible intensité de carbone conférera à l'énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme."

Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé par le PPE (la droite européenne), amendement contre lequel les députés européens d'Europe écologie ont voté.

Mais les eurodéputés d'Europe écologie, à l'exception notable de José Bové, ont voté ensuite pour la nouvelle version du texte, contenant l'amendement favorable à l'énergie nucléaire sous prétexte de "sauver" la planète face au péril climatique.

Alors que, dans la préparation du sommet de Copenhague, les autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute politique qui doit être rectifiée au plus vite.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" continue d'animer la campagne internationale
"Don't nuke the climate"
http://www.dont-nuke-the-climate.org
dont le point d'orgue sera le 12 décembre avec de multiples manifestations dans de nombreuses villes et à Copenhague même.

f

 

Le texte de la résolution elle-même, Velveth, vous l'avez ou vous ne l'avez pas?

Ou allez vous continuer à vous réfugier derrière les positions des uns ou des autres? Mettez nous en ligne le texte complet de la résolution.

C'est votre droit de contester le bien fondé d'un vote, mais au moins dites sur quoi portez ce vote. Allez donnez nous l'intégralité du texte.

Le lien est dans mon commentaire précédent.

Doutez-vous de mon honnêteté et de celle de tous les réseaux, assos écologistes tels celui "Sortir du nucléaire" qui réunit 840 association écolos ?

 

Oui. De la votre assurément.

 

Votre attitude de dénier la réalité est surprenante.

Précision supplémentaire: il s'agit, entre autres, du point 36 du "paquet" Copenhague comme je vous l'ai déjà stipulé.

Voici ce point voté par EE (et beaucoup d'autres parmi les nucléophiles de la droite, du PS et du PC):

36. souligne que le passage, à l’échelle internationale, à une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme ; souligne toutefois que les questions relatives à la sûreté et à la sécurité du cycle du combustible nucléaire doivent être abordées de façon adéquate à l’échelle internationale afin de garantir un niveau de sûreté aussi élevé que possible.

 

Sympathique, non ?

Ce vote, fin novembre, est presque passé inaperçu : les trois quarts des députés européens, dont - surprise ! - la plupart des écologistes, ont adopté une résolution lourde de conséquences : l'extension du marché carbone mis en place en Europe à l'ensemble de la planète.

Quelle surprise! Le parlement européen serait donc habilité à régir l'ensemble de la planète. Déjà qu'il n'a peu de pouvoir sur l'Europe, cette affirmation au début de l'article est fort surprenante.

La question n'est pas celle du pouvoir du Parlement européen que celle du vote de EE et d'autres ouvrant notamment la voie au nucléaire et aux OGM.

Je suis suffisamment critique à l'égard du NPA quand il le faut pour que vous puissiez l'être vis à vis d'EE de temps à autres !

Cet article commence par cette phrase. Cela permet quand même de se rendre compte du niveau de crédibilité de l'article.

 

Ouvrant la voie au nucléaire et aux OGMs. Mais dans quel monde vivez vous, Velveth? Le nucléaire et les OGMs sont présents en Europe depuis longtemps. Le texte auquel vous faites allusion, que vous auriez pu citer au passage, cela aurait été un tant soi peu honnête intellectuellement, n'a pas pour but d'autoriser ou non le nucléaire ou les OGM. On est dans le grand n'importe quoi, désolé de vous le dire, Velveth.

 

Vous nous balancez là un texte de propagande du NPA sans vérifier ce qu'il raconte et vous voudriez qu'on vous applaudisse. Cela ne va pas être possible, mon cher.

 

 

Je comprends votre embarras devant cette compromission d'EE.

Ce n'est pas la peine de le cacher derrière des arguments assez fallacieux.

Redevenez LPVP, celui avec qui il est possible d'échanger, cher Père Vert !

Ce n'est en rien un texte de propagande du NPA mais un article d'un écologiste non "apparentée". Il est argumenté et tout y est exact.

Il n'y aucune compromission et aucun embarras et je vais vous le démontrer. Alors si vous voulez argumenter sur le fond, argumentons...

Commençons par le titre Au parlement européen, écologistes de EE et gauche de compromission ouvrent la porte au nucléaire et aux OGM

Donc selon vous, il n'y a ni nucléaire ni OGM en Europe et le texte voté va désormais permettre le nucléaire et les OGMs? C'est bien cela?

 

Revenons au premier paragraphe, et à l'argument relevé dans mon commentaire précédent auquel vous n'avez pas répondu sur le fond:

Ce vote, fin novembre, est presque passé inaperçu : les trois quarts des députés européens, dont - surprise ! - la plupart des écologistes, ont adopté une résolution lourde de conséquences : l'extension du marché carbone mis en place en Europe à l'ensemble de la planète.

Donc selon vous, le parlement européen a dans ses compétences l'ensemble de la planète? C'est bien cela?

 

Merci de répondre sur le fond, cher Velveth.

Le titre, comme tout titre, est forcément réducteur mais donne "ma part de vérité" sur le vote de EE sur ces questions.

Auriez-vous préféré que je titre "HONTE AUX ECOLOGISTES de EE" ?

Déjà stipulé, voici le point 36 voté, entre autres points tout aussi navrants, par EE et presque tout les élus de droite, du PS voire du PC:

36. souligne que le passage, à l’échelle internationale, à une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme ; souligne toutefois que les questions relatives à la sûreté et à la sécurité du cycle du combustible nucléaire doivent être abordées de façon adéquate à l’échelle internationale afin de garantir un niveau de sûreté aussi élevé que possible ;

franchement c'est quand même étonnant que les écologistes soutiennent que "Le semis direct est considéré comme une pratique favorable à l'environnement," sachant que ce sont les semences Round up Ready qui pourraient seules être cultivées dans ces sols non préparés ...Ou que l'énergie nucléaire est une alternative aux énergies fossiles. Qu'un parti écolgiste ait pu voter pour des déclarations comme ça est effectivement une surprise, non ?

C'est effectivement surprenant.

Continuons notre étude de texte pendant que Velveth réfléchit aux arguments posés ci-dessus.

Une résolution adoptée à 76 % des voix le 25 novembre par le Parlement européen entérine la volonté de mettre en oeuvre « un marché du carbone mondial ». Objectif : réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 (par rapport au niveau de 1990).

Il est temps effectivement de s'interroger sur ce texte européen vilipendé dans cet article. Voici les textes adoptés par le parlement européen le 25/11/2009:

  • Décharge 2007: budget général UE, conseil
  • Etiquettage des pneumatiques en relation avec l'efficacité du parlement
  • Mobilisation du fonds européen d'ajustement à la mobilisation: Belgique - secteur textile et Irlande - Dell
  • Adaptation du règlement du Parlement européen au Traité de Lisbonne
  • Conférence de Copenhague sur le changement climatique
  • Programme pluri-annuel 2010 2014 concernant l'espace de liberté, de sécurité et de justice (Programme de Stockholm)
  • Parteneriat économique et commercial euro-méditerranéen
  • Indemnisation des passagers en cas de faillite d'une compagnie d'origine
  • Marquage d'origine

Donc de quel texte adopté par le PE parle-t-on dans ce billet? Je ne doute pas que vous le savez puisque vous me certifiez que tout dans ce billet est exact.

Si vous connaissez les arcanes du Parlement européen, vous savez certainement qu'à chaque séance de vote des dizaines, parfois des centaines, de votes sont organisés sur des questions parfois fondamentales (souvent cachées sous des dénominations bizaroïdes) parfois insolites.

C'est le cas concernant LES votes sur Copenhague.

Cela ne vous interpelle pas que Bové ait refusé de voter comme le Président de son groupe lui demandait instamment (autre particularité du PE: les signes cabalistiques pour être certains que tout le groupe vote selon "les décideurs" dont DCB...

Comme d'habitude, vous répondez à côté de la plaque.

Je vous mets au défi, Velveth, de me montrer cette résolution que vous êtes incapable de citer, pour la bonne raison qu'elle n'existe pas.

Voilà que l'on tombe dans le "négationisme" maintenant pour tenter de sauver la face.

C'est consternant.

Voir:

http://www.europarl.europa.eu/news/expert/tous_les_epvotes/default/default_fr.htm

Votes sur préparation de Copehague

Je ne comprends aps grand chose à ce billet et à ce fil, sauf que que ça se divise - pour des voix aux élections ?

-Sur votre lien, Velveth, je n'ai aps trouvé le détail de la résolution.

-mais au passage j'ai trouvé que le Parlement Européen votait beaucoup beaucoup !

et , hourrah, que la faim dans le monde est éradiquée par un vote :

 

"Sommet mondial de la FAO sur la sécurité alimentaire - Eradiquer la faim de la surface de la terre

Propositions de résolution

Résolution adoptée par 541 voix pour, 28 contre et 17 abstentions"

 

 

Voici les textes complets votés par EE et autres:
Le texte voté par le Parlement européen

 

Résolution du Parlement européen du 25 novembre 2009 sur la stratégie de l'Union européenne dans la perspective de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique (COP 15)

Le Parlement européen , vu........

 

A. considérant que les négociations relatives à un accord international global sur le changement climatique après 2012 doivent être conclues à Copenhague en décembre 2009, et que cet accord doit être juridiquement contraignant et cohérent avec les études scientifiques les plus récentes, d'où il ressort que le changement climatique survient à un rythme plus rapide et de façon plus agressive que ne le laissaient prévoir les estimations antérieures, et avec l'objectif visant à limiter l'augmentation de la température mondiale annuelle moyenne en surface à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels ("objectif des 2°C"),

B. considérant que, si l'on veut atteindre cet "objectif des 2°C" il est indispensable que les pays développés montrent l'exemple en réduisant leurs émissions de façon significative et que les pays en développement contribuent également à la réalisation de cet objectif,

C. considérant que, si les pays en développement ont le moins contribué au changement climatique, ils en subissent les plus graves conséquences, 40 % des investissements internationaux dans la réduction de la pauvreté se trouvant menacés du fait du changement climatique, de même que l'efficacité et la durabilité du travail de développement; considérant qu'il est, de toute évidence, nécessaire de renforcer la coordination, la complémentarité et la cohérence entre le changement climatique et les initiatives au chapitre du développement,

D. considérant que le changement climatique risque d'attiser les conflits potentiels portant sur les ressources naturelles en raison de la diminution des terres arables, de la raréfaction des ressources hydriques ou de la déforestation, ou en raison des migrations liées au climat; qu'il convient de tenir également compte des incidences potentielles sur la santé publique,

E. considérant que la déforestation est responsable de près de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qu'elle est un facteur déterminant de la diminution de la biodiversité et qu'elle fait peser une grave menace sur le développement, et notamment sur les moyens de subsistance des personnes pauvres,

F. considérant que des ressources financières nettement accrues sont indispensables si l'on veut mettre en œuvre les mesures d'atténuation et d'adaptation qui s'imposent dans les pays en développement, et qu'il convient donc de disposer des ressources nécessaires pour lutter contre le changement climatique et de témoigner d'un engagement comparable à celui qu'avait nécessité la lutte contre la crise financière actuelle,

G. considérant que la majeure partie des ressources promises au titre du changement climatique proviennent de l'aide publique au développement (APD), ce qui a pour effet de détourner les fonds dédiés à l'aide au développement et constitue une grave menace pour la réduction de la pauvreté et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD),

H. considérant qu'un cadre international contraignant axé sur une réduction des émissions à l'échelle qui s'impose aura également d'importantes retombées positives directes sur la santé à l'échelle mondiale, et que, faute d'un tel cadre, les progrès sur la voie de la réalisation des OMD pour le développement pourraient être remis en cause, voire inversés,

I. considérant que l'Union européenne est la seule zone régionale au monde à avoir assumé des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en adoptant le paquet "Énergie-climat" précité, qui consiste en des mesures législatives destinées à mettre en œuvre, d'ici 2020, une réduction unilatérale de 20 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990, et qui prévoit d'évoluer vers une réduction de 30 % ou davantage, en fonction des derniers progrès scientifiques, à condition que soit conclu à Copenhague un accord international suffisamment ambitieux, qui impose des efforts comparables à d'autres pays développés et des contributions appropriées de la part des pays en développement les plus avancés sur le plan économique, selon leurs responsabilités et leurs capacités respectives,

J. considérant qu'une transformation globale dans le secteur de la technologie et de la coopération technologique s'impose si l'on veut accélérer le rythme de l'innovation et renforcer l'échelle de la démonstration et du déploiement, afin que tous les pays puissent avoir accès à des technologies abordables et durables,

K. considérant que l'efficacité énergétique joue un rôle crucial dans la réduction des émissions de CO2 , à commencer par les récentes initiatives prises en matière de performance énergétique des bâtiments et les règles en matière d'étiquetage énergétique,

L. considérant que l'adoption de mesures ambitieuses sur le climat contribuerait à régler la crise économique actuelle grâce à la création d'emplois et à une relance de l'activité économique, et que l'Agence internationale de l'énergie estime qu'un accord ambitieux s'impose à Copenhague si l'on veut orienter les investissements retardés par la crise pour en faire des investissements durables sur le plan environnemental,

M. considérant qu'un certain nombre de pays tiers ont adopté des mesures visant à lutter contre le changement climatique, en se fixant par exemple des objectifs en matière de réduction des émissions,

N. considérant qu'un accord global s'impose à Copenhague si l'on veut remédier à la fuite de carbone et instaurer des conditions d'égalité dans le contexte d'une évolution axée sur une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre,

O. considérant qu'une réduction effective des émissions de gaz à effet de serre présuppose une approche globale couvrant tous les secteurs de production et de mobilité qui sont à l'origine des émissions et que cette approche devrait être envisagée dans le cadre d'une transition réussie vers un modèle économique durable, dans lequel la qualité environnementale va de pair avec la croissance économique, la création de richesses et le progrès technologique,

Objectifs

1. invite instamment l'Union à poursuivre l'élaboration d'une politique extérieure en matière de changement climatique, à parler d'une même voix si elle veut continuer à jouer un rôle de premier plan dans les négociations dans le cadre de la COP 15, et à afficher des exigences élevées dans le cadre des pourparlers avec ses partenaires internationaux afin de parvenir à un accord international ambitieux et juridiquement contraignant à Copenhague, dans la lignée des derniers développements scientifiques et de l'objectif des 2°C;

2. souligne que, d'ici à la fin de cette année à Copenhague, les parties doivent parvenir à un accord juridiquement contraignant sur les objectifs et le financement des mesures d'atténuation des pays industrialisés et établir un processus formel pour aboutir, dans les premiers mois de 2010, à un accord global et juridiquement contraignant sur le climat, qui entrerait en vigueur le 1er janvier 2013;

3. prie les chefs d'État ou de gouvernement et tous les membres de la COP 15 de faire figurer cette question au premier rang des priorités et de prendre des initiatives politiques en la matière; souligne également qu'il importe que les chefs d'État ou de gouvernement se rendent disponibles pour pouvoir assister à la réunion de haut niveau de la COP 15, afin d'éviter à tout prix qu'un accord impliquant des engagements nationaux significatifs à long terme ne soit pas garanti pour la seule raison que les négociateurs présents ne disposeraient pas du mandat ou de l'autorité politiques requis;

4. souligne que le maintien des engagements après l'expiration de la première période d'engagement du protocole de Kyoto requiert que les négociations sur un traité post-2012 aboutissent à Copenhague et fait remarquer que, si l'action mondiale devait accuser d'autres retards, le changement climatique pourrait échapper au contrôle des générations futures;

Engagements de réduction

5. souligne que l'accord international devrait reposer sur le principe de la "responsabilité commune mais différenciée", les pays industrialisés devant donner l'exemple en réduisant leurs émissions; est d'avis que, étant donné leur poids économique, la Chine, l'Inde et le Brésil devraient toutefois s'engager à des objectifs similaires à ceux des pays industrialisés, à la différence des autres pays émergents qui, conformément au plan d'action de Bali, devront adopter des mesures d'atténuation appropriées sur le plan national dans le contexte d'un développement durable, avec un soutien mesurable, notable et vérifiable des pays développés au renforcement des capacités et aux transferts technologiques, tout en respectant la protection des droits de propriété industriels et les besoins spécifiques des pays les moins avancés dans le cadre de ces transferts de technologie;

6. estime que l'accord de Copenhague devrait obliger les parties à des réductions contraignantes et prévoir un régime international de sanctions, qui reste à définir, en cas de non-respect de ces obligations;

7. rappelle que l'accord international doit garantir des réductions collectives d'émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés dans la partie supérieure d'une fourchette comprise entre 25 et 40 % d'ici 2020 par rapport à 1990, comme le recommande le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat dans son quatrième rapport d'évaluation (GIEC 4RE), et qu'il ressort de données scientifiques récentes qu'une réduction des émissions de 40 % au moins s'impose; demande que ces réductions soient nationales; rappelle qu'il importe de fixer, à l'intention de l'Union et des autres pays industrialisés, l'objectif à long terme d'une réduction d'au moins 80 % d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990; rappelle que les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial devraient commencer à diminuer en 2015 au plus tard; rappelle que les objectifs en matière de réduction des émissions visés par l'accord international doivent s'inscrire dans la lignée de l'objectif des 2 ° C et des données scientifiques les plus récentes; demande par conséquent que l'accord fasse l'objet de réexamens tous les cinq ans afin de s'assurer que les objectifs, en matière de réduction des émissions, soient suffisamment ambitieux pour qu'ils permettent d'atteindre celui des 2° C et que ces objectifs continuent à être conformes aux données scientifiques les plus récentes; plaide en faveur de la mise en place d'un mécanisme de contrôle du carbone à l'échelle mondiale;

8. invite l'Union à préciser les conditions dans lesquelles elle pourrait s'engager à réduire encore ses émissions, en tenant compte du fait que les recommandations scientifiques les plus récentes préconisent un engagement en faveur d'une réduction des émissions de l'ordre de 40 %;

Les considérants de A à O sont très bons

9. préconise l'inclusion, dans l'accord de Copenhague, d'obligations d'information aux termes desquelles les parties visées à l'annexe 1 devront mettre en place des plans d'action visant à réduire les émissions d'ici 2050 dans le respect de l'objectif des 2° C;

10. salue l'engagement pris par le Japon de réduire ses émissions de 25 % d'ici 2020 et se félicite des signes positifs donnés par la Chine; compte tenu de ces évolutions, prie instamment les États-Unis de conférer force contraignante aux objectifs fixés pendant la campagne électorale et de donner ainsi un signal fort aux principaux pays développés en vue de poursuivre la lutte contre le changement climatique; souligne également à cet égard l'importance capitale que revêt la participation de l'Inde;

11. se réjouit de la communication de la Commission du 10 septembre 2009, précitée, qui constitue une étape importante dans la discussion et souligne particulièrement le rôle du Parlement en tant qu'autorité budgétaire;

12. rappelle que l'accord international doit également veiller à ce que les pays en développement pris dans leur ensemble limitent la croissance de leurs émissions de 15 % à 30 % en-deçà du niveau qui serait atteint dans le scénario du statu quo, afin de s'assurer que l'objectif de 2°C puisse être atteint;

13. souligne que les pays qui ne figurent pas dans l'annexe I ne sauraient être traités en bloc, car ils n'ont pas les mêmes capacités à investir dans l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à celui-ci, ni à s'adapter au changement climatique;

14. demande à l'Union d'inviter les participants à la COP 15 à définir une vision commune pour l'horizon 2050 et au-delà;

15. rappelle, en outre, sa recommandation selon laquelle certains principes adoptés dans le paquet "climat-énergie" doivent être utilisés comme modèle pour l'accord international, et en particulier le scénario linéaire contraignant applicable aux engagements des pays développés, la différenciation basée sur des émissions vérifiées et le produit intérieur brut (PIB), et un système plus strict de conformité à un facteur de réduction annuel;

Financement

16. souligne qu'un accord à Copenhague pourrait apporter l'incitation nécessaire à un "New Deal durable" qui permettrait de relancer la croissance économique et sociale durable, de promouvoir les technologies vertes durables, les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, de réduire la consommation énergétique, et de garantir de nouveaux emplois ainsi que la cohésion sociale dans les pays développés aussi bien que dans les pays en développement; relève aussi qu'il convient de tenir dûment compte des aspects de santé publique liés au changement climatique; rappelle les conclusions du rapport Stern sur l'économie du changement climatique, qui propose des mesures claires d'incitation économique qui décideront la communauté internationale à agir dans les plus brefs délais afin de remédier au changement climatique; reconnait que des investissements initiaux du secteur public dans des infrastructures énergétiques durables ainsi qu'au titre du développement et de la recherche complémentaire permettront d'abaisser les coûts sociaux du changement climatique;

17. souligne que la participation active de tous les pays à la lutte contre le changement climatique ne sera possible que si les pays en développement et les pays émergents peuvent maintenir une croissance économique durable; demande que soient définies, par conséquent, des réponses qui soient dans une plus large mesure véritablement intégrées en matière de développement et de changement climatique;

18. fait observer que le changement climatique constitue un défi pour lequel il n'existe pas de solution politique unique, mais que la combinaison des diverses possibilités existantes et un net renforcement de l'efficacité dans tous les domaines de l'économie et de la société des pays développés et en développement contribueraient à résoudre le problème des ressources et de la répartition et ouvriraient la voie à une troisième révolution industrielle;

19. souligne que les habitants des pays en développement seront davantage exposés aux conséquences du changement climatique et qu'il est donc également dans l'intérêt de ces pays de contribuer à la réussite des négociations relatives à un accord sur le changement climatique;

20. souligne que les pays développés se doivent d'apporter un soutien financier et technique suffisant, durable et prévisible aux pays en développement pour permettre à ceux-ci de s'engager en faveur de la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, de s'adapter aux conséquences du changement climatique et de réduire les émissions provenant du déboisement et de la dégradation des forêts, tout en renforçant leurs capacités pour se conformer aux obligations découlant du futur accord international sur le changement climatique;

21. insiste sur le fait que ces engagements à fournir l'aide financière requise de façon prévisible au titre de l'atténuation et de l'adaptation au changement climatique dans le cadre de la CCNUCC doivent être nouveaux et venir s'ajouter à l'APD, indépendamment des procédures budgétaires annuelles des États membres; rappelle que les ressources doivent être allouées sous la forme, non de prêts préférentiels, mais de subventions; rappelle les engagements déjà pris, selon lesquels l'APD devra représenter 0,7 % du PIB d'ici 2015;

22. souligne la nécessité d'un soutien décisif de l'opinion internationale pour obtenir à Copenhague un accord ambitieux et demande à l'Union de souscrire au moins à l'estimation de la Commission relative à un financement total de 5 000 000 000 à 7 000 000 000 EUR par an pour la période comprise entre 2010 et 2012;

23. rappelle que la contribution collective de l'Union aux efforts d'atténuation et aux besoins d'adaptation des pays en développement ne devrait pas être inférieure à 30 000 000 000 EUR par an d'ici 2020, sachant que ce chiffre peut augmenter en fonction des connaissances nouvelles sur la gravité du changement climatique et l'ampleur de ses coûts;

24. invite la communauté internationale à accroître de façon significative son soutien financier aux efforts déployés par les pays en développement au titre de l'adaptation et de l'atténuation des changements climatiques, en explorant de nouveaux mécanismes financiers innovants (accord d'échanges dette-nature par exemple);

25. souligne qu'une partie substantielle des recettes générées par la mise aux enchères de certificats dans le cadre du système communautaire d'échange de quotas d'émissions (SCEQE), y inclus la mise aux enchères pour l'aviation et le transport maritime, devrait être allouée aux pays en développement pour leur permettre de remédier et s'adapter aux changements climatiques; souligne toutefois que plus de 50 % des émissions de l'Union ne sont pas couvertes par le SCEQE entré en vigueur en 2005, rappelle dès lors qu'il convient de définir des stratégies alternatives afin que la réduction des émissions ne repose pas uniquement sur l'industrie, mais sur chaque secteur de l'économie, et en particulier tous les États membres, et que chacun d'entre eux assume ses responsabilités;

26. souligne que la révision prochaine du budget de l'Union doit prendre tout particulièrement en compte l'octroi de ressources suffisantes à des mesures visant à garantir la protection contre le changement climatique et l'adaptation à celui-ci;

27. propose aux pays développés de consacrer une part de leur PIB à la création d'un fonds de coopération destiné à mettre en place des technologies énergétiques respectueuses de l'environnement et indépendant des fonds d'aide au développement existants;

28. soutient la proposition de la Norvège en ce qui concerne les unités de quantités attribuées, ainsi que les propositions du Danemark et du Mexique;

29. demande que les instances dirigeantes créées en rapport avec le mécanisme de financement de la lutte contre le changement climatique visé par l'accord de Copenhague garantissent une représentation égale entre pays développés et pays en développement; souligne que, afin de garantir une utilisation durable des transferts financiers, il convient de tirer parti de l'expérience acquise dans le cadre de la politique de développement et de mettre en œuvre les principes établis, tels celui de la "bonne gouvernance"; souligne que les pays donateurs doivent investir dans un renforcement de la "capacité d'absorption" des pays en développement, afin que ces derniers puissent utiliser efficacement les ressources;

Coopération avec les pays en développement

30. invite l'Union et ses États membres à renforcer leurs partenariats actuels en matière de climat avec les pays en développement qui en bénéficient et à conclure de nouveaux partenariats lorsqu'il n'en existe pas actuellement, en consacrant des moyens financiers nettement accrus au développement et aux transferts technologiques, à la protection de la propriété intellectuelle et au renforcement de la capacité institutionnelle, y inclus aux programmes d'action nationaux d'adaptation (PANA), qui constituent des instruments-clés pour l'adaptation au changement climatique, en promouvant l'appropriation;

31. réaffirme que l'accord sur le changement climatique pour l'après-2012 doit prendre en compte les processus de développement en cours aussi bien au niveau international qu'au niveau national; invite la Commission et les États membres à établir une corrélation plus étroite entre le changement climatique et les OMD en intégrant l'adaptation au changement climatique, et son atténuation, dans les projets et programmes axés sur la réalisation des OMD ainsi que dans toutes les stratégies de réduction de la pauvreté;

32. demande à la Commission et aux États membres d'accroître de façon substantielle le budget alloué à l'AMCC et propose qu'une des sources de financement repose sur les recettes attendues de la mise aux enchères dans le cadre du SCEQE; invite instamment la Commission à veiller à ce que l'AMCC devienne un centre d'information et de conseil concernant les financements au titre de l'adaptation dans les pays en développement, en prévenant par là-même la mise en place de nouvelles initiatives communautaire bilatérales;

33. estime que le changement climatique provoque des déplacements de population et engendre par là-même une nouvelle migration forcée à laquelle la communauté internationale se doit d'apporter une réponse adéquate; demande à la communauté internationale d'identifier et de combler les vides juridiques existants en matière de protection des réfugiés climatiques et de mettre en place un système spécifique d'assistance et de protection;

34. souligne la nécessité d'une responsabilité institutionnelle et de relations de confiance en établissant une représentation équitable des pays donateurs et des pays bénéficiaires dans l'organe de gestion des institutions de financement des mesures d'adaptation;

Énergie et efficacité énergétique

35. estime que la transformation globale en une économie efficace et durable n'est pas seulement une condition nécessaire si l'on veut prévenir les dangers du changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, mais qu'elle serait également susceptible de renforcer les investissements, l'emploi, la croissance économique, la compétitivité, et d'améliorer la qualité de la vie sans pour autant compromettre l'objectif consistant à garantir à tous un accès à des services énergétiques modernes; souligne dès lors qu'il importe de renforcer d'urgence l'efficacité énergétique à l'échelle mondiale ainsi que la part des sources d'énergie renouvelable;

36. souligne que le passage, à l'échelle internationale, à une économie à faible intensité de carbone conférera à l'énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme; souligne toutefois que les questions relatives à la sûreté et à la sécurité du cycle du combustible nucléaire doivent être abordées de façon adéquate à l'échelle internationale afin de garantir un niveau de sûreté aussi élevé que possible;

37. invite instamment tous les gouvernements, y inclus ceux des États membres, et l'Union à promouvoir l'efficacité énergétique; invite instamment les États membres de l'Union à se montrer plus ambitieux quant au paquet "efficacité énergétique", en ce qui concerne notamment la refonte de la directive sur la performance énergétique des bâtiments, dont la discusssion est en cours (COM(2008)0780), afin de permettre la conclusion d'un accord dynamique et cohérent avec le Conseil, ce qui constituerait un message fort sur l'engagement de l'Union en vue de l'accord de Copenhague et faciliterait le passage à un objectif d'une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre;

38. souligne que l'utilisation à une vaste échelle de combustibles fossiles pour la production d'énergie constitue la première source d'émissions de CO2 à l'échelle mondiale; reconnaît que, à moyen terme, les combustibles fossiles continueront à jouer un rôle important dans la fourniture d'énergie; demande aux parties aux négociations d'attacher une grande importance au développement et à l'utilisation futurs de technologies durables, économes en carburants et permettant de réduire les émissions, dans le domaine des combustibles fossiles utilisés pour la production d'électricité;

39. considère que les objectifs en matière de réduction des émissions aussi bien que les engagements en matière de financement doivent faire l'objet d'un régime de contrôle renforcé, comprenant un mécanisme d'alerte précoce et un régime de sanctions (retrait des futures unités de quantités attribuées, par exemple);

Adaptation

40. souligne la responsabilité historique des pays développés quant au caractère irréversible du changement climatique et rappelle que ceux-ci sont tenus d'assister les pays en développement et les pays les moins avancés pour leur permettre de s'adapter à ces changements;

41. demande à l'Union et à ses États membres d'assister les pays en développement au chapitre du renforcement des capacités pour leur permettre de s'adapter au changement climatique, et de fournir un soutien technologique suffisant aux pays les plus affectés par un environnement en mutation;

42. reconnaît l'importance de l'adaptation proactive au changement climatique inévitable, en particulier dans les régions et les groupes les plus vulnérables dans les sociétés, et souligne l'importance de la sensibilisation pour aborder l'adaptation au changement climatique de la manière la plus efficace possible;

43. souligne que l'Union et ses États membres doivent également intensifier leur action en vue de soutenir la mise en œuvre d'urgence d'actions d'adaptation à l'intérieur des frontières de l'Union, en vue d'économiser les ressources au nom d'une action internationale future;

Coopération technologique et recherche

44. estime qu'une nouvelle approche s'impose en matière de coopération technologique si l'on veut garantir l'accélération nécessaire dans le degré d'innovation et dans l'ampleur du déploiement, afin de permettre à tous les pays d'accéder à des technologies abordables et soucieuses du climat, dans le respect des préoccupations touchant aux droits de propriété intellectuelle;

45. estime que l'accord de Copenhague devrait prévoir des programmes d'action technologique qui permettront à des technologies-clés en matière d'adaptation et d'atténuation de fournir une assistance tout au long de la chaîne technologique et de fixer des objectifs axés, par exemple, sur un renforcement considérable des ressources financières allouées à la recherche, au développement et à la démonstration (RD&D) en matière d'atténuation et d'adaptation; soutient, dans ce contexte, l'avis de la Commission selon lequel, à l'échelle mondiale, la RD&D dans le domaine de l'énergie devrait voir ses ressources au moins doublées d'ici 2012, et multipliées par quatre, par rapport au niveau actuel, d'ici 2020;

46. invite instamment les pays développés à investir davantage dans la recherche sur des technologies novatrices et avancées en faveur de processus de production durables et efficaces du point de vue énergétique; estime qu'il est essentiel d'améliorer le financement de la coopération internationale sur le changement climatique dans le cadre du 7e programme-cadre de recherche;

Un marché du carbone mondial

47. souligne que, si les solutions fondées sur le marché, y compris le développement d'un marché mondial du carbone, à travers la mise en place d'un système de plafonnement et d'échange ou d'un régime d'imposition dans les pays développés, ne sauraient être une panacée pour les pays en développement dans un avenir proche, elles doivent rester l'objectif à long terme de toute négociation; demande à l'Union et à ses partenaires mondiaux de définir à bref délai la façon la plus efficace de promouvoir l'établissement, à l'avenir, d'une corrélation entre le SCEQE et des systèmes d'échange régionaux ou fédéraux aux États-Unis et ailleurs, ce qui pourrait à son tour permettre d'introduire une plus grande diversité dans les options de réduction, d'accroître la taille et la liquidité du marché et, en dernière analyse, de garantir une attribution plus efficace des ressources;

48. relève qu'un marché du carbone mondial fonctionnel est indispensable à l'économie de l'Union afin d'honorer les engagements ambitieux de l'Union en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020; souligne la nécessité de conclure un accord international global pour l'après-2012 exigeant de la part des autres pays développés des efforts comparables afin d'écarter le risque de fuite de carbone, en particulier dans la perspective d'objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à long terme; insiste à cet égard sur le rôle clé d'une coopération étroite entre les économies émergentes et les économies développées;

49. se félicite du mécanisme pour un développement propre (MDP) du protocole de Kyoto, qui est un outil susceptible de permettre aux pays en développement de participer au marché du carbone et de les doter de technologies modernes et efficaces; souligne toutefois que le recours, par les nations développées, à des projets de compensation pour respecter leurs objectifs de réduction des émissions ne peut entrer en ligne de compte dans la responsabilité qui incombe aux pays en développement d'atténuer leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d'un accord international sur le changement climatique et ne saurait se substituer à un soutien financier et technologique aux pays en développement au titre de leurs actions d'atténuation;

50. insiste, en outre, pour que les futurs mécanismes de compensation prévoient des normes strictes concernant la qualité des projets, de manière à éviter que les pays développés ne s'emparent des possibilités peu coûteuses de réduction des émissions aux dépens des pays en développement, et pour garantir que de tels projets répondent à des normes élevées, avec des réductions fiables, vérifiables et réelles des émissions, qui soutiendront également un développement durable dans ces pays;

51. estime que le MDP et la MOC (mise en œuvre conjointe) doivent être réformés à la lumière de ces normes concernant la qualité des projets; partage, en outre, le point de vue de la Commission selon lequel il conviendrait de convenir, pour la période de l'après 2012, de mécanismes sectoriels pour les pays en développement plus avancés sur le plan économique, en en faisant des outils efficaces de protection du climat et de développement durable dans les pays en développement;

52. insiste sur la nécessité que l'Union et ses États membres honorent leurs engagements en matière d'atténuation en priorité au sein de l'Union et rappelle à toutes les parties que le recours à des mécanismes flexibles doit être limité au minimum;

Changement d'affectation des sols, déforestation et dégradation des ressources naturelles

53. estime qu'un soutien financier important, ainsi qu'une assistance technique et administrative doivent être fournis aux pays en développement pour qu'il soit mis un terme, d'ici 2020 au plus tard, à la déforestation tropicale brute, et que des preuves de cet engagement auront une importance cruciale dans le cadre des négociations internationales relatives à un accord mondial sur le climat après 2012;

54. souligne que la sauvegarde des puits de carbone naturels représente le moyen le plus efficace et le plus effectif d'atténuer le changement climatique sans effets secondaires défavorables ou imprévus; est d'avis, par ailleurs, que le développement d'une vaste politique de boisement est capital pour lutter contre le changement climatique;

55. invite l'Union à se joindre aux efforts internationaux de financement pour lutter contre la déforestation et promouvoir un boisement non commercial à l'échelle mondiale;

56. souligne que la préservation des forêts est indispensable à la protection du climat mondial et exhorte l'Union et les États membres à reconnaître la nécessité de préserver les forêts et d'inclure cet aspect dans un accord international;

57. souscrit à l'avis de la Commission selon lequel le financement public est l'instrument le plus réaliste pour fournir des incitations à lutter contre la déforestation pendant la période 2013 à 2020; demande également à l'Union et à ses États membres d'assurer le financement d'actions rapides dans les pays en développement pour la période 2010-2012 et soutient la proposition de la Commission qui entend mettre en place un mécanisme mondial pour le carbone forestier (MMCF) dans le cadre de la CCNUCC, fondé sur un système de financement permanent; appelle les États membres à confirmer leur engagement à mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des forêts et des sols, ainsi qu'à la désertification au niveau mondial en affectant une partie significative des recettes des enchères issues du SCEQE à la réduction des émissions issues de la déforestation dans les pays en développement; appelle, en outre, les États membres à soutenir la proposition de la Commission visant à se rallier aux modalités de financement proposées par la Norvège et à allouer partiellement au MMCF les futures recettes de la mise aux enchères des unités de quantités attribuées;

58. souligne que le futur MMCF doit être mis en rapport avec les décisions et contribuer aux objectifs de la convention sur la diversité biologique et que les incidences sur la biodiversité doivent être explicitement prises en compte dans les activités, dispositions et modalités du programme de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts des Nations unies (REDD); estime que le MMCF doit avant tout garantir la protection des forêts anciennes; souligne que les exploitations sylvicoles industrielles ayant un faible potentiel d'atténuation du changement climatique et pouvant menacer la biodiversité ne doivent pas être éligibles à un financement au titre du MMCF;

59. souligne qu'un MMCF futur doit respecter les droits des populations autochtones et des communautés locales, y compris leur droit à la propriété collective et à des territoires indigènes autonomes, et leur permettre d'exercer pleinement et effectivement leur droit de participation et leur pouvoir de prise de décision, à tous les niveaux, y compris aux stades de l'élaboration et de la mise en œuvre des plans nationaux de REDD et de l'attribution ou de la distribution du financement;

60. demande à l'Union de promouvoir l'adoption de normes sociales et environnementales strictes pour la REDD; demande à l'Union de soutenir des mécanismes REDD qui iront au-delà de la stratégie actuelle par projet du MDP et s'attaqueront aux causes de la déforestation telles que la mauvaise gouvernance, la pauvreté, la corruption ou le non-respect des lois, en appuyant les réformes politiques et institutionnelles à l'échelon local, régional et national;

61. demande que l'efficacité environnementale des objectifs de réduction des émissions de l'annexe I constitue le principe directeur de l'approche adoptée par l'Union à l'égard des normes comptables internationales applicables à la gestion des forêts et, d'une manière générale, à l'affectation des terres, au changement d'affectation des terres et à la foresterie;

62. relève que les pratiques adoptées dans plusieurs secteurs, y compris en matière de gestion de l'eau, de préservation des écosystèmes, de production agricole, d'état des sols, de modification de l'utilisation du sol, de santé, de sécurité alimentaire et de risques de catastrophes, ont provoqué et aggravé le changement climatique, mais que, dans le même temps, ces secteurs ont également subi les graves conséquences des effets néfastes du changement climatique; estime que ces deux dimensions devraient figurer dans l'accord de Copenhague parallèlement à des mesures ciblées afin de garantir que ces secteurs atteindront un niveau élevé d'atténuation et d'adaptation au changement climatique;

Aviation et transport maritime internationaux

63. rappelle que les incidences de l'aviation, en dehors des émissions de CO2 , sont multiples, et doublent approximativement son potentiel de réchauffement global; demande à l'Union de veiller à ce que ces incidences soient prises en compte dans l'accord de Copenhague;

64. réaffirme que l'aviation et la navigation internationales devraient être intégrées dans un accord au titre de la CCNUCC, compte tenu de l'échec des pourparlers au sein de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et de l'Organisation maritime internationale (OMI);

65. souhaite vivement que les accords internationaux relatifs aux secteurs de l'aviation et de la navigation fixent les mêmes objectifs contraignants que ceux appliqués aux autres secteurs industriels; demande également que, dans le contexte mondial, au moins 50 % des quotas dans ce domaine soient mis aux enchères;

Participation de la société civile

66. souligne la grande importance que revêt l'information exhaustive, la consultation et la participation des citoyens locaux aux processus de prise de décision et encourage en particulier les centres urbains, les régions et les agglomérations à lancer, avec le soutien des pouvoirs publics, leurs propres campagnes d'information pouvant, par exemple, être liées à des objectifs de réduction spécifiques;

67. reconnaît que, étant donné que d'ici 2030, les deux tiers de l'humanité vivront dans les centres urbains, les autorités municipales, locales et régionales auront un rôle crucial à jouer dans la mise en œuvre des actions concrètes touchant au climat; se félicite de l'engagement dont témoigne l'accord mondial des maires et gouvernements locaux pour la protection du climat, et demande à l'Union de promouvoir l'engagement des autorités municipales, locales et régionales dans la définition et la mise en œuvre de stratégies nationales en matière de changement climatique, y inclus les plans d'action et d'atténuation et les programmes d'action en matière d'adaptation;

Délégation du Parlement européen

68. estime que la délégation de l'Union joue un rôle important dans ces négociations sur les changements climatiques et juge, de ce fait, inacceptable que les députés au Parlement européen faisant partie de cette délégation n'aient pu participer aux réunions de coordination de l'Union lors de la précédente Conférence des Parties; espère que les participants du Parlement européen auront accès à de telles réunions à Copenhague, au moins à titre d'observateurs, avec ou sans droit de parole;

69. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres ainsi qu'au secrétariat de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, en demandant qu'elle soit diffusée auprès de toutes les parties contractantes n'appartenant pas à l'Union européenne


Oui, il y a une bonne centaine de votes par semaine...

Excellent papier d'information qui nous fait prendre conscience que E.E est vraiment ce panier à crabes , où les "bonnes intentions" sont en réalité qu'un contre feu à une vrai politique de gauche

C'est bien dans la droite ligne de Cohn Bendit, une "crapule" de droite

Je me demande ce que Eva Joly, une femme honnête, vient y foutre!

Quant à José Bové, il n'a fait que rechercher son costume de député

Il fallait voir, l'autre soir sur Canal +, DCB embrasser Borloo, ministre d'un gouvernement de droite extrême, sécuritaire et xénophobe, pour "apprécier" où en est ce "bonhomme".

Sur Borloo et ses convictions (patronales), voir ce qu'en disent les auteurs du livre "Histoire secrète du patronat".

Depuis quand quelqu'un aurait des convictions écologistes parce qu'il a été nommé ministre de la chose en question ?

Voir comment il a torpillé sa secrétaire d'Etat un peu (si peu !) plus dynamique sur ce point.

J'espère donc que le projet d'alliance EE-Borloo n'est qu'une blague.

Depuis quand quelqu'un aurait des convictions écologistes parce qu'il a été nommé ministre de la chose en question ?

Sans prendre parti, sachez tt de même que Borloo était dans un mouvement qui avait pour nom Génération Ecologie.

Vous trouverez toutes informations utiles sur google sur ce point.

J'avais oublié !

J'en suis restée à Là bas si j'y suis d'hier, et au livre "Histoire secrète du patronat" qui le présente comme un avocat d'affaires au service du patronat. Devenu ensuite patron lui-même à la manière Tapie ? A revoir. (Bref je n'ai aucune confiance en lui.)

 

ajout wikipedesque :

"À l'orée des années 1980, nommé avocat au barreau de Paris, il fonde un cabinet, d'abord spécialisé dans l'entreprise en difficulté puis dans la transmission, l'implantation d'entreprises, le marché financier, les fusions et acquisitions. S'entourant de jeunes ingénieurs, Jean-Louis Borloo se positionne alors comme l'un des conseils externes les plus recherchés par les grandes entreprises, et est classé par Forbes parmi les avocats les mieux payés au monde[2]. Il est ainsi l'avocat d'affaires de Bernard Tapie."

C'était bien ça. Voir les méthodes édifiantes de prospection puis rachat puis liquidation d'entreprises par Borloo, Tapie et un 3ème que j'ai oublié, dans "Histoire secrète du patronat"

Le critère différenciant se situe bien autour du "tout marché" dont la fameuse "main invisible" a rendu invisible l'imagination de la gauche de "compromission" et provoqué son alignement ainsi que celui de la plupart des écologistes sur les libéraux. Aucune surprise de la part de DCB, il a toujours défendu une ligne libérale en politique et économie. Par contre beaucoup sont malhonnêtes ou schyzophrènes. Le vote EE aux Européennes était une erreur grossière et servait de roue de secours au PS et à l'UMP.

Quand j'entends des dirigeant(e)s d'EE dire que leur but est de construire un "magma" allant de Borloo - NKM aux "Altermondialistes" (???), on pige de suite que c'est la stratégie droite/gauche de Waechter qui l'emporte chez ce petit monde "bien propre sur lui"...

 

Il faut un marché des droits à polluer, d'après l'économiste B Marris

Ce soir débat sur France Culture, 18 h 20, a vec Cécile Duflot et Chantal Jouannet.

Merci !

Il y a longtemps que Bernard Maris dit des conneries...

Invité de toute part, il est présenté comme un économiste de gauche alors que sa pente naturelle est à la conciliation avec le pouvoir actuel, porte-parole du CAC 40.

En cela, il rejoint son ex-patron Val...

D'où ses invitations !

Un peu court, comme argumentaire ... (j'ose pas dire révisionniste Clin d'oeil)

Il suffit de l'entendre (ou de le voir comme invité privilégié de C dans l'air, l'émission du sarkozysme quotidien) pour comprendre que "oncle Bernard" a rendu les armes depuis longtemps.

Merci d'éviter les termes "négationnistes" ou "révisionistes" envers ceux qui ne font que défendre leurs idées.

Vous pouvez ne pas être d'accord mais je ne nie ni ne révise rien du tout: j'expose.

C'est curieux tout de même Velveth, de voir le contraste étonnant entre les mots que vous employez, dévalorisants, et parfois assez violemment, à l'égard de tel ou tel - ici, B. Marris, qui n'est tout de même pas une brute sarkozyste -, et l'indulgence dont témoigne votre ami Jennar - dont vous publiez toutes les 'analyses' sur votre blog -, à l'égard de Pol-Pot, alors qu'il était invité il y a peu en tant qu''expert' à son procès (et dont j'ai parcouru la déposition, laquelle décrit par le menu comment et pourquoi Pol-Pot peut être considéré comme une victime d'un système et d'un consensus).

Ainsi, nos concitoyens ne peuvent bénéficier, eux, d'aucune compréhension de votre part face à certains enjeux européens contemporains.

Comme c'est bizarre, comme c'est étrange, tout de même.

Il n'y a pas les bons et les méchants et si dévalorisation de certains acteurs politiques il y a dans mes commentaires ou billets, c'est sur la base de leurs dires et trajectoires. Je ne cherche aucunement à être violent dans mes critiques mais le post de commentaire - comme les e-mail - sont souvent réducteurs. Y compris les miens, bien sur.

Quant à Jennar, si vous avez pris connaissance de son exposé que lui avait demandé la commission spéciale de l'ONU, ce n'est évidemment pas à décharge du régime des Kmers rouges ni pour considérer Pol Pot comme une victime d'un système - puisque c'est lui qui l'a installé, ce "système" !

Jennar replace ce massacre dans une longue lignée de déviations du léninisme. C'est ce travail historico-idéologique qui lui était demandé.

Il n'est pas avocat mais un "grand témoin" appelé par l'ONU à la barre du fait de sa parfaite connaissance du Cambodge.

Ni plus. Ni moins.

Dommage que Jennar ne mette pas ses talents d'historico-idéologue de façon plus judicieuse et appropriée dans les affaires de nos cités européennes contemporaines.

En fait, je vous soupçonne d'être un grand sentimental, Velveth; ils sont les plus ardents, pour le meilleur comme pour le pire et réciproquement !

Je vois que vous connaissez pas du tout Jennar.

C'est une référence internationale quant aux "institutions européennes" (son bouquin "la trahison des élites" a reçu le prix du Monde Diplo) et ses activités d'écologiste altermondialiste en France et en Europe sont reconnues par tous. Il est le créateur et l'animateur-chercheur d'ONG comme l'URFIG sur la globalisation capitaliste.

Bon, je m'arrête.

Voir Wikipédia !

Ah cher Velveth, vous vous rabattez sur une liste de titres honorifiques (je n'ose dire soporifiques). Allons, depuis quand cela serait-il une garantie d'une vision juste ? Songez un instant au nombre conséquent d' économistes à titres honorifiques ronflants qui se sont trompés, et ont rallié à leur vues erronées, des hommes politiques - et des citoyens -, de bonne foi !

@ Peneloppe

Et si Jennar c'était Velveth ?

Même absence de talent ,même admiration du stalinisme et de Pol Pot ..

 

Meuh non, Velveth est plus sympa que Jennar ... C'est bien ce qui m'attriste dans son aveuglement. Regardez son regard, sur la photo de son blog, il a une bonne tête ! Un peu buté certes ...Sourire J'aime bien Velveth, il faut juste l'arrêter à temps quand il s'emballe ! Mais vous le faites trop méchamment, alcyme, dommage, car vos analyses sont justes, en général.

@peneloppe,

 

Avec Velveth, on est, dans le "copié/collé malhonnête" (ce n'est pas la 1ère fois), mais également dans l'intox... Pour info, les "marché carbone" sont une invention de l'écologiste Indien, Anil Agarawal, prix Nobel alternatif, dès 1991, et il les proposait evidemment d'emblée pour toute la planète, pour forcer les USA à indemniser le Bangladesh !

 

 

 

 

 

Cela vous ennuie tant que cela que vos "amis" d'EE se soient compromis à nouveau avec les pires des nucléophiles pour sortir dans ce fil un truc qui n'a rien à voir avec le vote d'EE notamment sur le point 36:

36. souligne que le passage, à l’échelle internationale, à une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme ; souligne toutefois que les questions relatives à la sûreté et à la sécurité du cycle du combustible nucléaire doivent être abordées de façon adéquate à l’échelle internationale afin de garantir un niveau de sûreté aussi élevé que possible ;

 

C'est Borloo-Sarko-Barroso qui vont féliciter vos amis...

Ils auront des postes, des missions grassement rémunérées...

"sortir dans ce fil un truc qui n'a rien à voir avec le vote" Ha!Ha!! Relisez l'article de Sophie Chapelle ou votre copié/collé malhonnête...
 

Velveth, le roi du copié/collé malhonnête, de l'intox... et le ridicule du NPA!

 

 

PS: Savez-vous qui a rejeté l'amendement proposé par les député(e)s Europe Ecologie demandant l'exclusion du nucléaire du Mécanisme de développement propre et de tout mécanisme de soutien aux pays du Sud; c'est à dire, l'amendement d'EE contre le point 36 ? On rigole!

Cela ne peut être le NPA...

Oui effectivement, cela ne peut pas être le NPA. Car le NPA s'arrange toujours pour être en position de n'avoir rien à faire. Le NPA refuse tout accord pour être sur de ne pas avoir d'élus. Le NPA reste en retrait dans les luttes sociales pour ne pas être accusé de prendre la tête des luttes sociales.

 

Le NPA ne se trompe jamais car le NPA ne fait rien.

Le NPA aurait bien aimé avoir des eurodéputés.

C'est raté à 0,1 % près !

Oui vous avez eu chaud...

C'est plus respectueux des lecteurs de donner la source du texte qu'on a recopié.

Texte intéressant.

Les sources sont nombreuses et j'en ai donné plusieurs dont celle du Parlement européen !

Il suffit, d'ailleurs, d'aller sur le site d'Europe Ecologie pour y lire une longue et fastidieuse "mise au point" montrant l'embarras de ces écolos "en peau de lapin" (aurait dit ma mère).

"pour y lire une longue et fastidieuse "mise au point" montrant l'embarras de ces écolos "en peau de lapin"HiHiHi!

Rien que cela, mais il est vrai que vous préférez les raccourcis et la médiocrité politique...

 

- PS: Pour être un peu + crédible, n'oubliez pas de lire votre "copé/collé malhonneté"... ou l'article de Sophie Chapelle dont le titre exacte (même dans le titre, aucune pudeur) est : "Pour sauver le climat, le Parlement européen ouvre la porte au nucléaire, et demain aux OGM"

 

Connaissez-vous Sophie Chapelle ?

Moi, si.

Pour les besoins d'un blog (le mien sur Mediapart), j'ai effectivement aménagé qqs phrases par rapport à son texte initial que j'ai reçu par la mail list de la Commission Nationale Ecologie du NPA dont je suis membre.

Sans le trahir.

Ce n'est vraiment pas l'essentiel du propos.

"Connaissez-vous Sophie Chapelle ?" Oui! Et, si vous voulez savoir, elle a un blog "non ouvert" sur Mediapart, Kamarade... et elle se trompe, entre autres choses (VOIR ICI) , sur les "marché carbone" (voir mon commentaire + haut).

Alors, si vous connaissez Sophie Chapelle, vous connaissez forcément ses fonctions, n'est-ce pas ?

C'est toujours aussi crypté.

Un peu de clarté ouverte" dans votre débat à deux ou trois serait-il possible ?

Un résumé factuel de qui a voté ou pas quoi ?

De préférence, sans se défausser sur des liens : sauf vers un article qui ferait cette synthèse factuelle.

Et qu'avez vous à nous communiquer de clair à propos de Sophie Chapelle ou d'un de ses écrits ?

(nous = pas initiés)

 

Voir le billet d'Ivan Villa ici

Je me sens dans l'obligation de vous infliger la totalité des textes votés au Parlement européen par EE et une large majorité de la gauche de renoncement vu que mes dires sont "rejetés" par les adorateurs d'EE !
Le texte voté par le Parlement européen

 

Résolution du Parlement européen du 25 novembre 2009 sur la stratégie de l'Union européenne dans la perspective de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique (COP 15)

Le Parlement européen , vu........

 

A. considérant que les négociations relatives à un accord international global sur le changement climatique après 2012 doivent être conclues à Copenhague en décembre 2009, et que cet accord doit être juridiquement contraignant et cohérent avec les études scientifiques les plus récentes, d'où il ressort que le changement climatique survient à un rythme plus rapide et de façon plus agressive que ne le laissaient prévoir les estimations antérieures, et avec l'objectif visant à limiter l'augmentation de la température mondiale annuelle moyenne en surface à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels ("objectif des 2°C"),

B. considérant que, si l'on veut atteindre cet "objectif des 2°C" il est indispensable que les pays développés montrent l'exemple en réduisant leurs émissions de façon significative et que les pays en développement contribuent également à la réalisation de cet objectif,

C. considérant que, si les pays en développement ont le moins contribué au changement climatique, ils en subissent les plus graves conséquences, 40 % des investissements internationaux dans la réduction de la pauvreté se trouvant menacés du fait du changement climatique, de même que l'efficacité et la durabilité du travail de développement; considérant qu'il est, de toute évidence, nécessaire de renforcer la coordination, la complémentarité et la cohérence entre le changement climatique et les initiatives au chapitre du développement,

D. considérant que le changement climatique risque d'attiser les conflits potentiels portant sur les ressources naturelles en raison de la diminution des terres arables, de la raréfaction des ressources hydriques ou de la déforestation, ou en raison des migrations liées au climat; qu'il convient de tenir également compte des incidences potentielles sur la santé publique,

E. considérant que la déforestation est responsable de près de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qu'elle est un facteur déterminant de la diminution de la biodiversité et qu'elle fait peser une grave menace sur le développement, et notamment sur les moyens de subsistance des personnes pauvres,

F. considérant que des ressources financières nettement accrues sont indispensables si l'on veut mettre en œuvre les mesures d'atténuation et d'adaptation qui s'imposent dans les pays en développement, et qu'il convient donc de disposer des ressources nécessaires pour lutter contre le changement climatique et de témoigner d'un engagement comparable à celui qu'avait nécessité la lutte contre la crise financière actuelle,

G. considérant que la majeure partie des ressources promises au titre du changement climatique proviennent de l'aide publique au développement (APD), ce qui a pour effet de détourner les fonds dédiés à l'aide au développement et constitue une grave menace pour la réduction de la pauvreté et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD),

H. considérant qu'un cadre international contraignant axé sur une réduction des émissions à l'échelle qui s'impose aura également d'importantes retombées positives directes sur la santé à l'échelle mondiale, et que, faute d'un tel cadre, les progrès sur la voie de la réalisation des OMD pour le développement pourraient être remis en cause, voire inversés,

I. considérant que l'Union européenne est la seule zone régionale au monde à avoir assumé des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en adoptant le paquet "Énergie-climat" précité, qui consiste en des mesures législatives destinées à mettre en œuvre, d'ici 2020, une réduction unilatérale de 20 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990, et qui prévoit d'évoluer vers une réduction de 30 % ou davantage, en fonction des derniers progrès scientifiques, à condition que soit conclu à Copenhague un accord international suffisamment ambitieux, qui impose des efforts comparables à d'autres pays développés et des contributions appropriées de la part des pays en développement les plus avancés sur le plan économique, selon leurs responsabilités et leurs capacités respectives,

J. considérant qu'une transformation globale dans le secteur de la technologie et de la coopération technologique s'impose si l'on veut accélérer le rythme de l'innovation et renforcer l'échelle de la démonstration et du déploiement, afin que tous les pays puissent avoir accès à des technologies abordables et durables,

K. considérant que l'efficacité énergétique joue un rôle crucial dans la réduction des émissions de CO2 , à commencer par les récentes initiatives prises en matière de performance énergétique des bâtiments et les règles en matière d'étiquetage énergétique,

L. considérant que l'adoption de mesures ambitieuses sur le climat contribuerait à régler la crise économique actuelle grâce à la création d'emplois et à une relance de l'activité économique, et que l'Agence internationale de l'énergie estime qu'un accord ambitieux s'impose à Copenhague si l'on veut orienter les investissements retardés par la crise pour en faire des investissements durables sur le plan environnemental,

M. considérant qu'un certain nombre de pays tiers ont adopté des mesures visant à lutter contre le changement climatique, en se fixant par exemple des objectifs en matière de réduction des émissions,

N. considérant qu'un accord global s'impose à Copenhague si l'on veut remédier à la fuite de carbone et instaurer des conditions d'égalité dans le contexte d'une évolution axée sur une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre,

O. considérant qu'une réduction effective des émissions de gaz à effet de serre présuppose une approche globale couvrant tous les secteurs de production et de mobilité qui sont à l'origine des émissions et que cette approche devrait être envisagée dans le cadre d'une transition réussie vers un modèle économique durable, dans lequel la qualité environnementale va de pair avec la croissance économique, la création de richesses et le progrès technologique,

Objectifs

1. invite instamment l'Union à poursuivre l'élaboration d'une politique extérieure en matière de changement climatique, à parler d'une même voix si elle veut continuer à jouer un rôle de premier plan dans les négociations dans le cadre de la COP 15, et à afficher des exigences élevées dans le cadre des pourparlers avec ses partenaires internationaux afin de parvenir à un accord international ambitieux et juridiquement contraignant à Copenhague, dans la lignée des derniers développements scientifiques et de l'objectif des 2°C;

2. souligne que, d'ici à la fin de cette année à Copenhague, les parties doivent parvenir à un accord juridiquement contraignant sur les objectifs et le financement des mesures d'atténuation des pays industrialisés et établir un processus formel pour aboutir, dans les premiers mois de 2010, à un accord global et juridiquement contraignant sur le climat, qui entrerait en vigueur le 1er janvier 2013;

3. prie les chefs d'État ou de gouvernement et tous les membres de la COP 15 de faire figurer cette question au premier rang des priorités et de prendre des initiatives politiques en la matière; souligne également qu'il importe que les chefs d'État ou de gouvernement se rendent disponibles pour pouvoir assister à la réunion de haut niveau de la COP 15, afin d'éviter à tout prix qu'un accord impliquant des engagements nationaux significatifs à long terme ne soit pas garanti pour la seule raison que les négociateurs présents ne disposeraient pas du mandat ou de l'autorité politiques requis;

4. souligne que le maintien des engagements après l'expiration de la première période d'engagement du protocole de Kyoto requiert que les négociations sur un traité post-2012 aboutissent à Copenhague et fait remarquer que, si l'action mondiale devait accuser d'autres retards, le changement climatique pourrait échapper au contrôle des générations futures;

Engagements de réduction

5. souligne que l'accord international devrait reposer sur le principe de la "responsabilité commune mais différenciée", les pays industrialisés devant donner l'exemple en réduisant leurs émissions; est d'avis que, étant donné leur poids économique, la Chine, l'Inde et le Brésil devraient toutefois s'engager à des objectifs similaires à ceux des pays industrialisés, à la différence des autres pays émergents qui, conformément au plan d'action de Bali, devront adopter des mesures d'atténuation appropriées sur le plan national dans le contexte d'un développement durable, avec un soutien mesurable, notable et vérifiable des pays développés au renforcement des capacités et aux transferts technologiques, tout en respectant la protection des droits de propriété industriels et les besoins spécifiques des pays les moins avancés dans le cadre de ces transferts de technologie;

6. estime que l'accord de Copenhague devrait obliger les parties à des réductions contraignantes et prévoir un régime international de sanctions, qui reste à définir, en cas de non-respect de ces obligations;

7. rappelle que l'accord international doit garantir des réductions collectives d'émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés dans la partie supérieure d'une fourchette comprise entre 25 et 40 % d'ici 2020 par rapport à 1990, comme le recommande le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat dans son quatrième rapport d'évaluation (GIEC 4RE), et qu'il ressort de données scientifiques récentes qu'une réduction des émissions de 40 % au moins s'impose; demande que ces réductions soient nationales; rappelle qu'il importe de fixer, à l'intention de l'Union et des autres pays industrialisés, l'objectif à long terme d'une réduction d'au moins 80 % d'ici 2050 par rapport aux niveaux de 1990; rappelle que les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial devraient commencer à diminuer en 2015 au plus tard; rappelle que les objectifs en matière de réduction des émissions visés par l'accord international doivent s'inscrire dans la lignée de l'objectif des 2 ° C et des données scientifiques les plus récentes; demande par conséquent que l'accord fasse l'objet de réexamens tous les cinq ans afin de s'assurer que les objectifs, en matière de réduction des émissions, soient suffisamment ambitieux pour qu'ils permettent d'atteindre celui des 2° C et que ces objectifs continuent à être conformes aux données scientifiques les plus récentes; plaide en faveur de la mise en place d'un mécanisme de contrôle du carbone à l'échelle mondiale;

8. invite l'Union à préciser les conditions dans lesquelles elle pourrait s'engager à réduire encore ses émissions, en tenant compte du fait que les recommandations scientifiques les plus récentes préconisent un engagement en faveur d'une réduction des émissions de l'ordre de 40 %;

Les considérants de A à O sont très bons

9. préconise l'inclusion, dans l'accord de Copenhague, d'obligations d'information aux termes desquelles les parties visées à l'annexe 1 devront mettre en place des plans d'action visant à réduire les émissions d'ici 2050 dans le respect de l'objectif des 2° C;

10. salue l'engagement pris par le Japon de réduire ses émissions de 25 % d'ici 2020 et se félicite des signes positifs donnés par la Chine; compte tenu de ces évolutions, prie instamment les États-Unis de conférer force contraignante aux objectifs fixés pendant la campagne électorale et de donner ainsi un signal fort aux principaux pays développés en vue de poursuivre la lutte contre le changement climatique; souligne également à cet égard l'importance capitale que revêt la participation de l'Inde;

11. se réjouit de la communication de la Commission du 10 septembre 2009, précitée, qui constitue une étape importante dans la discussion et souligne particulièrement le rôle du Parlement en tant qu'autorité budgétaire;

12. rappelle que l'accord international doit également veiller à ce que les pays en développement pris dans leur ensemble limitent la croissance de leurs émissions de 15 % à 30 % en-deçà du niveau qui serait atteint dans le scénario du statu quo, afin de s'assurer que l'objectif de 2°C puisse être atteint;

13. souligne que les pays qui ne figurent pas dans l'annexe I ne sauraient être traités en bloc, car ils n'ont pas les mêmes capacités à investir dans l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à celui-ci, ni à s'adapter au changement climatique;

14. demande à l'Union d'inviter les participants à la COP 15 à définir une vision commune pour l'horizon 2050 et au-delà;

15. rappelle, en outre, sa recommandation selon laquelle certains principes adoptés dans le paquet "climat-énergie" doivent être utilisés comme modèle pour l'accord international, et en particulier le scénario linéaire contraignant applicable aux engagements des pays développés, la différenciation basée sur des émissions vérifiées et le produit intérieur brut (PIB), et un système plus strict de conformité à un facteur de réduction annuel;

Financement

16. souligne qu'un accord à Copenhague pourrait apporter l'incitation nécessaire à un "New Deal durable" qui permettrait de relancer la croissance économique et sociale durable, de promouvoir les technologies vertes durables, les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, de réduire la consommation énergétique, et de garantir de nouveaux emplois ainsi que la cohésion sociale dans les pays développés aussi bien que dans les pays en développement; relève aussi qu'il convient de tenir dûment compte des aspects de santé publique liés au changement climatique; rappelle les conclusions du rapport Stern sur l'économie du changement climatique, qui propose des mesures claires d'incitation économique qui décideront la communauté internationale à agir dans les plus brefs délais afin de remédier au changement climatique; reconnait que des investissements initiaux du secteur public dans des infrastructures énergétiques durables ainsi qu'au titre du développement et de la recherche complémentaire permettront d'abaisser les coûts sociaux du changement climatique;

17. souligne que la participation active de tous les pays à la lutte contre le changement climatique ne sera possible que si les pays en développement et les pays émergents peuvent maintenir une croissance économique durable; demande que soient définies, par conséquent, des réponses qui soient dans une plus large mesure véritablement intégrées en matière de développement et de changement climatique;

18. fait observer que le changement climatique constitue un défi pour lequel il n'existe pas de solution politique unique, mais que la combinaison des diverses possibilités existantes et un net renforcement de l'efficacité dans tous les domaines de l'économie et de la société des pays développés et en développement contribueraient à résoudre le problème des ressources et de la répartition et ouvriraient la voie à une troisième révolution industrielle;

19. souligne que les habitants des pays en développement seront davantage exposés aux conséquences du changement climatique et qu'il est donc également dans l'intérêt de ces pays de contribuer à la réussite des négociations relatives à un accord sur le changement climatique;

20. souligne que les pays développés se doivent d'apporter un soutien financier et technique suffisant, durable et prévisible aux pays en développement pour permettre à ceux-ci de s'engager en faveur de la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, de s'adapter aux conséquences du changement climatique et de réduire les émissions provenant du déboisement et de la dégradation des forêts, tout en renforçant leurs capacités pour se conformer aux obligations découlant du futur accord international sur le changement climatique;

21. insiste sur le fait que ces engagements à fournir l'aide financière requise de façon prévisible au titre de l'atténuation et de l'adaptation au changement climatique dans le cadre de la CCNUCC doivent être nouveaux et venir s'ajouter à l'APD, indépendamment des procédures budgétaires annuelles des États membres; rappelle que les ressources doivent être allouées sous la forme, non de prêts préférentiels, mais de subventions; rappelle les engagements déjà pris, selon lesquels l'APD devra représenter 0,7 % du PIB d'ici 2015;

22. souligne la nécessité d'un soutien décisif de l'opinion internationale pour obtenir à Copenhague un accord ambitieux et demande à l'Union de souscrire au moins à l'estimation de la Commission relative à un financement total de 5 000 000 000 à 7 000 000 000 EUR par an pour la période comprise entre 2010 et 2012;

23. rappelle que la contribution collective de l'Union aux efforts d'atténuation et aux besoins d'adaptation des pays en développement ne devrait pas être inférieure à 30 000 000 000 EUR par an d'ici 2020, sachant que ce chiffre peut augmenter en fonction des connaissances nouvelles sur la gravité du changement climatique et l'ampleur de ses coûts;

24. invite la communauté internationale à accroître de façon significative son soutien financier aux efforts déployés par les pays en développement au titre de l'adaptation et de l'atténuation des changements climatiques, en explorant de nouveaux mécanismes financiers innovants (accord d'échanges dette-nature par exemple);

25. souligne qu'une partie substantielle des recettes générées par la mise aux enchères de certificats dans le cadre du système communautaire d'échange de quotas d'émissions (SCEQE), y inclus la mise aux enchères pour l'aviation et le transport maritime, devrait être allouée aux pays en développement pour leur permettre de remédier et s'adapter aux changements climatiques; souligne toutefois que plus de 50 % des émissions de l'Union ne sont pas couvertes par le SCEQE entré en vigueur en 2005, rappelle dès lors qu'il convient de définir des stratégies alternatives afin que la réduction des émissions ne repose pas uniquement sur l'industrie, mais sur chaque secteur de l'économie, et en particulier tous les États membres, et que chacun d'entre eux assume ses responsabilités;

26. souligne que la révision prochaine du budget de l'Union doit prendre tout particulièrement en compte l'octroi de ressources suffisantes à des mesures visant à garantir la protection contre le changement climatique et l'adaptation à celui-ci;

27. propose aux pays développés de consacrer une part de leur PIB à la création d'un fonds de coopération destiné à mettre en place des technologies énergétiques respectueuses de l'environnement et indépendant des fonds d'aide au développement existants;

28. soutient la proposition de la Norvège en ce qui concerne les unités de quantités attribuées, ainsi que les propositions du Danemark et du Mexique;

29. demande que les instances dirigeantes créées en rapport avec le mécanisme de financement de la lutte contre le changement climatique visé par l'accord de Copenhague garantissent une représentation égale entre pays développés et pays en développement; souligne que, afin de garantir une utilisation durable des transferts financiers, il convient de tirer parti de l'expérience acquise dans le cadre de la politique de développement et de mettre en œuvre les principes établis, tels celui de la "bonne gouvernance"; souligne que les pays donateurs doivent investir dans un renforcement de la "capacité d'absorption" des pays en développement, afin que ces derniers puissent utiliser efficacement les ressources;

Coopération avec les pays en développement

30. invite l'Union et ses États membres à renforcer leurs partenariats actuels en matière de climat avec les pays en développement qui en bénéficient et à conclure de nouveaux partenariats lorsqu'il n'en existe pas actuellement, en consacrant des moyens financiers nettement accrus au développement et aux transferts technologiques, à la protection de la propriété intellectuelle et au renforcement de la capacité institutionnelle, y inclus aux programmes d'action nationaux d'adaptation (PANA), qui constituent des instruments-clés pour l'adaptation au changement climatique, en promouvant l'appropriation;

31. réaffirme que l'accord sur le changement climatique pour l'après-2012 doit prendre en compte les processus de développement en cours aussi bien au niveau international qu'au niveau national; invite la Commission et les États membres à établir une corrélation plus étroite entre le changement climatique et les OMD en intégrant l'adaptation au changement climatique, et son atténuation, dans les projets et programmes axés sur la réalisation des OMD ainsi que dans toutes les stratégies de réduction de la pauvreté;

32. demande à la Commission et aux États membres d'accroître de façon substantielle le budget alloué à l'AMCC et propose qu'une des sources de financement repose sur les recettes attendues de la mise aux enchères dans le cadre du SCEQE; invite instamment la Commission à veiller à ce que l'AMCC devienne un centre d'information et de conseil concernant les financements au titre de l'adaptation dans les pays en développement, en prévenant par là-même la mise en place de nouvelles initiatives communautaire bilatérales;

33. estime que le changement climatique provoque des déplacements de population et engendre par là-même une nouvelle migration forcée à laquelle la communauté internationale se doit d'apporter une réponse adéquate; demande à la communauté internationale d'identifier et de combler les vides juridiques existants en matière de protection des réfugiés climatiques et de mettre en place un système spécifique d'assistance et de protection;

34. souligne la nécessité d'une responsabilité institutionnelle et de relations de confiance en établissant une représentation équitable des pays donateurs et des pays bénéficiaires dans l'organe de gestion des institutions de financement des mesures d'adaptation;

Énergie et efficacité énergétique

35. estime que la transformation globale en une économie efficace et durable n'est pas seulement une condition nécessaire si l'on veut prévenir les dangers du changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, mais qu'elle serait également susceptible de renforcer les investissements, l'emploi, la croissance économique, la compétitivité, et d'améliorer la qualité de la vie sans pour autant compromettre l'objectif consistant à garantir à tous un accès à des services énergétiques modernes; souligne dès lors qu'il importe de renforcer d'urgence l'efficacité énergétique à l'échelle mondiale ainsi que la part des sources d'énergie renouvelable;

36. souligne que le passage, à l'échelle internationale, à une économie à faible intensité de carbone conférera à l'énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme; souligne toutefois que les questions relatives à la sûreté et à la sécurité du cycle du combustible nucléaire doivent être abordées de façon adéquate à l'échelle internationale afin de garantir un niveau de sûreté aussi élevé que possible;

37. invite instamment tous les gouvernements, y inclus ceux des États membres, et l'Union à promouvoir l'efficacité énergétique; invite instamment les États membres de l'Union à se montrer plus ambitieux quant au paquet "efficacité énergétique", en ce qui concerne notamment la refonte de la directive sur la performance énergétique des bâtiments, dont la discusssion est en cours (COM(2008)0780), afin de permettre la conclusion d'un accord dynamique et cohérent avec le Conseil, ce qui constituerait un message fort sur l'engagement de l'Union en vue de l'accord de Copenhague et faciliterait le passage à un objectif d'une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre;

38. souligne que l'utilisation à une vaste échelle de combustibles fossiles pour la production d'énergie constitue la première source d'émissions de CO2 à l'échelle mondiale; reconnaît que, à moyen terme, les combustibles fossiles continueront à jouer un rôle important dans la fourniture d'énergie; demande aux parties aux négociations d'attacher une grande importance au développement et à l'utilisation futurs de technologies durables, économes en carburants et permettant de réduire les émissions, dans le domaine des combustibles fossiles utilisés pour la production d'électricité;

39. considère que les objectifs en matière de réduction des émissions aussi bien que les engagements en matière de financement doivent faire l'objet d'un régime de contrôle renforcé, comprenant un mécanisme d'alerte précoce et un régime de sanctions (retrait des futures unités de quantités attribuées, par exemple);

Adaptation

40. souligne la responsabilité historique des pays développés quant au caractère irréversible du changement climatique et rappelle que ceux-ci sont tenus d'assister les pays en développement et les pays les moins avancés pour leur permettre de s'adapter à ces changements;

41. demande à l'Union et à ses États membres d'assister les pays en développement au chapitre du renforcement des capacités pour leur permettre de s'adapter au changement climatique, et de fournir un soutien technologique suffisant aux pays les plus affectés par un environnement en mutation;

42. reconnaît l'importance de l'adaptation proactive au changement climatique inévitable, en particulier dans les régions et les groupes les plus vulnérables dans les sociétés, et souligne l'importance de la sensibilisation pour aborder l'adaptation au changement climatique de la manière la plus efficace possible;

43. souligne que l'Union et ses États membres doivent également intensifier leur action en vue de soutenir la mise en œuvre d'urgence d'actions d'adaptation à l'intérieur des frontières de l'Union, en vue d'économiser les ressources au nom d'une action internationale future;

Coopération technologique et recherche

44. estime qu'une nouvelle approche s'impose en matière de coopération technologique si l'on veut garantir l'accélération nécessaire dans le degré d'innovation et dans l'ampleur du déploiement, afin de permettre à tous les pays d'accéder à des technologies abordables et soucieuses du climat, dans le respect des préoccupations touchant aux droits de propriété intellectuelle;

45. estime que l'accord de Copenhague devrait prévoir des programmes d'action technologique qui permettront à des technologies-clés en matière d'adaptation et d'atténuation de fournir une assistance tout au long de la chaîne technologique et de fixer des objectifs axés, par exemple, sur un renforcement considérable des ressources financières allouées à la recherche, au développement et à la démonstration (RD&D) en matière d'atténuation et d'adaptation; soutient, dans ce contexte, l'avis de la Commission selon lequel, à l'échelle mondiale, la RD&D dans le domaine de l'énergie devrait voir ses ressources au moins doublées d'ici 2012, et multipliées par quatre, par rapport au niveau actuel, d'ici 2020;

46. invite instamment les pays développés à investir davantage dans la recherche sur des technologies novatrices et avancées en faveur de processus de production durables et efficaces du point de vue énergétique; estime qu'il est essentiel d'améliorer le financement de la coopération internationale sur le changement climatique dans le cadre du 7e programme-cadre de recherche;

Un marché du carbone mondial

47. souligne que, si les solutions fondées sur le marché, y compris le développement d'un marché mondial du carbone, à travers la mise en place d'un système de plafonnement et d'échange ou d'un régime d'imposition dans les pays développés, ne sauraient être une panacée pour les pays en développement dans un avenir proche, elles doivent rester l'objectif à long terme de toute négociation; demande à l'Union et à ses partenaires mondiaux de définir à bref délai la façon la plus efficace de promouvoir l'établissement, à l'avenir, d'une corrélation entre le SCEQE et des systèmes d'échange régionaux ou fédéraux aux États-Unis et ailleurs, ce qui pourrait à son tour permettre d'introduire une plus grande diversité dans les options de réduction, d'accroître la taille et la liquidité du marché et, en dernière analyse, de garantir une attribution plus efficace des ressources;

48. relève qu'un marché du carbone mondial fonctionnel est indispensable à l'économie de l'Union afin d'honorer les engagements ambitieux de l'Union en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020; souligne la nécessité de conclure un accord international global pour l'après-2012 exigeant de la part des autres pays développés des efforts comparables afin d'écarter le risque de fuite de carbone, en particulier dans la perspective d'objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à long terme; insiste à cet égard sur le rôle clé d'une coopération étroite entre les économies émergentes et les économies développées;

49. se félicite du mécanisme pour un développement propre (MDP) du protocole de Kyoto, qui est un outil susceptible de permettre aux pays en développement de participer au marché du carbone et de les doter de technologies modernes et efficaces; souligne toutefois que le recours, par les nations développées, à des projets de compensation pour respecter leurs objectifs de réduction des émissions ne peut entrer en ligne de compte dans la responsabilité qui incombe aux pays en développement d'atténuer leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d'un accord international sur le changement climatique et ne saurait se substituer à un soutien financier et technologique aux pays en développement au titre de leurs actions d'atténuation;

50. insiste, en outre, pour que les futurs mécanismes de compensation prévoient des normes strictes concernant la qualité des projets, de manière à éviter que les pays développés ne s'emparent des possibilités peu coûteuses de réduction des émissions aux dépens des pays en développement, et pour garantir que de tels projets répondent à des normes élevées, avec des réductions fiables, vérifiables et réelles des émissions, qui soutiendront également un développement durable dans ces pays;

51. estime que le MDP et la MOC (mise en œuvre conjointe) doivent être réformés à la lumière de ces normes concernant la qualité des projets; partage, en outre, le point de vue de la Commission selon lequel il conviendrait de convenir, pour la période de l'après 2012, de mécanismes sectoriels pour les pays en développement plus avancés sur le plan économique, en en faisant des outils efficaces de protection du climat et de développement durable dans les pays en développement;

52. insiste sur la nécessité que l'Union et ses États membres honorent leurs engagements en matière d'atténuation en priorité au sein de l'Union et rappelle à toutes les parties que le recours à des mécanismes flexibles doit être limité au minimum;

Changement d'affectation des sols, déforestation et dégradation des ressources naturelles

53. estime qu'un soutien financier important, ainsi qu'une assistance technique et administrative doivent être fournis aux pays en développement pour qu'il soit mis un terme, d'ici 2020 au plus tard, à la déforestation tropicale brute, et que des preuves de cet engagement auront une importance cruciale dans le cadre des négociations internationales relatives à un accord mondial sur le climat après 2012;

54. souligne que la sauvegarde des puits de carbone naturels représente le moyen le plus efficace et le plus effectif d'atténuer le changement climatique sans effets secondaires défavorables ou imprévus; est d'avis, par ailleurs, que le développement d'une vaste politique de boisement est capital pour lutter contre le changement climatique;

55. invite l'Union à se joindre aux efforts internationaux de financement pour lutter contre la déforestation et promouvoir un boisement non commercial à l'échelle mondiale;

56. souligne que la préservation des forêts est indispensable à la protection du climat mondial et exhorte l'Union et les États membres à reconnaître la nécessité de préserver les forêts et d'inclure cet aspect dans un accord international;

57. souscrit à l'avis de la Commission selon lequel le financement public est l'instrument le plus réaliste pour fournir des incitations à lutter contre la déforestation pendant la période 2013 à 2020; demande également à l'Union et à ses États membres d'assurer le financement d'actions rapides dans les pays en développement pour la période 2010-2012 et soutient la proposition de la Commission qui entend mettre en place un mécanisme mondial pour le carbone forestier (MMCF) dans le cadre de la CCNUCC, fondé sur un système de financement permanent; appelle les États membres à confirmer leur engagement à mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des forêts et des sols, ainsi qu'à la désertification au niveau mondial en affectant une partie significative des recettes des enchères issues du SCEQE à la réduction des émissions issues de la déforestation dans les pays en développement; appelle, en outre, les États membres à soutenir la proposition de la Commission visant à se rallier aux modalités de financement proposées par la Norvège et à allouer partiellement au MMCF les futures recettes de la mise aux enchères des unités de quantités attribuées;

58. souligne que le futur MMCF doit être mis en rapport avec les décisions et contribuer aux objectifs de la convention sur la diversité biologique et que les incidences sur la biodiversité doivent être explicitement prises en compte dans les activités, dispositions et modalités du programme de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts des Nations unies (REDD); estime que le MMCF doit avant tout garantir la protection des forêts anciennes; souligne que les exploitations sylvicoles industrielles ayant un faible potentiel d'atténuation du changement climatique et pouvant menacer la biodiversité ne doivent pas être éligibles à un financement au titre du MMCF;

59. souligne qu'un MMCF futur doit respecter les droits des populations autochtones et des communautés locales, y compris leur droit à la propriété collective et à des territoires indigènes autonomes, et leur permettre d'exercer pleinement et effectivement leur droit de participation et leur pouvoir de prise de décision, à tous les niveaux, y compris aux stades de l'élaboration et de la mise en œuvre des plans nationaux de REDD et de l'attribution ou de la distribution du financement;

60. demande à l'Union de promouvoir l'adoption de normes sociales et environnementales strictes pour la REDD; demande à l'Union de soutenir des mécanismes REDD qui iront au-delà de la stratégie actuelle par projet du MDP et s'attaqueront aux causes de la déforestation telles que la mauvaise gouvernance, la pauvreté, la corruption ou le non-respect des lois, en appuyant les réformes politiques et institutionnelles à l'échelon local, régional et national;

61. demande que l'efficacité environnementale des objectifs de réduction des émissions de l'annexe I constitue le principe directeur de l'approche adoptée par l'Union à l'égard des normes comptables internationales applicables à la gestion des forêts et, d'une manière générale, à l'affectation des terres, au changement d'affectation des terres et à la foresterie;

62. relève que les pratiques adoptées dans plusieurs secteurs, y compris en matière de gestion de l'eau, de préservation des écosystèmes, de production agricole, d'état des sols, de modification de l'utilisation du sol, de santé, de sécurité alimentaire et de risques de catastrophes, ont provoqué et aggravé le changement climatique, mais que, dans le même temps, ces secteurs ont également subi les graves conséquences des effets néfastes du changement climatique; estime que ces deux dimensions devraient figurer dans l'accord de Copenhague parallèlement à des mesures ciblées afin de garantir que ces secteurs atteindront un niveau élevé d'atténuation et d'adaptation au changement climatique;

Aviation et transport maritime internationaux

63. rappelle que les incidences de l'aviation, en dehors des émissions de CO2 , sont multiples, et doublent approximativement son potentiel de réchauffement global; demande à l'Union de veiller à ce que ces incidences soient prises en compte dans l'accord de Copenhague;

64. réaffirme que l'aviation et la navigation internationales devraient être intégrées dans un accord au titre de la CCNUCC, compte tenu de l'échec des pourparlers au sein de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et de l'Organisation maritime internationale (OMI);

65. souhaite vivement que les accords internationaux relatifs aux secteurs de l'aviation et de la navigation fixent les mêmes objectifs contraignants que ceux appliqués aux autres secteurs industriels; demande également que, dans le contexte mondial, au moins 50 % des quotas dans ce domaine soient mis aux enchères;

Participation de la société civile

66. souligne la grande importance que revêt l'information exhaustive, la consultation et la participation des citoyens locaux aux processus de prise de décision et encourage en particulier les centres urbains, les régions et les agglomérations à lancer, avec le soutien des pouvoirs publics, leurs propres campagnes d'information pouvant, par exemple, être liées à des objectifs de réduction spécifiques;

67. reconnaît que, étant donné que d'ici 2030, les deux tiers de l'humanité vivront dans les centres urbains, les autorités municipales, locales et régionales auront un rôle crucial à jouer dans la mise en œuvre des actions concrètes touchant au climat; se félicite de l'engagement dont témoigne l'accord mondial des maires et gouvernements locaux pour la protection du climat, et demande à l'Union de promouvoir l'engagement des autorités municipales, locales et régionales dans la définition et la mise en œuvre de stratégies nationales en matière de changement climatique, y inclus les plans d'action et d'atténuation et les programmes d'action en matière d'adaptation;

Délégation du Parlement européen

68. estime que la délégation de l'Union joue un rôle important dans ces négociations sur les changements climatiques et juge, de ce fait, inacceptable que les députés au Parlement européen faisant partie de cette délégation n'aient pu participer aux réunions de coordination de l'Union lors de la précédente Conférence des Parties; espère que les participants du Parlement européen auront accès à de telles réunions à Copenhague, au moins à titre d'observateurs, avec ou sans droit de parole;

69. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres ainsi qu'au secrétariat de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, en demandant qu'elle soit diffusée auprès de toutes les parties contractantes n'appartenant pas à l'Union européenne


Pour se faire une idée véritable des marchés carbone, jetez un oeil aux rapports suivants, plutôt que d'écouter les balivernes du tout va bien madame la marquise du gentil Lipietz...

- Le Climat dans la tourmente des marchés financiers, rapport d’Attac France

- sur les risques de subprime carbone, le rapport des Amis de la Terre Etats-Unis ;

- sur le projet d’un marché carbone mondial, rapport des Amis de la Terre Etats-Unis ;

- sur le marché carbone européen, rapport des Amis de la Terre Angleterre, Ecosse et Irlande ;

Et si ces rapports ne vous convainquent pas, ire un texte dangereusement subversif de Jérôme Gleizes etYann-Moulier Boutang, deux intellectuels membres de verts : http://ecorev.org/spip.php?article49&var_mode=calcul

Newsletter
Je m'identifie