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Sur Copenhague
Ce n'est pas faire preuve de grande témérité que de penser, un jour avant sa fin, que l'éléphant Copenhague accouchera, peut être, d'une minuscule souris. Comme disent les anglophones, the writing was on the wall, et ce depuis longtemps. Les excellents articles de Claude-Marie Vadot retraceront pour l'éternité la descente aux enfers d'une grand-messe politico-écolo-médiatique basée sur une bulle d'air chaud qui n'a d'autre possibilité que d'éclater.
J'ai une pensée émue pour ceux et celles, labellisés écolos, qui croyaient sincèrement (et croient sans doute encore) à toute la com entourant ce sommet, car il faut changer les choses et on ne peut pas se permettre de gaspiller ainsi les bonnes volontés, mais on ne peut pas se permettre non plus de croire d'importe quoi et de sacrifier tout esprit critique sur l'autel de la bienséance écologiste ou de la récupération politicienne peinte en vert.
Ce sommet est (sera) un échec pour des raisons simples, dont celles-ci:
- Les pays émergents ont besoin d'énergie pour leur développement, le thermique reste aujourd'hui la solution la plus rapide à mettre en oeuvre et la plus rentable, et il est pour eux hors de question de brider leur développement (même si le lien entre développement économique et réelle sortie de la pauvreté est nettement plus ténu que ce que l'on entend de la part de leurs dirigeants, mais il est actuellement trop politiquement incorrect de poser cette question au sein d'une telle assemblée).
- Les USA ne feront l'effort de réduire leurs émissions que dans la mesure ou ces mêmes pays émergents réduisent les leurs dans une proportion équivalente. Ceci est inscrit dans la législation américaine depuis 1995, et fut à l'époque votée à l'unanimité par le Sénat - c'est donc du solide.
- Personne ne semble vouloir reconnaître le lien direct entre extraction (pétrole, gaz, charbon) et émissions de GAS. La seule manière de ne pas émettre des GAS d'origine hydrocarbonée est de ne pas extraire les hydrocarbures, car tout hydrocarbure extrait sera forcément utilisé quelque part sur la planète. Quelqu'un a t-il vu une proposition de moratoire sur l'extraction des hydrocarbures?
- Même si ca ne se dit pas trop, le GIEC souffre - avec raison à mon avis - d'un manque criant de crédibilité. Le "Climategate" n'est que la partie émergée de l'iceberg. La question sur la causalité (et non pas simple corrélation) entre réchauffement et activité humaine reste le point central de cette perte de crédibilité, en plus de la question du réchauffement à proprement parler (tout dépends des périodes que l'on considère).
Je pense que l'on se trompe de problème, et c'est pourquoi on ne trouve pas de solution. Le problème est que le monde actuel fonctionne sur un concept de création de richesse basé sur la production industrielle, et uniquement la-dessus. Concept qui n'est plus viable à l'échelle actuelle. Ce qu'il nous faut, c'est un Copenhague sur le concept.
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"Le professeur Stephen Henry Schneider, de l'Université Stanford, en Angleterre, a estimé qu'il n'existe aucune solution miracle, comme la séquestration du carbone. Il faut plutôt un «cocktail de solutions» le plus large possible pour que les échecs dans un domaine ne freinent pas la stratégie de réductions globales. Un espoir important réside dans le fait que d'ici 20 ans nous aurons sans doute mis au point de nouvelles technologies, mais on ne peut ni miser exclusivement là-dessus, ni penser que la technologie fournira toutes les réponses, surtout pas pour remplacer les réductions directes de consommation de combustibles fossiles."
Je sais pas bien si la p'tite sirène là-haut y croit encore...
Bonsoir Capucine,
Le moins que l'on puisse dire, c'est que votre professeur ne se mouille pas!
Aurons-nous une technologie de production énergétique propre et relativement abondante dans 20 ans? Au sein du système actuel, c'est une question de prix. Si le pétrole/gaz/charbon ne valaient soudainement plus rien (effondrement du marché), l'extraction s'arrêterait et la recherche s'orienterait immédiatement vers de nouvelles sources d'énergie de base (solaire, géothermie...) afin de recréer un marché pour cette énergie. Si au contraire les prix des hydrocarbure montent, on mettra d'autant plus d'effort dans leur extraction du fait de la rentabilité de ce marché-là.
Donc, contrairement au credo en vigueur, pour faire avancer la recherche et le développement de réelles solutions alternatives, il faut que le prix du pétrole tende vers zéro, et non pas l'inverse.
Merci Vincent pour ce billet
on se sens moins seul !
Vous arrivez à dire en peu de mots, ce que j'essaie d'exprimer avec beaucoup de maladresses et de confusion par ailleurs.
Nous ne sommes pas si seuls que cela en fait, je dirais même de moins en moins seuls car l'impossibilité de l'équation posée par l'écologisme (écologisme = récupération politicienne à haute teneur d'hypocrisie de la notion d'écologie) ne peut que sauter aux yeux de qui veut bien regarder. Ce qui n'enlève rien au fait qu'il existe d'excellentes raisons pour moins polluer (santé, coût du gaspillage, qualité de l'air, etc..), et là on ramène le débat à un niveau local nettement plus maitrisable.
Merci Vincent pour cette réflexion stimulante et aux commentaires de chacun qui ont suivi.
La financiarisation sans frein de l'économie et sa vision à très court terme représente pour moi le vrai problème. Elle est en opposition complète avec la notion de "développement durable". N'oublions pas que nous vivons dans une société qui permet d'augmenter en 1 journée le prix d'un aliment de base (le riz) de 50% (printemps 2008).
Copenhague = Durban III
@ +O-NE
Bonne reformulation des choses, cher Vincent.
Vous dites : Le problème est que le monde actuel fonctionne sur un concept de création de richesse basé sur la production industrielle, et uniquement la-dessus
Permettez que je rajoute : limiter le champ de la consommation marchande et de la "marchandisation" de tout, n'est pas du tout compatible avec le capitalisme.Or, il s'agit bien de faire des choix qui "limitent" certaines exploitations ...
Bonsoir Marielle et merci pour votre commentaire!
Je suis très méfiant quant à l'utilisation du terme "capitalisme" car je n'ai toujours pas compris en quoi le modèle dit "anti-capitaliste" serait moins productiviste que le modèle capitaliste. Le problème du capitalisme, c'est que le capital est alloué/ distribué/investi sur des bases qui augmentent sa rentabilité financière immédiates plutôt que sur des bases qui augmentent la valeur économique et sociale de l'ensemble. Cette dérive est liée au fonctionnement du marché financier, qui est le vrai ennemi public car il génère de l'intérêt, donc de la dévalorisation (car l'intérêt est une ponction sur l'économie réelle) au pro-rata de son hétérogénéité. Autrement dit, plus le capital est mal réparti (ce qui est le cas aujourd'hui), plus il coûte cher à la société.
Ce qui me ramène en fait à mon billet sur les critères de développement durable
Bien sûr Vincent, c'est pourquoi je n'ai pas évoqué l'anti-capitalisme (formule insuffisante).
Mais le capitalisme, dès ses débuts (bien avant sa forme de financiarisation) s'est occupé d'acccroître le profit tout en le répartissant le plus inégalement possible.
Il y a devant nous de l'invention possible, ancrée sur des principes nouveaux (ou à rénover, à réactiver) ...Par exemple, j'aimerais un débat profond sur l'impôt et sa fonction sociale.
Grand merci pour vos billets.
Je vais être chiant, mais je pense qu'il existe vraiment deux capitalismes, celui de la période ou l'argent était contraint par un ancrage (or jusqu'en 44 puis dollar jusqu'en 71), et celui de la période ou l'argent s'auto-créait et qui nous a mené à la financiarisation de l'économie. Le capitalisme d'origine était un capitalisme d'investissement à long terme. Cette stabilité a permit la construction de l'industrie occidentale. Le communisme n'est que le capitalisme réservé à l'Etat, opérant sur le même principe: croissance et stabilité plutôt que rentabilité immédiate. Aujourd'hui le capitalisme est destructeur car il recherche la rentabilité à court terme, déstabilisant ainsi l'ensemble de l'édifice au profit de quelques uns. Il faut le replacer sous contrôle en rendant à l'argent sa fonction de "monnaie d'échange" plutôt que de fin en soi.
Va pour un débat sur l'impôt et sa fonction sociale. Il y a t'il un historien de l'économie dans la salle?
Un point de vue intéressant, même répété, même martelé, n'est jamais chiant (a fortiori lorsque le brouhaha médiatique ne le rend pas si facile à entendre).
Vincent, je n'ai pas parlé de "communisme" car je suis bien consciente des arguments que vous donnez ; le capitalisme d'antan était bien ancré dans l'investissement à long terme, oui, mais il était aussi ancré sur la disparité profonde entre ceux qui possèdent les outils de prod. et ceux qui ne possèdent pas.
Alors, me direz-vous, qu'est-ce que je propose ? je n'en sais rien.
Je vais tenter des embryons d'idées, consciente du ridicule (!) :
* réfléchir aux secteurs qui doivent rester privés et ceux qui ne doivent jamais l'être ; travailler la notion de nationalisation : coupler l'idée de gestion commune et celle de responsabilité commune du mieux être pour tous
* réfléchir à la valeur de l'ouverture des pays les uns aux autres : accueil et solidarité active des uns avec les autres (une fraternité active pour faire advenir de l'égalité ...)
* en particulier,fonder le système sur ce que vous dites : replacer l'argent sous contrôle ...et faire que l'impôt soit au service des gens, de leurs besoins réels (réactualiser le document pondu par le conseil national de la résistance) sur la base du principe d'égalité, et sur le plan international aussi
* favoriser de multiples expériences de création et régulation de modes de "vivre ensemble", "créer et produire ensemble" différemment ; inclure dans le privé un mode de fonctionnement en co-responsabilité
* du coup, retravailler collectivement aux principes et valeurs qui peuvent organiser une vie sociale : quelle liberté ? pour quoi faire ? pour viser quel but ? que supposent liberté et égalité conjuguées ensemble ? Revigorer une pensée de l'éducation
* travailler à déconnecter l'idée de bien commun de l'idée de consommation débridée : très lié au 3ème point
* etc ...
Cher Vincent, je suis consciente du flou de tout cela mais j'ai du goût à participer à ce type de réflexion, merci.
@Humaro: merci.
@Marielle: Le capitalisme a pu exister, dans sa forme première, grâce au fait qu'il existait effectivement un petit groupe de gens ayant le capital (petit groupe ayant toujours existé, sous une forme ou une autre), mais qui l'a utilisé pour construire des usines plutôt que des cathédrales. Je me garderai bien de porter un jugement moral la-dessus.
Dans toutes vos pistes, je pense que la question sous-jacente est: qu'est ce qui constitue de la valeur, et quelle valeur? Comment échange t-on de la valeur? Comment la représente t-on? Comment permet-elle de vivre tout le monde correctement - et ca veux dire quoi en fait, "vivre correctement"?
A mon avis, avant de travailler les principes et les règles du jeu, il faut revoir de fond en comble nos idées de valeur.
Oui Vincent, mais je ne crois pas que les choses puissent se planifier de façon rectiligne, selon notre logique (d'abord ça et puis ça), non que nous n'ayons pas à y penser, mais le déropulement deschoses nous réservent bien des inattendus. Du coup, il me semble que réfléchir ensemble aux deux dimensions (nos valeurs fondatrices et les actions à mener) sont indissociables (ce que vous faites par ailleurs en étant élu associatif et être réflexif).
Mais, en effet, se demander ce qui a de la valeur, mettre au jour ce qui en a effectivement et le critiquer, sont sans doute les chances qui nous restent de ne pas vivre en aveugle total.
Vous avez raison, on ne peut pas éviter de mener les deux réflexions de front. Mais par valeur, dans cette discussion à caractère économique, j'entendais "valeur d'échange" plutôt que valeur fondatrice.
Vincent, c'est à peu près ce j'essaye d'exprimer au travers de rares commentaires. A mon avis un vrai problème mais qui devient politiquement incorrect.
Parfois je me demande s'il n'y a pas une loi quelque part qui stipulerait qu'un vrai problème est par nature politiquement incorrect...
Vous touchez au but Vincent, Yesss !
Merci en tout cas pour cet efficace recyclage (billet + commentaires complémentaires).
Les écologistes "m'emmerdent" et me tiennent éloigné d'une question pour l'intelligence de laquelle je ne peux pas prendre le temps qui serait nécessaire. Vos contributions concises font parties des ressources appréciables.
Merci Jean-Claude pour votre appréciation! J'ai un peu hésité avant de pondre un 50 000éme billet sur Copenhague, mais cette petite synthèse me paraissait néanmoins importante et je ne fais que répéter ce que j'ai déjà écris par ailleurs sur ce blog ou sous forme de commentaires sur d'autres blog.
Tout ça nous ramène finalement à notre chère éducation populaire, bien mal en point par les temps qui courent et débordée de toutes parts par les flots de la perversion technocratique suintant d'institutions pourries par le joug de mafieux et de dictateurs à la petite semaine...
Et toc, là je suis sûr d'avoir marqué un point Champignac!
Je t'emmerde aussi, Jean-Claude.
Non je ne crois pas.
Et toutes mes excuses Père Vert pour ce relâchement douteux.
Et ça me donne donc l'occasion de préciser plus convenablement.
J'ai été tout de suite mobilisé sur la thématique écologique dès la fin des années 60 (je bricolais des papiers la dessus dans le journal du lycée). Et je pense toujours qu'il y a là un vrai motif de mobilisation, mais surtout un levier légitime et potentiellement fécond pour la réappropriation populaire du politique.
A condition de ne pas en faire une fin en soi, de ne pas délier les problématiques environnementales d'avec les questions sociales et la question démocratique. Et c'est là que j'ai du mal.
Il me semble qu'actuellement il y a un écologisme généralisé qui n'est que le nouveau décor du spectacle.
Or il s'agit bien de sortir du spectacle, c'est à dire du refoulement de la question sociale et du déni démocratique..
Et à ce titre Copenhague n'est je pense qu'un nouvel épisode de la mise en scène, incluant la mobilisation des miltants qui ont fait le déplacement (et de leurs organisations).
Il n'est pas question pour moi de faire indistinctement à ces militants un procès d'intention, mais c'est vrai que cette situation "m'emmerde" en ce sens qu'elle participe à mon avis de la confusion.
Au risque de faire une analogie douteuse, tout comme il ne convient pas de faire une compétition mémorielle entre par exemple l'esclavage et la shoah, il ne s'agit pas non plus de de mettre en compétition les enjeux démocratiques, écologiques et sociaux. Et, à l'exception des convertis de fraiche date, les écologistes en sont convaincus. Toute proposition qui ne prendrait pas en compte ces 3 dimensions est vouée à l'échec.
Et bien sur, j'accepte vos excuses.
Vous dites "il faut que le prix du pétrole tende vers zéro, et non pas l'inverse"
mais du pétrole très bon marché on a déjà connu la situation, si je me souviens bien, vers la fin des années 80 on devait être à 10 dollars le baril, le prix était tellement faible que de petites compagnies étaient au bord de la faille, les pétroliers Texans s'étaient même plaint auprès de Bush père pour que les Saoudiens ferment un peu les vannes et faire remonter les prix. Vannes qui avaient été ouverte à la demande de Reagan pour faire baisser le prix du baril et faire perdre de l'argent aux Soviétiques. Cette situation de prix du baril faible n'avait en rien incité à investir dans d'autres énergies
De toute façon la demande est telle aujourd'hui que je vois mal le prix baisser. On va peut-être arriver à la situation où l'énergie dépensée pour extraire sera plus forte que la quantité obtenue mais jusque là, je ne vois pas bien pourquoi les pétroliers renonceraient à extraire.
Ce qui m'amuse dans cette affaire c'est que certains disent que si on ne fait rien en 2050 la température sera très élevée mais d'autres (parfois les mêmes) nous disent qu'on a atteint le peak oil et que donc en 2050 on sera presque au bout du pétrole. Donc en 2050 on aura très chaud mais comme on n'aura plus de pétrole à brûler la température devrait mécaniquement baisser
C'est peut-être ça la solution brûler un maximum de pétrole le plus vite possible pour être tranquille ensuite. J'ai donc décidé de rouler le plus vite possible pour consommer un maximum et rendre ainsi service à la planète et a l'économie française en relançant la consommation
J'ai dit une connerie ?
Bonsoir le Cabilat,
Le prix du pétrole ne baissera pas naturellement, il pourrait baisser s'il était, par exemple, mondialement taxé au point de ne plus être achetable (genre 50 E le litre). Je ne connais pas le prix de revient moyen d'un baril de pétrole aujourd'hui, à vue de nez une dizaine de dollars. Si le marché passait en dessous sans espoir de remonter, les pétroliers seraient bien obligés soit de trouver autre chose, doit de disparaitre.
Mais je ne crois évidemment pas à un tel scénario!
Pour ce qui est du peak oil, j'ai lu qqpart (à vérifier) que si on compte toutes les réserves connues et probables de pétrole, y compris les fameux sables bitumineux, on en a encore pour 100 ans. Mais là ca risque d'être cher.
Je pense que le meilleur investissement pour en finir plus rapidement avec le pétrole est un yacht grand luxe équipé de moteurs à réaction, vitesse de croisière 60 noeuds, 3 turbines Rolls Royce de 5 600 CV chacune. Une tonne de kérosène à l'heure. Si vous en prenez deux, on vous offre le puit de pétrole.
http://www.wally.com/jumpCh.asp?idUser=0&idChannel=44&idLang=IT
La vidéo à voir absolument!
Je ne crois pas, cher Vincent, que quiconque s'intéresse à l'écologie, n'ait eu grand espoir sur les résultats de Copenhague. Mais vous vous plaisez à expliquer le contraire, car sinon vos théories tomberaient d'elles-même.
Cher PPV, vous avez parfaitement raison, Copenhague n'est pas le rendez-vous de l'écologie mais de l'écologisme. Ce dernier ayant malheureusement pris, sur la scène politique, la place du premier. Mais combien ne s'en rendent pas compte?
Pour ce qui est des théories (climatiques, je présume), à chacun les siennes et l'Histoire jugera. Et s'il se trouvait que l'Histoire, justement, n'était plus là pour juger, il se pourrait que ce soit vous qui ayez eu raison, finalement :)
Reste à savoir qui ou quoi vous mettez derrière l'étiquette écologisme?
Je l'ai défini plus haut dans ma réponse à le Gravier:
Ecologisme = récupération politicienne à haute teneur d'hypocrisie de la notion d'écologie
Pardonnez moi, mais cela c'est simplement de la langue de bois. Un peu de concrétude apporterait à votre démonstration.
Ma démonstration est toute simple: alors que tout le monde crie au loup climatique, le sommet regroupant tous les acteurs ayant la possibilité d'agir contre le loup se termine sur la conception d'un simple piège à mulots.
L'écologie est la science ayant pour objet les relations des êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes) avec leur environnement, ainsi qu'avec les autres êtres vivants. Malgré une confusion extrêmement fréquente dans les médias français, elle ne doit pas être confondu avec l’écologisme, qui est un courant de pensée.
Il n'a pas tort Vincent.
Je me permets de rajouter : on voit à l'oeuvre la confusion créée par le fait de disjoindre écologie et politique. Je suis toujours frappée par le fait que les hérauts de l'écologie (je veux dire cuex qu'on entend) ne font pas le lien entre - relation de l'homme et de son environnement - et - organisation de ce lien, réflexion sur les principes qui peuvent l'organiser -
Il y a des tabous, du non-dit en quantité, du coup chacun est face à "l'horreur écologique" sans aucun moyen de penser ce lien entre les êtres, sans moyen de penser l'organisation sociale ....
Exactement Marielle.
"L'horreur écologique" comme nouvel instrument de la confiscation et d'assujettisement aux oligarchies.
Je rajouterai à cela: l'horreur écologique comme nouvelle justification procrastinatrice: si rien ne se passe au niveau global, pourquoi s'emmerder à changer qqchose au niveau local? Or je suis fermement convaincu que les seuls changements véritables ne peuvent apparaître qu'au niveau local, et en conflit avec les intérêts des tenants du status quo - le Pouvoir en général.
Christel,
Merci de nous rappeler les définitions de Wikipédia.
Marielle,
Je suis toujours frappé, quant à moi, par ceux qui se servent de l'écologie pour démontrer que la vision de leur petite chapelle est la bonne. Confusion en effet...
Le père, vous affirmez bien vite : vous fonctionnez là avec un a priori. Je m'explique :
vous avez dû voir ici ou là que je suis au NPA. Et vous en tirez la conclusion ci-dessus.
Il se trouve que j'ai fait cette démarche en fonction de plusieurs "soucis"
* question que je me posais de me réengager par le biais d'une action collective possible, de ne pas en rester à des mots
* aspect pragmatique aussi d'un engagement (i.e. : possible de s'engager même si on est pas d'accord sur tout)
*plus de questions pour moi que d'adhésion, en fait : des principes et des questions en quantité sur leur mise en oeuvre.
Voilà pourquoi je ne me sens enfermée dans rien, plutôt en recherche, tout en essayant d'agir (un peu), et pas trop effrayée par les contradictions.
Il me semble, Marielle, que, quand vous dites :
les hérauts de l'écologie (je veux dire cuex qu'on entend) ne font pas le lien entre - relation de l'homme et de son environnement - et - organisation de ce lien, réflexion sur les principes qui peuvent l'organiser
Vous fonctionnez, vous aussi, avec un à priori. Ce n'est pas parce que que ces "hérauts" ne partagent pas votre avis sur l'organisation de ce lien, qu'ils ne voient pas ce lien.
Peut être ...mais lorsque j'écoute, je n'entends pas grand monde dire qu'il faut repenser la question de l'organisation sociale et économique. Je re-précise : je parle de ceux qu'on entend le plus, donc à qui on donne les micros. Les idées d'André Gorz me sont chères : je cite le début d'un texte transmis à la revue EcoRev', par Gorz juste avant sa mort (sans pour autant en faire une bible)
" Ce qui importe pour le moment, c’est que la principale force productive et la principale source de rentes tombent progressivement dans le domaine public et tendent vers la gratuité ; que la propriété privée des moyens de production et donc le monopole de l’offre deviennent progressivement impossibles ; que par conséquent l’emprise du capital sur la consommation se relâche et que celle-ci peut tendre à s’émanciper de l’offre marchande. Il s’agit là d’une rupture qui mine le capitalisme à sa base."
Je n'ai pas d'idées précises, j'ai juste essayé plus haut ici de dire ce qui me préoccupe. (19/12 à 8h01).
Ce qui m'importe c'est d'examiner ce qui "résiste" à l'air du temps.
Chère Marielle,
Ne serait-il pas plus simple de citer directement les noms? Tout le monde parlant d'écologie en ce moment, cela ne serait-il pas plus simple. Je comprends qu'on puisse ne pas vouloir se focaliser sur des noms de personnes mais là cela rend difficile le dialogue. A qui pensez vous quand vous parlez des hérauts, de ceux à qui on tend les micros?
Tout récemment je pensais à l'interview de Cohn Bendit hier soir (entendu sur une radio nationale, FR inter ou Fr Cult., je ne sais plus).
Quant à Barack O', il tient le discours que son pays lui dicte : peu d'intérêt dans la population pour ces questions.
Avouez qu'on n'entend peu de parole comme celle de Gorz, non ?
Ca n'est pas assez consensuel.
Je n'avouerai jamais...
On entend peu de paroles comme celle de Gorz parce qu'il y a peu de Gorz. Par contre sa pensée influence plus qu'on ne le croit. Tout cela chemine petit à petit, même chez DCB.
Par ailleurs, détrompez vous: les américains du nord sont tout à fait conscients des enjeux écologiques, beaucoup plus que leurs dirigeants. Mais c'est le cas dans la plupart des pays.
En ce moment, et jusqu'à 13 h 30 :
Paul Jorion sur France Culture : argent, économie, crise du capitalisme américain... -utopie/pragmatisme :
"je ne sais pas ce qu'il faut faire" ce qui veut dire : "il y a quelque chose à inventer maintenant ensemble."
Aller changer ce système aux endroits clés.
Merci Fantie, j'ai loupé mais c'est sûrement podcastable.
Je suis justement en train de lire son "Argent, mode d'emploi"!
Oui, il y a quelque chose à inventer maintenant ensemble. Et ce Club, malgré ses défauts, est un bon endroit pour se secouer les idées.
Quelques avis sur l'émission, sur le billet de bertrandpc ici .
La méthode Sarkozy (Jade Lindgaard sur le Copenhague Live)
": Stupeur à la lecture détaillée du projet d'accord de Copenhague: il est très, très différent de ce que Nicolas Sarkozy a annoncé lors sa conférence de presse de vendredi soir. Il annonce un accord, c'est une décision politique. Il prétend que l'accord instaure la taxation des transactions financières et la txe sur le fuel maritime, alors que le texte se contente d'évoquer "des sources alternatives de financement". Il dit que les 100 milliards de dollars engagés par les pays industrialisés à partir de 2020 seront fléchés à 20% contre la déforestation et 40% pour l'Afrique...ces chiffres ne figurent pas dans l'accord. Selon lui, le draft annonce la création d'une organisation européenne de l'environnement, ce qui est faux. Et enfin, il annonce que l'UE baissera ses émissions de 30% en 2020 alors que Angela Merkel le contredit.
Il y a un truc dont je crève depuis toujours, enfin depuis les années 80 qui sont pour ma génération en gros celles de l'entrée dans la vie active, alors que j'étais déjà assez vieux pour avoir une idée précise et nostalgique de ce qu'était la période "cool" des 70s.
Indépendamment de ma conscience écologique,
mais ce ne peut qu'être lié puisque tout fonctionne ensemble,
j'ai toujours trouvé qu'on s'était emballés et qu'on était rentrés dans une frénésie nocive et destructrice de tout.
Tout économiquement, tout socialement, tout même au point de vue de la civilisation elle-même, et bien sûr tout au plan écologique.
Courir, si tu marches t'es pas "performant".
Dormir? À New-York dans les 80s, le dicton c'était "si tu dors trop longtemps t'est mort", alors que dans la mentalité japonaise, dormir c'est mourir, et c'est ça, qu'on adoptait comme valeurs au volant de nos Golf GTI.
Pour nous, ça se résumait à deux mots, deux terribles mots:
Thatcher et Reagan.
C'est dans leur monde, que nous vivons aujourd'hui.
Aujourd'hui, il y aurait une idée très simple, qui résoudrait pratiquement tout, y-compris le problème écologique, et qui se résume à un mot:
Ralentir.
Se calmer. Calmer le jeu. Cool it down. Rauhoituu.
Un slogan peut-être:
"Il est temps maintenant de sortir du monde de la paire infernale Thatcher-Reagan."
Reprendre possession de notre monde pour pouvoir recommencer à l'aimer.
À son rythme, lent, majestueux, superbe, paisible, puissant.
Assez de la frénésie et de l'hyperactivité pathologiques actuelles qui nous mettent la terre entière sur le diapason de quelques petits magouilleurs frustrés, survoltés et agités.
Vraiment je partage votre idée sur la grande valeur de la lenteur, de la patience, et de ce qu'on nomme bêtement "perte de temps".
Je n'arrive pas à me placer dans cette vitesse requise, je l'ai en horreur, je la trouve assassine.
Moi aussi tout à fait d'accord avec Axel. Le plus grand luxe de notre époque, c'est d'avoir le temps. Dans l'optique productiviste, le temps qui passe c'est de la valeur perdue. Nous sommes tous baignés la-dedans, et voir le temps comme valeur en soi n'est pas très compatible avec "travailler plus pour gagner plus".
Toujours plus vite, toujours plus gros, toujours plus haut.
Toujours plus.
Plus que quoi? Plus que qui?
Vincent le sent admirablement bien avec son lien vers ce fabricant de yachts de luxe.
C'est là que se trouve une bonne moitié de l'explication du pourquoi du comment.
Quand on voit dans les ports l'évolution des yachts de luxe, quand aussi on s'intéresse aux automobiles de très grand luxe genre Maybach ou Bugatti, quand on observe l'industrie du luxe en général,
on comprend que chez les gens très riches qui les consomment, il y a la même frénésie infantile du "toujours plus".
C'est même probablement d'eux, que "descend" le soi-disant besoin général "d'en avoir une plus grosse"...
Le bling-bling, qui éblouit les pauvres minables incultes comme par exemple Sarkozy, ça peut à la rigueur s'excuser chez ces pauvres qui n'ont pas d'éducation ni le recul pour comprendre.
Mais venant de gens qui sont à l'abri du besoin et qui auraient tous les moyens de s'ennoblir, c'est impardonnable.
-
Il y a aussi l'idée de se féminiser enfin.
Là aussi j'y ai un bel espoir, depuis qu'on entend que le 21è siècle sera spirituel et féminin...
Car le coup d'en vouloir une plus grosse, c'est quand même ça qui fout bien le bordel, or, si un monde féminin souffrira d'autres maux qu'on n'imagine pas encore, on peut par contre prédire avec confiance que dans un monde féminin, on ne sera pas comme ça condamnés en permanence à chercher à pisser plus loin que le voisin.
Il y a aussi l'idée de se féminiser enfin.
Bon là je vais peut être moins vous suivre... A mon avis c'est pas parce que les femmes sont moins attirées par les grosses cylindrées qu'elle sont pour autant moins compétitives entre elles ou qu'elles n'investissent pas dans les fringues super chic ou les lolos silliconnés pour se positionner en haut de la pile.
Que nous les hommes libérions notre part de féminité, certes. Mais nous féminiser, là....
Cher Vincent, mon raccourci vous aura mal renseigné.
Je parlais de la société, de la manière de vivre et de s'organiser. Je n'invente pas grand-chose, je ne fais que m'inspirer de ce que j'ai vécu pendant 10 ans en Finlande:
Beaucoup de liberté, de temps et d'indemnités, pour organiser de véritables congés parentaux sur des années, et non quelques malheureux mois.
Une communion permanente avec toutes les composantes de la société, tous habitués à fonctionner ensemble et non en espaces et temps séparés qui ne se rencontrent jamais. Enfants, vieillards, handicapés, étrangers etc, une conception disons "familiale" et non clivante en castes hermétiques.
Un sentiment et un environnement où tout est toujours fait pour que les enfants, même les plus petits, puissent aller seuls en sécurité.
Le critère, ou le paramètre des enfants, particulièrement les petits, est déterminant. Pour composer un environnement où il n'y a pas d'endroit qu'un enfant (petit) ne pourrait pas traverser seul, il faut une approche que j'appelle féminine, qui ne choisit pas la performance économique et la violence et les rivalités au premier plan comme ce que j'appelle la masculine.
Enormément d'autres aspects à creuser...
Mais je vous rassure tout de suite sur le monde "matriarcal" des Finnois(e):
C'est AUSSI le paradis des rallymen, du hockey sur glace et de la bière qui coule à flots tous les week-ends. Allez-y jeter un oeil, vous verrez que les Finlandaises, leurs hommes, elles les prefèrent virils...
C'est me semble-t-il une société qui "prend soin" de ses enfants. Qui intègre ainsi dans toute une panoplie de ses fonctions l'ambition éducative. L'intégration intergénérationnelle dont vous témoignez est par exemple essentielle et ce fil est désormais beaucoup trop largement rompu chez nous.
(Désolé Vincent pour la digression, je sort à peine de mon fil sur l'éducation)
Cher Axel,
Vu comme ca, évidemment, rien à dire.
Envie, Axel, de mettre ici comme un petit caillou, un poème de Géo Norge (belge et sinistrement drôle) :
J'écoute brouter à Lupetière
L'imbécillité de l'herbe.
L'intelligence de l'herbe.
Les lentes bêtes brouteuses.Rien. Le temps. Les vaches. Rien.
L'imbécillité, la lente
Intelligence de l'herbe.
Rien. Le temps. Les vaches. L'herbe
Et sa lente intelligence.
(in Les coq-à-l'âne, 1985)
Merci Marielle pour ce petit caillou.
Et l'intelligence des vaches?
Un de mes plus beaux souvenirs, le travail à la ferme bio en Norvège, s'occuper des veaux et génisses, passer du temps avec les vaches, jusqu'à les reconnaître, jusqu'à les côtoyer, en tenant compte de leur caractère personnel à chacune, les emmener prendre des bains de mer...
Ah on est loin de l'élevage intensif industriel...
Salut Vincent,
Pour ton article excuse moi j’ai tardé (le titre, le sujet, etc…).
Mais bravo pour les discussions. Ce billets a permis d’exprimer a mon sens des pistes et des « vérités » a suivre.
Alors d’abord Bravo a Marielle, Charrié, le père vert et tous les autres.
Je vais essayer d’y apporter mon écot.
1. Vincent, je vois que tu a lu et compris Jorion (entre autre) tes interventions sur le Capitalisme augmentant la rentabilité financière plutôt que la valeur économique mérite un billet. Et je suis impatient de le publier. Cette idée est à creuser.
2. Oui aussi a mon avis sur l’égoïsme des nations (l’opinion publique, comme ils disent), la faut se tourner vers l’altruisme. Comment résoudre des problèmes sur longue période alors que nos élus sont a court terme. Je publie des point de vu sur ce sujet.
3. Le malthusianisme, ce mot même m’écorche, mais malheureusement cette loi semble fonctionner à l’échelle de l’humanité et cela depuis des millénaires. Donc les piste à creuser son la dénatalité. Attention je ne suis pas pour la dénatalité, mais je constate qu’à l’échelle de l’humanité au environ de 2050 le taux d’enfant par femme ne renouvellera plus les générations. C’est un fait, une tendance longue. J’essaye de comprendre pourquoi.
Excellent rapport fait par l’UNFPA le titre : Face à un monde qui change, les femmes, la population et le climat. Tout un poème.
http://emile1111.kazeo.com/Opinions-Points-de-vue/La-nouvelle-illusion-malthusienne,a1726029.html
www.unfpa.org/swp/2009/fr/pdf/FR_SOWP09.pdf ( l’article, excellent, j’y travaille)
4. Le thème de la décroissance, à mon sens mal posée, mais celui d’une autre croissance, tournée vers l’homme, et la je reviens sur le point un que tu a clairement explicité dans plusieurs de tes réponses.
Vincent synthétise ces réponses et fais en un billet, c’est vraiment UNE des pistes a exploré.
Encore bravo à tous, pour faire vivre et éclore des idées
Salut Emile,
Sur la dénatalité; j'avais publié un billet en septembre sur le point de vue du Optimum Population Trust. L'article que tu pointes semble être en faveur d'une réduction générale et salue la politique chinoise de limitation des naissances, tout en soulignant ses effets secondaires indésirables tel que le déséquilibre filles/garçons. Mais il me semble y avoir un autre problème, celui d'une population vieillissante incapable de prendre soin d'elle-même. Faut-il mieux avoir en 2050 7 milliards de terriens dont une majorité de vieux, ou 10 milliards en majorité jeunes?
Salut Vincent très bonne objection, et je ne sais répondre. Ce qui m’inquiète et m’occupe aujourd’hui sur ce thème c’est Malthus.
Si tu vas sur mon blog tu peux associer les guerres et le manque de nourriture sur le dernier siècle (évidement avant aussi). Donc la famine, les épidémies, les guerres ont de tout temps régler les problèmes écologiques de l’humanité. Sauf dans la parenthèse ou l’occident (en gros l’Europe) inventa le bonheur perpétuel (heu le progrès perpétuel, la destruction créative, bref le Capitalisme). Mais la crise nous a montré les limites et les erreurs.
De plus une meilleure intégration (reconnaissance, égalité, etc..) des femmes (il reste encore beaucoup à faire) amène une dénatalité. Partout. Regarde l’Allemagne. Il font le choix de mieux payé les travailleurs, incitant ainsi les femmes à rester a la maison et a s’occuper de leur enfants de l’éducation. Plaisant, mais la réalité aujourd’hui c’est une dénatalité, l’Allemagne vieillit déjà et demain cela va poser des problèmes immenses, retraites etc…Chez nous les idées de mai 68 ( je suis un enfants de mai 17 ans a l’époque, 1 année de fac ), ont, la liberté mais surtout l’égoïsme et les conséquence sont lourdes.
En gros ce qui me gêne, c’est que des actions que je trouve aller dans le bon sens, réduisant la souffrance du plus grand nombre se retourne in fine en catastrophe et surtout l’inverse les catastrophes, les pires actes de l’humanité contre elle-même donnent, eux à terme du « bonheur ».
La je suis abattu. Cela me ……..
Bonjour Emile,
Sauf contresens absolu, là, je dois intervenir et m’immiscer (pardon Vincent).
La tentation malthusienne n’est fondée à mon avis qu’à la condition d’un présupposé : l’homme est incapable de s’amender.
Soit le renoncement à l’ambition éducative et la négation de l’humanité en tant que potentialité.
Ne serait-ce pas au bout du compte la légitimation du nihilisme matérialiste et mercantile, et le désenchantement comme seul horizon ?
Immiscez, jean-Claude, immiscez...
On pourrait dire que c'est un présupposé fondé, mais il n'empêche: c'est en combattant les présupposés, même fondés, que l'on découvre des choses intéressantes!
Je dois donc persister maintenant.
Si non, que faire des progrès accomplis depuis des millénaires ?
En termes de société, je doute que l'on puisse vraiment parler de "progrès"... Il y a t'il un ethnologue dans la salle?
Pas un progrès constant, non.
C'est plutôt qu'il y a des hauts et des bas, des époques heureuses et des époques malheureuses, des périodes de construction et des périodes de destruction, etc.
(c'est pour ça qu'il y en a toujours un pour dire "c'était mieux avant", et un autre pour lui rétorquer "c'était pire avant"; ils ont tous deux raison)
"Éternel retour" vient immédiatement à l'esprit, sauf que je ne sais pas pourquoi mais je n'aime pas ce "concept".
Je préfère l'idée de fluctuations, de flux et de reflux, éternel aussi vous me direz?
Eh ho les gars !
Vous voulez comparer votre espérance de vie avec celle de vos ancêtres ?
C'est vrai, Jean-Claude.
Il y a aussi une autre nouveauté, qui n'était jamais arrivée avant à l'espèce humaine: il y a maintenant tellement d'êtres humains partout, qu'on peut raisonnablement considérer qu'ils ont accaparé la planète "pour eux tout seuls".
Et socialement,
la mondialisation économique aussi contient potentiellement comme revers positif de la médaille, allez j'ose, il faut bien rêver c'est Noël merde, le rêve de l'Internationale?
(par opposition aux sociétés qui de tous temps passés, se bâtissaient séparément en nations ou en empires antagonistes).
C'est pas gagné !
L'espérance de vie est certes un marqueur de progrès technique, sanitaire et médical. Et c'est loin d'être le seul marqueur objectif de progrès, mais je ne suis pas du tout certain que la société en tant que système de mise en relation des êtres humains ait tellement progressé depuis le début de l'Histoire. Progressé dans le sens de la réalisation de l'extraordinaire potentiel de richesse (non monétaire s'entend) de la chose humaine répartie sur l'ensemble d'une planète qui reste, il faut bien le reconnaitre, le seul coin de paradis connu à ce jour au sein de l'Univers.
Tout de même, nous vivons certes, nous mêmes ici, une période de régression.
Mais c'est comme pour la rempérature et le climat, il y a le temps long et les temps courts.
Je veux croire au temps long. C'est le temps de l'éducation ;-)
Ce qui n'invalide en rien le court terme, mais tempère un peu les humeurs.
Réalisme pessimiste mais, optimisme de conviction
Un lien supplémentaire (vers Alternative economiques) :
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