Thématiques du blog
Gardes à vue: l'ahurissant témoignage d'Hélène (RESF)
.
Voici le témoignage hallucinant d'Hélène du Réseau Education Sans Frontière (RESF) de Paris nord-ouest qui n'a de crime à son actif que de gérer la liste des « alertes rafles de sans-papiers ».
.
Date : 15 février 2010 23:38
Objet : Hélène; garde à vue
.
A 6H10, quatre hommes et une femme ont frappé à ma porte, ont dit que c'était la police. J'ai ouvert. Ils portaient des gilets pare-balles. Je ne me souviens plus si ils m'ont montré un papier dès leur arrivée. Je sais que j'en ai signé un après mais ne me rappelle plus quoi. Ils m'ont parlé des "mes engagements politiques de gauche". Tout ce moment reste très flou, j'étais surprise et je me demandais ce qu'il se passait. Au bout d'un moment ils m'ont dit chercher des bombes de peinture et m'ont parlé de destruction de DAB (distributeur automatique de billets). ils ont cherché de la « littérature subversive ». ils ont pris en photos des livres (le dernier de RESF, de la désobéissance civile...). ils ont fouillé partout. .
Ils ont voulu voir les photos de mon appareil photos, m'ont demandé si j'avais des photos de manif. Ils ont photographié des notes sur l'occupation des sans-papiers grévistes. Ils ont emmené deux ou trois papiers qu'ils m'ont rendu. Ils ont embarqué mon CV. Ils ont voulu prendre mon ordi mais je leur ai expliqué que je n'avais plus Internet depuis deux ans. Ils l'ont fouillé quand même sans l'emporter. Ils m'ont demandé mon portable et mon chargeur, qu'ils ont emporté. Je ne les ai pas récupéré. Ils m'ont dit que je pourrais le récupérer demain. Dans l'appartement ils m'ont parlé du centre de rétention de vincennes. Ensuite nous sommes descendus dans ma cave. Ils y ont jeté un rapide coup d'œil. J'ai été emmené ensuite au 36 quai des orfèvre. J'y suis arrivée vers 8h. Là j'ai eu le droit aux photos anthropométrique, prises d'empreintes et ils m'ont fait me déshabiller, m'accroupir et tousser. J'ai des marques reconnaissables sur le corps qu'ils ont prises en photos. Je leur ai expliqué que c'était une maladie génétique. Ils ont fait des commentaires se demandant si ce n'était pas contagieux....
.
Ensuite, vers 11 h, j'ai été interrogée pour ce qu'ils appellent l'interrogatoire d'identité (je suis plus trop sur du terme) par un commandant de police. Ils sont remontés de ma scolarité primaire à mon diplôme professionnel, m'ont interrogé sur mes voyages et ensuite sur mes opinions politiques. Ils m'ont questionné sur mes activités militantes. Je suis remontée en cellule. J'ai été ensuite changée de cellule car j'étouffais dans celle où j'étais (en gros 4 mètres carrés, pas d'aération pas d'ouverture). J'ai demandé à voir un médecin que j'ai vu une heure après environ. Il m'a été demandé de faire un test ADN. Avant, j'avais dit que j'avais le droit de refuser. Il m'a été répondu que je pouvais être jugé pour ça et que de le faire était le meilleur moyen de prouver mon innocence. Je l'ai donc fait. Vers 16h30 j'ai été vue à nouveau "pour les besoins de l'enquête". Mon téléphone portable a été évoqué à nouveau. Il m'a été dit qu'effectivement c'était pour cela que j'étais là. On m'a demandé si j'avais participé à des actes de violences, de destruction de DAB, investi la préfecture ou la CAF, m'ont interrogé sur mes connexions Internet, les sites que je visite, mes moyens d'informations et si je connaissais des gens qui avaient commis des actes de violence ( ai répondu pas à ma connaissance) ou entendu parler d'actes de violence. Ils ont beaucoup insisté pour savoir ce que savais des banques qui dénoncent les sans- papiers, ce que j'en pensais et ce que je pensais des actes violents. La fin de ma garde à vue a été prononcé à 19h35.
.
Je suis sortie après 13h20 de garde à vue.
Hélène
.
NB Il faut prévenir celles et ceux investis dans les luttes de sans-papiers des risques réels de garde à vue ces jours-ci, et leur conseiller bien évidemment de ne pas du tout collaborer avec les enquêteurs, ne faire aucune déclaration (ce n'est pas un délit) et de ne pas conserver inutilement des vieilles bombes de peinture des photos etc...
Pour l'ADN, hélas, les flics ont maintenant le droit de faire des prélèvements et tout refus est passible de procès avec une forte amende à la clef. On peut néanmoins refuser (le risque est une amende de 500 euros et des tracasseries ultérieures).
SE REFERER A LA FICHE DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME:
http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/La_garde_a_vue.pdf


Tous les commentaires
Berlin 1933
Oui, nous y sommes. C'était prévisible, non ?
Froid dans le dos, là aussi ... (Cf. les autres billets sur ce thème, notamment chez Sarah Faro). Cela ne semble pas avoir beaucoup changé depuis que je fréquentais les commissariats pour les prolongations de gardes à vue ...
Ce sont eux qui nous protègent, comment ne pas se laisser impressionner ? Les abus de pouvoir sont tellement faciles !
Je m'interroge quand même sur le niveau de formation (voire sur le niveau tout court ...) de ceux qui gèrent ces gardes à vue. Même chez les OPJ, j'ai vu des choses surprenantes. Mais cela a plus de 20 ans, je pensais que peut-être ....
Et cette garde à vue a été prétextée par quoi, exactement? Alors, sans mandat ou quoi que ce soit d'officiel du point de vue judiciaire, les policiers vous embarquent et vous gardent pour leur plaisir? Pour foutre la trouille? Orwell revient, la France de Sarkozy, c'est 1984! Quelle honte!
Il n'y a pas à "prétexter" quoi que ce soit pour la police. Un "soupçon" suffit. Quitte à ce qu'il soit inventé.
Il y a environ 2200 gardes à vue par jour dans notre beau pays.
N'importe qui, sous n'importe quel prétexte, voire sans prétexte du tout, peut se retrouver un jour dans cette situation.
Le Gouvernement et le Président ont peur des Français et la peur est mauvaise conseillère. On le constate chaque jour.
Je ne vois pas les choses de la même façon que vous Colza... Au contraire je pense qu'actuellement c'est malheureusement l'inverse qui se passe. Le Gouvernement et notre nabo de service en profitent : Ils ont su depuis 2001 mettre tout en place pour limiter les contre-pouvoirs, pour laminer l'esprit critique des français, en cultivant comme les US le pratiquent depuis belle lurettes la "peur" au sens large : politique, économique, sociale... Nous nous sommes laissés dériver par ces courants sans se rendre compte que la lame de fond était bien là, qu'elle faisait son travail de sape jour après jour, loi après loi, décret après décret, "réforme" après ""réforme""...
Une telle manière de procéder il y a encore une vingtaine, n'aurait pu être envisagée...
Cette mauvaise conseillère dont vous parlez, "la peur" a donc été une aubaine pour le nabo et son clan....
Je suis de votre avis. C'est une "stratégie" de la peur (sociale, économique, politique) qui, en outre, fait d'une partie de la population des boucs émissaires (immigrés, sans-papiers etc).
Avec près d'1 million de gardes à vue en 2009, c'est environ une personne sur 40 entre 16 et 75 ans qui a été "jeté en cellule" !
Le drame est que sur ce cas de figure précis ( l'aide aux sans papiers) il n'y a pas que les activités militantes qui sont suceptibles de conduire à la garde à vue. Aujourd'hui, des assistants sociaux, dont c'est le travail, se retrouvent en g a v pour avoir dans le cadre de leur mission accompagnés des sans papiers.
Dans les bouches du rhone, pour accompagner professionnellement un sans papiers dans ses démarches à la préfecture, le travailleur social doit impérativement donner sa carte d'identité au guichet des étrangers.
De mieux en mieux ...
un copier coller de la circulaire de 2006 sur les interpélations
Ainsi, si les services de police et les unités de gendarmerie ont libre accès aux établissements
ouverts au public tels qu’un hôpital ou un centre d’accueil pour toxicomanes par
exemple, il faut distinguer dans ces établissements :
les espaces publics, comme les halls d’accueil ou les salles d’attente où des contrôles
voire des interpellations peuvent être effectués,
les espaces privés que constituent les chambres de patients et les bureaux individuels
du personnel qui doivent être considérés comme des domiciles
S’agissant d’un bloc opératoire, la Cour de
cassation a refusé de considérer l’existence d’une violation de domicile, le bloc n’étant pas
assimilable à un domicile privé
Ils ont cherché de la « littérature subversive ».
Ouaouh ! Faudrait pas qu'ils débarquent chez moi...
C'est, pour moi, la phrase la plus choquante. Cela signifie qu'il existe une police politique (c'est pas forcément une nouveauté, mais les exemples caractérisés méritent d'être relevés). À part l'incitation à la haine raciale ou l'apologie de la violence, je vois difficilement ce qui pourrait mérité d'être vu par la police. N'est-ce pas, d'une certaine manière, une atteinte (grave) à la liberté d'opinion. L'essentiel est quand même qu'elle ne soit pas voilée...
OK, je sors.
clap ! clap ! clap ! :))
Surtout, planquez "Le droit à la paresse" de Paul Lafargue (gendre de Marx) par ces temps de "travailler plus" !
En outre, si vous tenez absolument à avoir une photo de Marx au mur, choissisez celle-ci:
ca se recoupe avec cette news publiée sur Bellaciao.
Arrestations de plusieurs personnes à Paris - RASSEMBLEMENT MARDI 16 à 17h30
Lundi 15 février à 6h30 du matin, plusieurs arrestations et perquisitions ont eu lieu à différents domiciles par la brigade criminelle du 36 quai des orfèvres. Rassemblement mardi 16 février à 17h30 Chateau Rouge.
Communiqué du 15 février 2010. Arrestations de plusieurs personnes à Paris.
Aujourd’hui, à 6h30 du matin, plusieurs arrestations et perquisitions ont eu lieu à différents domiciles par la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres. Nous sommes sûrs que cinq personnes ont été arrêtées ( peut-être plus?) et il semblerait que les flics soient à la recherche d’autres personnes. Ce soir, ils sont toujours en garde à vue.
Sans connaître précisèment les chefs d’inculpation, on peut supposer que ces arrestations répondent aux effets d’annonce parus dans les médias il y a de ça trois semaines. Au 2e jour du procès des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, certains journaux accusaient "l’ultra-gauche" de dégradations de dizaines de distributeurs de banques notoirement connues pour avoir dénoncé des sans-papiers aux flics. Rappelons qu’un certain nombre d’initiatives ont eu lieu en France autour du procès et contre la machine à expulser : manifestations, sabotages, discussions, repas, tags et projections...(http://nantes.indymedia.org/article/19599)
Pendant les perquisitions, les flics ont eu l’air de chercher particulièrement des tracts en rapport avec les luttes de sans-papiers et contre la machine à expulser. Et, ils ont saisi des vêtements, des ordinateurs, et des téléphones portables.
POUR CONTINUER A LUTTER CONTRE LA MACHINE A EXPULSER, RASSEMBLEMENT MARDI 16 FEVRIER, 17H30 AU METRO CHATEAU ROUGE.
LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS, AVEC OU SANS PAPIERS !
Oui, effectivement, ces informations sont exactes.
RESF n'est pas spécialement composé d'éléments "ultra-gauche" mais tout simplement de gauche et d'extrême-gauche. La police n'est pas sans le savoir...
cette dernière news publiée par Bellaciao n'est pas sur le site RESF (je viens d'y faire un tour) ...
Mais cela ne veutr pas dire qu'elle ne soit pas exacte. Je n'en sais pas plus!
Tiens, on redécouvre les réalités.
Et oui, l'abus de pouvoir fait mal.
L'abus de pouvoir fait peur.
Et il y a intérêt à s'entendre tous et vite entre progresssites, plutôt que s'écharper, pour échapper à cinq ans de sarkozysme qui vont nous transformer la France en quelque chose qu'on ne peut même pas imaginer, entre les totalitarismes à la mode des généraux sud américains, la mainmise économique à la mode des paradis fiscaux, et la misère du peuple à la mode des pays du quart-monde.
Oui, en France, quand on devra payer le prix fort pour se protéger, se faire soigner, et enseigner ses enfants...
Pourquoi ce ton accusateur ?
Ce "Tiens, on redécouvre les réalités" n'est pas au niveau des exigences unitaires.
Les militants du NPA, par exemple, sont particulièrement visés, depuis longtemps, par ces pratiques policières et la pénalisation des actions militantes.
Il est important et utile, contre toutes les dérives autoritaires liées aux politiques néo-libérales infligées à la population (dont, hélas, la droite n'a pas l'apanage), qu'un vaste mouvement d'opinion se manifeste.
Sans aucune récupération électoraliste.
En parlant des militants (es) du NPA visés par des mesures policières ou de justices, je viens de croiser chez mon avocat P Godard tête de liste du NPA à Marseille. Celui ci est assigné en référé , demain 11h, par l'asso "solidarité femmes Arabes" au sujet de la candidature d'Ilhem.
Nous entrons dans une période noire!!!
J'ai appris cela.
C'est une association totalement inconnue.
Jusqu'où oseront-"ils" aller ?
Pour info :
L’association “Solidarité des Femmes Arabes” a été crée en 1982 par l’écrivain Nawal el Saadawi, égyptienne et a essaimé. Que dit-elle ?
Cela entre autres choses :
“nous nous battons contre le système capitaliste et patriarcale dans nos pays et dans le reste du monde ...
...Nous avons besoin de nous battre pour une identité humaine qui célèbre nos similarités et pas nos différences de religion, de race ou nos différences ethniques. Pour célébrer notre féminisme humain en commun et ne pas être divisé par du relativisme culturel ou religieux. ...”
Ce programme initial me paraît sain.
Quelles dérives poussent cette asso (désormais inexistante) à hurler aux côtés de Besson ?
Je suis d'accord pour l'écrivain egyptienne et certainement que je partage plein de points avec elle. pour ce qui est de l'asso française la présidente est conseillère municipale sur une liste divers gauche dans un village que même google earth ne trouve pas! elle s'est fait connaitre en portant plainte pour un rockweller (1 chien pas sympa) que l'on devait euthanasier. trève de plaisanterie ( mais je dois être parano) que vient faire cette asso de la frontière luxenbourgeoise dans une histoire concernant au 1er chef la région paca? (J'admet que le monde est un village et la France un quartier). Je dois vraiment être parano mais dans les B d R et le Vaucluse il y a x asso de femmes Arabe , de défense des libertés etc et là c'est une association à 1000km qui vient faire la leçon à 250.000, 350.000 musulmans sur comment être citoyen.
j'arrete là ce n'est pas le fil du billet.
Ton accusateur?
Non, mais ça va bien?
Ho! Hé! Velveth !
Si l'affaire du voile vous aigrit ces temps-ci, j'ai entendu une militante du NPA extrêment précise sur le sujet, Pénéloppe, moins la colère, ne voyez pas l'ennemi partout.
Tiens, on redécouvre (tous et ensemble) les réalités.
Comme on en prend plein la figure tous et ensemble.
Et c'est pour cela que les principes, quels qu'ils soient sont subordonnés à un principe supérieur.
Au dessus, le principe d'humanité, ensuite: tout sauf l'UMP.
S'il faut accuser, ce ne sont pas les militants progressistes.
Il vaut mieux songer à se défendre les uns les autres.
Désolé, si j'ai mal saisi le sens de votre message.
Je suis partisan de l'unité la plus large pour défendre les libertés et n'ai aucune aigreur à votre égard.
J'en suis sûr. Du contresens, et de l'absence d'aigreur.
Bon, dans un certain esprit, minus, on peut imaginer une sorte de rancoeur, mais je n'ai pas ce truc pour manier les non-dits dans un coup comme cleui de la garde à vue.
C'est bien trop grave.
Et on ne m'enlèvera pas de l'idée que faire se frotter le maximum de population avec une police hors d'elle, d'épuisement nerveux, et du rapport de forces avec la population dont elle est obligée de se séparer, est très bien calculé par le pouvoir, pour user de la peur en abusant de la force.
User de la peur en abusant de la force
Que pensez vous de ce délire, chopé dans la conférence de 19 h ?
"Luc Chatel, le ministre de l'éducation, a annoncé l'organisation d'états-généraux de la sécurité à l'école en avril. "L'école est devenue le terrain d'un règlement de comptes entre bandes armées" a-t-il déclaré sur France 2."
C'est le propos d'un homme de gouvernement ça ? On dirait la une de Franche-Démence ou de Ici-Pourri...
Mais enfin, Dianne,
Il faut que je fasse attention, mes propos sont pris dans un mauvais sens parfois, donc, chère Dianne,
est-ce qu'on a bien compris qui gouverne?
Est-ce que une fois, une seule fois on s'est penché sur le cas de Rachida Dati qui occupait le même poste que... Badinter?
Est-ce que vous pouvez imaginer ce qui sépare une Guigou d'une Dati?
C'est comme si vous placiez à égalité Lefebvre, l'inénarrable, et Jean-Louis Bianco.
Et dans ce gouvernement, tout est à l'avenant.
Une collection de crapules de la bande à sarko, et pour le coup, le gang est de ceux qui n'ont peur de rien en matière de n'importe quoi.
Ils n'ont ni jugement, ni limites.
Exactement comme leur patron.
C'est l'esprit Lellouche. Ou Devedjian, le ministre" ministre", ou Estrosi.
Aucun n'aurait déparé au FN...
D'ailleurs ils sont en train de le doubler sur sa droite.
Ne vous inquiétez pas : je ne prends pas vos propos pour ce qu'ils ne sont pas. Je vais dans votre sens au contraire par cette remarque au sujet de la peur-alibi et de la force-abusive. Car le registre de Chatel vise à montrer qu'on est à Chicago années 20 ! Que tout le monde fasse dans son caleçon pour justifier qu'on lâche Eliott Ness ! Et c'est vrai qu'avec ce qui se trame, de loopsi en psi-cause, le vieux Jean-Marie va finir par passer pour un rigolo.
Exactement, chère Dianne,
Et c'est d'ailleurs tout cela qui fait de l'imposture de l'ouverture à la société civile, à la diversité, ou au centre-gauche, un crime contre l'intelligence, et découvre dans les complices objectifs de sarkozy, des truffes, ou bien des escrocs.
Le public qu'il préfère. Victimes, ou à sa botte.
A ce sujet, que devient l'affaire de TARNAC ? Sont-ils coupables ? Et que devient l'ancienne ministre de l'intérieur, dite MAM ? On ne devrait pas laisser de tels terroristes en liberté ? MAM est irresponsable ! :-))))) !
Ils ne sont pas en liberté. Ils sont sous contrôle judiciaire.
Toute votre indignation ou vos étonnements doivent quand même s'aligner sur 12 ans de CHIRAC, plus 5 ans de SARKO = 17 ans de libertés… policières.
Je veux simplement dire que c'est pas par hasard, qu'il y a une France, ou une bonne moitié des Français qui adhèrent aux tracasseries policières pour les autres… Tout ce que nous pouvons souhaiter c'est que ça leur tombe sur le nez.
Depuis 2007, à mon avis, ils ont compris.
Le flic est facilement monstrueux avec le black, et affreux avec le beur, mais il a des difficultés à changer de méthode avec le blanc, pour peu qu'il ait une grande gueule.
Et il en reste.
"Tiens, on redécouvre les réalités."
Euh, "on" ne les a pas spécialement perdues de vue, cher Passifou. C'est juste que la cadence s'accélère un peu, vous ne trouvez pas ? Pour ceux qui n'auraient pas encore compris qu'on est mal barrés au chapitre des libertés, je conseille la (re)lecture d'un petit bijou : "Inconnu à cette adresse" de Kressmann Taylor, écrit en 1938 (Livre de Poche n°30111, 90 pages terrifiantes). Toute ressemblance, etc.. etc...
Chère Dianne,
Je vis dans une région où l'on a tout vu en matière d'arrestations abusives.
A la différence que quand les flics jettent les malheureux suspects sur le pavé après une semaine de garde à vue, et un ou deux mois de prison au secret, pour rentrer à la maison, il leur faut faire plus de mille kms, avec la méditérranée au passage, et les frais d'avocats, de perte de boulot etc, en veux-tu, en voilà.
Et ce ne sont pas quelques cas isolés, mais une persécution concertée, et organisée pour faire pression du militant de base au chef de parti.
Les méthodes employées en corse fleurissent sur le continent.
Les chefs de la droite dure n'ont fait qu'enlever un masque qu'ils cachaient auparavant sous une apparence de sérieux et de dignité.
Qui a fait sarkozy?
Juppé, Balladur, Pasqua, Chirac... Amis un jour, et ennemis le lendemain, mais bien d'accord, tous pour le sale boulot.
Et pour un Joxe, vrai démocrate, on a aussi vu Chevènement, le pire cas de figure de la soi-disant gauche.
Un lien vers un guide édité par le Syndicat de la magistrature. Y sont détaillés nos droits lors d'une arrestation (interpellation et garde à vue).
GAV : 336 000 en 2001
Près de 900 000 en 2010
Merci pour ce rappel. Un tel document s'est avéré nécessaire dès 2003.
Utile aussi, et complet en ce qui concerne le prélèvement adn, y compris les relaxes, ou bien les condamnations contre ceux qui refusent de s'y soumettre ( bien plus redoutable à terme que la photo ou le relevé d'empreintes):
http://refusadn.free.fr/spip.php?rubrique32
Les interpellations, les humiliations commises par des policiers sont de plus en plus connues. Il n'y a plus les seules personnes basanées à être harcelées, traitées salement par la police. Le ton monte.
L'opposition raisonnable peut dire quelque chose de fort, possiblement, à ce sujet. Même en période électorale.
ce qui se passe est très bien!! Aujourd'hui tout le monde est délinquant potentiel, même le sympathisant de droite. Le pire,c'est que c'est lui qui est le plus suceptible de faire l'apéro de départ du cadre drh et donc c'est lui le sympathisant de droite qui va se retrouver en g a v avec la plèbe, pour 2 verres de punch. A vouloir arréter les gueux, il a laché la police et il aura la même fouille a corps, il va être la victime collatérale de cet état. idem pour son gamin qui aura fumé des cigarettes qui font rire. A vouloir des flics partout on assume.
"User de la peur en abusant de la force" (Passifou, hier à 19h34)
Jusqu'à quand serons-nous gouvernés par la peur ?
Ce gouvernement en déclin a peur. Il persiste et aggrave sa méthode. Les avez-vous comptés, depuis deux ans au moins, les morts survenues à proximité ou à l'intérieur de cars de police ? Visitez ce site : http://resistons.lautre.net
Que beaucoup soient morts dans un "quartier" sensible ne protège personne. La police ne cible ni les militants ni les étrangers. Elle devient méthodiquement brutale. Témoin récent, cet article de Rue98 du 16 février :
« Roué de coups par des policiers à une fête chez moi »http://www.rue89.com/2010/02/16/roue-de-coups-par-des-policiers-a-une-fete-chez-moi-138776
Entre autres exemples, faut-il rappeler la gestion de la grippe A/H1N1 ? Je me permets de rappeler ce billet dans l'édition Grippe A/H1N1, qui n'était pas le seul à pointer ce "symptôme" :
http://www.mediapart.fr/club/edition/article/020909/aggripa-gouverner-par-la-peur
Nous connaissons tous le mépris, visible dans le ton, les mots, les actes, du président et des ministres envers tous ceux qui ne tiennent pas le même discours que ces autorités qui ont le goût de l'autorité. La police est poussée à bout par ses conditions de travail et les méthodes qu'on lui impose. Sa brutalité devient systématique.
Le "débat" sur l'"identité nationale" a permis à de publier sur des sites du gouvernement des propos racistes interdits par la loi. Si chacun peut être ignoble en paroles, pourquoi la police ne serait-elle pas ignoble en actes ? Ce jeu pervers du gouvernement est visible partout, par tous. Des milliers de "braves gens" sont satisfaits par cette méthode, tant qu'elle ne les a pas atteints, eux et leur famille.
Ce "débat" a permis de laisser la bride sur le cou aux tendances les plus extrêmes de la droite au pouvoir. Il est permis de se demander s'il ne s'agit pas d'un coup d'état interne à cette droite. François Bonnet en posait la question politique le 23 décembre dans Mediapart :
http://www.mediapart.fr/journal/france/231209/y-t-il-un-coup-d-etat-droite
Nous en voyons les conséquences pratiques dans les rues, dans les maisons, partout.
La peur. La violence. La peur.
La honte.
Baisser la tête ? Se taire ?
"Le silence des pantoufles est pire que le bruit des bottes."
Naja,
Je ne crois pas que ce pouvoir a peur (encore que Sarkozy reste horrifié que notre peuple ait été un peuple "régicide").
Il entretient une stratégie de la peur.
Particulièrement envers "les classes dangereuses" mais pas seulement.
Toute personne qui potentiellement ou en action est en conflit avec ce pouvoir dans les domaines des libertés, sociaux ou politiques est considéré comme un "ennemi".
D'où le déferlement des décrets et lois "sécuritaires" (16 en 8 ans !) et la désignation des populations les plus faibles (immigrés, sans-papiers) comme boucs émissaires.
D'où la chasse aux jeunes. Les plus prompts à s'enflammer.
Ce pouvoir veut faire peur. Il en a besoin pour s'attaquer à ce qui reste du socle social et aux solidarités tout comme les attaques se multiplient contre les militants "contestataires" de l'ordre politique, économique et social.
D'où des milliers d'Hélène.
Je vous rejoins mais dirai plutôt:
"Le silence des pantoufles précède toujours le bruit des bottes".
Velveth,
d'abord (et accessoirement !), je vous remercie de me placer implicitement parmi les jeunes ("les plus prompts à s'enflammer"). Je suis flatté, mais réduit à baisser la flamme de ma hargne ! Vous avez raison, ce pouvoir n'a pas peur. Il doit tout de même craindre les défaites électorales, dont celle de mars à quoi nous font penser les sondages. Simple crainte, donc.
Ou plus ? Pourquoi avons-nous subi le "débat" sur l'"identité nationale" ? L'hypothèse (évoquée dans ce journal par François Bonnet - voir le lien dans mon précédent message sur ce fil) d'un "coup d'état à droite" laisse penser à un pouvoir qui devrait se radicaliser pour survivre, avant ou après 2012. Supposition n'est pas raison, mais voilà qui éclaire un peu le chemin. J'ai le sentiment désespérant que s'avance à bas bruit, dans un pays anesthésié, la menace d'une radicalité du genre bushiste (voire plus si perdure le silence des pantoufles).
Mais, comme le dit Dianne (à 13h01), "c'est à la somme de petits renoncements frileux que se mesure la puissance d'un gouvernement à vocation totalitaire". Et c'est là, cher et sage Velveth, que la peur me prend. Quand l'opposition "se confit en hachages de gueule et en culture de poils dogmatiques sur des oeufs calibrés" (dit notre amie Dianne, dont la sagesse complète la vôtre), quand "Tout le monde a le nez dans le guidon et s'occupe des puantes cuisines internes électorales alors que les leaders devraient se répandre partout en hurlant à la confiscation des libertés publiques" (les leaders, Dianne ? Les élections sont leur métier, pas la peur), alors oui, on voit la violence de l'armée en pantoufles.
Quel silence ! Tous se taisent. Les médias, les forces politiques instituées, voire le peuple, s'il ne s'en foutait largement, le peuple, de ces élections, lui qui ne vote que s'il n'est pas dégoûté de la cuisine qu'on prétend lui faire avaler (on verra le chiffre des abstentions). Le peuple est réduit au silence par le sentiment de perpétuelle impuissance que donne un pouvoir qui affecte de ne céder jamais, quand toute manifestation ne sert qu'à se soulager un moment.
Dans le silence des pantoufles, les sabots d'Hélène sont passés.
Je le savais:vos propos sont ceux d'une jeune - je les partage !
Comme vous dîtes: "Le peuple est réduit au silence par le sentiment de perpétuelle impuissance que donne un pouvoir qui affecte de ne céder jamais".
Il est vrai que les défaites sociales et politiques pèsent lourd. Très lourd, dans ce sentiment.
Oui Velveth, c'est à la somme de petits renoncements frileux que se mesure la puissance d'un gouvernement à vocation totalitaire. Sur le fond, je reste consternée par le silence des oppositions. Qu'elles soient de droite, dites "républicaines" ou de gauche, c'est l'omerta. Tout le monde a le nez dans le guidon et s'occupe des puantes cuisines internes électorales alors que les leaders devraient se répandre partout en hurlant à la confiscation des libertés publiques.
Les "sondages" (je n'en pense aucun bien mais provisoirement ils vont à peu près tous dans le même sens) donnent la droite à environ 30% pour mars. C'est à dire que l'opposition représente potentiellement 70% des votants à venir. Et elle se confit en hachages de gueule et en culture de poils dogmatiques sur des oeufs calibrés.
Ce sont eux qui ont des pantoufles. Et eux qui nous accompagnent vers le pire.
Je partage l'essentiel des propos de votre post.
Attendons les résultats du scrutin. Souhaitons que "la famille UMP" ne dépasse pas les 30 %. Pour des régionales.
Mais demain ?
Pour la présidentielle ????
Les sondages sont assez cruels pour un mode de scrutin de type bonapartiste qui serait à jeter à la poubelle.
En outre, n'oublions pas le FN qui atteindra, peut-être, les 10 % en moyenne.
Je les retire évidemment des 70 % (souhaités) d'opposants...
Le pire là dedans c'est que tout le monde se méfie de tout le monde dans la lutte des places. J'ai des copains PS, Verts, NPA, PRG, chez Mélenchon... et je ne peux pas parler des uns aux autres sans provoquer au mieux un rictus amusé.
Tous se méprisent à petit bruit, même officiellement alliés. Alors qu'ils sont tous d'accord sur l'essentiel : la place de l'humain, l'équilibre entre libertés et égalité (je dirais plutôt "équité"), le retour à la valeur travail et à sa juste rémunération, la préservation du futur de nos enfants par un retour à l'économie domestique et à plus de simplicité, la nécessaire discipline imposée aux tenants du capital souhaitant le faire fructifier.
Je n'arrive à renoncer à la compagnie ni des uns ni des autres. L'inverse est vrai d'ailleurs : la sincérité reste une bonne manière de poursuivre le dialogue et ils me font l'honneur de poursuivre des relations à titre individuel. Mais il n'est jamais question de mise en commun... Trop simple (simpliste ?) sans doute.
En attendant, les organisations des uns font des saloperies aux organisations des autres et on compte les points autour d'un pot, complètement désabusés, espérant vaguement qu'un tsunami emportera l'UMP. Il n'y a plus que ça à espérer.
Certes, Dianne, "l'humanisme" et quelques "valeurs" sont partagés par toute cette gauche.
Ces positions communes devraient permettre, au moins, de s'opposer, unitairement, à Sarkozy sur la question des libertés et, autre exemple, sur les retraites.
Qu'en est-il ?
A une proposition de Besancenot, dimanche dernier, d'une réunion unitaire sans ordre du jour imposé concernant les retraites, PS et EE répondent qu'ils ne sont pas dans la même démarche que le NPA (quelle est leur démarche sinon d'aller discutailler avec Sarkozy ???). Le PG répond simplement "Pourquoi pas ?". Seul le PC fait part, du bout des lèvres, de son acceptation.
Le front commun pour empêcher un recul majeur sur ce dossier ne sera donc pas constitué !
En fait, vous le savez bien, sur ce dossier comme sur d'autres, les divergences sont réelles.
Une partie de la gauche est gagnée au néo-libéralisme (certes, elle est prête à le tempérer dans la mesure du possible), l'autre se veut antilibérale (sans bien savoir où elle habite) ou, comme le NPA, anticapitaliste.
Ce qui est dommageable, c'est que les ripostes aux atteintes aux libertés et à la démocratie, au moins, ne soient pas l'objet de volontés unitaires réelles.
Toutes les appellations plus ou moins bien contrôlées des formations politiques de gauche finissent par leur tenir lieu de corps de doctrine. Elles supposent un arsenal de réflexes quasi pavloviens qui empêchent de se "commettre" avec la concurrence ou l'ennemi.
Que ce soit "socialiste", "communiste", "radical", "anticapitaliste"... plus aucun de ces adjectifs ne fait écho dans le réel. Ils sont devenus des slogans stériles qui séparent les groupes d'individus au lieu de les rassembler dans l'action. Le mouvement "vert" séduit en partie à cause de sa nouveauté dans le paysage mais il ne peut rien seul. Or ses tenants tentent de nous le faire croire. Tout cela représente un incroyable gâchis.
Non, on ne peut plus théoriser le socialisme comme au temps de Jaurès. Il n'a d'ailleurs jamais eu d'applications politiques réelles au long cours.De grands moments lumineux suivis de déroutes historiques.
Non, le communisme, de caserne ou rénové, n'est pas le recours car son fond doctrinal contient toujours les germes du totalitarisme.
Non, le radicalisme n'est plus opérant tant ses tenants ont dilué leurs convictions dans un opportunisme à géométrie variable, l'unité se faisant autour de valeurs quasi "occultes".
Non, l'anticapitalisme n'a pas la moindre chance de représenter une force majeure dans un pays libéral, au fond, qui n'admettra jamais la disparition de la libre-entreprise.
Le problème est que toutes ces chapelles entretiennent à grands frais des prêtres et des croyants et que peu d'entre eux sont prêts à se fondre dans un projet plus vaste au nom de l'intérêt général.
Avec quelques bémols, nous sommes d'accord.
Nous vivons une période historique marquée par des reculs considérables mais n'érigeons pas en limite indépassable cette période.
Vrai. Mais il est un âge où l'on s'attend à voir enfin traduits dans les faits les messages qui vous ont portés depuis la prime jeunesse... Les "sursis" interminables sont usants et désespérants.
Hé oui, Dianne. L'Histoire hoquette, et nous sommes sur son épaule. En déséquilibre. Et la route est longue.
Chantons, Dianne : "Tout ça n'empêche pas Nicolas, qu'la commune n'est pas morte." Ah si nous pouvions chanter ensemble…
Velveth soutient sa boutique, j'aimerais parler de la toute petite mienne : la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique). L'un de ses objectifs premiers est de travailler à l'unité à gauche. L'unité de la gauche de transformation, sans soutien aux réformateurs (réformateurs "socialistes" du PS ou réformateurs écologistes d'EE). Clair ? Mais je vous agace déjà, rien qu'avec ces guillemets et ce vaste programme, l'unité…
Et dire qu'on n'est même pas capables de faire front à la montée de la peur d'Etat !
Le NPA a des défauts (nombreux) sauf celui d'être une boutique.
J'ai accompagné de 2006 à 2008 les collectifs qui allaient devenir la FASE. Qu'apporte ce "machin" (comme aurait dit de Gaulle) par rapport à ce qu'étaient les Alternatifs sinon un nouveau bal des ego (je pourrai citer des noms !) ?
Franchement, Naja, dire que l'on travaille à l'unité en créant une nouvelle structure (coquille vide, comme s'il en manquait !), c'est la raison qui m'a poussé à me retirer de ces collectifs avant qu'ils aillent se pendre, en nombre d'endroits, au cou du glorieux PCF...pour quelques postes.
Bien sûr, Velveth, que la FASE est une "coquille vide" !
Elle n'a pas l'intention de devenir un nouveau parti, une nouvelle coquille enfermant "ses" militants. Elle a pour but d'agir pour l'unité de la gauche de transformation, y compris le NPA et le PCF et toutes les formations de cette gauche, y compris les citoyens sans parti qui sont écoeurés par le morcellement et la division qui rendent impuissante la gauche de gauche. Sans devenir elle-même un nouveau parti. Bizarre, non ?
La FASE a travaillé pour cette unité à l'occasion de la formation des listes pour les élections régionales. Il est certain que le résultat n'est pas spectaculaire ! L'unité a le mérite d'exister dans quelques régions. La FASE est un mouvement jeune (à peine un an !). Il lui reste à faire comprendre qui elle est, cet objet bizarre et indéfini, un OVNI pour bien des partis… (que j'appelle des "boutiques", pardonnez-moi le terme, svp)
Quand à ces "quelques postes" pour lesquels on trahit des idéaux, quel meilleur exemple que le "glorieux PCF" qui s'allie, dans quelques listes, au PS pour préserver d'anciens élus, alors que le PS c'est la gauche "d'accompagnement", pas de "transformation" !
Naja,
Je vous laisse aux illusions des discours "unitaires" distillés par Pierre Cour-Salies , l'homme qui rêvait d'être roi.
Nous avons, vous et moi, plus à partager qu'à nous opposer.
A bien y réfléchir, je ne sais si ce sont tant des reculs.
Il s'agit de la perte d'avantages conquis de haute lutte qui n'étaient plus défendus.
Le salarié d'aujourd'hui devenu un collaborateur, au bon sens du terme, donc un partenaire, d'un système qui ailleurs montrait son vrai visage. Après tout les trente glorieuses signaient une exploitation du tiers monde jamais vue, au point que de pays pauvres, on a fait des pays de misère noire.
Après avoir épuisé le capital matière première, et créé une richesse fabuleuse, répartie, inégalement peut-être, mais entre le plus grand nombre dans les pays développés, il est devenu bien plus intéressant de dépouiller la classe moyenne extraordinairement riche, prise dans son ensemble, d'occident.
Les financiers et prestataires du tertiaire s'y emploient ardemment.
On est dans la logique du système, prendre, accaparer les biens, là où on les trouve en quantité, et sans défense.
Le problème, c'est que le tempérament de combat, et pour cause, qui existait autrefois, s'est mué en incompréhension.
Comment, mon patron, à qui je fais gagner beaucoup d'argent, gagnerait encore plus ma ruine?
C'est exactement cela.
Et oui, on ne fait jamais que dépouiller le moyen de tout ce qu'il a.
Pour lui, du moins quelques uns, apparemment, cela ne fait pas grand chose, mais allez donc discuter avec un opérateur de téléphone, à trente euros par mois, ou un FAI, dans les même tarifs, quand il fait la culbute sur des millions d'usagers, sans compter les retombées autour...
Alors oui, cette limite est forcément indépassable, parce que c'est bien la ruine des classes moyennes qui se fait, et la plus grande misère pour ceux qui sont en dessous. mais pour nous, pas ceux qui comptent bien l'exploser, et ainsi devenir plus riches que riches, et laisser à l'histoire le soin de se débrouiller, eux, leur temps de vie, n'aura même pas ressemblé à celui des pachas, qui jouissaient c'est vrai, mais avec le souci de la guerre aux frontières, et du couteau ou du poison de l'assassin dans l'ombre de la cafetière
On joue, pour quelques uns d'entre nous, notre peau, et celle de nos enfants.
Et, dans un monde où l'empoisonnement de la nourriture, de l'eau, des objets usuels est la règle, de ne pas avoir accès au soins médicaux librement, vous fait de la vie un enfer.
La situation est très grave, et aussi désespérée.
Mais pas pour des motifs idéolofgiques.
Il s'agit bien de la réalité.
La "guerre idéologique" a été perdue quand le PS a rejoint le camp du libéralisme en 1983. Pour y rester définitivement. DSK au FMI, Lamy à l'OMC, "on ne peut mieux faire" !
Certes, des "défaites" antérieures avaient déjà entamé le "socle social" mais c'est depuis les années 80 que le monstre froid du capitalisme financier dévore tout sur son passage.
Merci pour avoir publié ce témoignage, ahurissant, mais surtout effrayant, d'autant plus que l'assemblée nationale vient d'adopter la LOPSI qui nous promet un avenir bien sombre ! Une loi qui permet en particulier de contrôler les messages envoyés sur le net, l'image qui s'affiche sur nos écrans, renforce la criminalisation des soutiens aux sans-papiers... entre autres.
A noter : il faudrait préciser ce que signifie RESF, sigle qui ne dit rien à la très grande majorité des français... et peut-être en profiter pour mettre un lien vers le site !
Merci aussi pour la fiche pratique de la LDH sur les gardes à vue, à apprendre et afficher sur nos frigos...
Vous avez raison.
Autant pour LOPSI 2 que pour la signification de RESF (un oubli !).
Tout va dans le sens d'un durcissement réel de la police et des extrémistes de droites, manipulés par le pouvoir.
Rien d'étonnant, Sarko a fait l'analyse que forcément à plus ou moins longue échéance, le peuple va se révolter.
Donc il anticipe impose d'une part la peur dans la population mais également l'habitude pour sa police de devenir de plus en plus répressive et arbitraire.
Il me semble que l'heure est vraiment à ce que la plus large unité se réalise contre ce qui est en train de se préparer, un véritable état policier.
La peur est évidemment également chez Sarko et les siens, voilà le sens de ces dérives policières si nombreuses et si bien pensées.
Libertypress
voir ici :
http://reseaudesbahuts.lautre.net/spip.php?article180
"Propagande : La terreur artificielle, le chemin de la dictature"
Merc Diane pour ce site extrêmement instructif
Libertypress
J'ai lu ce riche état des lieux concernant la gauche (celle qui exclut le PS).
Je pense que lorsque l'unité se fera autour du mot ANTICAPITALISTE un grand pas sera fait.
Bien d'accord.
Certains font semblant de confondre antilibéralisme et anticapitalisme...
Désolée de ne pas vous suivre sur ce chemin là Guy Dufau. Si plus personne n'entreprend, on fait quoi ? Il ne faut pas être "anti", il faut être "partie prenante". Et imposer des règles. En déclarant le capital nul et non avenu, vous supprimez l'initiative individuelle qui en ce moment est le dernier rempart contre le désastre. Fermez toutes les petites boîtes et c'est la guerre civile : l'artisanat est le premier employeur de France (on peut y discuter aussi des conditions d'emploi qui sont souvent scélérates, c'est vrai.).
Il y a à réformer les systèmes d'échanges, à soustraire des pans entiers à l'économie marchande mais déclarer la guerre à toute forme de capital, y compris celui qu'on investit pour le bien commun, c'est exactement se tirer une balle dans le pied.
La question est celle du bien commun. Celle de l'expropriation des firmes en situation de monopoles ou d'oligopoles à l'échelle continentale ou mondiale.
Les petits entrepreneurs sont des sous-traitants officiels, ou de fait, bien souvent, de ces puissantes entreprises capitalistes. La question n'est pas de les étouffer par un quelconque Gosplan: ils sont étouffés par leurs donneurs d'ordre.
L'anticapitalisme s'attaque au capitalisme, pas aux patrons de "petites boites" qui ne sont pas des capitalistes, même si souvent ils s'imaginent faussement tels.
D'accord avec Pascal.
Outre les expropriations des grands groupes, les modalités de réappropriation sociale peuvent prendre des formes diverses (Coopératives, mutualisation, régies municipales etc). Les formes privées subsisteront et c'est par une révolution fiscale qu'elles seront limitées pour empêcher des montages qui reproduiraient ce que nous connaissons depuis 25 ans.
De nombreux bouquins existent sur cette question bien difficile à traiter dans un post.
Voir:
http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/231209/la-crise-opportunite-pour-une-transition-vers-le-socialisme
Avouez quand même que les créatifs qui ont trouvé ce sigle benêt n'avaient pas grand matériel en magasin ! Par ailleurs, je respecte profondément les hommes et les femmes qui défendent les valeurs portées par ce parti, d'autant plus qu'il leur faut un sacré talent, avec un dossard pareil, pour faire de la pédagogie... Même Marx n'aurait pas osé. Comment faire un rassemblement "anti" ?
Ça fait un peu "contre tout ce qui est pour, pour tout ce qui est contre"...
Mais vous avez raison pascal b, la question est celle du bien commun. De la réduction des monopoles, faux nez habillés de "concurrence libre et non faussée" par une Europe distraite et complice. Dont les "manadjeurs" ne connaissent pas non plus les affres de la compétition puisqu'ils s'échangent gracieusement leurs chaises musicales au hasard de leurs rencontres de loisirs chics... Ils sont "blindés" surtout s'ils ont pris un abonnement au Fouquet's.
Pour en revenir aux "petites boîtes" je ne leur décerne aucun brevet de vertu : j'en connais suffisamment pour savoir qu'ils reproduisent à petite échelle tous les travers des grossiums. Là aussi, il y aurait du boulot pour moraliser. De PME en TPE, il y a toujours plus mal loti que "l'entrepreneur" : augmenter les salaires en fonction des bénefs ou ouvrir une cinquième boutique ? Devinez... Surtout qu'en plus il faut changer le 4*4 ! Bon ben, Coralie, désolée pour l'an prochain, mais tu auras ton diplôme, je ne peux pas te garder, je serais obligé de t'augmenter. Je "reprends" un contrat de qualif à ta place, c'est le contribuable qui paie les charges...ad lib.
Certifié 100% vécu.
Là-dessus, total respect à l'entrepreneur de bâtiment qui parle de "mes compagnons" et dont les "compagnons" vous disent en off qu'ils sont bien payés, qu'ils croulent sous les listes d'attente mais que la priorité du patron c'est leur formation... Ça se passe comme ça dans un secteur dont aucun ado ne fait son projet de vie. Et pourtant...
J'ai travaillé toute ma vie "dans le privé".
Certes dans de grands groupes.
Qui avaient tous des centaines de filiales et des milliers de "sous-traitants".
J'y ai rencontré des "gens" formidables.
Certes, en très petit nombre !
Votre propos rejoint celui de quelqu'un de très proche. Très petit nombre...