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Excision. Pas de pitié pour les barbares.

 excision 2.jpg

 

En France, un couple d'origine guinéenne est jugé à partir d’aujourd’hui devant les Assises de la Nièvre et le procès se poursuivra jusqu'à vendredi pour l'excision de ses quatre filles alors qu'elles étaient encore mineures. L’excision est une coutume ancestrale barbare, illustration de la domination masculine, pratiquée dans une trentaine de pays en Afrique, et qui consiste à enlever de façon totale ou partielle le clitoris, les petites et grandes lèves à l’entrée du vagin. La raison ? Pour que les femmes ne connaissent pas le plaisir ! Pour qu’elles demeurent des trous à bites pour leurs mâles  bornés. Pour qu’elles restent des êtres secondaires, brimés, exploités, niés, mutilés dans leur plus profonde intimité, à la disposition, corps et âmes de leurs « propriétaires ». Révoltant ? Horrifiant ? Selon une estimation de l'Institut national des études démographiques (Ined) datant d’octobre 2007, 50.000 femmes adultes excisées vivaient en France en 2004 contre 140 millions dans le monde.

 

En France, les tortionnaires  encourent jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle pour « complicité de violence volontaire ayant entraîné une mutilation sur une mineure de moins de 15 ans par un ascendant ». Mais ils s’en tirent généralement avec du sursis. Il serait temps de mettre un coup d’arrêt à cette barbarie avec des condamnations lourdes de prison ferme. On verra ce que fera la justice maintenant à la mode Taubira. On peut garder espoir.

 

En Egypte, le second tour des élections présidentielles devrait voir s’affronter un représentant de l’ancien régime, Ahmed Chafik, ancien ministre de Moubarack ( !!!???) et un représentant de l’obscurantisme religieux, le dénommé Mohamed Morsi.

 

Salut à vous, martyrs de la place Tarhikh au Caire, grands cocus de la révolution ! Salut à vous, femmes cairotes qui ont été à l’avant-poste de cette révolution confisquée.

 

En Egypte, une loi de 2007 interdit l’excision. Mais la majorité parlementaire – Frères musulmans et Salafistes – réclame l’abrogation de cette loi. Sachez que 80% des femmes égyptiennes subissent cette barbarie malgré cette loi quasiment pas appliquée. Sachez qu’en avril dernier (Martine Gozlan – Marianne du 1er juin 2012), dans le gouvernorat de Minya, à 250 km au sud du Caire, circulait un convoi médical chargé d’apporter « l’hygiène islamique » et d’exciser les fillettes des familles nécessiteuses. Bus sponsorisé par les frères musulmans du candidat à la présidentielle Mohamed Morsi !

 

Voilà. La révolution égyptienne, comme la tunisienne d’ailleurs, est à refaire. Mais restons optimistes : la nôtre a eu bien des soubresauts, bien des retours en arrière, bien des excès avant de réussir.


En attendant, comme toujours, ce sont les femmes qui morflent...


Primidi 11 Prairial 220

 

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Tous les commentaires

29/05/2012, 09:41 | Par profil_inactif_145012

Géographiquement, la pratique se rencontre dans de nombreuses parties du monde. Elle est la plus courante en Afrique subsaharienne et dans quelques régions du Proche-Orient et de l’Asie du Sud-Est (Indonésie et Malaisie). (Voir cette liste non exhaustive.)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Excision#Pays_o.C3.B9_l.27excision_se_pratique_traditionnellement

Extraits :

Coutumes :

Les pratiques d'excision sont considérées comme traditionnelles dans la mesure où elles se sont installées dans un contexte animisteou pharaonique (c’est-à-dire bien avant l'arrivée des grandes religions monothéistes dans ces contrées). D'autre part l'excision fait souvent office de rite de passage et de reconnaissance de la petite fille dans sa société.

Religions :

Ainsi, actuellement, l'essentiel des populations qui pratiquent ces mutilations sexuelles est musulman. Il existe aussi certaines communautés chrétiennes au Ghana ou au Togo qui pratiquent les mutilations sexuelles ainsi que la communauté juive des Falashas

 

29/05/2012, 10:08 | Par bdemun

Moins douloureux, moins handicapant, mais tout autant barbare, venant d’une même idéologie : la circoncision. À chaque fois que je regarde mon neveu si joyeux, je ne peux m'empêcher de voir le viol en groupe organisé par ses parents sur sa personne innocente. 

29/05/2012, 10:11 | Par victorayoli en réponse au commentaire de bdemun le 29/05/2012 à 10:08

Absolument d'accord. C'est la même barbarie.

29/05/2012, 14:05 | Par Art Monica en réponse au commentaire de victorayoli le 29/05/2012 à 10:11

 

Ce n'est pas tout à fait la même barbarie: la circoncision n'altère en rien le plaisir sexuel, ce qui est le cas de l'excision, qui est une véritable mutilation.

 

Assez de ces barbaries qui marquent les êtres humains au corps, et avant tout les femmes

Nous avons lutté en France pour que disparaissent toutes ces marques infâmes du genre, alors n'en tolérons aucune.

29/05/2012, 14:20 | Par bdemun en réponse au commentaire de Art Monica le 29/05/2012 à 14:05

Que sais-tu du plaisir sexuel des hommes et de la gêne occasionnée par la circoncision ? Du prépuce qui frotte la culotte pendant toute la jeunesse et l'adolescence jusqu'à ce qu'il devienne insensible à l'âge mûr. De cet espace pris par le sexe dans la pensée tellement il est présent en permanence et dès l’enfance ? Des gamins en état d'excitation constants bien avant la puberté, qui se tripotent et se branlent par irritation plus que par émotion ? Que sais-tu de cette barbarie ?

29/05/2012, 22:03 | Par Art Monica en réponse au commentaire de bdemun le 29/05/2012 à 14:20

J'en sais ce qu'en disent les hommes qui ont été circoncis, et les femmes qui ont subi excisions et infibulations.

Cela dit, nous ne faisons pas ici un concours de barbarie.

29/05/2012, 22:41 | Par artnaif en réponse au commentaire de bdemun le 29/05/2012 à 14:20

Sans compter que , du fait de l' épidermisation du gland , la sensibilité génésique est diminuée .

31/05/2012, 19:55 | Par Bruno COURCELLE en réponse au commentaire de Art Monica le 29/05/2012 à 14:05

"la circoncision n'altère en rien le plaisir sexuel,"

C'est tout à fait inexact, voir ma note :

http://blogs.mediapart.fr/blog/bruno-courcelle/310512/le-prepuce-une-levre-et-donc-un-organe?onglet=commentaires#comment-2161042

01/06/2012, 15:10 | Par artnaif en réponse au commentaire de Bruno COURCELLE le 31/05/2012 à 19:55

+ 1

29/05/2012, 10:34 | Par AA Bradley

Saloperies de dégénérés.

29/05/2012, 12:04 | Par netmamou

Merci pour ce billet, Victor.

J'ose le dire : je ne savais pas que les " fidèles" de  la religion musulmane pratiquaient l'excision...

La barbarie est sans limites...

29/05/2012, 12:31 | Par Philips Michel

Ces gens ne sont pas des barbares, seulement les victimes de traditions d'un autre temps.

Et l'interdiction de ces pratiques chez nous est une façon claire de leur dire : "Notre société refuse vos pratiques. Si vous avez fait le choix de vivre ici, vous devez savoir que nous considérons que cette manière de faire ne peut être acceptée, même au nom de la religion. Même dans un état laïc. Et ceux qui enfreindront nos lois seront punis."

La barbarie, c'est autre chose. C'est de la perversité. C'est causer du mal pour le plaisir de faire du mal.

29/05/2012, 13:35 | Par victorayoli en réponse au commentaire de Philips Michel le 29/05/2012 à 12:31

Oui mais ces traditions procèdent uniquement de la volonté des males d'asservir les femmes. De là découle la barbarie.

29/05/2012, 14:55 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de victorayoli le 29/05/2012 à 13:35

Réduire cette pratique à "l'unique volonté des mâles à asservir les femmes" est réducteur. Votre pensée est réductrice. Dans une société, les choses sont toujours plus complexes que ce que vous en dîtes. Procédé inacceptable, cruel, oui. Barbarie, non. Ces gens ne sont pas des sauvages, seulement des prisonniers d'usages dépassés.

29/05/2012, 21:50 | Par netmamou en réponse au commentaire de Philips Michel le 29/05/2012 à 14:55

Je pense que ce n'est pas parce que c'est dans la " tradition" que ce n'est pas barbare pour autant.

On peut tout à fait comprendre le poids de la tradition, sans pour autant accepter les coutumes qui en découlent et qui, en 2012, avec ce que l'on sait ( ou qu'on peut savoir, même dans des tribus reculées), que ces mutilations sont barbares.

Si l'on sait qualifier  la torture de " barbarie", on peut accepter que ce terme s'applique à cette " coutume".

Et qu'en est-il des femmes " cousues" quand le mari part travailler loin du village ? Une coutume, aussi, et pas barbare ?

Ne pas avoir peur des mots, c'est le début d'un progrès; me semble-t-il.

 

30/05/2012, 13:52 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de netmamou le 29/05/2012 à 21:50

ce n'est pas parce que c'est dans la " tradition" que ce n'est pas barbare pour autant.

Tout à fait d'accord Netmamou. D'autant plus que le terme de barbare a une définition très "mobile" selon les locuteurs!

Ces coutumes nées de l'ignorance et de la cruauté de pouvoirs brutaux, persistent grâce à la reproduction imbécile d'ignorants conformistes, et c'est terrifiant.

31/05/2012, 18:44 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Philips Michel le 29/05/2012 à 14:55

prisonniers d'usages dépassés

Non mais quelle ânerie professeur Philips, ces usages ont-ils été acceptables avant d'être dépassés? Dépassés par quoi?

31/05/2012, 19:58 | Par Bruno COURCELLE en réponse au commentaire de victorayoli le 29/05/2012 à 13:35

La circoncision asservit les garçons, par la terreur.

01/06/2012, 17:42 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Bruno COURCELLE le 31/05/2012 à 19:58

aphorisme scientifique?

29/05/2012, 14:31 | Par profil_inactif_28112

Pour la forme la moins active d'excision (faire couler une goutte de sang) en quoi est ce plus barbare que la circoncision ?

S'agissant de "la volonté des males d'asservir les femmes" notre ami auteur du billet sous-estime nos compagnes. En l'espèce les femmes sont la plupart du temps gardiennes de la tradition (idem pour le voile en Iran pour le port duquel nombre d'entre elles sont mortes quand le Shah l'a interdit).

29/05/2012, 20:00 | Par victorayoli en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 29/05/2012 à 14:31

Ce qui prouve bien leur asservissement, y compris au niveau de l'esprit. Les mâles dégénérés les veulent ignorantes, soumises, esclaves et contentes de l'être.

29/05/2012, 20:59 | Par netmamou en réponse au commentaire de victorayoli le 29/05/2012 à 20:00

Bien sûr, Victor.

C'est bien pourquoi l'alphabétisation des femmes doit être une priorité...

31/05/2012, 19:59 | Par Bruno COURCELLE en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 29/05/2012 à 14:31

c'est tout aussi barbare sur le plan psychologique

31/05/2012, 22:26 | Par netmamou en réponse au commentaire de Bruno COURCELLE le 31/05/2012 à 19:59

Bien sûr, nécessairement...Hélas !

29/05/2012, 18:05 | Par pmabéché

Ne pas confondre : Des ethnies 100% musulmanes ne pratiquent pas l'excision, en Afrique sub-saharienne. Des ethnies 100% non musulmanes pratiquent l'excision, voire pire, l'excision et l'infibulation.

29/05/2012, 21:48 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de pmabéché le 29/05/2012 à 18:05

Cette pratique est la plus commune dans les communautés musulmanes aujourd'hui. C'est l'islam qui a remis ces pratiques en valeur en Afrique, en Indonésie, et en Malaisie.

29/05/2012, 22:08 | Par pmabéché en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 29/05/2012 à 21:48

En Indonésie et en Malaisie, je ne sais pas, mais en Afrique Sub. Non. Presque toujours, pratiques antérieures. Cependant, il est vrai que de nombreuses ethnies non musulmanes ne pratiquent pas.

29/05/2012, 23:58 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de pmabéché le 29/05/2012 à 22:08

Géographiquement, la pratique se rencontre dans de nombreuses parties du monde. Elle est la plus courante en Afrique subsaharienne et dans quelques régions du Proche-Orient et de l’Asie du Sud-Est (Indonésie et Malaisie). (Voir cette liste non exhaustive.)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Excision#Pays_o.C3.B9_l.27excision_se_pratique_traditionnellement

 

29/05/2012, 21:01 | Par sourisgrise

D'accord avec vous, Netmamou, la tradition n'est certainement pas une excuse. La liquidation des petites filles en Asie est une tradition. Ca ne rend pas le génocide qui en découle moins barbare.

30/05/2012, 13:58 | Par victorayoli

Pour revenir au départ: le procès de ces deux personnes éduquées, en France depuis longtemps, le poids de la tradition n'est pas le même que pour leurs pays d'origine. Il s'agit donc bien de barbarie. Qu'on leur file 15 ans de placard, c'est tout ce qu'ils méritent. Les autres salauds - parce que sont des salauds, pas de pauvres ignares - du même acabit réfléchiront. Marre des idiots utiles qui trouvent des excuses à ces saloperies!

30/05/2012, 14:18 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de victorayoli le 30/05/2012 à 13:58

Ces cas "extrêmes" heureusement sont condamnés, car notre république peut évoquer les droits de l'Homme pour lutter contre ces pratiques mutilantes et violentes. 

Néanmoins les religions les plus rétrogrades contestent ces droits, même au sein de l'ONU: http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-michel-paris/110112/onu-diffamation-des-religions. Et pourquoi contestent-elles ces droits de l'Homme? Du vatican aux exciseuses, les principes humanitaires sont gênants pour l'exercice de leurs pouvoirs.

30/05/2012, 14:29 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de victorayoli le 30/05/2012 à 13:58

Victorayoli,

Ce n'est pas à 15 ans qu'ils devraient être condamnés, mais à 20 : "actes de barbarie commis pas personnes ayant autorité". Lire ici.

Et puis, tant qu'on y est, allez, ne mégotons pas : pourquoi pas la perpet ?

PS. Par hasard, vous ne seriez pas aussi un peu en faveur du rétablissement de la guillotine ? Quand vous écrivez "d'autres salauds du même acabit réfléchiront" c'est ce à quoi je pense. Avec des jugements à l'emporte-pièce comme le vôtre, notre démocratie a du souci à se faire.

30/05/2012, 14:55 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Philips Michel le 30/05/2012 à 14:29

Michel Philips

La prévention est certes préférable au délit et à sa condamnation!

Néanmoins je comprends cette colère, cette compassion montée en coup de gueule, néanmoins elle ne me semble pas adhérer à la peine de mort qui est un acte tout aussi révoltant et imbécile.

Merci Victor d'exprimer vos révoltes.

 

30/05/2012, 15:00 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 30/05/2012 à 14:55

Jean Michel,

Nous sommes sur Médiapart, un site où l'on s'attendrait à voir des gens avec un peu plus de hauteur de vue. Ici, ce n'est pas le FN et ses arguments simplistes, non ?

Coup de gueule, oui, j'accepterais et j'adhérerais. Mais ici, l'auteur s'embarque dans un raisonnement simpliste, comme si sa façon de voir était simple, évidente. Non, la question de l'excision n'est pas simple.

30/05/2012, 15:08 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Philips Michel le 30/05/2012 à 15:00

Michel

et elle fait quoi votre hauteur de vue contre ces crimes? C'est bien gentil de faire la morale à des gens qui ont la compassion "communicante", mais vous apportez quoi au débat? Du bavardage du genre "usages dépassés". Votre connerie est barbare, et ça j'en suis convaincu depuis un moment!

30/05/2012, 15:26 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 30/05/2012 à 15:08

"Votre connerie est barbare, et ça j'en suis convaincu depuis un moment!"

Quel talent !

Allez, encore un effort, lâchez-vous : traitez-moi de fasciste !

30/05/2012, 15:37 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Philips Michel le 30/05/2012 à 15:26

non merci Michel, je ne suivrai pas votre exemple!

30/05/2012, 21:24 | Par victorayoli en réponse au commentaire de Philips Michel le 30/05/2012 à 14:29

Au ci-devant Michel Philips

 

Vous qui vous prétendez « intello » haut niveau

Gardez votre mépris, vos allusions oiseuses,

Votre morgue à deux ronds, vos arguties foireuses.

Certains puent la sueur, d’autres puent du cerveau !

31/05/2012, 03:36 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de victorayoli le 30/05/2012 à 21:24

Victorayoli,

Je comprends votre colère mais il y a dans votre rigidité quelque chose à la fois d'enfantin et de dangereux.

Enfantin, car séparer les gens entre le monde des "barbares" et celui des "civilisés" ne correspond pas à la réalité. C'est trop simpliste.

Dangereux, car ce radicalisme me fait penser à celui de Bush après les attentas du 11 septembre, quand il avait dit : "Nous allons combattre les forces du Mal" (Sous entendu, nous sommes les forces du Bien !). On voit où cela nous a conduit en Irak et en Afghanistan.

Mais nous allons vite (demain vendredi) savoir qui de vous ou de moi a raison.

Soit la Justice vous suivra et les auteurs de ces actes inacceptables écoperont de 15 ans, voir de 20 car les victimes étaient des enfants et les auteurs avaient "autorité".

Soit la Justice me suivra et dira que, derrière ces actes intolérables, il y a aussi des êtres humains.

Attendons, nous serons vite fixés.

31/05/2012, 07:21 | Par sourisgrise en réponse au commentaire de Philips Michel le 31/05/2012 à 03:36

A part des êtres humains, qu'y a t'il d'autre derrière les actes ignobles que juge la justice ?

ëtre humain n'est pas une excuse, bien au contraire.

31/05/2012, 09:50 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Philips Michel le 31/05/2012 à 03:36

décidément Michel Philips, vous collectionnez les arguments débiles!

Hitler, Amin Dada, Pol Pot et Jack l'éventreur aussi étaient des êtres humains. 

31/05/2012, 20:03 | Par Bruno COURCELLE en réponse au commentaire de Philips Michel le 30/05/2012 à 14:29

Désolé, ces personnes agissent en toute innocence - et ignorance - pour le bien de leurs filles. Elles ne sont pas condamnables puisque dépourvues d'intention de nuire.

Seule la loi contre les atteintes à la dignité humaine (bizutage), sur fond du droit de l'enfant à la liberté de religion et à ne pas endurer de pratiques discriminatoires peut être invoquée.

Seul un ethnocentrisme ahurissant peut penser le contraire.

01/06/2012, 07:40 | Par Jean-Yves Cognac en réponse au commentaire de Bruno COURCELLE le 31/05/2012 à 20:03

Les 2 personnes mises en cause ces derniers jours n'étaient pas ignorantes puisque récidivistes, Bruno Courcelle.

On peut plaider l'ignorance pour un premier délit mais certainement pas pour le deuxième s'il est identique.

01/06/2012, 08:57 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Jean-Yves Cognac le 01/06/2012 à 07:40

Bruni Courcelle

"Seul un ethnocentrisme ahurissant peut penser le contraire."  --- ainsi que les milliers de jeunes filles qui refusent d'être ainsi mutilées...

01/06/2012, 16:55 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Jean-Yves Cognac le 01/06/2012 à 07:40

Concombre

ce monsieur le sait très bien, mais il a trouvé ce joli argument pour attirer l'attention sur lui.

Je pense que Jefferson, Washington et Lincoln ont été de fâcheux ethnocentristes de vouloir abolir l'esclavage dans les pays du sud américain!

30/05/2012, 14:56 | Par Jean-Yves Cognac

Je rappelle à tous les honorables Médiapartiens ici-présent que les parents dont on parle sont des récidivistes...

Ils avaient déjà été mis en cause pour leurs 2 filles ainées et avaient promis alors en correctionnelle qu'ils ne recommenceraient pas...

Sauf qu'ils ont recommencé avec leurs 2 cadettes...

Donc 15 ans de placard ne me paraissent pas forcément immérités et ils auront dû mal à plaider l'ignorance...

Ils plaideront sans-doute "le poids des traditions"...

Une fois, OK, deux fois ???

30/05/2012, 15:00 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Jean-Yves Cognac le 30/05/2012 à 14:56

Il faudrait mettre un voile sur toutes ces traditions bien ancrées ! Innocent

 

30/05/2012, 16:11 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Emmanuel Esliard le 30/05/2012 à 15:00

 

Tiens, Manu, à propos de voile (GRRR)

______

 

La police est intervenue dans une foire internationale à Téhéran pour fermer 80 stands où se trouvaient des femmes qui ne respectaient pas assez strictement le port du foulard islamique, selon les chefs de la police cités mercredi par les médias.

Les responsables des stands coupables «avaient reçu un avertissement mais ne l’ont pas pris au sérieux et c’est pour cela que nous les avons fermés», a indiqué le chef de la police, Esmail Ahmadi Moghaddam, cité par le quotidien Mardom Salari.

Le raid a visé les participants à la 19eme Foire internationale agroalimentaire, tenue du 27 au 30 mai, à laquelle étaient présentes des sociétés de nombreux pays européens et asiatiques, dont la France, l’Allemagne, la Chine ou l’Inde.

Le chef adjoint de la police Ahmad Reza Radan a précisé, selon la même source, que la mesure avait frappé 80 stands - sur 700 - dont «le personnel féminin ne respectait pas correctement le port du hijab», le foulard islamique obligatoire pour toutes les femmes en Iran.

Il n’a pas précisé si des stands de sociétés étrangères avaient été fermés, ni le sort des femmes accusées d’avoir contrevenu aux règles vestimentaires islamiques, un délit passible d’amende et parfois de coups de fouet.

La plupart du temps, les contrevenantes sont simplement détenues dans un poste de police jusqu'à ce que des proches viennent les chercher.

Comme chaque année à l’approche des chaleurs de l'été incitant à porter des vêtements légers, la police a intensifié les opérations contre les «femmes mal voilées» dans les grandes villes, contrôlant véhicules et piétons dans les lieux publics les plus fréquentés.

Selon Mardom Salari, la police a également lancé une campagne contre les magasins vendant des cravates pour faire respecter une réglementation - largement ignorée - datant des débuts de la révolution islamique et interdisant cet ornement vestimentaire jugé comme un symbole de la culture occidentale par les durs du régime.

Le respect des normes vestimentaires «islamiques» par les femmes nourrit régulièrement la polémique entre les partisans d’une application stricte de la loi et ceux, dont le président Mahmoud Ahmadinejad, prônant une approche plus tolérante.

(AFP)

30/05/2012, 16:22 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de Art Monica le 30/05/2012 à 16:11

c'est bien connu Dieu ou Allah est une créature totalement impuissante, elle a besoin de petits flics iraniens pour se faire respecter!

Quelle bêtise.

30/05/2012, 17:36 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Art Monica le 30/05/2012 à 16:11

@Art Monica

Je ne sais si c'est réconfortant de trouver Ahmadinejad dans le camp des "modérés" ? 

On devrait leur faire une projection du dessin animé "Persepolis" ! Là je suis sûr que l'Iran perd ses polices religieuses ! Embarrassé

 

30/05/2012, 15:05 | Par netmamou en réponse au commentaire de Jean-Yves Cognac le 30/05/2012 à 14:56

La récidive m'avait échappé.

Merci, Concombre d'attirer notre attention sur ce fait on ne peut plus important.

Criminels, ce sont des criminels qui doivent être jugés comme tels. Point barre !.

30/05/2012, 14:57 | Par Emmanuel Esliard

Dans l’enfer de l’excision en Egypte (En Egypte, 60 à 80 % des femmes seraient en fait concernées)

Deux victimes tentent de lutter contre cette pratique très répandue, bien qu’illégale.

 

« Si on ne le fait pas, la femme est trop excitée, elle ne peut pas s’occuper correctement de son foyer. » Une Egyptienne

 

La voix s’étrangle. « C’est le jour le plus noir de ma vie. Comme si c’était hier. » Samah articule avec difficulté. La jeune fille, tout à l’heure volubile et gaie, est devenue d’une pâleur terrible. Ses mains se tordent, jointures blanchies. « J’avais huit ans. Je me souviens de la violence, de ces femmes qui m’ont attrapée et écarté les jambes. Il y a eu cette douleur atroce et du sang, partout. » Samah baisse la tête, accablée. Pendant quelques secondes, elle se tait, rajuste son voile déjà bien tendu sur ses hautes pommettes, et reprend son récit, livide. « Dans mon village, les familles se regroupent pour l’opération. La da’ya (exciseuse) se déplace pour plusieurs petites filles en même temps. J’ai vu les autres se faire couper devant moi, je ne comprenais rien, j’avais peur. J’ai essayé de m’enfuir, on m’a rattrapée, frappée. Et puis on me l’a fait. » Silence.

 

Banlieue. A côté de Samah, Mervat, 22 ans, secoue la tête, comme pour effacer ce souvenir. Originaire, comme son amie, d’al-Marg, banlieue misérable et oubliée en lisière de la gigantesque capitale égyptienne, elle a aussi connu l’horreur de l’excision. Comme 97 % des femmes égyptiennes, à en croire les statistiques du ministère de la Santé. Des chiffres accablants, légèrement revus à la baisse lors du récent colloque sur les mutilations génitales féminines au Caire. En Egypte, 60 à 80 % des femmes seraient en fait concernées par cette pratique d’origine pharaonique, qui touche chaque jour 6 000 fillettes à travers le continent africain. Sur les bords du Nil, cette coutume concerne autant les musulmanes que les chrétiennes. Pour beaucoup, l’excision est une garantie de pureté, un argument essentiel pour pouvoir se marier. « Si on ne le fait pas, la femme est trop excitée, elle ne peut pas s’occuper correctement de son foyer », affirme une jeune mère. « Si on n’enlève pas la chose, elle gêne pendant l’accouchement », insiste une autre. Et d’ajouter, péremptoire : « Sans cela, impossible aussi de donner naissance à un garçon. » La tradition est d’autant plus ancrée que le tabou est total : « Même entre femmes, on ne parle jamais de choses sexuelles, explique Mervat, rougissante. Beaucoup ignorent les conséquences possibles d’une excision, les hémorragies, les infections ou les stérilités. »

 

Dans leur communauté, Mervat et Samah sont des pionnières. Formées comme auxiliaires médicales et employées par l’Association égyptienne de développement global, elles travaillent dans un centre d’aide sanitaire et de nutrition ouvert aux familles de leur quartier. D’excision, bien sûr, il n’est pas d’emblée question. « Il faut d’abord bâtir une relation de confiance avec chaque femme. On propose nos services, on l’aide pour sa santé, celle de ses enfants. Ce n’est qu’une fois qu’elle sait qu’on n’a que de bonnes intentions qu’on peut lui parler d’excision », reprend Samah. Elle-même a été difficile à convaincre : « On a du mal à croire qu’une habitude si ancienne est néfaste. » Mervat, elle, s’est rappelé sa colère, quelques années plus tôt, en voyant une fillette transportée aux urgences en pleine hémorragie. « Je me suis dit que ces femmes qui excisent devaient aller en prison. » Elle non plus ne peut oublier ce réveil, en pleine nuit, à l’heure où le cerveau plein de sommeil fait office d’anesthésie. Ni la lame de rasoir, « la même, pour toutes celles qui étaient coupées cette nuit-là ». Alors, quand elle parle aux mères prêtes à mutiler leurs enfants, elle met toute son énergie à les convaincre que ce geste, fait par amour et pour le bien supposé de la fillette, n’est qu’un crime.

 

Les arguments sont balayés, patiemment. Si certains affirment que certains hadiths (paroles) du prophète Mahomet encouragent l’excision, les deux jeunes filles répondent que l’imam d’Al-Azhar, la plus haute autorité de l’Islam sunnite, a précisé qu’ils n’étaient pas authentifiés. « En Arabie saoudite, on n’excise pas les femmes. ça n’a donc rien à voir avec la religion », s’indigne Samah. Face aux objections, elle rappelle que la pureté ne vient pas du corps, mais du coeur et de l’âme. « C’est l’éducation qui donne la pureté », assène-t-elle. Chaque femme convaincue est une victoire, sourient Samah et Mervat. Sans illusions. « Il suffit qu’en rentrant chez elle, son mari lui dise le contraire pour qu’elle se plie à la tradition. » Et leurs efforts n’y changeront rien. Pas plus que les colloques ou les beaux discours du gouvernement ou du clergé, musulman ou copte, peu répercutés hors des salles de conférences. « Il faut en parler, même dans les petites mosquées et églises, dans les écoles. Seules, nous ne pouvons rien faire. Il faut faire de la prévention parmi les hommes. Nous ne sommes pas les mieux placées pour cela », désespère Mervat.

 

Argent. La jeune fille est en colère, elle en veut aux médecins. « Beaucoup d’entre eux continuent d’exciser, alors que c’est interdit. Ils devraient au contraire dissuader les femmes. Mais ils préfèrent empocher l’argent ! » Depuis 1997, l’excision a été mise hors la loi en Egypte, « sauf nécessité médicale ». Un flou savamment entretenu dans lequel s’engouffrent nombre de praticiens. A al-Marg cependant, personne ne peut se permettre de débourser 70 livres (10 euros) pour une excision chez le médecin. L’opération, réalisée clandestinement par une da’ya, coûte cinq fois moins cher. Sans asepsie ni anesthésie, elle provoque chaque année des décès. Pour les da’yas, c’est un business rentable qui vient s’ajouter à leurs gains de sage-femme. Pendant six mois cette année, Mervat et Samah ont travaillé côte à côte avec les da’yas. Les accompagnant lors des accouchements, les suivant dans leurs soins, promettant de leur donner l’argent pour toute excision non réalisée. « Si elles renoncent aux excisions, nous les aiderons à obtenir leur patente de sage-femme », assurent les deux jeunes femmes, pleines d’espoir. Leur plus grande victoire, cependant, elles l’ont déjà obtenue. Leurs discussions avec leurs propres familles ont permis d’épargner leurs petites soeurs, aujourd’hui adolescentes : « Elles, au moins, ne connaîtront pas ce massacre. ».

 

Par Claude GUIBAL

 P.-S. Source : Libération, vendredi 05 septembre 2003

30/05/2012, 16:18 | Par melgrilab@yahoo.fr

Le problème, c'est de savoir comment on s'y prend, concrètement, pour éradiquer cette horreur. On peut poser la question au gouvernement (entre autres).

30/05/2012, 21:37 | Par profil_inactif_145012

Un article du Guardian du 22 avril 2012 mentionne qu'environ 100 000 excisions ont été pratiquées en Grande Bretagne, sur des fillettes aussi jeunes que 10 ans, par des docteurs et des dentistes...

Chaque années, ce serait le cas pour plus de 22 000 filles, et presque 6000 à Londres seraient en situation de risque. En 2008 la police a reçu 166 plaintes et personne n'a jamais été condamné. Seuls deux docteurs ont été rayés des listes depuis 1980.

http://www.guardian.co.uk/uk/2012/apr/22/female-genital-mutilation-uk-medics

 

31/05/2012, 09:54 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 30/05/2012 à 21:37

le très humain Michel Philips a certainement des idées pour régler ce problème très humain.

01/06/2012, 14:18 | Par profil_inactif_145012

Parlant de barbares...

http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/31/sudanese-woman-stoning-death-adultery

Sharif Abdallah est une jeune soudanaise en prison avec son bébé. Elle vient d'être condamnée à mort par lapidation pour adultère. Ses frères l'ont tabassée jusqu'à ce qu'elle avoue.

01/06/2012, 16:45 | Par jean michel PARIS en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 01/06/2012 à 14:18

mhjozoux

voyons enfin, vous portez un jugement ethnocentriste! pas bien ça.....

01/06/2012, 16:49 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de jean michel PARIS le 01/06/2012 à 16:45

c'est clair ! j'm'en fous... Cool A bas les coutumes barbares, qui ont une fâcheuse tendance à se concentrer sur les femmes !

01/06/2012, 17:55 | Par Philips Michel

Le jury populaire des Assises a tranché : prison ferme ( 2 ans pour le père, 18 mois pour la mère).

Une manière de dire que ces pratiques sont "hors la loi" et "punissables".

 

 

02/06/2012, 00:10 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Philips Michel le 01/06/2012 à 17:55

C'est une ecxcellente nouvelle - espérons que cette décision fasse jurisprudence et provoque la réflexion dans les chaumières.

02/06/2012, 08:00 | Par victorayoli en réponse au commentaire de Philips Michel le 01/06/2012 à 17:55

Très bonne nouvelle. 

01/07/2012, 21:38 | Par Esther1965 en réponse au commentaire de victorayoli le 02/06/2012 à 08:00

Sauf que les peines allant jusqu'à deux ans étant aménageables, il ne feront pas un seul jour de prison et donc n'intègreront jamais la sanction judiciaire. Pour faire reculer l'excision, il faut beaucoup de travail de terrain pour éduquer et convaincre. Mais il faut également des sanctions réellement dissuasives.

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