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Ce billet a suscité maintes recommandations (merci, cela fait toujours plaisir) et 240 réactions. Hélas, parmi celles-ci, nombreuses, trop nombreuses, furent celles d'un abonné, connu pour ses couplets flirtant avec l'antisémitisme qui n'a pour objectif, outre ses haineuses tirades répétitives, que d'empêcher que se déroule le fil de discussion. J'ai donc décidé de le rééditer fermé aux commentaires et de vous renvoyer aux explications données par ce billet:
http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/sylvain-jean/070310/inconsequence-de-mediapart-propos-de-lantisemitisme-sur-les-blogs
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Face à un antisémite, je suis juif.
Face à un stalinien, je suis trotskiste.
Face à une armée, je suis fusillé pour l'exemple.
Face à Tsahal, je suis palestinien.
Face à Sarkozy, je suis pêcheur au Guilvinec.
Face à Castro, je suis homo.
Face à la CIA, je suis guevariste.
Face à Poutine, je suis tchétchène.
Face à l'OTAN, je suis afghan.
Face au pape, je suis capote.
Face aux Pinochet, je suis Victor Jara.
Face aux curés, je suis athée.
Face à la société machiste, je suis féministe.
Face à l'optimisme, je suis sceptique.
Face à la fatalité, je suis optimiste.
Face à la pluie, je suis gouttière.
Face à l'avenir, je suis suranné.
Face à l'autorité, je suis rebelle.
Face aux institutions, je suis Marcos.
Face aux marchés financiers, je suis alter.
Face au Grenelle, je suis radical-écolo.
Face à la bourgeoisie, je suis hors-classe.
Face à la condition humaine, je suis Malraux.
Face à la pub, je suis décroissant.
Face à la beauté, je suis tribun.
Face à l'éternité, je suis étoile filante.
Face au raciste, je suis sans-papiers.
Face à la mort, je suis déicide.
Face à l'écriture, je suis poids-plume.
Face au commerce, je suis gratuit.
Face aux certitudes, je suis affligé.
Face au capitalisme, je suis abolitionniste.
Face aux conventions, je suis dissident.
Face à la vieillesse, je suis poupon.
Face à la jeunesse, je suis subordonné.
Face à la vertu, je suis Robespierre.
Face à la vanité, je suis escarbille.
Face aux vérités, je suis conditionnel.
Face aux souvenirs, je suis infécond.
Face au terrorisme d'Etat, je suis Rouillan.
Face à la propriété, je suis vol.
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Et si vous continuiez ces « Face à... » ? A vous !
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Les deux premiers « Face à » sont des formules souvent prononcées par Alain Krivine que j'ai eu la chance de côtoyer des années durant. Son humour, sa simplicité et son humanité sont des enchantements pour qui l'a fréquenté. En 2001, alors âgé de 60 ans, âge ou la plupart des « politiciens » se sentent indispensables, il décide de « passer la main » tout en restant un simple militant actif. Un jeune facteur de 26 ans fera ses premiers pas sous son œil réjoui, lui qui fut candidat à la présidentielle de 1969, sur une idée de Daniel Bensaïd, alors qu'il effectuait son service militaire...
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