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Fabulous Fab(Labs)

Dans Tintin et le lac aux requins, le professeur Tournesol invente un engin révolutionnaire: le photocopieur en trois dimensions. On met un objet d'un côté, un peu de pâte de l'autre et en un tournemain l'original est reproduit à l'identique. Une telle machine existe depuis quelques années sur un principe pas très éloigné de ce qu'avait imaginé Hergé. On charge un modèle 3D dans la mémoire d'une imprimante qui, point par point, dépose des morceaux de colle, de plastique, de métal ou même de sucre selon les coordonnées spécifiées et recommence à l'étage suivant jusqu'à obtenir, par stratification, un objet en relief.

Mais contrairement à la bande dessinée, aucun Rastapopoulos ne cherche voler la RepRap (pour «réplication rapide») parce que ses plans sont disponibles, librement, gratuitement, sous licence libre (GNU Public License), modifiables à volonté. Et que la machine sait même fabriquer ses propres pièces.

A vrai dire, il n'est pas absolument certain pourtant que le photocopieur de Tournesol, ou le synthétiseur de Star Trek ou un quelconque autre objet de science-fiction soit à l'origine des FabLabs. Il faut plutôt aller chercher du côté des obscurs cours d'éducation manuelle et technique où un professeur de collège en blouse bleue enseignait à utiliser la machine à coudre, la scie et la perçeuse à des élèves qui n'en voulaient pas, persuadés que le savoir-faire les éloignait du savoir et que l'EMT les menait tout droit à l'enseignement professionnel.

Mais c'est un cours d'EMT deluxe, car il naît dans une grande université américaine, le Massachussetts Institute of Technology. Comme son nom l'indique, c'est la science appliquée qui est enseignée ici, et à un moment ou à un autre, l'étudiant doit réaliser le projet qu'il élabore. En 1998, le physicien Neil Gershenfeld prend donc la responsabilité d'un cours pratique de prototypage malicieusement intitulé How to Make (Almost) Anything (Comment fabriquer (presque) n'importe quoi). On trouve dans son atelier de lourdes et coûteuses machines-outils capables de manipuler les gros volumes aussi bien que les atomes.

Ses étudiants, apprentis ingénieurs mais sans bagage de technicien restent incrédules — «Ils demandaient: "Ca peut etre enseigné au MIT? Ca à l'air trop utile?"», raconte Gerschenfeld. Mais très vite, il s'approprient le lieu, fabriquent un double des clés et reviennent nuitamment pour fabriquer «(presque) n'importe quoi», conformément à la promesse initiale. Beaucoup de petits objets à vocation plus artistique que technique. Une «scream buddy», par exemple, sorte de sac ventral qui étouffe le cri de colère lorsque celui-ci est inoportun, mais sait le libérer plus tard. Un réveil qui ne cesse de sonner que lorsqu'il s'est assuré que le dormeur est réellement réveillé... parce qu'il est capable de remporter un jeu contre lui... «Ils fabriquaient des objets pour un marché d'une personne», explique Gershenfeld.

Mais plutôt que de considérer ces réalisations comme de futiles broutilles, comme des errements potaches, l'universitaire s'aperçoit que ses étudiants ont réinventé l'échelon artisanal, celui qui se satisfait des matières premières locales et remplit des besoins particuliers que ne sait pas combler l'industrie, toute à son désir de s'adresser à une demande de masse, globale et indifférenciée.

En 2002, il ouvre le premier FabLab au MIT, dôté d'un projet presque politique. D'abord, pose-t-il, «il s'agit de créer plutôt que de consommer»: la technologie est perçu comme un instrument d'émancipation. «La disparition des outils de notre horizon éducatif est le premier pas sur la voie de l'ignorance totale du monde d'artefacts dans lequel nous vivons, explique Matthew B. Crawford dans Eloge du carburateur (La Découverte). Ce que les gens ordinaires fabriquaient hier, aujourd'hui, ils l'achètent ; et ce qu'ils réparaient eux-mêmes, ils le remplacent intégralement.» Contre l'obsolescence programmé des biens de consommation, le savoir-faire ferait sortir de la dépendance: «Retour aux fondamentaux, donc. La caisse du moteur est fêlée, on voit le carburateur. Il est temps de tout démonter et de mettre les mains dans le cambouis...».

Mais pourquoi faire soi-même ce que les professionnels fabriquent mieux et probablement pour moins cher? Gerschenfeld rappelle la fameuse prédiction de Ken Olsen, fondateur de Digital Equipment, en 1977: «There's no need for a computer at home». De la même façon, il n'y a aucune raison de disposer d'une usine à domicile, sauf si cela devient aussi anodin que l'informatique. «Au final, les centres de fabrication seront comme les PC, simplement des technologies dont les gens disposent».

Les FabLabs vont au-delà de l'artisanat par leur capacité à exploiter le réseau: les usagers peuvent confronter leurs idées, les partager sur place comme à distance, les adapter à de nouveaux besoins et les améliorer sur le modèle du logiciel libre. Fabien Eychenne, chef de projet à la Fondation Internet nouvelle génération (FING) raconte par exemple qu'il a rencontré des élèves designers, disposant d'outils plus perfectionnés dans leur école, qui se rendaient dans un FabLab parce qu'on n'y était pas qu'entre designers.

Le deuxième atelier a été ouvert en Norvège au-delà du cercle polaire, où les éleveurs de rennes avaient besoin de puces GPS bon marché pour localiser leurs animaux. Ce genre de besoins avec des enjeux très locaux, n'était couvert ni par l'artisanat parce que trop techniques, ni par l'industrie parce que trop ponctuels et probablement non rentables. Gershenfeld a d'ailleurs obtenu une bourse de la National Science Foundation (NSF) pour organiser un réseau de FabLabs dans les pays du sud: au Ghana, pour fabriquer des filtres à eau, en Afghanistan pour reconstituer un réseau de télécommunications après la guerre, en Inde pour des instrument de diagnostics pour les moteurs de tracteurs, etc.

Il ne s'agit pas que d'une industrie du pauvre ou d'un mouvement de contestation du consumérisme. Chaque FabLab créé depuis que le réseau est lancé oriente son projet, lui donne une coloration: l'un plus artistique – le remix, le détournement, le sample appliqué aux arts plastiques –, l'autre plus militant – la base se réapproprie les outils de production –, le troisième axé sur l'innovation ascendante – on abaisse la barrière à l'innovation, de la même façon que le Web a abaissé la barrière à l'expression publique – ou encore écologique – la récupération, le recyclage.

A lire la charte des FabLabs, le business n'est pas absent: «des activités commerciales peuvent être incubées dans les fab labs, mais elles ne doivent pas faire obstacle à l'accès ouvert. Elles doivent (...) bénéficier à leur tour aux inventeurs, aux labs et aux réseaux qui ont contribué à leur succès.» A côté des open days où ils laissent les machines à la disposition de tous contre la promesse de reverser les innovations et les modèles à la collectivité, certains FabLabs proposent des journées privées, où l'usage des machines est payants, mais qui permet de développer rapidement des prototypes brevetables et de trouver un modèle économique. Ce faisant, c'est le brevet et le copyright qui finance l'innovation ouverte.

A l'occasion de Futur en Seine (du 17 au 26 juin), la FING monte un FabLab temporaire à la Cité des sciences (niveau -1, carrefour numérique) pour familiariser le grand public ave ce néo-artisanat. Pendant les week-ends, les membres de la fondation proposeront des visites et feront tester la découpe laser. Le mercredi, ils organiseront un FabLab Kids pour les enfants du quartier (avec notamment des expériences de circuits bending, c'est-à-dire le détournement descircuits électroniques des jouets pour leur faire faire autre chose que ce pourquoi ils sont prévus. Ils accueilleront des «makers» résidents appelés à réaliser en public les projets qu'ils ont déposé pour le Unlimited Design Contest et mèneront des actions de sensibilisation pour les industriels et les pouvoirs publics.

Merci à Véronique Routin et Fabien Eychenne, pour leurs renseignements.

Tous les commentaires

27/05/2011, 19:06 | Par profil_inactif_121699

Merci pour cet article, dont vous avez manifestement changé le titre (initial).

"(...) il faut fabriquer l'étudiant doit réaliser le projet qu'il élabore (...)"

Soit il manque des mots, soit il faut en enlever.

Sinon, à mon époque au collège (soit avant 1998) on avait des cours de ‘technologie’ où l’on fabriquait soit-même des objets dans des projets (trimestriels) scientifique et technique : un répondeur, porte-clé qui s’allume etc. C’était chouette car on élaborait un projet, manipulait les programmes informatiques (en introduisant des instructions dans l’ordinateur), soudait etc. après on fignolait soi-même notre propre objet (design, couleur, motifs etc.). C’était en France ; et non dans un MIT preschool program. Au lycée, en section générale, on a même fabriqué notre propre savon en chimie. Et, en physique, selon nos exposés, on devait produire une maquette explicative/pratique ou y inclure une expérience scientifique pratique pour expliquer un phénomène ou hypothèse.

«Ils demandaient: "Ca peut etre enseigné au MIT? Ca à l'air trop utile?"»

C’est étonnant, le MIT est connu pour cela et c’est sa spécificité. Il se distingue, ainsi, de son rival dans Massachusetts : Harvard. Ils font des projets "fous", en grandeur nature, dans le département d’architecture et d’urbanisme. Mais, généralement, les universités américaines sont impressionnantes avec les moyens et outils (incroyables) mis à la disposition des étudiants.

Spin cycle: a new kind of washer

27/05/2011, 21:25 | Par Vincent Truffy en réponse au commentaire de profil_inactif_121699 le 27/05/2011 à 19:06

Oui, oui, je parlais de vieux souvenirs du début des années 1980, quand l'EMT ressemblait plus à des cours d'économie sociale et familiale, avec un peu de couture, une peu de cuisine, du bricolage, mais rien de très enthousiasmant. Même au moment où l'éducation nationale a choisi de s'informatiser, ça a été pour installer des TO7-70 et des MO5 de Thomson, bien fermés, alors que l'Apple IIe permettait d'ouvrir le capot, de brancher des robots, de les programmer.

Aujourd'hui, on peut trouver des dispositifs dès la maternelle et le primaire comme La main à la pâte, où l'on manipule des pistolets à colle, des petits outils, etc. On est très proche des FabLabs, avec un objectif pédagogique plus affirmé, puisqu'il s'agit d'amener les élèves à rencontrer des problèmes, susciter un questionnement, formuler des hypothèses, les tester et en tirer des principes, plutôt que d'apprendre le théorême d'abord et de l'appliquer dans la résolution des problèmes ensuite comme cela se fait généralement.

(PS. Les mots étaient en trop, j'ai corrigé, merci)

28/05/2011, 18:03 | Par profil_inactif_121699 en réponse au commentaire de Vincent Truffy le 27/05/2011 à 21:25

Merci pour les infos.

A la fin des années 80, les projets développés par "La main à la pâte" étaient testés en France dans des écoles primaires. En tout cas, dans des "écoles pilotes" publiques en province. Après, je pense que ce type d’enseignement s’est généralisé sur tout le territoire. Ceci dit, il reste beaucoup à faire et même dans les grandes villes - notamment en ce qui concerne l’information du grand public mais aussi des directeurs d’établissements... qui ne sont soit, pas au courant du programme de la mairie ; soit, ils craignent que cela leur coûte cher à mettre en place. Mais, il y a des étudiants en architecture ou sciences qui proposent des petits stages/programmes gratuits de découverte de leur discipline respective, aux enfants qui réalisent eux-mêmes leurs modèles.

27/05/2011, 21:00 | Par Franck Gauthey

Sujet intéressant que ces fabs labs et autres imprimantes 3D qui semblent traduire des appropriations différentes selon les contextes locaux, créations de pièces techniques sur mesure pour réparer du matériel agricole dans des zones rurales en Inde, aide à du détournement d'objet dans le cas de design/recyclage dans la région de Boston.

L'outil semble très intéressant et s'insère dans une logique de réparation, de singularisation plutôt que de la standardisation de masse et pourtant l'écho est particulièrement faible même si quelques fab lab peinent à surgir en France.

L'éternel problème de l'oeuf ou de la poule, de l'outil et de l'usage. S'il existait davantage de dispositifs permettant déjà de produire des séries sur mesure, recycler, réparer, ou même de former à créer ses propres objets plutôt que de suivre l'addiction au consummérisme et à la standardisation sans doute ce type de technologie prendrait vraiment toute sa puissance et pourrait s'inscrire dans une démarche subversive et saine... Ce n'est pas que l'affaire d'une machine mais bien un état d'esprit et un ensemble de pratiques qui vont avec...et qui serait nécessaire de développer.

 

 

27/05/2011, 21:36 | Par Vincent Truffy en réponse au commentaire de Franck Gauthey le 27/05/2011 à 21:00

Il y a un FabLab «homologué» à Toulouse (Artilect), un à Vitry (/tmp/lab, mais je ne sais pais s'il est reconnu comme tel, ni si cela a vraiment de l'importance) et probablement ailleurs. On trouve aussi des techshops qui ont un autre modèle, des hackerspaces moins orientés fabrication, etc.

La FING travaille à un métaprojet de FabLab: FabLab², qui serait un FabLab à FabLabs. Et enfin, ce qui est la raison de ce billet, elle organise cette action de sensibilisation dans le cadre de Futur en Seine.

Enfin, je m'aperçois un peu tard, que notre nouveau confrère de Mediapart, Joseph Confavreux, a consacré une émission aux imprimantes 3D.

27/05/2011, 23:38 | Par Franck Gauthey en réponse au commentaire de Vincent Truffy le 27/05/2011 à 21:36

Ces dernières imprimantes étaient encore onéreuses... soit 10.000 $ il y a trois ans pour baisser selon certaines prévisions dans les années à venir à 2.000$ soit ce que pouvait coûter une imprimante laser à la fin des années 80.

Comment dire...? Est-ce que les mentalités, les dispositifs, les usages attrapperont au mieux les possibilités de cette technologie...? Tant pis!

Mais c'est déjà intéressant d'observer comment cette technologie est appropriée différement selon les contextes, et semble t-il avec davantage de ressort dans les pays émergents.

28/05/2011, 12:44 | Par Vincent Truffy en réponse au commentaire de Franck Gauthey le 27/05/2011 à 23:38

Peut-être n'est-il pas totalement nécessaire que chacun en dispose chez soi puisqu'il est possible de transmettre le modèle 3D par le réseau. Il suffit qu'il existe un réseau suffisamment dense de machines, comme il existe des magasins qui proposent les services de leur photocopieuse.

28/05/2011, 18:22 | Par profil_inactif_121699

Oui, c’est une solution.

Je ne pensais que ces machines coûtaient moins cher que les traceurs et autres imprimantes grand format (2D). Mais qu’elles étaient aussi chères que les lasers-scanners 3D (où la machine est vendue séparément du logiciel...).

Ensuite, il faut prendre en compte le prix des logiciels (tel que Rhinocéros) et la formation à l’utilisation de ces derniers pour effectuer le modèle en 3D, non ?

30/05/2011, 09:57 | Par Vincent Truffy en réponse au commentaire de profil_inactif_121699 le 28/05/2011 à 18:22

Pour la formation, l'utilité des FabLabs me semble évidente: il y a un engagement moral à aider les autres utilisateurs du lieu à comprendre le fonctionnement, à discuter des modèles, à apporter des améliorations. On est très proche de l'Open Source.

A ce propos (je n'ai pas testé ces logiciels) on doit pouvoir modéliser les formes avec Heekscad, FreeCAD, jCAE ou exoTK, basés sur OpenCASCADE (dérivé d'un logiciel de Matra), peut-être BRL-CAD. Hoops 3D n'est pas libre, mais il est en freeware pour une utilisation personnelle.

29/05/2011, 17:43 | Par Yves Delègue

Je signale que la machine vient d'être fabriquée à Clermont-Ferrand comme on peut le vérifier sur le site reprapide.fr, riche en informations de toutes sortes. Yves Delègue

30/05/2011, 10:13 | Par Vincent Truffy en réponse au commentaire de Yves Delègue le 29/05/2011 à 17:43

Merci pour l'information. Au passage, le texte de présentation rappelle utilement qu'André Gorz a pensé, dans Ecologica (Galilée, 2008) «les possibilités et l’avenir ouverts par le logiciel libre et les fabricateurs numériques» et liste trois logiciels libres ou gratuits non mentionnés plus haut: Sketchup (Google), OpenSCAD et Skeinforge-Fabmetheus.

29/05/2011, 23:25 | Par Franck Gauthey

Pour information aussi une fab lab dans l'ouest PING à Nantes organise trois jours de rencontres du 8 au 11 juin:

http://www.labtolab.org/~labtolab/wiki/index.php/Main_Page

info sur le lab

http://www.pingbase.net/wordpressfr/

un film sur les réalisations

http://www.youtube.com/watch?v=ejDT4LxI8AI

 

30/05/2011, 10:15 | Par Vincent Truffy en réponse au commentaire de Franck Gauthey le 29/05/2011 à 23:25

Je crois que les Nantais seront aussi à La Villette.

30/05/2011, 09:44 | Par Vincent Truffy

Merveille du réseau Clin d'oeil ce billet s'est également retrouvé sur Owni où il a reçu un commentaire de «Pierre» que je reproduis ici:

«En remettant sur la route le combi VW de mes parents, je n'imaginais pas que je trouverais une grosse communauté d'entraide et de passionnés qui sont prêts à partager leur savoir pour garder sur la route ces engins de plus de 30 ans. Cela va de l'entretien de base à la conception de moteurs optimisés qui consomment moins qu'à l'origine et polluent moins que la plupart des diesels qui encombrent nos villes. Tous différents, on y croise des intellos, des ouvriers, des étudiants, etc et tous ont une passion commune pour ces engins si loin des voitures jetables de nos jours.pirsig-3thumb1.jpg?w=124&h=188 Ces gens m'ont permis de comprendre qu'un autre monde est effectivement possible, moi qui suit pourtant assez cynique sur l'état du nôtre, un monde dans lequel tout n'est pas transaction.
Pour suivre la lecture de l'éloge du carburateur, je vous conseille également le Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes

Ce site reproduit la préface d'Octave Mannoni et quelques longs extraites de ce roman. Au passage, il paraît que le livre détient le record du plus grand nombre de refus par des éditeurs (121 refus) alors qu'il est devenu un best-seller des années 1970, que l'auteur était connu pour son fabuleux QI (à 9 ans, il était à 170) et ses 28 séances d'électrochoc (les «électrodes d'annihilation artificielle») en hôpital psychiatrique.

mcanique_moteur_2.jpg

30/05/2011, 10:36 | Par Dominique Bry

Fascinant !

30/05/2011, 11:14 | Par Vincent Truffy en réponse au commentaire de Dominique Bry le 30/05/2011 à 10:36

Quand on commence à creuser, c'est sans fin. Voici:

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

24/07/2011, 07:27 | Par Vincent Truffy

Un commentaire de Noam Assayag:

 

Voici ma contribution à cet article qui m'avait fait découvrir le concept de FabLab :
Neil Gershenfeld était invité au festival Futur en Seine 2011, et je viens de mettre en ligne son excellente son intervention au CentQuatre sur le Futur de la création (en anglais) :

"Today's most advanced manufacturing processes, whether of microchips or of jumbo jets, are analog: computers control the tools, but there is no information in the materials. There is in molecular biology, which builds digitally; programs don't just describe things, they are things."
"La plupart des processus actuels d’usinage, des micro-processeurs aux avions de ligne, sont analogiques : les ordinateurs contrôlent les outils, mais il n’y a aucune information dans les matériaux. Il y a dans la biologie moléculaire quelque chose qui se construit numériquement... les programmes ne se contentent pas de décrire les choses : ils sont les choses."

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