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Des projets pour l'iPad

L'iPad. Y aller vite ou y aller bien? Aucun éditeur ne semble en tout cas douter de la nécessité de proposer une application sur ce support. Notamment parce qu'en un an, une large partie du trafic des sites web est passé sur les applications iPhone. Ainsi au début de cette année, l'application du Monde.fr représentait 15% des visites (7 millions sur un total de près de 47 millions).

La tendance est d'ailleurs à proposer plusieurs applications spécialisée plutôt qu'une grosse généraliste, avec des parties gratuites et des services payants. En mars, par exemple, Le Parisien prévoit de proposer, à coté de son application «classique», «Le Parisien Sorties», «Le Parisien restaurants», «Le Parisien PSG» et «Le Parisien turf», ce dernier proposant les cotes et les non partants gratuitement, mais les pronostics moyennant finances.

Aux Etats-Unis, où il est déjà possible de commander l'iPad (il faut avoir une IP et une adresse de livraison aux Etats-Unis, pour l'instant) et où Apple examine jusqu'au 27 mars la première salve d'applications spécifiques, les éditeurs se préparent pour être prêt au plus tôt (la sortie est prévue le 3 avril). Les magazines du groupe Condé-Nast semblent même particulièrement pressés d'y figurer pour prendre la meilleure part du marché et se faire un nom sur le nouveau support. Wired a déjà présenté depuis longtemps un prototype.

[Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, présente l'application iPad de son magazine à la conférence de l'association américaine des agences publicitaire, à San Francisco. A cette occasion, il a précisé le mode de production: son équipe utilisera Air d'Adobe pour produire simultanément le magazine papier et la version iPad, sans qu'il y ait deux «éditions» différentes. L'idée est assez déroutante puisqu'a priori, l'iPad ne gère ni Flash, ni Air.]

Mais GQ promet une première version dès le numéro d'avril. Vanity Fair suivra en juin. Le New Yorker et Glamour à l'été. Ces publications devraient, dans un premier temps, tester la vente de contenu sur l'iTunes Store (Apple prélève 30%, ne rétrocède aucune donnée sur les abonnés et se réserve le droit de refuser les «contenus inappropriés» comme l'application du Bild qui propose des filles dénudées) avant de tenter la vente directe, une fois l'effet de mode de l'iPad estompé.

 

Pourtant, pour ce que l'on a déjà vu, il n'y a pas de grosse invention dans l'ergonomie, juste une sorte de gros pdf, qui permet de lire des vidéos, de tourner les pages et de zoomer sur un article).

Sur le même créneau (le magazine de mode à grosses photos, voir ci-dessus — cliquez sur le petit «V» en bas des pages pour «interagir» avec les pages), le magazine VIV envisage un traitement plus novateur (selon Jeanniey Mullen, de Zinio, il a coûté «même pas 100.000$» à réaliser!) :

L'arrière-boutique:

 

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I-mac, I-pod, I-phone, I-pad, ... sont des produits qui rendent les mêmes services ou presque. Apple développe-t-il une stratégie commerciale s'adressant avant tout à l' I-diot ?

Une étude AT Internet (ex-Xiti)/Backelite estime que le taux de pénétration de l'internet mobile atteindra 41 % en 2014. L'étude montre aussi que ce succès du mobile doit beaucoup au taux de renouvellement important (2 ans en moyenne pour un appareil). De ce fait, la prééminence de l'iPhone (33% du trafic Internet mobile en février 2010) s'explique en partie par le fait qu'Apple propose très souvent de nouveaux modèles (2G, 3G, 3Gs). Samsung arrive deuxième (18 %) pour le trafic, devant Nokia (16 %) et BlackBerry (10 %).

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