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NPA: nécessité de "tout remettre à plat"...


-         Des résultats désastreux eu égard aux promesses de la création du NPA

-         L'abstention n'est pas une explication suffisante 

-         Du ridicule d'un slogan électoral

-         Vers un épuisement médiatique d'Olivier Besancenot ?

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Les piètres scores obtenus par le NPA, même dans les régions dans lesquelles l'unité partielle ou totale de la gauche radicale avait pu se réaliser, ne sont pas seulement dus à un haut niveau de l'abstention.

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Certes, l'ampleur de l'abstention, notamment de millions de jeunes, de salariés, de chômeurs, est significative d'une défiance à l'égard des partis qui se sont succédés au pouvoir en y menant une politique néo-libérale aux effets dévastateurs. Mais, c'est aussi un signe de résignation tant à l'égard des exécutifs régionaux qu'envers « la gauche radicale », NPA inclus.

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La puissance du rejet des candidatures du pouvoir Sarkozyste, le fait que la droite parlementaire réalise son plus faible score depuis la Libération a nourri la poussée du PS et d'Europe Ecologie, ce dernier s'installant comme troisième force politique du pays devant un FN, revigoré, qui a bénéficié de la complaisance d'un racisme d'Etat.

Le "Front de gauche", avec son électorat âgé donc peu volatil, n'a, malgré tout, engrangé qu'environ 6 % des voix. C'est un maigre surplace eu égard aux scores des seules listes du PCF en 2004 malgré le « renfort » du PG et diverses mini-formations.

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Quelques rares listes du NPA, avec des partenaires comme les Objecteurs de croissance ou des fragments du Front de gauche, obtiennent un score encourageant mais, globalement, la gauche de gauche n'apparaît pas crédible auprès du plus grand nombre pour s'imposer comme voie de transformation sociale.

Il en sera ainsi, à mon sens,  tant que le NPA ne se manifestera pas suffisamment comme une force de proposition et, incidemment, ne mettra pas « sur orbite » d'autres porte-parole qu'Olivier Besancenot dont la parole médiatique s'épuise trop souvent dans un manichéisme suranné.

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Le ridicule du slogan de manif ‘ « Tout changer, rien lâcher » appliqué à des élections montre d'ailleurs combien l'actuelle majorité de l'exécutif du NPA est « à côté de la plaque ».

Les électeurs, s'ils se déplacent, votent pour avoir des Conseillers régionaux et non pas des délégués syndicaux.

Pour preuve, dans le Limousin, la large liste d'union "Limousin, terre de gauche, Unis pour la justice sociale, l'écologie et la démocratie",avec un véritable projet régional, obtient plus de 13 % des voix. C'est dans cette direction qu'il convient de travailler sans rien renier de notre radicalité.

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Dans les conditions politiques actuelles, sanctionner le plus durement possible la droite, dimanche prochain, est une impérieuse nécessité. Il convient de le dire haut et fort même si les futures majorités régionales de gauche ne seront pas plus un « bouclier social » dans l'avenir  qu'elles ne l'étaient ces dernières années.

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Une gauche de gauche éco-socialiste, rouge et verte, digne de ce nom, reste à construire. Dans les luttes comme dans les urnes. Cela passe par « une mise à plat » des promesses non tenues de ce qu'aurait du être le NPA dont rien que le nom, lui-même, constitue un contre-programme.

 

 

Tous les commentaires

 

Le risque pour le NPA est de devenir un parti commémoratif, jusqu'à retomber dans la tombe.

 

Quelques phrases de Meschonnic, dans "pour sortir du postmoderne" (éditions Hourvari) : " La commémoration est un leurre de la mémoire, une trahison de la mémoire. (...) La commémoration associe. Elle associe un présent à un passé. C'est pourquoi elle fait le contraire de ce qui constitue un acte intellectuel : dissocier. (...) Il y a toujours à se battre contre l'occultation du présent par le passé, par le culte du passé."

 

En m'inspirant directement de HM : Le politique n'est politique que dans la mesure où, loin d'avoir la politique derrière lui, il a, devant lui, une politique qui n'existe pas encore.

Je fais mienne cette "devise":

Le politique n'est politique que dans la mesure où, loin d'avoir la politique derrière lui, il a, devant lui, une politique qui n'existe pas encore.

Vous radotez ,mon vieux Velveth....en recopiant votre post du matin l'après midi .

J'ai regardé le CV  professionnel des candidats du NPA sur la Haute Savoie ...un florilège d'incompétence globale .

Une tête de liste de 21 ans ,animateur socio cul ,un lycéen de 18 ans qui passe un Bac ES,le reste à l'avenant et surtout pas un" ouvrier " .

Et ça voudrait diriger le monde ,ce parti . Un crétin du NPA + Un crétin du NPA ça fait deux crétins et pas un génie .

Les français sont lucides et les abstentionnistes ne sont pas prêt à voter pour vous .

Merci de vos encouragements qui démontrent, s'il en était besoin, votre haute humanité.

alcyme ... velveth vous dit que vous êtes " méchant " oui ... et que lui est un grand humaniste ...

@ Veleveth,

Au plan politique, nous sommes passés de l'état solide à l'état gazeux.

La physique des solides n'a rien à voir avec celle des gaz, ce n'est pas le même système d'équation.

Les solides et les gaz ne s'appréhendent pas de la même manière.

Le NPA doit oublier la physique des solides et s'adapter à celle des gaz.

Lutter contre le système c'est d'abord en sortir soi même.

Le réformisme est un cul de sac, le système est un trou noir dont la force d'attraction avant qu'il ne s'effondre sous sa propre masse est telle qu'il avale tout et que rien ne peut plus en sortir.

Si vous voulez exister, sortez du système ; ou alors ralliez vous au front de gauche, il n'y a pas d'autre alternative.

Crûment, mais cordialement.

Résignation mon cul vous dis-je !

Mais continuez donc votre autocritique et pensez aussi à la retraite : tout ce temps libre pour vous cultiver, enfin !

Etre intelligent, ma foi, ce sera pour une autre vie !

Peut-être.

Encore une fois, votre cul nous indispose.

Vraiment trop bas.

Nous ?

Un peu de mégalomanie, bah, faut bien compenser la triste et cruelle réalité.

Je suis bien d'accord avec vous Velveth,il faut que le NPA aille dans le sens de la campagne du Limousin pour être enfin attractif. Sinon il disparaitra comme toute une nébuleuse de petits groupements agitprop dont la Ve République a généré l'existence.

J'ai de la sympathie pour Besancenot et je trouve trés injuste son maigre score en Ile de France. J'espère qu'il pourra tirer profit de cette expérience malheureuse car il est intelligent.

C'est à "un collectif militant" de tirer l'expérience de ces résultats. Pas à Besancenot seul.

Un collectif ?

Mmmmmmddddddrrrrrrrrrr !!!!!!!

Même cette Mmmmmmmmdddddddrrrrr n'est pas à la hauteur convenue. Elle vous colle. Cela vous va bien, d'ailleurs.

Bon ! On compte sur votre hauteur de vue pour redresser la France, hein ?

Un collectif quand même ! on devrait être sorti d'affaire.

Quoi ? On me glisse à l'oreille que vous êtes 3 ? Et encore pas tous vraiment d'accord ?

Ah !

Bon, on va réfléchir alors.

Un "collectif militant " ??? Pourquoi ,le NPA n'est il pas un collectif de militants ?Pou faire un collectif ,il faut être plusieurs...

Tiens un nouveau nom Velveth le NPS : Nouveau Parti Stalinien pour remplacer le NPA .

J'ai pas de conseil à donner, je ne suis pas militant au NPA, mais je pense sincèrement qu'au NPA, comme chez les autres partis de gauche, chez les syndicats aussi, on devrait se poser la question des médias. Le fonctionnement des médias dominants, les exigences qu'il faudrait avoir pour qu'il y ait un véritable pluralisme (je pense aux lois anti-concentrations qui ont été modifiées par les socialos afin que l'empire Hersant puisse rester tel quel, alors que le papyvore, ancien compagnon de parti de Mitterrand violait la loi), quel service public de l'information ?, tout cela pourrait faire l'objet de réflexions et d'un programme.

Acrimed s'était intéressé aux propositions des différentes formations (de gauche) dans le domaine des médias. Le résultat n'était pas brillant pour la plupart. La LCR n'étant pas la pire en matière de projet, mais comme le souligne Yves Rebours : "Comment mener cette critique si l’on reste silencieux à son propos dans les médias dominants ?"

Quelques pistes de réflexion ici.

Quant à Besancenot, il est aujourd'hui victime du jeu auquel il s'est prêté, la construction d'un personnage. Aujourd'hui, ça le dessert, mais surtout, ça dessert son parti (au passage, j'ai le sentiment qu'il ne veut plus faire candidat et qu'il a fallu le pousser au cul pour qu'il accepte de conduire la liste en Ile-de-France. Est-ce que je me trompe ?)

Malgré tous ses efforts, il n'est toujours pas parvenu à déconstruire  le personnage qu'il a contribué à construire. Son tort, à mon avis, c'est de ne pas oser contester les médias DANS les médias, comme a osé le faire Bayrou et comme ose le faire aujourd'hui Mélenchon en portant sur la place publique ses différents avec Arlette Chabot.

 Vous devriez regarder ce film, "Bové, le cirque médiatique". José, c'est un ami, mais force est de reconnaître que sa personnalisation, si elle a été utile dans un premier temps,  à terme elle a fait énormément de mal à la Confédération paysanne. Il y a un passage du film qui est particulièrement éclairant : le jour où Bové a démissionné de sa fonction de porte parole, la Conf' a présenté les nouveaux porte-parole à la presse. Bernique, tous les journaleux voulaient du Bové et rien d'autre.

"ne pas oser contester les médias DANS les médias"

Remarque à méditer... (Les medias seraient notre sacré ? )

C'est une question d'importance qui, j'en suis d'accord, n'a pas été traitée comme il le faut par le NPA. Tout ne repose pas sur la "voloté" d'Olivier Besancenot. Il est porte-parole. Il n'est que porte parole d'un exécutif qui a tout moyen d'orienter apparitions médiatiques dans le fond et la forme.

Il est de toutes manières urgent que le NPA se dote d'autres porte-parole (à mon sens trois autres dont deux femmes) et définisse mieux la nature du "porte-parolat" à l'égard des médias.

Pour en avoir eu la responsabilité nationale entre 1998 et 2003, je prends d'ailleurs ma part de responsabilité dans ces "manques". Au moins pour cette période... 

velveth : 

 

De cet exceptionnel et brillant billet, faut-il en rire ou en pleurer ?

Les lecteurs le diront !

Bon, en deux mots, je vous explique.

La reproductibilité technique de l'éco-science vs techno-science appliquée dans une perspective socialiste autogestionnaire a pour conséquence la perte de l’aura,
parce que la copie acquiert une autonomie vis-à-vis de l’original par
le fait que l’œuvre est placée dans de nouveaux contextes, qu’il
devient possible de changer de point de vue, d'opérer des
grossissements.

ON est d'accord ?

Npa : spécialiste des combats perdus : soit ils ont déjà été gagnés par d'autres il y a quelques décennies, soit ils sont nonsensiques.

Pâle copie d'un monde oublié.

c'est bien caustique cela dit de constater toute l'agitation et la monopolisation du débat ici-même par une personne comme velveth au regard des résultats du npa, tout à fait représentatif de leur désordre idéologique.

 -

 le soucis étant de se demander si la thèse de besancenot " idiot utile " qui servirait la droite est crédible, si les personnes qui soutiennent le npa en ont conscience ou pas de par leur forme d'obstination pour des discours relativement incompréhensibles la plupart du temps ?

 -

 lorsque par ailleurs ceux-ci appellent également à ne pas voter on ne peut que déplorer ainsi cette forme de " nuisance " pour le débat politique.    

absolument oui ...

enseignement à faire de ces régionales ?

 -

 mais diantre pour quelle raison la gauche a-t-elle perdue en 2007 ?

Jonath, le type qui se pose des questions et y répond. A côté !

ben non voyez j'y ai pas répondu à ma question, velveth il faut mettre un peu d'ordre dans vos idées avant de prétendre donner des leçons aux autres, et de vous croire définitivement plus intelligent que tout le monde ...

 -

 vous en êtes réellement trés trés trés trés loin ...

 -

 bonne continuation ...

Cher Velveth, ne pourrait-on se demander ceci : pourquoi la Gauche de la Gauche n'a-t-elle jamais vraiment pris son essor des événements de l'Histoire ? Je pense, pour ce que j'ai connu, la révolte libertaire de Mai 68, l'effonfrement du PCF, les échecs de la social-démocratie (le "mitterrandisme"), et aujourd'hui la crise économique ? Pour le NPA, considérer qu'a priori le vote ne change rien, que seules les luttes paieraient (mais qui profite réellement de la détresse sociale? L'anticapitatlsme "révolutionaire" ou parfois le FN qui maintient son socle "tribunicien" depuis une vingtaine d'années ?), n'est-ce pas électoralement suicidaire ? Et n'est-ce pas, au fond, la difficulté, je n'ose dire l'impossiblité, à s'inscrire dans le sytème démocratique "bourgeois" (perdre son âme), d'y passer les compromis que nécessitent l'exercice du pouvoir (un mot honni !), qui condamnent à une déception permanente, a défaut de la révolution du même nom ? Cordialement.

Tribunicien ?

Tel n'est pas le projet du NPA.

Ses principes fondateurs le démontrent.

Les promesses de la création du NPA, creuset d'une alternative politique crédible, n'ont pas été tenues.

C'est en cela qu'il convient de "tout remettre à plat".

plat, plat, plat ...

Votre encéphalogramme ?

Désolé pour vous.

Ni moi ni la médecine ne peuvent y remédier.

mais non velveth vote programme lol ... qu'il est bête ...

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 vous devez le remettr à plat ... allez c'est un beau programme, il est dejà creux mais en plus il sera remis à plat ... bon courage et bonne continuation ...

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 je suis pas abilité à tenir le crachoir à des personnes comme vous, nuisibles et insignifiantes ...

comme se débarrasser des TRoll ?

résiliez votre abonnement par exemple ... ce sera dejà un bon début ...

Cher Mars7,

Les trolls ? Faut se les traîner. Malheureusement. De Jonath à Vertubleu ou Arpège et pénéloppe, suivant les jours, ils tentent par tous les moyens de détruire le fil de discussion.

Je préfère utiliser l'humour à leur égard.

Souvent, ils ne comprennent même pas...

Bien à vous.

@ Marsette : l'écoutez pas le Velveth, qué fil de discussion et avec qui ?

En plus on le hisse sur le tracker et voilà comment on est remerciés, quelle ingratitude.

M. Velveth c'est pas discuter qu'il veut, c'est propager ..... alors il trollise tous ses contempteurs. Facile.

kairos, je me permet de répondre brièvement, le npa n'est pas un parti à la recherche d'une révolution permanente, il ne sont même pas daccord sur le nom de leur formation, dire si vous pensez bien combien il peut être difficile de considérer une quelconque philosophie politique qui permettrait une " révolution ".

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 leur role est de brouilller le jeu politique, le débat d'idées et l'émancipation ne sont pas synonyme de ce parti.

Vos énormes capacités intellectuelles, maintes fois démontrées, me laissent sans voix, jonath.

c'est bien, j'en parlerais à mon cheval communiste... et quand j'en aurais 2 je mettrais un short ...

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 bref ... on va pas s'enferrer dans ce genre de conversations pour votre néant idéologique ...

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 sauf votre respect, mais voila non seulement vous êtes odieux d'insulter les gens mais par ailleurs je vous juge littéralement nuisble, presque autant qu'une néfertari dans un genre différent ...

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 je vous ai déjà dit on cause pas avec vous ... on s'en protège ou essaye de vous raisonner ...

On se calme.

1. Je trouve l'article de Velveth excellent.

2. Je suis très triste du score du NPA et du FG. 3 points de mieux pour chacun d'eux, c'eût été sympa.

 

on est trés calme ... je trouve les contributions de velveth totalement creuses ...

 -

 vous voulez un mouchoir ? 

En logique formelle ou symbolique, jonath, on ne considère que les énoncés dits " déclaratifs " : " Aujourd'hui, il pleut. ",  etc. Qu'en est-il des phrases interrogatives ou des exclamations, exprimant des commandements et des requêtes, telle " Peux-tu me passer le sel ? " ? Dans cet exemple, je ne cherche pas à savoir si vous avez la force ou si vous êtes en mesure de me passer le sel, mais que vous me le passiez !

voila c'est bien il est content toto ...

Velveth, 

L'éco-socialisme est une é-coquille vide. L'éco-socialisme ne fait qu'aggraver la désorientation du NPA, dont la récente mésaventure électoralo-parlementaire est l'un des symptômes. 

Velveth, 

L'Ecologie est la Morale Nouvelle. Que vous succombiez aux charmes de cette nouvelle morale, certes, dans sa version "gauche de gauche", en dit long sur la courte, très courte distance qui sépare une certaine tendance du NPA, celle dont vous êtes l'un des représentants les plus actifs sur "Mediapart", du pouvoir en place, du Président Nouveau. Qui ne cessent de vanter les mérites et les vertus de la Morale Nouvelle. 

Vous savez, j'étais à Plogoff , au Larzac et Creys Malville. J'y ai perdu un camarade et ami.

Dès les seventies, j'étais écolo, communiste libertaire.

Je n'ai pas attendu votre "morale nouvelle".

Tope là : on était donc ensemble à Creys, à chialer et à courir comme des lapins..... ah toute mon adolescence, on croyait à quelque chose en ce temps là !

Topez là. J'étais pas à Creys, mais j'étais au Larzac, à Plogoff et à Golfech, où on s'est bien bagarré avec les gendarmes avec les munitions apportées par les anars toulousains. Malheureusement, la population a été achetée avec de belles remises sur les tarifs EDF.

Mais au moins en ce temps là, on se battait. Même que parfois on gagnait, comme à Plogoff ou au Larzac.

Velveth, 

Vous faites erreur. Ce n'est pas "ma" morale. C'est la vôtre... dans sa version "gauche de gauche". 

sacrée info ...

bon le npa 1,6 % ... 6 topics sur médiapart actuellement, et 70 % de l'occupation du tracker, il y a pas un soucis là ?

1,6 % ? C'est le taux d'occupation de votre potentiel / cerveau ?

Jonath, vous savez que ce sont en partie vos commentaires qui font remonter le billet de Velveth dans le tracker !!! + ma réponse ici.

peut importe marielle, même 150 commentaires ou il se fait descendre et se ridiculise, même si en haut du tracker pas glorieux quand même ...

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 pour éviter cela il faut contrer, sinon on tourne en rond certes ...

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 lancer des topics plus constructifs et permettre d'alimenter ces topics.

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 amitiés ;-)

c'est quoi votre score au niveau national ?

Pour les seules listes NPA cela doit tourner autour de 3 %. Ensuite, des configurations unitaires font varier ces scores de 5 à 13 % - sans que cela soit comptabilisé au NPA mais...au FdG !

Cela vous intéresse vraiment ?

Un RV secondaire pour une attaque du siège de l'UMP vous parviendra via Twitter.

Chut !

 bien oui 3/4 % avec 50 % d'abstentionisme, je crois pas que le npa et le front de gauce ce soit réellement la même chose ...

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   enfin bref ... quasiment négligeable ...

non ça m'intéresse pas trop ... vous voulez attaquer le siège de l'ump mouahahahahah

 

aux armes citoyens etc .... n'importe quoi ...

lo fait à peu près 1,6 vous avez atteint quoi 4 % sur 50 % d'abstention 

Bah ça fait 500 000 voix à tout casser !

Et beaucoup de bruitage sur Mdp : des illusionnistes !

mais c'est parceque ce sont eux la vraie alternative, ils en sont certains ils y croient, tout le monde devrait en faire de même ...

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 ce sont des justiciers, des sauveurs face aux injustices du monde

 -

 le mieux est l'ennemi du bien ou quelquechose comme ça ...

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 difficile de " contrer " de façon raisonnable face à des personnes aussi déterminées sans aucune forme de mesure, de raison ou d'objectivité ... ils ne vont nulle part, et si par malheur ils y parvenaient il faudrait venir les assister pour s'en sortir ...

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 cela définit notamment certains enjeux du paysage politique français.

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 de la situation de la politique en france, même si peu représentatif, cet état d'esprit n'est pas isolé malheureusement ...

 -

 enfin sur médiapart, on en soupe un peu beaucoup ...

Faut faire régime Jonath, le printemps arrive; la plage toussa !

:-)))  pas de soucis, je sais aussi faire la part de choses ...

 -

 mais j'aime bien la " politique ", on serait plus heureux si ça fonctionnait mieux ...

 -

 enfin moi j'ai pas trop à me plaindre, mais il y a des gens qui en souffrent réellement, et ça cela m'ennuit vraiment ...

Zlurp

Tiens t'en perds la boule !

Chais pas fais quelque chose, détends toi !

d'façon vous comprenez rien vous, c'est guère nouveau ...

 -

 et mettez un peu d'eau dans votre vin, on cause pas comme ça avec les gens, vous vous êtes pris pour un dur ? vous êtes un pitre ...

ouai zlurp c'est mieux, correspond mieux à votre niveau intellectuel ...

La milice locale est en déroute, elle ne sait plus où donner du flingage !

Hu hu hu !

C'teuh rigolade !

«La violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec.»
[ Jean-Paul Sartre ] - Situations II 

 

«L'ennui avec le Mal, c'est qu'on s'y habitue, il faut du génie pour inventer.»
[ Jean-Paul Sartre ] - Le diable et le bon dieu


«Nous ne sommes nous qu'aux yeux des autres et c'est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes.»
[ Jean-Paul Sartre ] - L'être et le néant

 

«La violence n’est pas un moyen parmi d’autres d’atteindre la fin, mais le choix délibéré d’atteindre la fin par n’importe quel moyen.»
[ Jean-Paul Sartre ] - Extrait des Cahiers pour une morale


 

C'est bien, Jonath.

Vous me le copierez cent fois.

vous causez avec des islamophobes d'extrême-droite vous maintenant ?

 -

 oui, oui c'est cela ...

Ce texte est intéressant. Les amis de Dieudonné-Faurisson-Le Pen n'aiment pas. On les comprend.

moi je suis pas ami de le pen ou de faurrisson, ni même de dieudonné ...

 -

 vous êtes vraiment grave vous ... fatigant ...

 -

 j'ai pas besoin d'être ami avec qui que ce soit pour juger d'un texte ...

 -

 par contre vous cela vous évite de réfléchir de juger les gens ... c'est vraiment franchement limité ...

 

Vous avez applaudi au discours de Dieudonné récemment passé à la télévision, et étrillé par Yvan en un beau billet sur son blog.

Que vous assumiez ou pas vos propos, ou que ceux-ci soient plus bêtes que méchants: peu m' importe.

Cela suffit. Retournez éructer avec arpège et vertubleu. Rire avec Dieudonné. Etre incapable de saisir le moindre humour.

ou est-ce qu'il y aurait le moindre humour dans ce que vous racontez ...

 -

 yvan est un pitre fini, j'en cause même pas ...

 -

 c'est pas parceque on comprend vaguement le monde qui nous entoure que cela fait des gens des lepenistes, dieudonnistes ou tout autre chose en iste ...

 -

 vous manquez définitivement de nuance, vous vivez dans des cases totalement absurdes ... c'est effrayant ...

 -

 bref vous êtes gentil et bon, et moi ou d'autres sommes des vilains méchants, vous avez pas l'impression d'être un peu puéril de ce genre de posture ?

 -

 bref ...

Le relativisme étudiant est ce que les anthropologues appelleraient une " représentation sociale" : le relativisme étudiant repose (entre autres choses) sur le subjectivisme. Je suis d'avis que Wittgenstein est un philosophe qui permet de mettre en question ce relativisme et de clarifier une posture faisant obstacle à une vision correcte des choses et de la philosophie -- " à une vision juste du monde".

On est d'accord ?

que vous êtes complétement dingue ?

 

oui absolument, je confirme ...

Vous confirmez donc la mise en question du relativisme chez Wittgenstein.

C'est bien ce que je pensais.

C'est très grave.

Appelez le SAMU.

Le texte de Velveth a l'intérêt de s'inscrire dans une exploration auto-critique, contre les logiques dogmatiques et sectaires. C'est un texte honnête, sincère et raisonné.

 

De ce point de vue, le n'importe quoi de certains habitués du vide argumentatif et de l'agressivité incontrôlée sur Mediapart apparaît à côté de la plaque (et surtout consternant du point de vue de la crédibilité décroissante des dits habitués).

 

J'ai des points d'accord et de désaccord avec les pistes livrées par Velveth.

 

* Des points d'accord :

 

- Les piètres résultats électoraux (attendus) comme la faiblesse des luttes sociales fragilisent fortement la ligne d'un NPA s'appuyant sur une double radicalité : dans les luttes et dans les urnes.

 

- L'abstention ne peut pas être totalement appréhendée comme une "excuse". Car elle a aussi un volet critique pour le NPA : des fractions importantes des classes populaires et de la jeunesse (auxquelles le NPA s'adresse en priorité) s'abstiennent plutôt que de voir dans le NPA une traduction électorale de leurs préoccupations.

 

- Effectivement, "la gauche de gauche n'apparaît pas crédible auprès du plus grand nombre pour s'imposer comme voie de transformation sociale". Cela vaut pour l'ensemble des groupes (le PCF arrive à sortir la tête de l'eau - la barre des 5% - grâce à l'apport symbolique du PG de Jean-Luc Mélenchon et à un usage surabondant de la rhétorique unitaire, mais cela reste faible). La fenêtre de la période post-TCE est passée. La dynamique et la crédibilité n'y sont plus.

 

* Des points de désaccord :

 

- Je ne pense pas qu'on puisse "tout remettre à plat" pour un parti qui a à peine un an d'existence, et cela pour plusieurs raisons :

 

. La création d'un parti est une aventure longue et un an n'est pas suffisant pour juger de sa viabilité politique.

 

. On se doit aussi de prendre de la distance vis-à-vis du temps court médiatique et électoral (qui participe de ce que l'historien François Hartog appelle "le présentisme" : l'enfermement dans un présent perpétuel, qui a perdu ses points de contact avec le passé et l'avenir) pour s'orienter grâce à une boussole à moyen terme. Des ajustements, voire des réorientations, sont certes nécessaires dans le court terme, mais on ne doit pas casser la boussole après chaque péripétie.

 

. Dans ce que j'ai appelé "le  chaos créateur" ouvert par "l'aventure NPA" (voir mon texte sur Mouvements.info en décembre 2008 : "L'aventure "NPA" : un chaos créateur"), beaucoup de choses (le principal? sur l'orientation stratégique, les cadres intellectuels, les formes organisationnelles, le type de militantisme, le langage politique, etc.) sont en cours, sont devant nous, dans des chocs plus ou moins confus avec les événements au jour le jour (luttes sociales, élections, scène internationale, etc.). Bref le fameux "tout" qu'il faudrait "remettre à plat" est encore peu consistant, est encore enjeu du processus chaoteux (plus que chaotique?).

 

- Il faut éviter une interprétation trop rationaliste des résultats électoraux qui leur donnerait une sur-cohérence, comme si une "rationalité" unique avait guidé l'ensemble des électeurs et des abstentionnistes. C'est la fonction du commentaire post-électoral de forcer cette cohérence assez illusoire. C'est plutôt une grande variété de rationalités et d'irrationnalités localisées qui s'agrègent pour donner un résultat électoral. Un rationalisme de la fragilité s'efforcera de produire des analyses raisonnées de réalités socio-historiques multiformes qui n'obéissent pas au déploiement de la Raison. Ce qui nous oblige à éviter de tirer des conséquences trop hâtives, allant dans le sens de nos préjugés respectifs. Ainsi ceux qui sont militants aimeraient que la politique soit plus raisonnée, autour de la constitution d'une "force de proposition" (selon l'expression de Velveth), plutôt que de s'appuyer sur des "images" plus fuyantes. Or un certain "succès" d'Europe Ecologie (dans un contexte de désaffection populaire vis-à-vis des urnes et de sureprésentation alors dans les votants des couches moyennes du salariat) a beaucoup à voir avec un marketing politique mettant l'accent sur "l'image" plus que sur le contenu des propositions et sur la cohérence du projet. La liste "A gauche maintenant" (union du PCF, du PG, du NPA, des Alternatifs, des objecteurs de croissance et quelques autres groupes) dans mon Languedoc-Roussillon a été la liste qui a vraisemblablement le plus mis en avant un ensemble cohérent de propositions concrètes pour la Région. Et c'est sans doute la force qui a le plus déployé une campagne militante sur le terrain, au plus près des localités et des quartiers. Au bout du chemin : 8,6%, ce qui fait vraisemblablement moins que la somme des résultats antérieurs des forces ainsi rassemblées (même s'il est difficile de comparer les différentes élections, car les forces n'étaient pas regroupées de la même façon et les découpages territoriaux ne sont pas les mêmes qu'aux Européennes).


- Le Limousin a comme contre-exemple le Languedoc-Roussillon. Il n'a donc pas a priori plus de signification nationale que lui. L'unité, "la force de proposition" et la dynamique militante peuvent, dans certaiens conditions, marcher électoralement et dans d'autres pas.

 

- Il y a des contraintes de la situation qui ne dépendent pas du NPA et qui sont difficiles à surmonter. Si l'on maintient l'orientation à moyen terme de la consolidation d'une nouvelle gauche radicale indépendante du PS (je suis favorable à ce maintien), on rencontre sur la route la stratégie de survie de son appareil par le PCF, impliquant de son point de vue des alliances avec le PS, comme la façon dont le PG colle pour l'instant au PCF, et donc indirectement à ses attaches au PS.

 

Des pistes? Il y aurait des réorientations à opérer (mais pas, à mon avis, "tout remettre à plat"), comme être incarné dans l'espace public par une diversité de porte-parole incarnant des aspects différents de la société française (là aussi je suis Velveth, mais pas dans sa critique trop caricaturale d'Olivier Besancenot, qui reste le principal vecteur de l'écho du NPA dans des secteurs larges de la société française, au-delà des étroits cercles militants). Mais surtout il y a des choses à expérimenter, là où ça dépend du NPA (on prétend souvent régenter, de manière ridicule, ce qui dépend le moins de nous, en ayant peu d'imagination là où ça dépend directement de nous) contre des tendances frileuses : langage politique renouvelé, formes d'action à déplacer, valorisation des créativités militantes, innovation du programme davantage ouvert sur une vision large de l'anticapitalisme (incluant plus frontalement la question écologiste comme la place de l'individualité ou des expérimentations alternatives), mieux cerner la place d'une organisation politique non électoraliste (mais participant aux processus électoraux, comme une des modalités importantes de son action) qui ne peut pas être non plus un "super-syndicat" (mais présente d'une certaine manière dans les luttes et dans les mouvements sociaux)...Il faut faire davantage du NPA le lieu du métissage d'une pluralité de rapports à la politique, de trajectoires politiques, de références intellectuelles et culturelles...en cassant les fermetures liées aux routines et aux habitudes, et donc en mettant en cause en pratique une certaine image "fermée" qui lui colle (trop injustement, mais avec quelques petites raisons toutefois) à la peau.

 

Enfin, une notation sur un aspect du "chaos créateur" qui a échappé à la maîtrise des instances nationales du NPA : la candidate d'Avignon. Cela a sans doute fait perdre quelques voix au NPA, mais là a été posée une question importante à la société et à la politique françaises. Cela a suscité le crachat médiatique et politicien sur le NPA dans un premier temps, mais cela peut avoir une portée positive à terme, comme innovation incontrôlée. Le rôle d'une organisation politique non électoraliste, à la fois radicale et pragmatique, n'est-ce pas d'essayer d'avoir des effets sur la société et sur la politique, même si ça fait perdre des voix?

mouvements.info

Les éléments les plus stigmatisants de mon texte et son titre "théatral" doit beaucoup à la forme, brève et "tout public", du blog.

Il est évident qu'en "interne", je développerai une analyse moins liée aux seuls aspects électoraux.

Les arguments critiques de ma critique présentés par Philippe Corcuff me sont d'ailleurs  "audibles" en grande partie.

dès le début de votre texte corcuff j'arrête de lire ...

 -

 les gens sont méchants ... voila ... bravo bientot vous attendrez le niveau du cm² en terme de capacité au dialogue, en vous souhaitant d'y parvenir ... pour vous surtout ...

 

A Philippe Corcuff,

Il me semble exagéré de reprocher à Velveth une critique excessive de Besancenot, sur ce billet, et surtout dans ses billets précédants. La question posée est celle d'un porte-parole qui a eu un succès démesuré dans les médias (comparé à Buffet ou Mélanchon) pendant plusieurs mois, et qui maintenant connait un reflux d'autant plus violent.

C'est à une analyse des médias telle que proposée par Acrimed que nous voici conviés à nouveau. Il ne s'agit pas de cartonner Olivier Besancenot. Il s'agit de prendre en compte cette critique des médias proposée notamment par Henri Maler qui est un camarade.

Le score en Languedoc Roussillon n'est en rien en opposition à celui du Limousin, ce sont des scores très honorables. Nombre de résultats régionaux sont inférieurs à 5% malgré le dévouement de militants assez nombreux. Là est la question.

"Chaos créateur" autour du NPA. Et si cette hypothèse était peu productive? Peu conforme à ce qui se passe réellement?

Et si la dymamique d'Europe Ecologie excédait la dimension du marketing politique?

Et si analyser ainsi EE pouvait se retourner contre les plans de la direction du NPA? Pas de marketing politique dans la valorisation d'OB qui fait que le NPA attendrait les présidentielles d'après, tout en affirmant son caractère extérieur aux élections?

Ce sont effectivement des questions importantes.

A notre niveau, ce qu'a fait EE, nous pouvions le faire voici un peu plus d'un an.

La fenêtre de tir s'est refermée ou bien cette fenêtre a-t-elle été sciemment refermée ?

D'autant que je ne crie pas haro sur Besancenot - que je connais bien et apprécie son courage pour avoir conduit sa première campagne présidentielle - mais souhaite que le porte-parolat du NPA soit pluriel. Avec au moins une femme en sus.

Très intéressante contribution . Qui répond en partie à mes propres interrogations et analyses cf La grenouille et le boeuf

 

Difficile à chaud, de comprendre où nous (le NPA et quiconque s'intéresse à son drôle de pari) en sommes. Un "chaos" créateur n'est pas nécessairement très audible, ni très capable en un an de rendre compte de sa créativité pas plus que de "mettre à plat" (?!) sa chaotique courte vie.

D'autant que le reste de la "gauche de la gauche", sans chaos et sans créativité, ne fait guère mieux avec pourtant des moyens, des prolongements sociaux (associations, syndicat, l'Huma etc), des soutiens implicites (le PS qu'une gauche de la gauche compatibleintéresse au plus haut point) bien plus importants.

Donc, c'est qu'il doit y avoir aussi autre chose qui travaille ou ne travaille pas politiquement dans les profondeurs d'un corps social terriblement malmené. 

L'indépendance vis à vis des institutions et du PS qui fait le profil du NPA, ne paye pas en période de TSK (tout sauf Sarko) ou l'envie est de prendre ce qu'on a pour taper (ou de ne rien faire et ne pas voter) est normale. Or le chaos créateur n'a pas encore généré quelque chose d'assez inédit sauf lui-même, ni d'assez volumineux, ramifié, tout bêtement, lisible pour qu'on le saisisse pour taper.

Or je suis pour ces indépendances. Donc, oui, tout changer, ne rien lâcher. C'est tout ? Peut-être. Ce n'est pas si mal en ces temps où il n'est question que de lâcher mais en gardant un petit reste, et de tout changer mais dans un seul sens et au détriment des mêmes.

L'unitarisme ? Tant prôné par certains il a une logique infernale de glissement de concessions en abandons puis en adaptation puis en renoncement si le parti ou les élus qui s'y mettent ne sont pas sévèrement contrôlés par ceux qui les mandatent.

Or aujourd'hui le peuple est à la peine, quotidienne, immense. Pas dans la colère active ni dans le contrôle actif des mandats. Lui-même n'est guère créateur, tout à sa défense quotidienne : des indemnités de licenciements plus importantes !!!

Dans ce vrai chaos destructeur de la crise du capitalisme, de dislocations des liens sociaux, des relatives sécurités d'antan, c'est déjà un tour de force d'avoir tenté un NPA et de ne pas s'être cramponné à la sécurité de la LCR.

Tout remettre à plat, Velveth ? Quoi ? Ringardiser Besancenot ? Ah la belle affaire, la seule touche d'insolence non conforme de cette campagne, même si l'exercice a atteint cette fois une limite. Et alors, à tous les coups l'on doit gagner ? Fais gaffe, l'animal et ses amis ont du ressort, en prendre dans la gueule ne ringardise pas ipso facto, mais aiguise, affûte... les audacieux.

Tout remettre à plat, dis-tu. Parole magique après toute épreuve comme si elle la conjurait et formait une alternative. Quelle remise à plat plus radicale que d'avoir tenté le NPA, s'il te plaît ? Et qui a dit qu'elle était accomplie ?

À part plusieurs porte paroles, ce qui n'est que du spectacle sans contenu, mais il y a une détestation de Besancenot qui m'amuse, dis nous ce que tu penses qu'il se passe dans les profondeurs de la souffrance populaire, quels mots, quels acte, quelles propositions permettraient de l'aider à se condenser en colère active. Pas en résignation à voter PS ou à ne pas voter.

Du relief s'il te plaît. Pas du plat.

Fraternellement

 

 

 

 

Mettre en relief plutôt qu'à plat ?

La formule me convient.

Je ferai un texte en ce sens non pour te répondre directement mais pour faire un point plus circontancié que ce petit billet de lendemain de scrutin.

La question principale, en tenant compte de tes observations, est bien celle de "la promesse" tenue ou non par le "chaos qui ne s'est guère avéré créateur"...

A Jacquefortin,

Oui le Front de gauche est compatible avec les manoeuvres du PS, il peut être utilisé pour contrer tel courant du PS, par tel autre courant du PS. Assurément.

Et puis? A moins d'affirmer une authenticité "révolllllllutionnaire" à la LO, les élections, soit on y participe en sachant les limites de l'exercice, soit on les boycotte, ce qui est une attitude héritée de l'anarchisme qui est respectable, mais vaine selon moi.

"Ne rien lâcher": qu'est-ce que cela veut dire alors que les licenciements se multiplient, que les primes de départ sont un objectif de lutte répandu? On lâche beaucoup, beaucoup trop. Mais une contre-offensive sur de multiples terrains doit permettre de surprendre l'adversaire de classe. Ce n'est pas une guerre de position, c'est une guerrilla à multiples fronts. 

"Unitarisme": il ne s'agit point de s'esbaudir lorsque trois chefs de petits groupes sont réunis. Mais l'expérience des Alternatifs, de la FASE, et autres ne sont pas méprisables. Mais parmi les Pc issus de l'éclatement officiel du PCF, certains sont prêts à travailler avec nous. C'est intéressant, non?

tope là, et avançons !

tope là.

Je vais tenter d'apporter ma contribution à cette auto-critique à propos de certains "problèmes" que j'ai pu rencontrer à propos de la campagne du NPA (notamment en Ile-de-France).

En discutant des principales revendications du NPA dans cette campagne avec des gens qui n'étaient pas intéressés outre-mesure par cette campagne (et par la politique en général), je remarque deux choses :

1) Les revendications n'étaient pas connues (pas plus que celle des autres partis d'ailleurs). Désintêret incroyable pour ces élections.

2) Une fois connues, les gens ont l'impression que ce n'est pas réalisable, que de toute façon tout le monde dit la même chose et que personne ne tient ses promesses, etc. Une tendance au fatalisme.

Les problèmes qui se posent sont donc la diffusion des revendications, la crédibilité et la lisibilité.

Pour la diffusion des revendications, le premier constat est que certains "mots d'ordre" ont été abandonnés pendant cette campagne au profit de mesures qui entrent dans le cadre de la législation actuelle. Par exemple, je me fais l'avocat du diable, mais il est difficile de comprendre en quoi le NPA est un parti "révolutionnaire" si le but est de remporter les élections et de se placer le plus possible à gauche dans les limites de la législation actuelle ? Il y avait la possibilité de convaincre les gens sur la question des transports, du logement, des subventions publiques, et sur un tas d'autres sujets, mais je pense qu'il aurait été bon de ne pas abandonner les enjeux qui dépassent carrément les régionales (parler de la grève générale, de la révolution socialiste, de l'expropriation plutôt que de la "répartition des richesses", etc.). Parce que se présenter aux élections pour utiliser le cadre actuel des compétences régionales en faveur des classes populaires, présenter un véritable projet régional, d'accord, mais tout le monde est conscient que ce n'est pas le but ultime, que le véritable objectif est le renversement du capitalisme, alors autant profiter des campagnes pour en parler tout de suite et diffuser les idées révolutionnaires. Parce que là, ça ne fait que brouiller les cartes si on se contente de parler uniquement des "enjeux régionaux" comme si tout n'était pas lié (c'est mon avis).

J'ai trouvé aussi personnellement qu'il y avait un manque de lisibilité par rapport au positionnement national. Par rapport au PS, l'indépendance, très bien, mais la question devrait aussi se poser avec le Front de Gauche. Sincèrement, est-ce que les différences entre le FdG et le NPA étaient lisibles pour la majorité des gens ? Je ne crois pas. Peut-être que le NPA aurait du faire un peu moins "les yeux doux" au FdG et rendre claires et publiques les divergences qu'il existe entre les deux partis - même si ce n'est pas "au niveau des régions". Les alliances à géométrie variable ont une fâcheuse tendance à rendre le positionnement moins clair. Ce n'est pas du sectarisme, mais une aspiration légitime de la part des gens qui s'intéressent à ce parti à le voir comme un outil pour affirmer une voie anticapitaliste et non à la murmurer du bout des lèvres.

Enfin, même si les résultats du NPA à ces élections régionales sont loin d'être formidables (c'est le moins qu'on puisse dire...Pas content), il faut tout de même relativiser. Abstention, débat sur l'identité nationale dont le FN se frotte encore les mains, désintêret pour les élections... Il y a des tas de gens qui ne sont pas allés voter, et qui sont pourtant dégoûtés de ce qui se passe actuellement. Par la galère du quotidien, les licenciements, le sentiment de ne jamais s'en sortir... Qui sont exaspérés par l'arrogance des capitalistes, des banquiers, et de leurs compères. Je ne ressens pas de la résignation chez les gens mais plutôt  une colère sourde. Ils sont dégoûtés, mais n'ont pas forcément les mots pour le dire. Justement, tout le problème, c'est de traduire cette révolte par un organe politique dans lequel les gens se retrouvent, ce qui pour l'instant est loin d'être le cas, je vous l'accorde. Mais nous dépassons le cadre des régionales, comme dirait l'autre... Clin d'oeil

 

Ma position critique ne se fonde pas seulement sur un résultat électoral. Elle est plus globale et les scores aux régionales n'en sont qu'un des symptomes.

Intéressé par ta réflexion Lévine

Je ne suis pas sûr que nous ayons bien fait de discutailler avec le FG pour une unité à laquelle, sauf en de rares endroits, nul ne croyait. Et surtout nous avns sans doute eu tort de mettre cette unité au centre de notre préparation de la campagne.

Bien sûr c'est dû à un courant dans le NPA qui y fonde toute la stratégie actuelle. Il ne correspond pas tant à un courant populaire, qu'à un microcosme militant "unitaire" veuf des illusions du TCE. Un courant qui en fait, en veut au NPA de tenir bon sur l'indépendance et d'unité en unité rêve de la vieille tactique du PCF : unité avec le PS pour le tirer à gauche. C'est respectable mais absurde.

Sur le programme des régionales, oui il nous faut un programme, concret, précis, mais, ça va faire rire, devions nous faire campagne sur ce programme ? Paradoxalement je dirai peut-être pas !

Nous devrions faire campagne sur autre chose, en décalé vis à vis des autres, sinon en réclamant la gratuité de ceci ou cela on fait de la surenchère vag-ue et on se banalise.

En décalé pas pour le plaisir, mais parce que c'est vrai : alors comment et sur quoi être décalé ? Des dissidents du système électoral ? C'est la même chose pour le NPA, comment le constituer en parti dissident en parti des dissidents ?

Il y a quelque chose à chercher du côté de l'initiative des gens : par exemple sur a gratuité des transports plutôt que de dire votez pour nous si vous voulez la gratuité des transports, pourquoi ne pas réfléchir à comment faire nous, vous, ensemble pour imposer la gratuité des transports ? Donc "obtenons la gratuité des transports".

Pourquoi ? Parce qu'il faut que nous paraissions non pas comme sympa mais utiles. Or je suis de ceux qui pensent que si nous étions élus nous ne serions pas utiles que ça, engoncés dans les contraintres d'un système grosso modo verrouillé. Pr contre il y a un axe sur lequel nous pourrions être utiles c'est autour de l'invitation à l'initiative, vers l'autoorganisation. Dire aux gens il faut la gratuité des transports, voilà comment eon pourrait faire pour l'imposer etc... Pourquoi pas une journé où tout le monde fait la gratuité en passant en force etc...

ça comme piste de réflexion. ça comme fil à plomb : pas le parti avec des élus comme solution, mais vous yes vous pouvez !

Je déconne ?

 

 

@ Levine, 

Je crois que vous faites fausse route quand vous dites  " tout le monde est conscient que ce n'est pas le but ultime, que le véritable objectif est le renversement du capitalisme, alors autant profiter des campagnes pour en parler tout de suite et diffuser les idées révolutionnaires." Précisément "tout le monde" n'est pas conscient de ça!!!! Seuls les militants le sont!!

Mais là ou vous pointez du doigt une vraie difficulté, c'est l'absence de programme global, je dirais même de propositions pour enchanter le monde. Pour réhabiliter l'utopie. Oui, défendre des valeurs de partage des richesses, sans recours à un credo révolutionnaire passéiste qui fait peur à tout le monde. 

Le NPA reviendra à la surface en apprenant à articuler revendications de masse et promotion d'une autre logique. Quitte à favoriser des expérimentations type Porto Allegre. Mais pour cela encore faut-il s'enraciner et avoir des élus...

 

@ Mars7

Oui, je me suis emporté sur mon "tout le monde" et je pensais bien entendu aux militants. Clin d'oeil

Levine,

Parler de révolution en une période où ceux d'en haut sont en faillite morale et politique, mais où ceux d'en bas ne portent pas encore une alternative, est parler d'utopie en effet. Utopie peu audible lors de ces élections par des fractions de la jeunesse qui ne sont guère intéressées par ces élections où le clientélisme s'affirme.

Parler des transports et des lycées + l'anticapitalisme/révolution est assez difficile en effet.  Sauf si l' on assume un front pour les élections où l'on garde son indépendance politique totale tout en acceptant des voisinages type front de gauche. Vu l'état actuel des rapports de force électoraux.

 

+ 1

" Quitte à favoriser des expérimentations type Porto Allegre. Mais pour cela encore faut-il s'enraciner et avoir des élus..." (Mars7)

Et oui... Quelques années encore à attendre pour que la sagesse traverse l'Atlantique ?!

Et j'en dirai autant des écolos.

En France, question expérimentations, ça freine sec.

Dommage.

Bien dommage. Et l'ensemble des formations de la gauche dite radicale (le PC en fait-il partie ?) n'est pas à la hauteur des épreuves du moment.

"Bien dommage. Et l'ensemble des formations de la gauche dite radicale (le PC en fait-il partie ?) n'est pas à la hauteur des épreuves du moment."

Bonne question. Il semble que le PCF, dans certaines régions, négocie tout seul avec les socialos en oubliant le PG. Mélenchon qui croyait faire le coucou dans le nid de Marie-George risque de déchanter. Déjà il tire la tronche parce que sur les photos on voit surtout le trio féminin dela future nouvelle "union de la gauche".

C'est manifeste depuis dimanche soir dernier.

Au vrai sens du terme "léniniste", Mélenchon aurait-il (évidemment à son insu) joué les "idiots utiles" pour la direction Buffet - Laurent du PCF ?

JL Mélenchon poursuit le but d'être le candidat à la présidentielle soutenu par le PCF pour faire pièce à une candidature du NPA. Besancenot ou un(e) autre.

Il est évident que les apparatchiks du PC vont tenter, désormais, de le marginaliser.

A moins qu'un accord souterrain n'ait été conclu...

je regrette (une fois de plus) que les commentaires de certains "médiaparleurs"  (certainement fort interéssants ) restent abscons pour des gens moyens comme moi.

Ceci dit un parti (aujourdh'ui le NPA) qui refuse de participer à toute sorte d'organe de pouvoir politique m'apparait comme un non sens.Se drapper dans une posture de dignité "en refusant de se compromettre" avec d'autres formations politique pour exercer le pouvoir, me semble suspect à la longue,de plus en dehors de se faire plaisir pour certains électeurs de droite et d'autres pour marquer leur mécontentement , cette posture n'est pas lisible pour des gens qui cherchent dans un parti politique qu'il puisse lui apporter des rèponses concrétes (ou partie) qui différent des autres mouvements.

Je crois qu'un nombre important d'absentionnistes en grande difficulté sociale et économique ne se sentent plus concernés par les élections , envahis par leurs problémes  de survie simplement et il semble que cette réalité n'interesse pas nos "médiacauseurs" tenant des idées du Nouveau Parti ANTICAPITALISTE. Ceci est un comble!!

 

Le NPA n'a jamais dit ne pas vouloir participer aux "institutions" même si celles-ci sont souvent guère démocratiques et les modes de scrutin dérisoirement profitables aux clientélistes et potentats locaux.

Il a simplement déclaré qu'il ne mènerait pas une politique contraire à ses engagements auprès des électeurs.

Ce n'est pas pareil.

D'ailleurs, il y a de nombreux élus locaux du NPA et nous sommes désireux que le mode de scrutin pour les "législatives" permettent aux 1,5 million d'électeurs de Besancenot d'avoir des représentants.

Cela ferait un sacré appel d'air !

intéressé par ta réflexion Lévine Je ne suis pas sûr que nous ayons bien fait de discutailler avec le FG pour une unité à laquelle, sauf en de rares endroits, nul ne croyait. Et surtout nous avons sans doute eu tort de mettre cette unité au centre de notre préparation de la campagne. Tort aussi de laisser penser que le PCf est dans la radicalité (même si ses militants etc...). Bref

Bien sûr c'est dû à un courant dans le NPA qui y fonde toute la stratégie actuelle. Il ne correspond pas tant à un courant populaire, qu'à un microcosme militant "unitaire" veuf des illusions du TCE. Un courant qui en fait, en veut au NPA de tenir bon sur l'indépendance et d'unité en unité rêve de la vieille tactique du PCF : unité avec le PS pour le tirer à gauche. C'est respectable mais absurde, suffit de se retourner sur l'histoire du PCF, et l'idée que nous nous en serions capables est bien audacieuse car une telle stratégie est piégeuse, on s'y englue dans les renoncements.

Sur le programme des régionales, oui il nous faut un programme, concret, précis, mais, ça va faire rire, devions nous faire campagne sur ce programme ? Paradoxalement je dirai peut-être pas !

Nous devrions faire campagne sur autre chose, en décalé vis à vis des autres, sinon en réclamant la gratuité de ceci ou cela on fait de la surenchère vag-ue et on se banalise.

En décalé pas pour le plaisir, mais parce que c'est vrai : alors comment et sur quoi être décalé ? Des dissidents du système électoral ? C'est la même chose pour le NPA, comment le constituer en parti dissident, en parti des dissidents ? Un parti pas comme les autres, ce qui est sa promesse principale.

Il y a quelque chose à chercher du côté de l'initiative des gens : par exemple sur la gratuité des transports plutôt que de dire votez pour nous si vous voulez la gratuité des transports, pourquoi ne pas réfléchir à comment faire nous, vous, ensemble pour imposer la gratuité des transports ? Donc "obtenons la gratuité des transports".

Pourquoi ? Parce qu'il faut que nous paraissions non pas comme sympa mais utiles. Or je suis de ceux qui pensent que si nous étions élus nous ne serions pas si utiles que ça, engoncés dans les contraintres d'un système grosso modo verrouillé. Par contre il y a un axe sur lequel nous pourrions être utiles c'est autour de l'invitation à l'initiative, vers l'autoorganisation. Dire aux gens il faut la gratuité des transports, voilà comment on pourrait faire pour l'imposer etc... Pourquoi pas une journé où tout le monde fait la gratuité en passant en force etc...

ça comme piste de réflexion. ça comme fil à plomb : pas le parti avec des élus comme solution, mais vous yes vous pouvez !

Je déconne ?

Je suis intéressé par les pistes de Jacques Fortin, cela participe de ce que je vise comme l'expérimentation de nouvelles formes d'action et de langage politique. Le NPA n'a pas été assez innovant dans ses modes de participation aux élections. Il s'est trop coulé dans les formes classiques et les routines. S'il avait des élus, il devrait aussi expérimenter de nouvelles façons d'être élu.

 

Il faudrait pouvoir être radical (à la fois dans l'horizon politique et dans les modes d'action) ET pragmatique (à la fois dans la construction d'une alternative au capitalisme et dans les modes d'action immédiats). Subversion ET utilité.  Anticapitalisme ET avancées concrètes.En accordant plus de place à la démarche expérimentale, plutôt que de se conformer trop rapidement aux habitudes politiques établies, de se glisser trop facilement dans la tuyaux de la politique traditionnelle, d'être trop paralysé par une certain idée de "la politique sérieuse" (que le NPA profite que Christian Picquet soit parti vers d'autres horizons plus politiciens, pour prendre davantage de distance pratique et intellectuelle avec le style politique qu'il a incarné les dix dernières années de la LCR: quelque chose comme un trotskysme rigide coulé dans une politique parlementaire type III° République). Toutefois, à l'observation, ceux qui se proclament les plus "révolutionnaires" au sein du NPA ne sont pas, non plus, toujours les moins pré-adaptés aux tuyaux de la politique traditionnelle (ce qu'ils appellent "la politique sérieuse").

 

D'accord aussi avec Fortin : la question des rapports au Front de gauche m'apparaît secondaire dans ce qu'il est possible de faire pour le NPA. Cela pèse certes sur l'image globale du NPA (c'est une des contraintes qui limite l'écho du NPA et entretient des doutes internes), mais à partir du moment où l'on maintient le choix de l'indépendance, on peut difficilement l'éviter.

 

Que l'imagination prenne le pouvoir au NPA, et  à tous les niveaux (car, à l'inverse d'une vision "basiste", "la base" n'est pas forcément la plus imaginative et un Olivier Besancenot n'est pas un des plus routiniers...)!

 

essayez de dire déjà c'est quoi : " l'anticapitalisme " ...

 -

 et de quelle façon vous pensez pouvoir permettre de lutter contre le système boursier et le système marchand notamment ... vaste programme ...

 -

 sans sombrer dans des rhétoriques absconces qui revendiquent un communisme autoritaire qui ne se dit pas ... et peut-être vous parviendrez à convaincre les uns les autres que votre action politique a un quelconque sens ...

 -

 pour l'instant, vous n'êtes synonyme que d'une confusion idéologique, totalement contreproductive en ce qui concerne ma façon de percevoir votre aura politique ...

 -

 une certaine démagogie, mais vous n'avez pas vous même de réelles convictons en une vision politique synonyme réellement d'émancipation, enfin cela ne me semble pas du tout évident ....

 -

 votre engagement est peut-être louable, mais les moyens pour cela demeurent abstraits.  

Sur le programme des régionales, oui il nous faut un programme,
concret, précis, mais, ça va faire rire, devions nous faire campagne sur
ce programme ? Paradoxalement je dirai peut-être pas !

Nous devrions faire campagne sur autre chose, en décalé vis à vis des
autres, sinon en réclamant la gratuité de ceci ou cela on fait de la
surenchère vag-ue et on se banalise.

 

 Au regard des affiches de campagnes, faire campagne sur le programme serait une sacrée façon de se démarquer. Je n'ai vu quasiement que les habituels peoples, avec une couleur de fond qui change suivant le parti, et un slogan plus ou moins démago. Sur ce plan là, le NPA ne m'a pas paru très décalé. Même si on peut argumenter d'une différence de style sur la photo de Besancenot, le message reste quand-même "votez pour la liste à Besancenot".

et donc, oui, avoir des élu/es, mais sur cette dissidence !

nous devons être le parti qui, à l'inverse des autres, ne se propose pas comme substitut à l'initiative populaire, votez pour nous et vous verrez ce que vous verrez, mais vous pouvez faire, faisons ensemble, c'est pourquoi vous pouvez voter pour nous, ça aidera.

Et c'est sur ces bases que l'on aurait proposé des discussions à d'autres groupes politiques ce qui aurait permis de connecter luttes, préparation d'élections, et campagne électorale, c'est cela?

Et la remise en cause concrète du bilan concernant les transports de tel et tel conseil régional aurait pu se faire concrètement et avec des variantes correspondant aux divers bilans de ce ces régions, si j'ai bien compris.

@jaquefortin

 interressante approche, mais qui n'est pas contradictoire avec une démarche unitaire et cohérente lors des élections.

Tenir compte du niveau de conscience des gens a toujours été une regle d'or non ? Or, que cela fasse plaisir ou pas, un mandat électif donne du poids et de la crédibilité. Ne serait-ce qu'auprès des médias.  

Le NPA, qui a profité de la notoriété d'Olivier Besancenot, risque  aujourd'hui de pâtir de la désaffection médiatique dont il est victime (et qui passera bien sûr). Le problème est qu'il n'y a pas de pièce de rechange, à la différence des écolos qui peuvent aligner de nombreux élus.

On ne peut pas avoir usé ( et abusé ?) des médias en phase montante, pour aujourd'hui affecter de s'en contre-foutre dès que le vent tourne.

Non, la communication est un front de lutte, comme les autres.  

Tout à fait d'accord Mars7.

Sur les autres questions, le NPA - qui est un nom à la con - ne peut se présenter aux élections avec un slogan de manif' tel que "Tout changer, rien lâcher" et penser obtenir voix et élus sur cette base. Affiches, professions de foi étaient d'un autre siècle. Illisibles et sans aucune portée "régionale". Les électeurs ne sont pas abrutis et c'est les prendre pour tels que de leur asséner un verso illisible. J'ai souvenir, au début des années 2000, d'un réel effort en ce domaine. Il y a eu régression.

Sur la "politique unitaire", nous pouvons avoir des différences d'appréciation mais il est une réalité, c'est que le NPA n'est en rien plus attractif que ne l'était la LCR alors qu'une des "promesses" de sa création était d'oeuvrer à un mouvement du XXIème siècle pour un "socialisme du XXIème siècle" susceptible d'être un pôle mouvementiste et créatif "ringardisant" les autres offres politiques type PC.

Il faut admettre que c'est l'inverse qui s'est produit !!!

Ce "mouvement" (parti-réseau ?)  ne peut être qu'éco-socialiste à moins de devenir un clone de LO qui pense toujours en terme de "force propulsive d'Octobre 17" !

Je crains qu'un grand nombre de camarades dont O. Besancenot en soit encore là. (Son fameux texte "nous avons le droit de recommencer" - sous entendu 1917 - en 2003).

Un point qui n'est pas de détail (car révélatif d'une conception à l'ancienne)  me travaille: celui des porte-parole: comment se fait-il que rien n'ait été fait pour faire émerger UNE ou DEUX camarades au côté d'OB ?

Nouvelles porte-parole non issues de feue la LCR.

Y compris, éventuellement, aux côtés de PF Grond ou d'Omar Slaouti qui, l'un comme l'autre, feraient un bon 4ème porte-parole...

Sur les rapports avec le FdG et notamment avec les caciques du PCF (et non les militants), j'y reviendrai dans un texte interne.

Comme, du reste, de "nos rapports avec les institutions" actuelles (certes merdiques comme le sont les modes de scrutin).

Jamais un mot là-dessus !

On a rien à dire ?

 

 

Votre problème, au NPA, comme j'essaie de le montrer plus haut, c'est que vous avez tout misé sur Besancenot, et c'est pas du jour au lendemain que vous aurez des porte-parole à la hauteur. Comme pour Bové, les plumitifs voudront du Besancenot, même s'il est aujourd'hui un peu sous l'éteignoir.

Et à mon humble avis, Grond fait pas le poids dans le domaine. Va falloir aussi faire de la place aux filles.

J'ai dit que je souhaitais ardemment qu'il y ait UNE ou DEUX JF qui prennent place aux cotés d'Olivier Besancenot.

Quant aux capacités de PF Grond, elles sont au moins égales à celles de Besancenot.

C'est d'ailleurs lui qui est l'un de ses conseils les plus avisés.

Pas toujours entendu.

"Quant aux capacités de PF Grond, elles sont au moins égales à celles de Besancenot.

C'est d'ailleurs lui qui est l'un de ses conseils les plus avisés."

J'espère que c'est pas lui qui le conseille sur la question des médias (en fait, je crois plutôt que c'est l'ineffable Corcuff ).

Corcuff n'a aucune responsabilité nationale.

Besancenot n'a aucun conseil média depuis que j'ai quitté le poste créé par mes soins à cet effet.

Oh, je ne parlais pas de responsabilité officielle. Faut pas prendre ce que je disais au pied de la lettre. Je spéculais à partir de l'observation que je faisais de l'attitude des uns et des autres par rapport aux médias dominants. L'un, Corcuff, critique la critique radicale des média, en voyant par exemple dans Acrimed un nid de conspirationnistes, l'autre, Besancenot, a toujours "joué le jeu" complaisamment, comme tous ceux qui croient qu'il suffit d'être gentil pour être ré-invité, et sans jamais remettre le système médiatique en question, même en étant maltraité dans les faux débats à la Chabot.

Il est vrai que Besancenot a, jusqu'à il y a peu, été plutôt bien servi, on va voir ce que ça va donner maintenant qu'il l'est beaucoup moins.

Corcuff attaque plus PLPL qu'Acrimed. Mais il critique de façon légère le travail d'Acrimed, j'en suis d'accord.

Une réflexion critique sur les médias, sur les institutions, sur le spectacle sportif et autres divertissements, tout cela existe, c'est de la politique, il faut s'en soucier et reprendre pour le moins des travaux qu'avaient faits la LCR sur ces sujets.

Ce qui ne conduira pas nécessairement à récuser les rares invitations médiatiques, bien sûr.

Tout changer

Tout lacher

Rien changer

Rien lacher

 

Les quatres propositions sont interchangeables.

Elles sonnent bien

 

Mais la juxtaposition

 

« Tout changer

Rien lacher »

 

est contradictoire

 

Rien lacher pour tout changer , on comprend

 

Mais Tout changer pour rien lacher , c’est rien changer pour tout garder.

 

C'est un peu comme Travaillez plus pour gagner plus.

 

A la fin les slogans n'ont plus d'autre réalité que leur sonorité.

 

Sans travail et sans un rond, l'europe se rêve à travailler plus pour gagner plus,

 en ne lachant rien pour tout changer !

 

Est ce que cela va durer encore longtemps ?

Je suis d'accord sur l'inanité de ce slogan qui avait autant à voir avec les "régionales" que Boutin avec le mariage gay !

Une chose que l'on pouvait en tirer de ce slogan, c'était en direction du PS :

 

"Tout lâcher et surtout rien changer !"

Je suis aussi d'accord avec la pauvreté de ce slogan purement agitatoire, mais qui  -  tout comme le logo - est assez révélateur de la priorité donné (ou incarné) par O Besancenot au NPA d'après congrès (hélas différent du projet vendu): à savoir le caractère plus affirmé de "défense des acquis ..." - et allons jusqu'au bout de nôtre pensée "... du service public" (Poste, Education nationale...) que d'aiguillon de transformation sociale vers un monde a-capitaliste.

Je sais que je vais en faire hurler plus d'un, mais je pense que le NPA , pour l'heure, a perdu ce qui avait souvent distingué la LCR de LO dans les années 70; sa capacité, au delà des luttes quotidiennes à dessiner d'autres possibles, à sentir les mouvements de fonds dans la société ( et donc à comprendre plus vite que d'autres l'importance de nouvelles formes de lutte ou de nouveaux terrains d'émancipation).

Certes, on a rarement assisté à une telle offensive à droite, en particulier contre les services publics. Cependant il faut reconnaître que c'est d'abord le secteur privé qui trinque aujourd'hui avec les fermetures d'activités  et l'explosion de la précarisation surtout chez les jeunes.

Les jeunes des banlieues qui bossent dans les centres d'appels, chez McDo, la téléphonie... quand ils ont la chance de bosser, sont ils sensibles aux combats prioritaires du NPA (et de la gauche entière d'ailleurs) sur la Poste, la Santé, le Pole Emploi etc... ? Eux qui ne voient pas la queue d'un syndicat... Ces jeunes aujourd'hui s'abstiennent à 80%... 

Donc "Tout changer, rien lâcher" est en effet un bel oxymore. Et ce qui reste à l'esprit pourrait n'être que "rien changer".

Il y a parfois des résistances qui sont des résistances au changement...

Lorsqu'on entend  O Besancenot lors du meeting de fin de campagne à la Mutu se féliciter de cette campagne menée "à l'ancienne"... on croit rêver. A l'heure de Facebook et Tweeter on se contente des diffs dans les gares!!!

Quant aux portes-parole, il suffit de visionner les video des candidats sur le site du NPA, pour voir qui il a des talents qui ne demandent qu'a éclore et s'aguerrir.  

A suivre.

Enfin le vif du sujet. Toute crise est salutaire 

 

 

 

Pour rire: "Krivine, reviens, ils sont devenus fous" !

Rire

Oui Krivine reviens, et Bensa, ressuscite bordel !!!!

Ah mais oui. C'est la seule solution. On fait une pétition pour ça?

Et on reprend le beau titre abandonné, "Rouge". Ah mais oui.

Clin d'oeil

PleursRire

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