Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Les maladies mentales, un atout évolutif?

Ce qu’il est convenu d’appeler les maladies mentales touchent de 1% à 4% de la population, et près de la moitié d’entre nous en ferons l’expérience à un moment ou un autre de notre vie. De nombreux facteurs peuvent faire « basculer » une personne dans une forme de maladie mais il semble acquis que l’incidence génétique est importante, la proportion des malades mentaux issus de familles touchées étant largement plus importante que la moyenne. Autant la dépression peut avoir des causes essentiellement exogènes (style de vie, travail, etc..) autant de nombreuses maladies telles les troubles bipolaires, la schizophrénie ou encore l’autisme on bien souvent un lien héréditaire.

Se pose alors une question : si ces conditions génétiques sont défavorables à la survie et à la reproduction des êtres qui en sont affectés (ce qui semble être le cas dans notre société ou l’anormal est considéré comme pathologique), comment expliquer qu’elles perdurent ? Autrement dit, pourquoi la sélection naturelle n’a t’elle pas depuis longtemps éliminé les lignées porteuses des gènes qui codent pour ces maladies mentales ? En effet, hors l’homme et le singe rhésus aucun animal n’a cette caractéristique et, si elle le pouvait, la médecine moderne l’éradiquerait sans autre forme de procès.

Selon un récent article du New Scientist, l’archéologue anglaise Penny Spikins fait partie d’un courant de pensée qui estime que ce que nous considérons aujourd’hui comme des maladies mentales est en fait un élément fondamental de l’humanité : pour Spikins, c’est parce qu’Homo Sapiens tolérait en son sein la présence d’individus avec des comportements différents que ce sont développés des émotions complexes telles la compassion, la gratitude et l’admiration. Les individus ainsi « intégrés » développaient alors de nouveaux outils et méthodes grâce à certaines capacités intellectuelles particulières : capacité d’imagination, de concentration, d’intuition que l’on rencontre aussi souvent chez les « génies ». De fait ceux et celles qui se promènent dans la stratosphère de l’innovation scientifique et artistique sont rarement tout à fait « normaux » et une étude néerlandaise fait ressortir le fait que la proportion d’enfants autistes à Eindhoven, la silicon valley néerlandaise, est double de celle que l’on trouve dans d’autre villes du pays nettement moins orientées « high tech ». Ce qui fait dire à Simon Baron-Cohen, du centre de recherche sur l’autisme de l’université de Cambridge : « notre travail suggère que les parents d’enfants autistes – qui donc sont eux-mêmes porteurs de certains gènes marqueurs de l’autisme – ont des talents pour la systémisation, talents responsables de l’innovation dans les domaines de la science, des mathématiques, de la musique, des arts et de l’ingénierie1 ». Dans la même veine, en 2005 Daniel Nettle de l’Université de Newcastle montrait que les poètes et artistes reconnus possèdent plusieurs traits utilisés par ailleurs pour le dépistage de la schizophrénie : illusions, hallucinations, humeur volatile et difficulté de concentration2.

En termes d’évolution, il semble y avoir une corrélation entre la présence de certaines séquences génétiques à l’origine de troubles du comportement (notamment la forme courte de la protéine porteuse de sérotonine SERT3 et le gène DRD4-7R lié à l’hyperactivité) et l’adaptabilité requise par l’humanité lors de ses longues migrations depuis 50 000 ans. De fait l’homme et le singe rhésus, également porteur de gènes associés aux maladies mentales, sont les seuls êtres évolués capables de s’adapter à tout nouvel environnement. Posséder la version courte du SERT expose à la dysrégulation émotionnelle souvent associée aux troubles mentaux mais augmente par ailleurs la capacité de réponse émotionnelle du porteur. Dans un environnement social accueillant, ces personnes développent des capacités de communication et de sociabilisation très poussées et, en termes évolutifs, utiles à la survie du groupe. Dans un environnement hostile ou pathologisant par contre, seule la face sombre s’exprimera. Pour David Whitley 4, « selon les critères modernes je dirais que la plupart des chamans actuels souffrent de problèmes d’humeur, et sans doute de bipolarité…. Aujourd’hui, être « fou » c’est mauvais. En Occident nous continuons à pathologiser la différence, et à perdre l’avantage adaptatif qu’il nous procure ». Ce qui fait dire à Simon Baron-Cohen que le dépistage (screening) génétique des embryons dans le but de détecter les risques d’autisme et de schizophrénie, en plus d’être une forme d’eugénisme, pourrait être contre-productif en privant l’humanité de certains attributs cruciaux. Robert Cook-Deegan, directeur du Center for Genomic Ethics, Law and Policy à l’Université de Duke (Caroline du Nord), est d’accord avec ceci mais fait néanmoins remarquer que « les souffrances de ceux et celles vivant avec ces maladies mentales sont bien réelles elles aussi ».

La question de la gestion des maladies mentales doit, sur base de tout ceci, sortir de son cadre médico-social visant l’optimisation productiviste et l’uniformisation intellectuelle pour retrouver sa place au cœur du débat sur la nature de l’humanité. Et sans doute qu’au lieu de se limiter à traiter les « malades », il faudrait leur donner les conditions leur permettant de s’exprimer et de jouer pleinement leur rôle. Souvenons-nous de Rain Man…

 

1New Scientist, 22 June

2Journal of Research in Personality, DOI: 10.1016/j.jrp.2005.09.004

3 Molecular Psychiatry, DOI: 10.1038/sj.mp.4001157

4 Auteur de Cave Paintings and the Human Spirit, Prometheus, 2009

Tous les commentaires

Merci pour cet article.

Je signale le REEV — LE RESEAU D'ENTRAIDE DES ENTENDEURS DE VOIX, association d'auto-support de personnes qui entendent des voix, avec lesquelles elles ont décidées de vivre positivement et ne pas se laisser enfermées dans la catégorie de "fous".

"Entendre des voix ne rime pas nécessairement avec la maladie mentale, telle que l’ont démontré les recherches scientifiques menées durant les années 80. Le mérite majeur en revient au Professeur Marius Romme qui a été fortement interpellé par une de ses patientes. Cela l’a conduit à entreprendre des études comparatives auprès de personnes en mal de vivre et ceux qui au contraire apprécient leurs voix. De plus, d’autres chercheurs relèvent que cette particularité auditive n’est pas récente ou, ipso-facto un sujet d’inquiétude auprès de nombreux peuples, par exemple africains et d’Amérique latine. Ces derniers mettent même leur faculté en valeur. Grâce à cette reconnaissance récente, les Entendeurs de voix se sentent libérés des préjugés à leur endroit. Désormais, ils peuvent se solidariser et s’affirmer ouvertement pour aboutir progressivement à l’essor associatif."

Lire la suite sur ethnopsychiatrie.net

 

-

Oui.

-

Mozart et Hitler (1 point Godwin !) étaient-ils des malades mentaux, qu'un dépistage prénatal aurait pu empêcher de naître ?

-

Doit-on remettre en cause le choix donné aux futurs parents de ne point mettre au monde un-e trisomique 21 ?

-

Mais je me fais l'avocate du diable; merci pour ce billet, offrant une clarification scientifique de bon aloi, concernant certains troubles mentaux , si mal perçus par une Haute Autorité Psychiatrique toute puissante car génétiques. Nous sommes, espérons-le, à l'aube de la disparition de certaines camisoles de force, chimico-psycho ...

-

Par contre, je ne suis pas d'accord sur l'intérêt du handicap pour l'évolution de notre espèce; jusqu'à des temps très récents, la mortalité infantile était énorme si bien que beaucoup de handicapé-e-s (et non handicapé-e-s, d'ailleurs) disparaissaient très vite. N'oublions pas que la polio a pratiquement disparu grâce à la vaccination; que de handicapés (physiques d'origine infectieuse dans ce cas) en moins ! Rien à voir avec l'évolution de Darwin, me semble-t-il. A moins d'y inclure nos facultés intellectuelles ...

-

N'y a-t-il pas des différences plus difficiles à vivre et/ou accepter que d'autres ?

-

Maintenant que nous savons que le démon ne "possède" personne ...

-

Il me semble que les "entendeurs de voix" peuvent être aussi heureux que les sourds-muets, non ?

-

Sourire

 

Bonsoir Agnès, Du point de vue proposé ici, si les maladies mentales n'étaient que négatives et détrimentales à la survie, les lignes génétiques "coupables" auraient du disparaître de part le processus de sélection naturelle. Le fait qu'elles n'aient pas disparu pourrait être du au fait que ces caractéristiques ont un côté bénéfique.

Salut Vincent, - J'ai un problème avec le raisonnement "si une chose perdure au cours de l'évolution, c'est qu'elle est utile, voire positive". Et même si c'était vrai à une macro-échelle, qu'est-ce que cela signifierait au niveau des sociétés et des individus? Les maladies, la mort perdurent, c'est un fait. Sont-elles utiles, indispensables? C'est à voir. Il y aurait sans doute d'autres voies qu'elles pour optimiser l'espèce (si j'ose dire ;-) - Quand on sait que génotype et phénotype sont en interaction étroite, que l'environnement peut rendre silencieux ou très éloquents des gènes, quand on voit l'évolution de l'humanité, la façon dont elle saccage la planète, on peut vraiment se questionner sur le "bon sens" de l'évolution.

Salut Monica,

Pour les maladies je ne sais pas mais pour la mort c'est sur que sans elle la vie ne pourrait durer très longtemps, faute de ressources. Le problème est sans doute que notre notion "d'utilité" moderne est différente, sans doute très réductrice, par rapport à tout ce qui a peu être "utile" à l'évolution des hominidés depuis quelques millions d'années. Mais cela dit je ne sais pas si cette thèse est parfaitement fondée, je l'ai juste trouvée intéressante :)

Bonjour Vincent,

 

Derrière la recherche d'un sens, il y a souvent un besoin d'unité, voire de justification de sa propre normalité. L'idée qu'un évènement soit simplement aléatoire nous laisse souvent perplexe. Il y a pourtant, au regard de l'évolution (de type Darwinienne) des branches phylogénétiques parfaitement "inutiles" si l'on prend l'Homo sapiens comme "apothéose".

 

Oui mais voilà : l'Homo sapiens en tant qu'apothèose, c'est au mieux un paradigme, voire un dogme.

 

La diversité ne donne pas de sens à la nature des diversités, elle se constate sur la foi d'observation. Le déterminisme n'est pas toujours un bon conseiller. Ce que l'on nomme "maladies mentales" est d'abord le témoin d'un mécanisme qui produit de la diversité. mais c'est dur, la diversité, quand "les autres" sont différents de nous...Je ne dis plus rien

 

@ Art Monica

si une chose perdure au cours de l'évolution, c'est qu'elle est utile, voire positive".

Ben non. L'existence d'un organisme est en elle-même le fruit de nombreux équilibres, de multiples antagonismes. L'existence d'une espèce considérée est un symptôme, pas une fin en soi. Elle traduit l'existence - en un temps donné - de conditions de survie (physico-chimiques, environnement prédateur, présence de proie). Chaque espèce peut être amenée à disparaitre sans que cela ne traduise autre chose qu'une modification des équilibres de l'ecosystème (voire une disparition de l'écosystème). Et la Terre est à la fois un assemblage d'éco-systèmes et un système en elle-même.

 

Les maladies, la mort perdurent, c'est un fait. Sont-elles utiles, indispensables? C'est à voir. Il y aurait sans doute d'autres voies qu'elles pour optimiser l'espèce.

Sans la mort, comment permettre aux jeunes de Devenir ? Comment renouveler les organisations ? Comment ne pas être pris dans un schéma ancestral et...mortifère ? Je ne dis plus rien La Mort est consubstantielle à la Vie, et vice-versa. Sans mort, pas de vie...par définition.

 

on peut vraiment se questionner sur le "bon sens" de l'évolution.

Ici encore, je vous suggère de prendre la question dans l'autre sens. La question de savoir s'il est bon que le soleil se couche ne présente pas de développement utile (me semble-t-il). Par contre, savoir pourquoi et comment cela se passe peut permettre d'accéder à une compréhension du Monde qui nous entoure.

@ Samines

 

"si une chose perdure au cours de l'évolution, c'est qu'elle est utile, voire positive". Comme j'avais mis en doute cet énoncé, justement, nous sommes d'accord.

 

Les maladies semblent être des exacerbations ou des déviations des processus de la vie, dont l'éventuel "dessein évolutif" pourrait être d'amener la mort. Mort dont nous sommes d'accord pour dire qu'elle semble la seule façon de renouveler les vivants (ce qui ne m'empêche pas de dire magiquement Je sais bien mais quand même Clin d'oeil).

 

Ma question sur "le bon sens de l'évolution" était ironique, quand je constate de quoi l'humain est capable Je ne dis plus rien

Les maladies semblent être des exacerbations ou des déviations des processus de la vie,

 

Hum

 

Je vais prendre un exemple : L'embryogenèse chez les mammifères. Cette embryogenèse aboutit à la formation d'un foetus qui dispose de ses propres caractèristiques tissulaires, et en particulier de son propre système antigènique (HLA, ABO...), c'est à dire d'un ensemble de molécules permettant d'identifier l'individu et donc les molécules étrangères. Ce système va permettre la construction de l'identité tissulaire et la reconnaissance du "non-soi" qui est à la base du système immunitaire. Système indispensable à la survie de l'organisme.

 

Sauf que l'organisme qui héberge le foetus dispose lui aussi de son propre système immunitaire et - puisqu'il est en contact avec le foetus - devrait réagir immunologiquement en "rejetant" le foetus (qui devrait être perçu comme "étranger") via la fabrication d'anticorps (les cellules ne passant pas la barrière placentaire).

 

Bien entendu il n'en est rien. Il y a une déplétion immunitaire, non pas relativement à un antigène, mais relativement à un ensemble (important) d'antigènes. C'est une immunodéplétion "anormale" (au sens ou elle ne s'effectue pas selon les règles qui régissent le Système Immunitaire) et bénéfique (au sens où elle permet la survie de l'espèce).

 

En tant qu'anomalie, ce devrait-être une maladie. Une maladie normale.

 

Il faut donc envisager des maladies normales et des maladies anormales. C'est bien le cadre de référence pris pour normalité qui définit la notion de maladie au travers de la notion de dérèglement (déviance) ou d'hyper/hypo activité (exacerbation), rien d'autre.

 

Sans malades, pas de bien portants. Sans fous, pas de bien pensants. Nous les nommons pour nous rassurer. La vie pourrait n'être qu'une maladie dont nous ne guérissons qu'en mourant.

 

Ma question sur "le bon sens de l'évolution" était ironique

Je suis désolé, Art Monica, j'ai parfois beaucoup de difficultés à "saisir" l'humour au second degré via MdP :-)

 

Il faut donc envisager des maladies normales et des maladies anormales. C'est bien le cadre de référence pris pour normalité qui définit la notion de maladie au travers de la notion de dérèglement (déviance) ou d'hyper/hypo activité (exacerbation), rien d'autre..

 

Oui, bien sûr, pour la notion de maladie.

 

Mais la maladie, c'est aussi une chose vécue: c'est la souffrance, des symptômes, que nous ressentons et qui n'ont que faire des principes de normalité. Même si la souffrance a elle aussi une figure sociale, elle relève parfois des énigmes du corps. Vous ne croyez pas?

 

 

Je saurai à l'avenir pour l'humour. Le smiley veut obstinément se mettre au-dessus de ma phrase, donc je le fais en manuel ;-)

 

 

Même si la souffrance a elle aussi une figure sociale, elle relève parfois des énigmes du corps.Vous ne croyez pas?

 

Bien sûr que vous êtes dans le vrai, Art Monica. J'essayais juste de situer la frontière (pas si simple que cela à identifier) entre la maladie qu'il faut soigner et celle qui n'est qu'une étrangeté (et renvoie aux normes sociales).

 

Même la souffrance a ses normes. La capacité de résistance à la douleur s'éduque. Ce qui se comprend, le mécanisme est neuro-chimique et est soumis à la notion de "seuil d'excitation".Quant à la douleur psychique, la simple idée d'une échelle de mesure (déjà complexe à mettre en oeuvre de façon indubitable en hopital) va vous donner des maux de tête.

 

Nota : Chez les Sumériens, lorsqu'une personne présentait des troubles (psychologiques ou physiologiques) laissant envisager une maladie, il était considéré qu'elle était "mal dans sa relation avec le monde". C'est juste une approche complètement différente de la maladie, approche effectuée hors toute forme de norme.

 

Tant de choses à dire....souffrez que j'envisage d'en faire un billet, tiens. Rire

 

Quant à l'humour, ne vous tracassez pas, c'est une question de lecture. Je vais bien finir par y arriver.

Un billet, un billet, yeah! Rire

 

Grâce au système de représentations qui "enveloppe" la douleur et lui donne un sens, on peut beaucoup supporter. L'accouchement dit sans douleurs, les opérations chirurgicales sous hypnose, le travail de la sophrologie, les expériences des moines tibétains, montrent que l'on peut, par la force des liens entre psyché et soma, négocier avec la souffrance et avec la maladie.

Merci pour ce billet qui donne des assises scientifiques à cette évidence de l'expérience sensible selon laquelle la "défaillance", le handicap, et autres faiblesses apparentes offrent en réalité des perspectives précieuses sur les ressources insoupçonnnées de l'être humain.

Tous les états du corps, toutes ses réalisations génético-morphologiques constituent une richesse, non qualitative et théorique, mais pratique, humanisante... et je déplore que nous en soyons à l'heure où il faut le démontrer scientifiquement pour s'en persuader...

C'est que bcp, de nos jours, sont privés de cette compréhension intuitive, du fait de leur aliénation aux mythologies du progrès, de la normalisation et de l'éradication du mal.

Bonjour Alain Gillis,

considérer que les troubles mentaux ne sont pas un ensemble, une collection d'objets homogène.

Je n'aurais pas su mieux dire.

 

Quant à la question de l'intelligence cybernétique, elle est actuellement directement mesurée au nombre d'opérations connues qui peuvent être exécutées, c'est à dire au nombre de problèmes identifiés et faisant l'objet de la programmation. Prospectivement, l'ordinateur intelligent sera donc celui qui reconnaitra la personne humaine qui s'adresse à lui en lui posant un problème qu'il connait, faute de quoi l'ordinateur estimera la personne insuffisamment intelligente pour bénéficier de sa contribution. Génial, non ?

 

Toute plaisanterie mise à part, l'évolution de la cybernétique ne peut pas ne pas nous renvoyer aux caractéristiques de notre humanité.

Génial, comme vous dites !

Et à la question de savoir comment doter les machines de la question, du Souci de l'Autre, ou du Souci tout court, sans laquelle aucune intelligence, si développée fût-elle ne peut nous "regarder", je n'ai jamais obtenu de réponse, évidemment... Ce qui n'est pas grave d'ailleurs.

Mais bon, pour moi, c'est réglé, concernant ces questions de l'IA, je suis non-croyant.

Alain

 

Certains chercheurs font dysfonctionner des systèmes informatiques en introduisant dans les algorithmes les mécanismes et processus qu'ils ont observés chez les humains atteints de certains troubles. Ils créent donc une forme de "pathologie", comme le font les chercheurs en biologie qui créent des maladies chez des animaux pour ensuite observer leur cours, et trouver l'eventuelle façon d'y remédier.

 

Ces modèles ne sont pas les miens, mais je les observe avec intérêt, prête à critiquer of course.

C'est ben sûr, M'sieur Gillis, les machines et les humains ne sont pas pareils.

 

Mais on peut s'intéresser au Souci (jaune ou orange) et aux activations neuronales (bip bip) : ce n'est pas antinomique... Surtout que les activations neuronales donnent à certains de gros soucis.

BonjourVincent .D'où tenez vous que la schizoprénie serait héréditaire le plus souvent ?At-on fait de nouvelles découvertes à ce sujet?

sommes nous un grain de genie ou un grain de douleurs?

lire shakespear...

Salut à toutes et tous et merci pour cette discussion.

@Samines, Monica et Alain Gillis: Je reviendrai très prochainement sur cette question des processus mentaux humains, dans le cadre de la prise de décision.

@Elise: de ce que j'ai pu en lire, il existe des schizophrènies dues à des causes identifiables exogènes telles drogues ou chocs traumatiques, et d'autres plutôt liées à des facteurs endogènes. Le "bien souvent" s'applique à ces dernières.

@Anne Fontaine: un grain de folie peut être ? :)

"bien sûr mes chefs s'empresseront de se refugier derriere mon genone branlant pour dormir en paix..."

Génome branlant qui vous permet tout de même de soutenir quelquechose de vous-même car vous y trouvez cette drôle d'identité: "bipolaire-borderline".

Vous avez remarqué que vous dites de vous-même en vous présentant:

"Je suis bipolaire-borderline"?

 

Non, non, non! "Bipolaire Borderline" vous n'existez pas et je ne vous salue pas, même si vous avez " BB Initials" en vous...

 

Mais je salue Anne Fontaine.

Et je suis enchanté de vous rencontrer ici, Anne Fontaine.

Moi c'est Bruno Jean PALARD,

qui jette lui-même dans la Grande Poubelle de la Peur de "l'autre forcément différent car unique", toutes les étiquettes sociales, vignettes cliniques, diagnostics déhessèmquatrisés et/ou médecinisés, etc., qu'on tente de lui refiler, coller, faire avaler, etc. depuis près d'un demi-siècle maintenant!

Et croyez-moi: on se bouscule pas au portillon pour la vider, cette poubelle!

Vous m'aideriez à la leur retourner sur la tronche, Anne?

 

BJP

 

BB car j'ai besoin de dire a quel niveau dans ce débat j'intervenais

concernant la description de ma personne, je crois que mon blog est asses explicite concernant la presentation de mon caractere.

c'est vrai notre personnalité ne peut se refugier sous un diagnostic

il y a cette fameuse pendée : et si tout cela était que des mots

il y a lorsque beaucoup de chose simples nous pose probleme (hyper sensibilité au bruit,aux mots,à la laideur, aux sourires, aux adieux) peut être le besoin d'un refuge derriere un hopital psychiatrique

 

je sais que parfois je me fait parté pâle pour ne pas avoir à supporter la vie autour de moi

je prefere me présenter comme insensée plutot que de parler

j'écris beaucoup puisqu'il y a tant de chose à dire

reste que ce matin je dois me lever, me laver, aller au magasin,acheter un nouveau micro portable puisque l'actuel se meure et que c'est tres difficil,parfois chaque geste pese une tonne

que je pourrais le faire si je n'étais marié à un homme qui me laisse sa carte bleue puisque je suis out socialement, que la mdph m'a donné un pourcentage d'handicap mais sans rente quelquonque (aujourd'hui je me bat avec le souvenir orthographique des mots,milles excuses)

je n'ai donc aucune vie materiel autonome.

je sais que je fais simplement face a un systeme depressionnaire alors même que je voudrais mettre les mots des medecins au placard.

ce qui donne une drole de revolte, une revolte en ambulance, a temps partielle, entre deux cachets...

et pas mal de propos décousus

j'irais voir votre blog

anne.

Newsletter
Je m'identifie