Thématiques du blog
Sans-papiers: Quotas d’expulsion, quotas de délits de solidarité, fichage, appels à la délation...ASSEZ !
.
Des enfants arrêtés... Des bébés en centre de rétention... Des familles et des couples séparés... Des lycéens et des étudiants forcés d'arrêter leurs études... Des malades privés de soins... Des exilés pourchassés... Des travailleurs qui cotisent et n'ont aucun droits sociaux... Une main-d'oeuvre immigrée maintenue volontairement dans la précarité...
.
Quotas d'expulsion, quotas de délits de solidarité, fichage, appels à la délation, traitement arbitraire et suspicion à tous les niveaux de l'administration, contrôles au faciès, enfermement, morts en fourgon, décès aux postes de police...
Les politiques d'immigration française et européenne désignent les étrangers comme une menace. Elles orientent nos sociétés vers une xénophobie d'Etat. Sous couvert de défendre une prétendue identité nationale, elles incitent au racisme et au repli communautaire.
.
Elles sont utilisées pour aggraver les régressions sociales dirigées contre toutes et tous.
.
L'instrumentalisation politique des questions d'immigration entraîne nos pays sur des pentes dangereuses. La France ne respecte pas ses engagements comme signataire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, de la Convention européenne des droits de l'homme, de la Convention internationale des droits de l'enfant, des textes qui défendent et protègent le droit de toutes et tous.
.
Nous n'acceptons pas les politiques commises en notre nom ! Nous voulons l'égalité des droits ! Pour une politique de l'immigration respectueuse des droits fondamentaux.
A l'appel de 60 organisations
MANIFESTATION
DIMANCHE 29 NOVEMBRE 2009 à PARIS
de la place Edmond Rostand (métro Luxembourg) au ministère de l'immigration.
Premiers signataires: Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie - ALIF - Alternative Libertaire - Association des Marocains en France - Association de défense des droits de l'homme au Maroc - Association solidarité familles roumaines et roms Massy et Palaiseau - ATMF - ATTAC - Autremonde - Bondy autrement - Coordination des associations des Sénégalais de l'extérieur - CEDETIM - CGT - CIMADE - Collectif Gauche antilibérale unie - Collectif Haïti de France - Collectifs des sans-papiers turcs et kurdes - Collectif de soutien des exilés de Paris - COPAF - Coordination 93 de luttes des sans-papiers - CSP75 - C'Sur Calais - Démocratie Togo - DIDF (Travailleurs et jeunes de Turquie) - Droits devant !! - Femmes de la Terre - Femmes Egalité - Fondation Frantz Fanon - FSU - FTCR - Gisti - La Gauche Cactus - LDH - les Alternatifs - les Verts - LO - MRAP - NPA - 9ème collectif de sans-papiers - Parti de Gauche - PCF - PCOF - Réseau pour l'autonomie des femmes immigrées et réfugiées - Rassemblement de la Diaspora Africaine - RESF - Réseau chrétien Immigrés - Syndicat des avocats de France - Salam (Nord Pas-de-Calais) - Syndicat de la magistrature - SUD Education - Terre d'errance (Pas-de-Calais) - UNEF - Union des associations latino-américaines en France - Union syndicale de la psychiatrie - Union syndicale Solidaires / SUD...


Tous les commentaires
Velveth,
Comme cet appel à manifester est faible (peu offensif, peu politique), dans les termes ; comme l'Etat est fort, dans les actes. Car si "pentes dangereuses" il y a, tous ceux qui raisonnent ainsi, donc en termes de "pentes", se laissent, par l'Etat, comme déjà glisser en bas. Qu'en pensez-vous ?
Velveth,
(2). Pour le dire autrement : Trop d'associations bienveillantes (d'emblée, il y a les "bébés" : La fibre affectivo-humaniste est un peu trop visible...) pour que cet appel (qui ratisse large) soit politique.
Cher hêtre,
Pour m'être occupé bien souvent de la rédaction "collective" d'appels de cette nature, il est évident qu'ils n'ont pas un caractère "révolutionnaire" du fait des compromis nécessaires pour satisfaire des positions diverses.
L'important n'est-il pas de réunir le max d'orgas et assos et que chacune y aille avec ses mots d'ordre ?
Velvath,
Non. L'important n'est pas là. L'important, ce sont les mots d'ordre. La justesse des mots d'ordre. Même s'il doit n'y avoir que deux personnes pour être convaincues de leur justesse. Et s'il n'y a que deux personnes, tant pis, il n'y a pas de manifestation. C'est que la manifestation n'est pas possible. C'est clair. C'est net. C'est cruel. Mais c'est juste. Encore juste. Sans mots d'ordre qui puissent être portés haut et fort, on peut avoir des milliers et des milliers de gens. Cela s'appelle un concert de rock ou un match de foot.
Voir ma réponse plus bas dans le fil.
Velveth,
Veuillez m'excuser pour la ci-dessus bizarrerie, que je ne puis maintenant (techniquement) effacer. "Velveth" devenant "Velvath"... Von Horvath ?
Velveth suffira même avec des fautes de frappe - dont je suis aussi coutumier.
Velveth,
Ce n'est pas une raison. Cela dit, "Velveth suffira" me plaît bien.
Je dénonce, tu dénonces, il dénonce, nous dénonçons,...c'est facile
je propose,tu proposes, il propose, quoi au juste c'est pas simple..
J'impose, tu imposes, il impose,nous imposons, c'est plus simple on appelle cela selon l'humeur fascisme, action révolutionnaire . L'histoire montre malheureusement que ça se termine mal...
Que vient faire ici ce conseil digne des maîtres des forges ?
Vous devez être au PS pour sortir de telles énormités face à la situation des sans papiers !
christian paultre,
Spécialiste de la mollesse.
Ce n'est plus de la mollesse, c'est de l'abandon de tout principe.
Par contre, désolé, mais les sans papiers (j'en sais qq chose) n'ont pas besoin d'être davantage marginalisés par des actions minorisantes.
D'où la nécessité absolue des compromis pour les textes unitaires.
Velveth,
Je sais quelque chose aussi. Peut-être pas exactement la même chose que vous. Toute action, si elle est portée haut et fort par des principes ou des mots d'ordre, ne "minorise" que ceux qui n'y participent pas. Depuis combien de temps les "compromis" permettent-ils aux gouvernements français de faire la chasse aux sans-papiers ?
Velveth,
Le PS est mort. Ceux qui y "militent" encore vont-ils tout à fait bien ?
Je connais qqs militant(e)s PS qui méritent que l'on ne les confonde pas avec DSK ou Terra Nova.
Velveth,
DSK va très bien, lui. Le PS est mort. Il se débrouille autrement. Ces "militant(e)s PS qui méritent que l'on ne les confonde pas avec DSK ou Terra Nova" vont-ils bien, eux ?
le PS est responsable de tous les maux de la société. Refondez la gauche c'est tuer le PS
Même avec des propos injurieux vous ne ferez que servir la droite qui se sert de vous commme naguère Tonton s'était servi du FN.
Pour les sans papiers que cela vous plaise ou non il y a deux milliards de sans papier. La façon dont le pouvoir actuel traite les gens avec ou sans papiers est indigne, la façon dont les employeurs prennent en otage les travailleurs avec ou sans papiers est indigne.
Faire avancer la société avec plus de dignité , plus de respect, c'est le projet des maîtres de forge, il faudrait le leur demander et cesser ces carricatures puériles.
Oui, comme sous Jospin !
Quelle dignité.
En outre, je ne confonds absolument pas des militant(e)s socialistes honnêtes avec les dirigeants du FMI et de l'OMC...
@ Velveth l'allié objectif de Sarkozy
Vos attaques systématiques du PS montre que vous "êtes dans le rôle des idiots utiles au NPA "...utile à la droite .
Au fait comment marche la mendicité au NPA pour les 200 000 euros?
Je vois que vous n'avez toujours rien compris au sens des termes "idiot utile".
Pour vous, inutile suffira.
Coucou Beurk Beurk,
Toujours à fond?
A qui s'adresse des Beurk ?
Beurk Beurk est le surnom de celui qui vient dégueuler sur le NPA à tout bout de champ. Je vous invite à l'utiliser aussi. Ca lui va bien.
C'est vrai !
Ca m'étonnait que l'on ne voit pas un de ses commentaires (alcyme) toujours aussi intéressants...
Si j'ai un moment, je ferais une compilation spéciale des commentaires de cet individu, ca serait très instructif !!
Excellente initiative. En effet, constituer un front de soutien aux immigrés, souvent ouvriers, souvent sans papiers, est une urgence. Ce front n'existe pas encore de façon suffisamment forte. Cette initiative va vers la construction d'un tel front.
Ce qui n'empêche personne d'y participer tout en le critiquant , en détestant l'expression de "politique de l'immigration" qui conclut ce texte (pour ma part, je trouve que c'est un langage de bureaucrates/technocrates).
Pourvu que nous soyons nombreux à soutenir ceux qui sont l'objet d'attaques des Sarkozy et Besson et Hortefeux et de toute l'UMP et FN, et qui ne sauraient rien attendre des gestionnaires du PS (de sa direction, de ses directions) exténué à recopier les propositions sécuritaires de la droite du PS, en y ajoutant un petit bémol.
Franchement Velveth je suis d'accord avec vous sur tout, bien plus que vous ne le croyez mais j'ai un point de divergence sérieux, je ne crois pas aux bienfaits de la révolution.
Croyez vous sérieusement que "la révolution" soit mon idée fixe, en ces temps de reculs généralisés sur les plans démocratiques, sociaux et avec l'urgence écologique?
Je suis partisan d'une gauche radicale, sans compromis avec le néo-libéralisme.
En ce sens, je suis anticapitaliste et partisan d'une société éco-socialiste.
Elle n'est pas pour demain matin et il y a fort longtemps que de profonds doutes m'ont assaillis sur un éventuel "grand soir"...
pascal b,
Les mots comptent. Les mots d'ordre comptent. La faiblesse des mots dit la faiblesse des actions. Un "front" auquel "participer tout en le critiquant" ? Que ce "front" est déjà faible... Comme, déjà, il n'est pas dans l'idée d'un combat à mener contre un adversaire dont les forces sont très constituées...
hêtre,
Les mots comptent, oui. Les mots ont une histoire dfférente chez chaque personne.
C'est pourquoi je préfère les regroupements d'activistes aux regroupements de "gens".
C'est pourquoi je peux signer un texte sans en être l'auteur, sans en partager tous les mots, parce qu'à ce moment, ce texte m'apparait utile, son apparition est utile. Combattre la xénophobie n'est pas facile, combattre le mépris des ouvriers n'est pas facile.
Dire qu'un front sera "faible" ou fort ne va pas de soi. Je parie sur l'utilité de ce front-ci.
Il y a un temps pour l'action politique, et c'est après coup qu'on peut dire ce fut utile ou non. Les mots résonnent, se répètent, donnent des variantes inattendues(ou non), puis c'est le temps de comprendre.
pascal b,
Je suis de votre avis : "Combattre la xénophobie n'est pas facile (...)" C'est pourquoi il importe d'être conceptuellement bien armé. Je crois qu'un véritable combat ne peut être mené que solidement charpenté par l'invention de concepts adaptés aux situations. C'est un vrai travail. Sérieux, difficile, exigeant.
hêtre,
Certes, il faut être exigeant, ne pas céder aux facilités de la compassion.
Mais je ne crois pas qu'il y ait des phrases inouïes qui viennent ébranler le monde et expliquer des révolutions par une causalité linéaire comme le propose Badiou.
Alors, il faut tenter des formulations, des raisonnements, des thèses qui peuvent être éventuellement d'un abord difficile. Et aussi, tenter des actions collectives, ou l'on se mélange à d'autres groupes, à d'autres manières de penser.
Ce texte n'est pas l'alpha et l'omega d'une lutte collective en défense des immigrés. Il peut en être un moment important.
Un autre exemple. Je défends la nécessité de prendre au sérieux les textes actuels issus des mouvances libertaires, pour une réflexion à nouveaux frais sur l'Etat, sur la violence étatique. Sur un impensé où ces groupes viennent proposer à une partie de la jeunesse une réponse que je pense réfutable; mais cela nécessite de discuter avec eux eux.
Et aussi: je suis favorable à une liste unitaire de la gauche de gauche aux prochaines élections.
Je peux apparaitre dans le premier cas gauchiste, dans le deuxième cas opportuniste droitier. Je soutiens n'être ni l'un ni l'autre. Et je pourrais argumenter.
Et je soutiens que ma relation au discours politique est soutenue par une recherche d'une vérité. Et bien sûr, cela ne concerne pas que moi.
pascal b,
Vos propos sont très honorables. Je ne donne pas de bons points. Je tenais juste à souligner ce que sont vos propos, pour moi. En ce qui concerne les élections, je n'y crois plus depuis longtemps. Les élections ne font que retarder toute véritable politique d'émancipation. Elles sont un leurre. L'Etat fait la guerre aux gens et leur propose, au moment des élections, de choisir comment la guerre leur sera faite. Quel choix !
christian paultre,
Spécialiste de la mollesse.
— Il est d'accord avec Velveth, mais il n'est pas d'accord avec Velveth.
— Tellement peur de se fâcher avec Velveth...
— Pour le PS, il est parfait.
Allons, allons.
Débattons tranquillement.
Velveth,
"Tranquillement" ? Cela me rappelle tellement Mitterrand l'Oncle... Quant au débat... Voyez mon billet : "Non au débat, oui à la politique (ou comment un non va toujours avec un oui)".
@Hetre,
La solitude semble vous convenir si bien.
@Velveth
Juste combat mais est ce une raison pour combattre les autres initiatives?
@Christian Paultre,
Qui parle de révolution?
Cher PVP,
Je ne combats aucune initiative.
J'ai donné un avis - personnel, non représentatif du NPA ! - sur "la journée sans immigré" qui me paraît dénuée de tout sens des réalités.
C'est tout. Pas plus. Pas moins.
Le Père Vert Pépère,
Je ne suis pas certain qu'il s'agisse là d'une solitude... Disons, une traversée du désert. Juste une traversée. Qui ne m'ennuie pas. Aucune tristesse là-dedans. Plutôt de l'enthousiasme (je sais, j'ai l'enthousiasme discret). Mais si c'est une solitude, selon vos critères, un peu flous, elle me semble préférable à la vôtre.
Ce sont les possibilités, à court ou moyen termes, de "changer ce monde" (pour parler vite) qui traversent un désert.
Cela n'implique aucune solitude individuelle.
.
Il est important d'échanger (pas seulement sur Internet !), de débattre, d'inventer.
Je ne parle pas là des interminables discours et billets creux sur les petitesses internes au PS ou sur la dernière recrue d'EE qui minent, par leur couverture excessive, le club - voire les articles - de Médiapart et la couverture des autres supports dits d'information.
.
Libéralisme, capitalisme sont mis à mal dans l'opinion mais les tragédies du XXème siècle ont durablement écarté les idées émancipatrices par le terrible sort que le stalinisme a fait du beau mot de communisme.
.
Il faut néanmoins réagir, agir. Ensemble. Au-delà des divergences, fruits, souvent, de traditions politiques en déshérence.
Velveth,
Oui, le "beau mot de communisme." Mais quel communisme ?
Vaste question !
A plusieurs réponses qui ne peuvent se contenter d'un vague commentaire.
Velveth,
Pas si vaste. Déjà : Un communisme sans parti.
En marge de cette discussion sur les appels unitaires et larges, ou restreints et "justes" :
je m'interroge sur un communisme avec ligne juste.
Qui décide de la justesse d'une ligne ?
Dans quel rôle sont mis ceux qui n'ont qu'à la reconnaître, qu'à la suivre ?
Comment une société future et communiste pourrait-elle concilier ligne juste (unique ?) et parole de chacun ?
Je crains qu'à cette question comme à la précédente, il soit hasardeux d'apporter une réponse ou une définition en qqs lignes.
Je récuse le terme "juste" qui, évidemment, induit qu'il n'y aurait qu'une vérité, qu'une "justesse".
Le totalitarisme stalinien nous a appris à nous méfier de toute formule condensée - comme, d'ailleurs, Marx lui-même s'en méfiait.
Je préfère très largement utiliser la formule d'éco-socialisme libertaire que celle de communisme.
Rappelons que Marx et Engels (qui n'ont pas écrit de bibles) utilisaient indistinctement les termes "socialisme" et "communisme" pour définir une société dans laquelle le profit ne primerait pas sur la vie et la "nature" (oui, cette préoccupation était présente).
Depuis, maints "travailleurs intellectuels" ont produit des oeuvres majeures sur la visée d'une société socialiste du XXIème siècle. Je n'en citerai que deux: Zizek et Bensaïd. Ce sont les "plus abordables".
Un grand débat pluraliste sur "CommunismeS" aura lieu, début janvier, organisé par la Société Louise Michel à Paris VIII avec de prestigieux intervenants.
Il est préférable de réserver sa place !
Fantie B.,
Ce sont les principes qui décident de la justesse d'une politique. On est d'accord ou n'est pas d'accord avec les principes. Si on est d'accord, on est militant. Sinon, on fait autre chose. Petite parenthèse : Il n'y a rien de déshonorant à faire autre chose, pour peu que ce ne soit pas contre les gens.
"Qui décide de la justesse d'une ligne ?" Ceux qui font de la politique décident eux-mêmes de ce qui leur paraît juste en fonction des principes qu'ils portent.
"Dans quel rôle sont mis ceux qui n'ont qu'à la reconnaître, qu'à la suivre ?" Ce sont les gens eux-mêmes qui décident de ce qu'ils font. Ils ne jouent pas un rôle ; ils sont eux-mêmes. Ils ne sont pas "mis" dans un rôle ; ils ont choisi de militer. Ils ne reconnaissent pas une politique qui n'est pas le leur ; ils ne reconnaissent que la politique qu'ils font. Ils ne suivent pas un programme imposé ; ils inventent la politique.
"Comment une société future et communiste pourrait-elle concilier ligne juste (unique ?) et parole de chacun ?" Maintenant à vous de travailler.
Comme indiqué plus haut, je suis opposé aux expressions du type "ligne juste".
Car, il n'y en a pas.
Velveth,
Je vous mets au défi de relever les termes de "ligne juste" dans les phrases qui sont les miennes.
Désolé. J'avais cru.
Bien à vous.
Effectivement, l'expression de Hêtre était "justesse des mots d'ordre" ;
" L'important, ce sont les mots d'ordre. La justesse des mots d'ordre. Même s'il doit n'y avoir que deux personnes pour être convaincues de leur justesse. Et s'il n'y a que deux personnes, tant pis, il n'y a pas de manifestation. C'est que la manifestation n'est pas possible. C'est clair. C'est net. C'est cruel. Mais c'est juste. Encore juste. Sans mots d'ordre qui puissent être portés haut et fort, on peut avoir des milliers et des milliers de gens. Cela s'appelle un concert de rock ou un match de foot.
25/11/2009 12:00 Par hêtre"
Les questions que ça me pose sont du même ordre que celles que me posaient les "lignes justes". Mais les développements que j'ai écrits étant trop longs, j'en ai fait un billet, ici.
----------------------------
@ Hêtre : J'ai une autre question :
"Ce sont les gens eux-mêmes qui décident de ce qu'ils font. Ils ne jouent pas un rôle ; ils sont eux-mêmes. Ils ne sont pas "mis" dans un rôle ; ils ont choisi de militer." (Hêtre)
Je n'ai pas saisi comment comment vous passiez de l'expression "les gens "à "ils ont choisi de militer".
S'ils ont choisi de militer ce ne sont plus des gens ordinaires, mais des militants.
Ce qui m'intéresse, c'est l'émancipation des gens ordinaires.
(je suis d'accord pour ne pas détourner ce billet consacrés aux luttes des sans papiers, j'ai donc reformulé aussi cette dernière question dans mon billet)
Velveth,
Je sais bien que le mot, le "beau mot de communisme", comme vous le dites vous-même, a disparu, à la demande de quelques réformistes maison soucieux de réussites électorales, avec la LCR. Mais tout de même ! Soyons sérieux ! "Eco-socialisme libertaire" ! Arrêtez de lire ce moderne défenseur de la dérision décomplexée qu'est Corcuff. Son tout petit art de la dérision vous monte à la tête.
Ecoutez, si vous voulez "construire le socialisme" tout seul sur la base du rejet de toute opinion contraire à la vôtre, nous n'avons pas les mêmes conceptions.
Exclu du PCF, j'ai longuement milité à la LCR et je m'ennorgueillis que dans cette formation ou, maintenant, au NPA, coexistent des points de vue différents sur "le socialisme" du XXIème siècle que nous appelons, dans nos principes fondateurs, éco-socialisme.
Désolé que cela ne vous plaise pas !
Velveth,
Que vous en soyez désolé, je n'en doute pas une seconde. Le NPA ratisse large. Ne comptez pas sur moi pour vous dire que vous avez bien raison de mettre le communisme sous le tapis... Ce "tout seul" que vous m'envoyez à la figure ne traduit-il pas une crainte de votre part ? La crainte que le "communisme", n'en déplaise au NPA, revienne plus vite que prévu, sous une forme complètement inédite, sans parti, sans stalinisme, sans trotskisme, sans élections, sans kermesse, sans dérision, sans abandon des principes ? Sans NPA ?
Cette discussion prend une tournure surréaliste...
Vous me permettrez de "lâcher prise" tant je suis, vous avez forcément raison, craintif !
.
PS: Je vous fait remarquer que vous avez oublié les "sans-papiers" en route. Pas moi.
Velveth,
"Surréaliste" ne me déplaît pas... Vous pouvez tourner en dérision (tiens, la dérision...) mes propos, cela ne change rien au fond : Oui, je crois que le NPA, comme tous les partis, craint le communisme sous la forme que j'ai dite. Quant à votre "PS" (et non "P.-S." ; surréaliste, non ?), je le trouve malhonnête, voire mesquin : Vous savez très bien (puisque vous me rendez visite sur mon blog) que, pour moi, la question du communisme sans parti, de l'émancipation est indissociable de la question des sans-papiers.
Cette "conversation" , excusez-moi de l'expression, "part en couilles".
Je ne sais pas ce que vous voulez dire par "communisme sans parti" mais je vous crois tout à fait sincère quant à vos aspirations liées à l'émancipation.
Pas la peine ni de s'énerver ni de tomber dans des propos désobligeants. Je n'ai pas usé de dérision à votre égard.
Quant aux sans-papiers, ce n'était pas pour vous accuser de quoi que ce soit mais pour vous rappeler que l'objet de ce billet n'est pas "le communisme" mais "les sans-papiers".
Bien à vous.
Velveth,
Permettez-moi d'insister. Je ne fais aucune différence entre le communisme sans parti et la question des sans-papiers. Le communisme sans parti, c'est quoi ? C'est précisément le communisme qui ne part pas en c... C'est le communisme des gens faits par les gens et pour les gens. Le contraire du communisme stalinien. Le contraire du communisme du PCF, dont le "C", entre "P" et "F" n'a pas de sens.
J'ai toujours été un anti-stalinien...
Velveth,
Je le sais. Et c'est tout à votre honneur. Mais être "anti-stalinien" est-ce suffisant pour échapper à la ligne du parti ? Du NPA ?
Ma vie avec mes coups de gueule au sein de la LCR comme du NPA tout comme mon blog parlent pour moi...
Allons vous êtes un stal de la plus belle eau qui soit...ne vous cachez pas derrière votre petit doigt.
"ce moderne défenseur de la dérision décomplexée qu'est Corcuff." (hêtre)
Pas d'accord non plus.
Comme mon argumentation s'écartait à nouveau de la lutte des sans papiers, je l'ai transportée sur mon billet, qui devient un fourre-tout de quelques unes de mes questions autour de l'émancipation.
Je me suis transporté sur votre blog, Fantie.
J'ai trouvé vos réponses. Ou questions !
Quand il s'agit de changement social, de propositions pour des changements structurels ou radicaux, de moyesn des transitions vers ces changements, ce n'est pas facile de discuter de tout à la fois, et pourtant "tout" est lié.
J'espère que Ph Corcuff nous donnera bientôt l'occasion de discuter directement avec lui d'émancipation.
Fantie,
En guise d'apéritif:
http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/211008/raoul-marc-jennar-la-crise-le-npa-et-l-eco-socialisme
La régulation du statut de TOUS LES TRAVAILLEURS IMMIGRES doit s'imposer
L'appel lancé est JUSTE pour la bonne raison que seul un soutien populaire peut faire bouger ce gouvernement de ringards "crapuleux"