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En route pour un déficit commercial abyssal en 2011.....

Les dernières statistiques pour le mois de septembre 2011, publiées mardi 8 novembre par la Direction générale des douanes, font état d’une nouvelle détérioration du solde de la balance commerciale avec un déficit de 6,3 milliards d’euros, après 4,3 milliards d’euros en août 2011(cf. graphique n°1). Regards conjoncturel et structurel sur l’évolution du solde commercial de l‘économie française.

 

  Source : les Douanes.

Les exportations diminuent sensiblement en septembre 2011 par rapport au mois précédent (-5,9 %), alors que les importations ne connaissent qu’un léger repli (-0,6 %), de telle sorte que le taux de couverture (rapport entre les exportations et les importations exprimé en %) baisse également en passant de 89,8 % en août à 85 % en septembre 2011. Depuis le début de l’année, le déficit cumulé se chiffre ainsi à près de 55 milliards d‘euros contre près de 38 milliards d’euros sur les 9 premiers de l’année de 2010. Le chemin vers le triste record prévu en 2011 de 73 milliards d’euros par le gouvernement, dans son projet de budget de 2012, semble donc fort bien engagé ! Ce qui frappe dans le creusement du déficit commercial de la France en septembre par rapport au mois précédent, c’est qu’il est le résultat d’une baisse des exportations françaises particulièrement marquée vers l’Union européenne (notamment vers l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas), tandis qu’elles restent stables en direction de l’Asie et de l’Afrique. Difficile de ne pas voir dans cette évolution les effets de l’austérité généralisée en Europe et les premiers signes d’une récession aux portes de l‘Europe. D’autant que d’autres indicateurs conjoncturels pour le mois de septembre confortent cette analyse : baisse de la consommation des ménages (- 0,5 %), des prix à la consommation (-0,1 %), de la production industrielle (-1,7 %), de la construction (-5,8 %)….et confirmation d’une nette reprise du chômage avec 26.000 chômeurs de plus en septembre pour la seule catégorie A !

Cette évolution est préoccupante à plus d’un titre. D’une part, elle augure probablement, sous l’effet de la synchronicité et du renforcement des plans d’austérité européens, d’une amplification du cercle vicieux récessif, via les échanges extérieurs (lire Les écueils d’une cure d’austérité drastique et généralisée en Europe). En effet, comme le prévoit l’Insee dans sa dernière note de conjoncture d‘octobre 2011, au cours de l’année 2011, comme lors de la récession de 2009 (baisse du PIB de 2,6 %), la contribution du commerce extérieur à la croissance devrait être négative (-0,5 point avec une croissance attendue de 1,7 %). À l’essoufflement de sa demande intérieure, s’ajouterait donc pour l’économie française, un second frein, celui de la contraction de ses débouchés extérieurs européens, une conjecture que les résultats de la balance commerciale en septembre viennent donc plutôt conforter. Et la France ne serait pas, bien évidemment, la seule concernée en Europe par cet effet restrictif important sur le rythme de croissance de la contraction des échanges extérieurs, si l’on en juge par d’autres statistiques européennes de commerce extérieur, notamment le déficit commercial britannique en septembre de l’ordre de 10 milliards de livres sterling, sans précédent depuis 1998.

D’autre part, cette évolution conjoncturelle s’inscrit dans le cadre d’une tendance de long terme au déficit qui s’amorce en 2003 (cf. graphique n°2). Depuis, l’aggravation du déficit de la balance commerciale est une caractéristique essentielle des échanges extérieurs de la France ( avec un solde déficitaire de 51 milliards d’euros en 2010), dont les raisons essentielles sont largement connues, celles de la désindustrialisation et d’un manque de compétitivité structurelle lié à un problème de spécialisation de l‘appareil productif et d‘insuffisance des dépenses en recherche-développement (R-D). 

Graphique n°2 : évolution du solde commercial (en millions d’euros et échanges FAB/FAB)  

Le problème de la compétitivité-prix est systématiquement mis en avant par le gouvernement et le patronat pour justifier la nécessité d’une baisse du coût du travail par le jeu en particulier des exonérations des cotisations sociales patronales. Ce discours apparaît largement exagéré car la part limitée des pays émergents dans la structure du commerce extérieur français met sur un plan secondaire, voire articulée principalement autour des seuls intérêts des grands groupes, une stratégie dépassée car les parts de marchés se gagnent aujourd'hui essentiellement grâce à des PME innovantes et souples dans le processus décisionnel de l'investissement. Cette fragilité persistante du commerce extérieur français se retrouve dans les résultats de septembre 2011, où le recul des ventes d’Airbus par rapport au mois précédent, a contribué sensiblement à la baisse des exportations françaises, tandis que dans le même temps, le dynamisme à l’exportation de l’économie allemande ne s’est pas démenti (excédent commercial de 17,4 milliards d‘euros en septembre), forte qu’elle est de la solidité de son vaste réseau de PME tournées vers la conquête des marchés extérieurs (400.000 PME exportatrices, 4 fois plus qu’en France !). Un autre point sensible et pouvant éclairer sur les fragilités du tissu productif français, notamment par rapport à ses concurrents allemand ou japonais, est la stratégie bien particulière des grands fleurons industriels français à l’égard de leurs fournisseurs sous-traitants qui consiste à s’appuyer largement sur la sous-traitante étrangère, et n’hésite pas à étrangler les marges de leurs sous-traitants résidents en leur faisant supporter, via la flexibilité, le poids de l‘ajustement de la production face aux fluctuations conjoncturelles de la demande.

Enfin, pour terminer cette analyse sur la dimension structurelle des difficultés de la balance commerciale de la France, on ne saurait ne pas évoquer le problème de la surévaluation de l’euro depuis de nombreuses années, même s’il ne concerne pas la compétitivité-prix de la seule économie française, mais pénalise l'ensemble des pays de la zone euro d'autant plus qu'il a pu encourager la mise en oeuvre de politiques de déflation salariale plombant la croissance européenne.

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ACTUALISATION (8 mars 2012)

Comme on pouvait s'y attendre au moment où l'article a été rédigé, le déficit commercial de la France s'est donc à nouveau creusé au cours de l'année 2011, en étant de 69,6 milliards d'euros contre 51,5 milliards d'euros en 2010. Ce résultat inquiétant, en s'inscrivant dans la tendance lourde de l'aggravation constatée à partir de 2003, témoigne ô combien que la compétitivité structurelle de l'économie française est insuffisante, faute essentiellement, d'un manque d'investissement en recherche-développement, d'un soutien insuffisant des PME par le système bancaire et de la démission de l'Etat dans la mise en oeuvre d'une politique industrielle ambitieuse. 

ACTUALISATION (22 avril 2012)

Si l'on considère l'ensemble des échanges avec l'extérieur, et pas seulement ceux portant sur les marchandises, le solde déficitaire représentait 1,3 % du PIB en 2007. Au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce solde s'est détérioré de façon inquiétante, en se chiffrant à 3,1 % du PIB en 2011. En la matière, à titre de comparaison internationale avec ses partenaires de l'Union européenne, l'évolution de la position de la France  sur la période 2007-2011 est médiane, entre les situations extrêmes de la Bulgarie, qui voit le solde de ses échanges extérieurs s'améliorer de près de 30 en points de pourcentage du PIB, et de la Finlande dont le solde se détériore de plus de 4 en points de pourcentage du PIB.   

Tous les commentaires

@ Yves Besançon

Bonjour,

Je vous remercie de totu coeur pour tout ce que vous faites au sein de Mediapart, pour que nous comprenions ce qu'il nous arrive sur le coin de la figure.

Je sais que vous saviez, comme le savait tous les économistes atterrés et de nombreux citoyens de notre France laïque et républicaine dans une Europe des peuples, ce qui allait se produire et cela depuis 10 ans et plus.

j'avais, il y a au moins 10 ans, écouté une conférence de Marcel Gauchet qui nous avait décrit les "petites" crises qui se produisaient comme autatn de chutes d'un cycliste qui se relevait chaque fois plus péniblement pour pédaler chaque fois plus difficilement.

Il nous avit, alors, presque donné la date exacte où le "cycliste" n'allait plus repartir.

Nous y sommes FurieuxFurieuxFurieux.

A bientôt.

Amitité.

Merci Jean pour rappeler cette référence précieuse de la philosophie politique que représente Marcel Gauchet. L’occasion de se replonger dans quelques-uns de ses ouvrages (cf. son Blog). Quant à l'image du cycliste, il est vrai que sa chute dans "l'ascension" du déficit commercial est d'autant plus douloureuse et inquiétante, que le solde commercial est aussi une boule de cristal quant à la situation pour demain sur le front de l'emploi….et un livre sans mensonges sur la lecture du passé : tout en déshabillant l’État, même sur le terrain préféré de la compétitivité cher aux libéraux, Sarkozy a perdu ! Amicalement.

@ Yves Besançon

Bonjour,

Dans ma collecte d'objets pour une "programmation orienté objet", j'ai trouvé, grâce à Marie-Caroline Porteu "l'objet" MES.

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/111011/le-nouveau-dictateur-le-mes-le-temps-du-karcher-est-venu

Le connaisez vous et qu'en pensez vous ?

En tant que consultant en systèmes d'inforamtion logistiques, j'en étais resté au GLS mais il semblerait que le "progrès" sous forme de calamité ne ce soit pas arrêté...

Merci par avance, pour votre réponse.

A bientôt.

Amitié.

Bonjour Jean, comme vous êtes l‘auteur de cette heureuse idée, j‘ai préféré vous répondre sur votre dernier billet : Ruht wohl, chercher au plus profond de sa tristesse "Obama/Sarkozy" la puissance de son souffle... Amicalement.

Bonjour Jean, comme vous êtes l‘auteur de cette heureuse idée, j‘ai préféré vous répondre sur votre dernier billet : Ruht wohl, chercher au plus profond de sa tristesse "Obama/Sarkozy" la puissance de son souffle...

@ Yves Besançon

Je vous en remercie le plus amicalement du monde ÉtreinteÉtreinteÉtreinteÉtreinte

A bientôt.

Amitié.

la surévaluation de l’euro depuis de nombreuses années, même s’il ne concerne pas la compétitivité-prix de la seule économie française, mais pénalise l'ensemble des pays de la zone euro d'autant plus qu'il a pu encourager la mise en oeuvre de politiques de déflation salariale plombant la croissance européenne.

@ Yves Besançon

Pour nous le rappeler ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

Bonjour Anne, bienvenue sur Médiapart et content que vos premières lectures vous donnent pleine satisfaction, notamment avec cet article qui se veut à la fois informatif et didactique.

Comme vous faîtes allusion à un autre domaine où la gestion sarkozyste s’est révélée également assassine, celui de l’Éducation nationale, j’ajouterais cependant que les suppressions de postes n’ont malheureusement pas commencé en 2007 (réduction de 100.000 postes sur les dix dernières années), mais il est vrai qu’elles se sont accrues avec Sarkozy, et tout particulièrement dans le primaire. La professeure des écoles que vous êtes, l’un des plus beaux métiers du monde, sait certainement plus que quiconque, que le combat contre le déterminisme social de l’échec scolaire se fait essentiellement à votre niveau. Bien évidemment, la saignée en moyens et les réformes élitistes qu’on vous impose depuis 2007 ne sont pas neutres idéologiquement de la part d’une droite dont son objectif inavoué depuis la naissance de la République est la reproduction sociale des privilèges.…. par l’École, mais sous le masque très subtil de la démocratisation de l’enseignement (….apparente démocratisation !).

Bien cordialement. Yves Besançon.

Bonjour Marielle, il est vraiment possible de quitter le chemin actuel de l’hyper-austérité, de l’injustice assassine de la répartition du fardeau des errements de la gestion néolibérale des finances publiques depuis 10 ans, d’une surévaluation de l’euro, de la dictature des marchés financiers….et sans remettre en cause le principe d’une monnaie unique qui est le seul chemin possible pour la construction d’une Europe sociale et politique porteuse de développement durable et de réduction des inégalités économiques et sociales pour les peuples européens. Des choix politiques d’envergure sont à faire quant à la gouvernance actuelle de l’euro….et des choix pouvant être mis en œuvre en quelques semaines avec de l‘audace et du courage ! Gageons que, si la gauche accède au pouvoir en mai 2012, elle saura en faire preuve, en montrant l’exemple de la désobéissance face aux règles institutionnelles de la gouvernance actuelle de la zone euro, invitant les autres pays à en faire de même et à se mettre autour de la table pour définir une nouvelle gouvernance au service de l’intérêt général des peuples et non des marchés financiers.

Bien cordialement. Yves Besançon.

Alors ? on suit le chemin grec ? parfois je le crois vraiment.

@ Marielle Billy

Bonjour Marielle,

Vous avez raison de croire que l'on suit le chemin grec, mexicain, italien ou autre qui n'est autre que le chemin ouvert en France par la loi scélérate de 1973 sous le gouvernement Pompidou, reprise dans l'article 123 du traité de Lisbonne qui n'a jamais étét dénoncé par Mitterand pendant ses 14 ans d'exerccie du pouvoir.

L'exclusion de Arnaud Montebourg dans le cabinet de campagne de François Hollande est des plus préocupant, d'autant plus que l'aile droite du PS y est sur-représenté FurieuxFurieuxFurieux !!!

A bientôt.

Amitié.

 

Pheonix contact logo.jpg 

Les PME allemandes ont-elles davantage l’esprit business que les françaises ? En tout cas elles sont plus musclées et plus fortes à l’export que leurs consoeurs hexagonales. Le Comité Richelieu, qui regroupe uniquement des PME françaises innovantes, recevait récemment Leo Apotheker, le patron de SAP (l’éditeur de logiciels allemand) pour échanger sur le thème du fameux et puissant Mittelstand allemand, qui fiche des complexes aux dirigeants économiques et politiques français depuis des décennies.

Le Mittelstand ? 10.000 grosses PME allemandes de plus de 250 personnes (5000 seulement en France) dont 2000 champions mondiaux qui réalisent 40% des exportations allemandes. Leur stratégie : innovation permanente, spécialisation de niche, développement interne plutôt que croissance externe, dirigeants très investis et pariant sur le long terme. Ah une autre qualité des PME allemandes, l’esprit pratique (on n’ose dire l’humilité) : quand elles ne se sentent pas assez fortes pour attaquer un marché, elles n’hésitent pas à se regrouper, à rebours de la manie française de la dispersion. Ce modèle du mittelstand a fait de l’Allemagne la plus grande puissance exportatrice mondiale (devant encore aujourd’hui la Chine et les Etats-Unis).

Un modèle secoué par la crise mais qu’il ne s’agit pas de remettre en cause pour autant. Le "made in Germany" se vend bien à l’export parce qu’il ne cesse de présenter des innovations. Les Echos rapportent une anecdote à ce propos : Un groupe familial comme Phoenix Contact (connexions électriques et automatisations industrielles, 10.000 personnes) a profité de la désertion d’exposants à la dernière Foire industrielle de Hanovre pour louer un maximum d’espace et présenter davantage d’innovations produits sur ces stands. C’est quand les concurrents retirent leurs pions et sabrent dans leurs coûts qu’il faut penser à avancer les siens et multiplier les lancements sur le marché

 

Pendant que notre Président joue les VRP à grand renfort de publicité et accompagné de quelques Patrons du CaC 40 vous pouvez lire ci-dessus le constat affligeant (pour nous) de ce que les Allemands ont réussi à faire. Tant que la France sera gouvernée par cet incapable er incompétant qui a la tête de l'Etat, conseillé par le plus crétin de tous les crétins appelé Henri Guaino, l'homme du Plan qui voit l'Etat partout, nous traînerons avec nous cette incapacité typiquement Française.

Merci Michel pour ces informations pertinentes nous éclairant un peu plus sur la force de frappe à l’exportation de l’appareil productif allemand. Quant à votre appréciation sur les compétences du Chef de l’État et de son équipe de libéraux aveugles, je ne peux que vous rejoindre. La France n’a plus de politique industrielle !

Le Comité Richelieu, qui regroupe uniquement des PME françaises innovantes, recevait récemment Leo Apotheker, le patron de SAP (l’éditeur de logiciels allemand) pour échanger sur le thème du fameux et puissant Mittelstand allemand, qui fiche des complexes aux dirigeants économiques et politiques français depuis des décennies.

@ Michel P.

Bonjour Michel,

Il est très préocupant de voir Leo Apotheker, le patron de SAP prendre autant de pouvoir au sein de l'Europe.

Leo Apotheker est l'éditeur du logiciel SAP R3, logiciel dit de ERP prémice de : notre nouveau dictateur : le MES édité opar Siemens.

Pour plus de renseignement lire : http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/111011/le-nouveau-dictateur-le-mes-le-temps-du-karcher-est-venu

A bientôt.

Amitié.

 

Bonjour à tous,

une petite remarque : une cause structurelle du déficit commercial français, on le dit pas assez, c'est que, par construction comptable, le commerce international ne peut compter que des pays exportateurs ! La puissance exportatrice de l'Allemagne c'est aussi le déficit abyssal de ses voisins : deux faces d'une seule et même pièce. Par-delà les causes structurelles du manque de compétitivité français, l'Europe ne peut compter que des pays dans une situation comme celle de l'Allemagne, surtout lorsqu'on sait que les échanges européenes sont intrazones.

Nombre de discours insistent sur l'exemple de la réussite de l'Allemagne pour condamner les pays endettés... mais attention, si la France était dans la situation allemande tant mieux pour elle mais tant pis pour ses partenaires européens qui seraient d'autant plus endettés et d'autant plus déficitaires sur le plan du commerce extérieur !

Cordialement.

Bonjour Monsieur Besançon

 

Je me suis autorisée à essayer de faire un petit rappel historique sur l'évolution de la monnaie au XXème siècle , sachant que l'histoire est souvent le meilleur moyen de comprendre l'actualité .

Les dettes Européennes ne sont que la conséquence de la Crise du dollar

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/211111/les-dettes-europeennes-ne-sont-que-la-consequence-de-la-crise

J'aimerais avoir votre opinion là dessus .. sachant que comme vous le savez déjà , je suis de plus en plus persuadée que nous sommes en pleine "guerre économique et monétaire" , n'ayant que le statut parfaitement désagréable d'invité du "dîner de Cons" organisé entre la Chine et les USA ..

 

J'espère simplement que nous saurons avoir une sortie aussi digne que celle de Villeret dans le film précité .

En ce sens , nos déficits commerciaux viennent à la fois de la force totalement injustifiée de notre monnaie unique , force qui amplifie le phénomène mondialisation et ses effets pervers , voulus et réalisés sous la seule égide de la finance .

 

Bonjour Marie-Caroline Porteu, j’invite fortement le lecteur de ce fil à lire votre article pour avoir un éclairage précieux sur l’arrière plan monétaire international de la crise actuelle des dettes souveraines. Je vous ai laissé un commentaire. Bien cordialement. Yves Besançon.

@Eclair

Bonjour, vous avez parfaitement raison de mettre en garde contre une certaine tendance à idolâtrer l’économie allemande sur la base de ses performances en termes de commerce extérieur, alors qu’elles s’expliquent aussi, tout du moins pour ses échanges avec ses partenaires européens ces dernières années, par une raison peu glorieuse, celle de la pratique d’un dumping salarial sur la dernière décennie. Une telle stratégie non-coopérative dans un espace fortement intégré, comme celui de la zone euro, ne peut être que source de déséquilibres commerciaux à somme nulle du point de vue de l’ensemble, le "bonheur" des uns (les pays excédentaires) n’étant que le reflet et la résultante du "malheur" des autres (les pays déficitaires). Il y a néanmoins certains enseignements positifs à extraire des caractéristiques du tissu productif allemand à l’exportation et de sa réussite sur les marchés extra-européens, afin de rétablir un équilibre de nos échanges commerciaux, impératif indissolublement lié à l’objectif de lutte contre le chômage. Bien cordialement.

Il est vrai que cet accord intervenu récemment - pour seulement 75000 salariés des 3 millions de la métallurgie allemande, entre le syndicat allemand IG Metall et le patronat, invite à s’interroger sur une éventuelle pause ou rupture par rapport à la politique de déflation salariale de l’économie allemande de ces dix dernières années, d’autant que cet accord joue en général un rôle important dans les négociations salariales suivantes concernant l’ensemble des salariés du secteur. Par ailleurs, il n’est pas impossible qu’un salaire minimum voit enfin le jour en Allemagne, si l’on en juge par les discussions actuelles entre les syndicats et le parti conservateur allemand de la chancelière Angela Merkel (la CDU), même si les désaccords persistent sur la nature de ce salaire minimum (unique pour l‘ensemble des secteurs ?). S’il est trop tôt pour répondre à cette interrogation, il est en revanche évident qu’une telle inflexion serait souhaitable pour les autres pays de la zone euro qui pourraient suivre en stimulant ainsi leur consommation, et pour l’Allemagne qui ne peut plus compter sur la demande intérieure de ses partenaires européens avec l‘austérité généralisée. D’autant plus souhaitable, qu’elle ouvrirait le chemin à une dépréciation nécessaire de l’euro dynamisant les exportations de l’ensemble de la zone euro sur les marchés extra-européens.

Concernant les magouilles actuelles en coulisse de la Merkozy, au plus grand mépris des peuples européens (on a l’habitude !), s’il y a beaucoup d’incertitudes sur la révision du statut de la BCE, une seule chose semble pour autant à ce jour définitivement acquise : il est bien question d‘aller encore un peu plus loin dans la gestion néolibérale en enterrant définitivement les politiques budgétaires discrétionnaires, avec ou sans révision des traités européens….

Il est vrai que cet accord intervenu récemment - pour seulement 75000 salariés des 3 millions de la métallurgie allemande, entre le syndicat allemand IG Metall et le patronat, invite à s’interroger sur une éventuelle pause ou rupture par rapport à la politique de déflation salariale de l’économie allemande de ces dix dernières années, d’autant que cet accord joue en général un rôle important dans les négociations salariales suivantes concernant l’ensemble des salariés du secteur.

@ Yves Besançon

Il est né le divin espoir, sonnez musettes résonnez trompettes, chantons tous son avènement C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !

Quelque part , on a l'impression que l'Allemagne , suit la même politique que la Chine sur ce plan : compenser la baisse de la production économique mondiale et des échanges par une hausse de la demande intérieure , politique exactement inverse de celle préconisée par les financiers Anglo saxons , mais beaucoup plus proche de celle des Brics ..

@ Marie-Caroline Porteu

Un grand merci pour cette brise d'espoir pour tous les salariés de France!!!

Pour qu'il devienne une réalité Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !

@ Lepeuple 74

Un poème !!! Un poème !!! Un poème !!!

Clin d'oeilSourireÉtreinteBonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !

"Lorsque le peuple régnera dans la poésie, il sera près de régner dans la politique aussi.", Sandor Petöfi.

…………................................................et la Démocratie sera ! Clin

"Lorsque le peuple régnera dans la poésie, il sera près de régner dans la politique aussi.", Sandor Petöfi.

…………................................................et la Démocratie sera ! Clin

@ Yves Besançon

Bonjour Yves,

Bernard Lepage, alias Le peuple 74 est un ami rencontré au cours de la "célèbre" journée dite de porte ouverte "Où va le club ?" du 12 Mars dernier...

C'est un excellent poète qui a écrit une très belle revue "Esprit sain" qui commence à décrire en toute première page et ligne ses 2 licenciements à l'âge de 48 ans et c'est en sa compagnie et celle de Anido Mirolo (désabonné depuis) , que nous avons écouté à 5 mètres de distance le combat de Vincent Prudor au moyen d'une grève de la faim suggéréepar Médiapart pour résoudre son problème et celui de ses collègues licneciès de Generali...

C'est donc avec un plaisir très fort que reçu une invitation pour célébrer al réussite de ce combat qui est maintenant associé à mon amitié pour Bernard Lepage, puis la vôtre.

Un grand merci pour tout ce que vous faites pour le club et pour notre combat collectif pour un monde économique et financier meilleur.

Amitié Étreinte.

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