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Chez Alain Finkielkraut, une certaine idée du rance.

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Sur France culture en ce matin du 11 juin 2011, dans son émission Répliques dont le titre est «Au cœur de la France», le moraliste-publiciste Finkielkraut est aux anges.

D'habitude, que ce soit à la radio ou à la télévision (pour le spectacle qu'il donne, c'est alors plus facile), on voit notre publiciste réactionnaire hirsute, énervé, ne supportant pas la parole de l'autre, dévoré par sa moraline rance et dépourvu de toute nuance. Là, ce matin, il était bien calme, notre filousophe. Il avait de quoi être apaisé, il faut bien le dire. Ses invités étaient Jean-Christophe Bailly et, surtout, Richard Millet dont l'avant-dernier dernier "livre", L'Opprobre est une suite de phrases sans âge et haineuses contre la France réelle, c'est à dire mondialisée et faite des gens de partout (pour avoir cependant une idée plus précise de la prose digne de Je suis partout de M. Millet, je renvoie à un billet de Sylvain Bourmeau - c'est ici).

Il était donc bien calme ce matin, notre maurrassien compatible avec les valeurs du CRIF. Il était aux anges ! Son émission fut un déluge de haine mezzo voce (entre gens bien nés, bien mis et de ce fait supposés respectables) malgré les protestations de J.-C. Bailly face aux délires de MM. Finkielkraut et Millet. Ceux que Victor Hugo appelle dans Les Misérables "les civilisés de la barbarie" tenaient donc salon, ce matin, sur les ondes d'une radio publique, et déversaient paisiblement leur haine du peuple des banlieues. Celui-ci (et singulièrement sa composante musulmane ou d'origine maghrébine), à n'en pas douter, est constitué pour Alain Finkielkraut et Richard Millet (ce dernier, au passage, disait des choses d'une insigne stupidité sur la langue dont il nie la structurelle évolution) de sous-hommes, de voyous, de criminels en puissance (ah, qu'il était content, Finkielkraut, de pouvoir s'appuyer sur Gatignon à Sevran pour étayer son délire haineux et racial !). Pour M. Millet, qu'après plusieurs générations, une famille arabe persiste à appeler ses enfants Mohamed ou Djamila est un acte de barbarie et/ou de guerre civile, pas moins ! Pis, notre écrivain, qui cite Joseph de Maistre pour valider ses thèses, explique, sous la bienveillance d'Alain Finkielkraut, que dans le RER, avec tous ces étrangers subsahariens et/ou musulmans, il se sent victime d'un nouvel apartheid...

A la suite de toutes ces horreurs proférées sur un ton badin, l'inamovible Finkielkraut (qu'on le vire, vite ! Je ne comprends même pas qu'après une telle émission, nul ne songe à porter plainte) a moqué l'accent des jeunes de banlieue (il a répété plusieurs fois le mot accent avec un dégoût marqué), a raillé l'équipe de France de football dont, pense-t-il, on peut douter du caractère français et/ou européen, a fait un sort au rap en deux phrases et a précisé que les gens des banlieues n'étaient pas l'équivalent du peuple aimé par Victor Hugo. Non, forcément... Pourtant, l'équivalent d'antan des Finkielkraut et Millet, à coup sûr, détestaient l'argot puis la Tour Eiffel. Le peuple, voilà l'ennemi !

La ficelle est facile mais qu'elle le soit, en même temps, illustre la gravité de la situation. Ecoutez l'émission Répliques du 11 juin 2011, écoutez-là jusqu'au bout et remplacez les noms des proscrits de l'émission (lycéens et collégiens des banlieues, immigrés,...) par juifs. Si, par un minuscule effort, vous vous transposez dans les années 1930, vous avez, désormais radio-diffusée, La Gerbe !

La haine républicaine est odieuse, même si répandue. On entend beaucoup d'inepties sur les banlieues et cette proscription de gens qui sont déjà privés de tant de choses (d'argent, pour commencer, et donc de confort) est proprement insupportable. Finkielkraut raconte toujours les mêmes anecdotes mais je ne reconnais toujours pas la banlieue qu'il hait et qu'il décrit. Voilà 10 ans que je travaille en Seine-saint-Denis et que je ne renonce pas à l'exigence (cette année, par ex., j'ai fait Bossuet avec une classe de Première). Jamais, jamais !, je n'ai rencontré ce que raconte Finkielkraut (en revanche, j'ai eu vent, il y a 10 ans, d'une grave agression de la part d'élèves contre un enseignant d'un lycée de Versailles, preuve que tout coller aux banlieues ouvrières est un peu rapide). Certes, il y a eu les incidents de la Toussaint mais cela avait lieu devant le lycée. En outre, à chaque fois que j'ai emmené des classes au théâtre, en dépit des cris d'orfraie et des a priori des petits-bourgeois dérangés par ces intrus, il n'y a jamais eu de problème. Au contraire. Cela ne veut pas dire que la banlieue est idyllique mais que les problèmes à l'Ecole n'y sont pas insurmontables, surtout si l'Etat considère comme une priorité l'instruction de tous. Inclure la jeunesse des banlieues dans l'espace public et commun à tous est un pas radical vers la paix civile.

Les positions de Finkielkraut et consorts sont détestables et qu'elles ne soient dénoncées que par l'extrême gauche est gravissime. J'ai vu des loulous adorer Victor Hugo ("C'est trop bien, m'sieur, il a le flow, Hugo !") et la ligne politique, hélas consensuelle, de l'animateur de Répliques sue la haine de la démocratie.

M. Finkielkraut se trompe gravement. D'abord, la culture est pour lui synonyme de naphtaline. Il est à notre temps ce qu'étaient à la fin du XIXème siècle ceux qui préféraient Sully-Prudhomme à Stéphane Mallarmé. Sa haine du rap est risible ; il devrait lire Joy Sorman sur NTM et écouter le rap américain. Son prisme exclusif de perception du monde est celui du mépris de classe. Plus singulièrement, sa haine des Arabes semble homogène à celle du Likoud israélien. C'est du reste, comme l'ont notamment montré Hazan et Badiou, une des nouveautés politiques réactionnaires de la période : l'extrême droite aime désormais l'Etat d'Israël (après tout, Drieu la Rochelle écrivait dans son journal qu'il mourait antisémite sauf à l'égard des juifs sionistes).

Ensuite, comme disait Antoine Vitez (par ailleurs militant du communisme), "l'élitisme pour tous". Notre maurrassien sioniste est aux antipodes de cette idée-là. Rien pour les pauvres, singulièrement pour ceux qui ne sont pas de chez nous ! M. Finkielkraut est l'un des noms de la nouvelle extrême droite, l'extrême droite 2.0.

Je me prends toutefois à rêver. Un vieux juif du ghetto, par quelque miracle, revient parmi nous, un peu comme dans l'épisode du grand inquisiteur des frères Karamazov et, entendant Finkielkraut dans ses insanités, lui dit, avec un accent yiddish à couper au couteau, "Mais comment ça, tu parles des fils d'Agar comme l'Action française de nous il y a 75 ans ? Quelle honte !"

Tous les commentaires

Finkielcroûte, avec une saucisse et deux patates.Avec lui ce n'est pas France Culture, mais France Coulure.

Ce que j'aime, chez lui, c'est la grimace d'effort qu'il fait quand il pense quelque chose. On sent qu'il fait fonctionner le muscle de son cerveau. Et ça fait mal.

Oui!! Bien vu! Et en même temps il parle avec la bouche en cul de poule. Quand on pense que le public a çà comme image de l'intellectuel ou, pire, du philosophe. C'est effarant.

Binaire quand tu nous tiens... Il y a plusieurs banlieues et plusieurs abords possibles de la banlieue. Finkelkraut perçoit et grossit certains éléments, Najiels d'autres. Ils ont d'une certaine façon raison tous les deux. Si la vie se résolvait en droite/gauche, ce serait simple. La dialectique va au-delà ... Heureusement.

Mais en France, le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit.

Je n'ai pas entendu l'émission, seulement écouté la chanson insérée par AN. Les propos de Finkel ne se réduisent pas à du racisme. Ou alors, on ne pourra plus parler de rien, car le sexisme, l'antisémitisme, le racisme, l'homophobie et la discrimination de classe infiltrent tous les propos. La chanson de NTM n'y échappe pas. Cette façon de jeter les "ennemis" aux ordures, qui produit des clivages, me semble dangereuse. Mais ce n'est pas le lieu d'en débattre...

Bien évidemment, vous ne l'avez pas écouté, vous excusez a priori tout ce qui ressemble quand même beaucoup à du racisme tout en faisant chier avec un antisémitisme (discriminatoire) qui n'existe pas.

Cette façon de ramasser les ordures entre gens de bonne compagnie est le lieu du faux débat où vous vous complaisez.

C'est votre idée de l'antisémitisme. Laxative pour vous, je sais. L'appel au racisme à tout bout de champ lui enlève de la force, selon moi. Je n'excuse rien du tout ni ne me complais nulle part. Finkel m'agace souvent, et parfois il dit des choses qui me semblent intéressantes. Notamment sur l'appauvrissement de la langue, et de la pensée qui peut en résulter, ou l'accompagner. Et l'hypothèse de "cultures à la marge" me semble rassurer à bon compte les révolutionnaires de salon, qui ne mesurent pas toujours les galères et les échecs des gamins de banlieue. Mais si on appelle ça racisme ou fascisme...

Tous les samedis à Réplique, il y a un couplet sur les jeunes de banlieues qui seraient les nouveaux barbares, ces jeunes qui dégradent notre école républicaine et ne font pas les efforts d'intégration. Les problèmes d'emploi et de pauvreté, la ghettoisation, Monsieur Finklekraut les nie obstinément. Avec son langage venu de la chaire de Polytechnique il propage l'idée que les jeunes des banlieues sont des bandits malfaisants. Pour quelqu'un qui prétend à la philosophie c'est un peu court et surtout dangereux et au bout du compte ça rejoint quand même la réthorique de l'extrême droite. Ce genre de discours assez systématique sur France-Culture pose problème, aujourd'hui il semble qu'un seuil de plus ait été franchi.

Oui, mais le problème est que l'on est incapable de définir ce qui relève du racisme, ce mot ayant été tellement utilisé à tous propos comme "injure" ultime.

Moi même je m'y perd ... suis-je raciste ?? je n'en sais plus rien au bout de toutes ces années de débats, de forums fourre-tout où tous les censeurs du "dimanche" vitupèrent.!!

Ce n'est certainement pas une question de "droite" ou de gauche. Ni de "banlieue" Il y a toutes sortes de banlieues : des banlieues chics, des banlieues ghettos, des banlieues "populaires" et des banlieues "people". Je ne connais pas la droite (en tout cas de façon "interne") mais la gauche, c'est pareil que la banlieue : il y a la gauche "caviar" et il y a la gauche "coctail molotov". Il y a la gauche "morale" et il y a la gauche "sociale et politique". Il y a la gauche "droit dans ses bottes, et il y a la gauche qui se pose des question. Il y a la gauche qui réserve l'usage de gauche aux adhérents de l'internationale socialiste (qui a recélée dans ses rangs d'aimables crapules). Il y a la gauche toujours du bon coté du manche, et celle toujours du coté du vainqueur... µGrosso modo, vous faites partie de la première, et moi de la seconde... Qu'avons nous a nous dire, bien peu de chose en vérité... Maintenant, refusons les "dualismes grossiers", comme le disait le camarade Deleuze, face aux menées violentes des partisans du badiouvisme grossier...

Quel salmigondis ! Je n'y entends que ton hostilité réitérée à Alain Badiou.

//// Quel salmigondis !!!

Mon coté deleuzien ! Marche moi dessus

/// ton hostilité réitérée à Alain Badiou.

Au vieux temps de mai 68 il y avait l'hostillité fondamentale entre les "spinozistes" et les "hegeliens" (sauf les maoistes qui faisaient une cure de sommeil rue d'ulm) Ca a été résumé admirablement dans un polar de JB Pouis "Spinoza encule Hegel". Maintenant, il n'y a que deux camps à refuser les misères de l'époque, les deleuziens et les badiouvistes...

Pour revenir aux "quartiers", "Banlieue" ne veut rien dire : Neuilly est aussi une banlieue "Ghetto ethnique et social" me parait plus approprié...

Quand à la signification de "gauche" la dedans....

Marc Tertre

Banlieue, qui est l'endroit du bannissement, de ceux qui sont mis au ban, ne me paraît pas si inapproprié.

Et pourtant : Alain Finkielkraut et Richard Millet écrivent de très bons livres, je veux dire littérairement... Puisse l'Idée communiste en faire autant, c'est tout le mal que je nous souhaite !

Sur le sujet, les banlieues, enfin certains quartiers de certaines banlieues, je doute que citer à "La Gerbe", "Je suis partout", Drieu la Rochelle, Bossuet, Victor Hugo ou Antoine Vitez, sans oublier Israël, dans un vrac idéologique, apporte le début du commencement de "l'élitisme pour tous", autrement que sous la forme d'un simulacre (ben, Baudrillart, ce n'est pas mal non plus, comme référence) !

Tel que je ressens les choses, vous n'exprimez qu'une haine, que vous étiquettez de classe et qui semble votre carburant ; et non pas ce grand amour des déshérités, simples pions dans votre" système" de pensée, je le crains...

La haine est chez finky, ici je vois "la haine" en langage banlieue justement, qui signifie "la colère", en bon français, et "la juste, saine ou sainte colère", en bon chrétien de souche.

Ceux qui stigmatisent la haine, comme vous le faites, sont des fascistes hypocrites, comme Scheler stigmatisant le ressentiment (et la haine au passage), à qui j'ai réglé son compte, comme à Finkielkraut:

Max Scheler : L'homme du ressentiment (1919)

Le pari perdu d'Alain Finkielkraut

Finkielkraut le Maudit (la scoumoune)

Ah, vous règlez le compte des gens ? Prétentieux ! Vous me semblez plutôt un de ces "nains" (intellectuels !) qui essaie de grimper sur les épaules d'un géant (Finkielkraut) et ne fait que s'époumoner à lui mordre les basques, quand il arrive à le rattraper, pas souvent ! Et si la "sainte colère" des banlieues vous plait à ce point, n'hésitez pas, roulez-vous dedans ; c'est comme marcher du pied gauche, ça peut vous porter chance...

xavier bonaventure

J'aime assez ce que vous dites là et plus haut, mais Finkielkraut comme géant, euh…plutôt rance, le géant, comme dit Najiels. C'est vrai qu'il a écrit des choses intéressantes, mais ça commence à faire assez longtemps. Il s'est mis maintenant dans une posture coincée et pleurnicharde que je trouve insupportable, exerçant une fonction que Démocrypte décrit avec justesse dans un commentaire ci-dessous.

Pour être honnête, je ne doute pas que dans son domaine - la littérature -, Alain Finkielkraut ait des choses intéressantes à dire. Dès qu'il se pique de philosophie, de politique ou, plus généralement, de Weltanschauung, ça devient délirant et flippant. Cette haine des gens venus du monde arabo-musulman, quelle horreur !

Sur l'Ecole, sa position est assez détestable car s'il pointe la faillite du système, il est l'allié de ceux qui détruisent l'Ecole pour tous, en premier lieu Sarkozy. Il est donc, notamment sur ce point, terriblement inconséquent.

Bon, "géant", c'est selon le comparé, j'avoue, évidemment... Assez longtemps des choses intéressantes ? "Un coeur intelligent" : 2009 ! On le trouve maintenant dans le Livre de Poche. Et "coincé", "pleurnichard", oui, peut-être, je ne sais pas. C'est sûr, il agace, il énerve... Tant mieux si comme ça il dérange les "assis" de l'indignation de gauche... Reste à savoir si les gens qui vivent dans ces quartiers trouvent vraiment inuspportable ce que dit Alain Finkielkraut ; ou si, au contraire, ils reconnaissent enfin une parole qui a la cruaté du réel ? Pendant que les "doctes" dissertent et malaxent leurs catégories idéologiques, les "prolétaires", sur place, subissent la loi des mafias, on dirait...

J'avais compris que votre "MDR" était plutôt jaune et que vous grinciez des dents !

Votre "discours", comme il tient à peu, si peu ! Il hoquette, il éructe, dépouvu de la moindre originalité dans l'injure, dommage...

Avez-vous remarqué, d'ailleurs, que votre usage compulsif de l'injure pourrait bien valider les arguments d'Alain Finkielkraut ?

Apprenez à respirer.

Vous tournez en rond, brave monsieur, les deux pieds, les deux mains dans la merde, comme on chantait en colonie de vacances ! Toute une vocation, chez vous ! Et si c'est du racisme, les émissions d'Alain Finkielkraut, adressez-vous à la justice, vous aurez peut-être ce quart d'heure de célébrité qui calmerait vos aigreurs ? Ah, oui ! débiter des assertions, n'est pas exactement penser... Mais je suis sûr que vous faites au mieux!

Vos critiques, comme on peut le voir, sont essentiellement ad hominem. Ce n'est pas penser. N'importe qui peut constater ici, ou sur mon site, que ce n'est pas mon cas.

Vous vous emberlificotez... "Fasciste hypocrite" et ce magnifique "pauvre merde", ce n'est pas had hominen ? Je vous ai juste répondu, n'ayant pas l'habitude de tendre l'autre joue, sans toutefois recourir à vos outrances de vocabulaire... Et je maintiens : vous affirmez, rien d'autre, qu'Alain Finkielkraut serait raciste ; ce que la simple lecture de ses livres contredit absolument ! Je n'émets aucune "critique" à votre encontre, je ne me laisse pas maltraiter, ici ou ailleurs, c'est tout. Quant aux 3 liens que vous avez joints dans un de vos commentaires, j'ai lu, et ça m'a paru assez loin d'avoir "réglé son compte" à qui que ce soit ! Bon, maintenant si vous êtes persuadé que la pensée c'est vous, je ne veux pas briser un rêve...

/// ce que la simple lecture de ses livres contredit absolument !

 

En quoi cet individu laisse t il a penser que les différentes cultures se valent ? Il me semble que non, et qu'il désigne "sa" culture comme étant "supérieure". Ce qui est constittutif d'une pensée raciste...

"Il n'y a pas de cause plus juste que celle de l'égale dignité des personnes ; il n'y a pas de nécessité plus impérieuse que d'opposer une fin de non-recevoir à toute définition politique, philosophique, scientifique ou religieuse de l'humanité dont certaines communautés ou certaines cultures se retrouveraient exclues ; il n'y a pas de combat plus légitime que le combat contre les discriminations raciales." Alain Finkielkraut, "Le coeur intelligent", 2009.

Le coeur intelligent..magnifique livre !

Tout à fait d'accord avec vous. J'y retourne souvent...

Il faut savoir distinguer l'auteur de l'autre A.F.

Finkielkraut un monument ...en péril ou en papier carton.

 

Pouvez vous me dire ce qui restera des BHL, Bruckner, Finkelcrot dans 50 ans?

 

Quelle idée laisseront ils derrière eux, quelle concept philosophique?

 

 

 

 

Merci Xavier bonaventure ! vous parlez d'or !!

C'est vrai que les bouquins d' Alain Finkelkraut sont nettement mieux que ces discours, il pèse mieux ces mots à l'écrit qu'à l'oral.

100 % d'accord. Il est beaucoup moins brillant à l'oral. C'est quelqu'un qui a besoin de temps pour structurer sa pensée.

Merci pour cet article.

Alain Finkielkraut et Richard Millet poursuivent dans le champs qui est le leurs, le travail de la "pensée" néolibérale qui renverse systématiquement le role de la victime et du bourreau : s'il y a du chômage, c'est parce qu'il y a de l'assistanat - et donc des gens qui préfèrent glander avec des aides plutôt que travailler - et un salaire minimum - et donc des syndicats qui protègent des salariés "privilégiés" et "égoïstes" qui ont des emploi stables. Les "victimes", dans cette logique, sont les pauvres capitalistes qui cherchent en vain la main d'oeuvre dont elle aurait besoin pour assurer le bonheur général...

Alain Finkielkraut et Richard Millet sont là pour "démontrer" que s'il y a tant de violence, c'est parce que des êtres incultes se croient orgueilleusement les égaux de l'élite. Et qu'une telle confusion ne peut résulter que de l'action de gens insensés comme vous, Yvan Najiels, qui mettez dans la tête des enfants des banlieues qu'ils ont une dignité et le droit d'accéder au savoir. Renversement : l'élite est agressée dans son rôle de protecteur de la langue, de la culture, etc... Elle est donc la "victime". Et les précaires des banlieues et d'origine migrante sont les "agresseurs".

Alain Finkielkraut et Richard Millet sont des malins : on espère qu'ils tiendront des propos ouvertement racistes qui révèleraient le fond de leur pensée. Ce qu'ils sont bien trop malins pour faire explicitement, puisqu'ils leur suffit de s'en tenir à une philosophie "élitiste" pour "dire de manière subliminale ce que le fasciste de base veut entendre".

@Democrypte,

Excellente analyse mais cela ressemble plutôt au "néoconservatisme" qu'au "néolibéralisme".

La pensé néolibérale est bien plus "libérée" des contingences "morales". Le néolibéral n'a pas besoin de démonter qu'il est "victime" des pauvres. Il se contente de considérer qu'il a raison de "profiter" de ses avantages, y compris en abusant des autres, (1) parce qu'il le vaut bien, (2) parce que les autres pourraient faire pareil et (3) parce que si les autres étaient à sa place ils feraient comme lui : marcher sur la figure de son prochain.

Les "néoconservateurs", eux, ont besoin d'une "justification" morale à leurs actes et à leur situation. Et pour justifier et généraliser l'injustifiable ils se contentent toujours de trouver l'exception qui confirmera leurs thèses : par exemple, on trouvera toujours un bénéficiaire du RSA qui triche et profite du système. Cet exemple servira à "prouver" que TOUS les bénéficiaires des aides sociales sont comme cela.

Finkielkraut est un néoconservateur, comme Sarkozy, Gueant, Bertrand, Pernaud et tant d'autres.

Leur pouvoir tient car ils utilisent à leur profit le manque de formation à la critique de la grande majorité des citoyens. Une grande partie d'entre nous ne se rend même pas compte de la perversité de cette technique dialectique quand l'autre partie sent bien le piège mais ne trouve pas le moyen de s'y opposer et devient donc agressive... ajoutant des arguments aux premiers : par exemple Xavier Bertrand dénonçant "le discours haineux du PS et des associations de défense des droits de l'homme" quand la circulaire "controversée" sur les roms était sortie.

Pour ma part je considère que la meilleure arme contre cette technique c'est (1) de l'utiliser dans l'autre sens, (2) de demander systématiquement des précisions, des preuves ou des références sur les "faits" assénés comme des "statistiques", des "tout le monde sait", des "il est évident que", des "références soi-disant historiques" (en citant à tort et à travers des tas d'auteurs et autres penseurs, parfois étrangers)...

@ jmv

La distinction que vous opérez entre "néoconservatisme" et "néolibéralisme", deux frères n’étant pas tout à fait jumeaux, me parait très pertinente, et je souscris à l’idée de classer Finkielkraut parmi les néoconservateurs – d’autant que je ne crois pas que Finkielkraut s’en offusquerait.
Il est vrai que l’amoralisme néolibéral facilite l’affranchissement vis-à-vis de tous rapports de loyauté vis-à-vis de la Nation (sans pour autant lui substituer un internationalisme, évidemment), alors que le néoconservatisme est une forme de « national-libéralisme » qui verse aisément dans la xénophobie.

on espère qu'ils tiendront des propos ouvertement racistes qui révèleraient le fond de leur pensée

 

Et si le fond de leur pensée était justement ni plus ni moins ce qu'ils expriment? Vous partez du principe qu'ils sont fascistes et qu'ils maquillent leur haine du peuple. Vous ne supportez pas d'envisager qu'ils puissent, tout simplement, avoir un point de vue différent du vôtre, antilibérale.

 

Comment pouvez vous qualifier d'analyse un commentaire qui prend pour postulat l'idée que le libéralisme "renverse systématiquement le rôle de victime et de bourreau"? Un tel postulat mériterait d'être démontré, non?

 

En racontant des inepties pareilles, vous vous excluez de tout débat qui pourrait conduire à un quelconque progrès. Vous vous faites peut-être plaisir, mais vous ne servez à rien.

Merci de m'avoir fait rattraper cette émission révélatrice ô combien !... J'ai déjà fait hurler des ami-e-s pour avoir dit chez FOG qu'un Zemmour, si je conteste ses thèses, me permet en même temps d'être en éveil, afin de les combattre, ces thèses, et rien qu'en cela, un Zemmour m'est utile... Et ce n'est ni du masochisme ni de l'angélisme. De même Finkielkraut m'est utile, parce que c'est un vrai intellectuel, avec ses excès et ses bavures et ses raccourcis. mais il est "producteur" de pensées contrairement au BHL qui, lui, ne produit rien, mais alors rien d'intellectuel, juste un regard autocentré...

Cela dit, il est curieux que le billet comme les commentaires passent sous silence la présence et les propos dans la même émission de Jean-Christophe Bailly, qui, d'une certaine manière, sauve l'émission en y apportant un souffle et de l'oxygène...

J'avais jadis aimé Richard Millet, dans son écriture. Là, je découvre un homme pris de panique. Une panique qu'il n'arrive plus à contenir, contrairement peut-être à Finkielkraut...

Cette émission deviendra, dans les archives de l'Ina, un classique. Je la conserve. Pour une "exploitation" ultérieure.

Merci donc à Y.N.

Vous m'avez retiré le mot de la souris: comment se fait-il qu'aucun commentaire ne parle de la présence de Jean-Christophe Bailly dans l'émission de Finkielkraut, qui apporte une petite musique bien différente ? Il est resté très courtois et posé face aux délires de Millet, mais on ne pouvait pas ne pas l'entendre.

C'est ce que j'apprécie malgré tout chez Finkielkraut, même si j'ai envie de lui mettre des claques à tout bout de champ: il accepte et promeut le débat avec les gens qui pensent différemment de lui. A partir de là, on peut continuer à penser.

 

/// il accepte et promeut le débat avec les gens qui pensent différemment de lui

Si ils sont "acceptables" par lui, bien entendu !

/// Il est resté très courtois et posé face aux délires de Millet

Voila des ennemis "acceptable", bien polis et "posés". Moi, c'était le genou dans les couilles, a cette ordure..

Billet salutaire

perso j'ai pas pu écouter plus de 5 minutes ces propos dont l'ôdeur rance empoisonnait la pièce.

Continuons malgré tout à sourire ,assis sur les épaules du colosse et consorts(copié-collé miniature de la voix de son maître),si sa stature est celle d'un "Géant ",sa hauteur de vue philosophique est celle d'un nain.

http://www.youtube.com/watch?v=v-CusOAz9MI&feature=related

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher

C Baudelaire L'Abatros.


 

Merci pour cet article car il justifie que j'ai abandonné l'écoute de Répliques

+ 1

Il y a plus de vingt ans que je connais Finkielkrraut : il est même venu une fois chez moi dans le Luberon , autrefois ... J'ai bien connu son épouse Sophie et j'ai toujours regretté quelle se soit mariée avec un crétin pareil ! Il y a quelques années j'avais, avec Eric Hazan de "La Fabrique" envoyé à France Culture un texte signé par de nombreuses personnes demandant l'annulation de l'émission hebdomadaire " Répliques" de France Cukture . Il n'en a rien été éviedemment! Je remrcie Yvan Najiels pour l'excellent article qu'il vient de publier avec lequel je suis entièrement d'accord . Il y a deux sales individus que je ne peux supporter à la radio , Finkielkraut d'un côté et Adler (Alexandre) de l'autre. Je voudrais simplement , pour conclure, rappeler un vieux souvenir que j'ai gardé du premier jour où , au lycée Condorcet à Paris , moi et mes camarades de troisième sommes entrés en contact en octobre 1946 avec notre prof d'histoire qui s'appelait Giourdon et qui venait évidemment du sud-Ouest de la France. Après notre entrée dans la classe nous nous sommes assis et nous avons vu et entendu notre prof , s'asseoir, prendre un livre et se mettre à psalmodier en chantant le premier roman paru en Français , le Roman de Roland ... Nous avions à l'époque au programme d'histoire le moyen-âge et tout médusés nous regardions et entendions cette poésie extraordinaire sortir de la bouche chantante de notre professeur !

Depuis, à chaque fois que j'entends du Rap je pense à ces instants sublimes où nous étions fascinés par notre professeur, et le Rap est évidemment entré dans mon histoire de la musique ...

 

Les intellectuels volent bas en ce moment, je suis désappointée par les "nouveaux philosophes", ils vieillissent mal ...

Attention à ne pas oublier toutes les réponses et interventions de J.C. Bailly, dans l'émission, qui sont fort pertinentes et stimulantes.

Merci Yvan pour ce salutaire et rafraichissant billet !

Une amie m'a rapporté ce matin ce qui s'est dit dans cette émission et notamment ceux d'un des participants regrettant que dans le Manosque de Giono (sic) on y trouve aujourd'hui des kebbabs. A ce monsieur qui prétend aimer Giono je voudrais rappeler que "la Provence de Giono" n'existe que dans l'oeuvre, elle est pure et magnfique invention littéraire ! et qu'il est navrant de geler ainsi la littérature en tenant des propos aussi rances...

Merci aussi à Jean Baumgarten de rappeler que le françois (à prononcer avec un R roulé et la finale oé) fut une langue chantante, ô combien sujette à variation, une langue vivante, en bouche, bien loin des salons à l'aigre odeur de naphtaline !

+1

Il y a encore au moins un imbécile qui croit (?) que Giono est un auteur "Provençal"!

Il disait lui même que le pays où il aurait pu écrire également son oeuvre était l'Ecosse !

Des pays pour "amateurs d'âmes", pas pour crétins radiophoniques.

Salut Armelle !

et d'âmes fortes ! ;-)

Les chroniques : "Ennemonde et autres récits", la rage de posséder, l'ivresse du pouvoir, c'est en Provence ou à Neuilly, d'une autre façon ?

Je les ai lues cent fois, on y apprend tout des humains. Pour l'autre trissotin radiophonique : Langlois s'explose la tête dans le Trièves. Ce n'est pas en Provence, le mal en nous est universel, comme l'oeuvre de Giono est universelle.


O chaînes qui barraient le ciel et la Durance
O terre des bergers couleur de ses raisins
Et Manosque si doux à François roi de France
Qu'il écrivit son nom sur les murs sarrasins

 

Aragon

D'accord avec tous par rapport à la réflexion de ce crétin énorme sur la Manosque de Giono.

Si les personnages de ces premiers livres doivent beaucoup à ses pérégrinations de petit démarcheur de banque dans la montagne de Lure, c'est tout de suite d'une Provence poétisée, magnifiée, notamment par ses lectures des auteurs grecs dont il nous parle. Par la suite , son oeuvre , et notamment les chroniques s'élèvent à l'universel. Et qu'est la Manosque du "Hussard"?..

Trissotins, c'est bien le mot, persuadés de représenter la "belle culture" et d'être supérieurs aux autres...

Par pur masochisme j'écoute encore parfois cette émission, ce matin j'y suis restée jusqu'à la fin, JC Bailly était passionnant, votre billet est injuste en ce sens qu'il n'en dit rien!

J'entends votre remarque. J'ai pris l'émission avec quelques minutes de retard et, pour le reste, j'ai trouvé M. Bailly très timoré. J'imagine ainsi qu'à sa place, Rancière, Zizek, Badiou ou le très regretté Daniel Bensaïd auraient protesté avec véhémence ou bien auraient quitté le studio de radio.

Bailly ne s'est pas commis dans l'infamie des sieurs Millet et Finkielkraut mais, très franchement, il a manqué de véhémence.

La question de la poursuite de cette émission sur une radio publique se pose. M. Finkielkraut devrait assurer l'heure du Likoud sur radio Courtoisie, chaque samedi matin. Premier invité : Renaud Camus !

@Yvan Najiels
+1

J'ajouterai que Bailly me semble être celui qui parvient, dans cette émission, à imposer ses positions, ce qui rend cette livraison beaucoup moins insupportable que beaucoup des précédentes : il est rare que le contradicteur de Finkielkraut ne soit pas discrédité, voire humilié par celui-ci, et qu'il parvienne à élever les débat et à échapper aux petit jeu de questions/réponses, toujours centré sur ses propres obsessions à lui, que lui impose l'animateur.

Un grand coup de chapeau donc à J.C Bailly ! Ils ne sont pas nombreux ceux qui sortent grandis de ce traquenard radiophonique...

+

Y. L., absolument de votre avis, s'agissant de JC Bailly, qui a eu le ton qu'il fallait. Se montrer véhément n'ajoute rien à l'argumentation ; quitter le studio, ça peut aussi signifier que l'on n'en a plus, d'argumets !

L'extrême habileté et la grande intelligence de Bailly sont justement de ne pas être tombé dans le ton du billet que nous commentons ici : dés lors que l'incrimination de "raciste" est lancée, le débat ne peut plus se poursuivre, il est clos. Et rien ne prouve que celui qui incrimine soit fondé à la faire. Tout le défi de ceux qui participent à cette émission est donc de parvenir à débattre avec l'animateur (et avec son allié : vous l'aurez remarqué, l'un des deux invités est toujours là pour défendre, éventuellement en l'accentuant, le point de vue de Finkielkraut), tout en repoussant le cadre et les limites qu'il impose au débat. Et en résistant à la tentation de l'insulter, de se réfugier derrière une attitude scandalisée ou de quitter le plateau.

Envisagée sous cet angle, cette émission devient parfois très intéressante et, oserais-je dire, extrêmement formatrice... Ne serait-ce que pour cette raison, il me semble plus pertinent de réfléchir collectivement à la manière d'affronter et de combattre Finkielkraut que d'appeler à sa suspension. Bailly, à la différence de beaucoup d'autres, a manifestement bien préparé son coup et il nous montre la voie.

Totalement d'accord avec vous pour le coup de chapeau à JC Bailly. Il n'a pas manqué de véhémence, c'est sa courtoisie, son calme et sa détermination qui ont donné toute leur force à ses arguments. En face, R Millet paraissait en dérapage totalement incontrôlé et, plus réjouissant, la machine Finkielkraut tournait à vide, décontenancée. C'est cela qui était passionnant.

Votre message me fait plaisir. Taper sur Finkielkraut n'a pas grand intérêt. Il y a mieux à faire et, en effet, je reprends votre terme, bien plus "passionnant".

Ce matin, j'écoutais France-Culture, et quand j'ai commencé à entendre

Finkelkraut, j'ai changé de chaine immédiatement, je ne supporte pas cet individu qui distille la haine avec la plus grande aisance, comment peut-il s'exprimer sur des chaines officielles françaises. Il est vrai que les autres n'en voudraient pas. Liguons-nous pour l'éliminer.

v

 

 

 

Ce matin, j'écoutais France-Culture, et quand j'ai commencé à entendre

Finkelkraut, j'ai changé de chaine immédiatement, je ne supporte pas cet individu qui distille la haine avec la plus grande aisance, comment peut-il s'exprimer sur des chaines officielles françaises. Il est vrai que les autres n'en voudraient pas. Liguons-nous pour l'éliminer.

v

 

 

 

J'avais préparé ( sans prudence car, au lieu de le faire dans un fichier puis de copier/coller; je l'ai écrit ici et l'ai perdu!!zut)un long texte pour dire que j'avais beaucoup aimé pendant longtemps les tromans de Millet où je ne trouvais pas de mépris ni de racisme mais de la nostalgie et de la mélancolie, du fantasme de la nature et de l'enfance....que j'étais toujours heureuse de trouver à la bibliothèque un nouveau titre de lui....de lire son style superbe
et pusi je sui tombée sur "un balcon à Beyrouth", "lorient désert"...et là j'ai commencé à trouver ça désagréable, méprisant, réactionnaire.... ne rendant plus hommage à la langue française mais appelant à sa sclérose....

ainsi évoluent certains auteurs....en trouvant d'autres éditeurs pour leurs crachats ces 2 titres ne sont pas chez Gallimard mais lui est sans doute toujours éditeur chez Gallimard et écrit beaucoup ( voir les titres parus entre 2009 et 2011)

quant à Finkielkraut je ne l'écoute plus depuis longtemps ....

France-culture et gallimard sont des mondes en soi avec des arcanes qu'on peut souhaiter plus transparentes et rigoureuses sur le choix de leurs collaborateurs ( ont-ils des contrats ad mortem?)

 

Même expérience en ce qui concerne les romans de R Millet. Triste.

Qui oserait dire ICI que Finkielkraut n'est pas un con ?

Personne hein !

Un raciste tout simplement. Et s'il a retrouvé la faveur des plateaux télé ce n'est plus comme il le croit encore, pour sa qualité de penseur mais bien parce que sa haine fait de lui une bête de foire.

Ce n'est pas l'image (épouvantail) de sauvages incapables de la Langue qui inquiète Finkelcrautte et comparses, mais bien le contraire: des sauvages qui parlent.

D'où la question qu'il faudrait leur poser: "seriez-vous heureux si les sauvages se mettaient à parler comme vous, M. le professeur?"

On arracherait sans doute un "oui" plein de mauvaise foi.

 

Ah, oui... C'est un hypocrite alors...

Oui. À cet égard , il est significatif qu'il n'ait jamais invité Edouard Glissant (un Nègre penseur et philosophe, pensez donc) que de notoriété publique il haïssait: quelqu'un qui défend l'idée de créolisation!

(d'ailleurs, ya-t-il eu une seule fois un penseur ou artiste africain, antillais ou maghrébin dans son émission? C'est une vraie question, je le boycotte).

Je me souviendrai toujours de ses pitoyables glapissements sur france Inter, dans une matinale de De Morant, juste après l'affaire de son interview sur Haaretz: "La pensée du métissage vaut ma peau! ",hurlait-il

 

 

Finkielkraut est tombé dans le piège de l'extrême droite française qui n'a eu de cesse de jouer les juifs contre les arabes puis les arabes contre les juifs alors qu'elle déteste les 2.

Pas faux. Mais il est désormais complice.

Le fait que vous répondiez cela à un lieu commun pareil vous discrédite en tant que "journaliste".

Juste un mot

Pour dire que tout cela est déja depssé est déjà du passé.
Qu'un Monsieur dont j'ignore ainsi que tout le monde le nom soit reçu par quelqu'un que personne n'écoute pour raconter qu'il n'aime pas l'Afrique..relève d'une fadeur et d 'une insignifiance dont on peut s 'amuser à faire des gorges chaudes mais je pense vraiment que le combat est ailleurs..dans l'affirmation d'une inventivité d'une créativité nouvelles par exemple dont nous les nègres pouvons être les porteurs.Je préfere Kourouma à ces Messieurs et je sais que l'Histoire, littéraire s 'entend , est avec moi.

Qu'est ce que c'est que " l'incitation à la haine " ? à la division ? à l'écoeurement ?

Ravie de trouver ici les commentaires de Mediapart qui me confortent dans ma réaction en entendant ce débat!

Je viens d'écouter l'émission...

Ben, juste 2 vieux cons qui restent confits dans une vision figée de la France et qui ont tellement peur pour leurs petits culs blancs (moi j'ai un cul blanc aussi mais il est plus gros que le leur et j'ai pas peur pour lui), qu'ils n'ont même pas compris que Verlaine et François Villon parlaient bien en Français tous les 2 mais déjà pas de la même manière et que tous les 2, à l'époque où ils le parlaient, devaient être parfaitement incompréhensibles pour le bon vieux paysan Corrézien de leur génération.

Heureusement que JC Bailly a relevé le niveau...

Quant aux 2 vieux cons, y'a qu'à les laisser radoter dans leur coin, le train de l'histoire en marche passera de toute manière, ils font déjà partie du passé...

- les deux vieux cons ne radotent pas dans leur coin mais sur france culture.

 

- les deux vieux cons font partis des intellectuels porte-voix des politiques d'état xénophobes, identitaires et racistes.

 

- l'histoire en marche passera, mais elle risque d'être abjecte si ces vieux cons ne sont pas pris au sérieux et donc dénoncés et combattus

- ils radotent donc sur France Culture, ce qui correspond à ma définition du coin où pas grand monde ne se rend parce que ça sent le renfermé...

- deux vieux cons intellectuels donc qui sont écoutés par d'autres intellectuels pas forcément vieux cons qui se chargeront de fermer le cercle (petit le cercle)...

- ces deux vieux cons seront pris au sérieux par les autres intellectuels pas forcément vieux cons dont je parle au-dessus qui les dénonceront et les combattront, fermant ainsi le cercle...

Pendant ce temps-là, le train continue sur sa lancée...

Le train-train, oui. Ou "un train de sénateur". "Prout, prout ma chére".

Et pendant ce temps, à Marinaleda (Andalousie) TranquileInnocent et puis, tiens : Clin d'oeil et Rire

Salut Pierre...

Ben, à Marinaleda (Andalousie, Espagne, Europe, Monde, Univers) au moins ils essayent d'accrocher leur wagon et j'espère bien qu'ils ne discutent pas de sujets à la con comme les 2 vieux cons radiophoniques !!!

RireRireRire !!!

"Pendant ce temps-là, le train continue sur sa lancée... " et là un aiguillage...

Attention à l'usage du mot "rance", il ne réussit pas à tout le monde.

Illustration :

Lynchage :

http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/280211/atlantico-la-droite-rance

Réalité :

http://www.atlantico.fr/decryptage/alain-krivine-gauche-anti-capitaliste-revolte-printemps-arabe-espagne-106393.html

 

Pour rester dans vos thématiques préférées j'aurais opté pour "caca" au lieu de "rance"

 

Cordialités trotskystes

Bobodibobo, spécialiste (électoral) du rance et du caca.

"Il a lu Artaud, tu crois ?"

-Oui. Je veux croire.

A Boddisatva.

Beaucoup voient les atlantistes comme des larbins et beaucoup voient atlantico comme leur journal. A chacun son journal en somme. Non ?

En depit des efforts de l ami Velveth je pense que la version que Krivine serait un atlantiste et la femme de chambre victime (en une du site aujourd hui)partie à un complot atlantiste ne passera pas.

cordialités trotskystes

Mon cher Boddistava arrêtez donc de vous raccrocher à des noms. C'est un peu comme si je me souvenais que Denis Kessler et J. Manuel Barroso furent maoïstes, Jospin trotskiste contre son gré, Kouchner communiste etc. Vous voyez bien que cela ne veut strictement plus rien dire ! Ce journal atlantiste est aussi pour cette magnifique élite qui a perdu la mémoire.

Motel6 attention vous allez vous perdre dans le jeunisme, catastrophique pour le mouvement ouvrier selon Gerard Filoche. Alain Krivine n'est pas qu'un nom.

 

Cordialités trotskystes

Tous les hommes sont mortels, un âne est mortel, donc un âne est un homme.

Un beau billet. Bravo.

Il faut maintenant demmander le départ de ce prétendu philosophe qui se permet des propos sur une radio de qualité à proprement dire inexcusables et innadmissbles.

Les défenseurs des idées d'extrème droite courent le défendre. Quelle ironie de l'histoire. C'est affligeant.

N'oublions pas que ce prétendu philosophe est pro-israëlien...N'essaie-t-il pas de construire un autre mur en France?

Je viens de lire votre billet, puis d'écouter l'émission : au coeur du rance, en effet ! Heureusement que Jean-Christophe Bailly était là (il a du souffrir !). Merci pour votre billet.

Cet article repose d'une part sur un amalgame entre les idées de Millet et celles de Finkielkraut, et d'autre part sur beaucoup d'approximations concernant les propos de l'un et de l'autre. Cela permet de les assimiler à du racisme et de s'indigner plutôt que d'argumenter.

Quant à l'analogie avec Vichy, d'un côté Finkielkraut qui invite de manière presque systématique ses adversaires à débattre, de l'autre le "qu'on le vire, vite !" de l'auteur de cet article, la proximité avec la presse collaborationniste n'est pas forcément où l'on croit!

Avec "l'oubli" du principal ; ce autour de quoi opère la rencontre ? à propos de quoi se noue l'échange : la littérature... Car, au fond, est-il question d'autre chose entre l'un et l'autre ? Alain Finkielkraut : "Etre homme, c'est confier la mise en forme de son destin à la littérature." Richard Millet : "Veillons à ce que notre conscience de la littérature ne substitue pas à son absolu une superstition sociale."

Je n'aime pas lire tout ça. On dirait un concours de haine contre un type qui dit des choses, parfois très justes et sensiblement guidées par un désir d'étendre une forme de réflexion, un humanisme qu'on peut lui contester, mais enfin, avec autre chose que des isultes du style : vieux con, raciste, réac et tout le bordel.

C'est comme ça qu'on a du mal à rester longtemps abonné à Médiapart. Toujours le même cathéchisme, un beau jour on débranche.

En tous cas, la formule qui revient souvent dans les échanges c'est : ça me conforte ! Ca semble suffisant: on se conforte, c'est confort !

Vous vous trompez en ce qui me concerne Alain Gillis, pas de haine derrière " vieux cons ", juste une grande indifférence à leurs délires radiophoniques...

Quand j'étais jeune, j'appelais " vieux con à casquette " (la paternité de cette expression ne me revient pas, je l'avais empruntée avec délice à un pote) tout ceux qui nous serinaient que " c'était mieux avant " et que nous n'étions que des sauvages. Ils avaient l'excuse de ne pas être des intellectuels, mais j'avais également une certaine tendresse pour eux...

Ce qui prouve également au passage qu'on peut être un intellectuel et " un vieux con à casquette " en même temps...

Voilà qui devrait rassurer " les vieux cons à casquette " de ma jeunesse...

Et maintenant que vous êtes un vieux concombre, vous ne regrettez pas votre jeunesse de l'époque où les allemands ne voulaient pas vous exterminer ?

Sans tomber dans le Najielisme et regretter le mur de Berlin qui nous faisait immédiatement passer dans la catégorie des privilégiés quand nous séjournions à l'Est, moi vieux con s'il en est il m'arrive de me sentir dépassé par les jeunes cons et de rationaliser en comparant des éléments passés et des éléments présents pour conclure que "c'était mieux avant". Je pensais que c'était universel.

Cordialités trotskystes

Mon cher Boddi je ne regrette de ma jeunesse que l'énergie qu'elle me donnait car maintenant j'en ai un peu moins...

C'était différent mais mieux, je n'en suis vraiment pas convaincu...

C'était comme c'était et aujourd'hui c'est comme c'est...

Mieux, ça serait comme je voudrais que cela soit mais ça s'appelle une utopie, donc...

Le passé, je le regarde, je peux l'analyser et le comparer au présent à l'occasion mais je ne peux pas le regretter.

Je suis donc également un vieux con mais sans casquette selon mes critères...

Cordialités temporelles.

@ alain Gillis

Oui, "on se conforte" : le même + le même + le même + … Il est regrettable qu'un espace exceptionnel comme l'était Mediapart puisse dériver au point de ressembler toujours plus aux réunions de cellule du PC des années 50 dans les banlieues dites "rouges". "Pensez comme moi", c'est-à-dire : "ne pensez pas".

Et dès qu'on a l'audace d'émettre une objection – à l'intérieur de la gauche pourtant – à la langue de bois et à la pensée de béton, insultes (cf. ci-dessous ou M. Najiels, par ailleurs grand admirateur de Fidel Castro, me fait basculer du côté de l'"ennemi").

De fait, j'ai déjà "débranché" plusieurs fois le "catéchisme", mais je suis revenu mu par une réelle inquiétude devant l'affaiblissement de la démocratie que connait la France.

Bien à vous,

J. A.

 

Finkelkraut est rongé par un cancer épouvantable: la haine de soi.

Car, ce qu'il vomit, au fond, ce n'est pas l'autre, mais lui-même, ce n'est pas le noir, l'arabe, le musulman, qu'il poursuit obsessionnellement de sa vindicte, mais à travers eux, le juif de son histoire personnelle qu'il n'arrive pas à assumer.

 

Je ne sais pas ce qui ronge Alain Finkielkraut. Cet homme semble profondément malheureux.. Ce qu'il déverse à longueur d'émissions, ce n'est pas vraiment de la haine, c'est l'expression de sa souffrance et de sa dépression.

Il semble ne pas pouvoir supporter qu'il existe des gens heureux autour de lui. Son agressivité envers les Africains et les Arabes n'est sans doute qu'une façade. A défaut, il choisirait n'importe quelle autre cible.

N'empêche, ses obsessions constituent un étrange et spectaculaire phénomène.

Cet homme est manifestement malade. Mais le service public de la radio est-il tenu de se substituer au service public de la santé (la Sécu) et de lui offrir une thérapie aussi couteuse ?

@ jean-luis

"la haine de soi" : intéressant. Il faudrait creuser. En 3 lignes, vous en avez plus révélé sur le personnage A. F. que M. Najiels avec toute sa rhétorique classique de gauche bien-pensante, pesante et pleine d'autosatisfaction ("je travaille en Seine-Saint-Denis, que de braves petits gars là-bas", etc.).

"le juif de son histoire personnelle qu'il n'arrive pas à assumer" : très intéressant, mais alors comment expliquer le soutien inconditionnel d'A. F. à Israël ? Ne pourrait-on pas avancer que ce qu'il n'assume pas, c'est le juif humilié de son histoire personnel ? Pour être encore plus précis, la dépossession du statut de "descendant de Victimes absolues", les juifs victimes du génocide. A. F. ne supporterait pas que d'autres "humiliés et offensés" se soient substitués aux juifs polonais de la rue JP Timbaud dans le 11e arrondissement (il y a fait allusion dans "Répliques"), ses parents artisans, remplacés par les musulmans qui fréquentent la mosquée (par ailleurs pourvoyeuse de terroristes, semble-t-il).

Autre élément, le ressentiment social dans sa variante universitaire. Rappeler qu'A. F. est certes sorti de l'École normale supérieure, mais pas la "grande", la "vraie", la "seule", celle de la rue d'Ulm, mais sa petite sœur de Saint-Cloud (aujourd'hui Lyon), dont on sait qu'elle est en général choisie par défaut. Dans un univers aussi férocement hiérarchisé, ça compte. En d'autres termes, la haine d'A. F. serait proportionnelle à la fragilité de ses acquis sociaux (en l'occurrence, symbolisés par la maitrise du langage, oral et écrit), défendus avec d'autant plus de hargne qu'ils seraient ressentis au fond comme fragiles et donc menacés.

Bien à vous,

J. A.

 

M. Najiels avec toute sa rhétorique classique de gauche bien-pensante, pesante et pleine d'autosatisfaction ("je travaille en Seine-Saint-Denis, que de braves petits gars là-bas", etc.).

J'ai dit ça, moi ?! Vous racontez n'importe quoi, Monsieur. Entre "braves petits gars" et "vous en avez marre des racailles, on va vous en débarrasser", point de mesure ? Pour justifier une haine toute finkielkrautienne, vous inventez des propos. Quel dommage !

Sinon, pour votre gouverne, ceci.

Mais...

 

Je croyais que vous n'aviez jamais, au grand jamais été témoin de ces violences au sein de votre établissement? Ce lien auquel vous nous renvoyez ne fait état que de cela!

 

Jamais, jamais !, je n'ai rencontré ce que raconte Finkielkraut

 

Mais là, c'est différent car il y a un manque de moyens?

Ce que décrit Finkielkraut n'est pas de l'ordre de la violence gratuite et éventuellement anonyme mais de l'ordre de la haine "islamique" voire "raciale" de la part des élèves de banlieue. C'est, à mes yeux, un pur fantasme et, une fois encore, je suis désolé, je n'ai jamais été confronté à cela, je le redis. Que les ghettos sociaux génèrent de la violence, oui, hélas, et ce n'est pas nouveau (lisez Eugène Sue, Louis Chevalier) mais ce n'est pas une question de culture, de populations inassimilables (c'est votre antienne, ça) mais de pauvreté, de paupérisation croissante.

Au sein de ma classe, je puis faire cours, globalement et un chahut n'est pas uniquement réservé à la banlieue. L'incident relaté (le crachat) au sein de l'établissement a eu lieu dans la partie professionnelle du lycée et il n'est pas l'apanage de la seule banlieue. Les élèves que j'avais et qui étaient de mèche avec des gens extérieurs n'ont jamais perturbé un de mes cours et, in fine, je leur ai fait lire Notre-Dame de Paris, de Hugo.

Enfin, à propos de haine, messieurs qui en êtes bouffis, si j'avais eu la vôtre, jamais je n'aurais réussi cela. La paix civile est beaucoup plus fructueuse que la guerre sociale vue d'en haut que vous appelez de vos vœux.

@ Yvan Najiels

Il serait appréciable, Monsieur, que vous évitassiez le recours à l'injure systématique dans vos (absences de) réponses aux critiques sur votre. Je comprends que la "culture" (sic) communiste, maoïste, castriste ne pousse pas au respect des formes démocratiques élémentaires dans un débat républicain, mais nous sommes sur Médiapart, pas dans une réunion de cellule.

"Pour votre gouverne", je n'éprouve aucune haine, c'est la différence avec vous. Juste une envie de comprendre, au-delà de la prise de position idéologique, qu'elle soit de droite ou de gauche, qui nie la pensée.

Par ailleurs, comme le fait remarquer un lecteur ci-dessous, votre billet ne fait en effet état que de violences extrêmes à l'égard d'enseignants pourtant engagés.

Comprenne qui peut.

 

"Pour votre gouverne", je n'éprouve aucune haine, c'est la différence avec vous. Juste une envie de comprendre, au-delà de la prise de position idéologique, qu'elle soit de droite ou de gauche, qui nie la pensée.

 

Je commençait à désespérer de trouver ces mots quelque part sur ce site.

 

+1

 

 

@jerôme arfi,

"Je comprends que la "culture" (sic) communiste, maoïste, castriste ne pousse pas au respect des formes "

Etonné quand même, en passant, car ce n'est pas très important que vous jugiez que la "culture " " castriste" ne pousse pas au respect des formes!!!! Sur quelle base jugez vous de cela? Sur les discours de Fidel? le procés des micro-fractions ( les plus beaux discours humanistes contre les staliniens) Marti ( et la nationaliste développé à l'échelle d 'un continent) Le che et son homme nouveau?

 

Ah bon ! Antisémite en plus ! Ca dépasse les bornes ! Ca me conforte !

A Yvan Najiels

Après avoir lu votre article j'ai podcasté l'émission.

Je ne suis vraiment pas une fan de Finkielkraut, c'est tout le contraire, mais j'ai été surprise, compte tenu de ce que vous aviez écrit, du ton de l'émission où chacun s'est longuement exprimé et même - ce qui n'est pas toujours le cas- , sans intervention excessive de l'animateur. Bien sûr j'ai été effarée par l'histoire des prénoms à changer (!), le passage sur "l'accent" et d'une façon générale la pureté chrétienne explicitement connotée libanaise de Millet. Mais J.C. Bailly n'avait pas à "protester" comme vous l'écrivez, car il a pu tout à fait et parfois longuement développer son intéressant point de vue. Il a même dit des choses que je n'entends jamais ailleurs et auxquelles j'adhère absolument en évoquant le mépris français du travail manuel et en déplorant d'avoir eu à enseigner du Clément Marot en seconde . On n'entend jamais en effet un minimum de réflexion criitique sur la responsabilité des programmes scolaires inadaptés aux publics actuels et ancrés dans des traditions programmatiques sacro-saintes. Et je vous ferai remarquer qu'A.F. n' a même pas "protesté" en entendant ce propos certaienment sacrilège pour lui!

Vous avez tiré votre CR vers un morceau de bravoure anti Millet et anti Finkielkraut, ce qui est votre droit mais ici hors sujet et intellectuellement peu rigoureux par rapport au déroulé de l'émission.

Vous avez tiré votre CR vers un morceau de bravoure anti Millet et anti Finkielkraut, ce qui est votre droit mais ici hors sujet et intellectuellement peu rigoureux par rapport au déroulé de l'émission.

 

Bref, vous avez été effaré sans l'être... AF est, de plus, un récidiviste. Demandez à Haaretz et aux Antillais qu'il accusa d'être des assistés (cf. ce lien).

@ Yvan Najiels

En effet, votre billet est "intellectuellement peu rigoureux" Pas content, to say the least. Et surtout, il n'apporte rien à l'analyse du bizarre et dérangeant "cas" Finkielkraut.

1. Le personnage Finkielkraut est complexe, ce que votre billet ne laisse à aucun moment entendre. Tout auditeur de "Répliques" ne peut qu'être, à chaque fois ou presque, étonné par le contraste entre le Finkielkraut des positions publiques, souvent outrancières, de mauvaise foi, provocatrices et finalement sans pertinence et le Finkielkraut de "Répliques", qui s'efforce – et on entend à quel point c'est douloureux pour lui – d'être un journaliste professionnel en invitant des gens qui ne pensent pas comme lui et en leur donnant la parole de façon à peu près honnête. Vous auriez pu le mentionner, par honnêteté.

2. La question que pose le personnage Finkielkraut est douloureuse. Comme plusieurs lecteurs l'ont remarqué, comment le fils de juifs polonais victimes des persécutions nazies, relayées en France par l'appareil d'État français et une minorité de Français, a pu être amené à se faire le champion d'une "francité" largement imaginaire, qu'il défend avec une passion intolérante, francité qu'il tend à présenter comme "pure", "intangible", "immortelle", etc. – toutes notions assimilables en effet à celles défendues par une certaine extrême-droite depuis pas mal de décennies, extrême-droite antisémite ? Cette question appelle d'autres réponses que : "qu'on le vire" (en vous lisant, on croirait entendre la reine dans Alice's Adventures in Wonderland : "Qu'on leur coupe la tête !"), "c'est un raciste", etc. Pure rhétorique pour se faire plaisir. (À moins que M. Najiels se voie déjà dans la tranche horaire du samedi sur France-Culture ?)

3. Sur le fond : A. Finkielkraut avait évoqué un fait divers survenu dans une banlieue : un adolescent avait été sévèrement battu par une bande pour être sorti avec une fille vivant dans l'immeuble, ou le quartier, que cette bande considérait comme son territoire, pour avoir donc prétendu sortir du territoire que cette bande lui avait assigné. Il en avait conclu que dans certains endroits de France, le mariage exogène n'était plus toléré, la "norme" sociale locale imposant le mariage endogène. Je ne sais pas si cette analyse – qui n'est pas de lui – est pertinente. En tout cas, contrairement à ce que vous semblez affirmer, M. Najiels, certains territoires de la République voient en effet se développer depuis longtemps un non-droit, une négation du droit républicain, une culture négative fondée sur l'idée que le vivre-ensemble n'est ni possible, ni souhaitable. Une culture négative qui fait de l'apartheid de facto un idéal social régressif : négation des droits de la femme, négation des droits de l'être humain, négation de la loi (et de la Loi), etc. Or, cette régression-là est, en effet, revendiquée par une minorité de Français issus de l'immigration, disons-le. Il est incompréhensible que la pensée de ce fait de société historique ait été abandonnée par la gauche aux intellectuels et écrivains réactionnaires, Finkielkraut, Millet, Camus, etc. La gauche toute entière joue ici sa crédibilité. Nous sommes quelques-uns, M. Najiels, Français ou pas, toutes origines dites "ethniques" confondues, à ne pas désirer vivre dans une France où le droit des femmes serait nié, y compris par les moyens les plus inhumains (voile, burqua, viols collectifs, bûchers dans des locaux à poubelles, etc) ; une France où la violence, les trafics et la loi du plus fort seraient légitimés. Une France où la démocratie aurait reculé devant le totalitarisme. La création d'enclaves de non-droit dans certains quartiers pauvres de France (et d'ailleurs) est une réalité en marche. Elle n'est pas seulement le résultat du cynisme – incontestable – des pouvoirs publics de droite et de gauche (Tapie nommé ministre de la Ville par Mitterrand). Elle aussi aussi le résultat du cynisme d'une partie de la population de ces quartiers. Il y a donc complicité objective entre les dominants et certains dominés. Ceux-ci font le jeu du pouvoir. Ils contribuent à légitimer la politique du pire.

Bien à vous,

J. A.

Votre dernier point témoigne de votre adhésion à la vision du pays finkielkrautienne. Dès lors, il est logique que vous me disiez peu rigoureux.

@ Yvan Najiels

"votre adhésion à la vision du pays finkielkrautienne" : triste sir ! Je n'adhère à rien, surtout pas une idéologie, c'est la différence avec vous ; j'essaie seulement de comprendre une situation d'une profonde complexité, c'est l'autre différence avec vous. Ça me rappelle le "taisez-vous Elkabach" du bouffon du PC que la télé post-gaulienne adorait et les "vipères lubriques" du bon vieux temps. Toujours les mêmes démons qui redressent la tête, le prurit de faire taire l'autre par tous les moyens : injures, coups, camps, pendaisons, etc. Rien d'étonnant, pour un disciple de Badiou, dernier rempart de la pureté maoïste (sic) : comme votre maitre à penser, tenaillé par une haine viscérale de la démocratie "bourgeoise".

Inquiétante la dérive de certains débats sur Mediapart. Il y a eu une époque où ce genre d'argument d'autorité, qu'on croyait disparu avec la disparition des derniers dinosaures staliniens, n'avait pas droit de cité dans ces colonnes. Heureuse époque malheureusement disparu.

Sur le fond : non, vous n'êtes pas rigoureux, vous n'êtes qu'un idéologue, pas de différence entre votre mode de pensée et celui de Millet. Les faits vous incommodent et tout débat vous dérange, y compris et surtout à l'intérieur d'une supposée famille de pensée commune.

"Dès lors, il est logique" que vous ne répondiez pas sur des faits connus de tous, sauf de vous, pourtant au cœur de la Seine-Saint-Denis.

 

Je ne pense pas que nous appartenions à une "famille de pensée commune".

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de tensions dans le 9-3, je remarque juste que sur mes 10 ans en Seine-Saint-Denis, je n'ai jamais rencontré les situations décrites par Finkielkraut. Je note aussi que ce discours est réservé à la banlieue alors que personne n'a parlé de ce professeur d'un respectable lycée versaillais agressé par deux élèves masqués. Haro sur la banlieue !, c'est votre seule antienne.

Quant à votre attaque sur mon communisme, arrêtez ! J'en rougis de plaisir...

S'agissant des faits connus de tous... Je vous écoute.

Enfin, votre sic après évocation de "la pureté maoïste" de Badiou fait sourire puisque vous racontez à peu près n'importe quoi et n'êtes qu'un idéologue de l'apparente non-idéologie capitalo-parlementaire

"l'apparente non-idéologie capitalo-parlementaire" : la réelle haine de la démocratie.

Allez, camarade, encore un effort pour être révolutionnaire… et intellectuellement honnête (si ça vous est possible).

J. A.

Quiconque manie l'insulte antisémite à la légère est déconsidéré. Au revoir, Monsieur, donc.

@ Cher Jérome Arfi.

suite à votre "complément" au texte de Y.N, être additif plus que soustractif me semblerait sur certains sujets une attitude plus que fondamentale, "at least !".

Est-ce important de noter le dosage de rigeur ou pas du texte de Y.N ? Je n'en suis pas certain. La richesse de certains commentaires et les nombreuses questions que son texte a provoqué, prouvent à eux seuls la pertinence de rappeler les dangers de "ces personnages" qui déversent sur le service public (et pas que là, d'ailleurs) des relans odieux de post-pétainisme décomplexés.

La distinction du "Finkelcroque" journaliste respectueux ou du "Finkelcroc"droite décomplexée, importe peu.

Le contenu de ce que tout cela produit est là.

Face à cette France lamentable qu'ils tentent de nous imposer, l'union fait la force.

 

 

 

 

@ didier zuili

"être plus additif que soustractif" : votre réflexion pose une question importante et à la différence de M. Najiels, vous évitez l'invective. Remerciements !

Il ne me semble pas que j'ai été "soustractif", essayant d'apporter des éléments de réflexion. Au delà, je pense en effet et je ne suis pas le seul ici que la rhétorique de gauche bien-pensante n'est pas une réponse efficace à la dérive droitière de la pensée. Il n'est pas efficace de dégainer le mot "racisme" à tout bout de champ pour faire taire l'adversaire. Il n'est pas efficace de confondre A. F. et M. Le Pen.

Bien à vous,

J. A.

@ J.A

...que la rhétorique de gauche bien-pensante n'est pas une réponse efficace à la dérive droitière de la pensée...

Si nous avions LA BONNE REPONSE, nous n'aurions pas le pire gouvernement de la réaction que nous ayons connu depuis longtemps (je préfère ne pas "poser" d'époque de référence.)

Quand Guéant dérape (soit disant), Hortefeux strigmatise et rejette les Roms comme il l'a fait, Wauquiez méprise, Estrosi sécurise, Finkelkraut relaye, Ferry spolie , Lagarde utilise les deniers de la France pour sa promo FMienne, etc..etc.

POUR L'INSTANT, ILS ONT LES MANETTES DES COMMANDES et la seule chose que nous puissions faire, c'est de leur opposer, partout ou nous pouvons, nos valeurs de gauche bien-pensante !

Si vous avez d'autre solutions, je suis preneur.

PS : Quelles sont les valeurs de gauche mal-pensante... ?
 

AF parle des difficultés de notre monde. Il est agaçant et fait effectivement un peu "autorité à casquette", casquette de poinçonneur des Lilas, je précise pour éviter toute confusion, psycho-rigide quoi! Quant à moi, cela fait des lustres qu'il m'a déçu. Cependant, la langue de bois pratiquée par beaucoup sur les sujets qui l'angoissent est regrettable et AF a sa place à France Culture ou dans le PAF, bien qu'il ait mordu la ligne jaune plusieurs fois (il n'est pas prouvé que sont hostilté à la politique actuelle est d'essence raciste, eh non!). Il en va tout autrement de son aveuglement sur les dérives de l'affairisme sauvage. Jean-Christophe Bailly était très bien encore que ses idées de pureté en soi, bien que conceptuelle(ouf! on a compris), m'ont fait sursauter. Bon! pour l'émission et surtout compte tenu de la façon dont il l'a menée, il n'y a pas de quoi fouetter un chat et je vous conseille de garder vos flêches venimeuses pour des cas d'amoralité plus caractérisés. Le cas Millet est plus trouble (je ne connaissais pas) et son angoisse (transformée en haine sans doute) est suspecte. Il faut écouter même ce qui fâche sinon on aura rien vu venir, tant que ce n'est pas de la propagande. Signé : un pékin ordinaire que ni créolisation ni brésilianisation ne choque ni ne dérange

Juste une précision: il me semble, à moins que je ne me trompe, que la "Pureté", c'était la voix de Millet et pas de J.C. Bailly qui la mentionnait?

Il m'est difficile maintenant d'écouter Finkielkraut sur la nation, sur les banlieues, sur l'islam et sur Israel...

malheureusement, ces thèmes prennent une place de plus en plus importante dans ses interventions, et dans son émission.

ainsi donc je vous rejoins, YN, quand vous critiquez ce Finkielkraut-là - je ne souhaite pas pour autant l'arrêt de son émission qui souvent donne à penser (et je crédite Finkielkraut au moins d'une chose, qui le distingue des Glucksmann et BHL que je ne supporte pas du tout, savoir une forme d'engagement et d'authenticité dans la pensée)

Sur l'émission d'aujourd'hui : superbes développements de J-C Bailly !

Les deux autres intervenants étaient bien démunis et leurs propos indigents, face à la richesse de ses interventions. Seule exception peut-être : le thème abordé par Millet (thème cher à Finkielkraut aussi) de l'usage pervers que fait le capitalisme mondialisé de la culture dite populaire (et auquel le capitalisme donne le nom de populaire que pour faire oublier qu'iil s'agit de promouvoir des productions commerciales...) ——

je ne méprise pas la culture populaire, loin de là, et j'écoute avec plaisir par exemple de nombreuses formes de musique populaire (depuis le jazz 1920 jusqu'au slam 2010, en passant par le rock 1960) -- mais il ne faut pas tomber dans une espèce de naïveté romantique ou de simplisme qui consiste à croire que tout ce qui est (présenté comme) populaire est ipso facto bon et supérieur à la culture lettrée..

 

 

 

@ bibliophylos

Mais cette "naïveté romantique ou de simplisme qui consiste à croire que tout ce qui est (présenté comme) populaire est ipso facto bon et supérieur à la culture lettrée" n'est-elle pas une pure invention d'intellectuels qui surfent sur la vague xénophobe ? Que je sache, un Malraux, un Sartre ou un Camus ne se préoccupaient pas d'engager la polémique avec les yéyé... Ils se situaient sur des plans distincts, les uns dans le champ du travail de la pensée, les autres du côté de la fête, de l'amusement, du défoulement.

Que des éducateurs se servent des cultures populaires, et de leur dynamique festive, comme d'un levier pour un travail éducatif ne signifie pas que ces cultures entrent dans le champ du "savoir". Quand donc a-t-on vu des jeunes menaçants exiger la création du chaire de hip-hop au collège de France ? Les jeunes n'ont ici pas d'autre prétention que celle de faire la fête !

Alors pourquoi les intellectuels de notre temps jugent-ils de première importance d'engager la polémique avec NTM ? Parce qu'ils n'auraient rien d'autre à mettre au travail ? Ou est-ce parce que ces yéyé là seraient trop basané ? Difficile de répondre, car il faudrait ici trancher entre la bêtise et la méchanceté.

A moins que ce besoin de s'opposer à la culture populaire soit le problème de l'intellectuel médiatique, celui qui ne cherchent plus la reconnaissance de ses pairs avec qui il partage les exigences de la recherche et de l'enseignement, pour obtenir la reconnaissance des médias. Cet intellectuel là sait qu'il doit partager le prim time avec Doc Génico et qu'il devra s'effacer devant Lady Gaga. L'intellectuel médiatique ne "s'abaisse" plus à enseigner, mais la rançon c'est qu'il doit s'incliner devant le celui qui fait meilleur part d'audience. Mais après tout c'est son choix !

En entendant l'émission Réplique du 11/6, j'ai cru que Radio Courtoisie avait piraté l'antenne de France Culture....

Hélas, les propos tenus sont en phase avec ceux du ministre de l'intérieure et du discours de Grenoble.

A.F. oublie qu' il appartient à la bulle des "zélites" intellectuelles placées à des postes stratégiques pour servir la "culture dominante" et non pour aider les citoyens à développer leur esprit critique. A.F ne perd pas son temps auprès des gens qui ne "Le" mérite pas.

Les valeurs de la classe dominante ne se situent plus dans la Littérature ou la Philosophie deux matières qui demandent un apprentissage de la langue française "soutenue" , apprentissage qui prend du temps pour les enfants de milieux populaires et que l' état ne veut plus prendre en charge.Le nombre d'heures du français proprement dit à baisser dans les établissements publics.

Sur le terrain, les animateurs de RAP, de SLAM, des Ateliers d'écriture essaient désespérément de combler les lacunes (français oral et écrit) auprès de ces jeunes qui doivent découvrir les différents niveaux de langage à adapter en fonction des différentes situations. Mais j'ai l' impression qu' A.F ignore complètement la politique mise en place par Sarko pour maintenir dans l'ignorance le plus grand nombre. Le néo libéralisme n'a pas besoin de gens instruits mais de consommateurs "insécurisés" et de travailleurs à bas prix, ça rapporte plus aux rentiers que des gens autonomes, instruits, et indépendants intellelectellement.

@ Annie Madarasz-Bauchet

"Les valeurs de la classe dominante ne se situent plus dans la Littérature ou la Philosophie" : il me semble avoir entendu rappeler cette vérité dans… "Répliques", justement, sauf erreur.

Vous avez raison, A. F. est en totale contradiction avec lui-même. D'où peut-être la souffrance et l'amertume et la haine (de soi, comme signalé ci-dessus). D'un côté, il ne cesse de rappeler l'importance de ces valeurs, il dénonce l'emprise du marché sur la culture, etc. De l'autre, il est un soutien objectif à un régime néo-libéral qui nie ses valeurs.

Contradiction qu'il pousse parfois jusqu'au baroque en organisant un "Répliques" sur La Princesse de Clèves, promue symbole de l'entreprise de démolition culturelle du pouvoir sarkozien, sans mentionner une fois les interventions publiques aussi malheureuses que répétées de N. Sarkozy contre Mme de La Fayette.

Bien à vous,

J. A.

 

J'aimerais partager quelques commentaires d'un senior qui n'a pas toute la culture des intervenants précédents et qui réagit avec ses tripes ! J'étais sur la route quand j'ai entendu cette émission et j'ai cru un moment que c'était une caricature ou une pièce de théatre ! Mais non, c'etait bien la chaîne culturelle nationale ! Je vis moi même dans le vieux centre d'une ville de province qui est un "melting pot" de plusieurs générations d'immigrés de tous horizons. Peut être ce que Mr Bailly appelle le "bariol". Pour être franc je me demande comment l'ambiance de ce quartier peut rester si agréable et conviviale avec des propos comme ceux que nous entendons actuellement amplifiés par ce type d'émission ! C'est quelque part à mettre au crédit des personnes qui priviligient le "vivre ensemble" plutôt que des joutes verbales racistes et inutiles ! Je suis certainement naif mais je ne comprend pas le but de ces propos, si ce n'est diviser le pays, attiser des haines, faire le jeu des extremistes.. J'ai bien aimé Mr Bailly qui a jugé que l'utilisation de la langue de bois de nos élites avait une responsabilité importante dans la situation actuelle. Etant pragmatique je me demande bien ce que propose Mr Millet au delà de propos de salon plein de haine !

Tout a fait d'accord avec "Bernie".

Finkielkraut, Millet et autres Zemmour sont des fauteurs de troubles sinon de guerre civile.

Si j'étais "jeune de banlieue", après avoir ouï les anathèmes de ces gens là, je me poserais la question de savoir à quel niveau ils veulent placer la barrière de l'intégration . Et si compte tenu de ma position sociale ce niveau me semblait inaccessible que me resterait-il à faire sinon casser la barrière ?

Dans les banlieues, très peu de nos concitoyens, ont la chance d'avoir des parents artisans comme AF ou agriculteurs (sûrement instruits par les "hussards noirs" de la République) comme Millet. Et ceci n'est-il pas une conséquence de notre incapacité à offrir une instruction et une formation décente aux "indigènes" de nos anciennes colonies.

La situation actuelle, n'est qu'un juste retour de bâton après notre comportement colonial.

Cassetoi2

 

ah finky, ce ton péremptoire et suffisant de la VERITE : la sienne,

ce ton d'interpellation du quidam inculte, ce parangon de la finkyintelligence.

ce redresseur de cheveux coupés en quatre : la finkyattitude.

Ah que les méchants et les insuffisants sont utiles au finkyland (à ne pas confondre avec le légoland) pour débusquer le faux et énoncer le vrai avec un grand VR.

Sans finky, le phare de l'intelligence intersidérale serait éteint et nous passerions à l'orange , voire même au rouge.

Avec le choeur finkypomppompgirls, chantons ses louanges médiatiques : riquiquifinky.....

Quelle belle unanimité dans la haine de Mr.Finkielkraut. Un petit rappel cependant:

"Pour M. Millet, qu'après plusieurs générations, une famille arabe persiste à appeler ses enfants Mohamed ou Djamila est un acte de barbarie et/ou de guerre civile, pas moins !"

Les premières constitutions de la fin du 18ème siècle rendaient obligatoire l'adoption d'un prénom français pour tous les étrangers choisissant la nationalité française.

Pour l'Algérie post-1830 aussi ?

Le colonel Khadafi avait aussi rendu obligatoire de choisir le nom de tout nouveau-né parmi une liste officielle de noms arabo-libyques !

A bon entendeur, salut !

Oui, cette émission confirme les précédentes, le bouchon est juste poussé un peu plus loin.

Depuis quelques temps Monsieur Finkielkraut se lâche (voir émission récente avec Renaud Camus entre autres) et France Culture lui offre une tribune de choix.

Cette chaîne publique ferait bien de se défaire très vite de cet ollibrius et, soit dit en passant, d'un autre du même tonneau, Monsieur Adler. Ces deux personnages, devenus grimaces d'eux même, sont à eux seuls suffisants pour discréditer très gravement cette radio.

Mais personne à Radio France ne semble ni réagir ni s'en offusquer. Et là se situe le vrai problème.

DEPUIS UN MOIS NOUS ATTENDONS LA POSITION DE MDP SUR LARS VON TRIER ET SA SORTIE À CANNES. MAIS POUR LAISSER DEVERSER TOUTE LA HAINE QU'ATTIRE FINKIELKRAUT, UNE BELLE EXPOSITION EST DONNÉE EN UNE ET AU QUART DE TOUR. BRAVO POUR LA RÉACTIVITÉ.

LA MAJORITÉ DES POST QUI SONT ICI FAIT PEUR. VRAIMENT.

Yvan Najiels
La question de la poursuite de cette émission sur une radio publique se pose.
La réponse est dans l'adjectif publique.
On a bien le droit de ne pas aimer Finkielkraut. Ce n'est pas une raison pour le réduire au silence. Je préfère demander le retour de Miguel Benassayag, ignominieusement viré de France Culture par Laure Adler.
Le service public n'a pas a parler d'une seule voix.

@ Virgil Brill

Entièrement d'accord avec vous, d'autant plus qu'A. F. a fait aussi de bonnes émissions et qu'il est aussi capable de parler de littérature de façon remarquable.

Il est symptomatique qu'une partie des lecteurs qui se croient de gauche, emmenés par un idéologue extrémiste et anti-démocrate, hurlent à la mort et réclame la censure.

Bien à vous,

J. A.

 

retour de Miguel Benassayag

Ah! Oui.
Je me demandais où il était passé. Il était super.

Virgil Brill,

Mon problème essentiel, à vrai dire, n'est pas de réduire au silence M. Finkielkraut et, donc, au-delà d'un moment de colère, je ne mets pas un point d'honneur à le voir disparaître des ondes. Le problème, quand même, c'est que l'émission d'hier constitue un délit puisque elle désigne un groupe humain à la vindicte. Les haines de Finkielkraut ne valent pas mieux que celles d'un Soral ou d'un Dieudonné et il ne viendrait à l'idée de personne de donner à ces deux fascistes une émission publique.

+1

 

Alain Gillis

C'est comme ça qu'on a du mal à rester longtemps abonné à Médiapart

Eh oh, Alain Gillis, pas de ça ! Continuez à vous donner ce mal, justement pour éviter le catéchisme univoque !

Merci, Yvan Najiels, merci, pour exprimer clairement, sans haine et sans crainte, ce qu'on peut penser d'un animateur de radio réactionnaire, raciste et aussi ardent à défendre l'ordre qu'à soigner son propre ego. Emission après émission, ses propos sont plus graves. Et, comme vous l'écrivez, il est navrant que les critiques ne viennent que de l'extrême-gauche. C'est la même chose à chaque tour de vis de Radio France vers la droite depuis 25 ans : de pseudo intellectuels donnent le ton dans un discours assez sublimé pour rester "républicain". Personne ne dit rien, exceptés quelques militants qu'on n'écoute pas. Puis la parole raciste se libère et la bourgeoisie peut délivrer ses messages de haine. Les hommes au pouvoir serrent la vis à leur tour et autorisent de nouvelles avancées idéologiques que les "philosophes" organiques du Parti se chargent de pratiquer. Personne ne dit rien et le processus continue. Les pauvres sont toujours plus stigmatisés et les immigrés, leurs enfants et petits enfants toujours plus précarisés. Mais écrivains et philosophes continuent à fréquenter l'émission de l'animateur. Quelques-uns réagissent, parfois même fermement, à ses provocations, et font ainsi preuve de leur courage et de leur honnêteté. Et ça ne sert à rien. Parce qu'ils sont allés parler à son micro, parce qu'ils ont accepté son invitation, parce qu'ils l'ont reconnu comme un interlocuteur valable.

Commençons par là. Avant de rêver à autre chose : demandons à nos amis et relations de renoncer aux invitations de cet énergumène. Ecrivons-le : il ne faut pas participer à cette émission où l'écrivain ne peut être que le faire-valoir de l'animateur et in fine que son complice. Laissons le raciste parler tout seul et éteignons la radio. Nous avons d'autres paroles à écouter, chacun a d'autres lieux où parler.

Xavier Bonaventure

Alors vous voilà en gris. C'est malin. Ça commence à bien faire, le biais de recrutement provoqué par le renoncement progressif de tous ceux qui essaient de réfléchir autrement qu'en mode binaire… Revenez !

Il y a la place ici pour des gens différents, qui pensent et s'expriment différemment. D'accord, les invectives et les grandes affirmations absolues et manichéennes, c'est fatigant. Mais ce n'est pas une raison pour abandonner l'agora et la laisser devenir une sorte de meeting où des convaincus se congratulent (se réconfortent) mutuellement. Ça n'aurait plus guère d'intérêt.

Depuis plus de trois ans je me suis fait pas mal insulter sur Médiapart et je dois dire que dans l'ensemble je m'en fous complètement. Ce qui m'importe, c'est que je peux y "rencontrer" des gens que je ne fréquenterais pas dans la vie "réelle" et me confronter avec des visions du monde et des pensées qui me sont étrangères. Un bon moyen d'arriver à penser "contre soi", ce qui me paraît une hygiène mentale de base.

+1

Preuves que la culture, l'instruction et les diplômes ne sont pas des cautions pour l'intelligence, le bon sens, l'esprit, la morale et l'éthique. A.F peut serrer la main à L.Ferry et à BHL. Une belle brochette de philosophes médiatisés que nous avons là, pour apprendre à nos enfants à penser...quand le ton des penseurs se rapproche du son des cucurbitacées...

A l'auteur: vous ne semblez pas tolérer que dans une émission plusieurs points de vue soient présentés, y compris des points de vue qui vous paraissent choquants ou ridicules, pour y être confrontés à d'autres. C'est dommage; et cela vous conduit à des excommunications ("virez-le!") assez caricaturales.

Finkielkraut invite à Répliques aussi bien des néo-communistes comme Zizek, que des journalistes de Mediapart et des sociologues néo-bourdieusiens qui critiquent son émission dans leurs ouvrages. C'est notamment ce qui différencie son émission de celle de Daniel Mermet (où seuls des points de vue rigoureusement compatibles avec ceux du NPA sont tolérés) ou de celles de Radio Courtoisie (où n'interviennent que des ultra-réactionnaires ou des fascistes).

Que sa vision personnelle soit plutôt réactionnaire et plus proche de celle de R Millet que de celle de JC Bailly ne l'a nullement conduit à interrompre ou critiquer ce dernier (à l'inverse par exemple d'une Pascale Clarke qui n'invite des gens avec qui elle est en désaccord que pour les insulter). Et en écoutant cette émission podcastée, j'ai plutôt été frappé par la cohérence et le caractère convaincant de la vision de Bailly, face à laquelle la posture déploratrice de Millet apparaissait comme pleine d'un ressentiment mal dirigé. Si Finkielkraut n'était que le vil propagandiste que vous imaginez, il n'inviterait que des gens d'accord avec lui sans jamais les confronter à une parole de contradiction... L'émission d'hier n'encourageait pas à la haine: elle conduisait plutôt à regarder avec curiosité cet étrange Chrétien Libanais égaré dans nos contrées, dont la vision de la France relevait plus de l'imaginaire des croisades que d'une quelconque réalité. Le dernier échange sur la Révolution Française l'a d'ailleurs bien montré.

Enfin sur le rap: on a le droit, sans se faire taxer de racisme, de trouver nullissime 95% du rap actuellement produit, comme d'ailleurs 95% de la variété franco-québecquoise et 95% de la world pop. Qu'il y ait des gens de talent qui choisissent malgré tout avec succès cette forme d'expression (comme il peut y en avoir dans la bande dessinée ou les séries TV), c'est ce que Pierre Jourde lui-même, dans une émission Répliques d'il y a quelques semaines, défendait (alors même que Jourde est le représentant typique d'un certain élitisme culturel) sans être alors contredit par Finkielkraut. La plus grande erreur de Finkielkraut, c'est de ne pas voir que la destruction culturelle est très antérieure au rap et beaucoup plus large, et s'étale depuis le début des années 80 dans la bouillie télévisuelle la plus indigeste.

Surtout, ce qui dans cette émission distinguait Bailly, c'était sa proposition très simple: allez-y, créez, produisez, défendez cette culture que vous prétendez victime si vous pensez qu'elle peut encore délivrer du neuf; sinon laissez ceux qui le peuvent encore produire à leur tour. Millet et Finkielkraut ne savent que pleurer ce qui n'est plus (et n'a peut-être jamais été) sans rien proposer à la place. Mais la grandeur de Finkielkraut, c'est de laisser Bailly, dans sa propre émission, démonter son point de vue. Cela me rappelle Ivan Segré défendant chez Mermet le film d'Eyan Silvan : très antisioniste, ce film laissait cependant la parole, sans la couper, à un israelien sioniste. C'est à ce genre de détail que l'on distingue la propagande de la réflexion.

Dernier point: la curieuse référence au CRIF et à Israel dans votre article, alors qu'il n'était nullement question dans cette émission du judaïsme ou du sionisme, renvoie malheureusement à un mode de pensée qui, pour le coup, rappelle effectivement la Gerbe et Je suis Partout...

Dernier point: la curieuse référence au CRIF et à Israel dans votre article, alors qu'il n'était nullement question dans cette émission du judaïsme ou du sionisme, renvoie malheureusement à un mode de pensée qui, pour le coup, rappelle effectivement la Gerbe et Je suis Partout..

Bref, vous me traitez d'antisémite. Finkielkraut est un défenseur acharné de la politique israélienne, vous le savez parfaitement, et son discours arabophobe part aussi de ce parti-là. Sa ligne, c'est celle du CRIF, celle de Cukierman disant au lendemain du 21 avril 2002 que la présence de Le Pen au second tour apprendra aux "Musulmans" "à se tenir tranquilles". Vous avez le droit d'être aveugle mais ne jouez pas l'ingénu, de grâce !

 

 

Yvan Najiels

Bref, vous me traitez d'antisémite.

Allons, Yvan Najiels. WS critique votre point de vue et votre façon de l'exprimer, uniquement "à charge" (ce que vous confirmez en rendant Finkielkraut co-responsable du vilain propos de Cukierman) il ne vous traite pas de ceci ou de cela et surtout pas d'antisémite. Il vous parle sans complaisance mais en prenant ce que vous dites au sérieux, en vous considérant comme un interlocuteur, ce que d'ailleurs vous sembliez dans l'ensemble décidé à être aujourd'hui. Il serait dommage que ça tourne court.

Qu'il précise alors, ne reste pas dans le sous-entendu...

@ Wolf Solent

"Dernier point: la curieuse référence au CRIF et à Israel dans votre article, alors qu'il n'était nullement question dans cette émission du judaïsme ou du sionisme, renvoie malheureusement à un mode de pensée qui, pour le coup, rappelle effectivement la Gerbe et Je suis Partout..."

Effectivement, curieux. Mais on connait l'antisémitisme de Badiou, maitre à penser de M. Najiels.

"Enfin sur le rap: on a le droit, sans se faire taxer de racisme, de trouver nullissime 95% du rap actuellement produit, comme d'ailleurs 95% de la variété franco-québecquoise et 95% de la world pop."

99%, plutôt. On a aussi le droit de s'interroger sur le nombre croissant de chanteurs de variété française qui choisissent de chanter en (mauvais) anglais dans l'espoir (dérisoire) de capter le marché anglophone. L'un des thèmes qu'A. F. et d'autres évoquent de façon régulière, et dont certains lecteurs ici même se font l'écho, c'est justement la récupération de la culture populaire par le grand marché mondialisé d'expression anglaise à plus de 90%. On a le droit, sans se faire taxer de racisme, de constater que l'imaginaire "jeune", de banlieue ou d'ailleurs, est en grande partie rempli par la pseudo-culture déversée par ce marché via la téloche.

Plus généralement, merci pour votre intervention, les corrections et les informations apportées. Je ne suis pas sûr que M. Najiels apprécie, toute contradiction semble lui occasionner des éruptions cutanées. J'avais tenté ci-dessus, avec moins de rigueur et de talent que vous, de faire observer que l'A. F. de "Répliques" – à la différence de l'A. F. des grands médias – est un journaliste qui respecte la règle du jeu du débat démocratique, à l'encontre de ses propres convictions, et qu'à ce titre, son émission était en général respectable, quels que soient les propos émis par l'un ou l'autre des intervenants. Mes remarques m'ont valu des insultes et la relégation parmi les infâmes "finkielkrautiens".

Bien à vous,

J. A.

Effectivement, curieux. Mais on connait l'antisémitisme de Badiou, maitre à penser de M. Najiels.

La brigade Netanyahu, pas à une diffamation près, se lâche. On voit mieux qui vous êtes, au passage.

Jérôme Arfi

Mais on connait l'antisémitisme de Badiou, maitre à penser de M. Najiels.

Je ne sais pas si Alain Badiou est le maître à penser d'Yvan Najiels (à qui on peu faire le crédit de développer une pensée personnelle-tout en s'appuyant sur d'autres, comme nous tous) mais j'ai du mal avec votre l'antisémitisme de Badiou. A ce compte là, ne suis-je pas moi-même antisémite, tout comme Stéphane Hessel ou Edgar Morin ? Ne pensez-vous pas qu'on peut être consterné par la politique à la fois criminelle et suicidaire de Netanyaou et de nombre de ses prédécesseurs, désirer profondément que ce qui est devenu le peuple Palestinien puisse jouir de ses droits et mener une vie normale dans un Etat libre et cependant être aux antipodes de l'antisémitisme comme de toute forme de rejet a priori de tout groupe humain ?

@ Virgil Brill

M. Najiels, dans colonnes tout au moins, ne "pense" pas, erreur de ma part. De nombreux lecteurs le font d'ailleurs remarquer. Ce que fait ce monsieur, comme le prouvent ses invectives et insultes à l'égard de ceux qui le contredisent, c'est détourner Mediapart pour déverser son haineux et approximatif prêt-à-penser autoproclamé "de gauche", ce qui est mensonger. La production de M. Najiels est à la gauche ce que celle de M. Millet est la droite : extrémiste, de mauvaise foi et conçue pour nuire.

À ce sujet, je m'étonne que la rédaction de Mediapart mette en valeur un texte aussi mensonger. Il m'avait semblé, ex-abonné de la première heure, que la création de ce journal reposait sur un ensemble de valeurs républicaines et démocratiques, des valeurs supposées partagées par les lecteurs. Or, ces valeurs sont niées dans cet article appelant à la chasse aux sorcières et au lynchage médiatique comme dans les réactions épidermiques de M. Najiels qui indiquent la vraie nature de son absence de pensée : haine de la république, haine de la démocratie.

Il se trouve que oui, je suis moi-même "consterné par la politique à la fois criminelle et suicidaire" des gouvernements successifs d'Israël. D'autant plus consterné-concerné que d'origine juive arabe en partie, le sort fait aux Palestiniens par la majorité juive du pays je le ressens comme une souffrance personnelle, souffrance pour les Palestiniens, souffrance pour les Israéliens menés par leurs dirigeants à leur perte programmée. Quant aux mauvais procès en politiquement correct intentés à Hessel et Morin en France, ils sont une honte pour ceux qui en sont à l'origine et A. F. ne s'honore pas en soutenant de façon aveugle la politique suicidaire d'Israël. Pour autant, je ne pense que M. Badiou soit légitime sur ce sujet, et encore moins M. Najiels. (D'ailleurs, sérieusement, qui connait Najiels ? Sans Mediapart, il n'existerait pas.)

Cela étant, le pouvoir détenu par la quasi totalité des régimes arabo-musulmans est totalitaire voire fascisant, comme l'ont montré les événements récentes et en cours. De ce point de vue, le monde arabo-musulman ne saurait être considéré comme un modèle, et je reste poli.

Sur le fond et en ce qui concerne la France, je persiste et signe pour la dernière fois : une partie de la gauche refuse pour des raisons idéologiques, par lâcheté intellectuelle et par calcul cynique (celui de Mitterrand nommant Tapie au ministère de la Ville) de reconnaitre la réalité de ce qui se passe dans certains quartiers, dans certains immeubles, dans certaines rues – et qu'on arrête, comme le fait M. Najiels de façon obsessionnelle, d'utiliser le mot fourre-tout de "banlieue" – de nombreuses villes de France (allez faire un tour à Avignon, par exemple) est de la plus haute gravité. Or, ces faits – la négation de l'État de droit et le refus d'adhérer aux valeurs républicaines et démocratiques – ne sont pas le résultat de la seule politique – criminelle – des gouvernements de droite et de gauche. Ils sont aussi le fait d'une petite minorité de personnes de toutes origines – parmi lesquelles des Français qui revendiquent leurs origines juives ou musulmanes – qui veulent imposer la loi du plus fort et la division de la société en communautés. Minorité donc "objectivement" complice du pouvoir.

En niant ainsi une réalité qui la dérange parce qu'elle y a sa part de responsabilité, la gauche mine ce qui lui reste de crédibilité, compromet son retour aux responsabilités nationales et plus grave, se fait la "complice objective", comme disaient les cocos, des événements de plus en plus graves qui surviendront d'ici à quelques années et mettront la République en danger, avec des conséquences incalculables, comme la probable arrivée au pouvoir de forces politiques antidémocratiques – politique du pire à laquelle une certaine extrême-gauche et l'extrême-droite continuent de croire, alliées "objectivement".

J'en terminerai donc définitivement avec ce message, suscité par un lecteur respectueux de l'autre et que je remercie, avec mes interventions. Il se trouve que j'ai quitté volontairement la France, écœuré par la reproduction éternelle du schéma de pensée binaire, dénoncé ici même et à juste titre par plusieurs lecteurs, et la pauvreté accablante des débats fondés sur l'idéologie, autour de sujets pourtant vitaux pour les citoyens. Je me contenterai de faire observer que vue d'ailleurs, la France, désolé, mais ça n'existe plus.

Bien à vous,

J. A.

@Jérôme Arfi

Cela étant, le pouvoir détenu par la quasi totalité des régimes arabo-musulmans est totalitaire voire fascisant, comme l'ont montré les événements récentes et en cours. De ce point de vue, le monde arabo-musulman ne saurait être considéré comme un modèle, et je reste poli.

Ceux qui, en France, soutiennent la lutte des palestiniens sont aussi ceux qui se réjouissent de l'émergence des révolutions arabes. Pays arabes qui, au demeurant, on toujours soutenu les palestiniens comme la corde soutient le pendu... sans oublier les coups de poignard dans le dos.

@ Jérôme Arfi

 

L'un des thèmes qu'A. F. et d'autres évoquent de façon régulière, et dont certains lecteurs ici même se font l'écho, c'est justement la récupération de la culture populaire par le grand marché mondialisé d'expression anglaise à plus de 90%. On a le droit, sans se faire taxer de racisme, de constater que l'imaginaire "jeune", de banlieue ou d'ailleurs, est en grande partie rempli par la pseudo-culture déversée par ce marché via la téloche.

J'approuve.

Jérôme Arfi, trouver de l'antisémitisme chez Badiou tend à montrer qu'effectivement vos lunettes ont dû vous être offertes par le Likoud. Doit-on comprendre que la dénonciation de l'intrumentalisation de l'antisémitisme -cette "trahison des clercs" dénoncée par Ivan Segré, lui aussi- vous dérange ? Péféreriez-vous, puisque l'on reparle de Netanyahou et du Likoud, de l'assassinat de Y. Rabin ? J'espére que vous voyez le rapport.

D'autre part remarquer que "le A.F." de France Culture n'est pas le même que celui "des grands média" me paraît assez intéressant. Vous voulez pointer le fait qu'il n'adopte pas la même maniére d'être selon qu'il s'adresse à une "élite" ou au populo ? Intéressant. Et significatif, vous ne trouvez pas ?

Wolf Solent,

vous devriez écouter aussi souvent l'émission de Mermet que vous semblez le faire pour celle de Finkielkraut. Vous sauriez que le droit de réponse qu'il y offre est le plus souvent récusée par ceux à qui il est offert. On se demande bien pourquoi (Non. Je plaisante. On sait trés bien pourquoi. A part Bolloré qui avait fini par refuser de répondre "davantage" les autres sont... comment dire? Gênés aux entournures")

D'autre part oserait-on vous faire remarquer que les points de vue défendus par Mermet et son équipe ne sont guére audibles, dans l'ensemble du PAF, que dans cette émission, justement, c'est à dire pendant moins d'une heure. Au contraire, de combien d'heures d'émission, radio et télés confondues, dispose le discours dominant ?

J'ajoute que, aprés avoir relu l'article, je n'y trouve toujours pas trace d'antisémitisme, mais son exact contraire, une défense de ce qui serait un "sémitisme" -si cela signifiait quelque chose- qui énonce qu'il suffit de remplacer "arabe" ou "musulman" par "juif" pour avoir dans les discours de Finkielkraut et Millet quelque chose qui, effectivement resemblerait trait pour trait à de l'antisémitisme. Quelque chose de -non pas raciste-mais"culturaliste", qui sous-entend (mais si fort que l'on en entend l'écho) que "ces fainéants d'arabes ne savent rien faire que traîner".

Je les écoute presque aussi souvent l'une que l'autre. Les principes de ces émissions sont différents (beaucoup d'enquêtes de terrain et de reportages chez Mermet, tandis que Finkielkraut se limite à inviter des représentants des "élites" intellectuelles et politiques).

Je connais l'argument selon lequel le point de vue de l'émission de Mermet est une "poche de résistance" parmi des médias où serait imposé un "discours dominant" - mais cet argument a une faiblesse majeure: l'émission de Mermet se trouve cantonnée à un public d'aficionados militants et ne peut guère percer au-delà; le discours qu'elle porte gagnerait en pertinence s'il se confrontait à des objections.Croyant se renforcer par l'absence de débat, il s'affaiblit au contraire.

Une petite piqûre de rappel, toujours nécessaire manifestement ! A la lecture des commentaires...

_____________

Tant de lacunes chez Finkielkraut : politique, économique, philosophique, historique...
Un Finkielkraut perdu dans un "Qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre, de partager..."

Incapable de penser le présent...
Des effets, en veux-tu en voilà ! Avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée. Jamais !
Avec lui… c’est bien de la "Mort de la politique" dont il est question, avec pour conséquence compensatoire : explosion du religieux et du communautarisme.
Il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et l
a fin d'une pensée analytique et prospective, la mort des intellectuels et des "philosophes" et celle d'une littérature... élévation de la conscience humaine.
Finkielkraut ! Gigantesque auto-mystification ?

A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » ...

Tartuffe de la conscience humaine, alors ?!

***


Qui peut nier le fait que Monsieur Finkielkraut a décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut. Adepte impénitent de l’indignation à sens unique, ainsi que de la théorie de tous les complots, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut),l’anti-sémitisme ( tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom ; et pour finir : l’Etat d’Israël – à chaque génération et à chacun ses casseroles, après tout !

Un Finkielkraut toujours complaisant avec lui-même, son clan et sa caste mais… intraitable avec ses dis-semblables.

Aussi, on peut légitimement craindre que cet homme ne finisse poisson rouge, à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera une incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’en interroger les causes ; et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.
_____________ Serge ULESKI Littérature et politique

"Il semblerait que Finkielkraut soit l'incarnation du mal qu'il dénonce" : il me semble que l'on peut en dire autant de Millet, comme figé dans un froid corrézien. Le seul souvenir qui me reste de la lecture de sa "trilogie corrézienne", que j'avais appréciée en son temps -ses débuts, si je ne me trompe- c'est cette scéne où l'enfant est penché sur les merdes de son pére. Une hypnose ?

 

Vu les propos tenus et l'article lui-même,on se croirait dans un article de "Minute " ou pire d'un " Je suis partout " de gauche où l'invective remplace l'analyse.Vraiment ,pas de quoi,a être fier.A fuir ...

xxx

@ jeanphilippe condamy

Exact. La mouvance "rouge-brune", problablement.

Mais plutôt que de fuir, je suggère que les lecteurs démocrates protestent ensemble auprès de la rédaction de Mediapart, laquelle a commis une faute et une erreur en faisant "monter" à la une cet article effectivement mieux à sa place dans la presse stalinienne, s'il en reste une.

Bien à vous,

J. A.

J'avais autrefois apprécié "La défaite de la pensée" mais depuis longtemps je n'apprécie plus ce donneur de leçons grimacier et pleureur .Quant à R.Millet, j'ai eu entre les mains un livre qui semblait au départ intéressant et qui traitait des paysans de Haute-Corrèze , plateau de Mille vaches je crois. Au milieu du bouquin j'ai abandonné , je le trouvais de plus en plus illisible mais cela dépend de moi , qui n'entre pas ds son écriture. Depuis je ne me suis plus intéressé à lui.

Ceci dit, ces personnes sont parfaitement fondées à s'exprimer sur les médias, on e'st en liberté! Comme on l'a dit ici ce ne sont pas des racistes mais des néo-conservateurs. Prenons-y garde cependant, en cas de durcissement supplémentaire du régime ou carrément d'un régime d'extrême-droite, on ne sait sur quelle pente pourraient glisser ces messieurs, les choses vont vite et il me semble que ds leurs propos, il y a des germes très dangereux.C'est pourquoi il importe de les contrer sévèrement.

Quant à notre philosophe de service , j'aimerais l'entendre gémir sur le sort fait à l'Education Nationale: heures de français en baisse, rased supprimés et maintenant ambition réussite. Voilà un combat qui serait digne de ses propos/ à force de suppressions de postes et de démantèlement systématique, le but recherché est de former non des citoyens mais des consommateurs , des ilotes dont parle A.F. Alors il sera content car il pourra pleurer encore plus sur le malheur de notre belle culture.

cela fait un moment que l'état a déclaré la guerre aux banlieux ,auxjeunes ,aux pauvres alors que france inter s'y mette ça ne m'étonne pas

heureusement qu'on va vers un été chaud !!!

Moi, ce que j'en dis...c'est que nombre de quidams se mordent les doigts, d'avoir acheté un quelconque ouvrage d'un type, qui se gausse que le monde rirait de voir l'équipe de France de foot constituée d'autant de noirs et d'arabes, qui professe que les arabes n'ont que faire de la démocratie, comme en d'autres temps, certains grands penseurs assuraient que les esclaves ne sauraient que faire de la liberté, et pour cause, ils ne savaient pas ce que cela voulait dire, n'étant pas physiologiquement constitué pour intégrer les concepts sous-tendus par ce principe élevé, accessible aux seuls européens, de type caucasien.

Moralité, vous êtes maintenant au RSA, ou vous craignez que votre destin soit périlleux financièrement, sachez que Finkielkraut lui a bien profité de l'entretien que vous lui avez assuré, en financant ses obsessions maladives, dispensées avec d'autant de facilités que ses contempteurs sont bien rares, du fait que l'arme absolue de l'antisémitisme est toujours brandie, dès lors que l'on s'y aventure.

Comme c'est pratique !

cela fait un moment que l'état a déclaré la guerre aux banlieux ,auxjeunes ,aux pauvres alors que france inter s'y mette ça ne m'étonne pas

heureusement qu'on va vers un été chaud !!!

@ pierre morineau

Kézako: "rased supprimés" ??

Devinettes:

Quel est le pays non arabe du Moyen-Orient peuplé de 20% d'arabes nationaux?

Quel est le pays non musulman du Moyen-Orient où les musulmans prient dans la rue et sur le lieu de travail quand à la mosquée le muezzine appelle à la prière et où l'on voit des femmes voilées, même avec le niqab?

Quel est le pays du Moyen-Orient où la langue nationale n'est pas l'arabe et où tous les panneaux de signalisation routière sont écrits en premier dans la langue nationale, en second en arabe et en troisième en anglais?

Quel est le pays du Moyen-Orient où à l'acceuil d'un Hôtel 4 étoiles on peut voir une cliente pratiquante de la religion dominante orthodoxe (non chrétienne) foulard sur la tête et robe longue aux chevilles, cotoyer une autre non pratiquante de la même religion, en tenue de bain avec un cul de brésilienne dont les fesses cachent le maillot?

Quel est le pays du Moyen-Orient ou l'on voit de nombreux gardiens noirs armés, pistolet à la hanche, assurer la sécurité des grands hôtels?

Quel est le pays du Moyen-Orient ou l'on voit des immigrés noirs sans papiers attendre du travail sur les ronds-points et les talus des échangeurs des villes, sans jamais être inquiètés par la police?

Quel est le pays du Moyen-Orient où dans le cadre des propositions de paix avec les palestiniens, les arabes nationaux ont manifesté pour refuser la proposition de se voir attribuer les logements dans les territoires colonisés?
Quel est le pays arabe où les juifs ont les mêmes droits que les arabes en Israël?
 

@ cacochyme

Il manque au moins un fait essentiel dans votre liste. En effet :

- quel est le pays qui occupe militairement un autre pays, et en profite pour détruire à coups de bulldozers des vergers d'oliviers multicentenaires, privant ainsi de leurs maigres ressources les "indigènes" qui les cultivent ?

cassetoi2

Quand on a quelques dizaine de millions de voisins turbulants qui veulent votre disparition, la meilleure défense c'est l'attaque.

60 ans pour établir des frontières stables et définitives, c'est peu... pour définir celles actuelles de la France cela a pris des siècles.

250px-Frontiere_francaise_985_1947_small

L' écoute - sans, sans doute, l' attention /concentration maximales nécesaires à sa compréhension la meilleure possible - de cette émission avec R Millet m' a mis profondément mal à l' aise par certains propos tenus par ce R Millet dont AF ne m' a pas paru se désolidariser .

Quand il y a une saine opposition , vrai débat entre deux invités - point positif énorme de son émission (finalement assez rare dans le PAF) - Répliques est de qualité. JC B a eu des réactions, propos ..... posés et a ainsi pu porter la contradiction , assurer un débat contradictoire .

De là à demander l' "élimination" ou suppression de Répliques.... , je ne sais ....? ré ré écouter l' émission .... Certains commentaires anti AF sonnent parfois eux aussi "douteux" "désagréables" voire font peur et ne poussent pas :

-à adopter l' attitude qui semble parfois habiter l' animateur de cette émission (tendant vers certaines formes de conservatisme ),

- à demander la sup de son émission.

 

Vous connaissez la sublima chanson de Gilbert Becaud, Dieu est mort ? Non, alors allez donc l'écoutez sur You tube, et après lorsque tout le monde aura compris que Dieu est la plus effroyable invention de l'homme (pardon mais je ne mets pas les femmes dans le panier, toutes les religions monothéïstes les maltraitent jusqu'à l'insuportable) alors oui nous en reparlerons car le problème se sera envolé avec l'enterrement !

Formidable article. Merci.

Les intellectuels faussaires crachent sur le peuple.

Nous le leur rendrons. L'insurrection viendra. Bientôt.

 

 

Et c'est vous qui le qualifiez de "moraliste"? Allons, en terme de clichés sur la banlieue "ouvrière" vs les "petits bourgeois",vous n'avez rien à lui envier...

Au lieu de s'acharner à descendre Finkelkraut (Même si AF boit du petit lait car il semble plutôt d'accord avec Mi-lait (ha!ha!ha!) , Millet mérite davantage de l'être compte tenu que certains propos qu'il a tenus au début de l'émission mériteraient que la justice les examine d'un peu plus près - avis aux associations anti-racistes), il faudrait saluer la rigueur tant intellectuelle que morale de Jean-Christophe Bailly qui remet en place ces 2 personnages sans se démonter, sans se laisser enfermer par la réthorique bien huilée de ceux qui pleurent une France soit disant perdue alors qu'en réalité elle vit, mute, bouge comme elle a toujours fait et fera encore: la preuve qu'elle n'est pas morte. Ceux qui la disent morte sont ceux qui lui refuse de vivre et se l'approprie jalousement car ils prétendent être LA culture, LA langue etc. alors qu'ils n'en sont que les embaumeurs.

.ECOUTEZ cette émission, pour la voix de JC Bailly qui a compris le monde, qui sent la vie comme on la respire, sans masque sur le nez, les yeux grands ouverts sur les couleurs: "la bariole" quelle belle invention pour désigner notre humanité!

Pour les autres on peut toujours envoyer un courrier de protestation au patron de France-Culture dont la chaine ressemble de plus en plus à Radio-courtoisie (la mal nommée tant elle véhicule de propos haineux vis-à-vis de l'Autre)

Enfin quelqu'un qui écrit quelque chose d'intelligent .

On reprend des couleurs ...

En écoutant l'émission, je n'ai pas du tout senti une joute où Bailly "remettait à leur place" les vilains Millet et Finkelkraut. Ces trois personnes, écrivains, ont exprimé leur perception du monde où elles vivent. Disant des choses parfois proches, parfois éloignées. Ces perceptions, sentiments, opinions sont très intéressants car ils témoignent des difficultés du vivre ensemble dans une société qui a "perdu ses bords" comme le dit Bailly. Chaque personne ressent à sa façon ce profonde bouleversement. Millet comme un drame, Bailly comme une opportunité de construire autre chose en certains endroits, un "bariol"... Je suis effarée que certains, au nom d'une prétendue lutte contre le racisme, veuillent interdire l'expression de ces sentiments profondément humains de peur, angoisse, gêne, mélancolie, nostalgie, détresse! Espérons que les inquisiteurs et policiers de l'âme qui se sont exprimés sur ce Fil n'auront jamais le pouvoir d'exercer leur contrôle... Étonnons-nous après cela de la montée du FN...

Policier de l'âme... Parce que vous avez une âme, vous, la fliquette islamophobe ?

La fureur populaire croît, tremblez...

Quelle magnifique réponse, Mr Najiels, à mon souhait de comprendre les complexités de l'âme humaine...

Vu, Madame, la façon très poujadiste et simpliste dont vous vous répandez sur l'autre (les musulmans, notamment), que vous veniez parler de complexité me fait doucement rigoler.

Vous ne parlez du reste que du FN, ces temps-ci... Allez, point de chichis, courez-y, Madame, ils vous tendent les bras...

Mr Najiels avait fermé son fil de commentaire après les insultes dispensées ça et là, empêchant ainsi le droit de réponse.

La diffamation (je me répandrais sur l'autre, les musulmans), la réduction de mes propos (je ne parlerais que du FN), leur qualification absurde (ma façon poujadiste) et malveillante (simpliste, ce qui est savoureux, venant de quelqu'un qui passe son temps à pratiquer des amalgames et des fausses reconnaissances) mériteraient une petite alerte.

Je n'en ferai rien par principe (étant opposée à la censure).

Alertez, Madame, alertez !

Prendre son droit de réponse pour dire ça, c'est cocasse...

Les ennemis politiques, cela existe. Nous en sommes la preuve. Quant à simplisme, vous êtes malhonnête, Madame. Je pointais la tarte à la crème de la complexité. Ce mot est un mot tyrannique dont la fonction est de faire taire ceux qui s'écartent du consensus capitalo-parlementaire.

Pourquoi ce besoin constant d'ennemis? Je n'ai aucune envie d'être l'imago de ta haine. Je ne m'y reconnais pas.

Parce que la politique a comme critère la distinction ami/ennemi (cf. Carl Schmitt, La notion de politique). Rien à voir, donc, avec votre idée psychologisante d'imago. Sinon, à propos d'ennemi, votre tutoiement condescendant alors que nous ne nous connaissons pas montre que j'ai raison.

Pas de haine, non. Un conflit, politique.

Le nier est la pire des violences. Comme est violente la politique de la dépolitisation.

 

Tutoiement certainement pas condescendant... Je ne me reconnais pas dans le "madame". D'où le "tu". Je n'aime pas trop le conflit. Je cherche avec les autres les zones partagées, et dans les autres la lumière qui côtoie l'ombre. La vie est trop brève pour que je la gâche en guerre.

D'accord pour le tutoiement. J'ai réagi trop vite, c'est l'effet Melchior Griset-Labûche qui, lui, ne supporte pas l'altérité.

Je suis plus qu'agacé, je dois dire, par celles et ceux qui crient à la haine en permanence alors qu'ils ne supportent pas l'altérité. Il y a des possibilités de discussion, à vrai dire, mais le préambule à cela, me semble-t-il, est la reconnaissance de positions politiques ennemies. C'est la condition de la politique démocratique. (D'ailleurs, l'étude de la Révolution française, obsédée par les - plus ou moins réels - complots, illustre la distinction ami/ennemi. D'où que l'on y parle "trahison", "ennemis",...).

Figurez-vous que je suis démocrate (sauf pour les ennemis de la liberté - qui n'est pas le socialisme, je précise). Mais cela ne doit pas m'empêcher de lutter pour des convictions qui sont archiminoritaires (je puis vous dire que dans de telles conditions, on éprouve vite qu'il y a des ennemis).

Je ne suis pas pour la guerre non plus (pas plus la libyenne qu'une autre...) mais la situation faite à des millions de gens nécessite colère, révolte et politique. Le mieux est d'éviter l'effusion de sang, bien sûr, mais ce n'est pas toujours possible.

 

Yvan Najiels

C'est probablement une question de fond.

Une parenthèse en forme de préliminaire : il me paraît parfaitement légitime de s'intéresser à Carl Schmitt mais je suis surpris de te voir le prendre en référence sur une question de morale politique. Mais admettons. Alors comment interprètes-tu son : L'ennemi est la figure de notre propre question ?

Doit-on avoir des ennemis ou peut-on se contenter d'avoir des adversaires ? Tu as sans doute déjà compris que ma méfiance à l'égard des essentialisations me porte vers la seconde attitude.

J'ajoute que, ennemi ou adversaire, il y a aussi une question de périmètre. Admettre l'altérité qui n'implique pas forcément l'opposition de fond. Celui dont l'analyse diffère de la mienne sur tel ou tel point est il forcément mon adversaire/ennemi ou, tous comptes faits, un allié sur sur le fond ? Cette discrimination me paraît utile et même nécessaire. Je sais bien que quand on est dans une position ultra minoritaire et qu'on se sait entouré par une doxa domidomidominante, grr, on se sent facilement assiégé. Mais je pense que ça ne doit pas gouverner notre pensée, même si une colère nous habite. (Attention au complexe obsidional : c'est ainsi qu'Israël, fondé sur des bases et dans des conditions contestables mais avec un projet généreux, en est venu à mener une politique criminelle avec le soutien majoritaire de sa population).

 

Au persécuteur en service commandé pour le Likoud, j'ai nommé Jérôme Arfi, ceci :

lundi 8 janvier 2007

Alain Finkielkraut, bouffon du roiLe plus surprenant, avec certains intellectuels médiatiques, c'est qu'à chacune de leurs dérives, alors qu'on croit qu'ils ont touché le fond, ils réussissent à tomber plus bas encore. Alain Finkielkraut en est le prototype. Après avoir encensé la journaliste islamophobe Oriana Fallaci, couru au secours des victimes d'une « ratonnade anti-Blancs », diffamé dans Haaretz la révolte des banlieues qualifiée de « pogrom contre la République (1)  », le voilà qui, ce samedi matin dans son émission « Répliques » sur France Culture, agresse les jeunes des cités.

A Joël Roman argumentant patiemment, dans l'esprit de son essai Eux et nous (2), pour que la France traite enfin également tous ses enfants, Finkielkraut oppose un discours nostalgique et réactionnaire, avec le concours attendu de Thierry Jonquet, lui aussi invité pour son roman Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte (3).

Plutôt que de réfléchir sur la situation des jeunes issus de l'immigration, l'animateur préfère entonner son refrain favori en dénonçant leur « haine sans précédent à l'égard de la culture française (...), une haine à laquelle les professeurs ne sont absolument pas habitués et dont je me demande si nous avons raison d'en rechercher l'origine dans je ne sais quelle culpabilité coloniale ». Et d'enchaîner : « N'y a-t-il pas un risque de voir l'esprit de pénitence alimenter et légitimer le ressentiment ? » Mais la réalité des discriminations ? « Y a-t-il discrimination à l'embauche, s'interroge-t-il, quand quelqu'un arrive encapuchonné et qu'il n'a pas d'autre langue à sa disposition que le "parler banlieue" qu'on entend dans L'Esquive ? » Il faut, dira-t-il en conclusion, « ne pas donner à ces paumés une mentalité d'ayants droit ».

A qui fera-t-on croire que le port de la capuche et le parler 9-3 expliquent l'absence d'emploi pour la moitié ou plus des jeunes de cité d'origine arabe ou africaine ? Le système... « On se place d'entrée de jeu, rétorque le philosophe, dans la posture de celui qui est une victime du chômage et du racisme. Je ne suis pas sûr que tout ce discours-là favorise vraiment la réconciliation. » Même la ghettoïsation, à ses yeux, résulterait parfois d'une « espèce de nettoyage ethnique » organisé par la pègre pour « rester entre soi ». C'est à de pareilles idioties qu'on mesure le sérieux de phrases pontifiantes du type : « L'antiracisme est une démarche fondamentale. Il ne faudrait pas qu'il devienne une idéologie et un alibi. »

D'autant que, quelques minutes plus tôt, Finkielkraut n'avait pas hésité à se transformer en propagandiste : « Nous vivons dans une situation tout à fait étrange où la diabolisation s'est déplacée. Et Le Pen en profite. Si aujourd'hui, l'antiracisme a un diable, c'est Nicolas Sarkozy. » Le philosophe poussera la servilité jusqu'à mentir pour dégager la responsabilité du ministre de l'intérieur dans le drame de Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 : il prétendra que, selon l'Inspection générale des services (IGS), les trois jeunes, avant de pénétrer dans le transformateur, étaient bien poursuivis par la police (ce qui est exact), mais parce qu'ils étaient en train de voler sur un chantier (ce qui est faux). Ce n'est pas le compte rendu qu'en faisait, le lendemain, la presse nationale.

Pour justifier cette droitisation, Alain Finkielkraut invoque, une fois encore, la menace qui pèserait sur les juifs français (4). L'affaire Fofana, à l'écouter, le prouverait. Tant d'excès amène à douter de la sincérité de l'obsession finkiekrautienne. Comment peut-on honnêtement nier les faits établis ? Les statistiques confirment le reflux des violences antijuives, après leur brusque croissance au début du siècle. Et démontrent que la majorité de ces agressions est le fait de « Français de souche ». Les sondages soulignent, en outre, la marginalisation de l'antisémitisme comme idéologie. En revanche, n'assiste-t-on à une forte poussée des préjugés et des violences contre les Arabes et les musulmans ?

C'est banaliser l'antisémitisme que de s'en servir comme d'un instrument de terrorisme intellectuel visant quiconque critique la politique de l'Etat d'Israël. Alain Finkielkraut, lui, n'a pas de ces scrupules. Dans un livre de dialogue (5), Rony Brauman lui a, par exemple, donné l'occasion - sans, hélas, lui répondre - de reprendre l'ignominie qu'il avait déjà proférée il y a deux ans : « Pour Le Monde diplomatique et Télérama, tous les sionistes sont des chiens, tous les juifs sont sionistes, donc tous les Juifs sont des chiens. » Et il aura fallu l'éventualité d'un procès pour que cette phrase disparaisse des exemplaires réimprimés...

Dans le 9-3, on appelle ce genre de personnage un « bouffon ». On sait maintenant que c'est celui du roi. Ou plutôt de celui qu'il espère voir régner...

Ecouter également l'émission « Là-bas si j'y suis » du 11 janvier 2007.

Dominique Vidal (1) Lire respectivement « Banlieues : qui a dit...? » et « Italie : le racisme à l'honneur », « La valise diplomatique », 23 novembre et 15 décembre 2005.

(2) Coll. « Tapages », Hachette Littératures, Paris, 2006. Lire « Critique du "chauvin cosmopolite" », par Alain Gresh, Le Monde diplomatique, janvier 2007.

(3) Seuil, Paris, 2006.

(4) Il a notamment reproché aux contempteurs de l'esclavage d'« oublier » la traite arabe et de viser en fait les juifs. Le Monde diplomatique a d'ailleurs traité de l'un et l'autre sujets : Elikia M'Bokolo, « La dimension africaine de la traite des Noirs », avril 1998, et Steven Hahn, « Approches américaines de l'histoire de l'esclavage » et « Un bobard antisémite », mai 2006.

(5) La Discorde. Israël-Palestine, les Juifs et la France, Mille et une nuits, Paris, 2006.

Au passage, M. Arfi - et ses laquais - qui dit ne pas haïr passe son temps dans l'insulte (antisémite est son seul - mais faisandé - "argument") et a une conception étrange de la démocratie (car bien sûr, il se proclame démocrate) puisque celle-ci, selon lui, ne tolère que ceux qui sont d'accord avec lui ! C'est la démocratie bushiste, celle des B52 au-dessus de Falloujah, celle des bulldozers en Cisjordanie, celle de l'armée française en Afghanistan... Bref, la démocratie des démocrades postcoloniaux.

Ce monsieur veut interdire mon billet. Arf ! J'ai reçu un mail hier d'une collègue et je suis au regret de lui dire que le mal est fait. Mon billet tourne sur le net, est en tête de la sélection REZO, s'échange sur des réseaux professionnels, ...

Tout cela, cette demande de sanction de la part de M. Arfi est évidemment signe d'écume et de haine. Cela me fait rire. Les suppôts de l'Occident rabougri, raciste et belliqueux enragent et c'est bon ! Trop tard pour la censure ! Et puis, qu'ils le sachent, les J.Arfi et consorts, les ennemis politiques du capitalo-parlementarisme sont de retour. Reste à sceller l'alliance avec la jeunesse des banlieues populaires pour vous balayer. Vous aurez l'air malin avec votre petit bout de papier en guise de pétition...

 

Yvan Najiels

Pensez vous que vos deux réponses ci-dessus à Art Monica sont simplement de l'ordre de la véhémence ?

Virgil Brill,

Pensez-vous que m'avoir dit, via un commentaire, "alors, Najiels, on suce ?" soit simplement de l'ordre du rudoiement ?

Très franchement, je veux bien passer outre cet incident très regrettable et opter pour la courtoisie réciproque avec vous mais enfin, comme disait ma tante, bon, ça ne s'écrit pas avec un c.

Bien cordialement, à part ça (l'échange est meilleur sous mon billet "Banlieue").

Yvan Najiels

Il s'agissait en effet d'une perte de sang froid, d'une de ces montées de rage où le seul but est de cogner sans plus réfléchir. Réaction passionnelle et, au sens propre, insensée à l'objectivation que tu m'avais fait subir en refusant a priori l'hypothèse que j'étais peut-être autre chose qu'une puante hyène raciste. Je n'en suis pas fier et je n'en ai pas honte, je considère ça comme un échec dans l'échange, comme je l'ai expliqué ailleurs. Incident très regrettable en effet mais tu y a tenu ta partie. Cela dit, ce n'est que l'écume des choses, comme tu l'as écrit. L'essentiel est ailleurs et j'aime l'idée qu'il puisse advenir.

Es-tu en train de me dire que tu as conscience du fait que tes réponses à Art Monica sont du même ordre, tout aussi inappropriées ?

Pourquoi les propos de Monica, qui ne ressemblent ni de près ni de loin aux horreurs que tu en dis, te mettent-ils ainsi en colère ? Elle ne fait que chercher, elle aussi, avec une totale honnêteté…

Avec la même cordialité. Mes respects à ta tante qui avait bien raison.

Virgil,

Je veux bien débattre avec n'importe qui, au fond. Manque, sur Mdp, un espace pour cela, hors blog.

Amicalement.

Yvan Najiels

Manque, sur Mdp, un espace pour cela, hors blog

Depuis que j'ai lu ton commentaire (peu après sa publication) je suis comme une poule qui a trouvé un couteau. Après réflexion, je donne ma langue au chat. Que veux tu dire par là ? Qu'est-ce qui nous empêche de débattre dans le cadre d'un blog, en complétant éventuellement par des MP dans certains cas, comme nous le faisons fructueusement, étant passés, sans qu'aucun de nous ne se renie, des insultes réciproques au :

amicalement

Ben, je me suis trompé, ça prouve que je suis un humain et non une hyène, non ? Indécis

Avec Art Monica, ça avance (enfin, je la laisse seule en juger mais j'ai cette impression).

On peut parler ici ou sur d'autres blogs. Reste à édicter de règles de respect réciproque.

J'ai vu des loulous adorer Victor Hugo ("C'est trop bien, m'sieur, il a le flow, Hugo !") et la ligne

au moins 2 références à Hugo

Pourquoi tant de haine à l'encontre de cet homme plutot sympa, malgré ses premiers engagements ?

La société actuelle est-elle comparable à celle que décrit Hugo ?

Et puis, j'aime beaucoup " les misérables ", mais c'est trop marqué par la notion de rédemption, que je déteste.

Il y a du robespierre dans ce texte. Mais je ne le recommande pas. Si j'avais le temps, j'en ferai un billet.

 

Dépêchez-vous, l'atente est insupportable !

Et fichez la paix à Hugo.

Je crois que vous devriez rencontrer de vrais racistes et antisémites.A ce niveau Finkel est un agneau.De plus le caractère haineux de vos écrits ne mérite pas tant de références a Victor Hugo...vous devriez le lire pour vous rapprocher du génie...vous avex le temps... si vous êtes jeune.De plus étant age, je voudrais savoir a votre sens qui possède le monopole de la raison...Je pense que vous pouvez,avec certitude me renseigner...sans les insultes,bien sur..

ce type sent le rance, comme sont partis ils vont bien enssemblent <<<finkel>>> lacher les chiens

Tout de même,cette émission, re-écoutée, n'a pas toujours grand chose à voir avec ce billet.

Il y a un certain délire de Millet et Finkel, au sujet des prénoms... Là, ça m'a surpris.

Pour le reste, ça vaut parfaitement le coup d'être considéré. Les deux invités sont titulaires chacun d'une expérience certaine, ils ne sont ni contre la réflexion, ni contre la discussion, ni même hostiles à une critique de leur point de vue, qu'ils tentent d'affiner.Et c'est difficile, et c'est risqué,la preuve... Enfin, précisons quand même que le point de vue melting pot réussi, l'espoir dans le bariolé des immigrés divers et variés, est tout à fait bien présenté par Bailly. C'est tres intéressant ça ! Mais c'est pas dans le billet...Pourquoi ?

Mais l'auteur semble content du succès rencontré par son billet, qui "tourne" sur internet, qui fait le buzz quoi !

Ce qui est peut-être le plus important pour lui, pour sa com, et pour sa mère bien sûr !

M. Gillis,

En tout état de cause, et malgré nos désaccords, je vous laisse la parole.

F est un crétin.

depuis toujours.

Ne pas le dire est une insulte.

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