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Sep

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Dominique Maraninchi à l’Agence du médicament : bis repetita placent?

Aucune intension particulière dans ce billet... En tout transparence, il a travaillé visiblement dans une étude que je mets en lumière et qui semble très appréciée de GSK (Glaxo) avec dans l’article un co-auteur directement lié avec la firme. Ceci est à garder à l’esprit et n’a pas forcément d’impact notoire. Mais que cela soit dit sans trop d’effervescence. Phase III Double-Blind, Placebo-Controlled Study of Thalidomide in Extensive-Disease Small-Cell Lung Cancer After Response to Chemotherapy: An Intergroup Study FNCLCC cleo04–IFCT 00-01 Jean Louis Pujol, Jean Luc Breton, Radj Gervais, Marie-Laure Tanguy, Elisabeth Quoix, Philippe David, Henri Janicot, Virginie Westeel, Sabine Gameroff, Jean Genève, Dominique Maraninchi L’autre point que j’aimerai juste souligner c’est la participation à une étude sur l’herceptine commercialisé par Roche. On est surpris de trouver un document de l’agence ou Dominique Maraninchi se trouve dans le groupe de travail qui vise à la commercialisation de ce produit en tant que membre de l’INCA mais aussi en tant que maitre d’œuvre d’un article impactant sur ce produit. « Protocole temporaire de traitement Trastuzumab (Herceptin®) en situation adjuvante » (Octobre 2005) On lit ceci « L’Institut National du Cancer (INCa) et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé(AFSSAPS), en lien avec la Haute Autorité de Santé (HAS), rappelant que toute nouvelle indication d’un médicament disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ne peut être validée que par l’obtention d’une extension de cette AMM auprès des autorités de santé (AFSSAPS ou EMEA), souhaitent éclairer le contexte ouvert par ces résultats.C’est pourquoi l’INCa a mis en place un groupe d’experts afin d’analyser les données présentées à l’ASCO etleurs conséquences potentielles. Cette réflexion, menée conjointement avec l’AFSSAPS, intervient dans lecadre d’un travail commun INCa/ AFSSAPS/HAS sur les molécules onéreuses et les protocoles mentionnés dans le décret du 24 août 2005 relatif aux contrats de bon usage. Ces « protocoles temporaires de traitement »(PTT) sont établis en fonction du contexte scientifique existant au moment de leur élaboration. Ils proposent les orientations à engager en termes de recherche clinique ou de stratégie thérapeutique. Ils sont temporaires eté volutifs en fonction des données disponibles et des demandes d’AMM ou de modification de l’AMM formulées par les laboratoires pharmaceutiques ». Ensuite évidemment on tombe sur une référence « Marty M, Cognetti F, Maraninchi D. Efficacy and Safety of Trastuzumab Combined With Docetaxel in Patients With Human Epidermal Growth Factor Receptor 2-Positive Metastatic Breast Cancer Administered as First-Line Treatment: Results of a Randomized Phase II Trial by the M77001 Study Group. J Clin Oncol. 2005 May 23» Et pour clore le texte, on retrouve ceci : Participants à ces travaux :Institut National du Cancer :Laurent Borella, Directeur du Département de l'amélioration de la qualité des soins et de l'accès auxinnovationsDr Christine Bara, Directrice adjointe du Département de l'amélioration de la qualité des soins et de l'accès aux innovationsDr Muriel Dahan, Département de l'amélioration de la qualité des soins et de l'accès aux innovationsPr Véronique Trillet-Lenoir, Département de l'amélioration de la qualité des soins et de l'accès aux innovationsPr Dominique Maraninchi, Président du Conseil ScientifiquePr Marc Buyse, Directeur du Département recherche cliniquePr Roland Bugat, Directeur du Département formation éducationPr Thierry Le Chevalier, Directeur du Département des relations internationalesChristine Welty, Directrice Générale

Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé :Dr Anne Castot, chef du Département de la surveillance du risque, du bon usage et de l’information sur le médicamentDr Pierre Demolis, chef de l’Unité onco-hématologieDr Ventzislava Petrov-Sanchez, évaluateur thérapeutique, Unité onco-hématologieDr Alice Rouleau-Quenette, évaluateur, Département de la surveillance du risque, du bon usage et de l’information sur le médicamentEmmanuelle Wargon, adjointe au Directeur Général. » Conclusion : Peu importe la valeur du médicament, je ne trouve pas normal qu’on puisse être « participant aux travaux (en 2005, en tant que Président de l’INCA)» mais aussi rédacteur d’une étude centrale pour l’utilisation d’un produit commercialisé par Roche (en 2005?). C’est pas un conflit d’interet comme on retrouve avec l’Etude Moulin de Médiator, mais c’est pas très encourageant pour l’avenir. Ce même professionnel de santé disait de ce produit «Ces résultats importants ont, pour la France, une résonance toute particulière, a expliqué au Monde le Pr Dominique Maraninchi, président de l’Institut national français du cancer (Inca). Car nous avons fait le pari, et ce dès le mois d’octobre 2005, de permettre à toutes les femmes concernées d’avoir accès à ce traitement adjuvant tout en mettant en place une surveillance et des études complémentaires. La France est ainsi le premier pays européen à avoir mis en place un «protocole thérapeutique temporaire» (PTT) permettant une prise en charge du médicament par l’assurance maladie. Il faut ici rappeler que dès le 17 octobre 2005 l’Inca publiait en association avec l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et la Haute autorité de santé un PTT pour l’Herceptine ».(oui, là, le professionnel commente ses propres travaux ;). Cerise sur le gateau… il faut savoir que le coût du milligramme est de 4.13 euros et que la dose moyenne par patiente est de 6500 mg. De ce fait, le coût d’un traitement sur un an pour une patiente est de 26 600 euros. Evidemment avec une augmentation de 2,7% de survie à trois ans. Référence : www.afssaps.fr/content/download/12015/143584/version/2/.../herceptt.pdf http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/020824660828-cancer-les-traitements-par-chimiotherapie-en-forte-progression.htm http://jco.ascopubs.org/content/25/25/3945.longhttp://revue.medhyg.ch/infos/article.php3?sid=2432

 

L'Herceptine est un produit Roche (sauf erreur;)

Tous les commentaires

08/02/2011, 11:38 | Par WAM

Il me semble indispensable de ne pas melanger les genres et les personnes : Vous mettez sur le meme plan avec votre surlignage : un membre de l'INCA qui du fait de son conflit d'interet n'aurait jamais du participer à ces travaux quelle que soit son expertise et les autres conflits d'interet qu'il pourrait avoir et un responsable de l'Afssaps sans conflit d'interet dont l'expertise ainsi que celle de collaborateurs est indispensable à ce type de travaux .

 

Le debat des conflits d'interets dans le domaine du medicaments et des produits ou prestations de santé en general n'a pas lieu d'etre different que dans d'autre domaine . Toutefois notons que les "experts" sont devenus tres rares et ne sont que des humains vivant dans le siecle ou l'argent est roi et les tentations bling bling tres grandes .

Le prix d'un expert ne vaut pas seulement par ses competences mais surtout par sa capacité à influer sur des decisions "independantes " qui vont rapporter GROS à ceux dont la reussite financiere en depend

Il est certain que si chaque individu devait declarer ses conflit d'interet de maniere globale et historique et non pour chaque année , la liste des experts independants deviendrait tres tres courte .

Beaucoup de reformes sont à discuter dans ce domaine pour assainir un peu la situation intolerable

En tout cas , le fait de pressentir le PR Maraninchi à la direction de l'Affsaps a le merite de mettre le debat sur la question des conflit d'interet :

  • de la HAS (il est surtout question de l'Afssaps)
  • de l'INCA dont le premier president fut le tres mediatique Pr David KAYAT , oncologue des stars
  • du milieu de la cancerologie en general

et là question ethique , il y a du grain à moudre !!!!

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