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Boycott d'Israël ? Oui ! Boycott culturel ? Aussi !

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Les artistes ont joué un rôle clé pour isoler le régime d'apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980, alors même que les gouvernements occidentaux poursuivaient leurs relations diplomatiques et économiques, dans une complicité criminelle. Aujourd'hui encore, il est trop tôt pour attendre de nos gouvernements de mettre Israël au ban des nations, ou même au banc des accusés ! Mais les artistes peuvent et doivent montrer la voie, suivis par les citoyens que nous sommes tous, pour qu'enfin cesse l'oppression du peuple palestinien.

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La campagne BDS.

 

Face à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l'Etat d'Israël, pour le forcer à respecter le droit international et les droits humains des Palestiniens, même les défenseurs d'Israël en sont réduits à demander : « Pourquoi ne boycotter que Israël et pas aussi les autres pays qui ne respectent pas non plus le droit international ? ». Au-delà de l'argument d'efficacité, la justification principale de cette stratégie (car le BDS est avant tout une stratégie) est qu'elle répond à un appel à la solidarité qui nous vient des Palestiniens eux-mêmes, depuis 2005[1] [1]. Ce sont eux qui, aujourd'hui, nous demandent de mettre en œuvre cette campagne, et qui en définissent les contours.

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Si BDS recueille un soutien populaire grandissant, c'est que l'opinion publique a fini par se lasser du « processus de paix » promis par nos dirigeants et jamais mis en place. Face à l'impuissance, si ce n'est à la collaboration active des gouvernements occidentaux dans la colonisation de la Palestine, la Campagne BDS[2] [2] est une initiative non-violente dont peuvent s'emparer toutes les personnes solidaires du peuple palestinien, chacune à sa façon, en tant que militants politiques, consommateurs, professeurs, artistes, sportifs ou autres. La popularité de cette approche résulte également de sa résonance avec le boycott contre l'apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980. Le succès historique de cette campagne est une source d'inspiration pour les Palestiniens qui espèrent voir une solidarité similaire se mettre en place dans le monde entier...

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Critiques du boycott culturel.

 

Certains voudraient voir la campagne BDS se limiter aux biens de consommation, et en exclure l'art et la culture. Examinons les arguments en faveur d'une telle position, qui sont souvent les mêmes dans les domaines culturels et universitaires. Ils relèvent de quelques préjugés pourtant régulièrement démentis par des faits aisément vérifiables : le premier d'entre eux est que ce type de boycott va nous couper des artistes et des universitaires israéliens, pourtant les plus progressistes de leur société. L'appel au boycott, tel que défini par les Palestiniens, ne concerne que les institutions de l'Etat israélien, pas les individus. La campagne BDS n'empêche donc pas les rencontres avec des artistes israéliens, en particulier s'ils sont progressistes, pour faire avancer nos causes communes. Néanmoins, contrairement aux idées reçues, ces artistes, universitaires et intellectuels israéliens progressistes sont peu nombreux et ostracisés par leurs collègues qui, dans leur écrasante majorité, font corps avec les politiques d'occupation, de colonisation et de discrimination de leur gouvernement. D'aucuns pourraient donc, au contraire, attendre des intellectuels, comme lors de la lutte contre l'apartheid sud-africain, d'être à l'avant-garde de la prise de conscience humaine et politique de la détresse palestinienne. Dans ce cas, la campagne de pression internationale devrait porter en premier lieu sur les artistes et universitaires israéliens, plutôt que de les laisser dans leurs tours d'ivoire.

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Un autre préjugé, qui dépasse le cadre moyen-oriental, affirme qu'on ne peut pas mélanger l'Art et la politique. Vraiment ? Les artistes israéliens ne sont-ils pas également des citoyens israéliens ? Leur art n'est-il pas influencé par la situation géopolitique et humaine dans laquelle ils se trouvent ? Et si ce n'est pas le cas, n'est-ce pas un luxe que la colonisation leur procure, mais qui est interdit aux artistes palestiniens ? Si l'on ne peut pas mélanger l'art et la politique alors pourquoi les artistes palestiniens sont-ils discriminés, en tant que Palestiniens, mais aussi en tant qu'artistes, avec moins d'accès aux ressources financières pour créer et diffuser leurs œuvres ? La culture est tellement politique que des artistes et intellectuels tels que Ghassan Kanafani ou Naji Al Ali furent assassinés par les services secrets israéliens, et que Annemarie Jacir, Cat Stevens ou Noam Chomsky se sont vus refuser le droit d'entrer en Israël.

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La culture comme arme de guerre.

 

L'art est tellement politique que l'Etat d'Israël l'utilise de plus en plus pour tenter de redorer son blason terni par le sang des 1400 Gazaouis massacrés en 2009 ou des 9 Turcs assassinés en 2010. Il finance profusion de festivals de littérature israélienne, d'évènements autour de l'anniversaire de Tel-Aviv, de tournées de troupes nationales de danse, etc. Cette campagne de marketing consiste à jeter de la poudre culturelle aux yeux du grand public, pour se donner une image positive, cultivée, moderne, « normale » en quelque sorte... Mais si Israël veut être traité comme un Etat « normal », il doit renoncer à l'impunité dont il bénéficie aujourd'hui. Tant que ce ne sera pas le cas, il sera montré du doigt, et aucun festival n'y changera quoi que ce soit.

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Mise en œuvre du boycott culturel.

 

L'appel palestinien définit très bien le cadre dans lequel le boycott culturel contre l'Etat israélien doit être mis en œuvre. Puisqu'il s'agit d'un boycott institutionnel, les Palestiniens ne nous demandent pas de boycotter des individus ou des groupes d'artistes en raison de leur nationalité israélienne. C'est donc, pour le moment, un boycott "doux", contrairement au boycott de l'Afrique du Sud qui s'étendait également aux artistes, à titre individuel. En second lieu, le boycott ne s'applique aux évènements culturels en dehors d'Israël que s'ils sont financés ou soutenus par une agence gouvernementale israélienne (ministère, ambassade, consulat...), ou explicitement sioniste (le Fond National Juif, ou KKL, par exemple).

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Les artistes.

 

A titre individuel, un artiste peut simplement refuser de se produire en Israël, mais c'est à titre collectif que le boycott prend tout son sens politique : lorsque cette décision est rendue publique et qu'elle s'accompagne d'autres initiatives semblables. Depuis les bombardements sur Gaza, ce mouvement prend une ampleur considérable et il n'est pas une semaine sans qu'on apprenne qu'un artiste de premier plan annule un voyage prévu en Israël, profitant parfois de l'occasion pour écrire de véritables pamphlets dénonçant les conditions dans lesquelles vivent les Palestiniens. Rien que pour l'année 2010, les acteurs Meg Ryan et Dustin Hoffman, le metteur en scène Mike Leigh[3] [3], les écrivains Henning Mankell, Iain Banks[4] [4] et Alice Walker[5] [5], les musiciens Carlos Santana, Devendra Banhart[6] [6], Tommy Sands, Elvis Costello[7] [7], Gil Scott-Heron, Annie Lennox[8] [8] et les groupes The Klaxons, Gorillaz, The Pixies, Leftfield, Faithless[9] [9], Tindersticks et Massive Attack[10] [10] ont renoncé à se rendre en Israël !

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Plus de 500 artistes montréalais[11] [11] réunis dans la première des organisations « Artists Against Apartheid », plus de 150 artistes irlandais[12] [12] et une centaine d'intellectuels norvégiens[13] [13] se sont également engagés par écrit à boycotter Israël. Ils rejoignent ainsi des cinéastes (Ken Loach, Jean-Luc Godard...), des musiciens (Roger Waters, Brian Eno, Gilles Vigneault, Lhasa...), ou des écrivains de tous les pays (l'Uruguayen Eduardo Galeano, l'Indienne Arundhati Roy, le Sud-africain Andre Brink, la Canadienne Naomi Klein, le Brésilien Augusto Boal, l'Italien Vincenzo Consolo, l'Anglais John Berger, les Américaines Adrienne Rich, Sarah Schulman ou Judith Butler...).

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Les citoyens.

 

Pour ce qui est des évènements qui se déroulent en Israël, les militants ou les citoyens peuvent tenter de convaincre les artistes ressortissants de leurs pays de ne pas y participer et, si possible, de rendre leur décision publique. Dans le cas de Leonard Cohen, les nombreux courriers envoyés n'avaient pas réussi à lui faire annuler sa tournée en Israël en 2009, mais elles ont convaincu Amnesty International qui avait, au départ, prévu de s'associer à ces concerts, de se retirer de cette farce pseudo humanitaire et indirectement pro-gouvernementale[14] [14].

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Pour ce qui est des évènements qui se déroulent dans le reste du monde, le boycott doit s'attaquer à la stratégie israélienne de tentative d'amélioration de son image de marque internationale (le « rebranding »). Un festival de cinéma fera-t-il oublier les massacres et le blocus de Gaza ? Une exposition de peinture blanchira-t-elle l'assaut meurtrier de la Flottille de la Liberté ? La décision de participer ou de ne pas participer à ces manifestations culturelles revêt désormais un sens politique, car elle est identifiée comme un soutien ou comme une dénonciation de l'Etat d'Israël et de sa politique d'oppression. A titre individuel, le spectateur responsable refusera donc d'y collaborer ! A titre collectif, le citoyen responsable tentera d'élargir le soutien à la campagne de boycott, en revendiquant sa position, voire en la publiant. Le but de la campagne BDS n'est-il pas aussi de reprendre la parole dans les médias ? De parler de la Palestine et, qui plus est, d'en parler avec nos termes ?

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Boycott de l'intérieur[15] [15]

Michel Warschawski, infatigable militant israélien pour les droits des palestiniensMichel Warschawski, infatigable militant israélien pour les droits des palestiniens

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Si certains en France pensent que le boycott devrait se limiter aux produits de consommation et ne pas s'étendre à l'art, à l'éducation et à la culture, en Israël, paradoxalement, c'est le contraire qui se produit. Alors que seul un petit groupe d'Israéliens est convaincu par le boycott économique, une coalition beaucoup plus large, de 150 personnalités, universitaires, écrivains, artistes et acteurs israéliens a signé l'été dernier une pétition appelant à boycotter les manifestations culturelles et universitaires dans les colonies des territoires occupés depuis 1967[16] [16]. Aux côtés d'intellectuels connus pour leur engagement contre l'occupation, tels Niv Gordon, Gideon Levy ou Shlomo Sand, on trouve des personnalités généralement plus discrètes comme l'historien Zeev Sternhell ou les célèbres écrivains David Grossman, A.B. Yehoshua et Amos Oz. Tandis qu'ils étaient sévèrement critiqués par le gouvernement israélien, ces personnalités israéliennes ont reçu une lettre de soutien de 150 autres artistes[17] [17], principalement américains et anglais, dont Vanessa Redgrave, Cynthia Nixon ou Tony Kushner. Au-delà de ce coup d'éclat récent, les Palestiniens en appellent aux artistes israéliens progressistes de ne pas participer à des évènements culturels, festivals ou expositions financés par le gouvernement israélien. Certains, tel le cinéaste Eyal Sivan, le musicien Gilad Atzmon, l'éditrice Yaël Lerer ou l'écrivain Aharon Shabtai, se conforment à cet engagement moral.

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Si nous dénonçons les discriminations que subissent les Palestiniens et, singulièrement, les artistes palestiniens, notre rôle est aussi de lutter contre cette discrimination. Car la politique israélienne, au-delà d'un simple favoritisme budgétaire, tente d'éteindre la résistance palestinienne en niant sa culture. Dans un contexte d'occupation coloniale, l'art palestinien contemporain est éminemment influencé par la situation politique. L'art palestinien est politique, et comment pourrait-il en être autrement ? La poésie de Mahmoud Darwish est politique, les écrits d'Edward Saïd ou de Ghassan Kanafani sont politiques, l'art plastique d'Emily Jacir est politique, les films de Michel Khleifi sont politiques, etc. A travers l'art de ces femmes et de ces hommes, ce sont l'histoire, la vie, les revendications et les souffrances des Palestiniens qu'on apprend à mieux connaître. A travers la musique « classique » de Rim Banna, du Trio Joubran ou de Kamilya Jubran, autant qu'à travers le rap de DAM, Ramallah Underground ou Shadia Mansour, c'est une culture vivante qui s'exprime et qui tente de nous transmettre une vérité qu'on ne lit pas dans les journaux. Au-delà du boycott des institutions culturelles israéliennes, il est donc également important d'écouter ce que les artistes palestiniens ont à nous dire...

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Conclusion.

 

Rappelons que le droit international exige de l'Etat israélien qu'il mette fin à l'occupation des terres arabes et au blocus de Gaza, qu'il démantèle le Mur de séparation, qu'il cesse toute discrimination basée sur l'origine ethnique ou religieuse et qu'il respecte le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs villages.

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On aurait souhaité que « les deux parties » négocient une paix juste, mais l'histoire démontre que le dominant ne cède jamais de bon cœur aux exigences, même légitimes, du dominé. Pour que le colonisateur cesse de coloniser, il faut que le prix que lui coûte la colonisation soit plus élevé que celui qu'elle lui rapporte. Ce « prix » aujourd'hui ne se mesure pas en vies humaines, ni même en monnaie sonnante et trébuchante. Le prix que nous tentons de faire payer à l'Etat d'Israël est celui de sa réputation, en le montrant du doigt. La pression exercée par le boycott en général, et le boycott culturel en particulier, ne vise pas à ruiner les Israéliens, ni même à les priver de tout accès à la culture, elle ne vise qu'à rétablir la justice. La campagne BDS cessera lorsqu'Israël respectera, au minimum, les résolutions de l'ONU et de la Cour Internationale de Justice.

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Les artistes ont joué un rôle clé pour isoler le régime d'apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980, alors même que les gouvernements occidentaux poursuivaient leurs relations diplomatiques et économiques, dans une complicité criminelle. Aujourd'hui encore, il est trop tôt pour attendre de nos gouvernements de mettre Israël au ban des nations, ou même au banc des accusés ! Mais les artistes peuvent et doivent montrer la voie, suivis par les citoyens que nous sommes tous, pour qu'enfin cesse l'oppression du peuple palestinien.

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Publié initialement sur le site de Contretemps (http://www.contretemps.eu)

 


[1] [18] Appel des Palestiniens au BDS contre Israël : http://bdsmovement.net/?q=node/52#French [19]

[2] [20] Relais français de la campagne BDS internationale : http://www.bdsfrance.org/ [21]

[3] [22] Déclaration de Mike Leigh :

http://artsbeat.blogs.nytimes.com/2010/10/18/war-of-words-after-mike-leigh-cancels-israeli-trip/?ref=movies [23]

[4] [24] Déclaration de Iain Banks :

http://www.guardian.co.uk/world/2010/jun/03/boycott-israel-iain-banks [25]

[5] [26] Déclaration de Alice Walker : http://electronicintifada.net/v2/article11319.shtml [27]

[6] [28] Déclarations de Devendra Banhart et de Tommy Sands :

http://english.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=8365&Itemid=56 [29]

[7] [30] Déclaration d'Elvis Costello :

http://www.elviscostello.com/news/it-is-after-considerable-contemplation/44 [31]

[8] [32] Déclaration d'Annie Lennox :

http://www.haaretz.com/culture/annie-lennox-i-have-no-interest-in-going-to-israel-1.318380?localLinksEnabled=false [33]

[9] [34] Déclaration de Maxi Jazz, de Faithless : http://www.maxijazz.co.uk/Welcome.htm [35]

[10] [36] Déclaration de Robert Del Naja, de Massive Attack :

http://www.newstatesman.com/music/2010/09/israel-interview-boycott-naja [37]

[11] [38] 500 artistes montréalais contre l'apartheid israélien : http://www.tadamon.ca/post/5824 [39]

[12] [40] 150 artistes irlandais s'engagent à boycotter Israël : http://www.ipsc.ie/pledge/ [41]

[13] [42] 100 intellectuels norvégiens : http://akulbi.net/ [43]

[14] [44] Déclaration d'Amnesty International à propos de la tournée de Leonard Cohen :

http://www.france-palestine.org/article12450.html [45]

[15] [46] Relais israélien de la campagne de boycott : http://boycottisrael.info/ [47]

[16] [48] 150 artistes israéliens boycottent les colonies israéliennes :

http://www.haaretz.com/print-edition/news/150-academics-artists-back-actors-boycott-of-settlement-arts-center-1.311149 [49]

[17] [50] 150 artistes américains et anglais soutiennent les 150 artistes israéliens :

http://jvp.org/campaigns/making-history-support-israeli-artists-who-say-no-normalizing-settlements-4 [51]

 

 

 

Tous les commentaires

18/01/2011, 21:45 | Par Velveth

Et n'oublions pas le site de l'opération internationale BDS:

http://www.bdsfrance.org/

19/01/2011, 11:09 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de Velveth le 18/01/2011 à 21:45

Je trouve qu'il serait fort intéressant d'avoir l'avis d'Eric Rochant, réalisateur, entre autres, des "Patriotes". Un des films les plus lucides et courageux sur ces thèmes vus depuis la France, par une équipe de culture Juive.

Il me semble que les questions qu'ils pose ne sont pas loin de celles de ce billet très fouillé. Je recommande.

18/01/2011, 22:32 | Par netmamou

Alors qu'Israël bombardait Gaza, l'UE a signé un accord da partenariat commercial renforcé.

"La coopération UE-Israël prévoit pour la première fois un volet d'aide financière, Israël devant recevoir au cours des sept prochaines années 14 millions d'euros au titre de la coopération financière de la Communauté européenne."

Celà date de 2007
http://eeas.europa.eu/israel/index_fr.htm

 

 

 

 

19/01/2011, 11:56 | Par Velveth en réponse au commentaire de netmamou le 18/01/2011 à 22:32

C'est pour cette raison que les citoyens doivent agir sans attendre de gestes des gouvernements.

19/01/2011, 01:57 | Par Bernard Colin

Right Velveth

Les objectifs:

- Délivrance urgente du passeport de l'UE, à tout palestinien qui en fait la demande.

- Intégration rapide des territoires palestiniens à l'UE.

Ce serait la moindre des choses, eu égard à notre responsabilité dans l'occupation de la palestine et la création du nécessaire Etat d'Israël.

En attendant:

- Boycott et critique vigilante, des acteurs et défenseurs de la politique, et des institutions israëliennes.

- Soutien renforcé des israëliens défenseurs des droits palestiniens, condition de la paix au proche orient.

19/01/2011, 11:53 | Par Velveth en réponse au commentaire de Bernard Colin le 19/01/2011 à 01:57

Ce sont de bonnes idées.

19/01/2011, 00:45 | Par amel belhadj

 

Lu et recommandé.

 

19/01/2011, 11:55 | Par Velveth en réponse au commentaire de amel belhadj le 19/01/2011 à 00:45

Merci.

19/01/2011, 06:10 | Par ceinna coll

Idem, lu et recommandé.

Respect pour le peuple palestinien.

19/01/2011, 10:58 | Par fxavier

Le mot d'ordre de: boycott culturel collectif d'israêl est une énorme sottise parce qu'il relève d'une méconnaissance totale du fonctionnement de la culture en Israël où il y a une liberté d'expression, jusqu'à présent incomparable. Il suffit de jeter un simple coup d'oeil sur la production cinématographique!

Pour ma part je connais assez bien la production théâtrale où Hanok Lewin tient une place éminente. Certes lors d'un congrès sur Kanok Lewin, j'ai pu me rendre compte qu'il existait une certaine préférence pour les artistes juif israélien, mais de là à parler d'une discrimination comparable à celle d'Afrique du Sud est une IMBECILITE!

Que certains artistes refusent de se produire en Israël, c'est leur affaire personnelle, mais de là à boycotter la création artistique israélienne il y a le fossé d'une analyse politique idiote dont Warschawski, le grand déçu de ces derniers mois semble se faire le porte parole.
En faisant dans sa tournée en France, l'amer constat que depuis 2009 Israël est devenu un Etat fasciste, après nous avoir vanté et mis ses espoirs dans la démocratie Israélienne, il y manque son "acte de contrition" et surtout une analyse politique de la nature même de l'Etat hébreu dont certaines personnalités comme ISRAËL SHAHAK, LEIBOWITZ.. nous avaient donnés la CLE(Pour ceux que cela intéresse, je les invite à faire un tour sur mon blog)

cf JUDAÏSME et SIONISME

Ce "Monsieur" a quand même mis plus de quarante ans pour constater qu'entre les dirigeants israéliens c'est "blanc bonnet , bonnet blanc" et que chaque dirigeant en place, même Rabin, était porteur du PROJET SIONISTE, celui du GRAND ISRAËL!

Je ne mets pas en cause les "bonnes intentions" de Michel Warschawski, mais je sais que: "L'Enfer est pavé de bonnes intentions", de ce fait en toute bonne conscience, il a participé à l'accélération l'extension d'Israël initiée par RABIN avec la signature des ACCORDS d'OSLO

 

Le seul mot d'ordre juste c'est :OUI AU BOYCOTT ECONOMIQUE d'ISRAËL

19/01/2011, 15:17 | Par Velveth en réponse au commentaire de fxavier le 19/01/2011 à 10:58

Tout ce qui n'est pas siglé fxavier est bien entendu une sottise...

19/01/2011, 15:17 | Par Velveth

fxavier sait mieux que les palestiniens ce qui est bon pour les palestiniens !

20/01/2011, 09:47 | Par fxavier en réponse au commentaire de Velveth le 19/01/2011 à 15:17

T'es vraiment gonflé!

Depuis plus de quanrante ans j'ai toujours soutenu les palestiniens dans leur ensemble, et ne me suis à aucun moment mis à leur place; ce qui n'est pas le cas de tous ceux qui ont adhéré aux "ACCORDS d'OSLO" un acte de trahison et de capitulation dont ont voit aujourd'hui les piteux résultats!

 

Warschawski, en fait un constat amer, alors que pendant des années avec le Matzpen ils se voulaient être des "éclaireur" et éviter aux palestiniens de s'engager dans une lutte de libération nationale

D'ailleurs Maxime Rodinson, sur la fin de sa vie, s'était engagé sur cette voie, dans la réédition de son bouquin: "L'histoire du peuple juif"

 

Quand le peuple palestinien avait choisi le HAMAS pour le représenter, vous avez fait la grimace et continuer à soutenir l'A.P et les négociations de paix.

Ce qui avait été l'objet de mon "Adresse à Warschawski" qui vous avait tant indignée!

 

Je me permets de vous rappeler que Warschawski s'est aligné sur mes positions politiques, et il faudra donc faire un petit effort pour négocier le virage!

 

Je vous serais bien obligé de réfléchir et de lire ce que j'écris avant d'éructer quelques formules creuses sur mon compte

20/01/2011, 10:43 | Par Velveth en réponse au commentaire de fxavier le 20/01/2011 à 09:47

fxavier, unique phare strasbourgeois pour les palestiniens et tous les militants des droits du peuple palestinien.

24/01/2011, 17:03 | Par fxavier en réponse au commentaire de Velveth le 20/01/2011 à 10:43

Je n'ai pas tes prétentions imbéciles, il serait temps que tous cesmilitants pour la paix prennent conscience du DESASTRE auquel, en toute bonne conscience ilsont participé

24/01/2011, 22:37 | Par Bernard Colin en réponse au commentaire de fxavier le 24/01/2011 à 17:03

développe

19/01/2011, 15:23 | Par Raphael JORNET

Tu sais si Guigou recommande le boycott des armes françaises à Israël, dont la France est le premier fournisseur ??

boycotter le saucisson casher, la belle affaire...!!

c'est fort la politique.

Même Vanessa paradis ne va plus chanter à Tel Aviv. Ça va chier !

19/01/2011, 15:43 | Par Velveth en réponse au commentaire de Raphael JORNET le 19/01/2011 à 15:23

Il semble que Jo le taxi n'était pas libre...

Pour Guigou, attention , c'est du lourd.

On apprend que boycotter est un acte politique.

Heureusement que nous avons des intellectuel(le)s de ce niveau.

On n'y comprendrait rien sans eux (elles).

19/01/2011, 15:31 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de Raphael JORNET le 19/01/2011 à 15:23

Ca ce serait plutôt un cadeau qu'on leur fait... Si on leur envoyait Carla, plutôt ?

Ah, oui, mais il faudrait qu'elle leur vende des Rafale, les Kfir commencent à rouiller... Un récital Carla-MAM ?

19/01/2011, 15:34 | Par Velveth en réponse au commentaire de Erreur 403 le 19/01/2011 à 15:31

Il semble bien que MAM qui a été soliste du choeur de l'école Sainte Thérèse de l'enfant Jésus ferait trop d'ombre à Carla !

19/01/2011, 15:47 | Par Raphael JORNET en réponse au commentaire de Velveth le 19/01/2011 à 15:34

c'est normal: elle a de gros poumons !

19/01/2011, 20:16 | Par sokolo

J'ai toujours boycotté les produits venant de ce pays. je continuerai à le faire, même s'ils se cachent avec les étiquettes. Ne pas oublier qu'Israël a été le dernier pays à soutenir l'Afrique du Sud raciste.

Et le foot, vous y avez pensé? Leurs joueurs viennent en Europe disputer je ne sais quoi... En Israël, beaucoup se croient européens. Curieux, non?

20/01/2011, 10:48 | Par Velveth en réponse au commentaire de sokolo le 19/01/2011 à 20:16

+ 1

Pour le foot, j'ai lu des déclarations prometteuses de Platini à ce sujet lorsqu'Israël a empêché l'équipe de foot palestinienne de voyager.

20/01/2011, 01:55 | Par Bernard Colin

Bon, ça ne va pas, là. Mon billet sur la philosophie des rosiers fait 120 posts. Et celui-ci 20.

Et si Hessel est censuré pour un conférence à Normale Sup sur la palestine, presque personne en parle.

Bordel, c'est quoi ce club ?

20/01/2011, 10:45 | Par Velveth en réponse au commentaire de Bernard Colin le 20/01/2011 à 01:55

Tu sais, les médias parlent bien de jasmin à propos de la révolution tunisienne...

Appellation marketing rejetée par la rue tunisienne.

20/01/2011, 11:04 | Par maus KNOCKOUT

bonjour Velveth

je ne m'attarde pas, juste pour vous dire MERCI

d'avoir écrit ce billet "boycott culturel aussi"

et d'avoir publié le texte de "contretemps".
et merci la littérature, aussi, et Félicie, aussi.

 

20/01/2011, 11:14 | Par Velveth en réponse au commentaire de maus KNOCKOUT le 20/01/2011 à 11:04

Bonjour maus.

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