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Pour un «pacte des valeurs de gauche»
Dans les colonnes du Club de Mediapart de ce 11 août 2011, Henri Emmanuelli (député des Landes), Benoît Hamon (porte-parole du PS), et Liêm Hoang Ngoc (député européen), en réaction aux nouvelles tentatives de putsch de la spéculation financière contre les démocraties occidentales, proposent un «pacte d'investissement» pour retrouver le chemin de la croissance (Lire : Contre la «règle d'or», pour un pacte d'investissement !). Ma première réaction après lecture de cet appel étant un peu longue pour un commentaire, j'en fais part sous forme d'un billet.
Excellente initiative ce "pacte d'investissement", mais permettez-moi d'y voir une toute petite goutte d'eau dans un océan face au mur de la finance et des inégalités. Il faudra aller beaucoup plus loin, Messieurs, si vous voulez emmener les peuples à nouveau sur le chemin du progrès social, et tordre le cou définitivement à l'ordre néolibéral ainsi qu'à la collusion intéressée et insupportable entre les dirigeants politiques et les intérêts de la minorité possédante. De mon côté, je vous propose un autre pacte, celui que j'appelle le "pacte des valeurs de gauche " décliné à deux niveaux :
- au niveau de la zone euro : institution d'un gouvernement européen, contrôle des mouvements de capitaux, instauration d'une taxe conséquente sur les plus-values financières, définition de la politique monétaire de la BCE en fonction de l'objectif premier de lutte contre le chômage ;
- au niveau national : réforme fiscale en profondeur sur les revenus, le patrimoine et les plus-values (d'où qu'elles viennent !...financières, immobilières, sur les cours des matières premières, etc.) au service, à la fois, de la réduction des inégalités, de la croissance et de la réduction de la dette, et de la protection de l'environnement ; création d'un revenu maximum acceptable incluant tous les revenus du travail et du capital avec une norme décente de proportionnalité par rapport au revenu solidarité active (RSA) ; élargissement du RSA à tous les jeunes de moins de 25 ans ; accentuation du partage du travail par la poursuite de la réduction du temps de travail (n‘en déplaise à la position de certains membres du parti socialiste); remise à plat de notre système de répartition des retraites avec enfin la mise en place d'une redistribution digne de ce nom, et non une redistribution " inversée " comme celle qui caractérise le système actuel au profit des plus favorisés ; fin de la casse de la protection sociale et des services publics (bienvenue à votre pacte de l'investissement !)en refusant notamment le camouflé néolibéral de " service universel " concocté par la Commission européenne ; socialisation du système bancaire ; lois garantissant l'indépendance des médias publics et privés par rapport aux intérêts de la minorité possédante ; coupure radicale et définitive avec les privilèges monarchiques de l'exercice de la responsabilité politique ( fin du cumul des mandats, rémunération décente des politiques, nombre limité de mandats pour un élu dans le temps ), incarnée, pourquoi pas, sur le fond et la forme par une VI ième république.
Ma liste n'est certainement pas exhaustive, mais il y a là matière, me semble-t-il, pour occuper en mai 2012 les esprits éclairés d'un prochain gouvernement de gauche composite et respectueux de toutes les sensibilités des forces de gauche pour retrouver le chemin du progrès social avec ou sans croissance, et passer de la démocratie des monarques et des nobles à la démocratie des peuples ! Et pour les aspects très concrets et techniques des éléments de ce pacte des valeurs de gauche, n'hésitez pas à me contacter, les tiroirs de mon bureau regorgent de propositions très précises, réalistes et radicales.
Pardonnez-moi d'avoir " légèrement " débordé par rapport à la crise financière et économique proprement dit ; en même temps, difficile de traiter de cette sortie de crise en dehors de toutes les vraies impostures qui la nourrissent, et surtout impossible de ne pas la regarder à quelques mois de la future échéance présidentielle comme l'occasion d'une formidable rupture historique où la gauche a rendez-vous avec son vrai dessein pour une révolution pacifique de l‘organisation de nos institutions et de nos économies ! Répondra- t-elle présente à cette convocation de l'Histoire ? Personne n'a la réponse, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle en a les moyens et, en cas de défection, il sera très difficile de lui trouver des circonstances atténuantes !


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Excellent papier, Yves!
Un détail cependant (et c'est une réserve qui m'a amené à ne pas signer "l'Appel des economistes atterrés" ). On ne peut pas faire une analyse purement keynésienne de la crise et recommander une politique de croissance et d'investissement sans préciser d'abord et avant tout (et non pas au 25e paragraphe pour faire plaisir) que la crise écologique est au coeur de cette crise-ci et que toute "relance économique" doit etre écologiquement soutenable. Ce qui sélectionne le type d'investissements à promouvoir et ceux à rejeter.
cf mon texte ici : http://lipietz.net/?article2666 ou mon livre : http://lipietz.net/?article2666
Tous les commentaires
Un gouvernement européen dans un pacte des valeurs de gauches ?
Alors qu'une majorité de Français s'est prononcée contre une constitution européenne, la dernière fois qu'on les a consultés.
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Si déjà on redonnait le pouvoir aux citoyens de chaque pays dans son pays, la reconstruction d'une vraie Europe des peuples serait envisageable.
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L'Europe d'aujourd'hui, arque boutée sur la défense du libéralisme, sur la concurrence entre les Hommes ne mérite pas un gouvernement.
Bonjour Danivance,
Bien d'accord avec vous !
c'est quoi, cette proposition, un fédéralisme ? Surtout pas ... maintenant !
Et on va les chercher dans quel pays, parmi les 27, les gouvernement de gauche qui seraient partants ? Je crois que c'est de l'ordre du rêve, non ?
Si on ne commence pas à dénoncer les institutions européennes qui nous plombent , on va faire quoi ?
Un rappel tout bête: ces gens-là ne sont pas élus et ils dictent aux Etats ce qu'ils doivent faire, dans le style du plus pur ultra-libéralisme .
On leur doit en ligne directe la fameuse idée de la "règle d'or", que le nabot a su utiliser , pour sa communication,. avec profit.
Justement, il s’agirait de transformer la Commission européenne, simple organe exécutif technique sans légitimité démocratique et aux ordres de l’idéologie néolibérale, en un véritable gouvernement économique européen responsable politiquement devant le Parlement européen. Un processus démocratique qui peut démarrer dans un premier temps au niveau de la zone euro.
@ Yves Besancon,
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Pour moi le Parlement Européen en grande partie, et encore plus la Commission sont sous influence complète du néolibéralisme. Les transformer me parait impossible. Il faut repartir de zéro.
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Des citoyens aux commandes en France ( VI em République), s'entendant avec les citoyens des autres pays européens désirant rompre avec le système financier actuel qui nous mêne tout droit au chômage total et à la guerre.
Le Parlement européen est issu des urnes. Si les forces de gauche et écologiste y deviennent majoritaires, la première bataille est gagnée pour avoir un gouvernement européen avec une légitimité démocratique des peuples...
Le Parlement européen est issu des urnes. Si les forces de gauche et écologiste y deviennent majoritaires, la première bataille est gagnée pour avoir un gouvernement européen avec une légitimité démocratique des peuples...
@ Yves Besançon
Ceci est un point essentiel, un grand merci pour nous le rappeler !!!
Bonsoir Netmamou
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Tout à fait d'accord avec vous, ces gens là sont téléguidés par le capital, et pour certains d'entre eux en vivent. Comment espérer qu'ils nous représentent ? Une seule solution pour eux : les renvoyer à leurs études.
Je le reprécise à nouveau, le sens de la proposition est de substituer à la Commission un gouvernement économique européen politiquement responsable devant les élus des peuples européens, comme les gouvernements nationaux le sont dans les régimes parlementaires. Il s’agit précisément de mettre fin au pouvoir technico-libéral et vide démocratiquement de la dite Commission. Ce n’est donc pas en renvoyant nos commissaires à leurs études que nous allons avancer, mais plutôt en réveillant le citoyen sur les enjeux des élections, nationales cela va de soit, et bien sûr européennes……et en renforçant les pouvoirs du parlement européen. Quant à celui-ci, si on ne se reconnaît pas suffisamment dans les valeurs et l’action des élus, il est toujours possible de se présenter aux élections et de convaincre….
à Danivance
totalement d'accord sur ce point
qui me semble -t-il modestement doit être placé en priorité (redonner aux citoyens le pouvoir perdu) et reconstruire ainsi d'abord une véritable europe des peuples !
seul moyen ,actuellement , d'espérer viser cette europe sociale que beaucoup voulaient mais laminée impitoyablement par la domination financière (au nom ,absurdement ,de la monnaie!)!
C'était aussi un sens (un des sens ) du vote de 2002!ne pas l'oublier !
Il y a trop tendance ,dans les pensées à gauche (,je dis TROP!d'après mes "témoins") à oublier la protestation populaire dans son aspect essentiel!
Le citoyen lambda n'est pas dupe et ne veut surtout pas perdre sa liberté d'expression !
s'il n'en est pas tenu compte ,il y aura des difficultés sans nombre!!nous
sortirons des cadres connus: trop de mécontentements divers et variés!
Billet intéressant et riche !
à Y Besançon
D'abord je vous remercie pour votre intérêt mais surtout pour cette réflexion :je la trouve éclairante ,encourageante , posée en termes accessibles à tous; CE QUI EST ESSENTIELpour les citoyens lambda ,
rebutés par des termes un peu trop techniques souvent!
Repoussés et contrariés !
OUI ,il est important que se fasse ce travail d'explication des enjeux!
Mais les circonstances et la logique du temps demandent (ressenti réel et exprimé) sans doute que les priorités du survivre vécues par le grand nombre , vécues comme une urgence, mettent au premier plan de rechercher et trouver des solutions à ces soucis/Outil psychologique!
Cela n'exclut absolument pas de penser aux problèmes de structure ,d'organisation ,de pouvoir décisionnel!
Une approche globale de ces questions a bien montré déjà ,pour ceux qui ont accès aux sources et qui ont le temps de les assimiler , les liens entre les résultats et des causes:
certaines causes qui se précisent progressivement ne sont pas vues encore du grand nombre! qui a besoin de changer ses perceptions pour les voir!Habitué qu'il est à des idées simples héritées du passé, ce grand nombre ne peut absolument pas absorber d'un coup la compréhension de mécanismes complexes !d'où le piège des extrêmes!
Pour autant renoncer serait désatreux!
Tout un travail d'explication vrai sans être savant ,et méthodique ,reste à faire!comme plusieurs à gauche l'ont entrepris !
Vous parlez , à juste titre des ENJEUX!
Il semble que le premier de tous ,actuellement ,consiste dans :restaurer une confiance démocratique envers des instances décisionnelles existantes
au niveau national, tout en mettant en perspective démocratique des projets de restauration
plus "ambitieux" pour des solutions futures!
Votre pensée directrice me paraît claire:des solutions ,non l'inverse !
Tout se passe comme si ,pour rétablir un fonctionnement démocratique ,il s'agit de remettre la pyramide sur sa base!
il s'agit de ne pas retomber dans les mêmes ornières!mes ancêtres paysans diraient:"ne pas mettre la charrue avant les boeufs"!et aussi reprendre les rênes et les avoir bien en mains.
Pardon pour ce commentaire un peu long!
à Y Besançon
D'abord je vous remercie pour votre intérêt mais surtout pour cette réflexion :je la trouve éclairante ,encourageante , posée en termes accessibles à tous; CE QUI EST ESSENTIELpour les citoyens lambda ,
rebutés par des termes un peu trop techniques souvent!
Repoussés et contrariés !
OUI ,il est important que se fasse ce travail d'explication des enjeux!
@ cereb
Yves est un professeur, totu simplement citoyen !!!
C'est tout simple mais c'est si rare, qu enotre devoir est de saluer son engagement à nos côtés !!!
Lorsque François BOnnet nous disais, le 14 Mars dernier, que les memebres du club n'étaient plus ce qu'ils étaient, il a sans doute voulu dire qu'ils étaient meilleurs...
@Cereb
Votre commentaire n'est absolument pas trop long ! Vous avez parfaitement raison de souligner l'urgence d'un travail explicatif citoyen en économie politique car la racine du mal du désintérêt pour la chose publique, c'est l'incompréhension. Certes, rien d'original dans ce diagnostic car finalement nous avons tous été écoliers et nous pouvons tous nous rappeler que l'intérêt pour le savoir commence à naître ou à se réveiller avec un début de compréhension et surtout une invitation pédagogique à la compréhension ! En même temps, poser le diagnostic permet aussi d'agir dans l'optique de ce travail explicatif et de renvoyer chacun à ses responsabilités. A commencer par un trop grand nombre de journalistes qui, par complicité d'intérêts avec la minorité possédante et/ou manque d'audace et/ou incompétence, passent volontairement à côté de cette dimension de leur mission, en se contentant de relayer une information partisane sous des fausses apparences d'objectivité et d‘extériorité par rapport à l’oligarchie politico-financière en place, une information qui surtout ne remet pas en cause l‘ordre établi…..bref, une information complice et au service de la reproduction sociale !
L'accès à l'instruction de base a été et restera la meilleure arme de guerre contre les dictatures. Les peuples doivent et peuvent maintenant conquérir un autre territoire, celui d'une réelle démocratie où les élus représentent pleinement l'intérêt général et non celui d'une minorité possédante comme c'est le cas depuis 1789. Une deuxième arme de guerre est indispensable, c'est précisément l'accès à une instruction en économie politique : l'école, les journalistes qui font vraiment leur travail de diffusion explicative de l'information, les syndicalistes, les militants associatifs, les blogueurs, les politiques intègres et responsables, les citoyens comme vous et moi qui se tiennent informés et diffusent aussi des messages,etc....., autant de petits soldats pour cette grande armée au service de l'avènement d'une DEMOCRATIE digne de ce nom.....
Vous avez parfaitement raison de souligner l'urgence d'un travail explicatif citoyen en économie politique car la racine du mal du désintérêt pour la chose publique, c'est l'incompréhension.
@ Yves Besançon & Cereb
Bonjour Yves & Cereb,
Un grand merci pour vos messages.
Contrairement à ce que disait son roi employeur et en parfaite concordance avec la réponse de Mozart et votre réponse, Yves, à Cereb, tout discours sur l'économie doit avoir le nombre de mots nécessaires, même si ce nombre de mots est supérieur aux slogans publicitaires qui nous envahissent et abrutissent.
Notre devoir de citoyen est de comprendre des choses complexes pour prendre des décisions qui peuvent être simples, comme manifester dans la rue par exemple ou complexes comme lire Karl Marx, Hannah Arendt, La stratégie du choc de Naomi Klein, Le manifeste des économistes atterrés ou tout simplement vos commentaires.
Comme vous le dites, Yves, L'accès à l'instruction de base a été et restera la meilleure arme de guerre contre les dictatures.
Vous nous donnez les moyens d'y accéder, il est de notre devoir de citoyen d'utilser cet accès au mieux.
Un grand merci pour nous permettre, par vos travaux, de devenir de meilleurs citoyens.
A bientôt.
Amitié.
Je préfère
http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-maillard/110811/pour-un-veritable-appel-citoyen-contre-la-dictature-financiere
Merci pour ce lien que je viens de consulter et que je recommande aussi. La richesse est dans la diversité des formes....
@ Yves Besançon : je fais partie de ceux qui apprécient les propositions raisonnables comme la vôtre ou celle de Pascal Maillard, mais je ne crois plus qu'elles puissent rencontrer les citoyens lambdas -il manque un maillon à la "confiance alternative"...
Impasse citoyenne ?
J'avais écrit un long commentaire ci dessous, commentaire inspiré par les différentes discussions en cours sur Mediapart, concernant la situation socio économico financiaire européenne et française, et l'impasse politique dans laquelle la "crise" actuelle se déploie.
Au niveau citoyen aussi, chacun a sa solution, mais personne ne fait un pas vers celle des autres.
Consciente d'avoir squatté votre fil, j'ai fait de mon commentaire un billet (qui est pour le moment à l'état de commentaire pas vraiment élaboré, et le restera peut-être) : http://blogs.mediapart.fr/blog/fantie-b/120811/sans-titre-pour-linstant-et-sans-illusions
@Fantie et Cereb
Concernant la proposition de remplacer le travail désastreux et la tyrannie néolibérale d'une Commission par un gouvernement économique européen (à l'action complémentaire aux gouvernements nationaux) responsable devant une institution élue par les peuples, nous sommes tous d'accord, elle signifie bien une mise sous contrôle nécessaire de l'exécutif européen par ces derniers.....à condition qu'ils se déplacent pour aller voter ! Votre scepticisme peut donc apparaître légitime eu égard à la montée inquiétante de l'abstentionnisme. Pour autant, faut-il abdiquer face à cette crise de défiance vis-à-vis de l'Europe politique exprimée par le citoyen lambda ? Pour précisément réveiller ce citoyen lambda sur l'Europe, ne faut-il pas précisément lui faire comprendre les enjeux de la représentativité de ses options politiques au parlement européen du point de vue précisément du choix d'un exécutif au service réel de l'intérêt général ?
Comme indiqué dans mon billet, même si je pense que cette proposition va dans le sens souhaitable d'une Europe plus démocratique pour l'intérêt des peuples, il ne s'agit que d'une proposition parmi d'autres dans un bouquet de mesures importantes, dont celles relevant de l'échelon national. Et si je fais cette remarque, c'est que certaines de ces propositions de gauche et écologiste proposées au niveau national, pourtant minimalistes et réalistes, ne sont pas, étonnamment, à quelques mois de la future échéance présidentielle, défendues par toutes les forces progressistes. La peur du vide ?
Pour précisément réveiller ce citoyen lambda sur l'Europe, ne faut-il pas précisément lui faire comprendre les enjeux de la représentativité de ses options politiques au parlement européen du point de vue précisément du choix d'un exécutif au service réel de l'intérêt général ?
@ Yves Besançon
Nous sommes dans l'impasse politique, au sommet comme à la base (et aux
niveaux intermédiaires que sont les partis), car les européanistes ont
perdu (dilapidé, détruit) la confiance que certains citoyens pouvaient
mettre dans la construction européenne.
Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/fantie-b/120811/sans-titre-po...
@ Fantie B.
Bonjour Fantie,
Un grand merci poour ce message et pour votre billet de blog dont j'ai choisi de mettre en exergue un passage en gras et en italique.
A bientôt.
Amitié.
Ma première réaction après lecture de cet appel étant un peu longue pour un commentaire, j’en fais part sous forme d’un billet.
@ Yves Besançot
De tout coeur, MERCI.
@ Yves Besançon
Je n'ai qu'un regret celui que vous ne soyez pas vous même candiat à la présidence de la République Française.
Je nous abreuve pas d'émoticones mais le coeur y est !!!
A bientôt.
Amitié.
YB: sur une terre surpeuplée, Paul Romer l'économiste américain pronostique d'immenses villes nouvelles, les Charter Cities (un premier projet existe au Honduras). Les habitants concluent un pacte autour de valeurs communes. Je prends cette exemple pour montrer à quel point la notion de valeur sera prépondérante pour réunir les hommes.
Les structures, organsiations, contenants, n'ont aucune utilité sans contenu: les valeurs.
Ces valeurs devraient réguler toute action de création (puis de production), et à tous niveaux: personnes, mots, signes, lieux, produits et service.
Mais la création est aujourd'hui polluée par le non respect de l'altérité, le manque de transparence des buts, le non respect de l'homme (social, santé, etc.) et de la nature, la fausse innovation, le manque de simplicité.
Le problème, c'est que les valeurs bonnes ou mauvaises sont transmises aux objets par réification. Ceux-ci font tourner des entreprises puis des états.
Au final, la finance n'est que l'exploitation de la valeur des objets (André Orlean, économiste).
Changer de valeurs, c'est donc changer les valeurs qui ont participé à la conception des objets. Et par là les valeurs de ceux qui les créent.
Pardonnez-moi d’avoir " légèrement " débordé par rapport à la crise financière et économique proprement dite ; en même temps, difficile de traiter de cette sortie de crise en dehors de toutes les vraies impostures qui la nourrissent, et surtout impossible de ne pas la regarder à quelques mois de la future échéance présidentielle comme l’occasion d’une formidable rupture historique où la gauche a rendez-vous avec son vrai dessein pour une révolution pacifique de l‘organisation de nos institutions et de nos économies ! Répondra- t-elle présente à cette convocation de l’Histoire ? Personne n’a la réponse, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle en a les moyens et qu’en cas de défection, il sera très difficile de lui trouver des circonstances atténuantes !
@ Yves Besançon
Totalement pardonné Yves !!!
Comme vous ,je vois ,Vivre est un village , je considère que ce paragraphe est à placer en exergue!
La cible ,au coeur ,vivant ,du problème!
accentuation du partage du travail par la poursuite de la réduction du temps de travail (n‘en déplaise à la position de certains membres du parti socialiste); remise à plat de notre système de répartition des retraites avec enfin la mise en place d’une redistribution digne de ce nom, et non une redistribution " inversée " comme celle qui caractérise le système actuel au profit des plus favorisés ; fin de la casse de la protection sociale et des services publics (bienvenue à votre pacte de l’investissement !) en refusant notamment le camouflé néolibéral de " service universel " concocté par la Commission européenne ; socialisation du système bancaire ; lois garantissant l’indépendance des médias publics et privés par rapport aux intérêts de la minorité possédante ; coupure radicale et définitive avec les privilèges monarchiques de l’exercice de la responsabilité politique ( fin du cumul des mandats, rémunération décente des politiques, nombre limité de mandats pour un élu dans le temps ), incarnée, pourquoi pas, sur le fond et la forme par une VI ième république.
@ Yves Besançon
Il s'agit là, en effet, du minimum du minimum, en sachant que le nécessaire est : http://ecosocietal.wordpress.com/2010/09/10/manifeste-d%E2%80%99economistes-atterres/
Bonjour Yves,
Ce billet ne semble pas rencontre le succès qui lui est dû, ce qui me désole profondément.
Vous avez parfaitement raison d'insister sur le fait que des réformes à l'eau tiède sont inutiles et que nous avons besoin devottre travail au sein des économistes atterrés, de Marcel Gauchet, d'Emmanul Todd, de Frédéric Lordon et de Jacques Bienheureux le spécialiste en économie de Jean-Luc Mélenchon, sans oublier Nicolas Béniès qui en plus de sa fonction de professeur à l'Université Populaire de Caen et Candidat sur la liste du Front de gauche pour la circonscription Nord-Ouest.
Certains ex collègues d'Edwy Plenel au journal Le Monde se sont émus, le 14 Mars à l'occasion d'une réunion dans la cour du du journal Médiapart, d'une ligne éditoriale manquant de précision.
Nous avions tous été précédemment enthousiasmés par la réunion du mi de Février au théâtre de la Colline sous le haut patronage de Stéphane Hessel pour la défense des révolutions du monde Arabe.
Nous avons tous beaucoup aimé l'article d'Edwy Plenel en date du 17 Juillet sur le 14 Juillet et nous avons été très nombrteux à le faire savoir.
EN ces temps où même des émissions de télmévision réputées sèrieuse comme, par exemple "C dans l'air" sur "Arte" se permette d'inviter sur le plateau le "franchisé" français de Standart & Poor's sna sinviter aucun des économistes dont je parl, il est urgent que Médiaprt réaffirme vigoureusement et en toute occasion laligne éditoriale que nous nous efforçons tous, de défendre de notre mieux.
Je joins ma prière laïque et républicaine pour que ce voeux soit exhaucé.
A bientôt.
Amitié.
Je vais essayer de donner mon point de vue !
*D'abord vous parlez de gouvernement européen : Serait-il là juste pour régler les problèmes économiques un peu comme le souhaite la GB ?
Et avez-vous plus de précisions au sujet du contrôle des mouvements de capitaux ?
Ensuite pour moi il y a d'abord et avant tout une nécessité de parler du type d'Europe à faire et vite : Il faut sans doute 1 fédération, un suffrage direct et surtout il faut savoir qui sera dedans !
Donc on peut peut-être s'arrêter une seconde sur l'Allemagne qui est trop systématiquement critiquée et qui est et restera l'élément moteur et ce malgré ses défauts. Les Allemands ont été, grâce à Schröder, déjà pas mal malmenés alors ensuite attendre tous les sacrifices solidaires de leur part est, à mon avis, un peu dur !
*Maintenant au niveau national, je suis d'accord avec vous sur bien des points et en particulier pour sauver la protection sociale et les services publics.
Ce qui est peut-être un peu utopique c'est la socialisation du système bancaire !?
Ensuite je suis à fond pour la fin des pouvoirs et cumuls déments des politiques et la Norvège (malgré ce qu'elle vient de subir) doit être prise en exemple dans ce domaine là et serait la bienvenue au sein de cette nouvelle Europe, si elle le voulait ?!
Dernier point, vous parlez des forces de gauche (toutes j'en doute un peu !) qui doivent se rassembler pour retrouver le chemin du progrès social (d'accord) mais vous dites avec ou sans croissance : Est-ce vraiment possible ?!
*Pour conclure vous êtes un "passionné" et vous y croyez et cela fait du bien de vous lire : Vous êtes donc comme Blum qui disait "Je le crois parce que je l'espère" !
Ce qui est peut-être un peu utopique c'est la socialisation du système bancaire !? vous êtes un "passionné" et vous y croyez et cela fait du bien de vous lire : Vous êtes donc comme Blum qui disait "Je le crois parce que je l'espère" !
@ fiesole
La socialisation du système bancaire est bien utopie tout comme l'a été la nationalisation de l'industrie pétrolière, le vol du premier homme où le premier atterrissage sur la lune, c'est pour ça que cette socialisation se fera, non seulement parceque Yves Besançon et moi même pensons !!!
Excellent papier, Yves!
Un détail cependant (et c'est une réserve qui m'a amené à ne pas signer "l'Appel des economistes atterrés" ). On ne peut pas faire une analyse purement keynésienne de la crise et recommander une politique de croissance et d'investissement sans préciser d'abord et avant tout (et non pas au 25e paragraphe pour faire plaisir) que la crise écologique est au coeur de cette crise-ci et que toute "relance économique" doit etre écologiquement soutenable. Ce qui sélectionne le type d'investissements à promouvoir et ceux à rejeter.
cf mon texte ici : http://lipietz.net/?article2666 ou mon livre : http://lipietz.net/?article2666
J'approuve le commentaire d'Alain Lipietz, tant sur l'approbation globale que sur la réserve (qui n'est pas un détail).
+1
@Alain Lipietz
Le keynésien marxiste vert ou le vert marxiste keynésien que je suis, ne peut que vous rejoindre sur cette critique du manifeste. L’économie politique contemporaine doit être socio-économique et écologiste si elle veut prétendre éclairer la réalité d’aujourd’hui. Tout en étant conscient de cette limite, j’ai néanmoins signé ce manifeste avec l’attente quand même d’un large écho médiatique sur le volet essentiel de la responsabilité de la gestion néolibérale dans la crise du capitalisme financier actuel, qui s‘intègre, nous sommes bien d’accord, dans le cadre d'une crise beaucoup plus générale, celle de la gestion de la rareté.
-L’économie politique contemporaine doit être socio-économique et é-cologiste si elle veut prétendre éclairer la réalité d’aujourd’hui.
@ Yves Besançon et Alain Lipietz
Bonjour,
J'ai sous les yeux leème de couverture du livre "les économistes atterrés, ans d'aveuglement, l'Europe au bord du gouffre édition LLL Les liens qui libèrent ISBN 978-2-918597-32-2 dont la dernière ligne de la 4ème de couverture "20 ans d'aveuglement" se termine par : L'Europe sera sociale, écologique et solidaire ou ne sera pas."
Cous pouvez donc maintenanat, cher Alain Lipietz, signer le manifeste en toute sérénité.
A bientôt.
Amitié.
Cher Jean, merci de le rappeler. Des commentaires toujours fins et perspicaces. Amitiés.
@ Yves Besançon
Bonjour Yves,
Je viens de grandir de 5 centimètres à la lecture de votre dernier message.
Je suis à Bruxelles chez ma fille (je n'invente rien) sous un généreux soleil et avec la généreuse lecture de "Le piège de la dette publique, comment s'en sortir" des éditions LLLL Les Liens qui Libèrent ISBN 978-2-918597-29-2 dont la 4ème de couverture se termine par : "D'autres solutions sont possibles à condition de s'attaquer à la mainmise des marchés financiers. Il faudra replacer la création monétaire sous contrôle démocratique et promouvoir un autre partage des richesses, sans hésiter à dénoncer un e partie de la dette. La manière dont sera traité la dette publique dans les annéesqui viennent, loin d'être une question technique, déterminera en grande partie l'avenir de nos sociétés."
Je sais qu'aucune lecture ne peut m'éclaire davantage que vos commentaires mais pensez-vous que la lecture de ce livre ne me sera pas inutile ?
Je vous remercie par avance pour votre réponse.
A bientôt.
Amitié.
Je n'ai pas encore lu ce livre, mais que de bonnes garanties qui donnent envie de le parcourir au-delà de son un titre évocateur, notamment son auteur ATTAC et surtout DES LIENS QUI LIBERENT.....Bonne lecture !
Bonjour Yves,
J'ai terminé la lecture du livre "les économistes atterrés, 20 ans d'aveuglement, l'Europe au bord du gouffre" que, poir la petite histoire, Edwy Plenel a sorti de sa poche à Canal Plus pour le donner à Franz Olivier Ginsberg
.
A travers, Une Europe plus solidaire...avec les marchés, Il est urgent de changer l'Europe, Emblème et symbole de la finance dérégulée, Economie et politique de la restructuration de la dette islandaise, Faut-il restructurer les dettes ouveraines européennes ? j'ai appris beaucoup de choses.
A bientôt.
Amitié.
On respire quand même mieux chez vous, m'sieur Besançon.
On respire quand même mieux chez vous, m'sieur Besançon.
Oui :



























L'air du développement durable est très précieux en la matière......
L'air du développement durable est très précieux en la matière......
En effet :


..........m'sieur Colin.
Je voudrais revenir sur la "socialisation des banques". Au sein de la classe possédante, elle est quasiment déjà faite; les grands groupes, y compris bancaires, s'appartiennent déjà les uns aux autres, capitaux, et personnel dirigeants, sont interpénétrés. Pour socialiser dans un sens démocratique, il suffirait d'introduire des "golden shares" dans le capital social: un droit de regard des pouvoirs publics. Mais il me semble que ce devrait être fédéralisé et décentralisé, et encadré par la société civile.
Je suis en accord avec votre constat, mais je préfère rester sur le registre marxiste pour le qualifier, et parler de forte centralisation du capital dans le secteur bancaire dont on sait qu’elle a nécessairement accompagné la concentration du capital industriel et qu‘elle débouche sur la constitution d’une réelle oligarchie financière. La lumière de certains passages du Capital de Karl Marx offre à ce propos un regard très intéressant sur la crise actuelle en termes de vieillissement du système capitaliste......
un droit de regard des pouvoirs publics. Mais il me semble que ce devrait être fédéralisé et décentralisé, et encadré par la société civile.
@ Melchior Griset-Labûche
C'est en effet, le premier à faire, le second étant que l'état agisse ensuite dans la défense de ses citoyens !!!
Une preuve d'ouverture des partis vers les citoyens ?...
Exercice :
Faites à l'écran un nom (au hasard : PCF, PS, MODEM, etc.). Essayez d'avoir un contact pour poser une question "personnelle" au service de la collectivité (au hasard : sortir du nucléaire, appeler contre la dictature financière, informer du revenu inconditionnel d'existence, débattre de la déconstruction du genre, etc.)
Si vous trouvez un véritable contact prêt à recevoir votre message, à lui donner une audience et à discuter avec vous : JE VOTE POUR !
...
Je ne voterai que pour un candidat capable d'entendre les citoyens, quand je dis entendre, je veux dire écouter véritablement, concrètement et par des échanges infléchissant des programmes, échanges qu'on peut écrire, lire et vérifier de manière tangible, en en voyant les répercussions dans notre vie quotidienne :
– accueil des immigrés,
– répartition équitable des ressources,
– suivi des soins avec prise en charge des familles accompagnantes,
– abaissement de l'âge de départ de la retraite sans perte de revenus,
– emploi de qualité pour nos jeunes enfin sortis de la précarité,
– augmentation de la sécurité alimentaire par le manger local,
– remplacement progressif de la médicalisation pharmaceutique par des modes d'existence et d'hygiène mieux adaptés aux corps des individus et de leur environnement,
– rapprochement des lieux de travail et d'habitat,
– amélioration sensible de la qualité des conditions d'enseignement et du confort de logement...
Jean-Jacques M’µ
– abaissement de l'âge de départ de la retraite sans perte de revenus,
@ JJMU
Bonjour JJMU,
De la longue liste que vous citez, j'ai mis en exergue cette ligne qui me semble particulièrment importante puisque aucune entreprise ne souhaite garder son personnel au delà de 55 ans !!!
En ce qui concerne le personnel ouvrier, il n'a tout simplement aucune chance de survivre à la mondialisation !!!
Commes les jeunes, de plus en plus, ne commencent à gagner sérieusement rarement avant 30 ans, il est plus qu'urgent de passer au revenu citoyen :
L'Allocation universelle désigne le versement d’un revenu unique à tous les citoyens d'un pays, quels que soient leurs revenus, leur patrimoine, et leur statut professionnel : ce revenu permettrait à chaque individu de satisfaire ses besoins primaires (se nourrir, se loger, se vêtir, voire acquérir certains biens culturels de base), et laisserait l'individu libre de mener ensuite sa vie comme il l'entend.
Il est parfois aussi appelé « revenu social garanti », « revenu universel », « revenu d'existence », « dividende universel » ou revenu citoyen lorsqu'il est financé par la redistribution des revenus issus des ressources naturelles comme c'est le cas en Alaska depuis 1976.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle
A bientôt.
Amitié.
@JJMU
Je partage votre constat sur la distance entre les citoyens et les politiques par manque d‘accessibilité et de disponibilité de ces derniers. Même si les choses ont un peu évolué, nos politiques restent encore bien trop enfermés dans ce que j’appellerais les vestiges de l’héritage de l’exercice monarchique de la fonction politique. Et comme rattrapés par cet héritage, plus nos politiques se rapprochent par les sondages de l’Élysée ou de Matignon, moins ils deviennent accessibles. A droite, on a bien évidemment l’habitude de voir des vrais monarques déguisés en costumes-cravattes, mais même à gauche, c’est toujours d’actualité : regardez François Hollande qui n’a pas même dénié venir cette année à la fête de l’humanité, la fête du peuple de gauche et de sa rencontre….anecdotique certes, mais tout autant très symbolique…et une symbolique qui n’est pas des plus enthousiasmantes dans la perspective où il semble bien placer pour être le candidat de la gauche pour affronter le filou bonapartiste…
Parmi ces vestiges de l’exercice de la fonction politique d’un autre temps, je citerais notamment la professionnalisation de la politique avec des rentes en termes de rémunérations et de privilèges complètement décalées par rapport aux réalités quotidiennes de la vie de l’immense majorité des citoyens, surtout en ces périodes de crise. Il est tout à fait inconcevable, dans une démocratie digne de ce nom, que l’on puisse faire carrière et s’enrichir en politique : personne n’est irremplaçable, les talents sont partout et se renouvèlent, voilà pour interdire le cumul des mandats et limiter dans le temps le nombre de mandats pour assurer un renouvellement permanent de la classe politique ; servir le peuple est un privilège et ce privilège est déjà une forme de rémunération en soi, voilà pour fixer des rémunérations décentes des fonctions électives eu égard au niveau du Smic ; le bon sens et le dévouement pour l’intérêt général ne sont pas proportionnels au nombre d’années d’études, et il serait tout à fait envisageable de mettre en place des formations financées par la collectivité et graduées selon le niveau d’instruction des intéressés et destinées aux citoyens intéressés à la perspective d’exercer une fonction élective (par exemple, formation au travail de député ou de Président de la République), voilà pour la désacralisation ou la " démonarchisation " de la responsabilité politique qui deviendrait enfin pleinement et légitimement ouverte aussi à des citoyens peu ou pas diplômés ! Bref, encastrons le peuple dans la classe politique ou la classe politique dans le peuple, et on aura déjà pas mal avancé sur le chemin du rapprochement entre les citoyens et leurs politiques.
Je recommande.
Quelqu'un ici a dit qu'on respirait mieux dans le fil de vos billets.
Je suis bien d'accord.
Jean-Jacques M’µ
Quelqu'un ici a dit qu'on respirait mieux dans le fil de vos billets.
@ JJMU
Ce quelqu'un se nomme Bernard Colin...
François Hollande qui n’a pas même dénié venir cette année à la fête de l’humanité, la fête du peuple de gauche et de sa rencontre….anecdotique certes, mais tout autant très symbolique…et une symbolique qui n’est pas des plus enthousiasmantes dans la perspective où il semble bien placé pour être le candidat de la gauche pour affronter le filou bonapartiste…
@ Yves Besançon
Bonjour Yves,
François Hollande n'est pas de gauche dans le sens où il a demandé de voter en faveur de Maastricht
.
Voir Ségolène Royale se réclamer des valeurs était d'un comique assez triste
!!!
En ce qui concerne Martine Aubry, comme nous l'a signalé un article de Médiapart, elle ne parle pas économie
!!!
Arnaud Montebourg a parlé à plusieurs reprises d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon et il semblerait que, enfin, il soit appuyé par le parti communiste
Même s'il ne répond pas à ma question sur sa position face au manifeste des économistes atterrés http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html , je voterai au premier tour de ce machin bizarre nommé primaires du PS, même si je n'y ai pas ma carte
.
Dans l'immédiat, je ocntinue à aider de mon clavier Jean-Luc mélenchon autant que je peux.
A bientôt.
Amitié.
Bonjour Jean, je suis moins sévère que vous sur ceux qui à gauche ont approuvé Maastricht. Chacun d'entre nous a le droit à l'erreur dans ses appréciations et décisions surtout si elles sont animées par une raison d'être conforme à des valeurs bienveillantes. Par ailleurs, on peut évoluer favorablement....Donc pour F.Hollande, ce qui me semble problématique, c'est plutôt ce qu'il dégage et propose aujourd'hui, ou plutôt ce qu'il ne propose pas ! Un embryon de programme et non un programme, avec certes le souffle d'un très léger petit vent de gauche mais sur une terre qui reste fondamentalement droitière, et des nouvelles apparences dans la façon d'être et de s'exprimer qui étrangement (pour un vrai démocrate en 2011 !....surtout de gauche....) et de façon inquiétante sonnent plus comme une préparation à la fonction de monarque élyséen qu'à celle de Président d'une démocratie des peuples. Affaire à suivre.....Amicalement.
pour F.Hollande, ce qui me semble problématique, c'est plutôt ce qu'il dégage et propose aujourd'hui, ou plutôt ce qu'il ne propose pas !
@ Yves Besançon
Je crois que dans ces mots se trouve, pour moi aussi, le noeud de mon opposition à François Hollande.
@ Yves Besançon. Merci aussi pour cet air qui fait respirer.
Le titre de votre billet pour un pacte des valeurs de gauche, pourtant datant de aout dernier m'a attiré, pour ce qui se passe maintenant
Puis-je me permettre de vous demander, pour qui voterez vous aux présidentielles?
Désolée si la question est stupide, déplacé ou autre!!! Je crois que j'ai besoin de savoir si j'arrive bien à rendre adéquate mes propres convictions à un candidat à la présidentielle
Cordialement