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08
Fév

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MAXIMILIEN ROBESPIERRE TOUJOURS VICTIME DE SA LEGENDE NOIRE

Décidément on n'en finit plus de dénoncer les ravages de la pensée dominante en Histoire. Dans un précédent billet,j'ai pris à contre-courant, position contre l'opération "Apocalypse",qui me semble bien constituer le dernier avatar de cette "histoire bling-bling" que veut promouvoir notre Président. Aujourd'hui,c'est le Conseil de Paris qui vient de s'illustrer en refusant de donner le nom de Robespierre à une rue de la capitale. Le vote a été acquis par une courte majorité UMP-PS ! L'argument décisif a été de présenter Robespierre comme un "bourreau sanguinaire" en lui faisant porter l'entière responsabilité de la Terreur.

Et pourtant. Lorsqu'on étudie un peu cette période,on se rend compte que l'Histoire officielle a bien falsifié la réalité et que Jaurès avait raison d'écrire (dans son Histoire socialiste de la Révolution française) :"Je suis avec Robespierre et je vais m'asseoir avec les Jacobins". En effet Maximilien est avant tout un révolutionnaire nourri des idéaux de la philosophie des Lumières. Il a été l'un des principaux rédacteurs de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen,et s'est battu à la Convention pour que soit instauré le suffrage universel,et le droit de vote des juifs et des gens de couleur. Il a été pour l'abolition de l'esclavage et pour la suppression de la peine de mort.

Que lui reproche-t-on ? D'avoir agi face à la contre-révolution. D'avoir agi contre la corruption et la trahison. Et d'avoir soutenu avec Saint-Just des mesures pour l'égalité et la justice sociales.

Tout le reste n'est que rumeur et ragots. Pourquoi tant de haine ? Parce que Robespierre représente un danger mortel pour les classes possédantes,pour la bienséance culturelle des élites bourgeoises. L'Histoire dominante l'a donc relegué dans son enfer,avec ses camarades Saint-Just,Couthon...et avec Gracchus Babeuf,"le premier communiste".

Ce qui me semble odieux dans ce vote du Conseil de Paris,c'est qu'il a été acquis avec les voix d'une majorité d'élus PS,suivant les consignes de Bertrand Delanoë !  Michelet,Mathiez,Lefebvre,Godechot,Soboul,Guillemin,Manceron...réveillez vous ! Ils sont en train de guillotiner une nouvelle fois "l'incorruptible" !

Tous les commentaires

Il n'y a rien de surprenant dans le fait que Bertrand Delanoé refuse une rue Robespierre à Paris. N'est il pas un des tenants de cette théorie voulant que la Révolution Française est terminée.

Vingtras souligne avec beaucoup de rigueur que le procès fait à Robespierre est extrêment outré, loin de la vérité historique et des faits.Il n'y a qu'à se reporter aux "hommes de la liberté " de Claude Manceron pour s'en convaincre. Pour réussir aujourd'hui en politique,il vaut mieux ne pas avoir de conviction tranchée et savoir nager dans le marigot où se meuvent avec delectation tous ces traitres qui affirmaient bien haut leur foi dans la gauche quand Mitterrand était là et qui ont choisi une victoire de la droite la plus reactionnaire pour faire disparaître Segolène Royal qui auraient pu les condamner à une retraite anticipée si elle avait gagné.Vous vouliez Sarkozy et sa clique, vous les avez et pendant ce temps là, c'est le pays qui trinque, c'est la dette qui enfle dans des proportions à peine croyables, c'est la lutte sourde de notre président face à Obama qui obère l'avancement des grands problêmes internationaux.La gauche n'a pas le triste monopole des magouilles et des traitres. Le procès Clearstream révèlera le moment venu que Villepin n'en était pas l'instigateur.Mais en politique lorsqu'apparaît un rival populaire et encombrant "il doit être exécuté " comme le chante si bien Guy Béart ,poête philosophe qui n'a plus ,lui non plus, les faveurs des princes qui nous gouvernent.Au moins ,Maximilien Robespierre, dans sa lutte contre la contre révolution s'appuyait il au grand jour sur des tribunaux populaires au lieu de fomenter des exécurions sans procès.

La médiocrité du débat politique explique en partie pourquoi les Sarkozy, Fillon, Nadine Morano à droite et les Martine Aubry, Hamon, Bartolone et compagnie tiennent le haut du pavé aujourd'hui.En effet le haut du pavé est au niveau du caniveau et ceci explique cela.

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j'ai une connexion délicate ces jours-ci à Internet; je pense revenir sur le sujet quand ça ira mieux.

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jpylg 

J'avais un oncle prénommé officiellement "Maximilien Robespierre" car son père et son grand-père (mes aïeux) étaient des militants de gauche beaucoup plus "montagnards" que "girondins". Cet oncle était né un 26 juillet,c'est à dire un 8 Thermidor (date anniversaire du grand discours de Robespierre à la Convention)...Lors des funérailles de mon oncle (qui avait été maire socialiste de son village pendant plusieurs mandatures) le PS local a fait porter des couronnes qui ne comportaient que le prénom de "Maximilien"...Delanoë n"est donc pas le seul à répudier l'héritage de ce grand ancêtre de la gauche !

Robespierre.jpg

Merci peneloppe pour ce beau portrait de "l'incorruptible", qu'il n'est pas besoin de "coloriser" !...

L'image du "bourreau sanguinaire" qui colle à la peau de Robespierre tient sans doute au rôle central qu'il joua dans cette période noire de la république française qu'on appelle la Terreur, caractérisée par un pouvoir d'exception et une réduction des libertés publiques, doté d'une justice expéditive sous l'empire de la loi des suspects (tout suspect devenant coupable) avec des exécutions massives. Certes, la patrie étant en danger, on peut comprendre que des mesures exceptionnelles aient été prises tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. On comprend aussi qu'il n'y avait pas de dictature Robespierre à proprement parler mais un comité de salut public expéditif où les décisions étaient collégiales avec contrôle de chaque instance de décision par une autre instance (Robespierre lui-même finira guillotiné). On peut se demander néanmoins si cette répression souvent aveugle était inévitable et pourquoi le père La Vertu l'a encouragée à ce point au point d'en assumer toutes ses conséquences, aboutissant en 11 mois de fonctionnement à 17000 condamnations à mort et 40 000 victimes  d'assassinats ou exécutions sommaires.  Dans tous les cas, on peut difficilement considérer cette page d'histoire comme une page glorieuse, même si elle ne se limite à la répression mais comprend aussi une oeuvre législative importante. 

Ce que vous écrivez,Monsieur Lincunable,relève de la légende noire qui ne cesse de polluer l'image de Maximilien Robespierre. Et c'est contre ces idées reçues que je m'élève,en disciple de Mathiez et en ami et collaborateur de Claude Manceron pour "Les hommes de la liberté". Les faits que vous citez sont présentés avec inexactitude et partialité. La Terreur n'a pas été inspirée et conduite par Maximilien mais par un Comité dit de Salut public composé de 7 à 15 membres,dont Robespierre et Saint-Just  étaient les éléments purs et durs,épris de paix et de justice sociale. Ils ont lutté de toutes leurs forces contre la corruption et la trahison qui exaspéraient les sections parisiennes dont l'activisme démocratique menaçait le ronronnement bourgeois de la Convention.

Par ailleurs,comment avez-vous obtenu les chiffres que vous donnez ?

Enfin,j'ai toujours considéré qu'il n'y avait ni page glorieuse ni page honteuse en Histoire. Il y a des événements historiques,c'est tout.

"La République n'a pas besoin de savants." Et tchac !

Vous m'avez mal lu, Vingtras. J'ai pris la peine de préciser : "On comprend aussi qu'il n'y avait pas de dictature Robespierre à proprement parler mais un comité de salut public expéditif où les décisions étaient collégiales avec contrôle de chaque instance de décision par une autre instance (Robespierre lui-même finira guillotiné)". Ceci étant, même si Robespierre s'opposait aux mesures les plus "terribles" et fut en réalité un "agneau" dans un monde de "loups", il n'en demeure pas moins qu'il est resté en place pendant la grande terreur et qu'il apposait sa signature au bas des décrets au nom de la responsabilité collective et qu'il n'a pas démissionné. Il est donc responsable de la grande terreur au moins autant que les autres membres du comité de salut public.

@Melchior : merci pour le couperet. Il est si net qu'on ne sent finalement presque rien.

pour Melchior Griset-Labûche

 

Notre République a besoin d'éthique et d'une pratique de la vertu.

Melchior n'est plus au Club. Je lui ai rapporté votre propos. Il a fait: omph ! omph ? et s'est rendormi.  Je crois pouvoir décoder: "éthique : OK, c'est coquet; une pratique, oui, mais laquelle ?" Je crois savoir qu'il n'est pas trop fan de la Terreur (qui ne réussit à personne, même pas à ceux qui l'exercent - ce qui est une piètre consolation).

 

melgrilab@yahoo.fr

 

Je partage votre regret que Paris n'ait pas une rue ou une place Robespierre, alors qu'il fut un des plus grands hommes de son temps, dont le destin fut héroïque et tragique, un des principaux rédacteurs de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, comme vous l'écrivez si justement, mais aussi un ardent promoteur du Plan de Lepeltier de St Fargeau sur l'Education nationale, etc... Je partage aussi votre indignation sur le refus des élus parisiens à réparer ce manque pour Paris en 2009, qui relève de leur appartenance à la médiocratie et de leur déplorable inculture! Mais le souvenir de Robespierre hante beaucoup de lieux de Paris.

 

Néanmoins, je ne partage pas votre manque de rigueur sur l'Histoire. Par exemple, quand vous écrivez qu'il "s'est battu à la Convention pour que soit instauré le suffrage universel", vous participez d'une vision archaïque qui ternit la mémoire de Robespierre, alors que seule la véracité historique peut lui rendre hommage. Il s'est incontestablement battu contre le suffrage censitaire, pour un suffrage "universel"... dont étaient exclues les femmes (jusqu'en 1948!!!). Etait-ce la vraiment le SUFFRAGE UNIVERSEL s'inspirant des Lumières? Je cherche une réponse à cette contradiction avec les grands idéaux dont Robespierre se réclamait. C'est la raison pour laquelle je suis en train de relire  "La Révolution Française " de Soboul (nouvelle édition, 1984, préfacée par C. Mazauric). C'est un livre passionnant, mais qui fait l'impasse sur cette question historique décisive de l'exclusion des femmes du suffrage universel (tel que nous l'avons aujourd'hui). J'espère la trouver dans "L' Histoire de la Révolution Française" de Jaures, que je veux avec impatience, relire (après l'avoir lue il y a 30 ans), dès que j'aurai achevé celle de Soboul.

 

Robespierre n'aurait-il commit aucune grave erreur en adhérant et appliquant la Terreur? Il faut réfléchir à cela, en étant courageux et loyaux, tout en saluant son oeuvre révolutionnaire. Au sujet du procès et de la condamnation des Cordeliers, par exemple? Je cite Soboul: " dans la nuit du 23 ventose (mars) les principaux dirigeants cordeliers furent arrêtés et traduits au Tribunal révolutionnaire. Le procès amalgama au groupe cordelier (dont) Hébert..., à des patriotes avancés (dont) l'intègre Descombes, de l'Administration des subsistances..., à des militants populaires... (dont) l'humble Ducroquet, commissaire aux accaparements de la section Marat... (tous patriotes révolutionnaires, mais qui contestaient le Comité se Salut Public), à des agents de l'étrangers (convaincus d'activités contre-révolutionnaires, complices de Fabre d'Eglantine dans l'affaire de la Compagnie des Indes). Tous furent guillotinés... 10 jours plus tard". 

Robespierre ne s'est pas dressé contre cette injustice, opposé à ce procès ("stalinien"). 

(Pourtant, si Hébert dénonçait à tort Robespierre l'Endormeur, il écrivait dans un dernier numéro de son Père Duschesne : "Assurez du travail à tous les citoyens, accordez des secours aux vieillards et aux infirmes, et pour couronner votre ouvrage, organisez promptement l'instruction publique!"

Cette tragique erreur conduira à la perte tragique Robespierre, ces camarades de la sans-culoterie lui faisant défaut quelques mois plus tard, face à la contre-révolution).

 

Superbe, le portait que nous offre Pénélope! 

Manque de rigueur ? L'analyse de Vingtras est exactement celle de Soboul et de Mazauric. Concernant le rôle de l'incorruptible dans la Terreur,il ne fait qu'emboiter le pas à Henri Guillemin ,lui-même disciple chrétien de Mathiez.

Pas de bouton "recommander". Dommage.

Entre réactions et ajoût favoris.

Pour répondre à Coqauvent,je dirai ceci :

"La République a-t-elle besoin de traitres ?"

et,je pourrais ajouter : "La République a-t-elle besoin d'Alègre ,"

Condorcet était un traître ?

Condorcet n'était pas un savant. Et ce n'était pas un traitre. Mais la plupart des Girondins,qui avaient tenté d'organiser dans les provinces une révolte fédéraliste,notamment Lavoisier,Fermier général d'ancien régime,régisseur des poudres et salpêtres,furent condamnés par le Tribunal révolutionnaire.

Le Tribunal Révolutionnaire fut l'émanation de la prise de pouvoir par les plus brutaux, les plus obtus et les plus mégalomanes des protagonistes. En manipulant l'opinion (ils avaient une longueur d'avance en matière de propagande) en coupant la tête de la majorité des élites éclairées qui avaient par leur travail pendant la Constituante, mis au monde les textes dont les avatars allaient régir au long cours notre vie républicaine, ils ont montré leur immense bêtise et leur incommensurable soif de pouvoir personnel.

 

Dénier (par peur de la confrontation  en débats qui n'aurait pas été à leur avantage),  aux concepteurs de la Constitution, tout droit à se présenter aux suffrages pour mener à bien le projet législatif qu'ils avaient élaboré a été plus qu'une faute politique. Ce fut une trahison. Véritable celle-là. Il reste décidément des idoles à déboulonner pour que le mot démocratie prenne tout son sens.  A la place on eut alors le culte de l'Être Suprême. Certains ne s'en sont pas encore remis et tentent de le remettre au goût du jour.

 

ps : Condorcet, pas un savant ? Ce mathématicien qui appartint à l'Académie Royale des Sciences ? Et publia de nombreux travaux notamment sur les probalités ? Et participa à la partie "Mathématiques" de l'Encyclopédie avec d'Alembert ? Il vota, au procès de Louis XVI pour "la peine la plus élevée en deçà de la mort". Ce qui lui confère quelques siècles d'avance sur les brutes épaisses. Son "Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain" était tellement "contre-révolutionnaire" qu'il fut distribué dès 1795, à trois mille exemplaires, aux écoles républicaines (aux frais de sa veuve, Mme de Condorcet, née Sophie de Grouchy, traductrice d'Adam Smith). 

Je me demande si la République n'était pas un peu encerclée et menacée, quand vint l'époque de la Terreur.

Je vous demande comment on traitait le "sans culotte" de base que l'on attrapait,  dans le camp des exilés et réactionnaires... Plus gentiment qu'aprés la Commune de Paris?  Il me semble que les Versaillais ont commencé tôt, leurs actes de vengeance sanguinaire, et continué longtemps... "Il faut terroriser les terroristes".

Le Monde vient de publier Réflexions sur l'esclavage des Négres (Condorcet, 1781) C'est autre chose que les tergiversations de Max sur l'abolition de l'esclavage, qui durèrent jusqu'en février (sauf erreur) 94. Voir l'interview de Patrick Chamoiseau dans Le Monde daté du 30 octobre.

pour Dianne

Le tribunal révolutionnaire était sous l'influence des sections de Paris. On ne peut pas affirmer que les sectionnaires aient "manipulé" l'opinion.  Ils n'en tenaient pas compte (surtout celle des provinces) et réagissaient avec humeur dans l'instant.Lorsqu'on relit  Manceron,on comprend mieux pourquoi la brutalité des sans-culottes étaient une réaction à la disette,à la vie chère,et au climat de trahison baignant les élus de la Constituante...

Quant à Condorcet,j'en conviens,à défaut d'être un savant (comme le chimiste Lavoisier) il fut un mathématicien remarqué. Mais il restera dans l'histoire comme un penseur politique et "un homme de la liberté".

Vous glorifiez Rosbespierre, mais dès que des interrogations sur la vérité historique surgissent, vous pratiquez la politique de l'autruche: vous fuyez ces interrogations. Pourquoi? (Par idolatrie? Par peur de votre ignorance de l'Histoire, ou par dessein falsificateur de celle-ci?). 

Exemple : vous soutenez "qu'il s'est battu à la Convention pour que soit instauré le suffrage universel". Je vous réplique: "mais ce n'était pas vraiment le Suffrage Universel... les citoyens de sexe féminin en étant exclues!". Si vraiment votre attachement est sincère, vous auriez répondu à cette contestation, débattu... car cette contestation sérieuse de la politique de Robespierre (qui lui était déjà faite par les Cordeliers, en 1793!) est sujette à réflexion, à lutte! Mais vous n'y avez pas répondu.

Peut-être, votre dessein est tout simplement de régler vos comptes subjectifs avec les élus de Paris qui ont rejeté l'idée de donner son nom  à un lieu de Paris (ce que je déplore!).

 

Cette fuite du débat (et ces petits règlements de compte?) insulte la mémoire de Robespierre, qui fut un grand homme. C'est la vérité historique, et non l'ignorance et les petites manoeuvres, qui glorifie la mémoire de Robespierre, dans les jeunes générations.

 

 Au sujet de ce que vous dites sur Condorcet, je vais me documenter, en lisant encore. Les jugements à l'emporte pièce, sur Condorcet, peuvent faire croire que vous étiez garde du corps de Georges Marchais. Ce que je sais de ce grand homme, c'est qu'il fut un des Lumières, auteur d'un livre " Sur l'admission des femmes au droit de cité (1790), proclamation de sa lutte pour qu'elles ne soient pas exclues du suffrage universel. 

Peut être mais a ce titre on pourrait critiquer aussi bien d'autres comme Jefferson aux etats unis qui était esclavagiste.

Pour certaines choses robespierre en avance sur son temps (contre l'esclavage, contre la peine de mort, pour le divorce etc...) acceptait aussi d'être minoritaire et de lutte rcomme vous dites dans la durée. Car il a toujours respecté les décisions collectives. 

Effectivement, reprochons à Sarkozy de ne pas recourir aux exécutions massives.

réponse à FK.

Vous abordez là un sujet important,qui a été bien traité par Michelet et Aulard. Et qui impliquerait de longs développements...Vous avez sans doute raison concernant la notion de "suffrage universel".Malgré la pression constante des sections parisiennes,il reste masculin. Mais ce n'est pas du fait de Robespierre. Dans mon travail avec Claude Manceron (pour "Les hommes de la liberté") j'ai rencontré plusieurs fois dans les parcours biographiques (Olympe de Gouges,Germaine Necker,Madame Roland,etc) des indications qui pourraient alimenter notre débat : les montagnards se méfiaient des femmes en général car ils les considéraient comme des agents potentiels de la contre-révolution. L'assassinat de Jean-Paul Marat fut en particulier un événement qui accrut la méfiance des révolutionnaires...Enfin,il ne faut pas hésiter à rappeler l'influence de Jean-Jacques Rousseau (= son antiféminisme) sur les hommes de la Révolution.

PS/ je prends comme un compliment votre allusion à Georges Marchais.

Je retrouve... de nouveau, la fibre robespierriste de l'animateur de ce blog. Je m'en réjouis. Je me suis emporté, parce que vous ne répondiez pas, ce qui me paraissait contraire à l'exigence de la mémoire de Robespierre. 

 

La question de l'exclusion des citoyens féminins du Suffrage Universel, me taraude l'esprit depuis un long moment (et surtout depuis la première la candidature d'une femme à la Présidence de la République.. en 2007! ). Elle m'a conduit à relire des historiens de la Révolution Française, Soboul, par qui j'ai commencé,  Jaures qui lui succedera, d'autres qui suivront...  Mais je ne suis pas historien, et bien que la RF soit une période passionnante, extraordinaire (elle a décapité Dieu comme un vulgaire humain, à travers son représentant tout puissant sur Terre! ), elle n'est pas au centre essentiel de mes réflexions. J'ajouterai la lecture (et relecture) de Rousseau, pour m'assurer la véracité ou pas de ce que vous dites au sujet de son anti-féminisme... 

 

(J'espère que vous avez deviné, que j'ai voté pour le candidat féminin, en 2007, pour éviter à notre pays le néo-pétainisme, dans le même esprit avec lequel la majorité a voté Obama aux USA...)

 

(Il n'y a aussi aucun lieu à Paris qui porte le nom de Saint-Juste, Marrat, etc., me semble-t-il )

Je vous remercie FK pour votre billet. Moi aussi,j'ai voté pour Ségolène en 2007 et revoterai pour elle,à l'occasion. Puis-je vous dire que je l'ai fréquentée un peu à l'Elysée,et qu'elle se posait les mêmes questions que vous,ou du moins qu'elle les posait à Claude Manceron...

Effectivement,cette légende noire de Robespierre frappe également Marat,Saint-Just et Couthon. Ne faudrait-il pas en déduire,comme l'a fait Jaurès,que le socialisme français n'a jamais pris vraiment la mesure de ses racines montagnardes ?

Je pense que l'image de Robespierre et sa projection dans l'Histoire méritent mieux qu'une plaque et son nom sur une rue de Paris.

 

Que toute cette polémique au niveau de nos "autorités" est obsolète, malveillante et guidée par des raisons éloignées des faits.

 

Qu'au lieu de vouloir à tout prix toujours, ou bien placer sur un piédestal entourés d'une aura ou alors les balancer carrément sur le caniveau les personnages, les individus, qui font ou ont fait partie des avancées constructives bien souvent atroces de l'Histoire des Hommes, à notre époque et à la lumière des faits que nous avons la possibilité de mieux appréhender, de mieux prendre en considération et rapprocher avec des événements de notre contemporanéité, nous devrions avoir plus d'humilité dans nos jugements.

 

Que tous ces individus ne seront jamais que des hommes et femmes, des terriens donc, avec leurs clairs-obscurs propres à la nature humaine, nature que nous n'aidons pas à améliorer avec nos positionnements enfantins et besoins d'encenser ou d'écraser, selon notre kaléidoscope personnel qui n'a rien à voir avec l'analyse à froid des choses et des événements.

 

Ce mouvement récurrent à l'encontre de ce personnage clé de la RF, me fait penser à la rengaine qui ressort épisodiquement de vouloir changer les paroles de la Marseillaise.

Est-ce en  faisant de l'angélisme au lieu de regarder nos pulsions en face en les assumant sans pour autant les accepter que nous arriverons à mieux identifier nos clairs-obscurs?

 

Le XX siècle nous a donné suffisamment d'exemples qui devraient nous permettre de devenir plus humbles et avisés: du "petit père des peuples" à Pol Pot en passant par le Rwanda... sans oublier:

 

 

 

Merci à JNSPQD d'avoir invité Jean Ferrat (que j'adore) dans ce débat.

Si je me suis permis d'insister au sujet de Maximilien,c'est pour dire que son image et sa parole manquent cruellement à la gauche aujourd'hui pour combattre l'imposture,la corruption et l'injustice.

Sans compter que Ironie de l'Histoire, c'est bien auprés de paris et de sa commune que Robespierre a été le plus populaire. Il a été le grand porte parole de la commune revolutionnaire de Paris.

 

L'histoire officielle et l'inculture des élus de paris ne sont pas pour rien dans ce vote. Sans compter le politiquement correct. 

Je vous remercie Prevalli de cette pertinente mise au point. Je crois en l'occurence que c'est le "politiquement correct" qui a prévalu... Mais l'Histoire officielle a une fois de plus,jeté son voile sur la réalité historique.

"Mais elle existe, je vous en atteste, âmes sensibles et pures; elle existe cette passion tendre, impérieuse et irrésistible, tourment et délire des coeurs magnanimes; cette horreur profonde de la tyrannie, ce zèle compatissant pour les opprimés, cet amour sacré pour la patrie, cet amour plus sublime de l'humanité, sans lequel une grande révolution n'est qu'un crime éclatant qui détruit un autre crime; elle existe, cette ambition généreuse de fonder sur terre la première République du monde."

Discours du 8 Thermidor an II, la veille de son exécution.

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Lire et faire lire les discours de Robespierre magnifiquement introduits par Slajoj Zizek (Robespierre: entre vertu et terreur, Stock).

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Honte à Delanoë et tous ses affidés.

Je vous remercie Velveth pour cette citation sublime.

Une autre citation de Robespierre,extraite d'un discours qu'il a prononcé en 1786 devant l'Académie d'Arras :

"Tout se tient,tout se correspond en politique comme en morale. La politique elle-même n'est pas autre chose que la morale publique.Le premiet objet de la législation et en même temps le plus sublime effort de la sagesse humaine est d'accorder par une juste combinaison les différents principes qui forment les éléments de l'harmonie sociale. Le premier de ces principes,la véritable base sur laquelle repose le bonheur public,ce sont les lois éternelles de la justice et les règles immuables du droit naturel.

Le législateur qui les sacrifie à quelque considération particulière ressemble à un architecte qui enlèverait aux fondations de l'édifice les matériaux dont il a besoin pour les réparer."

 

Merci à Vingtras pour ces lumières sur la mémoire d'un Robespierre bien méconnu que vous m'invitez ce soir à mieux découvrir... Deux bien belles et bien touchantes citations (merci Velveth) de ce que fut vraiment un "Homme"... 

De Bertrand Delanoë, on retiendra qu'il a voulu  renommer le Parvis de Notre-Dame « Parvis de Notre Dame, Place Jean Paul II !!!

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