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Miasmes d'Ordre nouveau
Lundi 17 novembre 2008, 10h30.
Ecole des Métiers du Gers. Descente musclée de la gendarmerie dans les classes. Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d'un maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux que je me taise. Les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde, menaçante, j'ouvre une fenêtre qu'un gendarme, sans rien dire, referme immédiatement, péremptoirement.
Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit suspect dans une poche, et là encore on demande à l'élève de sortir. Je veux intervenir une nouvelle fois, on m'impose le silence. Des sacs sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des allusions d'une ironie douteuse fusent.
Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus d'une heure. Une trentaine d'élèves suspects sont envoyés dans une salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs.
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Dans une classe de BTS, le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte. Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous retrouvez à l'hosto ! »
Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes. J'apprendrais par la suite qu'aucun évènement particulier dans l'établissement ne justifiait une telle descente.
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La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain, dans les jours qui suivent qu'ils dramatisent. Ils m'interrogent une fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune explication de la direction pour le moins très complaisante. Je comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire à l'abattoir sans réagir : l'effet surprise laisse sans voix, l'effet surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie les jambes.
Ensuite, dans la journée, je m'étonne de ne lire l'indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l'intervention normale, d'autres souhaitable.
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Je me dis qu'en 50 ans (dont 20 comme prof), je n'ai jamais vu ça. Que les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là protégés subissent l'assaut d'une idéologie dure.
Ce qui m'a frappé, au-delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n'auraient pas agi autrement. C'est en France, dans une école, en 2008.
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Ce texte "de terreur canine" illustre à sa façon une « alerte collective » qui concerne les "9 de Tarnac" et qui se termine par ces mots :Jusqu'à quel point allons-nous accepter que l'antiterrorisme permette n'importe quand d'inculper n'importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d'expression ? Les lois d'exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont-elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c'est à nous de la donner, et d'abord en demandant l'arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l'exemple.
Premiers signataires et site de soutien aux 9 de Tarnac :
Giorgio Agamben, philosophe ;
Alain Badiou, philosophe ;
Jean-Christophe Bailly, écrivain ;
Anne-Sophie Barthez, professeur de droit ;
Miguel Benasayag, écrivain ;
Daniel Bensaïd ;
Luc Boltanski, sociologue ;
Judith Butler ;
Pascale Casanova, critique littéraire ;
François Cusset ;
Christine Delphy ;
Isabelle Garo ;
François Gèze, éd. La Découverte ;
Jean-Marie Gleize, professeur de littérature ;
Eric Hazan, éd. La Fabrique ;
Rémy Hernu, professeur de droit ;
Hugues Jallon ;
Stathis Kouvelakis ;
Nicolas Klotz, réalisateur ;
Frédéric Lordon, économiste ;
Jean-Luc Nancy ;
Bernard Noël, poète ;
Dominique Noguez, écrivain ;
Yves Pagès, éd. Verticales ;
Karine Parrot ;
Jacques Rancière ;
Jean-Jacques Rosat ;
Carlo Santulli ;
Rémy Toulouse, éd. Les Prairies ordinaires ;
Enzo Traverso, historien ;
Jérôme Vidal, éd. Amsterdam ;
Slavoj Zizek, philosophe.La liste complète des signataires peut être consultée sur www.soutien11novembre.org. Les signatures de soutien sont collectées sur le même site.


Tous les commentaires
J'ai reçu l'information... via une liste de diffusion sur le jazz ! Et j'ai cru un moment à un canular tant c'est énorme. Mais l'info est reprise sur certains sites web et semble confirmée par La dépêche du Midi. Voici le témoignage d'un parent d'élève (j'ai expurgé les noms, sauf celui du chien...) :
"J'ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers ...On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J'étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées.Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage. Bref je reste interrogateur !
Mais voilà que ce WE, j'accueille ma fille Z -elle a 13 ans- de retour du collège de X.... Elle me raconte son mercredi au collège....colère à l'intérieur de moi.... révolte...... que faire???
J'ai demandé à Z d'écrire ce qu'elle me disait là. Elle a accepté.
Voici donc son témoignage, avec ses à mots à elle :
'Il nous l'avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.
A peine 10 minutes plus tard, nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant Ils font leur ronde!?? Elle n'était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s'est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement!!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait!) et un gendarme très gros.
Le chauve nous a dit: Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique!
Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du Quand il mord, ça pique!
Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l'oeuvre. Le chien s'appelait Bigo. Bigo s'est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.
Le chien s'est attaqué au sac de mon amie, à côté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant: Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires! Elle a rangé son sac, s'est levée et s'est apprêtée à sortir mais le dresseur l'a repris vite: Et ton manteau! Elle a rougi et emporté aussi son blouson.
Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s'empresser de me faire sortir. Dehors m'attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors: nous étions entre deux salles de classe.
Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s'emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n'étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.
Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.
La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l'entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.
C'était mon tour! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes.....
Je décris: Un gendarme terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme: On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais... Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte! Les gendarmes n'exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!
Je dis à l'intention de tous C'est bon arrêtez, je n'ai rien!!!!
La fouilleuse s'est arrêtée, j'ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m'a dit: tu peux ranger! .
J'ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j'habite.
De retour en classe, la prof m'a demandé ce qu'ils ont fait. Je lui ai répondu qu'ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j'ai eu du mal me consacrer au math!
Tout ça c'est ce que j'ai vécu mais mon amie dans la classe à côté m'a aussi raconté.
Le chien s'est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l'ont carrément emmené à l'internat où nous dormons. Le chien s'est acharné sur toutes ses affaires m'a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu'ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert!
Le CPE l'a ramené ensuite au collège et elle m'a raconté.
Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.
Une prévention? Avec des chiens? Armés comme aujourd'hui?
Une élève de 4ème nous a dit que le chien s'est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.
Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l'air aussi surpris que nous!
Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question: Que se passe t il?
Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n'ont pas été directement concernés!
Z'
Qu'en pensez vous? Que dois je faire ? Qui parle de violence ?
Il me semble important d'écrire ici que ni le principal, ni quiconque du collège a juger important de communiquer sur ces faits( ???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Z ne m'en avait pas parlé, je n'en saurais rien. Combien de parents sont au courant ?
Les enfants victimes -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème.
Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n'en reviens pas."
Je suis estomaqué.
APPEL DU 3 DECEMBRE: Après le contrôle antidrogue mené par la gendarmerie dans un collège de Marciac dans le Gers, Frédéric David le père de Zoé qui a témoigné de l'intervention, appelle à un rassemblement devant le collège vendredi 5 décembre à 17h00 pour "dénoncer cette violence policière".
Pour pouvoir signer cette pétition, sur ce site soutien11novembre on demande beaucoup d'informations. C'est bien compliqué, beaucoup plus compliqué que pour les autres pétitions. Une sorte de contrôle d'identité très poussé; c'est un peu étrange, et trop compliqué pour moi.. Dommage, cette pétition est très opportune.
MOn Dieu, je suis passée à coté de ça, aussi. Merci de nous alerter, c'est fou. C'est hallucinant.
Terrifiant ! hallucinant ! inadmissible ! je suis choquée au-delà des mots que je peux exprimer ! Les "forces de l'ordre" se sont là couvertes de honte, on se croirait revenus aux heures sombres du fascisme! Il faut absolument que ces évènements soient connus de tous les français ; ils mériteraient, me semble-t-il un article approfondi en UNE de Médiapart! Velveth, je ne comprends pas bien, cet effroyable épisode vous est-il arrivé personnellement, ou retranscrivez-vous l'info dans sa totalité ? Les parents d'élèves ont-ils réagit ? (si ça arrivait dans le collège de ma fille je ferais un "foin" pas possible!) La frontière entre régime démocratique et dictature se révèle chaque jour plus ténue en France. Je suis très inquiète pour notre avenir ! Je vais de ce pas transmettre ces informations aux parents d'éléves de ma localité, il faut absolument réagir et ne pas accepter ces abus de pouvoir, sinon ils risquent de devenir la règle !
Corinne, Ces faits m'ont été rapportés dans un mail par une connaissance de la région en qui j'ai toute confiance (d'autant qu'un mini-article est passé dans "La Dépêche"). L'expérience rapportée est celle d'un prof que je ne connais pas personnellement. Bien à vous. Jean-Robert Velveth
Indigné, bien sûr, surpris? Je n'irai pas jusque-là. Ce qui me surprend, c'est qu'ayant élu à la tête de l'Etat un ancien ministre de la police qui a pour conseiller principal un ancien chef de police on puisse être surpris qu'ils gèrent le pays selon une philosophie de policiers. Ce qui n'empêche pas de ricaner sur "les anciens du KGB" qui gèrent actuellement l'Etat russe. La police est certes nécessaire et j'imagine difficilement des personnes choisissant ce métier autres que ce qu'elles sont. C'est à l'Etat de savoir ce qu'il entend autoriser de ces mentalités soupçonneuses et cowboïsantes et c'est aux électeurs d'être un peu cohérents. En attendant et pour faire savoir à mon petit niveau que ce type de comportements policiers, si j'ai bien compris "préventif", n'est pas acceptable dans une démocratie, je fais circuler votre texte dans mon réseau. Serge Koulberg
je ne comprends pas pourquoi votre témoignage n'est pas en première page du journal. Je viens de faire un petit tournage ou la Ministre de l'intérieur était présente, j'étais avec des journalistes, j'ai été photographié par ce qui doit être des anciens R.G. et pas mal bousculé comme un manant. Ce n'est pas bien grave, mais le problème c'est que cela se généralise, les petites choses pas bien graves et si je me souviens de mes lectures, ce sont les petites rivières qui font les grands totalitarismes. Pol
Je ne demande pas la "UNE". Ni la lune. Mais il est vrai qu'entre les "savants" échanges RSF - Mediapart (RSF -toujours subventionné par NED - CIA ???) et les multiples témoignages sur "l'ordre nouveau", les choix sont ceux de la rédaction. Rédaction et direction de la rédaction - que je respecte éminemment- semblent avoir une idée de la hiérarchie informative parisianniste avec quelques effluves corporatistes. Nobody is perfect !
La "prévention", fut un temps, était une information prodiguée aux élèves. A l'évidence, le programme a changé, on est passé de la sensibilisation au soupçon musclé et à la peur. Néanmoins, on aimerait en savoir plus: qui a ordonné une telle "descente" sur un collège ? Est-ce une décision ex nihilo, la suite d'une affaire, une interprétation très personnelle de la sécurité dans les établissements ? Les maitre chiens, par exemple, savent d'ordinaire les tenir. Les bestioles ne sont pas supposées croquer cartables et mollets, en toute liberté. Ils doivent, c'est la loi, être tenus en laisse. Juste quelques questions supplémentaires...
Je ne suis ni un spécialiste des "consignes" données aux gendarmes canins ni même qui ordonne de telles descentes et sur quelles bases. Ce n'est qu'un témoignage que j'ai tenu à "éditer".
Et vous avez bien fait! Les questions ne s'adressaient pas forcément à vous personnellement. Mais vous le savez, l'indignation est d'autant plus efficace qu'elle est précise...
Le premier commentaire, de Gilles, nous indique un lien vers le quotidien "La Dépêche du Midi", emportée par mon émotion, je ne l'avais pas remarqué. Ce sont les méthodes utlisées, le climat particulièrement stressant et violent, le manque de respect des droits les plus élémentaires de ces jeunes adolescents - qui se sont en plus révélés innocents - qui m'insupportent.
Une amie a également reçu cette information qui a été déposée sur le répondeur de Daniel Mermet - la-bas.org ---- PS : en parlant de l'émission de Daniel Mermet, je vous recommande celle de toute à l'heure, il y était question aujourd'hui de "faire le pari de l'intelligence sociale"...
Le lien n'était peut-être pas assez visible, je le remets en clair : http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/27/499588-Auch-Polemique-sur-les-controles-de-stupefiants-au-college.html
ainsi qu'un autre lien vers un article plus ancien relatif à la première affaire, celle faisant l'objet du billet de Velveth : http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/20/495235-Les-gendarmes-traquent-le-shit-dans-les-cartables.html
Et après on va demander aux jeunes de respecter la Police, et rétablir la morale et l'éducation civique. Invraisemblable. Olivier
"De quoi Sarkozy est-il le nom ?" Beaucoup de gens de gauche ont ignoré ou moqué Alain Badiou quand son livre est sorti. Et pourtant… Besson, avant de retourner sa veste avait alerté sur Sarkozy en le diabolisant. Ce texte était excellent et prémonitoire. Rien se magique là-dedans, il suffisait de connaître le lascar pour comprendre ce qui pouvait advenir. Et cela advient. Jour après jour. Nous n'en sommes pas encore à la rafle du Vél d'hiv, mais nous n'en sommes plus très loin. Ils vont bientôt tirer sur tout ce qui bouge… Nous devons organiser la Résistance.
La résistance la première étant de crier notre indignation collective dès que des faits de cette nature se produisent ; il me semble que ça peut marcher et faire reculer la tentation de persister dans ces pratiques. Al contrario, si personne ne réagit à ces comportements inadmissibles, ils pourraient alors se multiplier, ce que de mon point de vue, j'espère ne pas voir arriver !
Ces faits sont vraiment indécents au regard de l'éducation et du respect adultes/jeunes. J'espère que vous pourrez nous en dire plus, Velveth et Gilles Garcia, sur les réactions éventuelles locales à ces événements. (parents, enseignants...) D'accord avec Serge Koulberg, il est conseillé aux électeurs de ne pas élire d'anciens responsables ou ministres de la police ou du renseignement à la tête des Etats.
Velveth, ne pourriez-vous pas basculer cette information sur le site de Sauvons la Recherche, par exemple, qui passe parfois des informations concernant tout le monde de l'éducation ? Il faudrait que cela se sache.
terrifiant.....
Je suis sidéré: en sommes-nous déjà là? Le pouvoir a-t-il déjà décidé de "lâcher ses chiens"? Amende pour le DAL, convocation nocturne d'un magistrat à Metz, amené brutal d'un ancien rédacteur en chef; Et sans doute encore beaucoup d'autres exemples. Eh, vous, là, les responsables du PS, la Gauche toute entière: A QUAND UNE GRANDE MANIFESTATION POUR LE RESPECT DES DROITS DE L'HOMME ?
Je suis sidéré de ne pas avoir lu une ligne sur le point de vue des fédérations de parents d'élèves ou des syndicats d'enseignants, dans cet établissement. En effet, pour prendre les évènements dans l'ordre il est dit sans ambiguïté que ces démonstrations policières ont eu lieu à la demande du directeur du CFA. Des associations de parents déterminées, associées avec les enseignants élus au CA, seraient à même de le calmer rapidement, en bloquant le fonctionnement du Conseil d’Administration, en refusant de voter son budget, en occupant son bureau ou en manifestant devant son domicile. S’il n’est pas condamnable en soi de chercher à sensibiliser les jeunes à la consommation de cannabis ou autres substances, solliciter des opérations de basse police pour ‘’marquer’’ les jeunes est une ânerie. Le seul résultat de ce genre de démonstration est de leur apprendre très tôt que, si les gendarmes sont souvent appelés ‘’les cognes’’, ce n’est pas sans raison.
La seule condamnation que je suis en mesure de citer est celle du comité NPA du canton dans lequel se trouve cette école. C'est bien peu.
Dommage de mêler cette information à de la propagande pour le groupe de Julien Coupat.
Beb vous feriez mieux de vous reposer, vous êtes fatigué ces temps-ci... Et les fatigués fatiguent les autres.
Quelle propagande ? Y a-t-il une ligne justifiant des actions de sabotage ? Vous préférez peut-être attendre sagement votre tour? Quand les pseudo-terroristes (allez voir Brazil !) et les contestataires de tous poils seront enfermés, viendra votre tour pour le vol d'une chaîne à vélib', un soir que vous serez bêtement tombé en panne. Alors, entouré de molosses menaçants, vous penserez aux 9 de Tignac. Mais, il sera trop tard.
Cher Velveth, Je ne signerai pas la pétition pour le groupe Coupat mais je suis évidemment pour qu'ils sortent de prison le plus vite possible et que les juges antiterroristes se déclarent incompétents au profit de juges de droit commun. Mais mélanger ça avec la problématique de la prévention ou de la répression de l'usage et/ou des trafics de stups en milieu scolaire me parait contre-productif.
Je crains que vous ne mélangiez tout. Au contraire, l'arbitraire de l'école du Gers est de même nature que celui qui frappe les 9 de Tarnac, les militants du DAL et demain...vous.
J'habite le Gers, et l'info a circulé via le blog d'un dessinateur de presse, qui retranscrit la scène, avec la fouille d'une jeune fille devant des gendarmes hommes, et visiblement le non respect de la loi concernant la mise en cause éventuelle de mineurs. Le père de cette jeune fille, ne sachant quoi faire, et craignant visiblement d'aller porter plainte, a trouvé ce moyen de faire connaître ce lamentable épisode. "La Dépêche" en a également parlé. Le cas n'est pas unique, car de telles "descentes" des gendarmes ont eu lieu dans plusieurs établissements scolaires du département, sous prétexte de faire de la prévention et de rechercher les dealers. Devant la réaction de certains syndicats d'enseignants et des parents d'élèves, la suspension de ce type d'opération vient d'être annoncé. Ce qui est tout à fait extraordinaire, c'est cette atmosphère de peur voulue afin d'anihiler toute réaction et l'inertie des responsables d'établissements. Ne nous laissons pas terroriser, ne laissons pas se banaliser ce genre d'interventions, car c'est bien le but. Heureusement, il y a des lois qui protègent les citoyens dans ce pays, et il faut les faire respecter. Je ne peux m'empêcher de rapprocher ces épisodes de l'interpellation à son domicile du journaliste de "Libération" Vittorio de Filippis, avec menottes, puis deux fouilles à corps, pour une simple convocation devant un juge (voir Mediapart et Libé). "Tous de la racaille", ont répondu les policiers à ses protestations et demande d'avocats. Encore un bel exemple de respect de la liberté de la presse !
Merci lysiane de votre témoignage ! Oui, c'est vrai, j'ai fait aussi le rapprochement avec l'épisode du journaliste de Libération ! mêmes procédés d'intimidation, violents et irrespectueux, les atteintes à la pudeur personnelle : faire déshabiller une très jeune fille pour la fouiller au plus près sans même le début d'une preuve de culpabilité, faire mettre en slip un journaliste parce qu'il ne s'est pas rendu à une convocation pour des faits relativements anodins (faites attention Edwy Plenel et Laurent Mauduit !) ; Nous ne devons pas laisser passer ces méfaits, et alerter l'opinion publique. Je vais voir comment on fait pour demander aux députés d'interpeller le gouvernement, et sa ministre de l'intérieur, sur cette question !
Merci des infos (arassurantes qaunt aux réactions), Lysiane Badie. Il en va de même aujourd'hui quant aux protestatiosn pour l'interpellation du journaliste d eLibération. Ce sont les mêmes procédés d'humiliations : faire peur à des enfants ou de s eunes, déshabiller la personne. C'est répugnant.
Une petite précision concernant pour Vittorio de Filippis : le faire mettre en slip n'était pas suffisant, il a eu droit deux fois à une fouille à corps. Vous trouverez les détails effectivement répugnants d'une telle fouille sur Mediapart, Libé, et autres. Ce matin dimanche, même le zélé porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefevre, dénonçait l'arbitraire de cette interpellation et demandait l'ouverture d'une enquête... Finalement, une tentative d'intimidation qui se sera retournée contre ses auteurs, mais à quel prix... Je pense que, au même titre que l'Appel de la Colline, concernant les Etats généraux de la presse, une mobilisation des journalistes (dont je fais partie), est urgente.
Sorry pour le doublon...
N'y a-t-il pas une loi qui punit l'intrusion , dans les établissements scolaires, de personnes qui y sont étrangères ?
Sauf si c'est le chef d'établissement qui l'a demandé. Et là, c'est hélas le cas...
La loi, l'ordre nouveau, c'est le sarkozysme. A partir de 12 ans ? Chaque jour, un fait nous montre combien répressions, intimidations, condamnations, embastillements suivent une logique qui fait frissonner.
Il faut croire que dans pas mal de pays étrangers, c'est le Sarkozysme qui règne en maître. 10 ou 12 ans, c'est la règle. En France actuellement c'est beaucoup plus tard .. Par contre personne n'est capable de dire où se situe la juste mesure, surtout pas moi.
Non, le sarkozysme n'est pas la règle. Et de loin. Ne vous laissez pas enfumer par des commentateurs aux ordres. Si l'on excepte la grande Bretagne et qu'on la retire du calcul, la moyenne d'age europénne est de 15 ans. Il n'y a pas d'âge idéal pour être emprisonné ! La juste mesure c'est de redonner des moyens à la prévention (en baisse constante) et ne plus croire que l'incarcération est la seule méthode pour "punir". Notre pays prépare une génération ganstérisée par ses séjours adolescents en prison. Quelle victoire surtout quand on est allé visiter ce que sont nos "établissements" !
L adolescence est une période de la vie très difficile à vivre pour les jeunes et les personnes qui les entourent. La prison ne devrait être prévue qu'après cette période, lorsque la personne est devenue adulte, fragile encore peut-être, mais adulte. Je ne suis pas psy de quoi que ce soit, mais je crois qu'un emprisonnement avant d etre adulte, doit laisser des séquelles profondes et indélébiles. Marie Paule.
Il faut gueuler sa colère face à de telles méthodes. Les parents et les enseignants de l'établissement devraient tout de même demander des comptes au principal du collège et à la gendarmerie. Si les faits sont exacts, l'image de la gendarmerie est sacrément atteinte et quant au principal on s'interroge. Vous ne connaissez pas Christian Clavier, lui qui a pu faire dégommer le directeur de la police en Corse parce qu'on avait piétiné son gazon.
C'est terriblement angoissant que de telles pratiques se répandent dans notre pays... qui commande ces interventions? est-ce sauvage ou commandé? que pouvons-nous faire?...
Il n'y a pas de mots pour qualifier ça! Est-ce que ces types et ceux qui les commandent ont un jour, un jour dans leur vie, eu la plus vague petite idée de ce que signifient le mot "dignité", les mots "personne humaine"?
Est-ce qu'ils vont faire ça dans les classes où sont leurs gosses?
C'est terrifiant la barbarie douce est dépassée, le sarko- fascisme est bien là. Jusqu'où celà peut-il bien aller? S. Sarthou
C'est beaucoup plus reposant quand les policiers assassinent, tabassent ou insultent les jeunes de couleur... Je crois que ce genre de comportement va plutôt pousser les gens à s'opposer davantage à Sarkozy que de se coucher. Cela devient sérieux mais ...beaucoup de profs ont trouvé l'intervention normale ou souhaitable, ça ne sera pas facile.
Entre l'état d'esprit des gendarmes responsables de cette intervention scandaleuse dans un établissement d'enseignement et celui de leurs aînés qui se sont rendus coupables de la rafle du Vel' d'Hiv du 16 juillet 1942, quelle différence ? Aucune ! On redoutait, en mai 2007, que la République ressemble à la Corée du Nord, maintenant c'est plutôt Vichy.
Choqué, je le suis, mais pourquoi ne donne t-on pas l'avis des profs qui ont trouvé cela normal ou souhaitable ?? Peut-être y-a-t-il des raisons non dites dans l'article mais qui éclairerait ce fait divers d'une manière plus "objective" ?? On dit tellement de choses à propos des collèges, ce qui s'y trame, les violences, les trafics en tout genre, alors ...certains profs en ont marre et préfèrent avoir ce genre de visite plutôt que de recevoir des coups de couteaux parce que il n'y a pas eu de prévention.
"on dit", "on dit", "on dit".... beaucoup de conneries Olivier,
Vous faites semblant de ne pas comprendre, Cloco. Les interventions police et maîtres chiens se pratiquent depuis quelques années dans les établissements scoalires, déjà, j'en ai le tépmoignage dans mon entourage. Mais les chiens étaient maintenus en laisse et les gendarmes corrects. Pour ma part je pense que ces procédés étaient déjà limites, et qure toute intervention concernant le trafic de drogue devrait se faire et pourrait se faire aux sorties et entrées des établissements. Entrer en classe, quel intérêt ? Mais un cran a été dépassé ici. D'où les réactions.
Vous en avez de "bien bonnes" comme cela encore ? Que vous défendiez l'indéfendable devient difficilement défendable dans le contexte vichyste actuel. Les forums pro-sarkozystes pullulent. Allez y. Vous vous sentirez aussi à l'aise qu'en regardant JP pernaut sur TF1. Vous savez cette TV du sieur Bouygues, l'ami de notre omniprésident, qui ne donne que des "infos objectives" ! Quant aux profs et autres personnels sur place, figurez-vous: ils ont peur. Peur de parler. En france. En novembre 2008. Après 18 mois de règne où l'arbitraire policier et judiciaire le dispute à la violence sociale.
Je viens de lire La Dépêche du jour. Il semble que les interventions des syndicats et de la FCPE ait déjà fait de l'effet. L'inspecteur d'académie et les responsables de la gendarmerie se seraient mis d'accord sur d'autres procédures, plus respectueuses de la loi et surtout des personnes. Ce qui n'empêche pas de rester vigilant... Et qui prouve aussi, peut-être, que lorsque nous gueulons assez fort, ça les emmerde quand même. Bravo Velveth.
Donc cela veut dire que cette intervention était justifiée sur le fond, seule la forme et la façon de faire sont à revoir .. Mais l'article ne dit rien à ce sujet, sur le fond, de ce qui a pu justifier une telle intervention. J'estime que l'article est incomplet et même pas mal manipulateur.
Concernant le trafic de drogue, je vous ai répondu plus haut . Concernant le respect de la personne humaine, si c'est cela le but de li'ntervention et la valeur à défendre (lutter contre la violence dans les établissements... avec des chiens ???) , la forme est essentielle. Et ne matière de jeunesse, elle est tout. Car elle vient signifierun modèle éducatif, ici, violent. La violence incite à la violence, perpétue le cycle d ela violence. Des formes irrespectueuses des droits, lors interventions policières, on sait dans quels régimes politiques cela se passe, ou à quels régimes politique cela conduit. On sait... sauf vous : je suppose que l'histoire ne vous intéresse pas ?
Merci, Fantie, je n'ai donc plus à répondre. Vous avez tout dit de ce qu'il fallait rappeler à ce monsieur.
fantie vous avez complètement raison ! ce genre de procédés est totalement inadmissible et injustifiable, surtout dans le cadre d'un établissement scolaire... la répression bête et méchante ne mène à rien en matière de consommation de produits stupéfiants chez les jeunes, au contraire... elle ne peut qu'être contreproductive et en plus elle fait naitre chez eux un sentiment d'injustice, voire de haine envers les policiers ou les gendarmes, qui ont donné là un très mauvais exemple éducatif et une lamentable image de leur profession et se sont donc au bout du compte tiré une balle dans le pied...
Je ne vous souhaite pas, fond ou forme, de vivre des FAITS AVERES de terreur policière qui se déchaîne dans notre pays. Dans le Gers comme ailleurs. Il semble, décidément, que vous vous trompiez de débat voire de support. Vous seriez plus à l'aise sur www.ump.fr !
J'imagine que ces mots s'adressent à cloclo... Il me déplairait que l'on se méprenne.
C'était à Cloclo. Désolé que l'on ait pu se méprendre. Bien à vous.
A propos des 9 de Tarnac, on pourrait aussi, certainement avec beaucoup de mauvaise foi, faire remarquer que, en dehors des "terroristes" présumés, les seuls qui se trouvaient aussi sur les lieux des sabotages étaient les policiers, antiterroristes justement. De là à penser qu'ils étaient peut-être là pour...saboter......mais non, je m'égare. Pourtant il y a eu des précédents bien connus dans l'histoire: l'incendie du Reichstag par exemple, qui a fourni aux nazis le prétexte pour se débarasser de la "racaille" communiste, ou d'autres plus proches comme l'attentat de la gare de Bologne en Italie, pendant les années de plomb, faussement attribué aux Brigades Rouges, en réalité perpétré par une bande de voyoux qui prenait ses ordres auprès de certains politiciens peut-être eux-mêmes aux ordres des Américains. Celà pourrait s'appeler la stratégie de la tension.
gpatey, inutile d'évoquer la stratégie de la tension. Tenons nous aux faits qui suffisent à nous alarmer. Les policiers portent plainte pour outrage, je crois, contre les personnes qu'ils interpellent en les brutalisant, de façon fréquente. Croire la parole d'un flic (surtout un chef de flics) devient naïf, sous Sarkozy.
J'oubliais: la pétition en ligne pour les interpellés du 11 novembre fonctionne à nouveau.
Merci de l'info.
Effectivement, le site de recueil des signatures est réouvert. Il n'a pu comptabiliser les mails adressés depuis plusieurs jours. Il faut donc signer à nouveau ! http://www.soutien11novembre.org/
Ah !! notre Cloclo médiapartiste y est allé de son couplet de Réact... il a pondu sa petite chiure habituelle, il doit être maintenant soulagé d'avoir déposé sa petite crotte de chienchien à sa mémère. Je ne sais pas quel métier il fait, mais cela fleure bon "Exécutant" de base, il transpire un cruel manque d'analyse. A Noël, je vous offrirai une boite de crayons de toutes les couleurs, ainsi vous pourrez colorié le cahier de dessins qui ira avec... Pauvre de vous cloclo vos interventions sont de plus en plus pathos, ça sent la petite provocation de bistro... Allez à la bonne votre
Arrestation et perquisition chez des membres du Comité de soutien aux inculpés du 11 novem by Comite de Soutien 11 Novembre Sunday, Nov. 30, 2008 at 10:53 AM soutien11novembre@bruxxel.org http://www.cemab.be/news/2008/11/6238.php
Merci pour cet article Néanmoins, les points de vue opposés ou complémentaires sont toujours intéressants http://cnid.typepad.com/les_dangers_du_cannabis_c/2008/11/cannabis-descente-des-gendarmes-dans-une-%C3%A9cole-des-m%C3%A9tiers-.html http://education.blog.lemonde.fr/2008/11/27/operation-anti-drogue-a-lecole-des-metiers-du-gers-aux-fous-2/ http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1016#forum5444 et un fil de discussion opportunément supprimé de ce site mais archivé par google http://209.85.129.132/search?q=cache:exnxIrE2W80J:www.police-info.com/pm/index.php%3Fshowtopic%3D17101%26view%3Dgetlastpost+gendarme+drogue+cfa+gers&hl=fr&ct=clnk&cd=14&client=mozilla
Il ne s'agit pas de juger des dangers réels ou supposés du cannabis ni de la prévention contre les drogues dispensée depuis longtemps aux ados dans les collèges et lycées mais d'une dérive policière qui, se sentant investie par le sarkozysme, n'hésite pas à jouer de la terreur. Que ce soit auprès des ados du Gers, d'un ex-dirigeant de la presse, auprès des populations immigrées - notamment roms -ou des mouvements sociaux et politiques (Les 9 de Tarnac ou Olivier Besancenot, par exemple). Une police de la pensée typée minority report est en marche. Mon billet n'avait d'autres objets que cette mise en garde. Avant qu'il ne soit trop tard...REMUONS-NOUS, FUMEURS DE HASH OU PAS !
Je n'ai pas particulièrement évoqué le hash. Je considère seulement que se contenter d'une seule narration des faits (d'autant qu'elle est soigneusement dramatisée) c'est forcément se laisser aveugler sans chercher à comprendre. C'est se laisser emporter dans des réponses qui risquent d'autant plus facilement de tomber à côté de la plaque. Le dogmatisme dé-crédibilise la protestation. Tordons-lui le cou, alors seulement nous serons audible en dehors de sphères militantes étriquées et déjà convaincues, par définition.
Le blog de Claude Lelièvre du 1er décembre expose deux autres cas transmis par RESF.
Ce matin, j'en ai enfin entendu parler à la radio (france info), qui reprend, au dire du journaliste, les infos du quotidien 'l'humanité". Je suis d'accord avec Velveth, ce n'est pas la "prévention" contre les drogues qui est en cause, c'est bien la façon dont s'est déroulée l'intervention : brutale, agressive, dans un manque total de respect humain, bafouant les droits de personnes mineures, les humiliant ! D'ailleurs, sur l'autre sujet de cette nature, l'intervention également musclée pour "réquisitionner" le journaliste de Libé, $arko s'est finalement résolu à dénoncer ces méthodes, désavouant ses deux ministres (justice et intérieur), qui n'avaient rien vu là de grave ou répréhensible ! Restons mobilisés ! Bonne journée à tous !
Bien d'accord avec Corinne même si le quotidien du PC n'est pas ma tasse de thé. France-Info, encore moins !
POUR CE QUI CONCERNE LES "9 TERRORISTES" DE TARNAC, PRECISION de L'AFP (2 décembre): Au total, 7 des 9 remis en liberté, les 2 autres devraient suivre ! Extrait de la dépêche: . La cour d'appel de Paris a ordonné aujourd'hui la remise en liberté de trois personnes soupçonnées d'avoir participé récemment à des dégradations contre des lignes TGV et le maintien en détention des deux autres, dont le chef présumé du groupe. . Des cinq personnes placées en détention provisoire dans cette affaire, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a décidé la remise en liberté de Gabrielle H, Benjamin R et Manon G, ont indiqué Mes Irène Terrel et Steeve Montagne. Me Terrel, avocate des trois remis en liberté et de Julien C., a salué une «victoire relative», considérant qu'il s'agissait d'un «désaveu assez radical de toute cette procédure».
EXtrait du communiqué du comité de soutien des 9 de Tarnac (3.12.2008): . Fabriquer un sujet terroriste, cela consiste en des procédures concrètes. Annoncer des menaces futures, leur fabriquer des appellations. Faire arrêter neuf personnes au petit matin, par des flics cagoulés, armés jusqu'aux dents. Les conduire dans des locaux spéciaux. Là, les garder quatre jours en cellule. Quatre jours ponctués d'interrogatoires nombreux et interminables, aux termes desquels n'importe qui serait prêt à avouer que sa grand-mère a conçu les attentats contre le World Trade Center. Pas d'avocat, si ce n'est à la fin, quand on aura eu le temps de les questionner sur ce qui est essentiel dans cette affaire : ce qu'ils vivent, ce qu'ils lisent, qui ils fréquentent, avec qui ils baisent. Il faut savoir s'ils ont manifesté, un jour, à Vichy, s'ils ont compris ou commis quelque ouvrage et pourquoi ils n'habitent pas, seuls, dans un appartement, mais vivent et s'organisent ensemble. Il n'y a plus alors qu'à extraire de cela les éléments adéquats et les retraduire dans le jargon de l'antiterrorisme. Produire ainsi, assortie de détails pittoresques, l'image de neuf clandestins, organisés en cellule, disposant d'un chef, et s'abreuvant d'un manuel de lutte armée.
Merci Velveth !
Dictature ou frictature. Son tempérament le rend suspect.