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La République noyée dans l’identité nationale
Undes effets des réactions nombreuses et très négatives (hormis cellesdes ténors de l'UMP) au projet de «grand débat sur l'identiténationale» d'Eric Besson consiste aujourd'hui, pour le pouvoir enplace, à expliquer et marteler que cette dernière n'est ni plus nimoins que la République.
Ce fut le leitmotiv du discours de NicolasSarkozy, hier 12 novembre à la Chapelle-en-Vercors (Drôme). Laconfusion s'aggrave au sommet de l'Etat. En effet, si l'identiténationale est parfaitement équivalente à l'identité républicaine,pourquoi alors s'obstiner à valoriser la première et noyer la secondedans l'exclusivité de la nation ?
Ilfaut répéter ici que l'identité nationale renvoie au culte du national,à la raison d'Etat et au bagage de l'extrême-droite. Evidemment, onpourra toujours trouver dans l'histoire de la République des phases oùle régime et ses hommes se sont fourvoyés dans la violence légale, lenationalisme et la haine des étrangers, comme durant l'affaire Dreyfusou à la fin des années trente. Précisément, l'effort historique desrépublicains sincères a été de repousser cette tentation autoritaire dela République et de faire progresser sa démocratisation. La Républiquenoyée dans l'identité nationale équivaut à nier cette part démocratiquehostile au culte du national, ennemie de la raison d'Etat, dresséecontre la violence à l'égard des exclus et des étrangers. NicolasSarkozy, Eric Besson, Henri Guaino, présentent une singulièredéfinition de la République qui rejette sa construction historique auprofit d'une vision dogmatique de la nation que chaque Français etFrançaise, et tout étranger dans le monde devrait souscrire. Car, entreles figures - démocratique et historique, ou autoritaire et dogmatique- de la France se tient une donnée fondamentale qui n'est ni plus nimoins que la liberté d'expression et la possibilité, pour chaquecitoyen, pour chaque personne, de l'usage de la raison critique.Lorsque le député Eric Raoult déclare que les écrivains lauréats duprix Goncourt doivent observer « un devoir de réserve », il présenteune idée de la République et de la nation dominée par le caporalisme,la censure et le silence. Et ceci en contradiction avec l'efforthistorique de la République en France pour construire un espacedémocratique fait de principes et de lois fondamentales, de traditionfaisant jurisprudence et de reconnaissance des enseignements du passé.Rappelons-nous qu'à l'issue du procès de Maurice Papon et de sonverdict (2 avril 1998), la communauté nationale s'était largementsaisie, à travers la presse et les médias, de la notion, pour toutagent de l'Etat, de refus d'un ordre inhumain. L'arrestation d'enfants,dans la cadre de la politique d'immigration du gouvernement, et leurmise en centres de rétention, rappelée par Marie NDiaye comme « unexemple significatif et dangereux de ce qu'est le gouvernement [1] »,peut renvoyer à cette catégorie d'ordres inhumains. Il faudrait en toutcas poser la question d'un point de vue quasi-constitutionnel au sensque la France est définie par des valeurs qui s'opposent à de tellespolitiques, des valeurs qu'ont a pu appeler les « Principesfondamentaux reconnus par les lois de la République [2] ».D'une certaine manière, des agents seraient fondés de refuser lesordres extrêmes concernant les expulsions de sans-papier ou le fichagedes citoyens, non qu'ils se placeraient en état de rébellion maisqu'ils défendraient au contraire une légitimité démocratique du régimequ'il est nécessaire, certainement, de mieux expliquer. Nous nous yemployons pour notre part, ici et ailleurs. Il serait intéressant aussique plus d'affaires viennent devant les tribunaux sur cette question defond et que les juges, actuellement menacés dans leur indépendance,disent la parole du droit en la matière : de beaux débats enperspective, loin des affirmations martiales de la droite sarkozyste.
Les journaux Libération et Le Monde ontrappelé, le 6 novembre, que la première identité de la France, cellequi mérite que l'on combat pour elle, est une identité démocratique. Voici les liens vers ces articles. Nous publions plus bas la version longue du texte publié par nos soins dans Libération sous le titre : « Le culte du national est un nationalisme ». Notre première rédaction date du lundi 2 novembre au matin.
http://www.liberation.fr/politiques/0101601437-le-culte-du-national-est-un-nationalisme
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/11/06/aux-racines-de-l-identite-nationale_1263699_0.html Ce2 novembre 2009, nous avons reçu l'injonction, de la part d'un ministrede la République, de venir débattre dans les préfectures et lessous-préfectures, des « valeurs de l'identité nationale », avec deuxquestions à la clef : « Qu'est-ce qu'être français ? Quel est l'apportde l'immigration à l'identité nationale ? »
Jene répondrai pas à la demande d'Eric Besson, parce que nous assistons àla mise sur orbite d'un débat qui n'en est pas un, décidé par unministère qui incarne une forme nouvelle de politisation desinstitutions et du bien public, enfermant la définition de la France etdes Français dans un projet autoritaire et idéologique, étouffant toutce qu'être français recèle de spirituel, de politique, d'historique.Tout ce qu'Eric Besson nie actuellement et qu'il est nécessaire de luidire pour le bienfait du débat démocratique.
Cedébat en l'état sur « qu'est-ce qu'être français ? » est totalementpiégé. Si cette question est toujours légitime - et tous les pédagoguesdu pays la posent en permanence -, l'inscrire en revanche dans un« grand débat sur l'identité nationale » est un procédé pervers puisquecette notion préempte la définition recherchée. En effet, l'identiténationale ne recouvre pas tout de l'identité française, et loin de là.Elle en représente même une forme de perversion puisqu'elle transposedans le champ des citoyens une idéologie partisane de surcroît connotéeà l'extrême droite. Pourtant, le piège a fonctionné puisqu'une largepartie des commentaires suscités par la proposition Besson a mélangéallègrement les deux expressions comme si elles étaient équivalentes.L'opinion française elle-même est tombée dans le piège. Souhaitantcontribuer à l'expression de « l'identité française » - et n'est-ce pasl'une de ses modes d'existence que d'irriguer le débat public ? -, ellea, sans s'en rendre compte, à travers les différents sondages de cesderniers jours, valider le présupposé de cette consultation populairemarquée du sceau de « l'identité nationale ». Ainsi Eric Besson a-t-ilpu se féliciter que les Français soutenaient son initiative ! En fait,soutenaient-ils peut-être la possibilité offerte de dire au ministre del'Identité nationale que sa vision de la France (partagée avec NicolasSarkozy) est une régression de la démocratie et que les urnes luiseront prochainement fatales.
Ilfaut savoir que l'identité française est définie aujourd'hui en premierlieu par un projet politique forgée par la République. L'existence decette dernière procède de la compréhension commune et revendiquéequ'une identité ancrée exclusivement sur la nation ne peut fonder lelien social et politique, surtout en France où le culte du national -le nationalisme - a entraîné le pays dans la violence politique, lapersécution sociale et la trahison de la patrie livrée à ses ennemis -comme en 1940. Aussi tout l'effort des républicains, de droite comme degauche, a-t-il été de doter la France d'institutions libérales et dedroits fondamentaux permettant de sortir d'un ordre exclusif de lanation au profit d'une conception politique, raisonnée etintellectuelle de la France. L'amour de la nation en France, c'estcela. L'essentiel des combats individuels et collectifs de défense dupays l'ont été sur cette idée de la France comme nation politique -pour laquelle se sont battus, de manière héroïque et solennelle, desnon-natifs depuis Giuseppe Garibaldi en 1870 jusqu'à Missak Manouchianen 1943.
Pourrésumer, l'identité nationale d'Eric Besson et de Nicolas Sarkozyrefuse à la France sa définition républicaine, libérale etconstitutionnelle - au sens qu'il existe, au-delà des pouvoirs et de lapolitique, un patrimoine commun de libertés individuelle et de fiertépatriote pour le courage civique. C'est pour cette raison qu'un débatsur « qu'est-ce qu'être français » se réduisant aux « valeurs del'identité nationale » est une imposture. C'est comme si on proposaitun débat sur Eric Besson avec, comme titre : « Les hontes de latrahison politique ». Je protesterai de la même façon que j'insisteaujourd'hui sur ce point fondamental : l'identité nationale est uneconception idéologique de la France qui lui enlève ses valeurspolitiques, enferme les Français dans le piège nationaliste, etpervertit le fonctionnement régulier des institutions.
Cedébat est en effet organisé par des institutions régulières de laFrance républicaine. Les préfets et les sous-préfets obéissent aupouvoir légitime détenu par le président de la République et legouvernement tous les deux issus du vote populaire. Néanmoins, ilexiste dans notre pays, - c'est aussi l'une des valeurs de la France -une tradition d'apolitisme de la haute fonction publique et de servicede tous les citoyens sans distinction. Le ministère de l'Immigration,de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidairecréé le 31 mai 2007 avait déjà été critiqué pour son caractère trèsdérogatoire puisqu'il n'était que la traduction d'un slogan de campagneprésidentielle de Nicolas Sarkozy. Désormais cette idéologisation d'unministère de la République se diffuse dans tout l'appareil de l'Etat.Cela pose un vrai problème que les juristes, les politistes, leshistoriens, les membres du Conseil constitutionnel et du Conseil d'Etatet leurs président et vice-président respectifs auront certainement àcœur de méditer voire de dénoncer. Ou, du moins, rappeler qu'il existeun lieu parfait pour le débat sur la France et ses valeurs, à savoirles scrutins électoraux et la vie politique.
Lerôle de l'opposition parlementaire serait ainsi de prendre position surle fond plutôt que d'en profiter avec certains et certaines (SégolèneRoyal) pour faire de la surenchère sur la nation, le drapeau et laMarseillaise. Un peu d'histoire leur rappellerait qu'être français,c'est d'abord détenir la liberté de choisir le moment où l'on pavoiseet où l'on chante l'hymne national, parce ces deux symboles ont étéaussi dans le passé les attributs des aventures populistes etnationalistes menaçant l'idéal démocratique. Finalement, les démocratesde la République, ceux dont la culture irrigue la définition politiquede la France, seraient aujourd'hui les mieux armés pour, comme au tempsde la lutte contre le boulangisme, déclarer avec Jules Ferry : « aulieu de fermer la République il faut l'ouvrir, l'ouvrir à tous leshommes de bonne volonté ».
Vincent Duclert, historien, auteur de La France, une identité démocratique (Le Seuil, 2008).
Surl'idée de confusion au sommet de l'Etat, abordée au début de cetarticle, voir d'Eric Fassin, "Sarkozy ou l'art de la confusion", Le Monde, 13 avril 2007. Eric Fassin vient de publier un autre article important sur Mediapart, http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/eric-fassin/121109/le-prix-de-la-liberte-d-expression [1]. Entretien dans Libération, 13 novembre 2009. L'écrivaine s'est exprimée de la même manière sur France Inter la veille.
[2]. Sur cette notion, voir notre livre, La France, une identité démocratique, Paris, Editions du Seuil, 2008.


Tous les commentaires
On peut ajouter à cet article éclairant que le président de la République n'a pas lui-même une idée très claire de la notion sur laquelle il disserte. Elle consiste notamment, a-t-il expliqué le 12 novembre à La Chapelle en Vercors, dans la tolérance et le respect. Mais le 10, en décorant Dany Boon, il avait affirmé, pour illustrer l'identité du Nord-Pas-de Calais, que peu de Français auraient été capables de la tolérance constatée chez les habitants de Sangatte à l'égard des occupants du centre (cf. le blog de G. Birenbaum). Et le 11, devant A. Merkele, que la France et l'Allemagne ont en commun le refus de la haine de l'autre. Une spécificité "nationale" peut donc aussi communale, régionale, ou internationale.
Toujours selon son discours du 12, bénéficier sans contrepartie de la Sécurité sociale serait contraire à cette identité. Serait-il possible d'avoir des précisions sur le coût pour la collectivité de l'hospitalisation due à son imprudence et sur les contributions qui lui ont donné le droit d'être soigné et hébergé ?
L'identité nationale
...que d'en profiter avec certains et certaines (Ségolène Royal) pour faire de la surenchère...
les propos tenus sur le débat "programmé" par Besson par S.R. ne correspondent pas à ce que vous écrivez . Je n'ai vu aucune surenchère, ni chez Peillon, ni chez elle à ce sujet ; à moins que vous n'utilisiez des discours d'il y a trois ans dans le contexte d'aujourd'hui ce qui n'est guère intellectuellement correct et guère digne d'un historien !
à "Guitard".
Contrairement à ce que vous affirmez, je n'utilise pas des discours de Ségolène Royal d'il y a trois ans mais des déclarations publiques très récentes, inscrites dans la question qui nous intéresse : après l'annonce d'Eric Besson relative à son projet de grand débat sur l'identité nationale, elle s'est empressée de communiquer sur le sujet, n'hésitant pas à faire, effectivement, de la surenchère. On attendait une socialiste comme elle sur un autre terrain, dans un autrre registre. Je maintiens mon appréciation, et je vous indique différents liens où vous pourrez lire ses déclarations puisque vous ne les connaissez pas. Elle rappela à cette occasion ses discours et prises de position d'il y a trois ans, qu'elle revendique et actualise.
http://www.liberation.fr/politiques/0101600703-segolene-royal-encourage-le-ps-a-debattre-de-l-identite-nationale
http://www.leparisien.fr/politique/identite-nationale-royal-contre-attaque-29-10-2009-691823.php
En 2007, lors d’un déplacement en Provence-Alpes-Côte d’Azur (le 23 mars), elle avait notamment déclaré : « Je pense que tous les Français devraient avoir chez eux le drapeau tricolore. Dans les autres pays, on met le drapeau aux fenêtres le jour de la fête nationale. » La veille, lors d’un meeting à Marseille, elle avait fait entonner l’hymne national, estimant qu’ « avoir reconquis le droit de chanter la Marseillaise » marquait « une étape historique pour la gauche, qui avait cru devoir abandonner l’hymne national à l’extrême droite . » Aussitôt, Nicolas Sarkozy avait pris avantage sur elle en déclarant, lors de son voyage aux Antilles : « Après avoir prononcé ce mot ignoble il y a une semaine, elle a fait un discours entier sur l’identité nationale. Je ne lui en veux pas, je trouve que c’est important qu’elle comprenne . » Effectivement, Ségolène Royal s'était laissée enfermée dans le piège tendu par son adversaire. Elle se place aujourd'hui dans la même situation.
Je vous laisse donc à vos sympathiques appréciations à mon égard.
Si être français, c'est ressembler à Besson, Hortefeux, Raoult et consorts, alors je préfère me déclarer citoyen du monde.Ces relents nauséeux renvoient à une période sinistre de notre histoire, foutons dehors ces individus avant qu'il ne soit trop tard! Il y a, je l'espère, en France, des hommes de bonne volonté qui ne sont ni des traîtres, ni des xénophobes ou des censeurs imbéciles...
Mais la France ne fut pas seulement une République... Je veux bien faire de la République l'origine de la France et il faudrait alors s'interroger sur "qu'est-ce que la Révolution ?" Je crois que la droite cherche par des détours sémantiques à faire revivre cette idée que la France n'est autre que celle qui a obéi à un chef. Aujourd'hui Sarkozy, hier le roi. Elle cherche surtout à piéger la gauche en enfermant le débat sur la question de la terre, du sol, c'est qui peut paraître ridicule quand on défend aujourd'hui l'idée européenne. Cependant la gauche est toujours bien peu à l'aise avec la France alors qu'elle devrait au contraire défendre l'héritage révolutionnaire de 1792.
Quand Sarkozy se croyant hors caméra, plaisantait avec ses voisins lors de la cérémonie au Plateau des Glières, il a montré qu'il méprise les valeurs de la France. Quelle est l'identité nationale de ce monsieur ?
Non seulement nous vivons une époque de manipulation,mais nous sommes aussi plongés par le pouvoir dans la perversion. A écouter ce matin samedi 14 novembre un débat sur France Inter,on se demande le bien-fondé de cette campagne et le but de cet Eric Besson...De grâce,ne tombons pas dans le panneau ! Evitons le piège mis en place par le sarkozysme à bout de souffle et d'arguments. Pour ceux qui hésitent encore et souhaiteraient participer au débat officiel,je recommande vivement la lecture d'un petit livre d'Henri Guillemin,intitulé "Nationalistes et nationaux". Ce condisciple de Jean-Paul Sartre rue d'Ulm,met bien les choses en place et définit avec clarté les enjeux de l'identité républicaine.
sous l'occupation, on nous faisait chanter la Marseillaise (couplet: "nous entrerons dans la carrière"dit coujplet du maréchal !Or, le 1er lundi après le débarquement des Anglo-Amér.en Afr,du nord, nous jeunes résistantes, faisons courir le mot d'ordre :chanter le 1er : "le jour de gloire est arrivé"!Atmosphère électrique : le mot d'ordre circule si bien qu'au moment du lever du drapêau on voit s'avancer la directrice,pproférant : "l'heure est grave, aujourd'huii nous ne chanterons pas" . Ceci a eu pour cadre le lycée Stendhal de Grenoble-et dans le cadre d' "l'identité nationale" je pense qu'on pourrait le nommer : du bon usage dela Marseillaise !
@moureaux
Sous l'occupation j'étais à l'école primaire. Sachez donc qu'on ne nous faisait pas chanter la Marseillaise, oh non ! On nous réunissait dans la cour pour chanter "Maréchal nous voila" qui était devenu l'hymne national. C'était obligatoire dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Il suffit de changer un mot pour avoir "Nicolas nous voilà". Je me souviens encore des paroles du refrain:
Maréchal nous voilà,
Devant toi le sauveur de la France,
Nous jurons, nous tes gars,
De servir et de suivre tes pas.
Maréchal nous voilà,
Tu nous as redonné l'espérance.
La Patrie renaîtra,
Maréchal, maréchal nous voilà
http://www.marechal-petain.com/chanson.htm
Les 26 autres pays de l'Union européenne n'ont plus qu'à faire la même chose !!! On met tout dans un panier, on secoue et on trouve l'identité européenne !!!!!??? Beaux débats en perspective !!!!, de l'Irlande à la Grèce, en passant par la Bulgarie. En tous cas, j'en connais qui doivent être ravis, ceux qui ont dit "non" au référendum au motif essentiel d'une perte d'identité nationale dans certains domaines. Ils devraient applaudir Sarko et Besson. Même les Polonais (dont le pays a été dépecé au cours du 20e siècle) et les Baltes ,Ukrainiens, etc. (occupés par les Soviétiques)n'ont pas lancé un tel débat. Quant aux Yougoslaves, ils ont "réglé" la question en s'entretuant. Mon cri de colère : commémoration de la chute du Mur : le comble de l'autosatisfaction et de l'hypocrisie , alors que les démocraties occidentales n'avaient rien fait pour s'opposer à sa construction en 1961!!!! Les Présidents étaient en vacances!!!! De plus, s'en est suivie , après 1989, une période très difficile (disparition de grands pans de l'industrie, agriculture à bout de souffle, retraités très pauvres,suppression de nombreux acquis sociaux, accaparement des richesses par une "mafia" de profiteurs , etc... montée de l'extrême droite et des partis xénophobes... voir par exemple la situation en Roumanie et Bulgarie. Pour rester dans l'Hexagone, j'attends avec impatience les débats "préfectoraux" sur la perception de l'identité nationale en Corse (assassinat d'un préfet) , au pays basque , en Bretagne, grands adeptes du "régionalisme" . Ce thème n'est jamais évoqué dans les commentaires de tous ordres , contrairement à la "menace" de l'immigration.
A mon avis, il y a quatre réponse à donner :
1
Identité nationale ?
Liberté, égalité, fraternité, c'est écrit sur toutes les mairies.
2
Identité national ?
Nicolas Hulot prend ses distances avec le Président de la République, juste avant la conférence de Copenhague, c'est le seul sujet qui compte. M. Sarkozy cherche à l'occulter.
3
Identité national ?
Un débat serieux demande au moins 6 mois, donc à reporter après les élections régionales.
4
Identité nationale ?
Vivre ensemble !!!